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UE : initiative citoyenne européenne pour interdire le glyphosate

glyphosate

Une initiative citoyenne vise à interdire dans l’UE le glyphosate, herbicide commun mais controversé
© AFP/Archives REMY GABALDA

Enfin une excellente nouvelle  – La Commission européenne a validé mardi l’enregistrement d’une initiative citoyenne visant à interdire le glyphosate, herbicide commun mais controversé, qui en cas de succès pourrait pousser l’UE à se prononcer sur la question.

Cette ICE (initiative citoyenne européenne) sera officiellement enregistrée le 25 janvier, précise la Commission dans un communiqué.

Elle appelle à « proposer aux États membres une interdiction du glyphosate, à réformer la procédure d’approbation des pesticides et à fixer des objectifs obligatoires à l’échelle de l’UE en ce qui concerne la réduction de l’utilisation des pesticides ».

Le glyphosate, substance active utilisée dans les pesticides et herbicides les plus communs et dont les effets sur la santé sont controversés, a fait l’objet d’une longue bataille autour du renouvellement de sa licence dans l’Union européenne en 2016.

Bruxelles s’était finalement résolu fin juin 2016 à prolonger temporairement l’autorisation de la substance jusqu’à la publication d’un nouvel avis scientifique au plus tard fin 2017, tout en restreignant les conditions d’utilisation.

L’initiative citoyenne européenne est une procédure instituée dans le traité de Lisbonne (2009).

Si en l’espace d’un an une ICE recueille au moins un million de soutiens de citoyens au sein d’au moins sept États membres différents, la Commission est obligée de réagir dans les trois mois.

L’exécutif européen peut décider de donner suite et déclencher une procédure législative, ou non, mais dans tous les cas il doit motiver sa décision.

« La décision d’enregistrement prise par la Commission ne concerne que la recevabilité juridique de la proposition », souligne l’institution dans son communiqué. « A ce stade, le collège (des Commissaires européens) n’a pas analysé l’initiative sur le fond », ajoute-t-elle.

© AFP

 

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L’Union Européenne, sous la pression des lobbies, nous prépare un bio au rabais !

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Aucune communication de la part de l’Union européenne, aucun titre dans nos journaux que ce soit à la télé, à la radio ou dans la presse… Et pourtant le nouveau projet de règlement sur l’agriculture biologique est sur le point d’être validé dans l’ignorance la plus totale. Ce texte pourrait bien affaiblir les règles de l’agriculture biologique.

La Commission européenne souhaite changer un élément fondamental existant depuis 30 ans : le contrôle annuel. Celui-ci vise à obliger tout agriculteur, commerçant, négociant ou transformateur à recevoir chaque année un auditeur. Le rôle de cet auditeur est d’observer les installations agricoles, leurs évolutions, consulter les factures, visites vétérinaires et pouvant aller jusqu’à des analyses, si nécessaire. Cependant, le projet de nouveau règlement européen vise à annuler l’obligation du contrôle annuel et à le remplacer par un système fondé sur une « analyse de risques ».

Ce système établit que si les contrôles précédents n’ont pas relevé de « non-conformité » pouvant porter à l’ « intégrité » du produit  au cours des trois dernières années, alors un contrôle sur le terrain tous les deux ans pourra être instauré.

C’est en partie pour cela que le projet reste flou et met en grand danger l’agriculture biologique car les consommateurs ne pourront plus avoir de garantie sur la fiabilité du produit et de sa certification.

Compte tenu de la passivité de la part de nos politiques et de notre ministre de l’agriculture, c’est maintenant à nous de nous indigner face à des positions quasi actées. Ne sous-estimez pas le pouvoir de consommation et de la pression qu’il pourrait mettre aux grandes institutions européennes.

L’Union européenne prépare une bio au rabais

Reporterre s’est procuré le projet de règlement sur l’agriculture biologique que l’Union européenne est sur le point de valider. Et révèle que l’obligation de contrôle annuel a disparu ! Ce qui met en cause le modèle même du bio.

Depuis 30 ans, c’est un élément fondamental de l’agriculture biologique : le contrôle annuel. Tout agriculteur bio, tout transformateur, négociant ou commerçant détaillant de la filière, doit recevoir la visite d’un auditeur. Comptabilité, cahier de cultures, déclarations diverses… L’auditeur (ou certificateur) pointe ce qui rentre dans l’activité de la structure (certificats bio des fournisseurs, factures, visites vétérinaires…), recoupe par une inspection sur le terrain où il observe les champs, les installations, leurs évolutions, questionne sur le déroulement de l’année et procède à des analyses si besoin. À cela s’ajoutent des visites inopinées.

Or le projet de nouveau règlement européen sur l’agriculture biologique, que s’est procuré Reporterre, change cette méthode essentielle. En l’état, il compte supprimer l’obligation annuelle. En effet, le projet adressé le 21 septembre par la présidence du Conseil de l’Union européenne aux délégations de chaque État-membre prévoit d’allonger les périodes entre deux audits, les rendant possibles tous les deux ans au lieu de tous les ans.

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Le projet de nouveau réglement européen de la filière bio.

Le texte en préparation prendra le relais du règlement CE-834/2007 actuellement en vigueur. Dans le jargon administratif, le projet en question s’appelle le « 4 colonnes », parce qu’il se présente sous la forme d’un tableau de quatre colonnes sur près de 700 pages. La première colonne est dédiée à la proposition de la Commission. La seconde comporte les avis et amendements du Conseil des ministres. La troisième, ceux du Parlement. La quatrième résulte des négociations de ces « trilogues » [1]. Cette colonne comporte les compromis qui seront repris dans le nouveau règlement. Comme on le constate, certaines cases de la 4e colonne sont déjà remplies.

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Extrait du projet de réglement, page 310.
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Extrait du projet de réglement, page 311.

C’est le cas pour le chapitre V, article 26. Ce chapitre est consacré à la vérification de conformité par un contrôle sur le terrain. Mais il introduit des exceptions importantes au règlement annuel et des flous sujets à interprétation. Quand les contrôles n’auront pas relevé de « non-conformité »modifiant « l’intégrité du produit » au cours des trois dernières années, indique le texte, un contrôle sur place tous les deux ans, et non plus tous les ans, pourra être admis. Si, au regard des précédentes visites, l’organisme de contrôle estime que les risques sont faibles, l’inspection annuelle ne sera pas nécessaire.

Or, selon plusieurs organismes de contrôle, cette notion de « risques faibles », non définie, pourrait donner lieu à des différences d’interprétation entre les États-membres et les organismes de contrôle ou encore à des négociations entre opérateurs et contrôleurs. De même, la notion d’« intégrité du produit » susceptible d’être « modifié » reste très floue.

Le bio, une démarche agronomique à dimension territoriale et sociale, voire philosophique

Imaginons un viticulteur. La première année, lors de son contrôle, il fait tout bio. La deuxième année aussi, mais la suivante, les aléas de la nature l’obligent à recourir à des pratiques non autorisées par le règlement AB (agriculture biologique). Une non-conformité, même grave, ne sera donc détectée que deux ans après les faits. Trop tard pour retirer les produits du circuit.

Autre exemple, celui d’un éleveur de poules. Sans visites régulières, comment savoir par exemple si le bien-être animal a été respecté dans sa ferme ? L’analyse de l’œuf ne dira rien. Pareil pour un céréalier : aura-t-il pratiqué les bonnes rotations de cultures, fondement de l’agriculture biologique car garantes de la fertilité du sol ? Comment savoir s’il n’a pas épuisé la terre de ses parcelles ? Son blé ne le dira pas.

En se focalisant sur le produit, et non sur les pratiques, pour certifier bio, le nouveau règlement menace la spécificité de l’agriculture biologique. Il semble vouloir simplifier les mises en marché. Or, la confiance du consommateur repose justement sur cette procédure de contrôles réguliers. Et à juste titre, car elle n’a pas d’équivalent dans l’agriculture conventionnelle ni dans l’agro-alimentaire. Et au-delà du respect des articles du règlement AB ou de la qualité attendue du produit bio, elle garantit une démarche agronomique à dimension territoriale et sociale, voire philosophique. On ne saurait donc la réduire au zéro pesticide, comme l’induit le projet.

« Être à la hauteur des attentes de nos consommateurs »

En mai dernier, Reporterre attirait l’attention sur les menaces que le nouveau règlement européen pourrait faire peser sur la fiabilité de l’agriculture biologique. Aujourd’hui, les acteurs de la bio, tous courants et métiers confondus, réitèrent leurs vives inquiétudes et s’accordent pour un maintien des points fondateurs de l’AB. Ainsi l’European Organic Certifiers Council (EOCC) qui représente tous les certificateurs européens et aussi l’Ifoam EU Group (International Federation of Organic Agriculture Movements) ont fait part de leur position auprès des instances européennes dans des courriers datés des 18 et 27 octobre.

Plus récemment, le 4 novembre, la FCD, Fédération du commerce et de la distribution et encore le 7 novembre, la Fnab, Fédération nationale de l’agriculture bio, les Coop de France, filières agricoles et alimentaires de la coopération, les Chambres d’agriculture et le Synabio, syndicat des transformateurs bio, ont adressé au ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, une lettre commune pour lui demander « d’être à la hauteur des attentes de nos consommateurs », l’invitant à « prendre position en faveur du maintien des règles actuelles en ce qui concerne le contrôle annuel, sans subsidiarité possible pour les États-membres ».

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La lettre des acteurs français du bio au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

Ils s’opposent aussi à l’autorisation de la culture en bac que veulent obtenir certains pays de l’Europe du Nord, et demandent au ministre de « défendre le lien au sol, principe fondateur de l’AB, qui assure une cohérence agronomique et environnementale ».

De même, ils refusent les seuils de pesticides, qui sont aussi en débat lors des trilogues, parce qu’ils entraîneront des déclassements de production que le droit ne prévoit pas d’indemniser.

Toutes ces négociations se déroulent à huis clos, sans transparence, sans visibilité sur la globalité du projet, déplorent certains experts. « Le trilogue, précise un de nos informateurs, c’est un peu comme un grand marché où chaque pays cherche à faire valoir ses intérêts. »

La balle est dans le camp des ministres. Ou, plutôt, des consommateurs, sans doute à ce stade les seuls capables d’exercer une pression et de faire revenir l’institution européenne sur des positions quasi actées. Elles conditionnent le devenir d’une bio exigeante et porteuse de sens.

 

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Le président allemand sur l’intégration européenne : « Nous devrions songer à une pause »

Le président allemand exige une pause dans l'intégration européenne

« Sur le chemin d’une union toujours plus étroite, nous avons été parfois trop rapides, et tous les citoyens ne pouvaient pas ou ne voulaient pas nous suivre », constate Joachim Gauck, qui appelle à s’arrêter un peu pour comprendre où aller et comment faire.

Le président allemand Joachim Gauck se prononce contre la poursuite de l’intégration européenne et propose de faire une pause afin de méditer la politique ultérieure.

« Nous avons élaboré une très bonne conception avec l’Union européenne. Un projet de paix dont les générations antérieures ne pouvaient même pas rêver », a expliqué M. Gauck dans une interview au journal Welt am Sonntag.

Cependant, selon lui, l’idée d’intégration européenne ne trouve pas toujours un soutien. « Mais sur le chemin d’une union toujours plus étroite, nous avons été parfois trop rapides, et tous les citoyens ne pouvaient pas ou ne voulaient pas nous suivre. Cela me préoccupe ».

« En somme, nous devrions songer à une pause, au cours de laquelle nous discuterons de l’objectif que nous voulons atteindre et à quel rythme », a-t-il conclu.

Lors du récent sommet de l’UE à Bratislava, suite au Brexit, la chancelière allemande Angela Merkel a qualifié la situation en Europe de critique

 
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Publié par le 28 novembre 2016 dans général

 

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10 Faits qui montrent comment les multinationales achètent la politique européenne

Nous croyons tout savoir de l’Union Européenne. En fait nous ne savons rien. Cette vidéo décortique les mécanismes de fonctionnement des instances européennes et nous donne une vraie vision de la manière dont notre vie et notre quotidien sont gérés à partir de Bruxelles et Strasbourg.

 

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L’Allemagne veut sa propre armée européenne : Bruxelles et l’OTAN face à une nouvelle crise

Pour rappel, Berlin et Paris veulent relancer l’intégration militaire européenne et L’Allemagne pourrait rétablir le service militaire obligatoire .

L’Allemagne aurait l’ambition de diriger une armée européenne, ce qui mettrait en danger le fonctionnement de l’OTAN. Les enjeux géopolitiques sont analysés par Martin Jay, correspondant de Deutsche Welle à Beyrouth.

En dépit de la décision de la Grande-Bretagne de bloquer la création d’une armée européenne, un nombre croissant d’experts estiment qu’un document récent de la Défense allemande montre que le pays a les ambitions de diriger une armée européenne et projette de percer la bureaucratie de Bruxelles en créant la sienne. Mais quels coûts cela engendrera-t-il pour l’OTAN ?

Alors que les ministres de la Défense de l’UE discutent ouvertement avec les dirigeants de l’OTAN de la création d’une armée européenne, beaucoup pensent que la hâte avec laquelle se projet grandiose est défendu est dû à la très faible crédibilité des institutions européennes compte tenu du Brexit.

Pour les fédéralistes européens à Bruxelles, cela reflète en effet une certaine vérité. Mais Bruxelles a également peur d’être laissée de côté ou éclipsée par les projets de l’Allemagne, ce qui affaiblirait les positions de l’UE lorsqu’il s’agira de négocier qui prendra les commandes de l’armée de l’UE lorsque cette dernière aura été créée.

L’Allemagne veut se positionner en tant que leader militaire de la coalition des pays européens qui ne seraient plus aux ordres de l’OTAN

Et l’Union européenne a de bonnes raisons de s’inquiéter. L’Allemagne est impatiente et veut se positionner en tant que leader militaire de la coalition des pays européens qui ne seraient plus aux ordres de l’OTAN et qui, de ce fait, ne feraient probablement pas partie de l’armée européenne officielle.

Peu de journalistes ont envie de signaler à Bruxelles qu’il existe une course entre l’UE – qui veut créer sa propre armée – et l’Allemagne qui souhaite bâtir sa propre armée pan-européenne qu’elle pourrait en fin de compte présenter à la Commission européenne comme une entité déjà prête et fonctionnant.

Selon un expert militaire respecté, l’Allemagne se positionne comme le pays qui serait la force dominante d’une nouvelle armée européenne, quelle que soit sa structure.

Le Livre blanc allemand sur la défense, publié récemment, milite en faveur d’une armée européenne et dont Angela Merkel a ordonné qu’il soit tenu secret jusqu’aux résultats du référendum sur le Brexit le 23 juin dernier.

Mais maintenant les experts militaires se penchent sur le détail du Weissbuch [livre blanc, en français].

Celui-ci révèle un changement radical dans des projets allemands en vue non seulement d’élargir le mandat actuel de son armée dans les points chauds du globe, mais ce livre montra aussi clairement que l’armée allemande aspire à diriger des organisations militaires multinationales, comme le serait une armée européenne.

L’initiative de l’Allemagne est une une bombe à retardement pour le chef de l’OTAN

Le Livre blanc de la défense 2016 représente un changement de paradigme sur deux points importants», estime John Deni, professeur-chercheur associé à l’Institut d’études stratégiques du Collège de guerre de l’armée américains. «Ce qui est peut-être le plus important», explique-t-il, «c’est la déclaration que l’Allemagne est non seulement disposée à faire partie, mais également à initier ces grandes coalitions. Il s’agit d’un écart majeur avec le passé, lorsque l’Allemagne cherchait toujours à exercer un pouvoir ferme par l’intermédiaire des institutions multilatérales existantes».

Cette initiative est une une bombe à retardement pour le secrétaire-général de l’OTAN, Jens Stoltenberg qui a assisté récemment à une réunion des ministres européens de la Défense à Bratislava. L’OTAN espérait disposer d’une armée européenne qui opérerait sous ses ordres. «Le point essentiel pour nous est clairement d’éviter les doublons et de nous assurer que nos efforts sont complémentaires», m’a confié un porte-parole de l’OTAN, alors qu’un des responsables de l’Alliance ne souhaite pas que ses généraux allemands s’expriment sur cette question.

En plus, d’après le chercheur américain, l’étude révèle que l’Allemagne est prête à prendre en charge une armée européenne officielle, dirigée par Bruxelles, ou non-officielle, dirigée par Berlin. Cela pourrait signifier que si une armée européenne n’était pas formée à temps, Berlin pourrait tout simplement demander à un nombre de pays de l’UE qui seraient prêts à rejoindre sa propre armée, de faire partie de sa «coalition», créant ainsi un modèle informel qui serait plus tard adopté par les dirigeants de l’UE, faute d’alternative à soutenir.

Mais il y a des arguments plus forts pour que l’Allemagne prenne le contrôle d’une armée européenne officielle dirigée par Bruxelles.

Bruxelles devrait certainement céder aux exigences allemandes, afin de sauver la face et de garder sa propre «armée européenne»

Même si certains pourraient dire que l’Allemagne pourrait aller de l’avant avec ses plans militaires dans une zone de guerre donnée –et inviter ensuite les autres à la rejoindre dans un tel pacte – dans la pratique, il est plus probable que Berlin dirigera l’armée européenne dans le cadre d’un accord avec Bruxelles garantissant que les pays de l’UE n’abandonneront pas l’armée régulière de l’UE pour rejoindre l’Allemagne dans ses missions.

Bruxelles devrait alors certainement céder aux exigences allemandes, afin de ne pas perdre la face et de conserver sa propre «armée européenne».

Ne touchez pas l’ours russe

La plus grande préoccupation est que les ambitions l’UE conduiraient à un schisme dans l’OTAN

Pourtant, même une armée européenne officielle dirigée par l’Allemagne ou des responsables européens nuirait à l’OTAN, dont la crédibilité a pris un coup récemment, quand la Turquie est allée en Syrie en solo. Certains experts militaires indiquent que cette idée est erronée et qu’une coalition dirigée par l’Allemagne (pas l’UE) serait bien accueillie en tant qu’une alternative.

«La plus grande préoccupation est que les ambitions [militaires de] l’UE conduiraient à un schisme au sein l’OTAN», estime Geoffrey van Orden, député européen, ancien brigadier et analyste militaire respecté. «La politique européenne de défense, c’est avant tout la création d’une Europe fédérale. Cela a peu à voir avec le renforcement de capacités militaires».

Le député britannique conservateur trouve folle l’idée que le bras armé de l’Europe vienne renforcer l’OTAN : «Cette approche a de gros défauts. Pour commencer, les deux plus grandes puissances militaires en Europe, le Royaume-Uni et la Turquie, sont toutes les deux membres de l’OTAN, sans faire partie de l’UE». Mais il ajoute également qu’une organisation militaire autonome dirigée par l’Allemagne ne serait pas une si mauvaise chose.

«Je ne m’inquiète pas à propos des Allemands, personnellement, je serais content si leur engagement dans la défense était plus important, la vraie préoccupation c’est l’idée d’une ambition militaire de l’UE, suscitant un dérangement et un schisme au sein de l’OTAN», poursuit l’élu britannique.

Pour les députés britanniques, tout ce qui jette une ombre sur les opérations de l’OTAN est un sujet d’inquiétude.

«L’OTAN nous a bien servi», affirme le député Mike Hookem. «Elle n’est pas parfaite, mais c’est une option beaucoup plus sûre que les fédéralistes de l’EU et les fauteurs de guerre qui souhaitent l’antagonisme avec l’ours russe», prévient-il.

Le député britannique, membre de UKIP, qui siège au Comité de la défense, ajoute que le jour où l’armée allemande aura pris le contrôle d’une armée européenne sera un jour triste pour la Grande-Bretagne. «Il y a encore ceux qui se rappellent la Seconde Guerre mondiale et des atrocités commises par les Nazis,» a-t-il dit. «Maintenant, à cause des actions d’Angela Merkel au sujet de la crise de migrants, l’extrême droite gagne du terrain en Allemagne, ce qui ne donnera pas confiance dans la capacité de l’Allemagne à contrôler une armée aussi puissante», avertit Mike Hookem.

Une autre raison de prendre la direction d’une armée européenne est que les ressources propres du pays ne correspondent pas aux ambitions militaires de Berlin à travers le monde

Montrez-moi l’argent, Juncker

Pourtant, même si l’Allemagne est la première économie de l’UE, comment le gouvernement allemand pourrait-il financer une entreprise aussi coûteuse, sachant que l’invasion américaine de l’Irak a coûté aux contribuables près de deux milliards de dollars ?
Selon l’universitaire américain John Denie, il n’en aurait pas besoin. John Denie suppose dans un récent article publié sur un site américain de défense que c’est une raison supplémentair pour l’Allemagne prendre la tête d’une armée européenne : les ressources propres de l’Allemagne ne permettraient pas à Berlin de financer ses ambitions militaires à travers le monde.

Le fait d’être le principal acteur de l’armée européenne serait extrêmement bénéfique pour l’Allemagne qui a l’intention de jouer dans la cour des grands au niveau mondial et de faire en sorte que d’autres pays paient pour cela. Un commandement composé principalement de généraux allemands et une armée complétée avec des troupes d’autres pays de l’UE ravis d’en faire partie permettrait de résoudre le dilemme actuel de Berlin, poursuit l’article. A l’heure actuelle, le budget militaire allemand s’élève à 35 milliards d’euros seulement, si on le compare avec celui du Royaume-Uni qui dépasse les 35 milliards de livres, soit près de 39 milliards d’euros.

Ce plan a en outre reçu un véritable coup de pouce de la part du chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, qui aurait dit à ses collègues qu’un projet militaire européen – considéré par certains pays comme la fondation d’une «armée européenne» –donnait une chance à l’UE de se relancer après le «choquant» vote sur le Brexit qui a fragilisé le projet, poussant même certains dirigeants à parler d’une crise.

La vision de Federica Mogherini correspond étroitement à l’idée mettant l’Allemagne au premier plan d’une coalition multinationale d’armées européennes

«Nous avons aujourd’hui un espace politique pour faire des choses qui n’étaient pas vraiment faisables dans les années précédentes», a déclaré Federica Mogherini aux ambassadeurs de l’UE, selon un rapport publié dans le journal britannique Daily Telegraph.
En fait, la vision de Federica Mogherini, si on l’étudie minutieusement, correspond étroitement à l’idée voulant que l’Allemagne dirige une coalition multinationale d’armées européennes. Une armée européenne, espère-t-elle, évoluerait progressivement de son état initial, où des pays comme la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Pologne créeraient des structures militaires permanentes pour agir au nom de l’UE et pour déployer des groupes tactiques européens, ainsi que 18 bataillons nationaux.
En substance, cette armée agirait indépendamment de l’OTAN, qui a toujours joué le rôle de défenseur de l’Europe, et certains estiment même qu’une telle démarche pourrait même menacer l’Alliance atlantique dont le siège se situe également à Bruxelles.
Pour les sceptiques de cette approche plus large, il s’agit d’un choix difficile entre une chancelière allemande exécutant une opération militaire aussi ambitieuse et la diplomate de l’UE plutôt inefficace Federica Mogherini, l’UE dépensant 600 millions d’euros par an pour ses diplomates et ses amabssades à travers le monde, sans même être invitée aux récents pourparlers de paix syriens.

«Personne dans l’UE n’a d’idée concernant la défense ou la sécurité, il suffit de voir [quelle a été] la réaction aux attentats de Paris, de Bruxelles et de Nice ainsi que le refus d’admettre que leur politique [de l’UE] a mené à la crise de Calais», a précise Mike Hookem. «Même quand ils ont de petites missions à l’étranger en Afrique, au final les Européens ne font que les défilés. Le fait de remettre le pouvoir à une femme avec un bilan aussi épouvantable est effrayant», conclut-t-il.

Lire aussi : Un nouveau plan de défense franco-allemand «pour déclencher plus facilement les opérations de l’UE»

Source

 
 

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Les dirigeants européens discutent d’un plan pour une armée européenne

Selon Zero Hedge, les dirigeants européens discutent discrètement d’un plan pour une armée européenne :

« Nous allons avancer vers une armée européenne beaucoup plus rapidement que ce les gens croient. » Mais la création d’une armée européenne, un objectif de longue date des fédéralistes européens, entraînerait un transfert sans précédent de la souveraineté des Etats-nations européens vers des bureaucrates non élus à Bruxelles , la capitale de facto de l’UE.

Les dirigeants européens discutent de « propositions ambitieuses » pour construire un complexe militaire pan-européen,selon un document du ministère de la défense française présenté par le journal allemand, le Süddeutsche Zeitung.

Le document confirme les rumeurs selon lesquelles les responsables européens se précipitent vers l’intégration de la défense maintenant que la Grande – Bretagne – la première puissance militaire en Europe – sortira de l’ Union européenne.

Les dirigeants britanniques ont bloqué à plusieurs reprises des efforts pour créer une armée européenne en raison des préoccupations selon lesquelles elle porterait atteinte à l’alliance de l’OTAN, la structure de défense primaire en Europe depuis 1949.

Les partisans de l’intégration européenne de la défense font valoir que c’est nécessaire pour lutter contre les menaces de sécurité croissantes et que ça permettrait d’économiser des milliards d’euros en doubles emplois entre les pays.

Les critiques disent que la création d’une armée européenne, un objectif de longue date (voir l’annexe ci-dessous) des fédéralistes européens, entraînerait un transfert sans précédent de la souveraineté des Etats-nations européens vers des bureaucrates non élus à Bruxelles, la capitale de facto de l’UE.

D’autres disent que les efforts pour aller de l’avant sur l’intégration européenne de la défense montrent que les dirigeants européens ont peu appris du Brexit – la décision des électeurs britanniques de quitter l’UE – et sont déterminés à poursuivre leur quête pour construire un super-État européen indépendamment de l’opposition d grands segments de la population européenne.

Depuis le référendum britannique, les échanges entre François Hollande et ses homologues européens se sont concentrés sur la solidarité européenne en matière de défense, un sujet longtemps bloqué par Londres.

Le Süddeutsche Zeitung a rapporté qu’elle avait obtenu une copie d’un papier de position de six pages , rédigé conjointement par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue allemand, Ursula von der Leyen. Le document appelle à la création d’un siège militaire européen « commun et permanent », ainsi que la création de structures militaires de l’ UE, y compris un commandement logistique de l’ UE et un Medical Command de l’UE.

Le document appelle les Etats membres de l’ UE à intégrer la logistique et les achats, coordonner et synchroniser les politiques en matière de financement et de planification militaire. La collecte de renseignements de l’ UE serait améliorée grâce à l’utilisation de satellites européens, une académie militaire commune de l’ UE «promouvrait un esprit de corps commun . »

Selon le journal, le document sera distribué aux dirigeants européens lors d’ un sommet informel à Bratislava, en Slovaquie, le 16 Septembre . La France et l’ Allemagne vont demander aux dirigeants des autres Etats membres de l’UE , non seulement d’approuver les mesures, mais aussi de  » discuter d’une implémentation rapide. « 

Plus précisément, la France et l’ Allemagne pour la première fois activeront l’ article 44 du traité de Lisbonne (également connu sous le nom de Constitution européenne). Cette clause permet à certains Etats membres de l’ UE  » , qui sont prêts et ont la capacité nécessaire» de procéder à la «tâche» d’ intégration de la défense, même si d’ autres Etats membres de l’ UE désapprouvent.

Selon le Süddeutsche Zeitung :

« Dans le sillage du référendum britannique pour quitter l’Union européenne, la chancelière Angela Merkel et le président français François Hollande ont décidé de mettre en évidence la force de l’UE et de pousser les Etats membres restants pour montrer plus d’unité. Surtout dans la politique de défense, de nombreux projets ont été mis en attente parce que la Grande-Bretagne leur a opposé son veto. Sans Londres, les deux pays fondateurs de l’UE, la France et l’Allemagne,ont  l’espoir de décisions rapides. « 

Voici plus, par RT :

«L’Europe de la Défense», le «Quartier général» européen et l’académie militaire commune : manœuvre politique pour rassurer les peuples européens ou projet prometteur ? Le spécialiste des questions européennes Pierre Lévy nous livre son analyse.

Les ministres allemand et français de la Défense ont jeté, dimanche 11 septembre, un pavé dans la mare. Ils l’ont fait discrètement, comme c’est souvent le cas en matière européenne, en envoyant une missive commune à Federica Mogherini, le chef de la politique étrangère de l’UE. Le document devrait être présenté aux chefs d’Etat et de gouvernement lors du sommet informel du 16 septembre, à Bratislava.

Si la manière est discrète, le contenu n’a rien d’anodin. Il s’agit de donner un brusque coup d’accélérateur à ce qu’il est convenu d’appeler «l’Europe de la Défense», en réalité l’intégration militaire. Depuis des années, on se lamente à Bruxelles des «avancées bien trop lentes» dans ce domaine.

Car du côté du Royaume-Uni, la perspective d’une «défense européenne» ne suscitait qu’un enthousiasme très modéré. A Londres, on a longtemps estimé que cette ambition doublonnerait inutilement les structures de l’Alliance atlantique.

A Berlin comme à Paris, on s’appuie sur une supposée aspiration des citoyens à un renforcement des outils militaires censés les «protéger»

Or le 23 juin, les dirigeants européens ont encaissé l’un des coups les plus rudes du dernier demi-siècle : le peuple britannique décidait de sortir de l’UE, et entendait ainsi reprendre la main sur les décisions déterminant son propre avenir. En plein désarroi, le Conseil européen décidait alors de tenir en septembre un sommet «informel» avec un objectif : tenter de convaincre que l’Union européenne pourra survivre, malgré ce choix britannique potentiellement contagieux.

Le thème général a finalement été choisi : marteler que l’UE est capable «de répondre aux aspirations de sécurité des citoyens». Discourant le 14, le président de la Commission, l’a abondamment répété.

Outre la «sécurité intérieure» (un thème sur lequel il y eut déjà  un «papier franco-allemand» en août), c’est donc la «sécurité extérieure» qui est mise en avant. A Berlin comme à Paris, on s’appuie sur une supposée aspiration des citoyens à un renforcement des outils militaires censés les «protéger» ; et on fait de nécessité vertu : puisque le Royaume-Uni s’en va, c’est le moment où jamais d’accélérer en matière de «défense».

Le moment est mûr pour un «Schengen de la Défense», ont déclaré les ministres allemand et français

D’autant que les Vingt-sept semblent plus que jamais divisés sur de nombreuses questions importantes : économie (plus ou moins d’austérité), réfugiés (qui doit en supporter le poids), institutions (plus ou moins de pouvoir à la Commission)… Sur la défense en revanche, les pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, Tchéquie, Slovaquie) disent être prêts à une «avancée» européenne – voire à une armée européenne.

Bref, le moment est mûr pour un «Schengen de la Défense», ont indiqué les ministres allemand et français, marquant ainsi l’ampleur de leur ambition (de manière au demeurant quelque peu maladroite, tant les accords de Schengen sur la libre circulation sombrent actuellement de toutes parts…).

Concrètement, le document signé par Ursula Van der Leyen et Jean-Yves Le Drian propose la mise en place d’un Quartier général permanent européen et d’un commandement médical conjoint, le partage d’un centre logistique pour les équipements stratégiques, de même que le partage du renseignement et de la surveillance satellitaires.

L’Eurocorps, à Strasbourg, pourrait contribuer à la planification d’opérations. La capacité de déploiement des «groupements tactiques» (jusqu’ici jamais utilisés) serait facilitée. Et un budget européen unique serait consacré à la recherche militaire commune, ainsi qu’au développement de matériels communs (satellites, drones, cyberdéfense…).

Rien ne dit en effet que les bruits de bottes soient de nature à amadouer des peuples toujours plus rétifs à l’intégration européenne

Cerise sur le gâteau, une académie militaire commune serait créée afin de favoriser un «esprit de corps».

Ces projets ambitieux pourraient être menés à bien même si certains pays ne souhaitaient pas s’y joindre : le mécanisme dit de « coopération structurée », prévu par les traités, permettrait à un groupe pionnier d’aller de l’avant, même sans unanimité.

Il reste que le chemin pourrait être semé d’embûches. Rien ne dit en effet que les bruits de bottes – même affublés du prétexte de «plus de sécurité» – soient de nature à amadouer des peuples toujours plus rétifs à l’intégration européenne, bien au contraire.

De nombreux propagandistes de l’UE ont longtemps justifié cette dernière par la nécessité de «faire contrepoids aux Etats-Unis». Hélas pour cette thèse (absurde), il s’avère que le projet franco-allemand a été mis au point en marge… du sommet de l’OTAN tenu à Varsovie en juillet dernier.

Et à propos dudit projet, Mme Van der Leyen a confié à Reuters : «c’est ce que les Américains attendent de nous».

A défaut d’être rassurant, voilà qui a au moins le mérite de la clarté.

 
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Publié par le 15 septembre 2016 dans général, International, Politique

 

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Une banque européenne brise un tabou en taxant les dépôts de ses clients

Les taux négatifs sont déjà une forme de spoliation mais bientôt, ce sera directement sur votre compte que les banques vont se servir, comme l’autorise la directive BRRD (Bank Recovery and Resolution Directive) On vous a bien assez prévenu . Les banques feront tout pour éviter la faillite, y compris taxer vos dépôts .

« Facturer les dépôts pourrait inciter les consommateurs à sortir leur argent de leurs comptes et priver le système bancaire de la stabilité des dépôts, ce qui pourrait générer une crise de très forte ampleur » : Cet article des Echos omet de préciser que c’est l’une des raisons pour lesquelles on se dirige vers l’abolition de l’argent liquide OD

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« La banque coopérative Raiffeisenbank de Gmund va facturer les dépôts de particuliers au-delà de 100.000 euros. Les banques européennes sont tentées de répercuter les taux négatifs de la BCE.

Josef Paul, patron de la petite banque coopérative Raiffeisenbank à Gmund, une bourgade nichée au sud de la Bavière, se serait bien passé de cette soudaine célébrité. Suite à une indiscrétion relayée par Reuters, le grand public a appris qu’il était le premier banquier allemand à avoir brisé un tabou, en s’apprêtant à réclamer une commission de 0,4 % sur les dépôts à vue de particuliers. Du moins les plus aisés, dont l’avoir dépasse 100.000 euros. Il y a deux mois, 140 clients ont été prévenus que leurs dépôts – il y en a pour 40 millions d’euros – seront bientôt taxés. Certains ont commencé à placer leur argent ailleurs, pour 2 millions d’euros à ce jour. Quant aux confrères, parmi le millier de banques du mouvement coopératif, une poignée d’entre elles ont adressé à Josef Paul un message pour saluer son « courage ».

Appel à la prudence

D’autres établissements européens sont-ils prêts à lui emboîter le pas ? Depuis que la BCE a instauré un taux de dépôts négatif (- 0,4 %) sur les liquidités que les banques déposent à ses guichets, tous les établissements cherchent à adapter leur modèle et à compenser cette taxe, qui pénalise leurs revenus. Mais, jusqu’à présent, les établissements n’avaient osé répercuter le taux négatif de la BCE qu’à leurs grands clients institutionnels, et, pour quelques-unes, à leurs clients entreprises. En France, le groupe BPCE a été le premier à assumer, au printemps, cette facturation des dépôts « quand la taille de la trésorerie est significative ». Cet été, Royal Bank of Scotland est allé un cran plus loin, en préparant le terrain à une facturation de certains clients de son réseau. La banque a en effet envoyé une lettre à sa clientèle de professionnels, les avertissant qu’elle pourrait taxer les dépôts des commerçants indépendants, associations et clubs, si la Banque d’Angleterre décidait d’imposer des taux négatifs.

une banque européenne brise un tabou en taxant les dépôts de ses clients

Si le patron de la Raiffeisenbank de Gmund ne voit pas pourquoi « il y aurait une différence entre imposer un taux négatif à des clients particuliers qui disposent de gros dépôts » et taxer ses clients entreprises, les superviseurs appellent le secteur bancaire à la plus grande prudence. Les banques « ne peuvent appliquer des taux négatifs sur les dépôts car il y a toujours l’alternative du cash chez l’épargnant », soulignait en début d’année Robert Ophèle, sous-gouverneur de la Banque de France. Facturer les dépôts pourrait inciter les consommateurs à sortir leur argent de leurs comptes pour le mettre à l’abri sous leur matelas. « Ce serait très problématique du point de vue de la stabilité financière », indiquait en mai dernier aux « Echos » l’économiste Natacha Valla (« fellow » de Paris School of Economics), soulignant que « ce risque de « bank run », que l’on pensait purement théorique, devient aujourd’hui une discussion sérieuse ». Priver le système bancaire de la stabilité des dépôts pourrait générer une crise de très forte ampleur. La plupart des grandes banques en ont conscience et ont préféré, jusque-là, contourner la facturation des dépôts en tarifant des services autrefois gratuits. En France, BNP Paribas, Société Générale et LCL ont décidé de mettre en place cette année des frais de tenue de compte. Même stratégie en Allemagne, où les établissements commencent à facturer le compte courant et les retraits d’argent au distributeur ».

 
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Publié par le 19 août 2016 dans économie, général, International

 

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