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« La plus grande destruction de richesse de l’histoire arrive et très peu de gens sont préparés face aux chocs à venir »

Est-ce la fin du marché haussier et d’une belle époque ? Nous vivons dans un monde pourri jusqu’à la moelle et construit sur une dette qui ne sera jamais remboursée. Une dette qui soutient artificiellement des milliers de milliards de dollars d’actifs et des quadrillions de dollars si l’on inclut les produits dérivés. L’économie prétendument la plus puissante du monde (les États-Unis bien sûr) est tellement endettée qu’elle doit lancer toutes sortes de guerres pour assurer sa survie, la dernière en date étant une guerre commerciale.

LE SON DES TAMBOURS DE GUERRE RÉSONNE

Chaque fois qu’une nation commence à menacer d’autres pays, c’est parce qu’elle se trouve en position de faiblesse. La dette américaine est hors de contrôle depuis longtemps. Les dettes fédérale, de l’État, des entreprises, personnelle, hypothécaire, automobile, étudiante etc., augmentent toutes de manière exponentielle. En plus de cela, le déficit budgétaire américain atteindra des milliers de milliards dans un avenir prévisible. Le déficit commercial s’élevait à 600 milliards de dollars en 2017 et pourrait bientôt dépasser 1 000 milliards.

Le déclenchement de conflits est le signe d’un empire en grande difficulté. Les guerres et les ingérences dans des pays comme l’Iran, la Libye, l’Ukraine, la Syrie et le Yémen font partie de tout cela. La nomination de John Bolton au poste de conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche est un autre signe que les États-Unis sont à nouveau sur la voie de la guerre.

La régulation du système financier mondial, le protectionnisme et les guerres commerciales sont également des mesures désespérées prises par un pays en phase finale de déclin. Ce n’est certainement pas une coïncidence si cette guerre commerciale a commencé juste avant le lancement du commerce de pétrole libellé en yuans. En fin de compte, cela entraînera la chute du dollar et un important transfert de pouvoir de l’Ouest vers l’Est, ainsi que des prix de l’orbeaucoup plus élevés.

Il n’est pas surprenant que les pays de la Route de la soie aient acheté des quantités importantes d’or au cours de ce siècle. Les avoirs en or de la Russie, de la Turquie, de l’Inde et de la Chine ont été multipliés par 7 depuis 2004, passant de 5 000 tonnes à 35 600 tonnes. La question est de savoir combien il reste réellement des 23 000 tonnes que les banques centrales occidentales sont censées détenir.

 

 

LES ÉTATS-UNIS BLÂMENT TOUT LE MONDE

Le monde entier vit au-dessus de ses moyens, mais particulièrement les États-Unis. Que font-ils à ce sujet ? Hors de question d’ajuster les dépenses en fonction du budget. Ce serait beaucoup trop simple. Mieux vaut blâmer le monde entier. C’est exactement ce que fait Trump. C’est la faute de la Chine et du monde entier si une grande partie de l’industrie manufacturière américaine s’est déplacée vers des pays à bas coûts. C’est aussi à cause d’eux si les États-Unis vivent au-dessus de leurs moyens, empruntent et dépensent plus qu’ils ne gagnent. Par conséquent, ces méchants pays doivent être punis. C’est la raison pour laquelle les États-Unis ont lancé une guerre commerciale. La guerre commerciale a souvent été une mesure désespérée prise par une économie en difficulté. Une guerre commerciale entre les deux plus grands pays du monde entraînera incontestablement un ralentissement du commerce international et, par conséquent, un important ralentissement de l’économie mondiale.

LA GUERRE COMMERCIALE DE TRUMP ET LA GUERRE DU DOLLAR DE NIXON

Donald Trump me rappelle Richard Nixon en août 1971, lorsqu’il blâmait le monde entier pour les attaques contre le dollar. Le président français Charles de Gaulle était assez intelligent pour voir ce qu’il se passait et demander le paiement de la dette américaine en or. Le dollar étant adossé au métal précieux à cette époque, les États souverains pouvaient exiger un paiement en or. Devant l’ampleur prise par la dette américaine et la baisse considérable des réserves d’or, Nixon abandonna l’adossement du dollar à l’or le 15 août 1971. Ce fut le début de la fin pour l’économie américaine et l’économie mondiale. Le commencement de l’expansion du crédit et de l’impression monétaire qui continuent jusqu’à ce jour. Cela a rendu une toute petite minorité très riche et a fait crouler le reste du monde sous une dette impossible à rembourser.

La mesure désespérée de Trump pour sauver l’Amérique sonnera le glas de l’économie américaine et mondiale. Nous pouvons faire un parallèle avec 1971. Les États-Unis se trouvaient alors dans une situation similaire à celle d’aujourd’hui. Les déficits augmentaient et le dollar chutait. Quelles ont été les conséquences de la décision fatale de Nixon ? Le dollar s’est effondré. J’étais en Suisse à l’époque et j’ai vu le dollar chuter de 63% par rapport au franc suisse entre août 1971 et janvier 1980. Au cours de cette même période, l’or et l’argent ont bondi. L’or est passé de 35 $ l’once à 850 $, soit une multiplication par 24. L’argent est passé de 1,60 $ à 50 $, soit une multiplication par 31.

 

 

ACCÉLÉRATION DE L’OR ET DE L’ARGENT À 32 000 $ ET 500 $ ?

En appliquant les mêmes multiples (or x24, argent x31), le cours de l’or pourrait alors atteindre 32 000 $ et l’argent 500 $. Certains diront que la situation est aujourd’hui différente et que le point de départ est erroné etc… Mais, à mon avis, le point de départ sera très élevé. Les guerres commerciales auront un impact majeur sur les papiers-monnaies et surtout sur le dollar qui est surévalué de façon absurde et repose uniquement sur la dette. Les autres monnaies ne seront pas pour autant en meilleure posture. Nous sommes maintenant à un point d’inflexion qui entraînera une chute rapide du dollar et une montée en flèche de l’or et de l’argent.

DEUTSCHE BANK EN DIFFICULTÉ – ENCORE

L’économie fragile et surendettée n’a besoin que d’un dernier petit flocon de neige pour déclencher l’inévitable avalanche. On blâmera la guerre commerciale pour la chute de l’économie mondiale. Bien que les guerres commerciales et le protectionnisme soient sources de problèmes, ce n’est certainement pas la cause du désastre à venir. Ce n’est qu’un catalyseur pour quelque chose d’inévitable. La question est de savoir quel système bancaire sera mis sous pression en premier. Nous savons que les banques du sud de l’Europe sont au plus mal, ce qui exerce une pression énorme sur la BCE et la plus grande banque de la zone euro, Deutsche Bank – DB. Le rapport cours/valeur comptable est maintenant de 38%. De toute évidence, le marché ne croit pas que les actifs sont évalués correctement. Comment pourraient-ils être avec un portefeuille de dérivés d’au moins 47 000 milliards d’euros, soit 15 fois le PIB allemand ? « Trop grosse pour faire faillite », la banque s’éffondrera certainement un jour. Mais seulement après que la BCE et la Bundesbank auront tué l’euro en imprimant des quantités illimitées de monnaie et créé de l’hyperinflation.

LA PLUS GRANDE DESTRUCTION DE RICHESSE DE L’HISTOIRE

La plus grande destruction de richesse de l’histoire a commencé et durera plusieurs années. Ce sera un choc pour tous les investisseurs qui ont été sauvés par les banques centrales pendant des décennies. Cette fois, l’impression monétaire n’aura aucun effet. Les banques centrales tenteront d’abaisser les taux, mais cela ne fonctionnera pas car elles perdront le contrôle du marché de la dette. Les taux d’intérêt atteindront au moins les niveaux des années 1970 et du début des années 1980 (10-20%). Ils pourraient même monter plus haut en cas de défaut de paiement des débiteurs.

 

 

TRÈS PEU DE GENS SONT PRÉPARÉS POUR LES CHOCS À VENIR

La crise à venir peut être directement comparée à celle des années 1970, après que Nixon ait mis fin à la convertibilité du dollar en or. J’ai déménagé au Royaume-Uni en 1972 et je me souviens des effets sur l’économie. Il y a eu un contrôle des prix et des salaires (qui a échoué), un rationnement du carburant, une grève des mineurs de charbon et une semaine de trois jours, ce qui signifie que les magasins et les bureaux n’avaient de l’électricité que pendant trois jours. J’avais obtenu des actions dans l’entreprise qui m’employait, à 1,30 £ en 1972. En 1974, le cours de l’action était de 10 pence. L’entreprise se portait bien, mais les marchés se sont effondrés. Le taux d’intérêt sur ma première hypothèque était de 21% pour une période donnée. Qui pourrait surmonter cela aujourd’hui ? De nombreux pays européens ont un taux hypothécaire d’environ 1%. Les actions se sont effondrées dans les années 1970, de même que la livre et le dollar. Mais l’or a explosé à la hausse, comme je l’ai décrit plus haut.

L’expérience acquise durant ces années m’a enseigné un certain nombre de leçons. Très peu d’investisseurs ou de gens ordinaires qui vivent et travaillent aujourd’hui ont vécu un grave ralentissement économique. Le légendaire Richard Russell (Dow Theory Letters) a parlé de la dépression qu’il a traversée à New York. Cette expérience a eu une valeur inestimable pour son incroyable sagesse dans les marchés, l’investissement et la vie.

Il y a de nombreuses similitudes entre les années 1970 et l’époque actuelle. La plupart des gens diront que c’est différent aujourd’hui. Mais ces personnes n’ont pas l’expérience nécessaire d’une longue vie et d’événements graves.

Dans un récent article, j’annonçais que les actions avaient atteint un plus haut et qu’un effondrement du dollar et une flambée des métaux précieux étaient imminents. Cela semble être sur la bonne voie.

ÊTRE PRÊT POUR LES CHANGEMENTS IMPORTANTS

Nous sommes à la veille d’un tournant majeur dans l’économie mondiale. Pour les très rares personnes qui ont des actifs à protéger, le moment est venu de sortir des bulles d’actifs, comme je le recommande depuis longtemps. Il est également temps de détenir de l’or et de l’argent physique comme assurance pour son patrimoine. Les métaux précieux iront aux niveaux indiqués ci-dessus, voire plus haut avec l’hyperinflation.

Pour les autres, rappelez-vous que vous pourriez acheter 1 gramme d’or par mois, ou plus, ce qui coûte aujourd’hui 43 $. Au fil du temps, cela vous permettra d’accumuler un important pécule.

Mais votre soutien le plus important sera votre cercle familial et d’amis. En période de crise, c’est absolument essentiel.

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L’écran de fumée du système économique face aux chiffres et aux réalités

Lors de ses adieux à l’Eurogroupe du lundi 9 octobre, l’ex-ministre des Finances allemand Wolfgang Schaüble a osé, lui aussi, s’inquiéter face à ses collègues, dans un strict huis clos, après la BRI et le FMI, des bulles financières, de l’excès des liquidités, de la surévaluation des actifs dans l’hémisphère occidental.

La Chine propose actuellement d’échanger les yuans reçus par les exportateurs de pétrole contre de l’or acheté sur les marchés du monde qui ne proviendrait donc pas des réserves chinoises. Il est possible que nous soyons à l’aube d’une révolution monétaire mondiale susceptible de mettre fin à la prédominance du dollar, le dollar s’écroulant complètement. Le monde assisterait alors à un retour à l’or en tant que monnaie globale, subrepticement, sans aucun accord global préalable entre les nations. Ce serait la triste fin, ô combien méritée, de la saga de la non-convertibilité en or du dollar au taux de 35 dollars l’once édictée par Nixon en 1971 !

Pour ébranler les apôtres du Système, quelques faits et des chiffres :
– Le ratio des matières premières trop bon marché GSCI, divisé par l’indice S&P 500 trop élevé, est de nos jours de l’ordre de 1 alors que sa moyenne, depuis trente ans, est de 4,1.
– Le prix de l’or semble avoir atteint un point de retournement.
– La Chine a plus de 20.000 tonnes d’or aujourd’hui, si l’on additionne l’ensemble de ses réserves officielles de 4.000 tonnes à sa production cumulée de 5.000 tonnes, aux réserves de 2.000 tonnes des joailliers, aux 7.000 tonnes achetées dans le monde depuis 1994. De plus, la Chine, au cours actuel de l’or avec ses 3.500 milliards de dollars en réserve, pourrait acheter théoriquement 100.000 tonnes d’or !
– La Russie a vu ses réserves en or passer de 500 tonnes, en 2006, à 1.550 tonnes, en 2017.
– La volatilité et l’augmentation spéculative des crypto-devises du genre Bitcoin montre la fragilité du système.
– Les taux des bons obligataires à dix ans du Trésor américain, qui étaient de 15 % dans les années 1980, sont aujourd’hui à 1 %. Certains taux sont, depuis 2.500 ans, pour la première fois proches de zéro.
– Il y a, aux États-Unis, une bulle sur les actions si l’on regarde grimper le graphique du NASDAQ, l’augmentation du ratio cours/bénéfice à 25,65 en juillet 2017 du S&P 500, et une bulle sur l’immobilier avec l’indice Case-Shiller des prix de l’immobilier qui a atteint 195 en juillet 2017, soit plus élevé encore que lors de la crise des « subprimes » en 2008.
– Il ne fait aucun doute, si l’on regarde les siècles passés, que les crises se rapprochent de plus en plus d’une façon exponentielle, et sont plus beaucoup nombreuses.
– La dette mondiale irremboursable atteint 217.000 milliards de dollars, soit 327 % du PIB mondial. Les pays émergents sont aussi très endettés.
– La Banque du Japon possède 75 % des ETF indiciels japonais et la Banque nationale suisse est devenue un « hedge fund »à risques qui possède 85 milliards de dollars d’actions américaines !
– Les actifs cumulés des banques centrales BCE, Japon, Fed, Angleterre représentent 14.000 milliards de dollars après avoir injecté plus de 10.000 milliards de dollars de liquidités en dix ans.

En fait, le point Oméga du Système, c’est le Venezuela. Il crée de la monnaie, dope les marchés, mais ne crée pas de la richesse réelle. Il espère que la richesse à venir permettra de rembourser les dettes. Mais c’est ainsi que procèdent les faillis hyper-endettés lorsqu’ils pratiquent la politique de la fuite en avant. D’ici trois à cinq ans au plus tard, nous devrions vivre un tsunami terrible semblable à l’Allemagne en 1923 mais généralisé à l’ensemble du monde, la crise de 1929 apparaissant alors comme une « broutille » et un simple épiphénomène ! Qu’en pense Macron ?

http://www.bvoltaire.com/lecran-de-fumee-systeme-economique-face-aux-chiffres-aux-realites/?mc_cid=c9b93ae8f5&mc_eid=b338f8bb5e

La Russie et la Chine feront tout pour toucher au cœur la puissance de l’Amérique en n’utilisant plus le dollar pour le commerce du pétrole.  

Selon une étude du World Gold Council publiée début octobre et intitulée « La décennie dorée de l’Allemagne », la demande d’or privée allemande a atteint un record de 190 tonnes : 110 tonnes physiques en pièces et barres et l’équivalent de 80 tonnes en titres indexés sur l’or, pour une valeur de 6,8 milliards d’euros. Si les Français continuent de rêver malgré la sévère mise en garde de la crise de 2008, les Allemands, non ! Hormis la Suisse, les Allemands, avec 1,5 gramme par habitant, sont les plus gros acheteurs d’or d’Europe. Ils font mieux que les Turcs avec 0,9 gramme, les Chinois avec 0,6 gramme ou même les Indiens (0,5 gramme) et la France, (0,1 gramme seulement).

L’Allemagne a été marquée par l’hyperinflation hallucinante de 1923 et par huit monnaies différentes durant les cent dernières années. Les Allemands sont conscients de l’instabilité financière et des effets d’érosion sur les richesses qui menacent le monde. Les taux bas et négatifs inquiètent suffisamment les Allemands pour que 57 % d’entre eux investissent dans l’or afin de protéger leur patrimoine. La bataille de l’or légitime contre le dollar illégitime comme étalon mondial est, en fait, une lutte économique et géopolitique (Chine, Russie, Iran, Venezuela) sans merci tous azimuts au niveau de la planète, et ce qui se passe en Allemagne est un avertissement sérieux de plus parmi d’autres à l’encontre de l’impérialisme non justifié du dollar.

Dans une interview accordée au média américain CNBC le 11 octobre, l’économiste Carl B. Weinberg a estimé que Pékin pourrait bientôt acheter l’or noir avec sa propre devise, le yuan, sans devoir passer par le dollar, car la Chine devrait, d’ici un an ou deux, surpasser les États-Unis en tant que premier importateur de pétrole. Si les Saoudiens se décident à accepter le paiement en yuans-or, les autres acteurs du marché du pétrole suivront son exemple. Pékin a toutes les chances de faire pencher la balance en sa faveur avec la carotte supplémentaire de la convertibilité en or du yuan à Hong Kong, Shanghaï ou Londres. 

Ce serait donc la fin pour l’Amérique, malgré tous ses efforts, de l’accord conclu en 1974 entre le président américain Richard Nixon et le roi Fayçal d’Arabie pour que Riyad libelle ses ventes de pétrole en dollars, d’où les pétrodollars et l’origine même de la suprématie du dollar dans le monde. Les tentatives de Trump pour remettre en cause l’accord conclu avec Téhéran sur la non-détention d’armes nucléaires ne sont pas faites seulement pour satisfaire Israël, qui tient à rester la seule puissance détentrice de l’arme nucléaire au Moyen-Orient, mais aussi et surtout pour plaire à l’Arabie saoudite, qui voit dans l’Iran chiite et perse un dangereux, vaste et puissant ennemi héréditaire de l’autre côté du golfe Persique, afin de la dissuader de coter son pétrole en yuans. 

La Russie et la Chine, de leur côté, feront tout pour toucher au cœur la puissance financière de l’Amérique en n’utilisant plus le dollar pour le commerce du pétrole.

Le système financier mondial basé sur le dollar-étalon aux pieds d’argile, l’hyper-endettement, la folle création monétaire et la domination de Wall Street constituent, en fait, face au monde et à l’or, une gigantesque bombe à retardement qui explosera inéluctablement. Le seul problème, c’est que personne ne connaît la date et l’heure à laquelle la bombe a été réglée.

http://www.bvoltaire.com/dollar-face-a-ruee-vers-lor-allemagne-yuan-or-chinois-arabie-saoudite/

 
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Publié par le 19 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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Les banques espagnoles sur le qui-vive face au risque catalan

Hé oui attention, pendant ce temps les banques espagnoles qui sont déjà dans une situation catastrophique – souffrent ! Nous sommes une fois de plus proches d’un effondrement bancaire en Espagne, ce qui aurait des répercutions mondiales . Ça risque de se produire à tout moment la situation est tendue, et ça finira par se produire de toutes façons . Z 

CaixaBank et Sabadell, les deux entités qui ont leur siège à Barcelone craignent de perdre la protection de la BCE et étudient la possibilité de déménager leurs sièges sociaux.

La crise catalane est entrée sur les marchés. Les tensions entre Madrid et Barcelone face à la perspective d’une  déclaration d’indépendance unilatérale de la région dans les prochains jours entraînent la bourse espagnole dans une spirale de chute. L’indice de la bourse de Madrid accusait mercredi sa plus grande baisse depuis le vote du Brexit, à -2,85%.

CaixaBank et Sabadell, les deux grandes banques qui sont leur siège à Barcelone sont particulièrement touchées : elles ont plongé dans la journée de 5,69% pour la première et de 4,96% pour l’autre, alors que leur avenir est incertain, dans l’hypothèse d’une sécession qui entraînerait une sortie de l’Union européenne pour la Catalogne et la perte de la protection de la banque centrale européenne et de la garantie du fonds des dépôts pour les entités domiciliées dans la région.

Les grands groupes bancaires pas épargnés

La situation pourrait se compliquer en cas de rupture pour Sababell, qui concentre en Catalogne 27% du volume de son activité de crédit en Espagne, et pour CaixaBank, dont l’exposition est de 22%. Mais une éventuelle sécession affecterait aussi les autres acteurs du secteur financier espagnol qui tous opèrent dans la région. Ibercaja est sur la sellette avec 26,8% d’exposition en Catalogne, mais les grands groupes ne sont pas épargnés : BBVA voit en jeu 20,8% du volume de son crédit et 11% pour Santander.

Le ministre de l’Economie, Luis de Guindos, multiplie les appels à la tranquillité, assurant que le petits épargnants catalans « n’ont rien à craindre »« Les banques catalanes sont des banques espagnoles et européennes, elles sont solides », répète-t-il, alors que le secteur assure ne pas avoir détecté pour l’instant de mouvements de fuite des dépôts.

 
 

Des plans de sortie déjà préparés

De leur côté CaixaBank et Sabadell ont déjà préparé leur plan de sortie et pourraient déménager leur siège vers Saragosse, en Aragon, ou vers Palma de Majorque, aux Baléares, pour rester côté espagnol. La question est de savoir si les deux banques ont déjà fait passer le message à leurs clients, assurant qu’elles étaient prêtes à prendre des mesures suffisantes.

CA extraordinaire chez Sadabell

Elles rappellent qu’elles sont hors de toutes considérations politiques et que toutes les mesures qu’elle pourraient prendre visent exclusivement à défendre les intérêts des actionnaires, employés et clients. Sababell a convoqué une réunion extraordinaire de son conseil d’administration jeudi après-midi afin d’analyser la possibilité d’un déménagement du siège social hors de Catalogne. S’il est voté, le changement d’adresse pourrait avoir lieu en 48 heures. (source)

 
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Publié par le 5 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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Marx et Michelet face au génie anglais de l’argent

Marx et Michelet face au génie anglais de l’argent

C’est Nyall Ferguson qui dans son éloge de l’empire britannique (qui a fait le monde moderne – merci !) nous explique que c’est grâce à la dette que l’Angleterre a vaincu la France au siècle dit des Lumières (c’est grâce aussi aux philosophes, mais passons !). On pouvait toujours s’endetter plus pour faire plus la guerre au Canada ! Rien de nouveau sous le sommeil, et ne croyez pas que le niveau des dettes actuelles les empêcheront de refaire une guerre, contre la Russie ou la planète schtroumpf.

Il faut se replonger dans les vrais historiens.

Voici comment Michelet décrit la chose – moment de la Régence en France :

« L’Angleterre prit force et vigueur, justement parce qu’il n’y eut plus ni balance ni bascule. Un moteur vint, qui emporta tout en ligne droite, dans un mouvement simple et fort. Ce fut le parti de l’argent, le tout jeune parti de la banque, auquel se réunit bien vite la haute propriété ; bref un grand parti riche, qui acheta, gouverna le peuple, ou le jeta à la mer ; je veux dire, lui ouvrit le commerce du monde. (Histoire de France, Tome XIV : La Régence) »

Le fric fait bon ménage avec le patriotisme – surtout via la presse qu’il contrôle, rappelle Michelet qui ne connaitra pas la diamantaire guerre des Boers et ses camps de concentration pour enfants :

« Ce parti de l’argent se vantait d’être le parti patriote. Et la grande originalité de l’Angleterre, c’est que cela était vrai. La classe des rentiers et possesseurs d’effets publics, spéculateurs, etc., qui était pour les autres États un élément d’énervation, pour elle était une vraie force nationale.

Cette classe fut et le moteur et le régulateur de la machine. Elle poussa tout entière d’un côté. »

Créée en 1694 dans des conditions pas très claires selon moi, la banque d’Angleterre va transformer le monde (toujours pour reprendre Ferguson) :

« Second terrain, la Banque (simplement de change et d’escompte), mais qui soutient l’État, lui prête de grosses sommes sans intérêt. Elle suspend un moment ses payements, mais bientôt renaît plus brillante.

J’ai montré au précédent volume la large exploitation que firent les patriotes, sous la reine Anne, de ces deux terrains financiers, le jeu immense qui se fit sur la guerre, la hausse et la baisse, la vie, la mort. La vente des consciences au Parlement et la vente du sang (obstinément versé, parce qu’il se transmutait en or), c’est le grand négoce du temps. »

Après on va passer à un historien plus sérieux sur ce terrain, et nommé Karl Marx. Lui comprend avant Drumont qu’on passe « du crédo au crédit ».

« Le système du crédit public, c’est-à-dire des dettes publiques, dont Venise et Gênes avaient, au moyen âge, posé les premiers jalons, envahit l’Europe définitivement pendant l’époque manufacturière. Le régime colonial, avec son commerce maritime et ses guerres commerciales, lui servant de serre chaude, il s’installa d’abord en Hollande. »

La dette est le caractère (en grec, c’est la marque de l’esclave) des temps modernes :

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique. Il n’y a donc pas à s’étonner de la doctrine moderne que plus un peuple s’endette, plus il s’enrichit. Le crédit public, voilà le credo du capital. »

Debitum signifie le péché, qui donne la dette. C’est pourquoi Marx ajoute :

« Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l’incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnable.

La dette publique opère comme un des agents les plus énergiques de l’accumulation primitive. Par un coup de baguette, elle dote l’argent improductif de la vertu reproductive et le convertit ainsi en capital, sans qu’il ait pour cela à subir les risques, les troubles inséparables de son emploi industriel et même de l’usure privée. Les créditeurs publics, à vrai dire, ne donnent rien, car leur principal, métamorphosé en effets publics d’un transfert facile, continue à fonctionner entre leurs mains comme autant de numéraire »

C’est le début des intermédiaires et des Middlemen :

« Mais, à part la classe de rentiers oisifs ainsi créée, à part la fortune improvisée des financiers intermédiaires entre le gouvernement et la nation – de même que celle des traitants, marchands, manufacturiers particuliers, auxquels une bonne partie de tout emprunt rend le service d’un capital tombé du ciel – la dette publique a donné le branle aux sociétés par actions, au commerce de toute sorte de papiers négociables, aux opérations aléatoires, à l’agiotage, en somme, aux jeux de bourse et à la bancocratie moderne. »

Bien avant les Sutton et Mullins, Marx définit les banques nationales, ces associations de malfaiteurs :

« Dès leur naissance les grandes banques, affublées de titres nationaux, n’étaient que des associations de spéculateurs privés s’établissant à côté des gouvernements et, grâce aux privilèges qu’ils en obtenaient, à même de leur prêter l’argent du public. »

Il rappelle dans ce chapitre les bontés de l’administration coloniale british, toujours donnée en exemple (et pour cause) :

« En 1866, plus d’un million d’Hindous moururent de faim dans la seule province d’Orissa. On n’en chercha pas moins à enrichir le trésor public en vendant très cher aux gens affamés les denrées. »

La banque d’Angleterre fait facilement fortune ! Et l’on comprend que son propos est moins de soulager la misère du pauvre en Irlande que de faciliter l’enrichissement de l’oligarchie dans les conquêtes coloniales !

« Celle-ci commença par prêter tout son capital argent au gouvernement à un intérêt de 8 %, en même temps elle était autorisée par le Parlement à battre monnaie du même capital en le prêtant de nouveau au public sous forme de billets qu’on lui permit de jeter en circulation, en escomptant avec eux des billets d’échange, en les avançant sur des marchandises et en les employant à l’achat de métaux précieux. »

Marx décrit délicieusement ce satanisme industriel (« le pire je gagne, face tu perds » de nos éconoclastes actuels) :

« Bientôt après, cette monnaie de crédit de sa propre fabrique devint l’argent avec lequel la Banque d’Angleterre effectua ses prêts à l’État et paya pour lui les intérêts de la dette publique. Elle donnait d’une main, non seulement pour recevoir davantage, mais, tout en recevant, elle restait créancière de la nation à perpétuité, jusqu’à concurrence du dernier liard donné. Peu à peu elle devint nécessairement le réceptacle des trésors métalliques du pays et le grand centre autour duquel gravita dès lors le crédit commercial. »

Les falsificateurs remplacent les sorcières.

« Dans le même temps qu’on cessait en Angleterre de brûler les sorcières, on commença à y pendre les falsificateurs de billets de banque. »

Après on rentre dans le siècle du maquereau, pardon, du bossu (dont j’ai parlé longuement dans mon livre sur les conspirations) :

« Il faut avoir parcouru les écrits de ce temps-là, ceux de Bolingbroke, par exemple, pour comprendre tout l’effet que produisit sur les contemporains l’apparition soudaine de cette engeance de bancocrates, financiers, rentiers, courtiers, agents de change, brasseurs d’affaires et loups-cerviers. »

L’important est de continuer.

Nicolas Bonnal

Sources

Karl Marx – Le capital, I, VIII

Jules Michelet – Histoire de France, Tome XIV : La Régence)

Paul Féval –  le bossu (ebooksgratuits.com)

Nyall Ferguson – Empire, how Britain made the modern world

Nicolas Bonnal – Les grands auteurs et la conspiration

Photo: La banque d’Angleterre

 

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Victoire capitale de l’or qui franchit une résistance pluriannuelle, l’argent dans le sillage, l’euro monte face au dollar …

Je commence par le métal jaune, qui est un indicateur infaillible sur l’état de l’économie mondiale – Comme l’explique trado, l’or a enfin franchit une résistance pluriannuelle qui était tenace , confirmant la tendance haussière du metal jaune sur le long terme depuis le plus bas de fin 2015 . 

La Corée du Nord devrait soutenir le cours de l’or

Un regain de tension pourrait venir chahuter les marchés en ce début de semaine. Le dirigeant Nord-Coréen Kim Jung Un a annoncé avoir réalisé un nouveau test souterrain de la bombe à hydrogène en précisant que cet essai était un succès.

La bombe à hydrogène est réputée bien plus puissante que la bombe atomique, dont nous connaissons déjà la triste puissance dévastatrice.

Le dirigeant Nord-Coréen multiplie les essais de tirs de missiles balistiques et nucléaires afin de maitriser cette technologie lui permettant d’être respecté et craint par les Etats-Unis. En effet Kim Jung Un ne semble que peu se soucier des sanctions internationales et intensifie son programme militaire.

Donald Trump a réagi dimanche après-midi sur Twitter condamnant fermement ce nouvel essai sans pour autant menacer à nouveau la Corée du Nord et son dirigeant directement. En revanche le Tweet du président Américain laisse présager de nouvelles sanctions contre le régime voir une avancée de troupes militaires vers le pays.

Après avoir annoncé la semaine dernière que « le dialogue avec la Corée du Nord n’était pas la solution » le président Américain a précisé hier dans tweet que « une politique d’apaisement ne fonctionne pas, ils ne comprennent qu’une chose ! ».

Avec peu de publications économiques de premier ordre dans la journée les investisseurs devraient surveiller attentivement ces tensions géopolitiques et pourraient se tourner vers les valeurs refuges tel que l’or, le Franc suisse ou le Yen.

La Corée du Nord devrait soutenir le cours de l’or

Graphique du cours de l’or en journalier par Vincent Boy. Twitter : @VincentBoy_IG

La cours de l’or à reprit une forte tendance haussière depuis la validation du franchissement de la résistance majeure 2017 à 1296$. Le cours du métal jaune devrait rapidement franchir la prochaine résistance située à 1343 avant de venir tester le range situé à 1352 -1358 dollars l’once.

Par la suite, le RSI arrivant de nouveau dans la zone de sur achat pourrait faire corriger le cours de l’or.

Pendant ce temps L’euro gagnait face au dollar lundi alors que le ton monte entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, faisant donc bondir l’or à son plus haut depuis septembre 2016 et profitant aux autres valeurs refuge.

L’or a donc ainsi atteint vers 07H00 GMT 1.340,15 dollars, à son plus haut niveau depuis septembre 2016, quand l’incertitude avant les élections américaines de novembre laissaient les marchés sur leur garde. Le yen et le franc suisse s’inscrivaient également en nette hausse. « La situation est trop instable pour que les investisseurs aient une vision claire, et ils préfèrent les actifs les plus sûrs », a résumé Naeem Aslam, analyste chez Think Markets. « Les marchés ont été renforcés dans leur prudence, née vendredi de chiffres de l’emploi moins forts que prévu aux Etats-Unis », ont précisé les analystes de Société Générale.

Avec des créations d’emplois moins bonnes que prévu, avec 156.000 emplois créés, et des salaires stables, il est moins probable que la Réserve fédérale américaine (Fed) doive relever ses taux directeurs pour éviter la surchauffe à l’économie américaine. Comme une hausse des taux de la Fed profite au billet vert, les perspectives de plus de prudence de la part de l’institution pèsent sur le dollar.

Les analystes attendaient par ailleurs la prochaine réunion de la Banque centrale européenne (BCE), qui se tiendra jeudi. « Les cambistes sont de plus en plus nerveux avant cette réunion. L’euro a fortement grimpé ces derniers mois, ce qui pourrait conduire la BCE à se montrer particulièrement prudente » car la vigueur de la monnaie unique pénalise les pays exportateurs, a noté Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group.

Alors que l’économie européenne commence à se reprendre, les investisseurs attendent désormais que la BCE commence à normaliser sa politique monétaire très accommodante. « Les attentes du marché sont désormais pour une annonce en octobre sur le futur du programme de rachat d’actifs. Mais ce plan ne pourra pas être présenté dans son intégralité avant décembre, selon Bloomberg », a souligné Ipek Ozkardeskaya.

C’est moins évident pour l’argent, qui est à la traine comme souvent ces dernières années. Mais les marchés de l’or et de l’argent sont fortement liés, et l’argent suit souvent le cours de l’or, parfois à retardement …

 
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Publié par le 4 septembre 2017 dans général, or et argent métal

 

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Les USA testent leur bouclier antimissile face aux missiles nord-coréens

Les USA testent leur bouclier antimissile face aux missiles nord-coréens

Le Pentagone envisage d’effectuer des tests de leur système de défense antiaérienne afin de déterminer s’il est en mesure d’intercepter les missiles nord-coréens. Les tests se dérouleront dans le Pacifique, relate la chaîne américaine CNN.

Il s’agit d’une partie d’un programme universel antiaérien US visant à protéger les États-Unis contre les tirs éventuels nord-coréens et iraniens.

Le missile modernisé Standard Missile sera tiré depuis un navire américain lors du premier test. Cet engin n’a été utilisé qu’une fois.

Le Pentagone développe ce programme conjointement avec le Japon. Il vise à intercepter les missiles nord-coréens de moyenne portée qui constituent une menace pour l’allié américain. Les tests dans le Pacifique montreront si les militaires US sont prêts à abattre un missile balistique intercontinental conçu par Pyongyang qui pourrait menacer les États-Unis.

Les capacités de missiles intercepteurs US à long rayon d’action déployés en Alaska et en Californie seront testées pendant le deuxième exercice. Un missile intercepteur sera tiré depuis la base aérienne de Vanderberg (Californie) et tentera d’abattre une imitation d’un missile nord-coréen dans la région du Pacifique.

Cependant, le New York Times affirme que le tir nord-coréen du 16 avril aurait échoué à cause d’activités subversives de Washington.

« Après un tir nord-coréen raté, certains ont supposé qu’il s’agit d’attaques américaines dans le cadre d’un programme US visant à faire échouer de tels tests. Une telle possibilité n’est pas exclue car 85% des missiles nord-coréens se sont autodétruits dès le lancement de ce programme », lit-on dans un article du New York Times.

Auparavant, Pravda.Ru a rendu public que les autorités japonaises envisageaient de mettre ses forces d’autodéfenses en état d’alerte au cas où un missile nord-coréen tomberait dans les eaux territoriales du Japon. Cette décision pourrait être prise pour la première fois depuis longtemps.

Ces informations ont été distribuées par les médias japonais se référant à des sources gouvernementales. Le gouvernement envisage d’introduire « l’état d’attaque armée menaçante ».

Pyongyang envisage d’effectuer un nouveau tir le 25 avril, le jour du 85e anniversaire de l’Armée populaire de Corée.

Un conseiller en politique étrangère de la Maison-Blanche a auparavant annoncé que des options militaires étaient en train d’être étudiées en vue de dissuader La Corée du Nord de poursuivre son programme nucléaire.

Suite au lancement échoué d’un missile nord-coréen le 16 avril, le vice-président américain Mike Pence, en visite dans une base militaire US en Corée du Sud, a déclaré que Les États-Unis avaient mis fin à la politique de « patience stratégique » à l’égard de Pyongyang. À l’heure actuelle, un groupe aéronaval américain avec à sa tête le porte-avions USS Carl Vinson se dirige vers la péninsule coréenne.

source

 

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Face aux méthodes brutales pour imposer le compteur Linky, la résistance grandit…

Voici un Kit complet de lutte contre Linky . Ce compteur mutlifacettes qui en plus de nous polluer avec des ondes electro-magnétiques dangereuses pour notre santé, compile vos données personnelles (Big Data)

Il s’est avéré dangereux pour les familles qui le possèdent déjà : aux niveaux santé (rayonnements), sécurité (incendie), vie privée (puce qui trace toutes les activités de la maison). 

Le compteur communicant « Linky » : un compteur électrique digital qui espionne les ménages.

Voici en outre un Résumé non exhaustif des inconvénients du Linky d’EDF/Énédis.

Meme les industriels s’opposent à la commission Européenne en jugeant  les compteurs intelligents « superflus »

Lisez ou relisez Tout sur les Compteurs LINKY : « Take back your Power ! », et jetez un œil à la Carte de France des communes refusant les compteurs Linky en 2017

Face aux méthodes brutales pour imposer le compteur Linky, la résistance grandit…

D’ici à 2021, 35 millions de compteurs communicants Linky devront avoir été installés en France. Chargés de leur déploiement, Enedis et ses sous-traitants ne respectent pas toujours les habitants qui refusent cette technologie. Enquête à Niort, où de méthodes brutales sont employées.

  • Niort (Deux-Sèvres), reportage

Linky est le nouveau compteur électrique en cours de déploiement en France. Promu par Enedis (ex-ERDF, entreprise chargée du réseau électrique), ce « compteur communicant » a la particularité d’enregistrer la consommation du circuit qu’il alimente chaque demi-heure, et d’envoyer ce relevé par ondes électromagnétiques. Pour ses détracteurs, cela signifie une augmentation des ondes qui nous entourent, et la captation de données concernant notre vie privée.

Des collectifs d’opposants à ce compteur et son installation dans tous les foyers se sont développés depuis son lancement en décembre 2015. Tout en expliquant pourquoi ils sont contre, ils ont commencé à tenter de s’opposer à sa mise en place. Des communes ont notamment tenté de refuser le Linky en prenant des délibérations en conseil municipal.

Niort a la particularité d’avoir été l’une des premières villes concernées, début 2016, par le déploiement des compteurs Linky. Son maire, Jérôme Baloge (Parti radical), est un ancien directeur territorial d’ERDF. Aujourd’hui, 17.700 sur 28.000 compteurs ont été remplacés, selon Enedis.

À l’époque, personne n’avertit la population du déploiement prochain de Linky. Notamment pas la mairie, pourtant propriétaire des compteurs. « Ce n’est pas la mairie qui s’en occupe, c’est une décision de loi », assure Nancy L’Horty, au cabinet du maire. Pourtant, lorsque Reporterre a interrogé Enedis, voilà ce que nous ont répondu deux communicants (qui n’ont pas voulu donner leurs noms) : « Six mois avant le déploiement dans une commune, on contacte les élus locaux pour voir quel type de concertation il faut mettre en place afin d’expliquer le pourquoi de ces compteurs. »

Patricia Véniel, cheville ouvrière du collectif contre Linky Deux-Sèvres, apprend donc la nouvelle par le bouche-à-oreille, et un échange entendu entre le maire et un adjoint, dit-elle à Reporterre. « À ce moment, les gens ne savaient pas ce qu’était Linky. Mais quand on leur a expliqué, alors ça a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase : on voulait leur imposer quelque chose dans leur maison », explique-t-elle.

Dans la rue où habite Patricia Véniel, toutes les portes ou presque portent des autocollants anti-Linky.

Quand nous nous rendons dans la ville, les autocollants anti-Linky fleurissent sur les voitures et les portes d’entrée. Des « non au Linky » sont écrits à la peinture sur le sol. Pour autant, difficile de savoir combien de personnes s’opposent au remplacement de leur compteur : c’est une lutte individuelle, menée par chaque habitant à son domicile.

« Une fois, on a failli en venir aux mains »

Dès les premiers mois, les techniciens chargés de poser les Linky rencontrent une opposition. « Il y avait un ou deux refus sur dix tentatives de pose », se souvient Maxime, un des techniciens à l’époque. « Très vite, raconte Patricia Véniel, cela a commencé à glisser vers la violence de la part des particuliers qui ne voulaient pas du compteur. Alors, nous avons pris contact avec les poseurs et convenu qu’ils ne changeraient pas les compteurs si une lettre de refus y était collée. » Ces premiers techniciens, engagés par Solutions 30, un sous-traitant d’Enedis, ont depuis été licenciés. « Au début, on se donnait beaucoup pour faire du chiffre, et puis, on s’est rendu compte que les primes qu’on nous avait promises n’arrivaient pas, les heures supplémentaires n’étaient pas payées, il n’y avait pas une voiture de fonction par personne… Alors on a baissé le rythme, et ils ont trouvé des excuses pour nous virer », raconte Maxime [1]

« Ni à l’école ni à la maison, non au compteur électrique Linky. »

Aujourd’hui, les personnes que nous avons rencontrées décrivent un système de harcèlement et une véritable course au plus malin pour réussir à installer le précieux boîtier fluo. Cela commence par les passages au domicile. Jojo, une retraitée niortaise, en a dénombré neuf entre février 2016 et janvier 2017. Les poseurs sonnent, elle leur répond qu’elle ne veut pas du Linky : « J’ai des arguments, je sais quoi dire, alors ils repartent en prenant une photo du compteur », explique-t-elle. La photo sert à prouver à leur hiérarchie qu’ils sont bien venus sur place. « Une fois, poursuit-elle, on a failli en venir aux mains. Ça a été long, on a dû attendre qu’ils remontent en voiture. »

Jojo, retraitée, n’était pas militante avant de refuser le Linky.

Puis il y a les coups de téléphone, émanant d’Enedis ou de ses sous-traitants. Jusqu’à 10 voire 15 par jour. Les installateurs cherchent à obtenir un rendez-vous avec les personnes dont le compteur est « inaccessible ». Selon les témoignages que nous avons recueillis, les opérateurs n’hésitent pas à faire pression en usant de menaces : « Votre facture d’électricité va augmenter », « La pose du compteur va devenir payante », « On va vous couper l’électricité », etc. « Une intimidation qui peut fonctionner chez les personnes âgées, notamment », selon Patricia Véniel.

Plus grave, il y a les cas où les poseurs ne se gênent pas pour entrer et changer les compteurs, sans même avoir prévenu. Enedis nous a assuré qu’un courrier était envoyé à chaque client, 45 jours environ avant la pose du compteur, expliquant comment les choses vont se dérouler. Les sous-traitants sont censés contacter les clients pour prendre un rendez-vous en cas de compteur intérieur, ou alors sonner simplement pour les prévenir lorsqu’il procèdent au remplacement de compteur dit « accessible », c’est-à-dire situés à l’extérieur des habitations ou dans les parties communes des logements collectifs.

Martine, Catherine et Michel, de la résidence Floreal, nous ont raconté une autre histoire : « Le syndic de copropriété a refusé le Linky, mais les poseurs utilisent un pass pour entrer, comme les facteurs, donc ils ne nous ont pas prévenus », expliquent-ils. Par chance, eux ont quand même été alertés de l’arrivée d’une équipe : « On les a laissés installer un compteur qui avait été demandé, mais on les a bien surveillés pour qu’ils n’en changent qu’un. »

« On les a laissés installer un compteur qui avait été demandé, mais on les a bien surveillés pour qu’ils n’en changent qu’un. »

Depuis, ils organisent des sortes de rondes : « On est obligés de surveiller, on regarde par la fenêtre ou bien on fait des gardes devant, par tranche de deux heures », raconte Martine. Si un poseur arrive, les opposants se postent devant l’entrée pour l’empêcher de faire son travail. « Un soir, un poseur nous a tenus jusqu’à 18 h, il ne voulait pas partir, et menaçait de nous couper l’électricité », poursuit-elle.

« Une petite magouille derrière »

Émilie, elle, est arrivée trop tard. Propriétaire d’un immeuble comprenant plusieurs logements, elle a vu les boîtiers fluo apparaître les uns après les autres, sans en être avertie. Par deux fois, des poseurs ont changé les compteurs sans qu’elle s’en aperçoive, en entrant grâce à un pass de facteur. Jusqu’à la troisième : « Il était 9 h, la locataire était sous la douche, c’est elle qui m’a prévenue qu’il y avait une coupure de courant. Alors, je suis descendue et j’ai vu le poseur qui avait commencé », raconte-t-elle. Elle a porté plainte pour violation de domicile. Le parquet lui a répondu qu’il n’y avait pas violation de domicile, car les compteurs sont situés dans des parties communes.

Émilie a vue apparaître les boîtiers jaunes dans son immeuble sans en être informée.

Même s’il n’en existe pas de strict recensement, ces témoignages ne sont pas rares. Stéphane Lhomme, farouche opposant au nucléaire et aux compteurs intelligents, a rassemblé sur son site les cas les plus surprenants. Les faits sont même assumés par Enedis, qui énumère dans une fiche les différents cas de figure auxquels les poseurs peuvent faire face. En gros, tant qu’une « barrière physique ou morale (muret, porte fermée à clé, panneau “propriété privée”…) » ne l’en écarte pas, le poseur peut procéder au remplacement de compteur.

Le mode d’emploi des poseurs face à une situation de refus.

À Niort, une dame s’est plainte d’avoir reçu la visite d’un poseur sans en avoir été prévenue, alors que son compteur était accessible : elle a reçu une indemnité de 25,63 €. Pour Maxime, il y a « une petite magouille derrière » : « Souvent, quand les compteurs étaient accessibles, les gens ne recevaient pas de courrier », se souvient-il. Pour les compteurs non accessibles, qui demandent le concours des habitants, des rendez-vous sont fixés soit par téléphone soit de manière aléatoire par Enedis.

« Je ne suis pas contre pour être contre, mais c’est dur de faire la part des choses. On ne sait pas où est la loi », témoigne Émilie. Les avocats Blanche Magarinos-Rey (connue pour avoir défendu la liberté d’échanger des semences paysannes) et Antoine de Lombardon se sont penchés sur la question. Selon eux, les poseurs utilisent la ruse ou la force face aux récalcitrants, alors que leurs menaces ne sont pas fondées : tout au plus Enedis pourrait-il éventuellement facturer, à l’avenir, le relevé des anciens compteurs par les techniciens.

Dans la résidence le Floréal, le syndic a affiché des conseils pour refuser le Linky.

Pour Me de Lombardon, il faudrait se pencher sur les contrats qui lient Enedis aux particuliers. « Il existe un doute sur la possibilité que les dispositions contractuelles permettent le changement de technologie prévu par ces compteurs. C’est une question qui mériterait d’être tranchée par un juge. » En attendant, « un particulier est légitime à refuser l’accès à son domicile pour le changement d’un compteur, s’il estime que ce changement n’est pas prévu par le contrat l’unissant à Enedis ».

« Toutes les classes sociales sont représentées »

« Quand vous êtes face à une voie de fait, la seule chose à faire consiste à prévenir la justice, pour faire juger que le déploiement se fait dans des conditions très contestables sur le plan de la légalité », estime Me Magarinos-Rey. Or, pour l’instant, les plaintes déposées au pénal sont systématiquement refusées. « Il faudrait aller devant la justice civile, mais c’est plus cher et complexe pour les particuliers. »

Les avocats pointent deux failles dans la mise en place du Linky. Les recommandations de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) sur les données personnelles enregistrées par les compteurs n’ont pas été suivies pas Enedis (mais, il est vrai qu’elles n’ont pas de valeur contraignante). Il en va de même pour la possibilité des communes de refuser le déploiement : elles demeurent propriétaires des compteurs, même si elles ont transféré leurs compétences en la matière à des établissements publics. Ces deux arguments n’ont pas encore été portés devant un tribunal, mais devraient l’être dans les mois qui viennent si les conseils des deux avocats sont suivis par les opposants.

« Je suis contre le changement de compteur Linky », a écrit ce propriétaire au-dessus de son compteur.

Selon nos interlocuteurs d’Enedis, c’est « beaucoup de bruit pour rien ». « Après chaque pose, nous menons une enquête de satisfaction, et les taux de satisfaction sont extrêmement importants », soulignent-ils, ajoutant que le remplacement se fait au rythme prévu (3,5 millions de Linky sont déjà en place).

Mais, à Niort, la situation que nous avons pu constater est bien tendue. Jojo a attaché le boîtier de son compteur avec une chaine afin que personne ne puisse l’ouvrir. Récemment, elle a acheté un dictaphone afin d’enregistrer les conversations avec Enedis et ses sous-traitants. C’est la première fois qu’elle s’engage dans une lutte. Émilie, elle, s’interroge : « Sur internet, on lit les deux extrêmes : soit tout va bien, soit on va mourir. Il faudrait des études indépendantes sur le Linky. Mais, aujourd’hui, la confiance avec les grandes entreprises est rompue. »

Le compteur de Jojo, protégé par une chaine, recouvert d’un tract et d’un double de la lettre de refus envoyée à Enedis.

« 90 % des citoyens du collectif ne sont pas militants », assure Patricia Véniel. D’après elle, ce combat ressoude les gens : « Toutes les classes sociales sont représentées, même des médecins, qui viennent tracter avec nous. »

Dernier épisode en date, samedi 11 mars : pendant une réunion d’information sur les compteurs communicants dans un petit village (Ardin, Deux-Sèvres), une participante sort de la salle et se rend compte que des gendarmes sont en train de relever les plaques d’immatriculation des véhicules garés sur le parking. Tout le monde sort alors et bloque le véhicule des gendarmes en demandant la restitution de la liste. Après avoir photographié la feuille, selon les opposants, les gendarmes finissent par la déchirer et distribuer les bouts de papier aux présents. Donnant un argument de plus aux anti-Linky.


POUR ALLER PLUS LOIN

Le journal l’Âge de faire a constitué un dossier au sujet des compteurs Linky. La page est accessible ici.

 

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