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« Fake news » : l’Allemagne veut sanctionner financièrement les réseaux sociaux !!

Des géants du web, dont Facebook, s'étaient engagés en décembre 2015 à examiner et supprimer dans un délai de 24 heures les commentaires signalés par les utilisateurs qui se répandent en ligne en Allemagne,
Des géants du web, dont Facebook, s’étaient engagés en décembre 2015 à examiner et supprimer dans un délai de 24 heures les commentaires signalés par les utilisateurs qui se répandent en ligne en Allemagne, (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
Du grand n’importe quoi ! Apres la France, l’Allemagne : on voit bien que c’est une tendance générale et une grande tentation pour nos élites . La liberté d’expression est réellement en danger chers lecteurs !!

Un projet de loi porté par le gouvernement d’Angela Merkel prévoit que les réseaux sociaux auront un délai de 24 heures après leur signalement pour supprimer ou bloquer les « publications manifestement délictueuses ». Si ces délais ne sont pas respectés, les entreprises prises en défaut pourront se voir infligées jusqu’à 50 millions d’euros d’amende et les personnes physiques responsables au sein des réseaux sociaux jusqu’à cinq millions d’euros.

L’Allemagne a approuvé mercredi un projet de loi pour infliger jusqu’à 50 millions d’euros d’amende aux réseaux sociaux rechignant à lutter contre les contenus haineux et les « fausses informations », un sujet sur lequel Berlin se veut en pointe.

« Lorsqu’ils ne sont pas combattus de manière effective et ne font pas l’objet de poursuites, les crimes haineux représentent une grande menace pour la coexistence pacifique dans une société libre ouverte et démocratique », souligne le gouvernement d’Angela Merkel dans un communiqué.

D’après ce projet de loi qui vise notamment Facebook, Twitter ou Youtube, les réseaux sociaux auront un délai de 24 heures après leur signalement pour supprimer ou bloquer les « publications manifestement délictueuses », tandis que « les autres contenus délictueux doivent être effacés ou bloqués dans les sept jours suivant le signalement ». « Cela concerne aussi les copies de ces contenus délictueux », ajoute encore le gouvernement. Le délai de sept jours inscrit dans le projet de loi pour les contenus n’étant pas « manifestement » illégaux doit permettre de préserver la liberté d’expression en laissant le temps aux réseaux sociaux d’analyser ces contenus.

Le gouvernement souligne que l’avènement des réseaux sociaux a provoqué « un changement massif » dans les rapports entre les gens: « la culture du débat en ligne est souvent agressive, blessante et souvent pleine de haine ». En gestation depuis des mois, ce texte adopté en conseil des ministres a suscité de longs débats, notamment en raison de la frontière parfois floue séparant la liberté d’expression et les discours racistes qui sont durement combattus en Allemagne, pays encore largement marqué par son passé nazi.

Discours racistes et apologie du terrorisme

Porté par le ministre de la Justice, le social-démocrate Heiko Maas, le texte, qui doit encore être approuvé par le Parlement, prévoit que si ces délais ne sont pas respectés, les entreprises prises en défaut pourront se voir infligées jusqu’à 50 millions d’euros d’amende et les personnes physiques responsables au sein des réseaux sociaux jusqu’à cinq millions d’euros.

Sont concernés, outre les discours racistes, l’apologie du « terrorisme », la pédophilie, la diffamation, l’incitation à commettre des crimes et les menaces en tous genres.

Des géants du web, dont Facebook, s’étaient engagés en décembre 2015 à examiner et supprimer dans un délai de 24 heures les commentaires signalés par les utilisateurs qui se répandent en ligne en Allemagne, notamment à la suite de l’afflux de 890.000 migrants cette année-là. Les autorités jugent toutefois ces efforts insuffisants. Facebook assure faire son possible tout en insistant sur la difficulté de distinguer ce qui est pénalement répréhensible de ce qui relève de la liberté d’expression.(source)

 

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Un projet de loi créant une peine allant jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende pour punir la diffusion de «fake news» sera présenté au Sénat !!!

Une proposition de loi pour lutter contre les «fake news» en France, pour qui, pourquoi ?

 » On souhaite uniquement que l’information soit de l’information et que tous ceux qui se vantent d’en diffuser répondent aux mêmes critères que les diffuseurs sérieux. » (Qui ? Le Monde ??? Ndlr)

Dan Shefet, co-auteur de cette proposition

Comme je le rapportais hier (), ça devient vraiment très dangereux pour les médias alternatifs, qui sont une fois de plus clairement visés – dans le collimateur, et en danger (L’administration Hollande avait prévenu sur le « complotisme »… : ça va de plus en plus vite !) – car il ne faut pas se leurrer, le Brexit et la victoire de Trump ont laissé des traumatismes pour les apparatchiks du système . Vive la liberté d’expression chers lecteurs .

Vous aurez bientôt un choix de média bipolaire, entre Le Monde et Les échos . Non mais permettez moi : qu’est ce qu’un « diffuseur sérieux » ???

Un média ou une rédaction financée par un des 5 milliardaires qui détiennent 95 % de la presse Française ??? !!! C’est ahurissant !

Et Apparemment les Français s’en moquent qu’on disparaisse (je ne parle pas de nos lecteurs), c’est bien le dernier de leur soucis … Non seulement les médias alternatifs prennent des risques de plus en plus considérables, mais si personne ne fait rien il ne faudra pas venir se plaindre … 

« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice. »

Georges Orwell

« Si on peut prouver qu’une information a été publiée avec la volonté de nuire, de provoquer, de duper (…) , tout le monde s’accordera pour dire qu’il faut interdire ce type de publication. » : c’est encore plus vague que le terme « fake news » !!!

Nuire à qui, à quoi ???? Là est toute la question … Incroyable – ça me révolte sérieusement cette affaire !

Et vous ??? Car ça devient fort sérieux pour la liberté d’expression toute cette histoire (des lois sont déjà passées en notre défaveur, je le rappel)

Une proposition de loi pour lutter contre les «fake news» en France, pour qui, pourquoi ?

Un projet de loi créant une peine allant jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende pour punir la diffusion de «fake news» sera présenté au Sénat. Quelle est son ambition ? Réponse avec l’avocat Dan Shefet, co-auteur de cette proposition.

RT France : Vous allez présenter avec la sénatrice Nathalie Goulet le 30 mars prochain au Sénat une proposition de loi visant à lutter pénalement contre les «fake news». Depuis plusieurs mois, cette question agite une grande partie des médias. Certains outils comme Décodex ou CrossCheck ont été créés en ce sens. Pourquoi a-t-on selon vous besoin d’une loi ?

Dan Shefet (D. S.) : Je trouve cela très bien qu’il y ait une réflexion là-dessus dans les médias et que des outils en sortent. Néanmoins, cela ne suffit pas. Le véritable problème est qu’aujourd’hui avec Internet chacun est un média. Il y aura toujours des sociétés et des acteurs qui ne font pas partie des systèmes de lutte contre les fausses informations, qui ne les acceptent pas et qui continueront à créer et partager des «fake news». Cette loi permet d’agir là-dessus.

Il n’y a pas vraiment de problème avec les médias sérieux. Ils font déjà de la vérification. Ils sont rompus à une certaine expérience. Il arrive de temps en temps que les médias dits sérieux se trompent. Mais le problème des «fake news» n’est pas là, le véritable délit est celui de diffuser de fausses informations de manière intentionnelle. Si CNN ou votre média se trompe dans la publication d’une information, c’est problématique mais pas dramatique. Se tromper peut arriver à tout le monde. Mais si vous le faites avec une intention de nuire notamment à des valeurs démocratiques la situation est bien différente.

A partir du moment où l’on a établi avec des expériences de scientifiques qu’il y avait des liens de causalité et de corrélation entre l’information online et le comportement offline – qui peut être une relation menant à la radicalisation terroriste par exemple – il faut absolument réagir et agir. C’est pour lutter contre cela que nous avons fait cette proposition de loi.

Le problème avec le terme de «fake news» est qu’il est générique

RT France : Le mot «fake news» est un mot fourre-tout difficile à délimiter. On peut y mettre aussi bien des erreurs, des pastiches, des informations orientées ou des créations de toutes pièces. Comment allez-vous définir ce terme ? Par l’intentionnalité et la malveillance ?

D. S. : Absolument. L’élément intentionnel dans une volonté de nuire est essentiel dans notre définition. C’est d’ailleurs pour cela que tout le monde va s’accorder avec notre proposition. Si on peut prouver qu’une information a été publiée avec la volonté de nuire, de provoquer, de duper par exemple des électeurs sur un candidat, tout le monde s’accordera pour dire qu’il faut interdire ce type de publication. C’est uniquement ce que nous disons avec cette proposition de loi.

Le problème avec le terme de «fake news» est qu’il est générique. Il y a beaucoup d’activités sur internet qui peuvent être négatives ou calomnieuses. On peut trouver par exemple des consommateurs ou des faux consommateurs qui vont déconseiller des restaurants ou des hôtels. C’est aussi un genre de «fake news», mais il n’est pas aussi dangereux pour notre société car il ne touche pas dramatiquement à nos valeurs démocratiques. Voilà pourquoi, dans notre définition des fausses nouvelles sur lesquelles légiférer, nous avons également intégré cet élément de l’intention de nuire aux valeurs démocratiques. Ces valeurs démocratiques trouvent leur point culminant lors des élections.

Il faut rappeler qu’Internet pose de nombreux problèmes en période électorale avec, par exemple, la question du temps de parole qui, sur Internet, ne fait plus partie de la surveillance du CSA. Les lois qui protègent notre démocratie contre la monopolisation de l’information s’appliquent avec grandes difficultés sur Internet. Il est dramatique, par exemple, de mettre en ligne une photo d’Angela Merkel avec un réfugié qui a obtenu l’asile et qui aujourd’hui est pris pour cible sur des milliers de sites du monde entier sur lesquels il est traité de terroriste. Cette personne est mise en danger uniquement dans le but d’influencer les élections en Allemagne. C’est un exemple comme il en existe des milliers.

Une loi qui oblige Facebook et Google à être sincère ne peut pas faire de mal du tout

RT France : Les géants du net comme Google et Facebook ont décidé de s’investir dans la lutte contre les «fake news». Certains internautes craignent que cette ambition cache la possibilité pour eux de choisir quelles informations et opinions mettre en avant. De quel œil voyez-vous leur implication ?

D. S. : C’est plutôt une bonne chose. Je pense même que cela fait partie de leurs obligations. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous souhaitons dans cette proposition de loi rendre responsables les plateformes comme Facebook ou les moteurs de recherches comme Google lorsqu’ils continuent de diffuser des «fake news» alors même qu’ils savent que cette information est fausse. Si Google et Facebook reçoivent des notifications d’utilisateurs leur indiquant qu’une information est fausse mais qu’ils n’en ont pas la preuve, ils ne seront pas coupables du délit, car ils ne le feront pas avec l’intention de nuire. Si au contraire, ils sont mis devant le fait que cette information est fausse et qu’elle est pourtant toujours diffusée sur leurs plateformes, là ils seront vus complices et donc coupables du même délit que les créateurs d’informations fausses. Google et Facebook disent aujourd’hui qu’ils font des efforts pour vérifier les contenus sur leurs sites. Je les pense plutôt sérieux dans leurs propos. Mais vous savez, il y a deux semaines, il y a eu un grand débat contre Facebook au Royaume-Uni et en Allemagne où le réseau social était attaqué sur son manque de sincérité. Je ne préjuge pas du niveau de sincérité qui caractérise leurs activités. Je n’ai aucune raison de penser qu’ils ne le sont pas, mais une loi qui les oblige à être sincère ne peut pas faire de mal du tout.

RT France : Dans votre proposition de loi, vous fixez la peine maximum, en cas de diffusion de «fake news», à 15 000 euros d’amende et un an de prison. Comment avez-vous choisi cela ?

D. S. : Nous avons comparé avec d’autres peines plus ou moins comparables sur l’attaque de l’intégrité des valeurs démocratiques qui peuvent exister dans d’autres situations. Nous avons fait une étude comparative du droit pénal français et cette peine que nous proposons se situe à peu près dans la moyenne.

Aujourd’hui, on ne sait pas si juridiquement un pays comme la France ou le Canada peut ordonner la fermeture d’un contenu sur un nom de domaine différent du sien. On le saura d’ici six à douze mois

RT France : Avec Internet, des «fake news» peuvent très bien être créées à l’étranger, par quelqu’un qui n’est pas de nationalité française et qui pourtant aura une large diffusion en France. Dans ce genre de situation, votre proposition de loi permettra-t-elle d’agir ou sera-t-elle limitée par la seule application sur le territoire français ?

D. S. : C’est la grande et bonne question. La question à laquelle vous faites allusion s’appelle en droit la question de «global reach». C’est-à-dire est-ce qu’un pays – par exemple la France – a le droit d’ordonner le blocage, le filtrage, la suppression ou le déréférencement d’un contenu sur d’autres noms de domaines que ceux en .fr. La CNIL avait pris une position, il y a environ un an, contre Google en disant qu’une ordonnance de déréférencement d’un lien en matière de protection de vie privée avait le poids d’un global reach ; c’est-à-dire que ce contenu devait être bloqué partout dans le monde. Google a pris une position contraire et a déposé un recours au Conseil d’Etat. Le Conseil d’Etat devait donner une réponse en décembre. Ils n’ont finalement rien dit, car pour eux aussi c’était une bonne question. Ils ont donc décidé de soumettre cette question par une procédure préjudicielle à la Cour de justice de l’Union européenne au Luxembourg. La Cour de Justice ne s’est pas encore prononcée là-dessus, car elle n’a reçu cette question qu’il y a quelques semaines. A mon avis, il faudra attendre encore douze mois avant que l’on obtienne une réponse.

Avec la géolocalisation, il est possible facilement de bloquer votre accès en France d’un contenu étranger même si vous utilisez un VPN

Il y un dossier similaire de global reach au Canada, qui a été plaidé en décembre dernier devant la Cour suprême d’Ottawa laquelle devrait rendre son jugement probablement au mois de juin. Aujourd’hui, on ne sait pas si juridiquement un pays comme la France ou le Canada peut ordonner la fermeture d’un contenu sur un nom de domaine différent du sien. On le saura d’ici six à douze mois.

En attendant il existe un moyen technique pour arriver à un résultat quasi-similaire. Il s’agit de la géolocalisation. Si vous êtes en France et que la justice décide qu’une information est fausse dans le sens de notre définition – c’est-à-dire dans l’intention de nuire à des valeurs démocratiques et que le diffuseur a été mis au courant et ne l’a pourtant pas supprimé – vous pouvez bloquer l’accès à n’importe quel contenu sur n’importe quel nom de domaine uniquement si vous essayez d’y accéder à partir du territoire français. Avec la géolocalisation, il est possible facilement de bloquer votre accès en France d’un contenu étranger même si vous utilisez un VPN. On pourra donc agir ainsi en attendant la décision de la Cour de justice européenne.

Nous pensons qu’il y aura une auto-régulation très saine qui découlera de ce risque de se retrouver devant le juge et passible d’une condamnation

RT France : La justice ne risque-t-elle pas d’être dépassée par le nombre important de publications fausses que l’on trouve sur Internet chaque jour ? Cette loi pourrait-elle être appliquée dans la pratique ? 

D. S. : C’est exactement comme se demander quelle est l’utilité du code de la route. On peut se demander à quoi cela peut bien servir de réguler la conduite sous prétexte qu’il y a des infractions tous les jours. Ce que nous essayons de faire dans cette proposition de loi est dans l’intérêt des médias sérieux. Ils sont aussi victimes des blogueurs et sites qui diffusent des «fake news». Les «fake news» sont biens plus sexy que les informations sérieuses. C’est donc elles qui vont attirer les clics et les revenus publicitaires.

Là où la justice va donc être interrogée, c’est sur des blogs et des pages Facebook qui diffusent de faux contenus. Il y aura donc beaucoup moins de contenus visés par cette loi que le nombre d’informations par jour. La justice va très vite voir qui a un système de vérification en place et ne publie donc pas de fausses nouvelles de manière intentionnelle. Il y aura donc beaucoup moins de dossiers devant le juge qu’on ne le pense.

On souhaite uniquement que l’information soit de l’information et que tous ceux qui se vantent d’en diffuser répondent aux mêmes critères que les diffuseurs sérieux

Il est vrai néanmoins, qu’au début, il y aura un important travail pour la justice. Nous espérons qu’à partir du moment où une société se trouve dans le collimateur de la justice comme diffuseur de «fake news», selon nos éléments de définition, le risque de récidive ne sera pas très grand. Je pense également que l’exemple sera important. Il le sera pour la société qui sera jugée, mais également pour tous les autres acteurs qui auraient souhaité les imiter et surtout pour les annonceurs. Cela fait tout de même très mauvaise presse que d’être assimilé à un diffuseur de «fake news». Il y aura donc une perte de rentabilité à partager ce type de contenus. Nous pensons qu’il y aura une auto-régulation très saine qui découlera de ce risque de se retrouver devant le juge et passible d’une condamnation. Il y aura surement beaucoup de dossiers au début, mais l’autorégulation va s’appliquer et réduire le nombre de cas. Sans que cela soit une censure ! On ne veut pas de cela du tout. On souhaite uniquement que l’information soit de l’information et que tous ceux qui se vantent d’en diffuser répondent aux mêmes critères que les diffuseurs sérieux.

 

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Vidéos du jour : Charles Gave, Sapir fait un bilan de la chasse aux « fake news – et Pierre Jovanovic : « Vous assistez à l’effondrement économique»

 
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Publié par le 28 février 2017 dans économie, général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Révolution pourpre et Troisième Guerre mondiale – La guerre de l’information entre L’OTAN et la Russie tourne à l’hystérie …

L’OTAN accuse la Russie de «fake news» tout en criant, hystérique, à la Troisième Guerre mondiale
Comme je l’ai rapporté, le Renforcement de l’OTAN en Europe de l’Est face à la Russie s’amplifie . La guerre de l’information que se livrent les 2 protagonistes est un point clef hyper stratégique. Du fait , malgré Trump – qui doit faire dans le compromis (cf mes divers papiers sur le sujet) la tentative de révolution pourpre, continue de plus belle, et le risque de WW3 est toujours présent . L’élite Atlanto-sioniste hystérique pousse – et tente de la provoquer …

Révolution pourpre et Troisième Guerre mondiale – la guerre de l’information entre L’OTAN et la Russie tourne à l’hystérie … : 

Les médias des pays de l’OTAN décrivent la Russie comme présentant une menace d’invasion imminente de l’Europe et créent une hystérique atmosphere de guerre mondiale. Le journaliste Finian Cunningham (cf note 1) revient sur cet endoctrinement médiatique.

Les médias des pays membres de l’OTAN n’hésitent pas à répéter les allégations infondées et imprudentes d’invasion imminente de l’Europe par l’armée russe, menaçant même de déclencher une Troisième Guerre mondiale.

Quand les médias russes proposent des points de vues alternatifs valables sur un éventail de questions internationales, l’Alliance occidentale les étouffe, les taxant de «fake news».

«L’OTAN prétend qu’il observe une augmentation considérable des fausses informations russes depuis l’annexion de la Crimée», rapport Reuters, ignorant le fait que cette information même contenait des «fake news».

Une telle ignorance est endémique chez les médias occidentaux, c’est typique de cette pensée unique qui diabolise massivement la Russie.

S’il y a un côté qui est coupable de colportage de fausses informations, ce sont les médias occidentaux de l’OTAN. Et ils le font à une échelle industrielle

Tout d’abord, la Russie n’a pas annexé la Crimée, comme on le déclare systématiquement dans les médias occidentaux, comme si c’était un fait. La population de la péninsule a voté lors d’un référendum légalement constitué en mars 2014, afin de rejoindre la juridiction de la Russie. Mais dans le titre susmentionné, Reuters utilise l’expression «annexion de la Crimée», sans aucune réserve, comme si le référendum historique qui l’a fait rejoindre la Russie ne faisait pas partie de l’histoire.

Et ça n’est qu’un seul exemple de la distorsion quotidienne des actualités russes perpétrée dans les médias occidentaux. S’il y a un camp qui est coupable de colportage de fausses informations, ce sont les médias occidentaux de l’OTAN. Et ils le font à une échelle industrielle.

Par exemple, un peu plus tôt ce mois-ci, la journaliste star de CNN Christiane Amanpour a mené une interview avec Marine Le Pen, la présidente du Front national. La journaliste s’est montrée horrifiée, quand son interlocutrice a déclaré que la Russie n’avait pas annexé la Crimée et que les manifestations de Maidan à Kiev en février 2014 étaient un coup d’Etat contre le gouvernement élu. L’attitude d’Amanpour, visiblement choquée, était compréhensible, parce qu’elle a à maintes reprises affirmé le contraire, en déclarant que la Russie avait «envahi l’Ukraine». Dans ces cas, on peut estimer que la célèbre journaliste de CNN se trompe dans ses allégations sur les relations entre la Russie et l’Ukraine – cela signifie qu’elle et la chaîne d’actualité câblée qui l’emploie peuvent être accusés de fabrication régulière de «fake news».

Une autre occasion de diffusion des fausses informations qu’on a fait passer pour du journalisme professionnel, c’est l’émission de la BBC, GMT, présentée par Stephen Sackur le 3 février. Sackur, comme Amanpour, est un autre célèbre journaliste qui a la suffisance d’un paon. Son programme contenait une enquête sur la flambée de violences dans l’est de l’Ukraine. Plus précisément, le rapport diffusé par la BBC accusait les rebelles pro-russes de la région de Donetsk d’avoir bombardé la ville d’Avdievka. Et il fallait impliquer que la Russie attisait le conflit. Mais, quelques jours auparavant seulement, la BBC diffusait des vidéos montrant les chars des forces de Kiev qui prenaient positions dans un quartier résidentiel d’Avdievka… en violation avec l’accord du cessez-le-feu de Minsk.

On accuse les médias russes d’informations fausses, mais c’est incomparable avec l’ampleur des fabrications et distorsions massives et systématiques produites par les médias occidentaux

En plus de cela, Stephen Sackur a réalisé une interview avec l’ancien Premier ministre ukrainien, Arséni Iatseniuk, dans lequel ce dernier a pu se livrer à des déclarations sans jamais être contesté. Il y a eu des annonces telles que : «L’agression russe en Ukraine» et «La Russie a abattu l’avion civil malaisien MH17 en juillet 2014 au-dessus de l’Ukraine de l’Est.»

Le problème, c’est cette manière coutumière avec laquelle les médias occidentaux produisent régulièrement des «fake news» qui sont présentées comme des faits par leurs «célèbres journalistes»

On accuse les médias russes d’informations fausses, mais c’est incomparable avec l’ampleur des fabrications et des distorsions massives et systématiques produites par les médias occidentaux.

L’OTAN déclare avoir enregistré plus de 30 «mythes» publiés par les médias russes. Malheureusement, la liste de l’OTAN ne fournit pas de liens vers les articles russes originaux, où lesdits mythes auraient été décrits. Mais une lecture rapide de la liste montre que lesdits mythes ne sont pas plus «offensifs» que des contre-arguments russes, ou qu’un point de vue alternatif. L’OTAN dit-elle en quelque sorte qu’il est illégitime d’avoir une autre vision ?

Par exemple, l’OTAN compte parmi les «fausses nouvelles» russes les idées suivantes :

L’OTAN a tenté de faire adhérer l’Ukraine ;

L’OTAN a suscité les protestations de Maidan ;

L’OTAN tente d’encercler la Russie ;

L’opération de l’OTAN en Afghanistan est un échec ;

L’opération de l’OTAN en Libye était illégitime ;

Ces points-là et bien d’autres ne sont pas des falsifications, ni de la propagande infondée. Ce sont des assertions sérieuses qui peuvent être étayées par des faits documentés et des arguments juridiques, ainsi que par des cartes de prolifération des bases militaires de l’OTAN autour des frontières russes.

En effet, une telle perspective contredit complètement les vues stéréotypées que les médias occidentaux propagent chaque jour. Mais en aucun cas cela ne qualifie-t-il la conception russe, anticonformiste, de «fake news». Qui plus est, on peut dire que ces opinions présentées par les médias russes sont essentielles pour un bon intérêt et pour la compréhension du public.

C’est là une manifestation étonnante de l’arrogance occidentale et l’endoctrinement : le fait que les médias otaniens présentent des reportages aux informations clairement fausses ou altérant la réalité.

Par exemple, les forces russes et syriennes seraient coupables du massacre de civils dans la ville d’Alep. Pendant des semaines, les médias occidentaux ont parlé de ce massacre présumé, jusqu’à ce que la ville syrienne soit définitivement libérée des combattants armés appuyés par l’Occident, y compris des groupes terroristes interdits. Aucun massacre de civils n’a eu lieu, et, depuis, les médias occidentaux n’ont pas pris la peine de visiter Alep pour raconter comment les habitants sont revenus à une vie civile normale après être libérés par les forces russes et syriennes.

Un autre exemple de ces omniprésentes «fake news», diffusées par les médias occidentaux : les hackers russes ayant piraté l’élection présidentielle américaine pour mettre Donald Trump à la Maison blanche. Aucune preuve de ces allégations tendancieuses n’a jamais été présentée.

Et pourtant, des déclarations du même ordre sont maintenant diffusées sur l’ingérence russe dans les élections européennes – même si le renseignement allemand a récemment indiqué qu’il n’y avait aucune preuve d’ingérence.

Nous allons mettre la question en perspective. Au cours de l’année passée, les médias britanniques ont publié des histoires où ils affirmaient que la Russie se préparait à envahir l’Europe et déclencher la Troisième Guerre mondiale.

Le Daily Express a publié trois histoires de ce type en juin, en juillet et en septembre.

Ce n’était pas juste les tabloïds qui s’adonnaient à un cet alarmisme imprudent : The Independent, qui est prétendument plus sérieux, a publié au moins deux articles en mai et en septembre, avec des citations des hauts responsables militaires disant que la guerre nucléaire pourrait éclater en 48 heures, et qu’il y avait un plan d’invasion «secret» de la Russie.

En novembre, The Guardian et d’autres médias britanniques, dont le Daily Mail, le Daily Telegraph, la BBC et Sky, ont fait écho aux paroles d’Ian Parker, chef du MI5 : «la Russie présente une menace croissante pour le Royaume-Uni».

Si on croyait les médias britanniques, l’Europe et tout l’hémisphère nord auraient dû disparaître en fumée nucléaire il y a quelques mois déjà.

C’est un exemple de campagne propagandiste orchestrée qui vise à diaboliser la Russie et à créer, dans la plus grande imprudence, une atmosphère pour la guerre mondiale

Se lier avec des «fake news», comme démontré ci-dessus, n’est pas seulement faux ou peu éthique  de la part des médias otaniens. C’est exemple de campagne propagandiste orchestrée qui vise à diaboliser la Russie et à créer, dans la plus grande imprudence, une atmosphère pour la guerre mondiale.

Dans ce contexte, accuser les médias russes de «fausses nouvelles» est une inversion flagrante de la réalité.

Que les dirigeants de l’OTAN, les gouvernements occidentaux et les médias dociles puissent faire impunément de telles accusations est un signe inquiétant d’endoctrinement collectif. Les politiciens occidentaux «libres et indépendants» autoproclamés, et des médias se comportant comme une armée de robots partant en guerre, tout en accusant la Russie des «fake news» – c’est d’une ironie indescriptible.

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Note 1 – Finian Cunningham a beaucoup écrit sur les relations internationales. Ses articles ont été publiés en plusieurs langues. Originaire de Belfast, en Irlande du Nord, il est titulaire d’un Master en chimie agricole et a travaillé en tant que rédacteur scientifique pour la Royal Society of Chemistry, à Cambridge, en Angleterre, avant de poursuivre une carrière en tant que journaliste de presse écrite. Depuis plus de 20 ans, il travaille en tant que rédacteur et écrivain dans les principaux médias britanniques et irlandais, dont The MirrorThe Irish Times et The Independent. Journaliste freelance basé en Afrique de l’Est, ses chroniques sont publiées par RT, Sputnik, Strategic Culture Foundation et Press TV.

 
 

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La fin de son blog, «l’opération de calomnie» du Monde, fake news : Olivier Berruyer se confie

Nous vivons une époque fort dangereuse pour les médias alternatifs vous le savez . Mais ça va aller je vous rassure … . Z .

Indigné et inquiet de l’évolution de la liberté d’expression en France, Olivier Berruyer revient pour RT sur l’outil de classement (ou «de censure») du Monde, Décodex, et sur la chasse aux «fake news» qui laisse Google choisir le vrai du faux.

RT : Le Monde a déclaré via son outil Décodex que votre blog Les-Crises.fr n’était pas fiable, l’accusant de diffuser des «fausses informations». Pourriez-vous nous expliquer quelles sont les raisons de ces accusations ?

O. B. : J’anime l’un des plus grands blogs français sur lequel j’essaie de livrer une information critique des médias tout à fait sérieuse, la plus factuelle possible et évidemment non complotiste. Le journal Le Monde vient de lancer une opération à mi-chemin entre le maccarthysme et le ministère de la Vérité d’Orwell, qui vise à poser un label, non plus à l’information dans la chasse actuelle aux fake news, mais à l’ensemble des sites et sources en ligne. Ils ont expliqué que RT était une source moyennement fiable et que mon site ne l’était pas du tout. Pour justifier cela, il ont expliqué que je partagerais des théories complotistes sur l’affaire ukrainienne. J’ai effectivement beaucoup suivi cette crise mais pour étayer leurs accusations, les journalistes du Monde se sont appuyés sur un lien internet qui est une énorme fake news se basant sur un énorme mensonge, comme je l’ai démontré sur mon blog. C’est clairement une opération de calomnie visant à censurer mon blog. Je vais devoir arrêter mon blog, car je ne peux pas continuer dans ces conditions-là, face au journal Le Monde qui s’est lancé dans une énorme opération de diffamation.

Le problème des grands médias occidentaux aujourd’hui n’est pas celui des fake news, mais celui des «no news». Ce ne sont pas des mensonges mais c’est toute une partie de la vérité qui n’est jamais mise en avant

RT : Pourquoi vos posts ont-ils attiré une telle attention et de telles réactions ?

O. B. : Au début, mon blog était consacré à l’économie. J’ai beaucoup travaillé par exemple avec un ancien Premier ministre sur la réforme des banques. Tant que j’en restais là, il n’y avait pas de problème. Je me suis mis à traiter de géopolitique car je préside l’association française des amis de Noam Chomsky. J’essaie de faire un travail très chomskiste – évidemment avec pas tout à fait le même talent que lui. Je critique beaucoup les médias et je me suis intéressé à l’affaire ukrainienne. Depuis, Le Monde et un certain nombre de réseaux néo-conservateurs qui soutiennent le régime ukrainien, s’attaquent à moi.

Il figure toujours aujourd’hui sur leur site, trois ans après, une interview de l’envoyé spécial du Monde à Kiev, Piotr Smolar. Dans cette vidéo, qui a été réalisée une dizaine de jours après Maïdan, il explique très calmement que les manifestants à Maïdan n’étaient pas armés. Alors qu’évidemment, il y a eu des dizaines de policiers tués et des centaines blessés par balles. J’ai débattu plusieurs mois après avec lui là-dessus. Il maintenait sa position. Aujourd’hui, la vidéo est toujours en ligne sans aucun commentaire. Le Monde estime donc que cette information est de qualité, labellisée en vert, alors même que j’ai démonté tout cela sur mon blog, preuves à l’appui.

Le président du parlement du plus grand pays d’Europe est le fondateur du parti néo-nazi local et Le Monde n’en parle pas

Dans les médias occidentaux, il n’y a pas beaucoup de fake news. Cela arrive évidemment de temps en temps. Le Monde en a encore fait une dernièrement sur l’affaire des Russes qui voulaient pirater un réseau électrique dans le Vermont. Ils n’y ont vu aucun problème de logique, ils n’ont rien vérifié et lancé cela un 31 décembre. Sauf qu’on s’est rendu compte le lendemain que c’était juste un virus sur un ordinateur portable. Néanmoins, le problème des grands médias occidentaux, aujourd’hui, n’est pas celui des fake news, mais celui des «no news». Ce ne sont pas des mensonges, mais c’est toute une partie de la vérité qui n’est jamais mise en avant. Quelques jours après, le Parlement ukrainien a élu Andreï Paroubi comme nouveau président du Parlement ukrainien à la majorité des députés. Andreï Paroubi est le cofondateur du parti néo-nazi ukrainien. Il a animé toutes ses milices militaires pendant plusieurs années. Il s’est occupé du commandement militaire de Maïdan. Cet homme-là a été nommé président du parlement ukrainien dans un contexte de tensions avec la Russie. On imagine ce que la nomination d’un tel personnage signifie pour la stabilité de l’Europe. Il n’y a pas une information là-dessus dans Le Monde. Le président du parlement du plus grand pays d’Europe est le fondateur du parti néo-nazi local et Le Monde n’en parle pas.

J’ai consacré du temps à cette histoire sur mon blog. j’ai même fait un très gros effort, j’ai fait traduire la prose de ce sinistre personnage des années 1990 en français. Dedans, on apprend que le rôle historique de l’Ukraine est de protéger la race blanche en Europe des hordes barbares asiatiques qui vont les envahir avec les Russes. Cet homme est président du parlement. C’est délirant. Il rencontre les plus grands dirigeants de l’Europe et cela ne pose aucun problème. C’est de ce genre de choses dont j’ai parlé et qui me font être haï par les grands médias. C’est parfaitement vrai. C’est parfaitement factuel. Ils n’en parlent pas. c’est un exemple de «no news» avec des conséquences dramatiques.

Ce n’est pas à Google de nous expliquer ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Quel est ce ministère de la Vérité qui est en train de se mettre en place ?

RT : Google et Facebook lancent un projet Crosscheck en France, en coopération avec plusieurs médias français, dont Le Monde. Que pensez-vous de cette initiative de lutte contre les «fausses informations» sur internet ?

O. B. : Ce genre de choses montre bien qu’il y a des réactions de plus en plus étonnantes de la part des grands médias. Il est vrai qu’il y a des problèmes avec de fausses informations qui se répandent. Il faudrait qu’on en discute tranquillement. L’information est une base de la démocratie. Avant d’agir, il faudrait peut-être que le pouvoir politique se charge de la situation, qu’il y ait un débat national et professionnel. A la place, les grands médias, qui sont totalement décriés par l’opinion publique, essaient de se regrouper. En France, Le Monde, de part son poids, devient un problème pour la démocratie. Cette opération est très gênante. Regardez qui est derrière cette opération ! Elle est lancée à la base par Google, associé à Bellingcat. Bellingcat dont la crédibilité et neutralité sont extrêmement faibles.

Ce n’est pas à Google de nous expliquer ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Quel est ce ministère de la Vérité qui est en train de se mettre en place ? J’appelle à l’aide les démocrates à l’étranger car la France a régulièrement ce genre de problèmes avec ses médias. Je les appelle à observer et à enquêter. J’aimerais que des personnes comme Edward Snowden, Glenn Greenwald ou Noam Chomsky regardent ce qui se passe en ce moment en France car c’est sidérant. Je ne vois pas d’équivalent ailleurs. Peut-être est-ce un peu le cas en Allemagne… La différence demeure qu’ils n’ont pas un média comme Le Monde qui est en train d’essayer de s’arroger le droit de censurer. Avant, c’était les religieux, puis les politiques, qui en usaient. Maintenant ce sont les médias qui déclarent : «Vous n’avez pas le droit de vous exprimer.»

Tout le monde applaudit en trouvant très très bien que Le Monde réinvente l’Index de l’Eglise catholique

RT : Peut-on confier aux médias la lutte contre les «fake news», la vérification des faits, ou les gens doivent-ils décider eux-mêmes en quoi il veulent croire ?

O. B. : Le problème central n’est pas les fake news. C’est un problème accessoire. La question majeure qui devrait tous nous préoccuper est de se demander comment faire en sorte que le grand public ait de nouveau confiance dans les grands médias. Le reste est avant tout une affaire d’analyses différentes. C’est normal qu’il y ait des analyses différentes entre CNN et RT. C’est du débat démocratique, c’est extrêmement important. Le problème survient quand les faits ne sont plus connus. Mon cas peut être un exemple. Ça montre bien l’utilité que vous avez pour le débat démocratique. Il n’y a pas un média français qui s’y intéresse. Tout le monde applaudit en trouvant très très bien que Le Monde réinvente l’Index de l’Eglise catholique. C’est-à-dire la liste de tout ce qu’il ne faut pas lire ! Pour redonner la confiance dans les grands médias, il faut vérifier information par information. Il faut du débat. Ce n’est pas à des médias discrédités de se regrouper en disant : «Regardez on va vous dire la vérité.» Cela servira juste à accentuer la défiance et le complotisme, qui est aussi un grave problème pour la démocratie.

Ce qu’il faudrait peut-être créer, et je vais y réfléchir, serait de faire une sorte de Wikipédia sur lequel les gens discuteraient des informations. Il faudrait que des citoyens en discutent de manière collaborative. Comme le disait Edward Snowden, je n’ai pas envie que des multinationales telle que Google expliquent au grand public ce qu’il doit penser. Je n’ai pas envie que Le Monde fasse cela.

D’ailleurs, en lançant leur Décodex orwellien, Le Monde a annoncé avoir mis en place un ensemble de journalistes volontaires de leur rédaction qui iront dans les écoles pour expliquer aux enfants comment lire l’information. C’est proprement délirant. J’imagine déjà la troisième et quatrième leçon qui seront : «N’allez pas sur RT, c’est tamponné en orange» ou «N’allez surtout pas lire Olivier Berruyer, c’est en rouge.» Par contre, Al-Jazeera est en vert. C’est donc une information tout à fait indépendante et de qualité en provenance des coupeurs de têtes.

Il est vrai que sur internet on va lire des âneries colossales, mais on en lit aussi dans la grande presse. Ce problème des fake news doit être traité mais il doit l’être de manière démocratique

RT : Dans quelle mesure le phénomène de «fake news» affecte-t-il la formation de l’opinion publique ? Qu’en est-il si les médias qui sont censés contrôler la véracité des faits relayés dans les actualités sont eux-mêmes accusés d’avoir distribué d’informations fausses ? Qui donc va contrôler ceux qui contrôlent ?

O. B. : L’ensemble de nos médias est en train de s’agiter comme des poules sans tête en criant : «Mon dieu, il y a un nouveau phénomène : les fake news, les fake news, les fake news.» Cela s’appelle des mensonges et du bourrage de crâne. Voilà tout. La problématique c’est que les journalistes viennent de perdre le monopole du bourrage de crâne. Il est vrai que sur internet on va lire des âneries colossales, mais on en lit aussi dans la grande presse. Ce problème des fake news doit être traité mais il doit l’être de manière démocratique.

Nous sommes dans une époque de perte de contact avec la réalité et avec les principes élémentaires du journalisme

Est-ce que cela influe tant que cela sur l’opinion publique ? J’ai des doutes. Néanmoins, cela a des conséquences démocratiques extrêmement importantes. Toute la presse française s’est fait l’écho d’une rumeur, donc non-vérifiée, insistant que les Russes seraient en train de se préparer à manipuler l’élection française. C’est exactement la même propagande que l’on nous a servie pour l’élection de Donald Trump. On nous a expliqué que Donald Trump a été élu à cause de la rumeur Pizzagate, qui n’a été lue par à peu près personne. Ce n’est surement pas parce que l’espérance de vie décline aux Etats-Unis. Ce n’est pas non plus parce qu’une partie du pays sombre dans la pauvreté et la misère. Non. C’est évidemment à cause des méchants d’internet.

Nous sommes dans une époque de perte de contact avec la réalité et avec les principes élémentaires du journalisme. Des principes tels que «quelle est votre source ?», «quelle est sa qualité ?», «les informations ont-elle été bien recoupées ?» On a fait face à une campagne où on nous expliquait tranquillement que Donald Trump allait uriner sur des prostituées russes dans un grand hôtel de Moscou. Ces informations ne pouvaient qu’être fiables car elles venaient de McCain, qui les a eu d’une agence, qui les a eu d’un ancien des services secrets anglais… Tout cela détruit la confiance de l’opinion publique non seulement dans les médias, mais aussi dans notre système politique. Et cela veut dire que, dans le cas de notre prochain président, on se demandera si ce ne sont pas les Russes qui l’ont fait élire…

 

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Google interdit de façon permanente 200 sites de « Fake News »

Censure – Mercredi, Google a déclaré qu’il a interdit 200 sites (ou éditeurs de contenu) d’accéder à son service de publicité Adsense pour « publication de fausses infos ». Google a déclaré qu’il avait réprimé les sites qui contenait 1) Des Annonces sur des produits illégaux 2) Des publicités mensongères 3) Des annonces frauduleuses via mobile 4) Des Annonces essayant de jouer avec le système Adsense 5) Qui Promeuvent et profitent des sites diffusant de fausses actualités . Mais l’accent a été mis sur la catégorie des «fausses infos» qui a dominé le buzz médiatique depuis deux mois.

Voici plus

Google a éliminé en 2016 plus de 1,7 milliard de publicités ne répondant pas aux bonnes pratiques, soit plus du double de 2015, mais le groupe a aussi banni 200 éditeurs de contenus de son réseau AdSense.

Dans l’édition 2016 de son rapport Better Ads Report, Google annonce avoir retiré plus de 1,7 milliard de publicités ne répondant pas aux critères de son réglement Adwords. C’est plus de deux fois plus qu’en 2015 (780 millions de publicités retirées).

Cela va des publicités pour des produits illégaux (autour de la santé et des produits pharmaceutiques, notamment) aux paris illégaux et aux publicités mensongères, mais cela concerne aussi 7 millions de publicités frauduleuses qui ont tenté de passer outre les systèmes de détection, dans un contexte de montée de l’activité de scam en 2016 et de procédés toujours plus sophistiqués pour passer sous les radars.

Google a également éliminé plusieurs dizaines de milliers de publicités « auto-cliquables » (self-clicking ads) sur mobile, en forte augmentation par rapport à 2015. Le groupe de Mountain View s’est aussi attaqué au phénomène des « tabloid cloakers » qui sont des scams profitant de l’actualité du moment pour se faire passer pour des actualités pertinentes mais qui renvoient vers des sites commerciaux.

Sur le seul mois de décembre 2016, 22 cloakers ont ainsi été désactivés qui avaient eu le temps de diffuser de fausses publicités vues plus de 20 millions de fois en une semaine.

Dans le même temps, et en période de prolifération des fake news, Google a banni de son réseau AdSense sur le seul dernier trimestre 2016 quelque 200 éditeurs de contenus accusés de tromper les internautes par des fausses actualités.

Google n’avait pas été épargné par les critiques concernant une certain laxisme vis à vis de la diffusion de ces fausses informations (dites fake news) qui se sont multipliées à l’occasion de l’élection présidentielle américaine et a donc pris des mesures sur la fin d’année 2016.

Certains de ces éditeurs de contenus ont aussi été bannis pour avoir exploité des noms de domaine ressemblant fortement à des sources d’information légitimes mais exploitant le suffixe .co au lieu de .com, par exemple.

 

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