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Glyphosate et cancer : des études clés ont été sous-estimées par l’expertise européenne

Glyphosate et cancer : un toxicologue américain relance le débat

Dans une lettre adressée le 28 mai au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le toxicologue américain Christopher Portier dénonce l’évaluation scientifique d’études, menée par l’Agence de sécurité alimentaire européenne (Efsa) et l’Agence européenne des produits chimiques (Echa), qui sous-estimeraient le lien entre plusieurs cas de cancer et la substance herbicide glyphosate. Ces agences d’expertise « ont échoué à identifier tous les cas statistiquement significatifs d’augmentation d’incidence de cancers, dans les études de cancérogénicité chronique menées sur les rongeurs », a indiqué M. Portier dans sa lettre.

Quand on sait que les travaux de ces agences se sont appuyés sur des études parrainées par Monsanto pour leur évaluation de la sécurité du glyphosate, on ne peut pas ne pas s’interroger ! 

Eric Andrieu et Marc Tarabella, eurodéputés

Le glyphosate, substance active controversée notamment du Roundup de Monsanto, est la plus utilisée dans le monde. Le 16 mai dernier, la Commission européenne a proposé de réautoriser sa mise sur le marché pour dix ans dans l’UE, après le feu vert de l’Echa. L’agence a en effet jugé, le 15 mars dernier, que les connaissances scientifiques disponibles ne permettaient pas de classer le glyphosate comme substance cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction (CMR). « Il est improbable que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l’Homme« , avait également assuré l’Efsa en novembre 2015. Les agences ont publié leur avis après que le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a pourtant classé, en mars 2015, cette substance comme probablement cancérogène pour l’Homme. Selon le Circ, des « preuves convaincantes » avaient montré que le glyphosate peut causer le cancer chez les animaux de laboratoire. Le glyphosate serait aussi à l’origine de lésion sur le matériel génétique de cellules humaines.

Huit cas cancérigènes répertoriés

M. Portier a précisé, au journal Le Monde, avoir passé en revue les données brutes d’une quinzaine d’études industrielles menées sur des rongeurs transmises aux agences. Dans sa lettre, l’expert international indique avoir « trouvé huit cas de hausses significatives de la fréquence de tumeurs qui n’apparaissent dans aucune des publications ou des évaluations officielles présentées par l’Efsa et l’Echa. (…) Certaines de ces tumeurs étaient également présentes dans plusieurs autres travaux, renforçant la cohérence des résultats entre études ». Selon M. Portier, il s’agit de tumeurs au niveau du poumon des rongeurs, de la thyroïde, des tissus mous, du rein, du foie, de la peau et des glandes mammaires.

M. Portier a été sollicité par des députés européens pour mener une réanalyse de ces données. Les eurodéputés socialistes, démocrates et écologistes ont dénoncé le renouvellement de l’autorisation du glyphosate proposé par la Commission. Les eurodéputés socialistes français Eric Andrieu et belge Marc Tarabella ont soutenu cette lettre de M. Portier. « Quand on sait que les travaux de ces agences se sont appuyés sur des études parrainées par Monsanto pour leur évaluation de la sécurité du glyphosate, on ne peut pas ne pas s’interroger ! », estiment les deux députés. Ils réclament de nouveau plus de transparence et la mise à disposition publique des études scientifiques. M. Portier a appelé M. Juncker à « s’abstenir de prendre toute décision sur le glyphosate » jusqu’à ce que les nouveaux éléments mis au jour soient inclus dans l’évaluation européenne. « Cela nous conforte dans l’idée qu’il faille prôner le principe de précaution : tant que nous ne sommes pas sûrs que le produit soit inoffensif, on ne peut donner l’autorisation de l’utiliser : les citoyens ne sont pas des cobayes ! », a ajouté le député Marc Tarabella.

Les Etats membres devraient se prononcer d’ici peu sur sa réautorisation pour 10 ans. La Commission a rappelé que chaque Etat membre gardait le droit d’autoriser ou non l’utilisation de pesticides à base de glyphosate sur son territoire. (source)

 

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Glyphosate : 100% des personnes testées ont les urines contaminées

L’animatrice de radio Charline Vanhoenacker et l’humoriste Alex Vizorek étaient parmi les personnes testées – © RTBF


Des résidus de glyphosate, substance classée « cancérogène probable » par une agence de l’ONU, ont été retrouvés dans les urines d’un échantillon de 30 personnes, indique jeudi l’ONG Générations Futures qui a fait réaliser les tests.

L’association a fait analyser les urines matinales de personnes des deux sexes, âgées de 8 à 60 ans, habitant en ville ou à la campagne, à l’alimentation variable (biologique ou non, végétarienne ou non).

Parmi elles figurent des personnalités comme l’ex-ministre de l’Ecologie Delphine Batho, la chanteuse Emily Loizeau, l’animatrice de radio Charline Vanhoenacker, l’humoriste Alex Vizorek.

« 100 % des échantillons analysés contenaient du glyphosate à une concentration supérieure à la valeur minimale de quantification du test« , soit 0,075 ng/ml, indique Générations Futures dans un communiqué.

La concentration moyenne trouvée est de 1,25 ng/ml d’urine, précise-t-elle. La valeur la plus faible est de 0,09 ng/ml, la plus élevée de 2,89 ng/ml.

Dans la quasi-totalité des cas (29 sur 30), la concentration est supérieure à la concentration maximale admissible pour un pesticide dans l’eau distribuée (0,1 ng/ml).

Le glyphosate entre dans la composition d’herbicides comme le RoundUp de Monsanto, le plus vendu au monde.

Nous sommes toutes et tous contaminés par le glyphosate

« Malheureusement ces analyses confirment ce que nous craignions après avoir consulté d’autres études réalisées ailleurs en Europe et dans le monde: nous sommes toutes et tous contaminés par le glyphosate« , déclare le porte-parole de Générations Futures, cité dans le communiqué.

L’association souhaite que « les autorités européennes prennent conscience de l’urgence à agir et interdisent enfin cette molécule considérée comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer » (CIRC), une branche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ajoute-t-il.

Le glyphosate a fait l’objet d’une longue bataille autour du renouvellement de sa licence dans l’Union européenne (UE) en 2016. Bruxelles a prolongé temporairement fin juin l’autorisation de la substance, en attendant la publication d’un nouvel avis scientifique au plus tard fin 2017, tout en restreignant ses conditions d’utilisation.

En mars, à la différence du CIRC, les experts de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont estimé que le glyphosate ne devait pas être classé comme cancérogène.

Une « initiative citoyenne européenne » (Ice) visant à interdire le glyphosate a recueilli environ 630 000 signatures dans l’UE, dont 38 850 en France, indique par ailleurs Générations Futures, l’une des quelque 60 organisations mobilisées.

Une initiative citoyenne doit recueillir en une année au moins un million de signatures au total dans sept pays de l’UE, avec un nombre minimum dans chaque pays.

La Commission doit réagir dans les trois mois. Elle peut décider de donner suite et déclencher une procédure législative, ou non. Dans tous les cas elle doit motiver sa décision. (source)

 

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Mettez-vous Monsanto dans votre vagin ? 85% des tampons et des produits d’hygiène féminine contaminés par l’herbicide cancérigène glyphosate

Herbicide-Tampon-Pad

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, plus de 50 femmes américaines ont été tuées par leurs tampons. Bien que la FDA et le secteur de l’hygiène féminine aient déployé des efforts considérables pour tenter de faire oublier cette histoire vraie (en l’appelant une « rumeur »), les tampons fabriqués avec certaines fibres non-naturelles se sont révélées abriter des bactéries mortelles et libérer une quantité suffisante de produits chimiques pour tuer ou blesser plus d’un millier de femmes.

Comme la Organic Consumers Association a publié:

Les pires contrevenants étaient les tampons ultra-absorbants Rely de Procter and Gamble. Selon le livre Soap Opera: The Inside Story of Procter and Gamble, l’entreprise a rejeté les plaintes des consommateurs au sujet des tampons pendant des années. Une note de 1975 de l’entreprise a divulgué que les tampons Rely contenaient des agents cancérigènes connus et que le produit altérait les organismes naturels trouvés dans le vagin. Les tampons Rely ont été retirés des rayons en 1980, mais de nombreuses femmes affirment qu’elles ont hérité d’hystérectomies et de perte de fertilité.

Parmi les femmes soucieuses de leur santé, la toxicité des tampons traditionnels a longtemps été un sujet de préoccupation. « Comme je dis non à l’huile de coton, c’est pour la même raison que je ne suis pas d’accord pour mettre du coton toxique dans mes parties intimes », écrit Meghan Telpner. « Saviez-vous que 38 millions de kilos de pesticides sont pulvérisés sur 5.6 millions d’hectares de coton conventionnel cultivés chaque année aux États-Unis. »

Elle poursuit:

La rayonne/viscose utilisée dans les Tampax est fabriquée à partir de pâte de bois. La dernière fois que j’ai vérifié, il n’y avait pas une telle chose que des arbres de rayonne et les arbres ne se transforment pas comme par magie en rayonne, il faut des centaines de produits chimiques. Le blanchiment au chlore de la pâte de bois est là où se trouve le plus grand danger. Le processus créé des hydrocarbures chlorés, un groupe de produits chimiques dangereux avec des sous-produits qui comprennent les dioxines, certaines des substances les plus toxiques connues. Parties par million mon cul! Il n’y a pas de niveaux de dioxines sûrs, elles sont impossibles à décomposer et ainsi continuent de s’accumuler dans nos tissus.

Maintenant l’herbicide toxique de Monsanto a été retrouvé dans 80% des produits d’hygiène féminine

Avance rapide jusqu’en 2015. Maintenant, le glyphosate, la substance chimique retrouvée dans le « Roundup », l’herbicide de Monsanto utilisé sur les cultures de coton génétiquement modifié, est découvert dans la grande majorité des produits d’hygiène féminine.

L’équipe de recherche de l’Université Nationale de La Plata dirigée par Damian Marin a révélé leurs résultats de recherche le 18 octobre. Notez bien que de telles recherches n’auraient jamais été menées dans une université américaine parce qu’elles ont été infiltrées et achetées parMonsanto. Exemple: Kevin Folta, le professeur discrédité de l’Université de Floride, qui a été pris à recevoir 25 000 $ de Monsanto après avoir publiquement menti qu’il n’avait pas de liens financiers avec la société d’herbicide. Même si Folta a été exposé comme un menteur et un violeur de l’éthique de l’université, l’Université de Floride ne voit rien de mal à ces tromperies. Cliquez ici pour lire la lettre secrète où Monsanto accepte de lui verser 25 000 $.

« Une équipe de scientifiques argentins a trouvé des traces de glyphosate dans 85% des soins personnels et de produits d’hygiène féminins contenant du coton et couramment achetés dans les pharmacies et les supermarchés, » écrit Revolution News.

« L’étude a porté sur un échantillon de produits de pharmacies et de supermarchés dans la région de La Plata, et a analysé des cotons-tiges, de la gaze et des articles pour un usage féminin. Les résultats de tous les produits commerciaux ont détecté 85% glyphosate et 62% de AMPA (métabolite ou dérivé de glyphosate). Près de 100% du coton produit en Argentine est transgénique et le glyphosate est pulvérisé alors que le cocon est ouvert « .

Également signalé par Revolution News:

« Le rapport nous a choqués », a déclaré le Dr Medardo Ávila Vázquez, un participant de la conférence et de Cordoba.

« Nous avons concentré notre attention sur la présence de glyphosate dans les aliments, mais ne pensions pas que les produits que nous utilisons dans tous les hôpitaux et centres de santé dans le pays pour guérir les patients étaient contaminés par un produit cancérigène. Les autorités doivent donner une réponse immédiate à cette situation ».

Le glyphosate est connu pour causer le cancer, mais les propagandistes sont payés pour dissimuler la vérité

Le glyphosate est un produit chimique cancérigène connu. L’Organisation Mondiale de la Santé l’aclassé comme « probablement cancérogène », et beaucoup d’autres études le relient clairement à un processus de perturbation du système endocrinien qui mène au cancer.

L’EPA a conspiré avec Monsanto pendant des décennies pour tromper le public en lui faisant croire que le glyphosate était inoffensif, même après avoir su que la molécule était extrêmement dangereuse.

Forbes.com, nommé « le plus mauvais éditeur de nouvelles de l’Amérique » par EVIL.news, a contribué à la publication de la propagande de Monsanto via des propagandistes professionnels rémunérés par la société tels que Henry Miller et Jon Entine. Tous deux ont été exposés comme des « mercenaires OGM » qui trahissent l’humanité et prônent l’empoisonnement chimique du monde en échange d’argent.

Le glyphosate s’est même révélé favoriser le cancer à des concentrations de parties par milliard, ce qui signifie que même une faible exposition provenant de tampons pourrait conduire à des cancers mortels chez les femmes. (L’industrie des OGM dit que les femmes qui sont préoccupées par les OGM sont « anti-science » et trop stupides pour comprendre la technologie.)

Il est incontestable que le vagin humain absorbe facilement les produits chimiques trouvés dans les tampons. Lorsque ces tampons sont composés de coton OGM – la grande majorité du coton qui est cultivé commercialement – ils contiennent presque toujours du glyphosate que les parois vaginales absorbent et il pénètre dans le sang.

Cela signifie que même au-delà de la contamination par le glyphosate dans les aliments, les femmes doivent maintenant envisager la possibilité qu’elles sont empoisonnées par le glyphosate dans le vagin par l’intermédiaire de coton génétiquement modifié utilisé dans les tampons et autres produits d’hygiène.

Pour toutes les femmes journalistes achetées qui prennent la défense de Monsanto – commeTamar Haspel du Washington Post infiltré par Monsanto – HONTE SUR VOUS pour promouvoir l’industrie chimique auprès des femmes.

Pourquoi vous ne devriez utiliser que des produits d’hygiène féminine biologiques

Le seul moyen sûr d’éviter les OGM dans votre vagin est d’acheter des produits d’hygiène féminine certifiés biologiques à base de coton biologique ou d’autres matières biologiques.

Il est facile pour les consommateurs d’oublier que leurs jeans sont fabriqués à partir de coton OGM saturé de glyphosate… ou que la gaze en coton dans leurs trousses de premiers soins est également constituée de coton OGM et de glyphosate. En fait, même les cotons-tiges et les boules de coton sont généralement OGM.

Donc, si vous voulez vraiment arrêter de mettre Monsanto dans votre vagin (ou vos oreilles, votre nez et tout autre endroit de votre corps), vous aurez besoin d’acheter méticuleusement biologique, les produits non-OGM à ces fins.

Sources:
http://revolution-news.com/argentina-study-f…
http://www.organicconsumers.org/old_articles…
http://www.meghantelpner.com/blog/part-2-tam…
http://www.truthwiki.org/glyphosate/
http://www.unlp.edu.ar/
http://www.truthwiki.org/monsanto/
http://www.truthwiki.org/dr-kevin-folta-univ…
http://www.gmo.news/2015-09-08-academias-bio…
http://www.gmo.news/2015-09-17-25000-monsant…
http://www.naturalnews.com/049120_glyphosate…
http://www.naturalnews.com/049958_EPA_Monsan…
http://www.evil.news/2015-09-28-americas-top…
http://www.truthwiki.org/henry-i-miller/
http://www.truthwiki.org/jon_entine/
http://www.naturalnews.com/042553_roundup_gl…
http://www.truthwiki.org/tamar-haspel-washin…

Crédit : Natural News

 
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Publié par le 23 septembre 2016 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Etats-Unis : les mauvaises herbes « zombies » pullulent dans les champs d’OGM

Etats-Unis : les mauvaises herbes "zombies" pullulent dans les champs d'OGM
Le RoundUp doit faire face à une recrudescence de mauvaises herbes zombies qui résistent à son action.©

Plus que de de simples mauvaises herbes, les « super mauvaises herbes », appelées également « mauvaises herbes zombies », continuent de se propager dans les champs au grand dam des agriculteurs américains.Aux États-Unis, des millions d’hectares sont infestés par des plantes sauvages résistantes. Selon Vice News, le Département de l’agriculture des Etats-Unis (USDA) aurait déjà répertorié 14 espèces de ces mauvaises herbes résistantes et il y en aurait pas moins de 32 au total dans le monde.

Résistantes au glyphosate, un herbicide utilisé dans le RoundUp produit par Monsanto, elles prolifèrent de plus en plus à l’instar de l’amaranthe de Palmer, une herbe agressive, qui pousse de 5 centimètres par jour pendant l’été et à la particularité de produire beaucoup de semences.

Qu’est-ce que le glyphosate ?

Le glyphosate est un acide créé dans les années 1970 par la société Monsanto. C’est un désherbant très efficace qui éradique rapidement les plantes traitées et qui est plus connu aujourd’hui sous le nom que lui a donné Monsanto : RoundUp.

Il est l’herbicide le plus utilisé aux Etats-Unis à cause de son bas prix et de son efficacité prouvée sur les plants de maïs ou de soja OGM. Ces derniers sont appelés « roundup ready » car ils ont été génétiquement modifiés pour justement résister au glyphosate.

Il y a trente ans, un seul passage en pulvérisant du RoundUp suffisait à éradiquer un champs OGM de ses mauvaises herbes.

Pourquoi les mauvaises herbes résistent-elles ?

Comme les antibiotiques, l’herbicide ne doit pas être automatique. Or les agriculteurs américains semblent avoir usé du glyphosate plus qu’il n’en faut. Les mauvaises herbes ont donc, au fil des années, développer des gênes résistants qu’elles ont répandu à travers leurs graines.

La combinaison glyphosate et OGM est elle aussi montrée du doigt par certains chercheurs qui tentent de prouver que la résistance développée par les nouvelles « super mauvaises herbes » a été accélérée par la présence des plants d’OGM.

Monsanto se défend et déclare « prendre le problème très au sérieux ». Selon eux, la partie OGM n’a rien à voir avec le développement des mauvaises herbes zombies. Le RoundUp subit, comme tout autre désherbant, la résistance des mauvaises herbes après des années d’utilisation. « Le glyphosate, matière active de Roundup, ne fait pas exception à la règle », plaide le groupe américain.

Quelle est la solution ?

Le retour à l‘ancienne technique du labourage des champs, qui déracine les mauvaises herbes, semble être la plus efficace. Les champs labourés sont ensuite recouverts de couvertures pour éviter que les herbes ne repoussent. Utilisée par les petits agriculteurs, cette pratique prend cependant du temps, de l’énergie et abîmerait plus rapidement le matériel agricole. 

Pourtant,  » le gouvernement des États-Unis subventionne la plantation de cultures de couverture pour encourager cette pratique », explique Bill Johnson, professeur en malherbologie (la science des mauvaises herbes) à l’Université Purdue, dans l’Indiana, interrogé par Vice News.

Mais non, la solution qui semble être envisagée consiste à mélanger plusieurs herbicides à la fois. Un mélange qui n’aurait comme effet que de retarder l’effet de résistance des super mauvaises herbes. Une solution apportée par Monsanto mais également approuvée par l’USDA.

Qu’en est-il en France ?

Dans l’hexagone, l’utilisation de l’herbicide de Monsanto fait aussi débat : en mars dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié un rapportqui établissait que le glyphosate était possiblement cancérigène. Cette décision avait rapidement été contestée par Monsanto, qui estime que les preuves étaient « insuffisantes ».

Puis, en juin 2015, c’est la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, qui se dressait contre le RoundUp en voulant l’interdire à la vente en libre service. Là encore,Monsanto avait riposté.

Lundi dernier, l’Est Eclair évoquait une possible interdiction du glyphosate par la Commission européenne en juin 2016. L’autorisation du RoundUp de Monsanto arrive à terme le 31 décembre 2015 et son renouvellement devrait être retardé par une nouvelle étude demandé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments.

source

 

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Roundup de Monsanto pourrait voir son autorisation de mise sur le marché rallongée de dix ans par l’Union européenne !!!

Monsanto (version française) – Kolibri

Un produit reconnu cancérigène et qui est toujours en vente !!! Je ne sais pas si vous avez déjà utilisé du round up , moi oui : plus moyens de RIEN cultiver apres avoir traité les mauvaises herbes au roundup !

RIEN ne poussait ! J’avais du planter des arbres et au bout de 10 ans, la terre commençait juste à récupérer sa fertilité …. 

Monsanto qui exerce une énorme influence politique on le sait tous, mais qui n’est pas infaillible .

En effet pour la TOUTE 1ERE FOIS, Monsanto a été condamné pour un herbicide toxique qui a provoqué l’intoxication d’un agriculteur français , c’était le pot de fer contre le pot de terre :

La cour d’appel de Lyon a confirmé le jugement qui avait reconnu la responsabilité du groupe américain Monsanto dans l’intoxication d’un agriculteur charentais, une première en France. Paul François, céréalier à Bernac, avait été intoxiqué en avril 2004 après avoir inhalé des vapeurs de Lasso, un herbicide qu’il utilisait dans sa culture du maïs et produit par le groupe américain.

La cour confirme ainsi le jugement en première instance du tribunal de grande instance de Lyon, qui, en février 2012, avait reconnu « responsable » Monsanto et l’avait condamné à « indemniser entièrement » le céréalier charentais. Elle invoque à l’encontre de la multinationale « un manquement contractuel », lui reprochant « d’avoir failli à son obligation générale d’information pour n’avoir pas respecté les règles en matière d’emballage et d’étiquetage des produits ».

« Cette décision est le point de départ d’un grand mouvement d’indemnisations. Elle ouvre une brèche dans la responsabilité des fabricants », (source)

Et que fait l’Europe ? Un moratoire ? non ! Arrêt de la vente du round up ? Non  

Au contraire  » Monsanto, pourrait voir son autorisation de mise sur le marché rallongée de dix ans par l’Union européenne »

C’est pas scandaleux ça ???!!! Z

Reconnu cancérigène probable en mars dernier par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate, composant principal du Roundup de Monsanto, pourrait voir son autorisation de mise sur le marché rallongée de dix ans par l’Union européenne.

D’ici la fin de l’année, la Commission européenne doit statuer sur l’avenir du glyphosate, composant actif du Roundup de Monsanto, sur le territoire européen en décidant de reconduire ou non l’autorisation du désherbant. Cette décision intervient alors même que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’OMS, a confirmé le lien de causalité entre l’exposition au glyphosate et l’apparition de cancers.

Des organismes d’évaluation sous le joug des lobbies

Pour voir son autorisation d’utilisation sur le sol européen reconduite jusqu’en 2025, le glyphosate doit faire l’objet d’une évaluation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), laquelle a désigné l’Allemagne comme rapporteur pour conduire l’examen. Plus précisément, c’est le Bundesinstitut für Risikobewertung (BFR), l’institut fédéral allemand d’évaluation des risques, qui est en charge de mener les contrôles. Or, l’indépendance de l’institut est remise en question. Notamment par l’association de consommateurs Foodwatch. « Un tiers des experts du BFR est salarié des géants de l’agrochimie ou des biotechnologies », dénonce l’ONG.

L’organisation appelle l’Europe à user du principe de précaution qui, selon la loi européenne, « permet de réagir rapidement face à un possible danger pour la santé humaine, animale ou végétale, ou pour la protection de l’environnement. […] dans le cas où les données scientifiques ne permettent pas une évaluation complète du risque, le recours à ce principe permet, par exemple, d’empêcher la distribution ou même de retirer du marché des produits susceptibles d’être dangereux. »

Épandage de pesticides toxiques dans un champ

L’Europe va-t-elle finalement interdire le Roundup de Monsanto ?

Une mobilisation politique et citoyenne

Pourtant, sous la pression des lobbies, l’herbicide a de bonnes chances d’être à nouveau autorisé sur le sol européen. Et donc en France, alors même que la ministre de l’Écologie Ségolène Royal entamait en juin dernier une politique apparemment anti-Roundup. La numéro 3 du gouvernement demandait en effet aux jardineries de ne plus proposer le désherbant en libre-service pour les particuliers à compter de janvier 2016.

Pour éviter que l’autorisation du glyphosate ne soit reconduite par la Commission européenne, Foodwatch en appelle à la mobilisation citoyenne au travers de pétitions lancées dans divers pays européens parmi lesquels la France, en partenariat avec la Ligue contre le cancer.


>> Pour rejoindre les 2 798 signataires de la pétition contre l’autorisation du glyphosate en Europe, cliquez ici. (n’hésitez pas !) 

source

 
2 Commentaires

Publié par le 10 septembre 2015 dans général, International, Santé - nutrition, société

 

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Cancer et herbicides : Monsanto préfère s’en prendre aux scientifiques

“QUAND LE DERNIER ARBRE AURA ÉTÉ COUPÉ,
QUAND LA DERNIÈRE RIVIÈRE AURA ÉTÉ EMPOISONNÉE,
QUAND LE DERNIER POISSON AURA ÉTÉ ATTRAPÉ,
SEULEMENT ALORS,
L’HOMME SE RENDRA COMPTE QUE L’ARGENT NE SE MANGE PAS.”
PROVERBE INDIEN

Vous ne connaissez pas le glyphosate ? En fait, si. C’est Monsanto qui a vendule premier ce produit chimique, en 1974, via son célèbre Roundup. Depuis, le glyphosate est devenu l’herbicide le plus vendu au monde. Il est utilisé dans les champs mais aussi dans les jardins, les forêts, les rues, les cimetières.

Du coup, on en trouve dans l’air que l’on respire, dans l’eau que l’on boit et dans la nourriture que l’on mange, a rappelé ce vendredi le Circ (Centre international de recherche sur le cancer), l’agence internationale de référence pour la recherche sur le cancer, qui a été créée par l’Organisation mondiale de la santé et qui est basée en France, à Lyon.

Dans son évaluation – publiée après un travail d’un an mené par dix-sept experts internationaux indépendants qui ont recensé l’ensemble des études scientifiques sur le sujet – le Circ a classé ce produit comme « probablement cancérogène ».

10-OGM

Un champ de blé français sur trois

L’information est énorme. En France, un champ de blé sur trois est traité au glyphosate. En Europe, pas moins de 400 entreprises en commercialisent, à travers 30 désherbants différents. Ailleurs dans le monde, une bonne partie des maïs et soja OGM ont été conçus pour être « Roundup ready », c’est-à-dire résistantes au glyphosate. Ce qui permet d’épandre du glyphosate sur un champ et y tuer toutes les plantes sauf les OGM. Ce qui permet à Monsanto devendre à un agriculteur à la fois la plante et l’herbicide. Génial.

Mais revenons au Circ.

Cet organisme international de référence classe donc l’herbicide au rang de cancérogène probable, dans sa catégorie 2A. Pour comparaison, on trouve dans la même catégorie les formaldéhydes, ces produits chimiques biocides utilisés dans les colles, résines et dans le textile dont la mise sur le marché est interdite en France depuis 2012.

Les bitumes routiers, qui ont valu la condamnation en 2012 d’une filiale de Vinci après la mort d’un employé atteint d’un « cancer du bitume », ne sont classés eux que dans la catégorie 2B, c’est-à-dire cancérogènes possibles. C’est dire la prudence du Circ. Rappelons ensuite que jamais un agent classé cancérogène n’a ensuite été rétrogradé par le Circ à un échelon de dangerosité inférieur.

Nicolas Gaudin, directeur de la communication au Circ, ajoute :

« Nos évaluations correspondent à une méthodologies très précise. Nous appliquons les mêmes méthodes de travail depuis 40 ans, et nos évaluations sont utilisées comme références depuis 40 ans par les gouvernements du monde entier ».

Un agriculteur pulvérise du glyphosate sur son champ de maïs dans l’Illinois, aux Etats-Unis, le 1er juin 2010 (Seth Perlman/AP/SIPA)

La contre-attaque commence en France

Pourtant, les industriels du secteur mènent depuis plusieurs jours une contre-attaque en règle contre l’évaluation du Circ.

Tout commence par un « Livre blanc » [PDF], publié le 13 mars par les industriels français du secteur – dont Monsanto ou Syngenta – réunis dans un groupe appelé « plateforme glyphosate ».

On y lit notamment que la réduction de l’utilisation du glyphosate entraînerait un désastre économique, puisqu’il entraînerait une baisse de 30% des rendements. Source ? Une étude [PDF] de deux pages menée par deux chercheurs d’un cabinet, sans relecture par un comité scientifique. Surtout, on lit dans ce livre blanc que « le glyphosate n’est pas cancérigène ». Source ? « Des centaines de publications scientifiques. »

Comment expliquer que ce livre blanc paraisse une semaine avant l’avis du Circ ? Réponse d’Arnaud Dechoux, coordinateur de la plateforme :

« Notre livre blanc était en route depuis plus d’un an, nous n’avons pas voulu cette coïncidence, je ne peux pas vous en dire plus. »

Coïncidence ?

La coïncidence n’en est peut-être pas une. Car l’évaluation était elle aussi annoncée depuis un an par le Circ, explique Nicolas Gaudin :

« Dans notre procédure d’évaluation, un appel officiel aux experts internationaux est lancé un an avant la publication. Dans ce cadre, notre procédure permet à des observateurs d’accéder à une partie des débats, sans y participer. Il y avait en l’occurrence trois observateurs liés à l’industrie, dont un expert de Monsanto. Monsanto a ensuite décidé de ne pas respecter notre embargo, et de communiquer contre notre évaluation avant sa publication. Ces gens ne sont pas très réglos. »

Monsanto et la plategorme glyphosate ont publié vendredi sur leurs sites respectifs des textes dénonçant la procédure du Circ. Monsanto avance ainsi :

« Le Circ a volontairement écarté des dizaines d’études scientifiques qui soutiennent que le glyphosate ne présente pas de risques pour la santé humaine. »

La plateforme glyphosate met en avant le même argument. Nous avons interrogé Kathryn Guyton, la chercheuse qui a coordonné l’étude du Circ à ce sujet :

« Les études auxquelles il est fait référence dans ce communiqué sont des études menées sur les bactéries et dont les résultats indiquent en effet l’absence de danger du glyphosate. Nous expliquons dans le sommaire de notre évaluation que les études menées sur les animaux et les êtres humains, qui indiquent elles que le glyphosate est probablement cancérogènes, sont plus significatives pour évaluer la dangerosité pour l’être humain.

Contrairement à ce qui est avancé, nous avons donc bien pris en compte les études sur les cellules, nous les avons simplement considérées comme moins significatives. »

« Ils demandent aux scientifiques de se taire »

Deuxième argument de la plateforme glyphosate :

« Le récent rapport de réévaluation (Review Assessment Report), généré dans le cadre du processus actuel de renouvellement de l’approbation du glyphosate par l’UE, a conclu que “aucune évidence de cancérogénicité n’a été obtenue” dans les études prises en compte »,

Encore un argument fallacieux selon Kathryn Guyton :

« Ce rapport n’était pas finalisé au moment de la publication de notre évaluation. Nous ne pouvions donc tout simplement pas le prendre en compte. Et si vous regardez la composition de leur groupe de travail, on voit qu’au moins quatre membres sont directement liés à l’industrie et sont donc en situation de conflit d’intérêts. »

Malgré la légèreté de ses arguments, la plateforme glyphosate se permet dans son communiqué de demander au Circ de retirer sa décision. Nicolas Gaudin s’étonne :

« C’est inouï et totalement naïf. Ce n’est pas le Circ qui s’exprime, mais un comité des meilleurs experts internationaux indépendants sur la question. Ces experts n’ont pas produit un rapport mais ont recensé les études publiées sur le sujet pour en tirer une évaluation. Et les industriels leur demandent de se taire. On peut admettre que des scientifiques soient en désaccord s’ils apportent des arguments scientifiques, mais là, en clair, ils nous demandent de retirer notre évaluation simplement parce qu’on n’a pas pris en compte les arguments qui leurs convenaient. »

La fabrique du mensonge

La méthode rappelle furieusement les pratiques des industriels décrites par le journaliste Stéphane Foucart dans son excellent ouvrage « La Fabrique du mensonge » (éd. Denoël, 2013). On y découvre comment des industriels, sous couvert de recherche scientifique, protègent leurs produits dangereux pour la santé et l’environnement. Il y raconte comment les industriels du tabac ont financé des études afin de produire du « doute » après la publication de travaux prouvant la dangerosité du tabac. Ou comment les industriels de la chimie ont réussi à noyer les études montrant la dangerosité des insecticides sur les abeilles en faisant publier… dix fois plus d’études aux résultats bien sûr contraires.

L’histoire se répète sans cesse. Le même Stéphane Foucart racontait dans Le Monde il y a quelques jours comment les industriels de la chimie ont tenté de torpiller un moratoire européen mis en place en 2012 sur certaines utilisations de quatre molécules insecticides. Moratoire qui intervenait à la suite d’un passage en revue de la littérature scientifique, établi par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), qui attestait de l’impact de ces molécules sur les abeilles et la biodiversité.

L’arme des industriels ? Une étude scientifique annonçant un cataclysme agricole et économique si ces produits étaient interdits. Bien sûr, malgré le moratoire, le cataclysme n’a pas eu lieu. Il n’empêche, une résolution proposée par plusieurs sénateurs français enjoignant la France a « à agir auprès de l’Union européenne pour une interdiction de toutes les utilisations de ces substances » a été rejetée en février par le Sénat.

Le journaliste termine son article par ces mots :

« L’histoire fait au moins comprendre une chose : l’état de notre environnement est souvent celui de notre démocratie. »

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