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Brexit : Barnier prévient des risques pour la stabilité financière

Michel Barnier, négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, le 6 décembre 2016 à Bruxelles

© Fournis par AFP Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, le 6 décembre 2016 à Bruxelles

Comme je vous ai prévenu dans le précédent papier, les élites joueront leur carte jusqu’au bout . Z .

Le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, le Français Michel Barnier, a prévenu samedi que les Européens devaient avoir conscience du risque qui pèsera sur la stabilité financière pendant les négociations du Brexit qui s’annoncent difficiles.

Vendredi soir, le quotidien britannique The Guardian affirmait qu’il avait déclaré à des parlementaires européens qu’ils devaient conclure un accord « spécial » avec le secteur financier britannique afin que le crédit continue d’irriguer le continent.

Dans un message sur son compte Twitter, le négociateur a précisé samedi qu’il ne parlait pas d’un accord avec la City de Londres, le quartier d’affaires de la capitale britannique.

« L’UE doit avoir une vigilance particulière quant au risque sur la stabilité financière, pas un accord spécial pour avoir accès à la City », a-t-il tweeté.

Selon un compte-rendu non publié de l’échange entre M. Barnier et les parlementaires européens, consulté par le Guardian, le Français aurait expliqué qu’il voulait garantir que les banques, les entreprises et les gouvernements des 27 autres membres de l’Union européenne auront toujours accès à la City après la sortie du Royaume-Uni du bloc.

Un porte-parole de la Commission européenne a assuré samedi à l’AFP que le compte-rendu ne reflétait « pas correctement ce que M. Barnier a dit ».

Ce dernier a jusque-là maintenu une ligne dure sur les négociations du Brexit.

Les dirigeants européens considèrent le secteur financier londonien comme une faiblesse potentielle dans les négociations pour les Britanniques, qui auront à coeur de défendre jusqu’au bout le joyau de leur économie et de maintenir des échanges transfrontaliers avec le continent.

« Il va falloir faire un travail très spécifique dans ce domaine », aurait déclaré M. Barnier, selon le Guardian citant le compte-rendu non publié. « Il y aura une relation spéciale/spécifique. Il faudra travailler en-dehors du cadre des négociations (…) pour éviter l’instabilité financière ».

Le patron de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, avait prévenu mardi que l’Europe aussi avait beaucoup à perdre si aucun accord n’était conclu.

M. Carney a déclaré à des parlementaires britanniques qu’il y avait « plus de risques d’instabilité financière sur le continent à court terme, pour la transition, que pour le Royaume-Uni ».

Il a souligné que les trois quarts des opérations de changes du continent, la moitié de ses prêts et la moitié de ses transactions boursières avaient lieu à Londres. Il a également prévenu que s’isoler de Londres pourrait renchérir le coût du capital et avoir de graves conséquences pour les banques, les entreprises et les gouvernements européens.

De son côté, M. Barnier a répété que l’UE ne laisserait pas le Royaume-Uni se concocter un Brexit « à la carte » durant la procédure de divorce avec l’Union.

De son côté, la commission parlementaire sur le Brexit a réclamé samedi que la Première ministre Theresa May publie d’ici mi-février son plan pour quitter l’UE.

« Nous ne demandons pas au gouvernement de renoncer à ses lignes rouges ou à ses solutions de repli dans les négociations, mais nous voulons de la clarté sur ses objectifs globaux au vu de l’importance et de la complexité du processus de négociation », a déclaré le président de cette commission, Hilary Benn.

« Le gouvernement doit rechercher des arrangements transitionnels adéquats dans l’intérêt des entreprises », à la fois pour le Royaume-Uni et l’UE, a-t-il estimé.

Pour la commission parlementaire, le gouvernement doit essayer de maintenir l’accès de la finance britannique au marché européen, au bénéfice des deux parties.

Un porte-parole du gouvernement a répété que les plans du gouvernement seraient présentés « d’ici la fin mars », date butoir que s’est fixée la Première ministre conservatrice Theresa May pour activer l’article 50 du Traité de Lisbonne.

AFP

 
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Publié par le 16 janvier 2017 dans général, International, Politique

 

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La BCE craint une forte instabilité financière d’ici 2018

[titre article pour referencement]
 

Alors que la plupart des opérateurs des marchés financiers essaient de se convaincre (et de nous convaincre) que tout va bien en prenant pour référence la remontée récente des principaux indices boursiers occidentaux, la Banque centrale européenne vient d’émettre un communiqué qui va à contre-courant de l’exaltation ambiante. En effet, la BCE semble avoir réévalué les risques pesant sur la stabilité économique de l’Union européenne pour les deux prochaines années, et le moins qu’on puisse dire c’est que le résultat n’est pas très encourageant.

Un autre effet Trump ?

Il faut dire qu’en plus de prendre de court tous les pronostics qui avaient la faveur des médias depuis plusieurs mois, l’élection de Donald Trump a créé de facto une certaine incertitude quant à l’évolution de la politique économique aux États-Unis. Pour la BCE, cela pourrait avoir des conséquences sur l’économie même de la zone euro, notamment à travers un changement possible des échanges commerciaux avec les USA, mais aussi en raison d’une probable hausse des taux d’intérêt de la FED. La banque centrale craint aussi que les marchés financiers anticipent un peu trop rapidement une future inflation américaine, avec des effets de bord préjudiciables à la monnaie unique.

En effet, le dollar a très nettement augmenté par rapport à l’euro au cours des trois dernières semaines, ce qui peut favoriser à court terme la zone euro en la rendant économiquement plus compétitive (en particulier à l’export). Mais à terme, si le dollar devait continuer à s’apprécier face à l’euro, la note énergétique pourrait commencer à peser lourdement sur le budget des pays européens (le pétrole est vendu en dollars) tandis que les importations pourraient elles aussi devenir hors de prix.

Or, tout indique qu’un dollar fort fait partie du fantasme d’une Amérique toute puissante telle qu’elle est ancrée dans les ambitions de Donald Trump, lequel semble calquer sa politique à venir sur celle que Ronald Reagan avait mené dans les années 80, en se souciant finalement assez peu des effets d’une mondialisation dont il ne maîtrise visiblement pas tous les rouages.

Les banques de la zone euro restent vulnérables

De la même manière, si les États-Unis ont plus ou moins laissé la crise de 2008derrière eux, ce n’est pas tout à fait le cas en Europe, et la BCE craint que d’importantes vulnérabilités subsistent pour les banques de la zone euro, lesquelles restent encore lourdement handicapées par d’importants encours en créances douteuses (on évoque très souvent la Deutsche Bank mais d’autres gros acteurs financiers, notamment français, sont également concernés). Ces mêmes banques ont d’ailleurs beaucoup de difficultés à se moderniser, à se réformer, et elles souffrent également de coûts opérationnels particulièrement élevés alors que l’heure devrait au contraire être aux économies drastiques.

Au passage, la BCE souligne qu’une centaine d’établissements de crédit ont disparu dans la zone euro durant ces douze derniers mois.

Dette souveraine et fonds d’investissement hypothèquent la stabilité financière de la zone euro

La soutenabilité de la dette des emprunteurs souverains et du secteur privé non financier constitue également une préoccupation majeure pour le BCE, qui voit d’un bien mauvais œil l’éventualité d’une remontée des taux d’intérêts dans un contexte de faible croissance nominale, avec en prime une certaine incertitude politique qui pourrait amener les autorités de différents pays européens (et en particulier la France) à se recentrer sur ses besoins domestiques, nationaux, au détriment de la croissance à l’échelle européenne.

Enfin, les risques pour la stabilité financière de la zone euro proviendraient également du secteur financier non bancaire, et en particulier des fonds d’investissement qui ont enregistré une croissance rapide ces dernières années, au détriment le plus souvent de la sécurité de leur positions. Très interdépendants des établissements de crédits et souffrant d’une pénurie chronique en liquidités, ces fonds pourraient, toujours selon la BCE, « amplifier le moindre choc affectant les marchés avec des effets de contagion possible à l’ensemble du système financier« .

Peut-on se protéger ?

En clair, non seulement la Banque centrale européenne ne voit pas d’amélioration de la situation économique en zone euro pour les deux années à venir, mais elle aurait même tendance à prédire une plus grande instabilité financière dont les répercussions sur les économies nationales restent encore à découvrir. Bien évidemment, dans un tel contexte, on ne saurait que trop conseiller d’orienter une partie de son patrimoine vers des valeurs refuge, au premier rang desquelles l’or et l’argent gardent une place de choix, surtout en ce moment alors que les cours légèrement en baisse rendent les métaux précieux particulièrement attractifs.

Néanmoins, ce type de placement ne devrait concerner que 5 à 10% d’un capital disponible, ce qui implique de renforcer certaines positions et d’en couper d’autres sur le reste du patrimoine. Ainsi, en dépit de l’apparente bonne santé des marchés actions en ce moment, rien ne dit qu’elle durera et on peut même supposer que l’enthousiasme actuel va s’essouffler assez vite face aux dures réalités à venir : certes, la hausse probable des taux d’intérêt pourrait pénaliser les marchés obligataires et donc favoriser mécaniquement les actions, mais les sombres perspectives émises par la BCE semblent laisser entendre que ce ne sera pas suffisant. Il est donc sans doute plus raisonnable de ne pas investir l’essentiel de ses capitaux sur ce type de marché et privilégier au contraire les « placements de bon père de famille » (livrets d’épargne, immobilier, …) en évitant toutefois l’assurance-vie qui risque fort de connaître une année 2017 particulièrement décisive… pour ne pas dire dangereuse.

Source

 
 

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Pierre Jovanovic : « Nous sommes sous une dictature financière »

 

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Egon Von Greyerz – En route vers l’apocalypse financière

The Road To Financial Armageddon

Alors que les marchés continuent d’être toujours aussi incertains, aujourd’hui l’homme qui est devenu une légende pour ses anticipations de quantitative Easing(Planche à billets), dans les fluctuations des devises et sur des événements mondiaux majeurs vient d’expliquer sur kingworldnews que le monde se dirigeait tout droit vers l’apocalypse financière.

Egon von Greyerz fondateur de Matterhorn Asset Management & GoldSwitzerland 

L’Or a bondi face à toutes les devises

Alors que le cours de l’Or est en pleine période de consolidation actuellement, et avant qu’il ne reparte vers de nouveaux sommets, il est bon de revenir un peu en arrière et de comprendre pourquoi l’Or s’apprécie de façon spectaculaire depuis 1 siècle et pourquoi cette tendance va se poursuivre pendant nombreuses années encore…

La plupart des gens ne savent pas ce qu’est réellement de l’argent. Ils croient que si ils détiennent 100 dollars ou 100 euros, que cela représente une valeur réelle et qu’elle sera durable dans le temps. Peu de gens se rendent compte que leur monnaie qu’ils appellent « argent » n’a absolument rien à voir en réalité avec de l’argent. Toutes les monnaies papier sont éphémères et retournent vers leur valeur intrinsèque à savoir « zéro ». Pourquoi ? Tout simplement parce que les gouvernements irresponsables s’accrochent au pouvoir en imprimant ou en empruntant des quantités astronomiques de billets parce qu’ils espèrent ainsi apaiser le mécontentement du peuple et que cela leur permettra d’être réélu. La monnaie papier comme son nom l’indique, ne sera jamais de l’argent réel. Il est délivré par décret et cette monnaie de singe ne repose sur rien d’autre que sur de l’endettement et du passif.

Le pouvoir corrompt et l’argent corrompt. C’est une combinaison néfaste qui détruit non seulement les gens, mais aussi les nations. Et malheureusement, nous avons maintenant atteint un moment dans l’histoire où les quantités illimitées de monnaie fiduciaire qui ont été créées détruiront également les continents. Pour comprendre ce que l’argent est et n’est pas, nous pouvons simplement regarder l’exemple détaillé ci-dessous.

La plupart des habitants du Zimbabwe ont cru que le dollar zimbabwéen était de l’argent et qu’il récompensait un travail et ou une production. Mais lorsque le régime irresponsable a commencé à manquer d’idées et d’astuces pour dissimuler leur complète incompétence dans la gestion de l’économie, ils ont dû imprimer des quantités infinies d’argent jusqu’à ce que le billet zimbabwéen de 100 milliards de dollars ne devienne totalement inutile à son tour, étant donné qu’il ne valait plus rien. L’inflation au Zimbabwe a augmenté de façon exponentielle. En 2008, l’inflation annuelle avait été estimée à 90.000 milliards de milliards de pourcent (soit 90^21, c’est à dire 90 avec 21 zéros derrière). Au cours de cette même période, le dollar américain a augmenté de 10^30 (10 avec 30 zéros derrière) par rapport au dollar Zimbabwéen.zimbabwe-s-hyperinflationCe qui est arrivé au Zimbabwe montre parfaitement comment un pays qui était à l’origine prospère peut finir par être complètement détruit du fait d’une très mauvaise gestion de son économie. Le pays a un secteur agricole très performant, détenu principalement par des Britanniques depuis l’époque de la Rhodésie du Sud. Ce pays dispose également de ressources minérales considérables. Mais la valeur de ce pays a été détruite progressivement lorsqu’il est devenu indépendant. Et durant ce tragique déclin du Zimbabwe, des terres et domaines privés ont été expropriés et des entreprises ont été nationalisées.

Et par conséquent, le Zimbabwe illustre parfaitement comment on détruit une monnaie en tuant l’entreprise privée par de l’ingérence et un contrôle du gouvernement. Il existe de nombreux autres exemples dans l’histoire. La partition de l’Allemagne après la seconde guerre mondiale montre clairement comment un pays a été divisé en deux – avec une Allemagne de l’Ouest ayant une économie prospère et de libre marché face à une Allemagne de l’Est avec une économie communiste pauvre, planifiée et centralisée.3-kinds-of-moneyLe déclin du dollar américain a été beaucoup plus rapide que ce que la plupart des gens pensent. En clair, ils se sont rendus compte de rien ou presque. En 1971, le billet de 100 dollars américain (photo ci-dessus) équivalait à une barre d’Or de 100 grammes (environ 3 onces). Aujourd’hui, ce même billet de 100 dollars ne vous permettra d’acquérir qu’une petite pièce en Or ou 3% de cette même barre d’Or qui fait toujours 100 grammes.

Mais le dollar américain n’est pas la seule monnaie qui ne cesse de se déprécier. Toutes les principales devises sont en compétition dans une course sans fin à la dépréciation, comme pour l’euro, le yen, la livre, ainsi que pour toutes les autres monnaies.

Le graphique ci-dessous prouve que l’Or est la vraie monnaie et que son pouvoir d’achat reste stable (Sur le graphique ci-dessous, l’Or est représenté par une horizontale tracée à 100 $). La valeur de l’Or ne varie pas. L’Or joue le rôle que les différentes monnaies devraient tenir. L’Or est une valeur stable et l’est depuis des milliers d’années. Il y a 2000 ans, avec une once d’or on se procurait un beau costume, et c’est toujours le cas aujourd’hui. Et c’est exactement ce rôle qu’une monnaie doit jouer. Une devise devrait maintenir sa valeur au fur et à mesure du temps qui passe. Mais si nous examinons maintenant le graphique ci-dessous, nous voyons comment toutes les monnaies ont perdu de 97 à 99% de leur valeur face à l’or durant ces 100 dernières années.100-years-of-paper-money-collapseComme le montre le graphique ci-dessus, il ne reste plus qu’à parcourir de 1 à 3 % à la baisse avant que le dollar, l’euro, le yen et la livre n’atteignent leur valeur intrinsèque à savoir « zéro ». Cette chute finale est quasiment certaine et ce n’est plus qu’une question de temps avant que cela ne se matérialise. Avec une croissance exponentielle de la dette depuis 2006, nous pourrions très bien voir cette destruction finale des monnaies dans les 5 à 7 prochaines années. Et si la dette n’engendre pas un effondrement, les contreparties face aux 1.500.000 milliards de produits dérivés viendront à faire défaut.

Le Zimbabwe illustre parfaitement comment une monnaie qui était censée être de l’argent et conserver son pouvoir d’achat, s’est transformée en une promesse sans valeur qui ne pouvait même plus être utilisée lors de transactions. Dans les dernières étapes, le peuple zimbabwéen réclamait des dollars américains ou de l’Or.

Dans toute l’histoire, aucune des monnaies papier n’a jamais survécu. Par conséquent, il semble y avoir peu d’espoir à ce que l’on connaisse un jour un système avec une monnaie saine. Oui, il y a eu des périodes où cela a été le cas, mais ces moments ont rarement duré longtemps. Le pouvoir semble avoir un tel effet corrupteur sur tous ceux qui entre en politique et donne une envie irrésistible d’imprimer et de dépenser de l’argent qui n’existe pas.

La solution la plus simple consisterait d’abord à se débarrasser de toutes les banques centrales parce que c’est principalement à cause d’elles que les monnaies se déprécient continuellement et finissent par valoir moins que le bout de papier sur lequel elles sont imprimées. Les banques centrales ont deux fonctions principales: elles manipulent artificiellement les taux d’intérêt et elles impriment de la monnaie. En manipulant les taux d’intérêt, elles détruisent les lois naturelles de l’offre et de la demande. Si la demande est forte pour l’argent, dans un marché libre, les taux d’intérêt vont s’ajuster naturellement jusqu’à freiner la demande d’argent. De plus, des taux d’intérêts plus élevés compensent correctement les déposants pour les risques importants qu’ils prennent.

En route vers l’apocalypse financière

Ce qui se passe aujourd’hui, c’est tout le contraire d’un marché libre. La dette globale a augmenté plus de dix fois en 25 ans et les taux d’intérêt sont nuls voire négatifs. Cette répression financière est une manipulation d’une ampleur jamais vu de toute l’histoire. Elle détruit complètement le libre marché et sème les graines d’une apocalypse financière à venir. A chaque fois que les lois naturelles de l’offre et la demande ont été perturbés, il y a toujours eu des conséquences graves.
Une chose est sûre. Le système financier actuel ne survivra pas parce qu’il repose sur des principes qui ne sont pas tenables. Dans un tel système, il ny’ a pas de monnaie saine. Ce qui est certain, c’est que l’ or est la seule réelle monnaie, qui continuera de refléter la mauvaise gestion de l’économie mondiale ainsi que la dépréciation continuelle des monnaies jusqu’à ce qu’elles finissent par ne plus rien valoir dans les prochaines années ».

Source: kingworldnews , via BB

 
 

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Vers une surveillance financière de masse ?

Vers une surveillance financière de masse

Vers une surveillance financière de masse- wallet picture By: frankieleonCC BY 2.0

De la propagande toujours de la propagande pour nous faire croire qu’il faudrait supprimer le cash pour lutter contre la criminalité, et pour notre bien …. C’est surtout pour nous fliquer et avoir un contrôle total sur la population, tout en réalisant des profits sur les transactions vitruelles. Alors que la plus grande forme de criminalité, c’est la criminalité financière !  Le cash, c’est la garantie de la liberté et de la préservation de la vie privée et de notre intimité . C’est pourquoi dans notre société Big Brother, c’est une des cibles privilégiée des élites . Chacun de nos mouvements doit être tracé . Et en plus notre argent doit pouvoir être facilement taxé  .C’est non seulement de la surveillance, mais aussi de la spoliation et de la répression financière de masse .  Z .

Dans l’histoire de l’humanité jamais les outils n’ont été aussi puissants pour traquer en temps réel le moindre de nos échanges. L’argent liquide garantit encore l’anonymat de nos échanges, mais pour combien de temps ?

La surveillance financière de masse est inéluctable. L’anonymat des transactions financières fait peur. Qu’elles soient effectuées en bitcoins ou en billets de banque, on y oppose systématiquement le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Pourtant, on le rappelle rarement, les moyens de paiement anonymes permettent aussi de préserver la vie privée et la sécurité des citoyens honnêtes. Ne pas donner son passeport, l’adresse de son domicile et les 16 chiffres de sa carte bancaire au premier inconnu à qui on achète quelque chose c’est encore la meilleure façon d’éviter les ennuis. Malheureusement, nos élites dirigeantes ne l’entendent pas de cette oreille.

Vers une surveillance financière de masse

surveillance-financiereAu niveau des institutions politiques l’affaire est entendue, il faut lutter à tout prix contre les moyens de paiement anonymes et cela passe par une surveillance financière accrue.

Dans cette optique la commission européenne a adopté le 5 juillet dernier une proposition d’amendement de la réglementation européenne en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Dans cette proposition la commission fait les recommandations suivantes (entre autres) :

  • Renforcer les pouvoirs attribués aux cellules de renseignement financier de l’UE.
  • Lutter contre l’anonymat lié à certains moyens de paiement tels que les monnaies « virtuelles » ou les cartes prépayées.

À propos des monnaies pair à pair (terme plus juste) la commission souhaite évidemment qu’il soit possible d’identifier l’auteur de chaque transaction, c’est le point 7 de la proposition :

« Pour combattre les risques relatifs à l’anonymat, les Cellules nationales de Renseignement Financier (CRFs) devraient être capables d’associer les adresses de monnaie virtuelle à l’identité du propriétaire de ces monnaies virtuelles ». Extrait de la Proposition d’amendement de la Directive (EU) 2015/849 publiée le 5 juillet 2016 par la Commission Européenne.

Dans la même veine, en France, suite à la publication le 27 juin 2015 d’un décret abaissant le plafond de paiement en espèces de 3000€ à 1000€, notre ministre des Finances Michel Sapin déclarait :

« La première volonté, c’est de faire reculer le cash et l’anonymat dans l’économie française. Nous avons besoin de pouvoir tracer les opérations suspectes très en amont. Il faut resserrer les mailles du filet ».

C’est dans cet esprit que notre Président de la République a promulgué le 3 juin dernier la loi n° 2016-731 renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement.

Cette loi a été développée autour de trois grands axes hérités du plan d’action pour lutter contre le financement du terrorisme de Michel Sapin :

  • Identifier, par le recul de l’anonymat dans l’économie afin de mieux tracer les opérations suspectes
  • Surveiller, grâce à la mobilisation des acteurs financiers dans la lutte contre le terrorisme
  • Agir, par le renforcement des capacités de gel contre les avoirs détenus par les financeurs ou les acteurs du terrorisme

Une coordination internationale

Cette tendance à vouloir renforcer les capacités de surveillance et de contrôle des organismes financiers est globale. Elle est largement promue par les élites mondiales et les institutions internationales.

À titre d’illustration, notre ministre des Finances Michel Sapin a établi son plan d’action pour lutter contre le financement du terrorisme en étroite collaboration avec le GAFI et l’ONU.

Le GAFI (Groupe d’action financière) est un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme créé par le G7 lors du sommet de l’Arche à Paris en 1989. Cet organisme a pour mission de promouvoir la bonne application de mesures législatives, réglementaires et opérationnelles dans ce domaine.

Le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque des règlements internationaux (BRI), la Banque Mondiale (BM), sont également des organismes internationaux très influents vis-à-vis de la réglementation financière.

Vers une société sans cash

Pour nos technocrates l’objectif est très clair :

Dans un premier temps, il s’agit de restreindre au maximum l’existence et l’utilisation des moyens de paiement en espèces (moyen de paiement anonyme par excellence).

Outre le décret de Michel Sapin que nous avons vu, on peut citer Larry Summers, ancien directeur de la Banque mondiale, secrétaire au Trésor et directeur du Conseil économique national à la Maison Blanche qui prône l’abolition des billets de 100$. Ce faisant il rejoint la position d’un autre grand banquier, Peter Sands, PDG de la multinationale Santander Chartered qui milite pour que la BCE et la FED cessent d’émettre des grosses coupures.

Quand on sait que le dernier grand champion français de la lutte contre le blanchiment et la fraude fiscale à avoir pointé du doigt le billet de 500€ s’appelait Jérome Cahuzac, il y a de quoi rigoler. Eh bien pas du tout ! La BCE a entendu leurs arguments, à partir de 2018 elle cessera toute émission de billets de 500€.

Enfin certaines personnalités influentes vont encore plus loin et font la promotion d’une société sans cash.

C’est notamment le cas de Willem Buiter, chef économiste de City Group, de Andy Haldane, chef économiste de la Banque d’Angleterre ou encore de Ken Rogoff, ancien chef économiste pour le FMI et membre du conseil des gouverneurs de la FED.

Ces personnalités influentes avancent en particulier qu’une société sans cash permettrait aux banques centrales d’imposer plus facilement une politique de taux d’intérêt négatifs. Résumé grossièrement, pour relancer la consommation et supposément la croissance, les banques centrales doivent impérativement inciter les agents économiques à emprunter, quitte à taxer les dépôts bancaires et à prêter à des taux inférieurs à 0%. Malheureusement, ou heureusement c’est selon, les agents économiques peuvent toujours résister à cette politique de taxation de l’épargne en stockant leur capital sous forme de cash[1]. Ce qui serait évidemment impossible dans un monde sans cash.

Notons au passage que cette politique monétaire des taux d’intérêt négatifs n’est pas une hypothèse de science-fiction, elle est actuellement en cours. Depuis mars dernier la Banque Centrale Européenne (BCE) a fixé son taux directeur de refinancement à 0% et elle maintient depuis le 11 juin 2014 un taux d’intérêt négatif sur les dépôts bancaires au jour le jour. De la sorte des milliers de milliards d’euros ont été empruntés à des taux négatifs sur les marchés financiers. Évidemment, les taux de rendement générés par l’épargne dite « sans risques » sont en chute libre à l’image des taux d’emprunt obligataires. Pour autant la reprise économique ne vient pas… Ce qui ne surprendra que les économistes keynésiens ; leurs opposants comme le financier Charles Gave, ou encore Carl Ludwig Thiele de la Bundesbank et Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des Finances, pensent au contraire que cette politique de taux directeurs négatifs est catastrophique. L’avenir tranchera.

En attendant, la volonté de poursuivre cette politique monétaire et d’aller vers une société sans cash est bien réelle. Mario Draghi, le président de la BCE, a clairement spécifié que [les taux directeurs de la BCE « resteront à leur niveau actuel ou plus bas pour une période de temps prolongée ». Quant à l’idée d’évoluer vers une société sans cash elle est discutée très sérieusement par les élites lors des plus grands sommets internationaux.

Notamment cette année à Davos lors du forum économique mondial, nous pouvions écouter John Cryan, le PDG de la Deutsche Bank, une des plus grandes banques mondiales, affirmer :

« Je pense que d’ici 10 ans le cash n’existera probablement plus. Il n’y en a pas besoin, c’est terriblement inefficient et coûteux. […] mais nous nous intéressons au cash parce que je pense que cela devrait être dématérialisé, le monde connaît des technologies suffisamment robustes et je pense que les gouvernements seraient intéressés par cela, parce que c’est un vieil adage que le meilleur ami du blanchisseur d’argent c’est le billet de banque de 500€, parce que c’est anonyme et c’est une dénomination relativement importante. Cela serait mieux si tout était traçable. » Déclaration de John Cryan, PDG de la Deutsche Bank, au world economic forum 2016 à Davos.

Les anglophones peuvent retrouver ces passages sur la vidéo de la conférence à 14 :24 et 16 :51

Conclusion

Nous allons indéniablement vers une société de surveillance financière de masse. Dans l’histoire de l’humanité jamais les gouvernements ni les banques n’ont disposé d’outils aussi puissants pour traquer, archiver voire « monitorer » en temps réel le moindre de nos échanges.

Héritage du passé, garant de l’anonymat des transactions, présent dans toutes les poches, le cash fait encore obstacle à cette volonté de surveillance financière totale, mais pour combien de temps ? Chaque année de nouvelles lois visent à en restreindre l’usage et de nombreuses élites ne cachent même plus leurs intentions de le voir disparaître complètement.

Plus récemment, Bitcoin et les monnaies numériques décentralisées ont été inventés pour permettre à chacun de se passer d’intermédiaires financiers et préserver sa vie privée sur internet. Du cash sur internet en quelque sorte, mais malgré les qualités des monnaies P2P elles restent encore trop méconnues du grand public. Big Brother en revanche s’y intéresse de plus en plus.

D’un autre côté il s’agit aussi de lutter contre le terrorisme, le blanchiment d’argent, le banditisme, contre la crise financière, le chômage…

Mais ça change tout !

Si cette surveillance de masse est organisée pour notre bien, pour nous protéger, pour rendre la société meilleure, quel est l’idiot qui pourrait s’en offusquer ?

Malheureusement comme nous le verrons dans le prochain article, ce n’est pas le cas : les lois liberticides et la surveillance de masse ne nous procurent qu’une illusion de sécurité ! Et ce n’est pas nouveau. Pour citer Benjamin Franklin :

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » Benjamin Franklin

Vous voilà prévenus, la suite dans le prochain épisode !

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Publié par le 12 septembre 2016 dans économie, général, International

 

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Incroyable – Quand le quotidien Le Monde titrait ceci en 2009 : « Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à « quitter votre région »… »faites des réserves »  » !!!

Visionnaire aussi Piero ??

Voici maintenant un Incroyable article, visionnaire on pourrait dire,  de Le Monde que j’ai retrouvé par hasard et qui date de 2009 (au tout début j’ai pensé qu’il était récent, mais le fait qu’il date de 2009 c’est encore pire), qui avertit (en relayant LEAP, ce n’était pas du tout un hasard, ça tient d’une ligne éditoriale : c’était un prétexte), il y a 7 ans presque sur les événements à venir , dont un risque potentiel de guerre civile . Ils évoquent des risques de pénuries d’énergie, de nourriture, d’eau …. Et ils préconisent même de « faire des réserves » !!!

Il est question que la crise entre Dans une phase de « dislocation géopolitique mondiale », les experts prévoient un « sauve-qui-peut généralisé » dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d’affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles.

!!!!

C’est à dire exactement ce qu’on explique depuis 4 ans .

Outre le contenu de ce papier, qui est trés juste (mais pernicieusement tourné), le quotidien lance déjà à l’époque l’idée et la thématique de la guerre civile (ce qui est assez troublant), mais présenté comme un événement à venir qui serait inéluctable . Ce qui pourrait avoir comme objectif de l’initier, de faire germer l’idée d’un événement inévitable et de le provoquer … (c’est ce que je reprochais à Pierre Jovanovic justement : « faire la promotion » de la guerre civile en en faisant une « prédiction » .

Une guerre civile en France et possible , et tout est en place pour qu’elle a lieu – et certains, dont les élites aux manettes (via leur médias de masse), mettent tout en oeuvre pour qu’elle ai bien lieu . Et cela depuis longtemps déjà .

Or il faut annoncer le danger non pas pour qu’il se produise, mais pour l’éviter …

Et pour cela il faut expliquer le pourquoi du comment, afin d’informer au max la population de ce qui se trame – et non pas « annoncer » une guerre civile prochaine .

Donc on a ici un historique sur comment on a travaillé sur l’inconscient collectif aux événements à venir, à la guerre civile,  via la presse mainstream . Comment tout ceci s’est construit en somme . Et un papier visionnaire qui dénote une certaine préméditation au plus haut niveau .

« Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale » : c’est exactement ce qui est train de se passer .

Voici cet incroyable papier de Le Monde , c’était en 2009 imaginez : 

La crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C’est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.

Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de « dislocation géopolitique mondiale », les experts prévoient un « sauve-qui-peut généralisé » dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d’affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. « Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faireface à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible. »

Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.

La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l’intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L’Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. « Il y a 200 millions d’armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s’est déjà manifestée via les gangs », rappelle Franck Biancheri, à la tête de l’association. Les experts du LEAP décèlent d’ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l’Europe, « où la dangerosité physique directe restera marginale », selon eux.

 

FAIRE DES RÉSERVES

 

Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d’énergie, de nourriture, d’eau, dans les régions dépendantes de l’extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait fairesourire si ce groupe de réflexion n’avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l’enchaînement de la crise. Il y a trois ans, l’association décrivait ainsi la venue d’une « crise systémique mondiale », initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l’effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de – 50 % à – 20 % en un an), puis de l’éclatement de l’ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une « très Grande Dépression » aux Etats-Unis.

Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale ? « Les pronostics de LEAP sont extrêmes, mais la violence sociale pointe », admet Laurence Boone, économiste chez Barclays.

Reste un espoir, une « dernière chance » selon le LEAP, qui résiderait dans la capacité du G20, qui se réunira le 2 avril à Londres, à arrêter un plan d’action « convaincant et audacieux ». Dans ce cas, le monde ne serait toutefois pas tiré d’affaire, puisque les experts ne manquent de rappeler que se profile aussi une sévère crise climatique…

 

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Ron Paul avertit : « La loi martiale financière arrive »

Allez dans paramètres , mettez la traduction Français, elle est bonne .

Et il n’y a pas que ron paul, voici des faits, des déclarations : 

 

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