La déstabilisation et l’effondrement du Venezuela , OK . Mais n’oublions pas le plus important : l’or du Venezuela ! (qui ne sert à rien..) . Celui là que Chavez avait eu tant de mal à rapatrier . Et c’est Goldman Sachs qui avait conclu les 1ers accords swaps sur l’or du Venezuela, prenant une « option » dessus juste après sa mort, sous Maduro. L’or des banques centrales comme celle du Venezuela est une cible de 1er choix pour les grands prédateurs de la finance internationale .  

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Les réserves d’or du pays ont baissé de 16 % au premier trimestre, selon le FMI. Aucune banque centrale n’avait vendu autant de barres depuis 2007.

Les réserves d’or du Venezuela fondent à vue d’oeil. Terrassé par une dramatique crise économique, le pays court après l’argent pour continuer à rembourser sa dette extérieure. Et tous les moyens sont bons, y compris la vente de ses barres. D’après les chiffres du FMI, les réserves d’or vénézuéliennes ont baissé de 16 % au premier trimestre cette année, soit près de 43 tonnes vendues. L’an passé, elles avaient déjà chuté de près de plus de 24 %.

Aucune banque centrale n’avait cédé autant d’or en trois mois depuis fin 2007, lorsque la Suisse avait vendu quelque 90 tonnes à l’automne, selon Bloomberg. L’époque est d’ailleurs plutôt à l’amasser, comme le font depuis des mois la Russie, la Chine ou le Kazakhstan.

Mais le Venezuela, lui, n’a guère le choix. Le plongeon des cours du pétrole, dont il possède les plus grandes réserves au monde, a amputé les recettes d’exportation de milliards de dollars, et le pays doit aujourd’hui importer la quasi-totalité des produits qu’il consomme. La plupart des économistes prévoient une contraction à deux chiffres de son PIB tandis que l’inflation pourrait dépasser 500 % cette année.

Risques de pénurie et de stagflation

« Sans sources financières supplémentaires, les importations devront être fortement réduites, ce qui aggravera les pénuries et la stagflation, si le gouvernement veut éviter un défaut de paiement », a indiqué l’Institut de la finance internationale (IIF) dans une note récente, rappelant que, jusqu’à présent, le gouvernement du président Nicolas Maduro, héritier politique de Hugo Chavez, a fait du service de la dette une priorité en puisant dans les actifs.

Caracas a notamment expédié une partie de ses 12 milliards de dollars (montant estimé à fin février) de réserves d’or à l’étranger. Entre janvier et mars, le pays a envoyé près de 60 tonnes en Suisse au premier trimestre, d’après les données des douanes suisses. L’équivalent de plus de 2,5 milliards de dollars. Certains observateurs pensent que l’or peut ainsi être utilisé en garantie pour un prêt de cash de la part de banques. En février, Reuters avait révélé que la Banque centrale du Venezuela négociait avec Deutsche Bank pour effectuer des « swaps » sur or, opérations qui consistent donc à échanger des devises contre de l’or physique, dans l’idée d’améliorer ses réserves de change.

Prêt à tout pour attirer les devises étrangères, le gouvernement a aussi décidé de relancer ses mines d’or, dont la production s’est effondrée depuis leur nationalisation en 2011. Plusieurs accords ont été signés avec des groupes canadiens et chinois. Si elles étaient certifiées, ses réserves, que le pays veut exploiter dans l’état de Bolivar, représenteraient les deuxièmes gisements les plus importants au monde après l’Australie.

À NOTER

Le Venezuela veut redevenir un exportateur de diamants. Le directeur de la banque centrale a indiqué mardi que Caracas devrait rejoindre le Processus de Kimberley cette année.