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Technologie et Nouvel Ordre Mondial : La 5ème génération de développement électronique au service du flicage général à distance…

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La Chine le nouveau modèle Policier et Big Brother du Nouvel Ordre Mondial

La Chine a inventé un moyen pour compter et identifier les personnes en utilisant le WiFi.

C’est le Nouvel Ordre Mondial qui va être content .

« Le wifi ne sert pas qu’à accéder à Internet.

Des chercheurs chinois ont mis au point un dispositif qui analyse les interférences lorsque quelqu’un traverse le signal wifi, à des fins d’identification.

En 2015, des chercheurs avaient montré que cette technologie de communication sans fil pouvait aussi servir à compter des personnes.

« Du fait des différences dans la forme ou la masse du corps, ainsi que dans la manière de se déplacer, chaque personne a une influence qui lui est propre sur le signal wifi autour de lui » expliquent les chercheurs dans leur publication.

Une équipe de l’Université Polytechnique du Nord-Ouest, en Chine détaille comment elle est parvenue à exploiter les données du wifi pour identifier les personnes présentes dans une pièce.

Pour ce faire, l’équipe a mesuré les interférences dans le signal wifi, entre l’émetteur (un routeur wifi) et le récepteur (un ordinateur portable), lors du passage de quelqu’un entre les deux appareils.

En effet, le signal wifi est fait d’ondes radio qui sont plus ou moins réfléchies ou dispersées par les obstacles.

« Du fait des différences dans la forme ou la masse du corps, ainsi que dans la manière de se déplacer, chaque personne a une influence qui lui est propre sur le signal wifi autour de lui » expliquent les chercheurs dans leur publication. Et cette « empreinte » est enregistrée dans l’ordinateur portable qui analyse les perturbations sur les différents canaux du wifi.

Dans le cadre de cette expérience, réalisée dans des conditions proches du réel (un pièce meublée, avec un routeur et un ordinateur du commerce), une personne devait suivre un trajet l’amenant à passer à trois reprises entre le PC et le routeur. Après une vingtaine de passages, l’ordinateur obtient ainsi une « empreinte » du promeneur.

La publication avance un taux de réussite assez étonnant : ce dispositif baptisé FreeSense est capable de faire la distinction entre deux personnes avec une précision de 95%. Et lorsqu’on lui fait mémoriser 6 « empreintes », les unes après les autres, la capacité d’identification baisse, mais demeure tout de même assez élevée : presque 89%.

Un tel dispositif pourrait avoir de nombreuses applications dans le cadre de la surveillance du domicile ou encore pour les restrictions d’accès à certains appareils. Sauf que pour le moment, FreeSense doit encore progresser. En effet, le dispositif n’a pas encore été confronté à la présence simultanée de plusieurs personnes dans une même pièce. »

http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/informatique/20160822.OBS6639/demain-l-identification-par-le-wifi.html

Elle a déjà inventé des robots policiers qu’elle vendra à tous les pays et qui fonctionneront avec la 5G.

« La Chine dévoile le premier robot policier et de contrôle d’émeutes »

http://www.atlantico.fr/decryptage/chine-devoile-premier-robot-policier-et-controle-emeutes-anbot-robocop-2678673.html

Et les robots auront bientôt les mêmes droits sociaux que les hommes

Voici une proposition de loi qui sera discuté en décembre 2016 au parlement Européen pour « faire accepter les Robots comme des personnes électroniques et qui devraient avoir droit eux aussi à une sécurité sociale. »

Danger des androïdes : Les crimes des robots sur la population resteront impunis

« Les robots tueurs peuvent-ils être coupables de crimes de guerre ?

En commettre, oui. Etre coupable, c’est plus compliqué. «Si les robots produisent les mêmes effets que les armes traditionnelles (destruction, interruption de services vitaux, dommages, blessures ou morts) leur utilisation est régie par les mêmes règles», affirme Caroline Brandao, de la Croix-Rouge, dans Drones et Killer Robots, faut-il les interdire ?

En cas de crime, qui blâmer ? Qui sera poursuivi ? L’entreprise qui a fabriqué la machine, le développeur qui l’a codée, le soldat qui en a la charge, l’autorité qui l’a autorisée ?

«Les mécanismes de responsabilité légale sont inadaptés et insuffisants pour répondre aux préjudices illégaux que pourraient causer les systèmes entièrement autonomes», s’inquiète Human Rights Watch dans un rapport publié en avril 2015. »

http://www.liberation.fr/futurs/2015/07/28/intelligence-artificielle-danger-reel_1355397

Les citoyens seront donc repérés, traqués  et fliqués avec la 5G.

Note de R71: “5G” pour 5ème génération de développement électronique.

Comment la 5G va nous faire basculer dans le monde de l’internet des objets

la 5G permettra aussi  au Nouvel Ordre Mondial de contrôler votre « maison à distance, rendra « intelligent » l’électroménager  »

http://www.wedemain.fr/Comment-la-5G-va-nous-faire-basculer-dans-le-monde-de-l-internet-des-objets_a1857.html

Pour empêcher l’intelligence artificielle de régner sur l’espèce humaine, c’est la 5G qu’il faudra d’abord empêcher car c’est elle qui permet tout:

« De nombreuses entreprises actrices voient en la 5G un marché émergent, potentiellement riche en applications et débouchés nouveaux ; la 5G pourrait par exemple permettre de nouveaux usages numériques dans des domaines variés le déploiement d’objets communicants (dont voitures et autres véhicules sans conducteurs), de détecteurs et senseurs du e-commerce, des smartgrids, de l’intelligence artificielle, de la sécurité (téléprotection, gestion des flux de personnes, véhicules, denrées, biens et services en temps réel…), de l’éducation et de l’accès à l’information. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/5G

« L’Union européenne et la Chine signent un partenariat clé sur la 5G

En 2020, le trafic internet mobile sera plus de 30 fois supérieur à celui de 2010, selon les estimations des experts.

La 5G ne sera pas seulement plus rapide, elle constituera également l’épine dorsale de notre avenir numérique et les bases d’un marché européen d’une valeur de 1 000 milliards d’euros dans le domaine de l’internet des objets, c’est-à-dire des nouvelles fonctionnalités et applications allant des voitures connectées aux maisons intelligentes.

La Commission européenne a décidé d’investir 700 millions d’euros dans le cadre du programme Horizon 2020 pour soutenir la recherche et l’innovation dans le domaine de la 5G. »

http://www.electroniques.biz/component/k2/item/55050-l-union-europeenne-et-la-chine-signent-un-partenariat-cle-sur-la-5g

De plus, la 5G nécessitera des antennes relais tous les 100 mètres.

Les antennes relais sont toujours  installés sur les toits des immeubles ou des écoles des populations pauvres ou moyennes.

« les HLM voient fleurir sur leurs toits des forêts d’antennes-relais »

http://www.on2nocives.com/archives1/index.html

« Bouygues Telecom avait prévu d’implanter des antennes-relais en haut d’un immeuble et face à une crèche. »

http://allocreche.fr/actualite/des-riverains-contre-une-antenne-relais-pres-une-creche-paris-238

« neuf cas de cancer parmi les élèves et les parents d’une école bordée d’antennes-relais »

http://www.leparisien.fr/societe/les-antennes-relais-encore-en-accusation-19-12-2008-347400.php

iIs prévoient d’installer des cellules intelligentes qui serviront d’ antennes relais dans les murs urbains et pour les campagnes, enverront des drones pour faire propager la 5G.

Citation:

« Mais cette technologie présente un inconvénient : plus la fréquence est grande, moins la portée est élevée. La 5G donc se propagera seulement sur quelques centaines de mètres avant de rencontrer des obstacles… l’empêchant de continuer son chemin. »

D’où la nécessité d’une une nouvelle architecture du réseau. Pour être efficace, la 5G devra être associée à de petites antennes, tous les 100-200 mètres, là où celles d’aujourd’hui émettent sur de vastes étendues. Les “small cell ” pourraient aussi être une réponse à cette difficulté technique. Installées dans le mobilier urbain, ces petites antennes de télécommunication pourraient assurer la couverture régulière de la ville.

Quant aux zones rurales, Google et Facebook sont en train de réfléchir à la possibilité d’y amener le réseau par drones. En attendant, leurs habitants devront s’adapter aux ondes plus basses fréquences comme celles utilisées pour la 4G et la 3G, qui cohabiteront, au moins un temps, avec celles utilisées pour la 5G. »

http://www.wedemain.fr/Comment-la-5G-va-nous-faire-basculer-dans-le-monde-de-l-internet-des-objets_a1857.html

Avec la 5G prévu pour 2020, les câbles RJ45 ne seront plus possibles pour se protéger des ondes électromagnétiques ou empêcher des voisins de voler votre Wifi.

« Dans un premier temps, la 5G devrait être limitée à l’intérieur, où il est plus facile d’assurer une bonne couverture. Elle pourrait ainsi se substituer aux traditionnelles connexions par ADSL ou par câble »

En savoir plus sur

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/07/23/la-5g-nouveau-graal-des-operateurs-telecom-americains_4973805_3234.html#Cq8jpIeHExkOKMac.99

Aussi la 5G mettra fin à l’internet démocratique et bon marché

Elle sera chère et tarifiée contrairement à la 3G et 4G.

Citation:

« D’abord celle du prix. La 5ème génération de standard pour la téléphonie mobile est susceptible de mettre fin à la connexion « gratuite » à Internet que permet aujourd’hui le Wifi, par exemple. Le bluetooth, le Wi-Fi, la 4G… Tout serait fusionné en un seul réseau, dont l’accès, évidemment, serait tarifé. »

http://www.wedemain.fr/Comment-la-5G-va-nous-faire-basculer-dans-le-monde-de-l-internet-des-objets_a1857.html

la 5G a déjà été accepté en France par Arcep.

« En France, le 22 septembre 2015, l’ARCEP a autorisé Orange à tester des technologies 5G[6] dans les bandes de 3,7 GHz, 10,5 GHz et 17 GHz dans la ville de Belfort (Territoire de Belfort, Franche-Comté).

En juillet 2016, l’Institut de recherche technologique B-Com est retenu par l’Arcep pour effectuer un test de la 5G dans la ville de Rennes[7]. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/5G

Alors qu’en Nouvelle Zélande (pays des millionnaires), ils veulent d’abord faire de la recherche pour vérifier qu’il n’y ait aucune conséquence sur la santé.

« Les conséquences de la 5G sur la santé sont aussi source d’interrogation. La multiplication des ondes transmises entre les objets connectés va nous exposer de plus en plus, et personne ne peut prévoir les conséquences que cela aura sur la santé.

En Nouvelle-Zélande  , l’université Massey va lancer une étude pour évaluer les effets de l’exposition aux ondes électromagnétiques l’intensité des futures technologies de connexion. Les recherches vont débuter en 2017. »

http://www.wedemain.fr/Comment-la-5G-va-nous-faire-basculer-dans-le-monde-de-l-internet-des-objets_a1857.html

Source

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Général Michael Flynn : « Nous allons vers une guerre générale »

General Michael Flynn on US arming ISIS in Syria & being Al Qaeda’s air force, Hillary’s Libya mess

Voici donc une Interview de Michel T. Flynn, lieutenant-général de l’US Army à la retraite, ancien directeur du Renseignement militaire (DIA)


Le 31 décembre 2015

Le général Flynn, que nous vous avions présenté en décembre dernier, a fait beaucoup parler de lui récemment. Avec plusieurs autres très hauts généraux américains, il aurait fait parvenir, par des voies détournées, des renseignements classifiés au régime d’Assad pour l’aider à lutter contre les islamistes (y compris les fameux rebelles modérés). Dans cette interview, il reste modéré, se cantonnant à une critique de la politique américaine sans en attaquer les fondements.

Ancien patron du service de renseignement du Pentagone de 2012 à 2014, Michael Flynn s’est rendu à Moscou en décembre 2015 à l’invitation de la chaîne Russia Today, qui vient de fêter son dixième anniversaire. Connu pour son attitude critique à l’égard de l’invasion américaine en Irak et de l’opération militaire internationale en Libye, Michael Flynn était sur le plateau de l’émissionVlast [«La Patrie», NdT] et a répondu aux questions sur les conséquences de l’intervention russe dans le conflit syrien.

Question – Selon Al Jazeera, vous êtes le premier officiel américain à dire publiquement que les États-Unis, la Turquie et l’Arabie saoudite ravitaillent en armes des groupes liés à al-Qaïda pour renverser Bachar al-Assad, et ce, à l’intérieur de la Syrie. Est-ce bien ce que vous avez dit ?

Michael T. Flynn  – Non, ce n’est pas du tout ce que j’ai dit. J’ai voulu dire que comme nous soutenons, en Syrie, autant de forces diverses, toutes anti-Assad, une telle diversité de factions, il est impossible de comprendre qui est qui, et qui travaille avec qui. La composition de l’opposition armée syrienne, de plus en plus complexe, a rendu toute identification considérablement plus difficile. Pour cette raison, je suis certain que, du point de vue des intérêts américains, nous devons tout d’abord prendre du recul et soumettre notre stratégie à un examen critique. A cause de la possibilité, très réelle, que nous soutenions des forces liées à État islamique (une organisation interdite en Russie –Vlast), en même temps que d’autres forces anti-Assad en Syrie. Nous ne pouvons pasmarcher sur le fil entre le Bien et le Mal. Nous devons définir clairement l’objectif que nous essayons d’atteindre et avec qui nous voulons travailler.

– Quels groupes les États-Unis soutiennent-ils en Syrie ?

– Ô mon Dieu, bien trop de groupes. Je me rappelle que nous comptions autour de 1 200 groupes belligérants. Je crois vraiment que personne, y compris la Russie, n’a une compréhension claire de ce à quoi nous avons affaire là-bas, mais sur le plan tactique, c’est vraiment très important de le comprendre. Une vision unilatérale de la situation en Syrie et en Irak serait une erreur.

– La Russie et les États-Unis ne voient pas de la même manière les activités des groupes rebelles en Syrie et ne peuvent même pas se mettre d’accord sur une liste commune des terroristes. Par exemple, Moscou propose d’y inclure des groupes radicaux commeAhrar al-Cham et Jaich al-Islam  [Les hommes libres de Syrie et L’armée de l’Islam, NdT]. Que pensez-vous de ces groupes ?

– La Russie, comme les États-Unis, peut déclarer que certains groupes sont des organisations terroristes, prenant la responsabilité de le faire selon sa propre vision des choses. J’aimerais croire que nous – la Russie et les États-Unis – pourrions avoir des contacts réellement constructifs, discutant pour savoir si Jaich al-Islam ou Al-Chabab [Les jeunes, NdT], qui est associé avec al-Qaïda, ou d’autres groupes, doivent être désignés comme terroristes. En faisant ainsi nous devons nous communiquer mutuellement nos critères précis pour définir les groupes terroristes.

– Et pourtant, les États-Unis hésitent ouvertement au sujet de certains groupes. Par exemple, le groupe salafiste Ahrar al-Cham a une forte composante djihadiste et entretient des liens avec l’organisation terroriste Jabhat al-Nusra [Front pour la victoire (des gens de Syrie), NdT]. N’est-ce pas suffisant [pour les classer comme terroristes, NdT] ?

– Personnellement, je pense que c’est suffisant. Jabhat al-Nusra est partisan d’État islamique. Tout compte fait, je pense qu’il est important maintenant pour les États-Unis d’avoir une vision plus réaliste de qui est qui dans ce zoo. Parce que c’est un zoo et que les cages sont ouvertes. C’est une jungle. Et donc nous devons définir nos critères communs pour interagir avec tout cela.

Mais nous devons aussi décider de ce que nous faisons du régime Assad. Assad a utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, il a violé la loi internationale et la loi morale ; il doit être remis à un tribunal international. C’est ce que je recommanderais. Nous ne pouvons pas considérer une telle personne comme un dirigeant national.

Quand tout cela a commencé, Assad a essayé de régler chaque incident, partout dans le pays, tentant de calmer les protestataires alors que des soulèvements avaient éclaté dans plusieurs pays arabes. Cependant, Assad n’a pas reconnu qu’il avait un gros problème avec l’ensemble du pays. Il a eu une mauvaise réaction. A mon avis, il a eu beaucoup de chance de rester en vie et au pouvoir. Et c’est grâce à la Russie. La Russie, avec toute la communauté internationale, a besoin de décider si oui ou non nous pouvons vivre sur la même planète avec des gens comme Assad. Cette personne peut-elle avoir la responsabilité d’un pays ? Le peuple syrien peut-il avoir le droit de voter ? Pensez-y : 10 millions de personnes déplacées, c’est la moitié de la population du pays. Nous – la communauté internationale – devons donner au peuple syrien la possibilité de choisir, nous devons donner aux réfugiés la possibilité de revenir, nous devons donner l’espoir dans un État prospère et stable.

– Vous avez déclaré en 2012 que le gouvernement américain a fermé les yeux sur un rapport de l’agence de renseignement du Pentagone, que vous dirigiez, détaillant les progrès considérables des groupes radicaux sunnites salafistes au sein de l’opposition syrienne. Pourquoi est-ce arrivé ?

– C’était intentionnel et fait pour des raisons politiques. Le problème était que cette enquête a été menée correctement, que la DIA a informé les autorités sur la situation réelle. Et cela, à mon avis, est la raison d’être des agences de renseignement – dire la vérité aux autorités. Si je dis la vérité au Président, mais qu’il fait semblant de ne pas entendre, ce n’est pas mon problème. Mon problème, c’est de lui fournir un rapport exact.

Ce rapport mentionnait notamment la détérioration significative de la situation dans la région. En 2013 il y a eu 300 attentats à la bombe en Irak. La situation se dégradait. La décision de nous retirer finalement d’Irak a alors ouvert la voie à l’émergence de l’État islamique.

– L’une des raisons pour lesquelles les États-Unis ont mis longtemps avant d’oser fournir des armes à l’opposition syrienne était qu’il n’y avait pas de garanties qu’elles ne tomberaient pas dans les mains des radicaux. Depuis, la situation n’a fait que s’aggraver. Pourquoi les États-Unis ont-ils fini par décider d’envoyer des armes en 2013 ?

– Je ne sais pas ce qui a emporté la décision. Je sais une chose : nous devons cesser de nous mêler de ce conflit. En fournissant des armes en Syrie, nous attisons le conflit. Et nous parlons de la Russie, aussi. Notre priorité, c’est de veiller à notre sécurité, et là, la communauté des États arabes a un rôle important à jouer.

– Pour vous, quelle est l’importance du soutien des alliés des États-Unis aux groupes sunnites radicaux ? Nous parlons de l’Arabie saoudite, de la Turquie et du Qatar. Que peut-on faire à ce sujet ?

– Ne nous embarquons pas dans ce sujet. Parce que ma contre-question est : que peut-on faire au sujet du soutien que l’Iran, allié du régime syrien, accorde au Hezbollah ? LeHezbollah est une organisation terroriste internationale dont les filiales opèrent bien au-delà du Levant, il est clairement une menace sérieuse à la sécurité. Des membres duHezbollah ont tué plein de monde, et pas seulement au Moyen-Orient. Par conséquent, l’Iran fait la même chose [que nos alliés, NdT] en soutenant le terrorisme. Une coopération fructueuse entre la Russie et l’Occident est possible seulement si l’Iran devient une partie de l’équation. Pour commencer à résoudre le problème, nous devons reconnaître que l’Iran en fait partie.

– Quelles sont les conséquences possibles de l’intervention russe dans le conflit ?

– De ce point de vue, l’intervention russe sous cette forme a changé immédiatement la donne et les dynamiques qui existaient auparavant. J’ai beaucoup apprécié d’en parler avec le président Poutine. Après tout, quelles conséquences et quels effets a-t-il vraiment perçu ? Nous avons eu l’incident où l’avion russe a été abattu par la Turquie, ainsi que l’explosion organisée par État islamique à bord d’un avion transportant des passagers russes, avec comme résultat de nombreux morts. Ce sont beaucoup de conséquences néfastes pour le début de cette intervention. L’une comme l’autre sont inacceptables, mais ce sont là des conséquences réelles.

La décision du président Poutine d’intervenir dans le conflit et de faire ce qu’il a fait sur place est, à mon avis, liée à des problèmes internes à la Russie. Cinq à dix mille citoyens russes combattent aujourd’hui en Syrie, ce qui est en partie la raison pour laquelle la Russie veut être là-bas – pour empêcher ces gens de retourner en Tchétchénie, au Daghestan, en Ouzbékistan ou à Moscou. Je pense que nous n’avions pas compris cela : le président Poutine essaie de régler un problème qui est bien réel, et pour lequel une partie de la solution se trouve en Syrie et en Irak. Le principal problème est comment nous – les grandes puissances, la Russie et l’Occident – pouvons travailler ensemble. C’est une question essentielle. Et je ne parle pas de négociations diplomatiques, je parle de la façon d’intervenir sur le champ de bataille, dans le champ de l’information et sur le champ de bataille numérique, qui est aussi une réalité.

Nous croyons fermement dans l’existence d’un intérêt mutuel à détruire cette tumeur maligne qu’est l’islam radical. Si nous ne le faisons pas ensemble, nous devrons le faire seuls, ce qui sera beaucoup plus difficile.

Comme j’étais un jeune officier, j’ai appris que le meilleur plan est celui qui au tout dernier moment vous laisse le plus de possibilités. Je me demande si le président Poutine croit qu’il a le meilleur plan. Est-ce que le président Obama pense la même chose ? Quand je regarde ce qui se passe – comment les choses sont – je vois une très lourde menace devant nous. Je ne pense pas que nous avons suffisamment d’alternatives. Et la direction dans laquelle nous nous engageons actuellement nous entraîne vers l’élargissement du conflit – vers une guerre générale. Plus nous en sommes proches, plus élevés sont les risques, plus élevé est le coût, plus limités sont nos choix. Alors il est important de travailler maintenant ensemble, les États-Unis et la Russie, à déterminer si nous pouvons développer des possibilités de stabiliser ensemble la situation.

– Est-ce que les États-Unis ont une stratégie à long terme pour la Syrie et pour la région dans son ensemble ?

– Là, je ne peux que donner mon avis personnel sur la question. Et tenez compte que je ne comprends pas réellement ce qu’est la stratégie des États-Unis aujourd’hui : elle manque de définition, de clarté et elle manque de consistance. A mon avis, la stratégie devrait comprendre quatre composantes : vous devez d’abord établir la sécurité, ensuite vous devez stabiliser la région, puis vous commencerez à y stimuler la prospérité économique, en apportant de nouvelles idées, de nouvelles technologies et un nouveau système éducatif. Vous devez donner à cette région suffisamment de temps pour se développer.

Pour que cela puisse se réaliser, la stratégie doit être mise en place non seulement par les États-Unis et l’Occident, mais aussi par les puissances régionales. La Russie, la Chine et l’Inde doivent aussi être impliquées. Parce que cette situation nous affecte tous, sans exception. Parce qu’à court terme, nous ne pouvons pas continuer à avancer dans la direction actuelle. C’est intenable.

Comment État islamique peut-il être vaincu ?

– À ce point, la composante militaire doit jouer un rôle essentiel – la destruction d’État islamique dans les territoires qu’il occupe. Mais bien sûr, ce n’est pas suffisant.

Après tout, les racines du problème sont économiques. Il est indispensable de promouvoir l’émergence d’une économie régionale viable. Nous devons priver les islamistes radicaux de leur justification, de la possibilité de rejeter sur l’Occident la responsabilité de tous les malheurs de la région. Donnons à ces pays ce qu’il faut pour priver les radicaux des occasions d’influencer les jeunes.

À long terme, il faut aussi travailler contre l’extension de l’idéologie salafiste et wahhabite. Nous avons besoin de dirigeants forts dans la communauté religieuse, qui puissent empêcher l’extension du radicalisme.

– Le projet du califat compte beaucoup de partisans dans le monde musulman, et pas seulement chez les déshérités. En Arabie saoudite, qui est le leader du monde musulman et dont la doctrine religieuse officielle est le salafisme wahhabite, environ 90% des gens croient que les règles établies par l’État islamique salafiste correspondent vraiment à l’islam, selon les résultats d’un sondage publié dans les médias arabes.

– Je ne crois pas que ce soit 90%. Et je ne pense pas que les autorités saoudiennes soient heureuses d’être comparées à des radicaux ou même d’être considérées comme faisant partie de cette communauté. Bien qu’il y ait, sans aucun doute, des Saoudiens là-bas (dans le groupe État islamique, Vlast).

Le Président Obama a dit une fois (commentant la proposition que Vladimir Poutine a faite à l’Assemblée générale des Nations Unies de créer une coalition anti-terroriste conjointe, Vlast) que la coalition menée par les États-Unis comptait 60 membres, tandis que le président Poutine n’avait que deux alliés (l’Iran et la Syrie, Vlast). Ce n’est pas comme cela que nous devrions parler. Il y a aujourd’hui des ressortissants de 80 pays dans les rangs d’État islamique. Leur coalition est plus large que la nôtre. Il y a entre 20 000 et 30 000 combattants étrangers en Syrie. Pourquoi ? Ce ne sont pas seulement les Saoudiens. C’est l’idéologie qui a été introduite dans de nombreux pays et qui a converti des gens là-bas en vrais croyants. Nous devons travailler ensemble pour trouver les moyens de contrer cet ennemi dangereux. Et pour cela nous avons besoin de nous débarrasser du complexe de culpabilité de l’homme blanc libéral.

– Le discours de Barack Obama à l’Université du Caire en 2009 a été compris par beaucoup comme le commencement d’un changement dans la politique américaine au Moyen-Orient. Il s’est créé une image d’ami de l’islam. Sa politique a-t-elle réellement changé ces dernières années ? Comment évalueriez-vous cela, en tenant compte de la situation actuelle ?

– Je ne pense pas qu’elle a vraiment changé. D’ailleurs, le président Obama s’est exprimé à ce sujet récemment dans son discours au Bureau Ovale. Nous n’avons pas changé la direction de notre politique – elle consiste toujours à combattre le terrorisme. C’est à dire que nous continuons à faire ce que notre pays a décidé qu’il fallait faire. La politique américaine actuelle manque de transparence, de clarté et de consistance. Je pense que nous avons seulement à admettre qu’elle ne fonctionne pas. Mais la politique russe n’est pas non plus entièrement claire. L’intervention russe est devenue un élément de plus en plus important, elle a radicalement changé les dynamiques et nous devons nous y adapter. Mieux vaut être ensemble que séparés.

Article original paru en russe dans Kommersant et traduite en anglais par KA

Source : thesaker.is – source

 

 

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Zoom – Général Didier Tauzin :  » En temps de guerre, il faut un vrai chef »

Zoom : Général Didier Tauzin :  » En temps de guerre, il faut un vrai chef » (17-11-2015)

 
6 Commentaires

Publié par le 18 novembre 2015 dans général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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L’ancien patron de la CIA propose d’enrôler des combattants d’Al-Qaïda contre Daech !!!

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La peste pour lutter contre le Choléra : tout est là  ! Et on retrouve le général David Petraeus, toujours dans les bon coups décidément .

Incroyable news  quand même ! Z

Le général à la retraite, ex-commandant des forces américaines en Irak et en Afghanistan, appelle les officiels US à examiner la possibilité d’employer les membres « modérés » du Front al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, en vue de combattre les terroristes de l’Etat islamique dans le pays.

Le général David Petraeus, directeur de la CIA de 2011 à 2012, a proposé mardi sur CNN de récupérer les combattants qui « voudraient renoncer au Front Al-Nosra », affilé en Syrie à Al-Qaïda, pour combattre l’Etat islamique.

Les ennemis de nos ennemis sont nos amis. Tel serait en substance le leitmotiv du général David Petraeus, directeur de la CIA jusqu’en 2012, qui a formulé sa solution mardi pour combattre l’Etat islamique. Cet ancien chef militaire prestigieux propose d’enrôler certains combattants du Front Al-Nosra, qui a fait allégeance à Al-Qaïda en Syrie et qui combat par endroits le groupe terroriste.

Dans une déclaration à la chaîne de télévision CNN, David Petraeus a précisé qu' »en aucune circonstance », il s’agissait « d’utiliser ou de coopter le Front Al-Nosra » dans la coalition contre Daech. « Mais certains combattants » de ce groupe « l’ont rejointe plus par opportunisme que par idéologie », a-t-il dit. Aussi, il pourrait être possible de récupérer ceux qui « voudraient renoncer au Front Al-Nosra et s’aligner avec l’opposition modérée contre Al-Nosra, l’EIet (le régime du président syrien) Assad« , a-t-il détaillé.

Washington peine à former des combattants en Syrie

Le général Petraeus est l’un des principaux acteurs de la guerre en Irak. Il avait supervisé en 2007 le déploiement de 30.000 soldats américains dans ce pays et permis le redressement de la situation militaire sur place. Il avait notamment convaincu des chefs sunnites irakiens de travailler avec l’armée américaine, et de ne plus se battre avec Al-Qaïda.

Devenu directeur de la CIA en 2011, David Petraeus, 62 ans, avait dû démissionner en 2012. La presse avait révélé qu’il avait communiqué des documents confidentiels à sa maitresse et biographe. Sa déclaration à CNN faisait suite à la publication d’un article du site Daily Beast, indiquant qu’il avait recommandé de recourir à d’anciens membres d’Al-Nosra à plusieurs hauts responsables américains.

Les Etats-Unis ne parviennent pas à trouver en Syrie d’autres alliés que les Kurdes pour se battre efficacement contre le groupe Etat islamique. Le programme de formation et d’équipement de combattants syriens modérés lancé par l’administration américaine n’a pas réussi à décoller. Seulement 54 combattants ont été formés jusqu’à présent, dont certains ont été kidnappés dès leur retour en Syrie par… le Front Al-Nosra.

JDD – CNN

 

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La mondialisation de la guerre : « L’état islamique (DAECH) est une création des services de renseignement occidentaux » !! Général Wesley K. Clark : « Nos amis et alliés ont créé Daesh »

Apres Le président du Soudan qui affirme que le Mossad et la CIA sont derrière ISIS et Boko Haram hier,  c’est une énième affirmation cette fois par Michel Chossudovsky, que Le DAECH est une création des services de renseignement occidentaux .

Général Wesley K. Clark : « Nos amis & alliés ont créé Daesh » : bon , bein je pense que c’est plié cette affaire … et je m’étais trompé au début, j’avoue .

 

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« L’avocat général rend un avis favorable pour les QE… Ce n’est pas gagné pour autant, loin de là même. Explications !! »

cjeu

Charles SANNAT nous propose un décryptage sur la question du QE : décryptons …

Hé bien il modère notre plaisir, rappelant que l’Allemagne peut bien ne pas faire de planche à billet (QE) : ce n’est pas « gagné disons » (et c’est ce qui fait monter l’or …)

Ce que j’en pense, c’est que là c’est l’Allemagne contre tous : soit elle plie, soit l’Euro explose, je vois pas de « 3e voie » qui ne mène pas à un blocage …(pensez aussi à TSIPRAS la terreur, donné gagnant en Grece) Z .

Mes chèrescontrariennes, mes cherscontrariens !

Bon, l’information du jour c’est évidemment une première avancée significative vers un QE européen, c’est-à-dire de l’injection d’argent tout fraîchement imprimé à partir de rien par la BCE. Derrière les communiqués de victoire destinés à rassurer les marchés, il se cache en réalité un dossier d’une exceptionnelle complexité juridique, économique et politique qui va mettre du temps à être totalement débouclé, si tant est d’ailleurs que l’on arrive à obtenir quelque chose de clair… En effet, les institutions européennes sont passées maître dans l’art d’être « ni pour, ni contre, bien au contraire » tant le nombre d’intérêts divergents empêchent généralement des décisions claires et fortes. Une ambiguïté en quelque sorte volontaire.Cet excellent article de La Tribune revient avec beaucoup de précision sur l’affaire en cours, il est bien fait et passionnant à lire. Détaillons donc ensemble les points clés soulevés.Les recommandations de l’avocat général de la cour de justice de l’UE ont rassuré les investisseurs. Mais elles posent aussi de nombreuses questions.

« Certes, l’avocat général de la CJUE a jugé que l’OMT était un instrument de politique monétaire et qu’il « était compatible » avec les traités. Certes, il a contesté point par point l’analyse de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe qui avait jugé que l’OMT était contraire aux traités. »

Mais attention, ce n’est qu’un avis, même si généralement la cour suit ses avis, elle pourrait également parfaitement ne pas le faire. Il n’y a là-dedans rien de systématique.

En gros, l’avocat général demande à la CJUE (la Cour de justice européenne) de laisser le champ libre à la BCE parce qu’avant tout, la compétence de la cour est juridique mais en aucun cas économique, ce qui n’est pas faux,. Dès lors se pose une question essentielle : le « juridique » doit-il laisser place à une primauté sans contexte de « l’économique » ? Cette question est beaucoup plus grave et importante que ce qu’elle peut paraître, car laisser du champ à la BCE c’est empêcher tout contre-pouvoir d’exister contre la Banque centrale européenne qui pourrait aussi « faire n’importe quoi ».

Voici les propos exacts de l’avocat général : « La BCE doit disposer d’une grande liberté dans la conception et la mise en place de sa politique monétaire et la cour doit adopter un degré considérable de prudence lorsqu’elle interprète l’activité de la BCE car elle ne dispose pas de l’expertise et de l’expérience de la BCE dans ce domaine. » Comme le résume très bien le journaliste de La Tribune, « autrement dit, il appelle le tribunal à un retrait volontaire des questions juridiques devant les impératifs économiques ».

Il est pourtant peu probable que la CJUE laisse une liberté totale à la BCE et pour cause, la cour est garante des traités européens et c’est à elle qu’il appartient de fixer des limites d’interprétations. Or qui dit limites dit limitations, et ces limitations sont d’une dangerosité extrême pour les marchés et pour la BCE elle-même qui, du coup, aurait juridiquement les mains liées… dans certaines limites. Ce ne serait pas de nature à rassurer les investisseurs qui parient en masse sur le fait que les vannes monétaires européennes finiront par s’ouvrir de façon illimitée.

Des conditions à préciser et qui pourraient devenir dangereuses

« Deuxième point, l’avocat général lui-même reconnaît qu’il faut encadrer le programme OMT et renforcer ses conditions. Il en cite quelques-unes : le retrait de la BCE des programmes d’assistances financières, donc de la troïka, afin que politique économique et monétaire ne soient pas mêlées ; le « respect du principe de proportionnalité » ; la clarification des motivations par la BCE et la mise en place d’un programme qui n’empêche pas la fixation d’un « prix de marché » de la dette rachetée. »

« La CJUE devra clarifier et confirmer ces conditions, mais d’ores et déjà, il convient de remarquer qu’elles semblent en contradiction avec un des aspects clés de l’OMT, son aspect « illimité » qui, précisément, avait permis de calmer les esprits en septembre 2012. »

« Par ailleurs, l’avocat général semble vouloir limiter l’usage de l’OMT à la capacité de contrer une attaque spéculative. Mais c’est là aussi un peu court. Si l’on prend les cas de la Grèce, du Portugal ou de l’Irlande en 2010, qui peut dire si la hausse des taux était le fruit d’une simple attaque spéculative ou, au contraire, une prise de conscience par les marchés d’une réalité budgétaire et d’une capacité de remboursement de ces pays… »

Déryptons ces derniers points. De l’avis même de l’avocat général, il faut non seulement encadrer et renforcer les conditions d’utilisation ou de mise en œuvre d’un éventuel programme qui serait lancé par la BCE, mais en plus il faudrait implicitement remettre en cause (juridiquement effectivement cela ne tient pas) qu’une action de la BCE puisse être « illimitée » et, enfin, il faudrait que la BCE n’intervienne que pour contrer par exemple une attaque spéculative… Autant dire qu’en réalité l’avis rendu par l’avocat général, loin d’être une victoire est plutôt un enterrement de première classe pour la politique monétaire de la BCE.

Encore plus grave, le principe de proportionnalité !

« Il en va de même du respect du très incertain « principe de proportionnalité » qui interdit une surexposition de la BCE à une dette particulière. Mais là encore, si l’OMT est réellement illimité, il est structurellement en contradiction avec ce principe de proportionnalité. Si ce principe doit être appliqué, alors le caractère illimité de l’OMT est atteint et donc son efficacité… »

Et l’on voit bien dans ce cas toute la complexité des institutions européennes et toutes leurs contradictions également. On veut plus d’Europe mais en respectant une forme d’équité, de rapports de force. On voit aussi l’hétérogénéité de nos économies. En clair, là encore, si la BCE doit contrer une attaque à l’encontre de la dette italienne, cela veut dire qu’elle ne va acheter que des quantités monumentales de dette italienne. Dans son bilan, la dette italienne ne sera pas proportionnelle au poids économique de l’Italie, et ça… c’est interdit !

Karlsruhe en embuscade (la Cour allemande)

« Enfin, dernier point, sans doute le plus important, Karlsruhe reste en embuscade. Dans sa décision de février dernier, la cour constitutionnelle allemande avait prévenu qu’elle conservait la possibilité de rester sur ses positions. Autrement dit, même si la CJUE juge légal l’OMT, les juges de Karlsruhe pourront bloquer la réalisation effective de l’OMT en considérant que la participation de la Bundesbank à ce programme est contraire à la constitution allemande… »

Eh oui, les Allemands, pour qui leur souveraineté budgétaire est une ligne rouge à ne pas franchir, se réservent le droit de toutes les façons de s’opposer frontalement aux décisions de la BCE quand bien même le droit européen lui donnerait raison.

Cela ne veut pas dire que l’Allemagne dira NON à tout, cela veut dire que l’Allemagne utilisera l’avis de ses juges pour limiter considérablement la création monétaire par la BCE en échange de surcroît des réformes structurelles qu’elle souhaitera voir mises en application ailleurs.

Cette histoire est donc loin d’être terminée, l’issue est très loin d’être certaine malgré les commentaires béats auxquels nous sommes soumis, et il est important de noter la constance germanique dans la rigueur et l’austérité depuis maintenant presque 8 ans ! Enfin, ce dossier complexe démontre parfaitement à quel point une monnaie unique imposée à des économies hétérogènes donc différentes était une immense erreur économique dont nous payons très fortement le prix aujourd’hui. Il n’y a en réalité aucune bonne solution. Poursuivre avec cet euro mal ficelé est une grossière erreur. Mais défaire l’euro c’est loin d’être simple, facile ou indolore. Malgré ça, je pense que l’euro n’est fondamentalement pas viable et qu’il vaut mieux organiser la moins mauvaise sortie ordonnée possible que d’attendre de voir l’euro exploser en vol, lorsque toutes les contradictions européennes ne pourront plus être masquées.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

(Pour protester pacifiquement et avec humour, n’hésitez pas à reprendre cette formule en bas de tous vos mails, de vos articles ou de vos publications, il n’y a aucun droit d’auteur !!)

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150114trib8ec6286ee/bce-l-omt-est-il-vraiment-sauve.html

http://www.lecontrarien.com/lavocat-general-rend-un-avis-favorable-pour-les-qe-ce-nest-pas-gagne-pour-autant-loin-de-la-meme-explications-15-01-2015-edito

 
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Publié par le 15 janvier 2015 dans économie, général

 

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Christian Jacob réclame une restriction des libertés : Non à « l’instrumentalisation sécuritaire » (Quadrature du net) !!

Apres les paroles et l’appel à un véritable « patriot act », l’action, avec Christian Jacob, qui est décidément partout en ce moment, qui réclame une restriction des libertés …. : 

Le président du groupe UMP a plaidé pour l’adoption d’une législation d’exception et appelé aux sanctions contre les élèves ayant perturbé la tenue de la minute de silence.

«Le seul propos des présidents de groupes politiques qui n’ait pas fait l’unanimité des applaudissements des députés, celui de Christian Jacob», s’insurge le député socialiste Guy Delcourt de mardi sur Twitter. Un propos indigné qui reflète les réactions d‘un certain nombre de députés de la majorité qui ont critiqué sur les réseaux sociaux une mise à mal de l’unité nationale. En effet l’Assemblée tenait ce mardi une séance extraordinaire afin de célébrer la mémoire des victimes des attentats qui ont endeuillé la France la semaine dernière. Chaque président de groupe était invité à s’exprimer sur le sujet, après avoir respecté la minute de silence prononcée par le président de l’Assemblée Claude Bartolone.

Dans un discours très politique, le président du groupe UMP a estimé qu’à «circonstances exceptionnelles, il faut une loi exceptionnelle». En écho aux appels venus de son camp, pour la mise en place d’une législation dans l’esprit d’un «patriot act à la française», Christian Jacob a appelé à la création d’un collectif budgétaire pour financer les nouvelles mesures. Il a également souhaité la constitution d’une commission d’enquête à l’Assemblée, «sans tergiverser». Avant d’avancer quelques propositions: «La solution la seule, c’est le placement en centre de détention ou en prison. En un mot l’enferment des fous dangereux (…) S’ils sont bi-nationaux, il faut prononcer la déchéance de nationalité».

Mais la partie la plus polémique de son intervention porte sur le respect de la minute de silence dans les établissements scolaires jeudi dernier: «Si l’on accepte que nos lycéens refusent une minute de silence à nos morts. Alors nous avons déjà perdu!». Dans l’hémicycle, aucune bronca, contrairement à l’habitude. Mais très vite sur les réseaux sociaux, les critiques ont fusé. La députée socialiste Annick Lepetit s’est empressée de dispenser ses conseils de lecture à Chirstian Jacob, en lui proposant le témoignage d’une enseignante du 93 racontant son expérience positive de la minute de silence dans une classe multiconfessionnelle.

Un discours de Chirstian Jacob à même de troubler l’unité nationale selon le député de Paris Pascal Cherki. Même appréciation du coté du député du Cher Yann Galut, qui lui a préféré celui du centriste Philippe Vigier. De même pour le député des Alpes-de-Haute-Provence Christophe Castaner qui salue le «discours élevé et digne de Philippe Vigier» , qui selon lui «enfonce, sans le vouloir, le propos hésitant de Jacob».

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2015/01/13/25005-20150113ARTFIG00327-hommage-aux-victimes-du-terrorisme-jacob-accuse-de-briser-l-unite-nationale.php

La Quadrature du net, trés actif pur défendre nos libertés, dénonce une ‘instrumentalisation sécuritaire » :

Sans même attendre la fin d’une quelconque enquête sur l’ignoble attentat ayant visé Charlie Hebdo le 7 janvier, le gouvernement persévère dans son obstination à accroître l’arsenal antiterroriste, en notifiant à Bruxelles du décret d’application permettant le blocage de sites « terroristes » ou pédopornographiques et en annonçant de nouvelles mesures antiterroristes. La Quadrature du Net appelle les citoyens à refuser cette surenchère absurde et à défendre coûte que coûte la liberté d’expression et d’information.

L’attentat commis contre l’équipe de Charlie Hebdo mercredi matin 7 janvier montre de façon terrible à quel point la liberté d’expression est une valeur à défendre comme un des fondements de notre démocratie. Les victimes de l’attentat, journalistes, policiers ou visiteurs, ont donné leur vie pour ce qui, plus qu’un symbole, est en démocratie la première des libertés publiques.

L’immense émotion populaire qui s’est manifestée depuis lors, spontanément, en faveur de la liberté d’expression et en mémoire de ces victimes est un signe d’espoir dans la capacité des citoyens français (et ceux du monde entier) à défendre ces valeurs qui nous sont chères : la liberté d’expression, la liberté d’information, le respect de l’État de droit et l’idéal démocratique.

C’est pourquoi La Quadrature du Net met en garde solennellement le gouvernement de Manuel Valls contre toute tentative de récupération politique de ce terrible événement par l’instauration de nouvelles lois d’exception. Depuis 1986 chaque acte terroriste a été suivi d’une loi antiterroriste, lesquelles entraînent systématiquement un recul des libertés fondamentales au prétexte de la sécurité. Aujourd’hui, ladernière loi votée en novembre n’est même pas encore entrée en application que le gouvernement en annonce déjà de nouvelles, sans prendre le moindre temps de réflexion ou de mise à l’épreuve de la réalité, des effets ou de l’efficacité de ces lois.

Au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, le gouvernement a notifié à Bruxelles de la parution prochaine du décret d’application de la LOPPSI, permettant le blocage administratif, sans juge, de sites faisant l’apologie ou la provocation au terrorisme. Contre tous les avis informés protestant de l’inefficacité de ces mesures et de leur caractère attentatoire aux libertés publiques, sans même qu’il semble y avoir la moindre relation entre les actes terribles survenus quelques jours plus tôt et une responsabilité de sites internet dans ces actes, le gouvernement répond à une attaque contre les libertés par une restriction des libertés. Quel mauvais hommage à rendre à ceux qui ont donné leur vie pour la liberté d’expression !

La Quadrature du Net appelle la Commission européenne à entamer les procédures permettant d’évaluer les conséquences nuisibles de ce décret, le gouvernement à renoncer à de nouvelles législations restreignant les libertés publiques, et les citoyens à poursuivre leur engagement pour la liberté d’expression en marquant leur refus de ces mesures dangereuses.

Répondre à la terreur par la restriction des libertés et de l’État de droit est un piège sans fin. C’est trahir nos idéaux démocratiques, et trahir tous ceux qui, dans le monde et en France, sont morts pour ces libertés.

https://www.laquadrature.net/fr/charliehebdo-non-a-linstrumentalisation-securitaire

 
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Publié par le 14 janvier 2015 dans général, Politique, société

 

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