RSS

Archives de Tag: faciale

Big Brother : les progrès de la reconnaissance faciale vont-ils nous jeter dans un monde où il n’y aura plus nulle part où se cacher ?

De nombreux experts ont déjà sonné l’alarme en ce qui concerne la reconnaissance faciale. Si elle était à l’origine utilisée pour des questions de sécurité uniquement, elle s’est grandement démocratisée, jusqu’à devenir une technologie prédictive. Des chercheurs affirment d’ailleurs aujourd’hui pouvoir déterminer votre sexualité grâce à elle...

Michal Kosinski et Yilun Wang, de Stanford, ont utilisé un logiciel de reconnaissance faciale entrainé sur 35 326 photos de profil publiques de 14 776 personnes d’une application de rencontre pour identifier avec précision la sexualité des sujets.

Voici les résultats de leurs recherches, résumées par The Economist :

Lorsqu’on lui montrait une photo d’un homme homosexuel puis d’un homme hétérosexuel, tous deux choisis aléatoirement, le modèle était capable de les identifier correctement 81% du temps. Lorsqu’on lui montrait cinq photos de chaque homme, la sexualité était correctement établie 91% du temps. Le modèle est moins performant avec les femmes, distinguant les homosexuelles et hétérosexuelles avec une précision de 71% en analysant une seule photo et 83% avec cinq photos. Dans les deux cas, le niveau de réussite dépasse la capacité humaine à faire cette distinction. En utilisant les mêmes photos, les gens détectent l’homosexualité dans 61% des cas pour les hommes et 54% pour les femmes. Cela coïncide avec de précédentes recherches suggérant que l’homme est capable de déterminer la sexualité avec un simple visage en utilisant autre chose que la chance.

L’intelligence artificielle fait ainsi largement mieux que l’homme, là encore. Et cette fois, il n’y a même pas eu à créer de nouveau logiciel, les technologies existent déjà. Facebook utilise la reconnaissance faciale pour identifier les personnes sur les photos et votre comportement pour déterminer votre sexualité, même si vous ne l’indiquez pas explicitement. Google, quant à lui, n’a qu’à utiliser votre historique de recherche pour le savoir…

Cette technologie pourrait donc facilement être utilisée à de mauvaises fins. En Tchétchénie, par exemple, les homosexuels sont emprisonnés, on les oblige à révéler les noms d’autres homosexuels…

Big Brother : les progrès de la reconnaissance faciale vont-ils nous jeter dans un monde où il n’y aura plus nulle part où se cacher

Les technologies de reconnaissance faciale se développent notamment avec les prochaines générations de Smartphones qui pourront être débloqués grâce à ce moyen d’identification du propriétaire.

Atlantico : Les technologies de reconnaissance faciale se développent notamment avec les prochaines générations de Smartphones qui pourront être débloqués grâce à ce moyen d’identification du propriétaire.Quels sont les avantages et les inconvénients que soulève cette technologie ?

Jean-Paul Pinte : La reconnaissance faciale est une technique d’identification biométrique fondée sur un traitement automatique d’images numériques d’un individu et permettant de l’identifier à partir des caractéristiques de son visage.

Cette méthode d’identification semble être la plus naturelle, puisque, nous nous connaissons les individus en regardant les visages.

Aborder les capacités de reconnaissance faciale a toujours fasciné les chercheurs qui voient dans cette technologie des avancées utiles pour notre société sans forcément en avoir mesuré toutes les facettes négatives et positives. Les idées autour de cette reconnaissance faciale laissent en effet rêveurs celles et ceux qui pensent que notre personne pourrait uniquement attester de son identité pour un paiement, un contrôle d’identité, ou encore toute action dans notre société devenue complexe.

Dans le courant des années 90, Joseph J. Atick a largement contribué au développement des technologies liées à la reconnaissance faciale. A l’époque, le physicien croit dur comme fer au potentiel de ce système, utilisé par les autorités pour identifier les criminels et empêcher l’usurpation d’identité. « Nous avons sauvé des vies et résolu des crimes » expliquait-il en mars 2014, à l’occasion d’une conférence sur le sujet. Plus tard il s’inquiètera au cœur de l’affaire PRISM de la manière dont la reconnaissance faciale est utilisée : « elle est utilisée pour voler l’anonymat de tout le monde » estime-t-il dans un entretien accordé au New York Times

Même malgré de nombreux progrès dans ce sens l’exploitation des composantes du visage reste assez complexe car nous avons tous des émotions comme le sourire, la tristesse, l’étonnement, ce qui complique la tâche lorsqu’il s’agit d’attester et d’authentifier un visage  (Choix du cadrage, de la forme, problème des visages multiples, …)

Ces systèmes de reconnaissance faciale sont principalement utilisés avec les systèmes de vidéo surveillance pour des raisons:

– De sécurité. Dans les stades, les aéroports et les centres commerciaux dans plusieurs pays pour interdire l’accès de certains individus fichés.

– contrôler l’accès des employés aux entreprises.

Dans les stades, par exemple une première a eu lieu. Sans aller jusqu’à parler de police prédictive un homme a été appréhendé le 31 mai 2017 par des policiers du Pays de Galles du Sud. Le site Ars Technica révèle, révèle que c’est la technologie de reconnaissance faciale automatique installée sur un camion équipé de caméras qui aurait conduit à cette action.

On évoque même l’intégration de cette technologie dans le futur IPHONE 8 en remplacement du bouton central voué à disparaître.

Rappelons que ce moyen d’identification par empreinte digitale (Touch ID) avait déjà fait l’objet de plusieurs détournements comme celle de l’utilisation d’une résine copiant votre peau et permettant de reprendre de l’utilisateur à son insu.

Ce qui est positif c’est que la recherche avance bien dans ce sens comme le cas de chercheurs de l’université de Hong Kong qui ont mis au point un algorithme jugé plus puissant que l’œil humain, nommé GaussianFace.

Le logiciel serait capable de gérer différentes composantes parfois mal analysées par certains systèmes : un mauvais éclairage ou des changements physiques (maquillage, coupe de cheveux) ne seraient pas un problème pour ce super-système.

Cette dernière est plus pertinente que la méthode de reconnaissance faciale Eigenfaces employant la technique de l’analyse en composante principale (PCA), qui est différente aux méthodes géométriques ou locales. Elles se basent sur les particularités du visage analysé, et dont les défauts résident dans son manque de précision, ainsi que sa sensibilité aux informations qui ne sont pas pertinentes.

En France, c’est le projet Défi Repère (Reconnaissance de personnes dans des émissions audiovisuelles) qui fait parler de lui, en associant trois technologies : la reconnaissance des visages, celle des paroles et celle des caractères de texte.

Le visage affiche beaucoup d’autres informations, et les machines peuvent aussi lire cela, il faut voir quelque part des avantages de ce côté !

Tous ces systèmes d’authentification améliorés  devraient permettre de protéger nos données qui seront couplées de plus en plus à des applications en interaction permanente avec d’autres. C’est aussi l’occasion de supprimer les mots de passe (Depuis que l’on en parle…) et par là même une usurpation d’identité et le vol de données en pleine recrudescence.

Pour les aspects plus sombres sur le site de ZATAZ on peut lire que le FBI aurait accès à une base de données biométrique gigantesque. Des bases de données biométriques que l’agence fédérale consulterait sans avoir la moindre autorisation, de la justice et des sociétés qui archives les données en question. Environ 80% des photos dans le réseau du FBI seraient des informations de personnes « non criminelles », y compris des photos des permis de conduire et des passeports. Les algorithmes utilisés pour identifier les correspondances produiraient environ 15% de fausses alertes et ont encore du mal à identifier des photos d’individus blancs ou noirs.

La prise de conscience progressive de cette reconnaissance faciale sur les réseaux sociaux devait enfin accroître certains risques chez les jeunes mais à la lecture de cet article de Sciences et Avenir il y a de quoi alerter les défenseurs de la vie privée car l’anonymat ne serait plus garanti si ces méthodes venaient à être de plus en plus employées. D’autant que, comparées aux autres techniques biométriques, celle de la reconnaissance faciale s’effectue à distance !

L’article du journal The Economist pointe les problèmes liés à la discrimination raciales et les discriminations sur le sexe des individus qui seront filmés. Des personnes pourraient sur ces seuls critères se voir refuser des postes notamment. Quel est la réalité sur ce problème ? La reconnaissance faciale pourrait-elle entraver les libertés individuelles ?

Les libertés individuelles et nos données personnelles seront automatiquement impactées par ces technologies de reconnaissance faciale et il y a fort à parier qu’il faudra redéfinir de nouvelles règles éthiques assez vite.

L’impact sera plus fort encore pour les personnes de couleur dont l’image pourra modifier l’appréciation du recruteur par exemple.

Un utilisateur du service Google Photos, une application capable de détecter le contenu de clichés, s’est ainsi plaint d’avoir été identifié comme un gorille par le logiciel.

Que dire aussi quand vous pourrez voir comme en Chine sur un grand écran votre visage, votre nom, votre adresse, si vous ne respectez pas le code de la route …

Le perfectionnement des caméras à reconnaissance faciale devrait aussi être à la source d’autres problèmes touchant à l’identité individuelle d’une personne en lui développant des composants à son ADN numérique. Ces outils pourraient pourtant avoir de nombreux débouchés. « On est intéressés par ce type d’outils, pour analyser le comportement des gens quand ils voient des publicités à la télévision, pour connaître leur degré d’acceptation et d’intérêt en voyant la publicité », explique François Klipfel, de l’institut GfK.

Autre utilisation en matière de sécurité, la caméra peut enregistrer une liste de visages, et donc repérer toute physionomie inconnue. Détectant la présence d’éventuels cambrioleurs dans une maison, la caméra peut envoyer le film sur smartphone à son propriétaire, qui pourra décider d’alerter les secours ou non.

Des systèmes de reconnaissance faciale comme les tests réalisés à la Gare du Nord et à l’aéroport de Roissy devraient pourtant aider à lutter contre le terrorisme et la délinquance dans ces lieux fréquentés.

Dans les démocraties, au moins, comme le précise l’article, la législation pourra aider à modifier l’équilibre des bons et des mauvais résultats. Les régulateurs européens ont en effet intégré un ensemble de principes dans la future réglementation de la protection des données, décrétant que les informations biométriques, qui incluent les «empreintes faciales», appartiennent à son propriétaire et que son utilisation nécessite un consentement – afin que, en Europe, contrairement à l’Amérique, Facebook ne puisse pas vendre simplement des publicités aux visiteurs. Les lois contre la discrimination pourront être appliquées à un employeur qui sélectionnerait les images des candidats. Les fournisseurs de systèmes commerciaux de reconnaissance faciale devront se soumettre à des audits, afin de démontrer que leurs systèmes ne mettent pas en doute leurs usagers. Les entreprises qui utiliseront ces technologies devraient être aussi tenues responsables.

A quel point ce dispositif est-il déjà répandu ? Qui sont les gens, quels sont les métiers qui l’utilisent déjà ? Cette proportion de personnes concernées progressera-t-elle ?

Si le marché de la reconnaissance faciale parait récent il est né dans les années 70 et compte déjà de nombreux adeptes dans les stratégies des entreprises. Le marché de la reconnaissance faciale devrait croître ainsi à un rythme annuel de 28% jusqu’en 2018

Le marché du marketing digital s’est engagé dans la technologie.

Du programme « Deepface » de Facebook au logiciel de Google « Facenet », il n’est rien de dire que la reconnaissance faciale représente depuis plusieurs années déjà un enjeu colossal pour les géants du web.

Adossée à des programmes d’intelligence artificielle de plus en plus évolués, ceux-ci ambitionnent de référencer le plus grand nombre de visages à des fins commerciales à peine déguisées ou via dans le marketing via des panneaux interactifs qui modifient la publicité en fonction du nombre d’interaction avec le passant…

Facebook peut ainsi identifier près 1 milliard de personne grâce à la reconnaissance faciale. Quid des photos prises en selfies ?

Pour ne pas tous les citer ici tant ils tendent à se développer, on peut néanmoins insister sur les dernières nouveautés proposées par de grands groupes.

Les métiers de la sécurité l’utilisent également en la combinant à un système de vidéosurveillance et cela permet d’interpeller des personnes recherchées. Puis, elle est utilisée par les organismes bancaires, et est aussi mise en place dans la conduite d’une voiture,

Bosch a même proposé au dernier salon de Las Vegas son système de  reconnaissance faciale et de personnalisation intelligente.

Une caméra (Driver Monitor Camera) permet une reconnaissance faciale et une personnalisation dès l’arrivée du conducteur. La voiture règle alors par exemple le volant, les rétroviseurs, la température dans l’habitacle ou encore la station de radio. La caméra est aussi capable de détecter le niveau de vigilance du conducteur. Si ce dernier risque de s’endormir, la voiture émet une alerte.

Delta Air Lines teste aussi la reconnaissance faciale et parle d’une « évolution naturelle » pour améliorer les services en aéroports avec ces dépôts de bagages automatisés et utilisant cette technologie. Les quatre machines rejoindront le RFID (identification par fréquence radio) pour lequel elle est « leader de l’industrie », les kiosques à billet d’avion ou l’enregistrement via l’app Fly Delta Mobile, qui ont déjà « décongestionné les halls d’aéroports et amélioré de façon drastique la satisfaction des clients ».

Dans le monde du smartphone, Synaptics a collaboré avec KeyLemon pour un système qui peut être utilisé aussi bien sur smartphone, tablette, que PC portable. L’utilisateur peut choisir s’il préfère utiliser l’empreinte ou la reconnaissance faciale pour son appareil. Il peut également combiner les deux pour plus de sécurité, tout dépendra des services proposés par les fabricants et leurs appareils.

En ce qui touche à la santé, des généticiens ont utilisé un système de reconnaissance faciale pour repérer une maladie génétique rare. Une avancée qui pourrait améliorer le dépistage.

Dans les transports une expérience d’un an à l’aéroport de Roissy a été menée. Cinq sas sont présents depuis le 28 décembre 2016 à l’aéroport Paris-Charles de Gaule. C’est encore une expérimentation. Elle doit se terminer en décembre 2017. Ces sas sont situés dans le terminal 2F. Près de 20.000 visages de personnels navigants, des pilotes, des hôtesses et des stewards, ont déjà été contrôlés de cette façon. Des passagers européens, à qui on a expliqué le système, ont accepté d’utiliser ces sas. A la Gare du Nord, les voyageurs qui prennent l’Eurostar, passent désormais dans des sas de contrôle qui intègrent la reconnaissance faciale

Une nouvelle start-up française appelée Start me up a proposé au CES 2016 un logiciel de reconnaissance faciale et d’analyse de visage en temps réel. La start-up grenobloise fait appel à des technologies de machine learning et d’intelligence artificielle.

Comme le signale Digital Colab, on voit que les usages qui découlent de la reconnaissance faciale sont multiples, on peut « tagger » automatiquement des individus figurant sur une vidéo ou participer à la protection des mineurs. Les nouvelles technologies d’analyse des images permettent de détecter les expressions des visages, l’âge, ainsi que les caractéristiques physiques. Les applications se trouvent aussi désormais dans la photo, l’électronique embarquée ou encore la robotique.

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 13 septembre 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , ,

En Australie, la reconnaissance faciale va remplacer le passeport au contrôle des frontières …

Déjà que L’Australie est devenu le premier pays à mettre en place les puces electroniques pour le public … C’est un Pays certes en avant garde dans pas mal de domaines, mais comme vous le constatez, ce n’est pas forcément toujours dans le bon sens . (c’est ça le progrès ? la « môôôôdernité » ???) 

Le Département australien de l’immigration et de la protection des frontières prévoit de remplacer le contrôle des passeports par un système de reconnaissance faciale automatique, un système qui ne dispensera toutefois pas d’apporter son passeport pour les séjours en Australie.

Le Sydney Morning Herald rapporte que le Département australien de l’immigration et de la protection des frontières souhaite remplacer le contrôle des passeports aux frontières par l’adoption des systèmes d’identification biométriques permettant de reconnaître un visage ou des empreintes digitales. C’est un changement qui entre dans le cadre du programme Seamless Traveler Initiative visant à automatiser et à rationaliser le contrôle des frontières.

Identifier de manière rapide et efficace les personnes inscrites comme « sensibles » sur les listes devrait être possible grâce à l’adoption de ce nouveau système de contrôle. Aujourd’hui, une identification peut prendre du temps pour les agents de contrôle qui doivent s’appuyer sur les informations contenues sur les billets, l’historique des déplacements aériens, le casier judiciaire de l’individu, etc. pour repérer ces individus « sensibles ». Selon John Coyne, chef de la sécurité aux frontières de l’Institut australien de réglementation stratégique, ce nouveau système permettra leur identification automatique.

Des freins semblent être toutefois toujours présents quant à la réelle efficacité de ce type de système. Le taux d’échec reste encore à ce jour trop important et il peine notamment à la reconnaissance des personnes noires. Un premier test de ce système devrait être mis en place dans le courant du mois de juillet prochain à l’aéroport de Canberra, la capitale australienne avec pour objectif l’adoption du système d’ici 2020 afin de vérifier l’identité de 90 % des voyageurs de manière fiable.

Toutefois, les Australiens auront toujours besoin de leur passeport quand ils voyageront à l’étranger et les étrangers désirant séjourner en Australie devront également transporter le leur.

Source via SP

 

Étiquettes : , , , , , ,

Big Brother – La surveillance par reconnaissance faciale bientôt partout dans New York (bientôt en France)

L’avenir de la surveillance passe-t-il par la reconnaissance faciale ? On a tous vu dans les films d’anticipation ce type de technologie qui permet de reconnaitre le méchant dans une foule. À New York, les autorités ont bien l’intention d’accélérer dans ce dossier. 

Le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a proposé que la technologie de reconnaissance faciale soit implémentée partout sur le territoire de l’État. Ce programme nécessiterait l’installation de caméras et de capteurs un peu partout, notamment sous les ponts, dans les tunnels et à chaque intersection. Évidemment, le gouverneur souhaite que tout cela aide la police à identifier et attraper les criminels et les terroristes qui s’en prendraient aux biens et aux personnes.

Cet équipement servirait également à lire les plaques minéralogiques. Pour le moment, le système sera déployé dans les aéroports et les hubs de circulation de l’État, avant qu’il ne soit présent partout ailleurs. Voilà qui risque de donner des idées à d’autres pays… Cette technologie est d’ailleurs déjà à l’œuvre à Pékin et dans plusieurs villes au Japon.(source)

Numérama donne des précisions ,  confirmant qu’un telle technologie de surveillance pourrait bientôt arriver En France :

Le gouverneur de New York a annoncé cette semaine que des caméras reliées à des systèmes de reconnaissance faciale seraient installées sur des « croisements », sans livrer aucun détail sur leur fonctionnement ou les garanties apportées (ou non) la protection de la vie privées des New-Yorkais. En France aussi, les voix s’élèvent pour demander de tels systèmes.

L’annonce a été faite en une minute, au sein d’un discours de 35 minutes portant sur la modernisation des infrastructures routières et ferroviaires. Mercredi, le gouverneur démocrate de l’état de New York, Andrew Cuomo, a annoncé sans livrer aucun détail que les autorités allaient commencer à tester des technologies de reconnaissance faciale, avec des caméras qui seront notamment installées au niveau des « croisements ».

 

« Comment affronter ces menaces que nous avons quotidiennement, qui deviennent pires, et pire, et pires ? New York est une cible et le déni n’est pas une stratégie viable », a d’abord prévenu Cuomo pour étouffer par avance toute critique sur ce qu’il allait dire ensuite : « Nos croisements présentent à la fois une vulnérabilité et une opportunité. Il y a des technologies émergentes dans nos systèmes de sécurité que nous voulons installer : des capteurs qui lisent les plaques d’immatriculation, et tester les logiciels derniers cris de reconnaissance faciale »
« Nous avons désormais des logiciels de plus en plus sophistiqués qui permettent de lire un visage », s’est-il réjoui.

Mais comme le note Vocativ, les New-Yorkais n’ont eu le droit à aucun détail, qui sont pourtant importants. Rien n’a été dit sur la base de données qui serait utilisée pour comparer les visages à ceux filmés par les caméras, sur l’éventuel enregistrement de visages inconnus, sur la durée de conservation des données collectées, sur le droit des citoyens à savoir qu’ils ont été reconnus à tels ou tels endroits, sur qui aurait le droit d’accéder aux images, sur la détermination des zones où seraient installées et testées ces caméras, etc.

Le gouverneur a en revanche passé de très nombreuses minutes à parler de l’architecture des ponts, et de leurs projets d’illumination par des LED de toutes les couleurs.

BIENTÔT EN FRANCE ?

En France aussi, l’utilisation de la reconnaissance faciale est de plus en plus ouvertement sollicités. En mars dernier, après les attentats de Bruxelles, Bernard Cazeneuve s’était dit favorable à l’exploitation de telles technologies dans les gares et les aéroports. « La reconnaissance faciale, ce sont des moyens sur lesquels travaillent nos services et nous n’hésiterons pas à employer les moyens humains et les moyens de la technologie », avait-il prévenu. Des systèmes ont déjà été employés ailleurs, notamment à Tokyo, à Sotchi et à Rio, pour sécuriser les Jeux Olympiques en comparant les visages avec des bases de données de terroristes connus.

Plusieurs technologies existent, dont celle développée en France par Safran Morpho qui propose Morpho Argus, un « système d’identification instantanée de personnes dans des flux de vidéo surveillance, analysant des captures de visages issus de vidéos enregistrées en temps réel ou pré-enregistrées » :


En mai dernier, en prévision de l’organisation de l’Euro 2016, Christian Estrosi avait demandé avec Eric Ciotti à pouvoir mettre en place la reconnaissance faciale dans les fan zones. Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas avait toutefois refusé. « Cette proposition comporte des risques d’atteinte aux libertés publiques. Je ne comprends pas l’intérêt de la disposition proposée et émets donc un avis défavorable », avait-il répondu à l’Assemblée nationale.

Par la suite, l’attentat de Nice a relancé la polémique. À ceux qui disaient que la vidéosurveillance installée dans la ville la plus vidéosurveillée de France n’avaient servi à rien, M. Estrosi avait eu cette réponse :

« Elles ont permis de faire avancer l’enquête, mais, en matière de terrorisme, il faut admettre que les caméras ne sont pas la réponse à tout. Du moins en l’état actuel des choses, puisque, si on nous avait autorisés à utiliser notre logiciel de reconnaissance facial, il en aurait peut-être été autrement. On se serait rendu compte que le conducteur du camion avait été condamné à six mois de prison avec sursis pour violence et qu’il figurait sur le fichier des infractions constatées Stic ».

Il est donc déjà question, pour lui, de ne pas limiter la base de données de comparaison aux seuls terroristes mais de l’étendre à tous les types d’infractions. Un peu comme le FNAEG, d’abord réservé aux violeurs et autres délinquants sexuels, fut progressivement étendu pour comprendre aujourd’hui plus de 3 millions d’enregistrements de profils génétiques.

 

Étiquettes : , , , , , , ,

DINGUE ! Ces lunettes de reconnaissance faciale permettront de stopper les crimes avant qu’ils ne soient commis

Ça devient fou toute cette nouvelle technologie ! Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

Une société américaine a développé une paire de lunettes qui offre à ses porteurs non seulement un écran interactif et virtuel en 3-D, mais qui peut aussi identifier des visages dans une foule en se référant à des bases de données existantes.

Avec cette fonction de reconnaissance faciale, les lunettes Atheer One permettront à la police d’empêcher que les délinquants ne commettent leurs méfaits, avant même qu’ils ne passent à l’action.

Dans un reportage d’accompagnement, on découvre comment les lunettes auraient pu identifier les poseurs de bombes du Marathon de Boston avant que leurs bombes n’explosent, grâce aux images enregistrées par des caméras dans le quartier. A l’époque, ces images n’avaient pas pu permettre l’arrestation de ces terroristes, parce qu’elles étaient trop floues.

Avec les lunettes d’Atheer Labs, une start-up financée par plusieurs poids lourds de la Silicon Valley, il aurait été possible d’exploiter ces images. Les lunettes sont en effet capables d’identifier des individus sur des photos très dégradées, et dont seuls 40% de l’image sont exploitables.

Selon le fondateur de la société, Allen Yang, la police américaine pourrait être équipée de ces lunettes dans les 2 à 3 prochaines années. La version destinée au public, qui propose en gros les mêmes fonctionnalités que les lunettes intéractives de Google, les Glass, sera lancée dès le mois prochain pour le prix de 350 dollars (environ 250 euros) pour la version des lunettes qui fonctionne sur Android, ou de 850 dollars (environ 615 euros) pour la version totalement autonome.

http://www.express.be/business/fr/technology/ces-lunettes-de-reconnaissance-faciale-permettront-de-stopper-les-crimes-avant-quils-ne-soient-commis/203352.htm

 
Poster un commentaire

Publié par le 12 mars 2014 dans Nouvel ordre mondial

 

Étiquettes : , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :