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La course à l’apocalypse de l’Empire américain devenu fou

À quelques heures d’une possible guerre totale, un entretien lucide et essentiel sur la semaine la plus dangereuse de l’histoire humaine.

Lors de notre précédent entretien (Antipresse n° 52 du 27 novembre 2016) au lendemain de l’élection surprise de Donald Trump, il avait exprimé son soulagement et ses espoirs de paix. Le nouveau président ne promettait-il pas de mettre fin à l’impérialisme global des néoconservateurs et de s’occuper de redresser intérieurement l’Amérique ?

Il ne pouvait rien arriver de pire à la paix dans le monde, pensait-on à l’époque, que l’élection d’Hillary Clinton. Or le rouquin tweeteur a démenti ces pronostics. De concessions en reculades, cet « homme sans aucun courage » a permis le rétablissement d’une « administration Clinton sous un autre nom » plus agressive que jamais.

Aujourd’hui, le Saker nous décrit une Amérique aux abois, profondément divisée entre une élite sans aucun contact avec la réalité et une population réduite à la servitude. Pour cet empire à la dérive, la guerre totale semble la seule issue.

Avec la dernière provocation en Syrie, dénoncée des semaines à l’avance par le gouvernement russe, le monde se retrouve au seuil d’une guerre nucléaire. L’ultime liaison rationnelle entre les puissances est assurée par les militaires. Leur sang-froid l’emportera-t-il sur la démence des néocons ?

Nous voulons l’ignorer, mais l’humanité est sans doute en train de vivre la semaine la plus dangereuse pour sa survie depuis qu’elle existe sur terre.

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Sauvegarder son cerveau pour vaincre la mort, l’incroyable projet de Google

Laurent Alexandre dévoile le neuroprojet fou de Google

Quand on écoute le discours de Laurent Alexandre (dans le cadre de l’USI en juin 2014), un chirurgien qui s’intéresse aux neurosciences, on a d’abord l’impression de tomber sur un télévangéliste du futur. Il est question de transhumanisme, de neurotechnologies, d’homme augmenté, de back-uper son cerveau, et de vaincre la mort. Tout simplement.

En un peu moins d’une heure, égrenant les axes de recherche des bio-ingénieurs de Google, Alexandre entraîne le public vers des conclusions qui défient l’entendement. Et qui posent de nouvelles questions, morales, philosophiques, et théologiques, auxquelles nous ne sommes pas vraiment préparés.

Back-uper son cerveau ? C’est transférer son âme dans des circuits intégrés. Google travaillerait sur le projet, avec des experts débauchés ici et là. Selon Laurent Alexandre, les meilleurs chercheurs intéressent le Moloch américain, qui a déjà avalé toute la robotique de pointe, dans le but d’accélérer non pas la recherche, mais les résultats. Google n’est pas une vulgaire entité commerciale. Elle a d’autres objectifs, plus ou moins cachés, que l’orateur dévoile dans son monologue : « Le business n’est pas le problème, le problème c’est changer l’homme.  »

Les dirigeants de Google ne sont pas seulement des entrepreneurs, ils travaillent dans le sens d’un messianisme politique. Et la force de cette nouvelle puissance économique, c’est que « l’opinion va adorer ». Adorer qu’on lui propose de vivre plus longtemps, de sauvegarder son âme, de multiplier sa mémoire ou son intelligence, pour, in fine, provoquer un nouveau bond dans l’Évolution.
Rêves de geeks ? pas seulement.

Cette entreprise, dotée de moyens quasi-illimités, a les moyens de ses ambitions. A l’horizon de quelques décennies, le cerveau biologique, ou cerveau ancien, aura perdu la bataille, selon les propres termes du futurologue. Le cerveau augmenté lui succédera, avec des capacités multipliées, presque sans limites. L’embryon du cerveau global, neuro-Dieu pour les profanes, niche-t-il dans les serveurs gigantesques de Google ? Des questions vertigineuses se poseront, se posent déjà. La croyance, Dieu, la mort, le destin, tout peut alors être remis en question. Alors, l’humanité va-t-elle vers le bien ou le mal ? L’utopie googlienne est un mélange de1984 d’Orwell et du Meilleur des mondes, d’Huxley. Alexandre ne se situe pas dans une posture morale, ni même politique : il garde l’œil curieux, celui du scientifique qui bouscule tous les dogmes, fussent-ils intangibles. Mais on sent derrière son développement une admiration d’enfant pour le groupe américain, même s’il essaye de nous alerter sur son pouvoir grandissant, qu’il estime déjà totalitaire. D’autres le trouvent déjà maléfique.

« Google a pour projet de créer une humanité 2.0  », lance Laurent Alexandre, citant le titre d’un livre de Raymond Kurzweil.

Devant cet exposé empreint de lyrisme, qui nous transporte dans une autre dimension, que reste-t-il à l’homme de la rue, l’homme non virtuel, l’homme 1.0, Homo Normalus ? Laurent Alexandre prophétise la mort de ce grand singe, déjà dans les poubelles de l’Histoire. Il annonce aussi la fin du clivage droite/gauche, remplacé par le clivage transhumanistes/bioconservateurs.

Les transhumanistes étant ceux qui « croient » ou qui ne craignent pas l’homme augmenté, qui profitera de la fusion entre le cerveau et la technologie. Toute résistance s’avère difficile : qui s’opposera à ce progrès, un progrès personnel et collectif ? Pourtant, des scientifiques de renom, sous la houlette du génial Stephen Hawking, ont écrit une lettre au Guardian pour évoquer le risque majeur que le développement de l’intelligence artificielle fera courir à l’humanité, dans les 40 prochaines années. Le comité d‘éthique formé à cette occasion par Google ne changeant pas grand chose aux craintes de cette assemblée de scientifiques et prix Nobel, au contraire. Un autre inquiet fut Bill Joy, fondateur du langage Java et de Sun, que tous les informaticiens connaissent. Son livre datant de l’an 2000, Pourquoi le futur n’a pas besoin de nous, résume les inquiétudes générées par le pouvoir grandissant des technologies, qui annoncent la fin de l’homme. Ou du moins qui le dépouilleront de toutes ses prérogatives : on parle déjà de neuropolice, de neurojustice, de neurogéopolitique. Laurent Alexandre lui-même, en bon chirurgien, prévoit la disparition des infirmières. Dommage.

Moins d’humain, donc moins d’erreur ?

Tout cela n’est pas que de la prospective, ou de la neuroscience-fiction. Des pays (asiatiques, pour ne pas les citer) sont déjà sur la ligne de départ de la sélection des embryons, avec en vue la domination sur les pays qui refuseront cette sélection. Une guerre mondiale de l’intelligence est en cours, et les technologies NBIC qui en sont les armes prennent une ampleur considérable.

S’il y a des limites philosophiques, il n’y a pas de limites technologiques. Et la technologie est neutre. Soi-disant. En soutenant que l’âme humaine provient de nos neurones plutôt que du Seigneur, Laurent Alexandre prend un risque. Celui d’ignorer le niveau d’organisation supérieur, cher à Laborit et aux découvreurs « à l’ancienne », qui marchent à la simple imagination, et à la foi. Le scientisme a ses limites.

À la fin de sa démonstration, Laurent Alexandre abandonne le micro au public. Et se trouve démuni devant une question fort pertinente sur la mort… de la Mort : que va devenir la créativité humaine, qu’on sait organiquement liée à la peur de la mort, si cette dernière est vaincue ? Un feed-back cybernétique imprévu. L’Homme imparfait a peut-être encore de beaux jours devant lui.

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Publié par le 3 novembre 2015 dans général, Insolite, Sciences, société

 

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Micro-Etats, villes flottantes : le projet fou des nouveaux maîtres du monde

PHOTOS. Ces faramineux projets de villes-flottantes 

A mettre en relation avec le projet de  régionalisation en France sur le modèle allemand (11 super régions)

Les géants de la Silicon Valley imaginent des territoires off-shore pour y instaurer une société à leur image : riche, technologique et libertarienne. Au péril de la démocratie ?

 

De notre envoyée spéciale, Dominique Nora

Ils ont déstabilisé des industries entières, amassé des milliards, maîtrisé vos données et s’immiscent de manière de plus en plus intime dans votre vie quotidienne… Mais les seigneurs de la Silicon Valley voient encore plus loin : ils imaginent à présent de créer des « pays » à eux, des communautés offshore, où la technologie règne en maître. Leur projet fétiche ? Une myriade de cités marines, ne dépendant d’aucun gouvernement souverain. Dans ces villes flottantes modulaires, on ne paierait pas d’impôts, on réglerait ses factures en bitcoins, on ne consommerait que de l’énergie verte, on apprendrait en ligne, on serait livré par drone et soigné à coups de thérapie génomique…
Délirant ? Non : face à la faillite des économies occidentales, les fondateurs et dirigeants de Google, Facebook, Amazon ou Apple et leurs financiers californiens pensent qu’ils feraient mieux que les politiques. Persuadés d’être les nouveaux maîtres du monde, les oligarques de la technologie jugent les gouvernements de la planète incapables de suivre le rythme de leurs innovations « de rupture ». Ils rêvent de s’émanciper des lois qui s’appliquent au commun des mortels. Et expriment, parfois, des velléités ­sécessionnistes. Au péril de la démocratie ?

 

Les Etats-Unis, « Microsoft des nations »

Le 19 octobre dernier, à Cupertino, dans la Silicon Valley, le fondateur de l’entreprise de génomique Counsyl, Balaji Srinivasan, s’est fait applaudir par une salle comble d’apprentis entrepreneurs en qualifiant les Etats-Unis de « Microsoft des nations ». Comprenez : un géant désuet et obsolescent, destiné à être balayé par l’histoire. Quand une entreprise de technologie est dépassée, a-t-il insisté au cours de sa conférence intitulée « Silicon Valley’s Ultimate Exit », vous n’essayez pas de la réformer de l’intérieur, vous la quittez pour créer votre propre start-up ! Pourquoi ne pas faire la même chose avec le pays ?
Srinivasan exprime juste avec brutalité ce que les champions de l’économie numérique pensent souvent sans le crier sur les toits.

Il y a beaucoup, beaucoup de choses importantes et excitantes que nous pourrions faire, mais nous en sommes empêchés parce qu’elles sont illégales, disait Larry Page, le cofondateur de Google, en mai dernier lors de sa conférence de développeurs. […] En tant que spécialistes de la technologie, on devrait disposer d’endroits sûrs où l’on pourrait essayer des choses nouvelles et juger de leurs effets sur la société et les gens, sans avoir à les déployer dans le monde normal. »

Les seigneurs du numérique n’ont certes pas formé un parti. Mais ils sont nombreux à se réclamer, comme le créateur de l’encyclopédie internet Wikipédia, Jimmy Wales, d’une culture « libertarienne ». Une école de pensée qui abhorre l’Etat et les impôts et sacralise la liberté individuelle, « droit naturel » qu’elle tient pour LA valeur fondamentale des relations sociales, des échanges économiques et du système politique. Historiquement marginale, cette mouvance gagne en influence aux Etats-Unis, avec des adeptes aussi bien dans le Tea Party qu’au sein des partis républicain et démocrate. Selon un sondage Gallup du 14 janvier 2014, 23% des Américains (contre 18% en 2000) sont en phase avec les valeurs des libertariens. A Washington, leur héros, Ron Paul, député républicain du Texas et ex-candidat à l’élection présidentielle, veut abolir la banque centrale américaine – la Federal Reserve – et prône le retour à l’étalon-or.

La Californie divisée en six nouveaux États

Les plus modérés restent dans le cadre du jeu politique conventionnel, comme Tim Draper, avec sa campagne « Six Californias ». Partenaire de la prestigieuse société de capital-risque Draper Fisher Jurvetson (qui a financé des succès comme Hotmail, Skype ou Tesla Motors), Draper juge le Golden State « de plus en plus ingouvernable et sous-représenté à Washington ». Il veut donc soumettre au suffrage populaire, en novembre prochain, une initiative pour éclater ce colosse en six nouveaux Etats à part entière, dont la Silicon Valley. Sa motivation ?

La Californie taxe beaucoup ses citoyens pour une performance médiocre, nous explique-t-il. Parmi les 50 Etats américains, la Californie est celui qui dépense le plus pour l’éducation, alors qu’elle ne se classe que 46e pour ses résultats. Elle compte parmi les Etats qui consacrent le plus d’argent aux prisons, alors qu’elle affiche parmi les pires statistiques en matière de récidive. »

Tim Draper veut donc remplacer l’administration bureaucratique de Sacramento, la capitale de l’Etat, par six nouveaux gouvernements plus en phase avec les intérêts économiques des grandes régions. Pour faire de la Silicon Valley le paradis des cyber-yuppies ? « Non, rétorque-t-il. Cette idée est aussi très populaire dans les zones les plus pauvres de Californie, qui estiment ne pas bénéficier des fruits de la redistribution. » Selon lui, « six nouveaux Etats pourraient innover, échanger les meilleures pratiques, et se faire concurrence pour séduire les comtés limitrophes ».

Des « micro-nations » offshore

Performance, concurrence : ce sont les mots-clés d’initiatives plus audacieuses encore, qui préconisent de sortir carrément du cadre politique. Patri Friedman, petit-fils du célèbre économiste libéral Milton Friedman, a ainsi créé en 2008 le Seasteading Institute, qui milite pour couvrir la planète de « villes-nations flottantes » échappant à la souveraineté des Etats.

Ces micro-nations permettront à une génération de pionniers de tester de nouvelles idées de gouvernement, nous explique le directeur exécutif de l’Institut, Randolph Hencken. Celles qui réussissent le mieux pourraient alors inspirer des changements aux gouvernements autour de la planète. »

Techno-utopie ? Pas si sûr… Deux anciens cadres de l’Institut, Dario Mutabdzija et Max Marty, ont créé la société BlueSeed pour contourner la loi américaine sur l’immigration. Ils projettent de fonder un village incubateur de start-up, avec une communauté de geeks vivant et travaillant sur un navire géant ancré à la limite des eaux territoriales américaines, à 22 kilomètres au large de Half Moon Bay, au sud de San Francisco. « Cet emplacement permettrait aux entrepreneurs du monde entier de créer et de développer leur société près de la Silicon Valley, sans avoir besoin de visas de travail américains », lit-on sur leur site web
Les résidents de ce bâtiment battant pavillon des îles Marshall ou des Bahamas pourraient rallier le continent par ferry, munis d’un simple visa business, plus facile à décrocher. La PME, qui a déjà levé plus de 9 millions de dollars, négocie le leasing d’un navire et pourrait se lancer dès l’été 2014, si elle parvient à récolter 18 millions supplémentaires.

Paradis des geeks

De son côté, le Seasteading Institute, qui a déjà levé 1,5 million de dollars auprès du multimilliardaire libertarien Peter Thiel, pousse son projet de « Ville flottante ». L’Institut a mandaté le bureau d’études néerlandais DeltaSync pour imaginer un concept sûr, financièrement abordable, confortable et modulaire. Son étude de faisabilité de 85 pages, publiée en décembre 2013, préconise des unités architecturales en béton renforcé, pouvant s’agglomérer ou se détacher à la guise de leurs occupants. Ces micro-communautés, paradis des geeks, où le prix du foncier avoisinerait 4.000 euros/m2, développeraient leur économie autour des technologies de l’information, mais aussi du tourisme médical, de l’aquaculture et des énergies alternatives.
Avant d’envisager d’établir leurs communautés en haute mer – ce qui est compliqué et coûteux –, Patri Friedman et ses partenaires songent à établir la première ville flottante dans les eaux plus calmes du golfe de Fonseca, en Amérique centrale. Selon la presse américaine, ils négocient avec le Honduras, dont le gouvernement compte des sympathisants du mouvement libertarien. « On a encore beaucoup de travail, mais je suis optimiste : si tout va bien, la première communauté flottante pourrait être inaugurée à la fin de la décennie », annonce Randolph Hencken.

La liberté… contre la démocratie

En attendant, le Seasteading Institute a recruté des dizaines d’ambassadeurs bénévoles pour prêcher sa cause sur la planète. Et il s’est lancé dans une évaluation des candidats potentiels : « 1.200 citoyens de 57 pays – à 45% non américains – nous ont déjà dit qu’ils étaient volontaires », affirme son directeur exécutif. Il faut dire que les vidéos promotionnelles de son site web sont alléchantes : de vrais bijoux marketing, qui racontent une fable à laquelle tout le monde a envie de croire.
A écouter Friedman et ses amis, en effet, seul le système politique sclérosé et ses vieilles lois terrestres empêchent de résoudre les grands problèmes de notre civilisation. Selon eux, repartir d’une « feuille blanche », comme les pères fondateurs, permettrait de « libérer le génie inhérent à la race humaine ». Des « esprits éclairés formeraient des centaines de cités-laboratoires, pour expérimenter », ils inventeraient de nouvelles formes de gouvernance et développeraient les technologies permettant de « nourrir les gens qui ont faim, enrichir les pauvres, guérir les malades, restaurer les océans, nettoyer l’atmosphère, se débarrasser des énergies fossiles. »
Problème : il y a un gouffre béant entre les objectifs humanitaires et environnementaux affichés par le Seasteading Institute… et l’idéologie hypercapitaliste que ses promoteurs et financiers libertariens appellent de leurs vœux ! Patri Friedman ne cesse de critiquer la démocratie comme « inadaptée » à la création d’un Etat libertarien. Quant à son principal mécène, Peter Thiel, il assène en avril 2009, sur le site du think tank Cato Institute : « La liberté n’est pas compatible avec la démocratie. » Et se dit convaincu que nous sommes dans une « course à mort entre la technologie et la politique ».
Thiel, dont la famille a émigré d’Allemagne quand il avait un an, déplore le ralentissement technologique américain, dont il fait une analyse très personnelle. « Les hommes ont atterri sur la Lune en juillet 1969, et Woodstock a commencé trois semaines plus tard. Rétrospectivement, on peut voir que c’est le moment où les hippies ont pris le contrôle du pays et où la vraie guerre culturelle sur le progrès a été perdue », écrivait-il en 2011 dans le « National Review ». Pour lui, le sort de la planète pourrait donc « dépendre des efforts d’une seule personne [lui-même ?], qui construise et propage la machinerie de liberté susceptible de rendre le monde sûr pour le capitalisme ». Diable…

Sentiment de toute-puissance

Ses pairs ne sont pas tous aussi radicaux. Mais, enivrés par leurs performances boursières (avec respectivement 476 et 371 milliards de dollars, Apple et Google sont deux des trois premières capitalisations américaines) et leur spectaculaire réussite personnelle (10 des 29 milliardaires de moins de 40 ans sur la planète viennent du monde de la technologie), les nouveaux tycoons du numérique souffrent indubitablement d’un complexe de supériorité. Ils en viennent à regarder de haut ces chefs d’Etat qui les reçoivent en égaux et quémandent leurs investissements.
Page et Brin (Google), Bezos (Amazon) ou encore Zuckerberg (Facebook) n’ont-ils pas, en moins de deux décennies, créé des sociétés plus riches – et mieux gérées – que nos trésors publics ? Leur software n’est-il pas en train de « dévorer le monde », selon l’expression de Marc Andreessen, inventeur du premier navigateur internet Mosaïc ? Leurs technologies de rupture n’ont-elles pas déjà déstabilisé des industries aussi puissantes que la téléphonie, la musique, le cinéma, la télé, la publicité, les médias ? Et même des institutions comme l’éducation supérieure, la médecine, la monnaie ? Ils pensent donc que c’est au système politique qu’il faut désormais s’attaquer !
Ce sentiment de toute-puissance s’est déjà clairement manifesté, à l’automne dernier, quand un conflit sur le budget a forcé le gouvernement fédéral américain à fermer provisoirement une partie de ses services.

Les entreprises transcendent le pouvoir, lançait alors Chamath Palihapitiya, un ancien employé de Facebook qui a créé son fond de capital-risque, lui aussi soutenu par Peter Thiel. Si elles ferment, le marché boursier s’effondre. Si le gouvernement ferme, rien n’arrive, et nous continuons à avancer, parce que cela n’a pas d’importance. La paralysie du gouvernement est en réalité bonne pour nous tous. »

De même, Balaji Srinivasan a-t-il rappelé, lors de sa conférence, que l’Amérique de l’après-guerre était dominée par Boston pour l’éducation supérieure, New York pour la finance, la publicité et l’édition, Los Angeles pour le divertissement et Washington DC pour les lois. « Nous avons mis une tête de cheval dans chacun de leurs lits, a-t-il plaisanté, en référence à la scène mythique du film ‘le Parrain’. Nous sommes devenus plus forts que l’ensemble de toutes ces villes ».
Il n’est pas sûr que ces idées, répandues dans la blogosphère, se traduisent dans la vie réelle. Mais même si tous les fantasmes de ces techno-oligarques ne se concrétisent pas, ils attirent l’attention sur de vrais glissements qu’il serait dangereux d’ignorer. Une réelle perte de légitimité des Etats et de la classe politique, l’émergence d’une génération nomade de travailleurs numériques souvent plus loyaux à des communautés virtuelles qu’à leur propre nation. Et l’arrogance d’une hyperclasse entrepreneuriale tentée de s’affranchir des contraintes de la démocratie. Et qui en aura les moyens.

Menace d’un techno-fascisme

Les pessimistes lisent dans ces tendances la menace d’un techno-fascisme 2.0. Mais pour les optimistes, ces tentations isolationnistes pourraient au contraire annoncer un retour de balancier. Jusqu’ici, en effet, les Steve Jobs, Larry Page et autres Elon Musk (Tesla, Space X) sont des héros populaires : les incarnations modernes du rêve américain. A ceci près que, contrairement aux Rockefeller ou aux Rothschild (et à l’exception d’un Gates ou d’un Zuckerberg, récemment devenus philanthropes), ces seigneurs du numérique se préoccupent comme d’une guigne de rendre une partie de leur bonne fortune à la société.
Ils mènent un train de vie de plus en plus ostentatoire, à l’image du cofondateur de Facebook Sean Parker s’organisant un mariage princier inspiré du « Seigneur des anneaux » ou du financier Vinod Khosla, privatisant une plage publique californienne pour une fête. Ils mettent le feu au marché immobilier de San Francisco. Font fortune en exploitant à leur insu les données personnelles des usagers de leurs services. Ouvrent en catimini leurs serveurs aux agences de sécurité. Tous, bien sûr, sont obsédés par la réduction de leur facture fiscale, partout sur la planète.
Et si ces techno-milliardaires devenaientaussi détestés que les banquiers de Wall Street ou les barons du pétrole ? Pour Bill Wasif, du magazine « Wired », ce serait le début de leur perte. Car contrairement aux magnats de l’industrie ou des matières premières, le succès des géants du numérique dépend de l’adhésion de leurs millions d’usagers à leur marque, aux applications, réseaux sociaux et communautés virtuelles qu’ils créent. « Si le service est gratuit, c’est que le produit, c’est toi », dit l’adage de l’économie numérique. Alors, ne l’oublions pas, ce qui fait leur valeur… c’est nous !

Le mouvement libertarien 
 
Ni de droite ni de gauche, ce courant politique est « hyperlibéral » sur le plan économique, et « hyperlibertaire » sur le plan des mœurs. Les libertariens militent pour la pure loi capitaliste, la liberté complète des échanges et la coopération entre individus. Contrairement à leurs cousins conservateurs, ils respectent les choix de vie privée, pour autant qu’ils ne nuisent pas à la liberté d’autrui. Mais, comme eux, ils dénoncent la coercition exercée par le gouvernement et les institutions : ils exècrent impôts et taxes et rejettent toute forme de redistribution de richesses. Le rôle du gouvernement fédéral, à leurs yeux, devrait se limiter à la défense nationale, aux affaires extérieures et à la justice.
Les libertariens puisent leur inspiration chez des penseurs comme le Français Frédéric ­Bastiat (1801-1850) ou les économistes de l’école autrichienne Friedrich Hayek (1899-1992) et Ludwig von Mises (1881-1973). Leur roman culte, c’est « Atlas Shrugged » (en français « la Grève », Ed. Les Belles Lettres) de la philosophe d’origine russe Ayn Rand (1905-1982), qui met en scène une grève des « hommes de l’esprit », sans lesquels le monde ne peut plus tourner.
 
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Publié par le 15 avril 2014 dans Insolite, Nouvel ordre mondial

 

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Le Killshot aura-t-il lieu en 2013 ?

Je vous en avait déja parlé, du coup fatal, le Killshot prévu par les remots viewers ; apparement le « coup de semonce  »  a déja eu lieu …. Pour rebondir sur l’article précédent je vous propose de lire celui ci ….Et surveillez RSOE EDIS , car comme je vous l’ai fait remarqué, les volcans se réveillent et le climat perd la tete : c’est actuellement la canicule à Moscou et en Sibérie ! Revue de presse 2013 Z@laresistance

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Dans un article du mois dernier, on pouvait déjà constater que le soleil s’était réveillé de sa léthargie apparente et il vient tout juste de refaire parler de lui ces derniers jours. Nous assistions dans le même temps à une tension extrême entre les deux Corée qui ne s’est pas totalement apaisée  Ces deux signes peuvent être mis en relation avec le Killshot, évoqué il y a près de 10 ans par le major Ed Dames aujourd’hui retraité et exerçant dans le civil dans son domaine de « remote viewing ».



Il évoquait alors une série d’éruptions solaires massives qui viendraient frapper la terre et serait d’un telle force qu’elle grillerait tout les alimentations électriques et laisserait une bonne partie de la terre à l’âge de pierre mais il ne fut pas en mesure d’estimer une date pour ces événements à l’époque (ce n’est plus le cas). Bien évidemment, la NASA et les autorités se gardent bien d’en parler ou alors c’est pour décrédibiliser l’information mais c’est une possibilité que bien des scientifiques évoquent, d’autant qu’il y a eu au moins un précédant.

En 1859, une tempête solaire massive à touché la terre. Elle fut la plus forte jamais enregistré à cette époque (supérieur à X10) et elle atteignit la terre en à peine 17H (autant dire que l’ont a peu de temps pour s’y préparer lorsque cela arrive). La violence de la tempête provoqua des courants électriques qui grillèrent littéralement les réseaux télégraphiques. Heureusement, à l’époque les conséquences furent bien moins importantes car la vie quotidienne des gens n’était pas dépendante de l’électricité. Or aujourd’hui notre civilisation est tellement dépendante des technologies modernes qu’une panne complète dépassant quelques jours serait tout simplement catastrophique.

Tout d’abord voyons certaines des prévisions du major Dames qui se sont avérés exacts:

– La disparition progressive des abeilles.
– Le coup de semonce (tempête solaire X45 du 4 Novembre 2003, la plus forte jamais enregistrée, heureusement non dirigée vers la terre).
– Les Attentats de Madrid en 2004.
– Le Tsunami de 2004 en Indonésie.
– Le séisme 8,6 du 28 Mars 2005 en Indonésie.
– Une Nouvelle souche de champignon qui attaquerait les productions agricoles et qui s’étendrait dans le monde.
– Le tsunami de 2011 au Japon.
– La grippe aviaire.

Voici ses autres prévisions qui n’ont pas encore eu lieu:

Crash économique mondial, précédé d’une forte hausse de la valeur de l’or.
– Une pandémie mondiale concomitante au crash.
– Un conflit armée entre Israël et l’Iran.
– Une bombe nucléaire déclenchée par la Corée du Nord dans un accès de colère.

– l’atterrissage en urgence d’un véhicule spatial à cause de chutes de débris spatiaux (météorites) vers la Terre.

– Le killshot (les deux derniers événements étant les deux derniers annoncés avant que cela n’arrive).

Il y aurait d’autres prévisions dont le major n’aurait pas le droit de parler au public apparemment car elles pourraient constituer une menace pour la sécurité nationale (c’est lui qui le dit…). J’ai par contre visionné des séances de remote viewing qui indiqueraient que des météorites pourraient bien s’écraser près des zones côtières et que celles ci provoqueraient des exodes massifs. Les remote viewers ayant principalement fait des recherches sur l’Amérique du Nord, impossible de savoir si ces événements concernerait également le reste de la terre. Le killshot par contre est annoncé comme un événement global et le major est de plus en plus préoccupé par l’imminence de cet événement. Les déclarations qu’il a fait lors de l’émission de radio Coast to Coast du 23 Avril 2013 sont intéressantes à plusieurs titres. Certaines ne m’étonnent pas tandis que d’autres me paraissent très suspectes, je vais y venir. Voici le résumé de l’émission:


« Dans la seconde moitié du programme, le professeur de « remote viewing » Ed Dames a parlé de ses prédictions concernant la Corée du Nord qui serait susceptible d’utiliser une arme nucléaire lors d’un accès de colère et la façon dont un effondrement économique mondial arriverait en même temps qu’une  pandémie dans un avenir pas si lointain. Dames a affirmé que son équipe a découvert le «réel plan» du gouvernement nord-coréen. Selon lui, ils ont mis au point de petits dispositifs nucléaires qui seraient transportés par sous-marin pour être placé au large des côtes de territoires américains. Si les Etats-Unis attaquent la Corée du Nord, dit-il, ces armes nucléaires secrètement placés exploseraient en représailles.

Malgré ce danger imminent, Dames mis en avant qu’il est « beaucoup plus préoccupé » par une pandémie mondiale se déclarant de manière concomitante à un effondrement économique mondial, et se poursuivant d’une éruption solaire dévastatrice qui frapperait la planète. À ce sujet, il a déploré que l’émergence récente de la grippe aviaire H7N9 en Chine « pourrait réellement être un candidat potentiel » pour cette pandémie. En outre, il a exprimé sa préoccupation concernant la comète ISON qui pourrait être le facteur déclenchant du killshot, dont il a mis en garde depuis des années. « Toutes ces choses s’emboîtent comme les pièces d’un puzzle, » a t-il indiqué. Dans la mesure ou la comète est censé passer près du soleil en Novembre, Dames suppose que fin 2013 ou début 2014, pourrait être le moment ou ces événements se dérouleront. « Même le Dr Doom commence à avoir peur désormais», se dit-il, «et quand le Dr Doom prend peur, se devrait être une alerte rouge pour beaucoup de gens. »

Alors autant pour le crash économique, il est évident qu’on y aura le droit à un moment ou un autre, tout le monde s’y attend à part ceux qui préfèrent fermer les yeux en attendant que ça passe. La pandémie associée parait crédible et l’hiver prochain pourrait être décisive (encore une grippe créer en laboratoire certainement, à suivre). Les événements passés et présents nous montrent que le soleil peut faire de gros dégâts et qu’il produit des éruptions de plus en plus fortes, un killshot est donc possible.

Par contre pour le coup des nord-coréens qui viendraient mettre des bombes nucléaires aux Etats-Unis, très franchement, je n’y crois pas. Déjà car le plan est peu crédible mais surtout quand on le met en relation avec l’opération ring of fire qui est elle orchestrée par les américains, il y a des ressemblances flagrantes qui ne trompent pas. Ne voudrait-on pas nous faire croire que de futurs explosions nucléaires aux Etat-Unis proviendrait des coréens alors que ce serait un coup monté des américains (le false flag étant un grand classique chez eux). Cette supposée opération prévoit justement l’implantation de bombes nucléaires dans plusieurs villes du territoire américain qui seraient un jour déclenchées pour mettre en place un état policier, des mesures répressives contre la population (camps FEMA, confiscation des armes, la loi martiale etc..) et en fonction de l’origine des menaces, des mesures pourraient être logiquement entreprises en représailles par les américains (attaques particulièrement en Corée du Nord et en Iran, les deux bêtes noires des USA et la mafia mondialiste).

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A la lumière de ces nouvelles déclarations, soit les remote viewers n’ont pas compris l’origine de la menace attribuée faussement aux nord-coréens soit on nous enfument. Dans l’absolue, on peut aussi se dire que l’ensemble de ces menaces sont crédibles mais qu’elles pourraient être provoqués par l’homme: un crash mondiale (aucun soucis), une pandémie (ça a déjà été fait), des explosions nucléaires (« ring of fire » en est un exemple). La seule menace qui est difficilement falsifiable est le killshot lui même (même si des explosions EMP, accompagnés de coupure des centrales électriques feraient peut être illusion).

Que ces menaces soient d’origine naturelle ou fabriqués par les hommes, dans les deux cas, l’avenir parait bien sombre d’après les prédictions des remote viewers. D’ailleurs, lorsque l’on voità quel point la planète est en train de changer avec de la neige au mois de Mai en Ecosse, untsunami de neige aux Etats-Unis, le réveil de plusieurs volcans, des morts inexpliqués et massives d’animaux partout dans le monde, l’augmentation constante du nombre de séismes et j’en passe ainsi que les signes annonciateurs du kill shot, on ne peut que constater que quelque chose ne tourne pas rond sur la planète bleu et que ça ne va pas probablement pas aller en s’arrangeant.

Autre fait dérangeant, Ed Dames n’a fait aucune autre prédiction après le Killshot. Pourquoi cela? La fin du monde qu’on nous annonçait soit disant pour le 21 décembre n’était pas la fin du monde mais la fin d’un monde et le début d’un autre: ces événements, s’ils ont lieu, amorceront-t-ils des changements majeurs pour notre civilisation? On constate que ce premier semestre 2013 a déjà permis d’amorcer des changements, certains d’ordre météorologiques, d’autres d’ordre plus terre à terre avec de plus en plus de scandales qui émergent.

On assiste à une vrai prise de conscience de la population sur bien des sujets. Les gens se rendent davantage compte que les gouvernements et les médias les manipulent depuis longtemps, trop longtemps. D’ailleurs, la théorie fumeuse de la fin de monde pour 2012 a été en grande partie orchestrée par les médias, tantôt à coup d’émissions à la télé, tantôt avec des articles aux titres cataclysmiques sans oublier le film 2012. Une fois que la sauce a pris, le bouche à oreille et internet à fait le reste. Ils ont dû se dire qu’une fois cette théorie éventée, les gens ne prêteraient plus attention aux signes plus inquiétants qui viendraient. Nous ne savons pas clairement ce qui nous attends, l’élite elle a l’air de le savoir et depuis longtemps.

Cet article pointe le doigt sur des éléments qui indiquent que les gouvernements s’attendent à un événement majeur à venir à partir de 2013:

– Les missions spatiales américaines ont été arrêtés à la mi 2011. Après tout les investissements déjà engagés par la NASA pour conquérir l’espace, tout stoppé sans raison est suspect, comme s’ils anticipés de plus pouvoir le faire à l’avenir.

– L’ache végétale de Svalbard contenant une grande partie des semences mondiales a été construite afin de permettre de recommencer l’agriculture après une catastrophe globale. Tout a été fini pour 2012.

– Le montant de la dette des Etats-Unis est sans cesse repoussé (tout comme celui de la plupart des pays) comme s’ils n’envisageait pas réellement d’avoir à payer ces dettes un jour (qu’ils n’arriveront de toute façon jamais à faire à moins de faire un braquage à la chypriote…et encore).

– Les gouvernements agissent tous comme si le dollar n’allait plus être la monnaie internationale de référence.

– Des gouvernements telles que les Etats-Unis, la Russie et la Chine ont creusés sans relâche d’immenses bunkers sous-terrains depuis des années. Tous étaient prêt pour la même période.
Les Etats-Unis ont même creuser une ville sous-terraine sous l’aéroport de Denver pour servir de base de repli pour le gouvernement US. Ce documentaire parle à la fois du killshot et de l’aéroport de Denver.

Pourquoi ces gouvernements auraient dépensés tant d’argent et d’énergie s’ils n’anticipaient pas de manière certaine un cataclysme majeur à venir? Nous verrons dans un prochain article ce qu’implique le Killshot et ce qui peut être fait pour s’y préparer. Les six mois à venir nous permettront de voir vers quoi tout cela va nous mener, gardons espoir.

 
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Publié par le 5 juin 2013 dans général

 

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