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Archives de Tag: financière

Le monde menacé par une nouvelle crise financière ?

C’est la mise en garde de Jean-Michel Naulot dans son livre « Eviter l’effondrement« , (éd. Seuil). L’ex banquier et ancien régulateur à l’AMF estime qu’une nouvelle crise est sur le point d’éclater. En cause selon lui : la dérégulation financière.

 

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De moins en moins de Français optimistes sur leur situation financière

De moins en moins de Français pensent que leur situation financière s\'est améliorée par rapport à celle de leurs parents.
De moins en moins de Français pensent que leur situation financière s’est améliorée par rapport à celle de leurs parents. (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)
L’Insee dévoile ce lundi une enquête sur la situation financière des Français. À peine un Français sur deux pense que sa situation financière est meilleure que celle de ses parents.

De moins en moins de Français pensent que leur situation financière s’est améliorée par rapport à celle de leurs parents, selon une étude publiée lundi 27 février par l’Insee.

Selon l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, seules 54% des personnes âgées de 25 à 66 ans estiment que leur situation financière s’est améliorée depuis leur adolescence. C’est un recul de 6 points par rapport à 2005, avant la crise de 2008. À l’inverse, 25% des Français de 25 à 66 ans pensent que leur situation s’est dégradée par rapport à celle de leurs parents, en hausse de 5 points par rapport à 2005.

Des inégalités transmises de générations en générations

Ces chiffres sont directement liés à l’âge : plus la personne interrogée est âgée, plus elle pense que sa situation financière est meilleure que celle de ses parents. Par exemple, 67% des plus de 60 ans pensent que leur situation s’est améliorée, contre seulement 41% des personnes âgées de 30 ans. Cela s’explique par le fait que « les générations anciennes ont connu plus d’années de forte croissance depuis leur adolescence », selon l’Insee.

L’étude montre aussi que les inégalités se transmettent de génération en génération. « Une personne dont le père est diplômé du supérieur a cinq fois plus de chance d’être elle-même diplômée du supérieur qu’une personne dont le père est sans diplôme », note l’Insee. (source)

 
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Publié par le 1 mars 2017 dans économie, général, société

 

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Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe (Les Pays-Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’euro)

Les choses vont très vite, il s’est passé beaucoup de choses en à peine un mois . D’abord, une fois élu et intronisé, Donald Trump a annoncé un changement « radical » de doctrine face à l’Europe , déstabilisant les élites du vieux continent. Au même moment, Schäuble a mis un coup de pression exhortant la BCE à relever ses taux . Par ce coup de pression Wolfgang Schäuble envoyait un message fort : « nous ne voulons PLUS de cette Europe » : les Allemands, qui avaient déjà cette idée derrière la tête avant l’élection de Trump – veulent créer leur propre Euro-zone .  

Ensuite, dans la continuité Mario Draghi avait validé et l’élite Européenne en panique a entamé « le Processus » à Davos  . Mario Draghi avait admis pour la 1ère fois qu’un pays pouvait sortir de l’euro et il a même expliqué comment –  « Tout pays quittant la zone euro devrait solder son compte » avait-t-affirmé . Dans la foulée, le ministre italien des Finances avait déclaré que le problème de l’Europe c’est l’euro . Le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, s’en était pris vertement à l’UE, et plus particulièrement à la monnaie unique. Il avait affirmé à Davos que le problème de l’Europe «c’est l’euro» , en appelant à «prendre au sérieux le populisme». 

Mi février, nous avons appris que selon l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE , la Grèce pourrait enfin «rompre les liens avec l’Allemagne et sortir de L’Euro » En effet , Ted Malloch, l’ambassadeur proposé par Trump à l’Union européenne, avait jeté le doute sur la survie de la zone euro et demandé à Athènes de revenir à la drachme.

Dans Le Monde post-Trump : Du Grexit à la Naissance d’une nouvelle Europe , je résumais , expliquant que suite à l’élection de Trump, un nouveau monde était en train de naître . Avec une nouvelle Europe qui est d’ores et déjà en gestation .

Maintenant, on apprend que les Pays Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’Euro

Les autorités néerlandaises ont approuvé le lancement d’une étude sur s’il était possible et raisonnable pour les Pays-Bas, l’un des pays phares de l’UE, de quitter la zone euro.

Charles SANNAT résume :

Dans les médias français ? Silence radio. Tout va bien. Le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière. Vous avez, comme à chaque fois, les sources tout en bas de cet article, tout à la fin, pour les incrédules qui pensent encore que la presse et les médias les « informent » pour leur « plus grand bien ». Vous avez même trois sources étrangères différentes.

C’est un véritable coup de tonnerre symbolique parce qu’à ce stade, évidemment, rien n’est fait, mais c’est tout de même explosif. Pour la première fois de l’histoire qui sera vraisemblablement assez courte de l’euro, un pays du tout premier cercle et à la rigueur relativement exemplaire et ayant toujours eu une « monnaie forte », les Pays-Bas, se pose le plus sérieusement du monde la question de savoir s’ils vont ou pas rester dans l’euro.

Officiellement donc, ils enquêtent désormais sur la possibilité d’abandonner l’euro !! Rien que cela mes amis.

L’idée de quitter la zone euro a été soulevée dans le contexte de la vague montante d’euroscepticisme en Europe, y compris aux Pays-Bas, où les partis politiques ne ratent pas une occasion de jouer cette carte en leur faveur avant les élections législatives qui auront lieu le 15 mars.

Donc dans tous les cas, c’en est terminé de cette Europe qui est en train de littéralement exploser – question de temps, et le mouvement s’accélère vite , très vite !

Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe. Les banques centrales de la zone euro sont-elles encore solvables ?

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je vous propose en exclusivité pour vous, mes chers lecteurs, un article du très brillant journaliste Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph de Londres dont vous savez que j’apprécie très grandement la qualité du travail et… les informations !!

Ambrose Evans-Pritchard est le journaliste certainement le mieux informé d’Europe sur l’Europe et ses vicissitudes. Suivre ce qu’il dit dans les colonnes du Telegraph est plutôt une bonne idée.

Je ne me suis pas foulé. Son titre, c’est le mien. En clair, le titre de cet article c’est le sien, et il juge que nous sommes rentrés dans une crise existentielle pour l’euro. Encore une fois, et comme pour mon édito d’hier, vous remarquerez le silence assourdissant des médias censés nous informer.

Il s’intéresse à un sujet complexe « Target 2 » et sous cet acronyme barbare se cache en réalité un système de compensation des flux financiers entre pays européens. Bref, en réalité, et on ne vous le dit pas, la situation est grave. Très grave. Préparez-vous à assister à l’explosion dans le pire des cas et au détricotage de la zone euro dans le meilleur des cas.

Ce n’est pas de la fiction.

Cela se passe maintenant.

Cela se passe actuellement.

D’énormes dettes sont en train d’être transférées, en catimini, de banques privées et de fonds d’investissement vers les épaules des contribuables du sud de l’Europe.

Il s’agit d’une variante du tragique épisode grec mais cette fois à bien plus grande échelle et avec des conséquences systémiques mondiales.

Notre pays, la France, est évidemment concerné.

Hier, je publiais et j’ai laissé volontairement cet édito dans l’édition d’aujourd’hui un article sur l’enquête que les Pays-Bas lançaient pour savoir s’il fallait quitter l’euro et comment le faire.

Je laisse la parole à Ambrose Evans-Pritchard, traduit en exclusivité pour vous !!

Il n’y a eu aucune décision démocratique d’aucun parlement pour le transfert de ces dettes, qui approchent rapidement le trillion d’euros. Elles sont l’effet secondaire non-désiré du QE de la BCE, qui a dégénéré en une voie de secours pour la fuite des capitaux des pays du Club Med vers l’Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Cette « socialisation du risque » a lieu furtivement, en tant qu’effet mécanique du système de paiement de la BCE Target 2. Si une fronde politique en France ou en Italie déclenche une crise existentielle de l’euro dans les mois à venir, les citoyens des pays créditeurs comme débiteurs de la zone euro découvriront avec horreur ce qu’on leur a fait.

Un tel risque est plausible. Alors que j’écris ce papier, quatre articles sur cinq du fil du quotidien français financier Les Échos abordent des scénarios de désintégration de l’euro. Je n’ai pas souvenir d’un tel débat ouvert dans la presse continentale, à aucun moment du projet de l’euro.

Comme toujours, les marchés de la dette sont le baromètre du stress. Les taux sur les obligations allemandes à deux ans ont atteint un plus bas historique de -0,92 % mercredi, signe que quelque chose de très curieux est en train d’avoir lieu. « Les sonnettes d’alarme résonnent à nouveau. Nos données indiquent de sérieuses fuites des capitaux vers les valeurs refuges allemandes. On se croirait comme au début de la crise de la zone euro en 2011 », a déclaré Simon Derrick de BNY Mellon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le système Target2 est conçu pour ajuster automatiquement les comptes des branches de la famille des banques centrales de la BCE, qui se corrige tout seul avec chaque entrée et sortie. En réalité, il est devenu un rideau de dissimulation de flux chroniques de capitaux à sens unique.

Les investisseurs privés vendent à la BCE les obligations italiennes ou portugaises qu’ils possèdent, en empochant un bénéfice, et redéploient le produit de la vente dans des fonds mutuels en Allemagne ou au Luxembourg. « Cela montre simplement que l’union monétaire est doucement en train de se désintégrer malgré les meilleurs efforts de Mario Draghi », a déclaré un ancien gouverneur de la BCE.

« CELA MONTRE SIMPLEMENT QUE L’UNION MONÉTAIRE EST DOUCEMENT EN TRAIN DE SE DÉSINTÉGRER MALGRÉ LES MEILLEURS EFFORTS DE MARIO DRAGHI » – UN ANCIEN GOUVERNEUR DE LA BCE

Rien que la Banque centrale italienne doit désormais une somme record de 364 milliards d’euros à la BCE, 22 % du PIB italien, et le montant ne cesse de grimper. Mediobanca estime que 220 milliards d’euros ont quitté l’Italie depuis le lancement du QE de la BCE. Les sorties de capitaux correspondent presque à l’euro près aux achats d’obligations de la BCE.

Le professeur Marcello Minenna, de l’université Bocconi de Milan, a déclaré que le basculement implicite du risque privé vers le secteur public, largement ignoré dans les médias italiens, fait courir à la banque centrale italienne le risque de la faillite si l’euro se désintègre ou si l’Italie se fait bouter de l’union monétaire. « Franchement, ces montants deviennent impayables » a-t-il déclaré.

Les déséquilibres Target2 sous le système de la BCE

déséquilibres target2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant des années, la BCE a affirmé que ces déséquilibres Target2 sont une fiction de comptabilité qui n’a pas d’importance dans une union monétaire. Plus maintenant. Mario Draghi a écrit une lettre aux députés européens italiens en janvier, les avertissant que la dette devra être « remboursée totalement » si l’Italie sortait de l’euro et restaurait la lire.

Il s’agit d’un message fort. Monsieur Draghi l’a écrit noir sur blanc, confirmant ainsi que les en-cours Target2 sont extrêmement sérieux, tout comme les critiques l’affirment depuis le début. D’une certaine manière, il a révélé que la dette publique italienne est significativement plus élevée que les chiffres officiels. La Banca d’Italia a des actifs de compensation, mais ceux-ci seraient fortement dévalués.

Les dettes Target2 de l’Espagne s’élèvent à 328 milliards de dollars, presque 30 % du PIB. Celles du Portugal et de la Grèce à 72 milliards chacune. Toutes les banques centrales de ces pays sont soit insolvables, ou dangereusement près de l’être si ces dettes se cristallisent.

Willem Buiter, de Citigroup, affirme que les banques centrales au sein de la structure inachevée de la zone euro ne sont pas vraiment des banques centrales. Il s’agit plus de comités de devise. Elles peuvent faire faillite, et plusieurs feront probablement banqueroute. En bref, elles ne sont pas « une contrepartie crédible » pour le reste du système euro.

Il est étonnant que les agences de notation refusent toujours de considérer les en-cours Target2 en tant que dettes réelles, même après la lettre de Draghi et malgré le risque politique qui coule de source. Elles ne peuvent peut-être pas le faire vu qu’elles sont régulées par les autorités européennes, et de temps en temps sujettes au harcèlement judiciaire de pays qui n’apprécient guère leurs verdicts. Quelle que soit la cause de cette tolérance, elle pourrait leur revenir à la figure un jour.

De l’autre côté du grand livre comptable, la Bundesbank a accumulé des crédits Target2 de 796 milliards d’euros. Le Luxembourg de 187 milliards, reflétant son statut de plate-forme financière. Cela représente environ 350 % du PIB du minuscule Duché, ainsi que 14 fois son budget annuel.

Mais que se passera-t-il si l’euro éclate ? On peut supposer qu’il y aurait un tsunami de flux de capitaux bien avant le moment fatidique, poussant les déséquilibres Target2 vers les 1,5 trillion. M. Buiter affirme que la BCE devrait alors couper le robinet aux banques centrales « irrémédiablement insolvables » afin de se protéger.

La réaction en chaîne commencerait avec un défaut du sud envers la BCE, qui en retour aurait du mal à assumer ses obligations Target2 envers le nord du bloc, si elle devait encore être une institution en état de fonctionnement arrivée à ce point. La BCE ne dispose d’aucune entité souveraine pour la soutenir. Il s’agit d’une orpheline.

Les banques centrales d’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg perdraient une partie de leurs crédits Target2. Mais elles devraient, en contrepartie, légalement rembourser des banques de leur juridiction. Simplement parce que c’est la méthode utilisée par les banques centrales créditrices pour stériliser les flux entrants Target2.

Simplifions avec un exemple : la banque centrale du Luxembourg devrait subitement 350 % de son PIB à des contreparties privées, impliquant des obligations émises sous des termes juridiques variés et principalement libellées en euros. Le pays pourrait essayer d’imprimer des francs luxembourgeois et voir si cela fonctionne.

Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch attribuent toutes un solide AAA au Luxembourg, bien sûr, mais cela ne fait que démontrer les dangers de l’emprise intellectuelle et idéologique.

Que l’édifice de l’union économique et monétaire européenne soit bâti sur du sable n’avait aucune importance tant que le projet donnait l’impression d’être inévitable. Aujourd’hui, c’est important. La candidate jurant de restaurer le franc français est donnée gagnante à trois contre 1 à la présidentielle de mai.

Ce qui est frappant n’est pas le bon de 28 % en un sondage du Front National de Marine Le Pen, mais le fait qu’elle a réduit l’écart à 44:56 en cas de finale contre l’ancien Premier ministre François Fillon.

L’institut de sondage Elabe affirme n’avoir jamais vu de tels chiffres en faveur de Madame Le Pen. Environ 44 % des ouvriers affirment qu’ils voteront pour elle, montrant à quel point elle a envahi les bastions industriels du parti socialiste. Le plafond de verre se fissure.

Le joker est que la gauche divisée française pourrait mettre de côté ses différends amers et se rassembler derrière le candidat socialiste Benoît Hamon et son projet ultra radical, lui garantissant ainsi une finale contre Madame Le Pen. Les Français se retrouveraient face à un choix entre la gauche dure et la droite dure, deux factions bien décidées à détruire l’ordre établi. Ce duel serait trop serré pour se risquer à des pronostics.

Tout peut arriver dans les mois à venir en France, ainsi qu’en Italie, où le parti démocratique est en train de s’entre-déchirer. Le président du parti, Matteo Renzi, qualifie la mutinerie de « cadeau pour Beppe Grillo », dont le mouvement eurosceptique Cinq Etoiles mène la danse dans les sondages italiens, avec 31 % des intentions de vote.

À l’heure actuelle, quatre partis italiens possédant la moitié des sièges du parlement flirtent avec un retour de la lire et se rapprochent d’une alliance de circonstance.

Tout cela a lieu alors que les marchés commencent à se faire du mouron concernant la baisse des achats d’obligations de la BCE. Plus les données économiques de la zone euro s’améliorent, pire c’est, alors que les pressions grimpent en Allemagne pour mettre un terme au QE.

La question de savoir si l’Italie peut survivre à la perte du bouclier offert par la BCE est ouverte. Mediobanca affirme que le Trésor italien doit lever ou faire rouler 200 milliards d’euros par an alors que Francfort est quasi le seul acheteur.

La Grèce pourrait être contrainte à la soumission en cas de crise. Il s’agit d’un petit pays, psychologiquement vulnérable, coincé entre la périphérie des Balkans et la Turquie. Les montants sont trop petits pour vraiment importer.

C’est la France et l’Italie qui menacent de soumettre l’expérience de l’euro à l’épreuve du feu. Si le système s’effondre, les dettes Target2 deviendront trop réelles et cela ne s’arrêtera pas là. Des trillions de contrats de dette seront remis en question.

Il s’agit d’une bien plus grande menace à la City de Londres et aux interconnexions bancaires de Square Mile que le sujet secondaire du clearing en euros, ou n’importe laquelle des prises de tête gérables découlant du Brexit. D’ailleurs, dans un tel scénario, qui parlerait encore du Brexit ?

Fin de l’article et de la traduction anglaise. Vous avez la source comme à chaque fois tout en bas en annexe.

Que dois-je faire?

Vous préparer et préparer votre patrimoine ! Cela peut sembler fou, mais non, l’euro peut ne pas être éternel. Oui l’euro peut mourir en quelques heures. Oui vous pouvez être ruiné dans un laps de temps aussi court, et non, mes amis, le nuage de Tchernobyl ne s’est pas arrêté à la frontière ! Il a bien déclenché, chez nous, une épidémie de cancers plus ou moins graves et les conséquences aujourd’hui se font encore sentir.

Franchement, lorsque j’ai écrit le mois dernier mon dossier spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse », je ne pensais pas que l’actualité deviendrait aussi brûlante sur le sujet. Pourtant, c’est le cas.

Personne, ni vous ni moi, l’avons choisi.

Nous le subissons.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 28 février 2017 dans économie, général, International

 

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Les 30 preuves que nous sommes dans la plus grosse bulle financière de tous les temps

L’énorme bulle actuelle sur les marchés boursiers ne fera pas exception – Le CAPE (cyclically adjusted price to earnings), dit aussi PER, qui correspond à la capitalisation boursière rapportée aux bénéfices, ajustés de l’impact du cycle économique est aujourd’hui largement considéré comme l’une des meilleures mesures de la cherté ou non des actions (si elles sont surévaluées ou sous-évaluées) Cet indicateur se situe actuellement autour des 29 points . Or ce seuil n’a été franchi à la hausse qu’à 2 reprises dans toute notre histoire : en 1929, juste avant le krach de Wall Street, et dans les derniers mois de l’euphorie de la bulle Internet à la fin des années 1990. 

Aujourd’hui un dossier complet et passionnant qui montre bien que nous sommes dans une bulle de proportion biblique, jamais atteinte dans l’histoire humaine. Accrochez vous ça va exploser – Un énorme crash se profile . L’effondrement est en fait déjà en cours .Pour certains aspects c’est le d’ores et déjà le cas, pour d’autres la bulle continue de gonfler : c’est un effondrement en slow motion . (au ralenti)

Tout ce qui monte doit redescendre, ce sont les lois de la pesanteur .  

Voici donc Les 30 preuves que nous sommes dans la plus grosse bulle financière de tous les temps, je vous les donnes à partir de la 21e à la 30e, vous avez la totalité des preuves de cet excellent dossier à la fin de ce papier .

La « grosse vilaine bulle » que Trump, alors candidat à la présidence, avait identifiée à propos des marchés américain est réelle.

21. Le S&P n’a jamais été aussi cher comparé aux bénéfices des entreprises

Le graphique ci-dessous représente la valeur de l’indice S&P 500 divisé par les résultats des entreprises. A nouveau, nous avons atteint des niveaux historiques : les entreprises n’ont jamais été aussi valorisés par rapport aux résultats qu’elles sont capables de délivrer. Lorsque (et non pas si) la bulle éclatera, la chute sera sévère.

Le marché n’a été aussi proche du niveau actuel de 11,3 que durant quelques mois de pure frénésie de marché au début du siècle, en 1999.

Zerohedge

22. La hausse des prix des produits de base devient évidente

Jeff Desjardins remarque dans Visual Capitalist : « les prix grimpent en flèche mais uniquement pour les produits nécessaires. »

Alors que l’inflation fait augmenter les prix dans tous les secteurs d’un marché donné, les Etats-Unis connaissent une hausse modérée dans des secteurs spécifiques de l’économie.

Visual Capitalist

Vous souvenez-vous de dinosaures comme Circuit City (distributeur américain spécialisé dans le commerce d’ordinateurs personnels, de jeux vidéo et de produits électroniques grand public, NDLR) ou Radioshack (entreprise américaine de vente de produits et de composants électroniques, NDLR) ? La disparition de telles enseignes de proximité pourrait bientôt avoir lieu dans des secteurs qui connaissent une forte hausse des prix.

23. Banques systémiques et risque systémique toujours plus intense

Les grandes banques sont aussi interdépendantes et dangereuses qu’elles l’étaient avant la crise de 2008. Le FMI indique que la Deutsche Bank est « le contributeur net le plus important aux risques systémiques. »

 

Une telle interdépendance peut entraîner un effet de contagion à travers le monde entier. Lorsqu’une banque A un prend froid, la suivante B a une pneumonie.

International Monetary Fund

Selon ce rapport du FMI, « les nœuds bleus, violets et verts indiquent les banques européennes, américaines et asiatiques, respectivement. L’épaisseur des flèches montre les liens (vers l’intérieur comme vers l’extérieur) et la flèche montre la direction des retombées. La taille du nœud reflète la taille des actifs. »

24. Des banques plus grosses et plus endettées qu’avant 2008

Les grosses banques laisseront un cratère encore plus grand qu’en 2008 lorsque l’énorme bulle de la dette éclatera.

Selon le U.S Treasury Office of Financial Research, « la taille de la banque est un composant important du risque systémique. »

La taille des bulles ci-dessous devrait vous alarmer.

Office of Financial Research

« … le défaut d’une banque avec un fort indice de connectivité aura un effet plus grand sur le reste du système bancaire. En effet, l’origine de son défaut se répandra sur les autres institutions financières, créant un effet de cascade qui pourrait conduire à d’autres défauts. »

« Un effet de levier élevé, mesuré comme le ratio du total des actifs rapporté au capital Tier 1, a tendance à être associé à une forte connectivité financière ; or, beaucoup des plus grandes institutions sont élevées sur les deux dimensions… »

« Plus grande est la banque, plus l’effet d’entraînement est élevé si elle fait défaut ; plus son effet de levier est élevé, plus elle est encline à faire défaut sous la pression ; et plus son indice de connectivité est élevé, plus grande sera la part du défaut qui entrera en cascades dans le système bancaire. »

« Le produit de ces trois facteurs fournit une mesure globale du risque de contagion que posent les banques pour le système financier. »

25. Un « choc des prix » des actifs à venir selon l’Office of Financial Research américain

Le PER montre la valeur de l’action d’une entreprise rapporté à son résultat. Le graphique ci-dessous montre que le PER, cycliquement ajusté, a atteint un niveau correspondant à ce qu’on avait avant les trois plus grands déclins du marché boursier durant le siècle dernier.

On peut le voir dans le graphique ci-dessous :

Office of Financial Research

« Le prix de l’immobilier commercial a également grimpé et les taux de capitalisation, l’une des mesures du rendement attendu sur un bien immobilier, sont proches des plus bas records. Un choc des prix dans l’un de ces marchés pourrait menacer la stabilité financière américaine si les actifs étaient principalement détenus par des entités qui utilisent des effets de levier à hautes doses et du financement à court terme.

« Un choc des prix qui coïnciderait avec une forte hausse des défauts des entreprises américaines amplifierait les risques… Nous sommes préoccupés par les risques de marché auxquels les banques et assureurs américains sont exposés. »

Nous verserons les cinq dernières preuves à notre dossier de méga bulle sans précédent historique, après-demain.

Craig Wilson

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Source

Nous vous avons en avons déjà donné 25 preuves dans de récentes chroniques. Nous versons aujourd’hui cinq dernières preuves à notre dossier.

La « grosse vilaine bulle » que Trump, alors candidat à la présidence, avait identifiée à propos des marchés américains est réelle. Nous vous avons en avons déjà donné 25 preuves dans de récentes chroniques. Nous versons aujourd’hui cinq dernières preuves à notre dossier.

26. Le grand ralentissement de la croissance américaine

Sur une période de 10 ans, la croissance par habitant affiche une longue et effrayante tendance à la baisse, selon un rapport de l’institut Gallup.

Cette étude Gallup en collaboration avec le U.S. Council on Competitiveness et publiée en décembre 2016 montre la baisse considérable de « la productivité long terme des Etats-Unis ».

Le ralentissement de la croissance

Pour Gallup, il n’y a pas de reprise : « depuis 2007, la croissance du PIB par habitant des États-Unis n’a été que de 1%. » « La Grande crise est peut-être terminée mais l’Amérique tourne dangereusement à vide. » La ligne de croissance réelle du PIB par habitant se fonde sur les données du Bureau of Economic Analysis.

Dans le cadre de notre étude des bulles financières déjà gonflées, ce graphique montre que les marchés sont artificiellement élevés alors que la productivité américaine est à la traîne.

Or les marchés anticipent des bénéfices futurs et sans gain de productivité, on voit mal comment ils seront obtenus.

27. La chute des bénéfices du S&P 500

Selon les chiffres des entreprises du S&P 500 publiés dans le cadre des rapports du deuxième trimestre, les bénéfices à partir du deuxième trimestre 2015 jusqu’en 2016 ont reculé de 3,2%.

Si cette baisse peut sembler minime, selon un rapport de FactSet : « ce deuxième trimestre marque la première fois où l’indice enregistre cinq trimestres consécutifs de baisse des bénéfices d’une année sur l’autre depuis le troisième trimestre 2008 jusqu’au troisième trimestre 2009. »

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Cela signifie que les tendances financières d’une année sur l’autre sont revenues au niveau de 2008 — année où les Etats-Unis (et le monde) ont connu le pire choc économique depuis la crise de 1929.

28. Productivité : rien qui se rapproche de la normale

La Federal Reserve Bank of St. Louis a publié un rapport sur le taux d’utilisation de la capacité industrielle totale qu’elle définit ainsi :

« Le pourcentage de ressources utilisées par les entreprises et les usines pour produire des biens dans l’industrie, l’exploitation minière, et les services de gaz et d’électricité pour toutes les infrastructures localisées aux Etats-Unis (hors celles dans les territoires américains). »

Traduction du langage de la Fed : cela correspond au taux d’utilisation de l’outil de travail.

En gros, les usines ronronnent-elles correctement ?

Juste avant le krach financier, en novembre 2007, le taux d’utilisation de la capacité industrielle était de 80,9%. Depuis, l’utilisation a ralenti et depuis novembre 2014, il est en déclin.

En novembre 2016, la Fed a mesuré que le taux d’utilisation de la capacité était de 74,3%, soit un fort déclin des ressources utilisées.

29. La crise immobilière devient mondiale

Selon la pyramide des besoins de Maslow, avoir un toit est un des éléments essentiels de la motivation humaine.

Le FMI a publié un rapport en décembre 2016 qui montre que les prix mondiaux de l’immobilier ont atteint les mêmes niveaux qu’au début de la crise financière mondiale, ce qui est particulièrement inquiétant.

Dans une étude menée dans 57 pays, le FMI a mesuré les niveaux de l’indice moyen des prix et en a conclu que, s’il existe des différences selon les pays, une vigilance accrue est nécessaire.

L'indice des prix immobiliers dans le monde est quasiment revenu à son niveau d'avant la crise financière (en pondérant à l'identique)

30. Les bilans des banques centrales et une question idiote

Les plus grandes banques centrales au monde ont vu une forte augmentation de leurs bilans, qui atteignaient 21 000 Mds$ en octobre 2016.

Cela représente 29% de l’économie mondiale (le double du niveau antérieur au krach financier de 2008).

Les actifs combinés des 10 plus grandes banques centrales ne cessent de croître

Selon Bloomberg, « l’accélération de l’expansion des bilans des banques centrales se produit tandis que le débat fait rage de savoir si leur politique d’achats d’actifs et de taux d’intérêt faibles en continu crée des bulles… »

Il faut bien comprendre que les banques centrales achètent des actifs, actions ou obligations, et donnent à leurs anciens détenteurs des liquidités qui sont ensuite réinvesties par ces mêmes détenteurs.

Cette énorme masse monétaire arrive bien quelque part…

Oui, les agissements de ces banques centrales créent d’énormes bulles, comme nous l’avons vu et il faut être aveugle pour refuser de les voir.

Voici un récapitulatif des 30 preuves. (avec les liens ici

Piège des taux bas

Même les riches calent

Les capitaux spéculatifs atteignent des niveaux historiques

Les esclaves de la dette face au risque des taux

La Chine surendettée

Crédits automobiles américains : le prochain subprime

Le risque démographique est mal perçu

« Trop gros pour faire faillite » – encore et toujours

Dans les économies occidentales, les prix de l’immobilier sont sous stéroïdes

Le crédit chinois grimpe en flèche sans contrepartie productive

La réserve fédérale est coincée

Les chiffres des achats de Noël signalent une perte de confiance

Le gouvernement américain détient la facture des consommateurs

Explosion des prêts étudiants aux Etats-Unis

La dette publique en forte augmentation

Le patrimoine immobilier des ménages à un plus haut historique

Les prix des actions à des niveaux record

L’immobilier commercial est encore plus haut qu’en 2008

Le piège de la dette fédérale

Le chiffre d’affaires des entreprises du Dow Jones baisse depuis cinq ans

Le S&P n’a jamais été aussi cher comparé aux bénéfices des entreprises

Le S&P n’a jamais été aussi cher comparé aux bénéfices des entreprises

La hausse des prix des produits de base devient évidente

Banques systémiques et risque systémique toujours plus intense

Des banques plus grosses et plus endettées qu’avant 2008

Un « choc des prix » des actifs à venir selon l’Office of Financial Research américain

Le grand ralentissement de la croissance américaine

La chute des bénéfices du S&P 500

Productivité : rien qui se rapproche de la normale

La crise immobilière devient mondiale

Les bilans des banques centrales et une question idiote

 
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Publié par le 28 février 2017 dans économie, général, International

 

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Brexit : Barnier prévient des risques pour la stabilité financière

Michel Barnier, négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, le 6 décembre 2016 à Bruxelles

© Fournis par AFP Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, le 6 décembre 2016 à Bruxelles

Comme je vous ai prévenu dans le précédent papier, les élites joueront leur carte jusqu’au bout . Z .

Le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, le Français Michel Barnier, a prévenu samedi que les Européens devaient avoir conscience du risque qui pèsera sur la stabilité financière pendant les négociations du Brexit qui s’annoncent difficiles.

Vendredi soir, le quotidien britannique The Guardian affirmait qu’il avait déclaré à des parlementaires européens qu’ils devaient conclure un accord « spécial » avec le secteur financier britannique afin que le crédit continue d’irriguer le continent.

Dans un message sur son compte Twitter, le négociateur a précisé samedi qu’il ne parlait pas d’un accord avec la City de Londres, le quartier d’affaires de la capitale britannique.

« L’UE doit avoir une vigilance particulière quant au risque sur la stabilité financière, pas un accord spécial pour avoir accès à la City », a-t-il tweeté.

Selon un compte-rendu non publié de l’échange entre M. Barnier et les parlementaires européens, consulté par le Guardian, le Français aurait expliqué qu’il voulait garantir que les banques, les entreprises et les gouvernements des 27 autres membres de l’Union européenne auront toujours accès à la City après la sortie du Royaume-Uni du bloc.

Un porte-parole de la Commission européenne a assuré samedi à l’AFP que le compte-rendu ne reflétait « pas correctement ce que M. Barnier a dit ».

Ce dernier a jusque-là maintenu une ligne dure sur les négociations du Brexit.

Les dirigeants européens considèrent le secteur financier londonien comme une faiblesse potentielle dans les négociations pour les Britanniques, qui auront à coeur de défendre jusqu’au bout le joyau de leur économie et de maintenir des échanges transfrontaliers avec le continent.

« Il va falloir faire un travail très spécifique dans ce domaine », aurait déclaré M. Barnier, selon le Guardian citant le compte-rendu non publié. « Il y aura une relation spéciale/spécifique. Il faudra travailler en-dehors du cadre des négociations (…) pour éviter l’instabilité financière ».

Le patron de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, avait prévenu mardi que l’Europe aussi avait beaucoup à perdre si aucun accord n’était conclu.

M. Carney a déclaré à des parlementaires britanniques qu’il y avait « plus de risques d’instabilité financière sur le continent à court terme, pour la transition, que pour le Royaume-Uni ».

Il a souligné que les trois quarts des opérations de changes du continent, la moitié de ses prêts et la moitié de ses transactions boursières avaient lieu à Londres. Il a également prévenu que s’isoler de Londres pourrait renchérir le coût du capital et avoir de graves conséquences pour les banques, les entreprises et les gouvernements européens.

De son côté, M. Barnier a répété que l’UE ne laisserait pas le Royaume-Uni se concocter un Brexit « à la carte » durant la procédure de divorce avec l’Union.

De son côté, la commission parlementaire sur le Brexit a réclamé samedi que la Première ministre Theresa May publie d’ici mi-février son plan pour quitter l’UE.

« Nous ne demandons pas au gouvernement de renoncer à ses lignes rouges ou à ses solutions de repli dans les négociations, mais nous voulons de la clarté sur ses objectifs globaux au vu de l’importance et de la complexité du processus de négociation », a déclaré le président de cette commission, Hilary Benn.

« Le gouvernement doit rechercher des arrangements transitionnels adéquats dans l’intérêt des entreprises », à la fois pour le Royaume-Uni et l’UE, a-t-il estimé.

Pour la commission parlementaire, le gouvernement doit essayer de maintenir l’accès de la finance britannique au marché européen, au bénéfice des deux parties.

Un porte-parole du gouvernement a répété que les plans du gouvernement seraient présentés « d’ici la fin mars », date butoir que s’est fixée la Première ministre conservatrice Theresa May pour activer l’article 50 du Traité de Lisbonne.

AFP

 
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Publié par le 16 janvier 2017 dans général, International, Politique

 

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La BCE craint une forte instabilité financière d’ici 2018

[titre article pour referencement]
 

Alors que la plupart des opérateurs des marchés financiers essaient de se convaincre (et de nous convaincre) que tout va bien en prenant pour référence la remontée récente des principaux indices boursiers occidentaux, la Banque centrale européenne vient d’émettre un communiqué qui va à contre-courant de l’exaltation ambiante. En effet, la BCE semble avoir réévalué les risques pesant sur la stabilité économique de l’Union européenne pour les deux prochaines années, et le moins qu’on puisse dire c’est que le résultat n’est pas très encourageant.

Un autre effet Trump ?

Il faut dire qu’en plus de prendre de court tous les pronostics qui avaient la faveur des médias depuis plusieurs mois, l’élection de Donald Trump a créé de facto une certaine incertitude quant à l’évolution de la politique économique aux États-Unis. Pour la BCE, cela pourrait avoir des conséquences sur l’économie même de la zone euro, notamment à travers un changement possible des échanges commerciaux avec les USA, mais aussi en raison d’une probable hausse des taux d’intérêt de la FED. La banque centrale craint aussi que les marchés financiers anticipent un peu trop rapidement une future inflation américaine, avec des effets de bord préjudiciables à la monnaie unique.

En effet, le dollar a très nettement augmenté par rapport à l’euro au cours des trois dernières semaines, ce qui peut favoriser à court terme la zone euro en la rendant économiquement plus compétitive (en particulier à l’export). Mais à terme, si le dollar devait continuer à s’apprécier face à l’euro, la note énergétique pourrait commencer à peser lourdement sur le budget des pays européens (le pétrole est vendu en dollars) tandis que les importations pourraient elles aussi devenir hors de prix.

Or, tout indique qu’un dollar fort fait partie du fantasme d’une Amérique toute puissante telle qu’elle est ancrée dans les ambitions de Donald Trump, lequel semble calquer sa politique à venir sur celle que Ronald Reagan avait mené dans les années 80, en se souciant finalement assez peu des effets d’une mondialisation dont il ne maîtrise visiblement pas tous les rouages.

Les banques de la zone euro restent vulnérables

De la même manière, si les États-Unis ont plus ou moins laissé la crise de 2008derrière eux, ce n’est pas tout à fait le cas en Europe, et la BCE craint que d’importantes vulnérabilités subsistent pour les banques de la zone euro, lesquelles restent encore lourdement handicapées par d’importants encours en créances douteuses (on évoque très souvent la Deutsche Bank mais d’autres gros acteurs financiers, notamment français, sont également concernés). Ces mêmes banques ont d’ailleurs beaucoup de difficultés à se moderniser, à se réformer, et elles souffrent également de coûts opérationnels particulièrement élevés alors que l’heure devrait au contraire être aux économies drastiques.

Au passage, la BCE souligne qu’une centaine d’établissements de crédit ont disparu dans la zone euro durant ces douze derniers mois.

Dette souveraine et fonds d’investissement hypothèquent la stabilité financière de la zone euro

La soutenabilité de la dette des emprunteurs souverains et du secteur privé non financier constitue également une préoccupation majeure pour le BCE, qui voit d’un bien mauvais œil l’éventualité d’une remontée des taux d’intérêts dans un contexte de faible croissance nominale, avec en prime une certaine incertitude politique qui pourrait amener les autorités de différents pays européens (et en particulier la France) à se recentrer sur ses besoins domestiques, nationaux, au détriment de la croissance à l’échelle européenne.

Enfin, les risques pour la stabilité financière de la zone euro proviendraient également du secteur financier non bancaire, et en particulier des fonds d’investissement qui ont enregistré une croissance rapide ces dernières années, au détriment le plus souvent de la sécurité de leur positions. Très interdépendants des établissements de crédits et souffrant d’une pénurie chronique en liquidités, ces fonds pourraient, toujours selon la BCE, « amplifier le moindre choc affectant les marchés avec des effets de contagion possible à l’ensemble du système financier« .

Peut-on se protéger ?

En clair, non seulement la Banque centrale européenne ne voit pas d’amélioration de la situation économique en zone euro pour les deux années à venir, mais elle aurait même tendance à prédire une plus grande instabilité financière dont les répercussions sur les économies nationales restent encore à découvrir. Bien évidemment, dans un tel contexte, on ne saurait que trop conseiller d’orienter une partie de son patrimoine vers des valeurs refuge, au premier rang desquelles l’or et l’argent gardent une place de choix, surtout en ce moment alors que les cours légèrement en baisse rendent les métaux précieux particulièrement attractifs.

Néanmoins, ce type de placement ne devrait concerner que 5 à 10% d’un capital disponible, ce qui implique de renforcer certaines positions et d’en couper d’autres sur le reste du patrimoine. Ainsi, en dépit de l’apparente bonne santé des marchés actions en ce moment, rien ne dit qu’elle durera et on peut même supposer que l’enthousiasme actuel va s’essouffler assez vite face aux dures réalités à venir : certes, la hausse probable des taux d’intérêt pourrait pénaliser les marchés obligataires et donc favoriser mécaniquement les actions, mais les sombres perspectives émises par la BCE semblent laisser entendre que ce ne sera pas suffisant. Il est donc sans doute plus raisonnable de ne pas investir l’essentiel de ses capitaux sur ce type de marché et privilégier au contraire les « placements de bon père de famille » (livrets d’épargne, immobilier, …) en évitant toutefois l’assurance-vie qui risque fort de connaître une année 2017 particulièrement décisive… pour ne pas dire dangereuse.

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Pierre Jovanovic : « Nous sommes sous une dictature financière »

 

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