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La Bundesbank appelle à la fin du rachat de dette publique

​La Bundesbank veut siffler la fin de la stratégie par laquelle la BCE a sauvé l’économie européenne et tout le monde s’en moque dans la campagne électorale française

La Bundesbank appelle à la fin du rachat de dette publique :

Le président de la Bundesbank Jens Weidmann a de nouveau appelé à une sortie prochaine des rachats de dette publique par la Banque Centrale Européenne, plus de deux ans après le lancement de cette mesure controversée pour soutenir l’inflation. « Le moment se rapproche, de mon point de vue, de ne plus appuyer sur la pédale d’accélérateur mais de lever le pied » en matière de politique monétaire expansionniste, déclare M. Weidmann dans une interview à l’hebdomadaire « Die Zeit » paraissant jeudi. « Je saluerais le fait qu’il n’y ait plus du tout d’achats d’obligations d’ici un an », poursuit-il.

La Bundesbank veut siffler la fin de la stratégie par laquelle la BCE a « sauvé » l’économie européenne et tout le monde s’en moque dans la campagne électorale française

Si Mario Draghi tient bon face aux dernières attaques de la Bundesbank, il serait peut être temps que les candidats à la présidentielle française s’intéressent un peu plus aux questions économiques européennes.

Ce qui se joue dans les coulisses depuis quelques temps c’est l’avenir de la pseudo-reprise pour 2018 en Europe, et un « Game of Trones » en anticipation du moment où notre suzerain, le boomerang Mario Draghi, reviendra chez Goldman Sachs ou ailleurs (à partir d’octobre 2019). Les enjeux sont titanesques parce que les gens dont je vais parler ici traitent tous les mois d’affaires qui dépassent d’un facteur 10 la marge de manœuvre éventuelle dont disposera peut-être annuellement Macron s’il obtient une majorité (ce dont je doute) et s’il fait mine de vouloir bouger quelques lignes concrètes (ce dont je doute) au-delà d’un service-citoyen de 30 jours et 30 nuits pour les garçons et les filles.

Il y a quelques jours, sans que cela ne fasse beaucoup de bruit dans le paysage médiatique occupé à des histoires bien plus sérieuses (les justificatifs de travail de Penelope pour 1991, l’élimination de Didier dans Koh-Lanta), les banques de la zone euro ont récolté plus de 200 milliards au guichet de la BCE, à des taux négatifs, pour des durées jusqu’à 3 ans : ce qui en dit long au passage sur le non-rétablissement du marché interbancaire quasi-mort il y a bientôt 10 ans et remplacé par des intraveineuses (de la taille de pipelines) que l’on nous présente toujours comme temporaires et techniques ; ce qui en dit long aussi sur les jérémiades de certains banquiers qui se plaignent des effets des « taux trop bas » sur leur activité, confondant au passage cause et symptôme. Ce biberonnage intense, pas du tout infantilisant et pas du tout zombifiant, effectué par l’instance en charge de superviser le secteur (hum hum…) ne fait pas les gros titres, rien que le nom de code du dispositif (TLTRO2) effraie, c’est d’ailleurs un peu fait pour. Allez voter au mois de mai pendant que les choses sérieuses se déroulent sans vous !?!

Imaginez que vous votiez pour une fois en faveur d’un candidat sympathique, propre sur lui et pas trop hostile à un petit retour de la croissance en France. Vous êtes très content de vous : vous avez fait votre devoir citoyen, vous avez mis Mélenchon à la retraite et Le Pen sur la touche, c’est le bonheur dans le vivre-ensemble et les congés à peu près payés. Mais voilà, votre Président n’a jamais connu concrètement les effets d’une crise de la demande agrégée, il n’a vu cela que de loin ou il ne fait pas bien le lien avec la BCE. Il y nomme un de ses anciens camarades de l’inspection des finances ou un de ses futurs employeurs dans une banque, persuadé au fond de lui que tout cela n’a pas une si grande importance (Obama a fait grosso modo la même erreur et cela lui a coûté très cher : deux des trois activistes anti-QE3 à la FED vers 2013 avaient été nommés par un Président que l’on dit pro-relance).

Et puis, patatra : à Francfort, en 2019, par un de ces coups tordus dont les élites franco-allemandes à majorité allemandes ont le secret, ils remplacent Draghi-les-bons-tuyaux par un tonton-macoute des taux-qui-remontent, un pote louche de Weidmann, un élève d’Axel Weber (qui a bien failli récupérer le poste en 2011, vous imaginez !), un membre de la secte apocalyptique de saint Trichet des derniers jours, un autodidacte monétaire diplômé de la BRI, que sais-je. Votre beau Président tout propre qui a à peine servit se retrouve aussitôt démonétisé, japonisé et sarkoïsé : parce qu’une baisse d’impôt de 30 milliards ou des réformettes structurelles ne pèsent pas lourd en face d’un arrêt du QE de la BCE et d’une envolée artificielle de l’euro, en face d’une programmation de remontée des taux et d’un retour des spreads périphériques, en face d’une jolie correction des actions et de l’immobilier, en face de banques en panne ou qui doivent recapitaliser. Et si votre Président s’acharne, il risque le scénario Berlusconi 2011, il le sait et ils savent qu’il le sait et il sait qu’ils le savent.

Combien pariez-vous que votre Président préférera convoquer une commission pour la croissance et la solidarité et la lutte contre le CO2 (commission confiée à Bayrou, Attali ou Minc) plutôt que de ruer dans les brancards, plutôt que de suivre une stratégie du bord du gouffre ou un « chicken game » face à des gens qui ont plus de moyens et de temps que lui, et qui n’ont pas à répondre de leurs actes ?

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Publié par le 9 avril 2017 dans économie, général, International

 

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L’aggravation de la crise bancaire européenne menace les contribuables

Il se passe tellement de choses en Europe, et si vite, qu’il est difficile de suivre en ce moment. Si l’attention est focalisée sur la scène politique, notamment les élections aux Pays-Bas, Reuters a publié un rapport avertissant que le secteur bancaire européen pourrait être exposé à un risque encore plus important sur les créances douteuses si la BCE se met à réduire son QE, un processus déjà entamé, même si très timidement.

Le stock total de prêts non-productifs dans l’Union européenne est estimé à plus d’un trillion d’euros, soit à 5,4 % des crédits en cours, un niveau trois fois supérieur à celui des autres régions majeures du monde. En creusant à l’échelle nationale, c’est encore plus effrayant. Actuellement, 10 des 28 pays de l’Union européenne ont un ratio de prêts non-productifs de plus de 10 % (soit au-dessus de ce qui est considéré comme sûr). Et parmi les pays de la zone euro, dans laquelle les politiques de la BCE ont un impact direct, voici les champions du crédit non-performant :

  • Chypre : 49 %
  • Grèce 46,6 %
  • Slovénie : 19,7 %
  • Portugal : 19,2 %
  • Italie : 16,6 %
  • Irlande : 15,8 %

Permettez-nous d’insister là-dessus : en Grèce et à Chypre, soit deux des pays de la zone euro qui ont bénéficié des plus gros plans de sauvetage, presque la moitié des crédits bancaires sont toxiques.

Il y a ensuite l’Italie, dont les 350 milliards de prêts non-performants représentent environ un tiers des créances douteuses de l’Europe en termes de montant. Les secteurs public et financier de l’Italie ont passé les 18 derniers mois à échouer spectaculairement dans leur tentative de trouver une solution à ce problème. Les deux banques pourries (« bad banks ») que sont les fonds Atlante I et Atlante II, utilisés pour débarrasser le bilan des banques de leurs actifs toxiques, sont l’équivalent d’un couteau à beurre censé parer un coup de machette. Ils sont tellement sous-financés qu’ils ont même eu du mal à maintenir à flot de petites banques régionales comme Veneto Banca et Popolare di Vicenza, qui implorent désormais l’aide de Rome implorant à son tour la clémence de Bruxelles.

Le peu de valeur qui reste aux fonds Atlante I et Atlante II ne cesse de fondre alors que la valeur des « actifs » qu’ils ont achetés, à des prix bien trop élevés (souvent à 0,40 € pour un euro de valeur initiale) poursuit sa baisse. La décision récente des deux plus grandes banques italiennes, UniCredit et Intesa Sao Paulo, de passer en perte une grande partie de leur investissement dans Atlante devrait sans aucun doute décourager le secteur privé d’injecter de l’argent frais afin de renflouer des banques plus fragiles.

Ce qui signifie que quelqu’un d’autre devra intervenir, et vite. Et ce quelqu’un, ce sera presque avec certitude le contribuable européen.

En février, le vice-président de la BCE Vitor Constancio a plaidé pour la création d’une toute nouvelle classe de banques pourries garanties par le gouvernement afin d’aider à l’achat du trillion d’euros de prêts non-performants qui putréfient sur les bilans des banques. L’idée de Constancio ressemble furieusement à la proposition antérieure faite par l’autorité bancaire européenne pour la création d’une énorme banque pourrie à l’échelle de l’Union. (…) Voici comment elle fonctionnerait, selon la présidente de l’ABE Andrea Enria :

« Les banques vendraient leurs crédits non-performants à l’entité et un prix reflétant la valeur économique réelle des crédits, qui sera probablement en dessous de la valeur de départ, mais au-dessus du prix du marché prévalant actuellement sur les marchés non liquides. Les banques éviteront donc probablement des pertes additionnelles.

Le gestionnaire de l’entité aura alors trois ans pour vendre ces actifs à des investisseurs privés. Il y aura une garantie de l’État membre de chaque banque qui transfère ces actifs à l’entité via des bons d’options sur chaque actif de la banque. Cela protégera l’entité de pertes futures si le prix de vente final de l’actif devait être en dessous du prix initial de transfert. »

L’un des gros avantages du lancement d’une banque pourrie à l’échelle de l’Union est qu’il éviterait une sorte de résistance publique qui aurait lieu au niveau national, selon Enria. Les banques italiennes pourraient continuer de vendre leurs créances pourries pour environ 0,40 € l’euro, même si leur valeur réelle, soit celle fixée par le marché, est souvent bien inférieure. La différence entre le prix du marché, lorsqu’il existe, et le prix que la banque reçoit pour ses créances pourries sera compensée par les contribuables européens.

Si le projet reçoit le feu vert, il préparera le terrain de l’une des plus grosses opérations ponctuelles de renflouement des banques européennes de l’histoire. Ce serait un plan Paulson (TARP) à l’européenne avec encore moins de garde-fous et de chances de récupérer un jour l’argent du contribuable. D’après un banquier cité par Reuters, même si l’Allemagne n’a pas encore approuvé le plan de l’ABE, l’Europe parle du développement d’un marché secondaire pour les crédits non-productifs comme étant une priorité. D’après Enria, l’ABE espère finaliser les choses « au niveau européen » au cours du printemps.

Le document inclut également des propositions pour une « restructuration du secteur bancaire » plus large alors que le souci des prêts non-productifs est traité par les États. Cela pourrait découler sur « des fusions entre les banques européennes après qu’elles se soient débarrassées de leurs prêts non-productifs », a déclaré un officiel du secteur bancaire.

Autrement dit, les contribuables européens pourraient potentiellement payer des centaines de milliards d’euros pour sauver une nouvelle fois les banques des conséquences de leurs propres actes ….

(….)

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Publié par le 27 mars 2017 dans économie, général, International

 

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Fin de l’Euro – Pendant que l’élite Européenne entame le « processus » à Davos, Marine Le Pen s’aligne et affine Sa « stratégie » …

Comme je l’ai précisé hier , concernant la Fin de l’Euro : Mario Draghi valide et l’élite Européenne en panique entame « le Processus » à Davos  . Pendant ce temps, de sont coté, MLP à la fois opportuniste et ambiguë, s’est vite alignée et pense aussi à l’après (et avant tout à arriver au pouvoir) . Dans les TOUS les cas – Qui que ce soit au pouvoir en France – l’Euro et l’Europe telle qu’on la connait arrive à sa fin . 

Marine Le Pen a imaginé ouvertement deux monnaies pour remplacer l’euro .

Une proposition (celle de l’euro ECU, qui est effectivement dans ses cartons) qu’elle avait déjà faite lors de la campagne présidentielle de 2012 et qu’elle a réitéré avant hier – et qui a créé une Polémique (de part l’ambiguïté volontaire de sa position) : 

Marine Le Pen présidente, les Français auraient deux monnaies, avait-elle expliqué mercredi. La candidate Front national à l’élection présidentielle souhaite mettre en place une « monnaie nationale » pour les Français au quotidien, éventuellement accompagnée par une « monnaie commune » pour les États et les grandes entreprises..

« Il est possible d’envisager pour les entreprises, ce qui a existé par le passé, qui était l’écu, une monnaie commune. C’est un peu compliqué, ça ne touche pas les 60 millions de Français, ça touche exclusivement les États ou les grandes entreprises », a-t-elle poursuivi. « Ça n’a pas été, c’est vrai, une grande réussite, mais on peut bien sûr envisager dans le cadre de cette négociation une coopération monétaire avec les pays d’Europe », a ajouté Marine Le Pen.

Le parti d’extreme droite tente de rassurer sur sa position de sortie de l’euro, majoritairement rejetée par les Français, selon les enquêtes d’opinion.  

Une monnaie commune nécessiterait l’accord des autres pays partenaires . (fondamentalement le point clef)

Elle a dans le même temps rectifié le tir tout en se réservant une marge de manœuvre en déclarant – « Il n’y aura pas deux monnaies en France »  . Elle joue sur les 2 tableaux en fait, c’est une position volontairement ambiguë – avant tout « opportuniste » :

Invitée mercredi de la matinale sur Europe 1, Marine Le Pen a réaffirmé sa volonté de sortir de la monnaie unique si elle était élue. Les ménages n’auraient plus accès à l’euro.

Marine Le Pen élue, l’euro ne circulerait plus en France, du moins pour les ménages, après la sortie du pays de la monnaie unique. C’est en tout cas ce que la présidente du Front national a indiqué, mercredi, sur Europe 1 : « Il y a aura une monnaie pour les Français, la monnaie nationale, pas deux monnaies. Pour les entreprises, il est possible d’envisager une monnaie commune qui touche exclusivement l’Etat ou les grandes entreprises. […] On peut envisager une coopération monétaire avec les pays d’Europe. »

« Dumping monétaire ». Pour Marine Le Pen, « l’euro a échoué, cette monnaie a entraîné une augmentation spectaculaire des prix et donc une baisse du pouvoir d’achat. Nous sommes victimes d’un dumping monétaire, cela fait perdre notre compétitivité. » Quant à la parité avec la monnaie unique de l’Union européenne, la présidente du Front national a indiqué qu’un nouveau franc équivaudrait à un euro.

Pour justifier son choix de quitter l’euro, la candidate FN s’est appuyé sur les « 140 économistes [qui parlent d’un échec de l’euro, NDLR], dont quatre ou cinq qui sont Prix Nobel d’économie. » Selon le FMi, cité par la candidat, ‘l’euro est sous-évalué de 6% pour l’Allemagne et sur-évalué de 15% pour la France, cela veut dire qu’il y a un différentiel de 21% de compétitivité du fait de cette monnaie unique. Cela nous tue », a insisté Marine Le Pen.

Vous l’avez bien compris , le FN s’adapte et a une position sans vraiment en avoir une (on appelle cela de la démagogie), tout ce qui compte, c’est être élu . (tout est bon pour le pouvoir)

 
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Publié par le 27 janvier 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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Énorme – Fin de l’Euro : Mario Draghi valide et l’élite Européenne en panique entame « le Processus » à Davos !

Panique générale chez les euro-atlantistes

Énorme Cher Public – voilà, la fin de l’Europe telle qu’on la connait est imminente, et l’heure approche vite – Le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, s’en était déjà pris vertement à l’UE il y a quelques jours, et plus particulièrement à la monnaie unique. Il avait affirmé mercredi à Davos que le problème de l’Europe «c’est l’euro»  pointant du doigt le « populisme » .

Dans la continuité, hier Mario Draghi a admis pour la 1ère fois qu’un pays peut sortir de l’euro et il a même expliqué comment –  « Tout pays quittant la zone euro devrait solder son compte » a-t-affirmé dans une lettre à deux députés européens italiens.

Charles SANNAT Résume cet événement historique : 

C’est une déclaration assez extraordinaire de Mario Draghi et qui est totalement passée inaperçue faute évidemment de reprise dans les médias.

Pourtant, Mario Draghi, le gouverneur de la BCE, vient de dire que « tout pays qui souhaiterait quitter la zone euro devrait au préalable solder ses comptes avec le système de paiements commun, a expliqué le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, dans une lettre à deux députés européens italiens ».

« Si un pays devait quitter l’Eurosystème, ses avoirs sur ou ses dettes à la BCE devraient d’abord être réglés en totalité », a-t-il écrit.

Pour l’Italie, par exemple, un tel solde représenterait 358,6 milliards d’euros à payer sur la base des données à fin novembre du système de paiements Target 2, qui enregistre tous les flux de paiements entre les pays membres de la zone euro.

Que cela veut-il dire ?

Que pour la première fois, Draghi confirme bien la possibilité qu’un pays puisse techniquement sortir de l’euro !

Que pour la première fois, Draghi avance même des éléments techniques à une telle sortie par un pays de la monnaie unique.

C’est évidemment un changement majeur !

Préparez-vous mes amis, il est déjà trop tard et l’euro va mourir. La seule question est « comment et quand » !

Pendant ce temps,  c’est la « Guerre civile idéologique » à Davos entre les dirigeants Européens divisés et les technocrates . Perdus suite au choc de l’élection de Trump, ils se déchirent tous quant à l’avenir de l’Europe, le « processus » d’autodestruction est lancé :

Aujourd’hui à Davos, la solidarité européenne s’est transformée en une guerre civile idéologique après que le Premier ministre hollandais, Mark Rutte, a qualifié les rêves de l’Union européenne de « dangereuses fantaisies romantiques ».

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« L’idée même du renforcement des liens de l’Europe n’est plus, elle a disparu, » a décrété le Premier ministre hollandais, Mark Rutte, après avoir rejeté les appels à un renforcement de l’union politique, qu’il a qualifiés de dangereuses fantaisies romantiques.

« Le moyen le plus rapide de détruire l’Union européenne est de continuer d’avancer pas à pas vers une sorte de super-Etat, » a-t-il déclaré lors du Forum économique mondial.

Ses commentaires ont touché au cœur de la bataille qui se joue aujourd’hui pour le contrôle du projet européen . Martin Schulz, président (non élu) du Parlement européen qui veut garder son pouvoir à tout prix à contre-attaqué :

Mr Schulz a qualifié de profondément malavisé l’abandon du rêve d’union politique. « Qu’il s’agisse d’Angela Merkel, de Mark Rutte ou de qui que ce soit d’autre, quelqu’un devrait avoir le courage de dire que nous avons besoin de renforcer nos liens, aujourd’hui plus que jamais, parce que sans cohésion politique, l’Union européenne n’a pas d’avenir. »

En somme, c’est la Panique générale chez les euro-atlantistes , L’Europe est confrontée à l’un des «plus grands défis de ces dernières décennies» a par exemple alerté Angela Merkel .

Le conflit entre Pays du nord excédentaires menés par l’Allemagne et ceux du sud – les fourmis – va s’accentuer (lire par exemple ici) . D’où le coup de pression de Schäuble qui a exhorté la BCE à relever ses taux , envoyant un message fort il y a quelques jours : « nous ne voulons PLUS de cette Europe »  avait-il dit en substance . Tout sera définitivement joué surement après l’élection en France de 2017 comme je l’avais affirmé. Je le répète – This is the end pour cette Europe de technocrates . 

Voici une vison globale pertinente de la situation, l’Europe telle qu’on la connait est juste en train d’exploser (et de nombreux pays vont certainement se rapprocher de la Russie, cf par exemple ce papier : Seize Etats européens dirigés par l’Allemagne Veulent un accord sur le contrôle des armements avec la Russie) : 

Pierre Lévy pointe ici la panique des élites mondialisées face à l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, et certaines analogies des deux côtés de l’Atlantique.

Effarés, affolés, traumatisés, bouleversés, tétanisés, livides… On peine à trouver un qualificatif qui rende compte de l’état d’esprit des dirigeants euro-atlantiques, et de la presse qui leur est fidèle, au moment où Donald Trump accède à la Maison Blanche.

Et que dire des quelques poignées d’«idiots utiles» (selon la formule jadis prêtée à Lénine) qui, à Berlin, Paris ou Londres, ont défilé notamment avec ce délicieux slogan : «ce n’est pas mon président»… Que dire, si ce n’est pointer une ligne de fracture fondamentale qui s’esquisse progressivement tout autant dans de nombreux pays européens qu’aux Etats-Unis, et dans bien d’autres contrées du monde : entre des couches moyennes plutôt aisées, urbaines, intellectuelles et aspirant à la mondialisation ; et une classe ouvrière qui subit mépris et atomisation depuis des décennies.

Entre les premiers qui pensent «valeurs», et les seconds «intérêt», voire survie sociale pure et simple. Entre d’un côté ceux qui se mobilisent «contre la haine» (!) ; de l’autre ceux qui se rassemblent pour l’emploi. Simplification outrancière ? Peut-être. Mais cette polarisation de classe qui émerge n’en est peut-être qu’à ses débuts. Et tant mieux si les seconds y regagnent cette dignité, cette existence et ce rôle collectifs qui leur ont été déniés par les chantres de la globalisation économique mais aussi idéologique.

Si Monsieur Trump passe de la parole aux actes, alors oui, ce sera bien la fin d’un monde, l’amorce d’un changement d’ère historique

Pour l’heure, écoutons ces derniers. «C’est la fin du monde», a lâché Manuel Valls (BFMTV, 16/01/17), qui n’évoquait pas les résultats de la primaire socialiste, mais la perspective d’une «alliance entre Trump et Poutine». «Donald Trump [est] décidé à détruire le projet européen», s’épouvante l’éditorial de Libération (18/01/17). Et Le Monde (19/01/07) sonne le tocsin : «le président des Etats-Unis s’est lancé dans une opération délibérée de déstabilisation de l’Allemagne (…) c’est toute l’Europe qui est attaquée».

L’UE est confrontée à l’un des «plus grands défis de ces dernières décennies» alerte pour sa part Angela Merkel. Le Commissaire européen Pierre Moscovici s’étrangle : «on a une administration américaine qui souhaite le démantèlement de l’Union Européenne, ce n’est pas possible !». Quant au Secrétaire d’Etat américain sur le départ, il a exhorté le gratin des élites mondialisées réuni à Davos à se «rappeler pourquoi nous avons fait ce voyage de 70 ans ensemble». John Kerry semble ainsi évoquer l’axe euro-atlantique… au passé.

Cette panique générale – qu’on ne peut s’empêcher de savourer – est compréhensible. Car, dans un entretien publié quelques jours avant sa prise de fonction, Donald Trump a confirmé les éléments qui faisaient déjà trembler tant Bruxelles que l’«establishment» de Washington lors de sa campagne électorale. Or, comme l’a fait remarquer Monsieur Valls, décidément inspiré, «on a oublié qu’un populiste peut vouloir mettre en œuvre son programme».

Sera-ce le cas avec le nouvel hôte de la Maison Blanche ? Pour l’heure, la prudence doit rester de mise. Mais si Monsieur Trump passe, ne serait-ce que partiellement, de la parole aux actes, alors oui, ce sera bien la fin d’un monde, l’amorce d’un changement d’ère historique.

Car qu’a dit le milliardaire dans l’entretien publié par les quotidien allemand Bild et anglais The Times ? Que le Royaume-Uni a été «intelligent» de quitter l’UE ; que cette dernière n’était que le «véhicule de la puissance allemande» ; qu’il comptait bien que d’autres Etats imitent le Brexit ; qu’il se réjouissait de préparer un accord commercial séparé avec Londres ; que le libre-échange mondial (donc notamment le TTIP) était désormais caduc ; que l’industrie automobile allemande pourrait bien se voir imposer d’importants droits de douane si cela encourage l’emploi aux Etats-Unis ; et que la chancelière avait commis une «erreur catastrophique» avec sa politique de portes ouvertes aux réfugiés.

Les citoyens seraient enthousiastes pour plébisciter une Union Européenne de plus en plus populaire et légitime

Pire – ou mieux : le nouveau président américain a confirmé qu’il jugeait l’OTAN «obsolète» ; qu’un grand accord avec Moscou visant au désarmement nucléaire «serait dans l’intérêt de beaucoup de gens» ; et que, conséquemment, les sanctions contre la Russie pourraient bien être remises en cause. Mobilisant tout son sens de la litote, le Secrétaire général de l’Alliance atlantique s’est dit «préoccupé». Le Monde enrageait déjà fin décembre (22/12/16) : Monsieur Trump «veut être l’homme du renouveau industriel américain, pas le shérif d’un ordre démocratique occidental à maintenir et propager». Impardonnable ! A Davos, Joseph Biden, encore vice-président américain pour deux jours, a lancé un appel désespéré pour «sauver l’ordre libéral international»…

Seize anciens chefs d’Etat ou de gouvernement et de ministres – essentiellement issus des pays d’Europe du Nord-est – avaient, peu avant, alerté contre le péril majeur d’un réchauffement des relations avec la Russie : «la confiance et l’amitié seraient une grave erreur», écrivaient-ils sans ciller.

Faut-il dès lors s’étonner de l’hystérie croissante contre la Russie ? Moscou est pêle-mêle accusé de promouvoir (avec un succès grandissant) ses médias publics à destination de l’Occident, d’envahir les réseaux sociaux par de fausses nouvelles, et de pirater les ordinateurs des institutions occidentales. Selon la CIA, la NSA, et le FBI – et Dieu sait que ces nobles échoppes ne peuvent dire que la vérité – Vladimir Poutine aurait ainsi influencé l’élection américaine en faveur de son favori et bien sûr sablé le champagne. Retransmis par Arte (06/01/13), le grand chef (sortant) du renseignement, James Clapper, a ainsi déclaré : «les Russes ont une longue expérience de l’ingérence électorale, qu’il s’agisse de leurs propres scrutins ou de ceux des autres». Humour involontaire ?

Et déjà, l’hôte du Kremlin se préparerait à prendre en main les électeurs néerlandais, français, puis allemands, qui se rendront aux urnes en 2017, pour que les uns et les autres choisissent des formations anti-UE (ou réputées telles).

Car, évidemment, sans ces sombres manœuvres, les citoyens seraient enthousiastes pour plébisciter une Union Européenne de plus en plus populaire et légitime.

Encore une coupe, Vladimir Vladimirovitch ?

 
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Publié par le 26 janvier 2017 dans général, Insolite, International, Politique

 

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UE : initiative citoyenne européenne pour interdire le glyphosate

glyphosate

Une initiative citoyenne vise à interdire dans l’UE le glyphosate, herbicide commun mais controversé
© AFP/Archives REMY GABALDA

Enfin une excellente nouvelle  – La Commission européenne a validé mardi l’enregistrement d’une initiative citoyenne visant à interdire le glyphosate, herbicide commun mais controversé, qui en cas de succès pourrait pousser l’UE à se prononcer sur la question.

Cette ICE (initiative citoyenne européenne) sera officiellement enregistrée le 25 janvier, précise la Commission dans un communiqué.

Elle appelle à « proposer aux États membres une interdiction du glyphosate, à réformer la procédure d’approbation des pesticides et à fixer des objectifs obligatoires à l’échelle de l’UE en ce qui concerne la réduction de l’utilisation des pesticides ».

Le glyphosate, substance active utilisée dans les pesticides et herbicides les plus communs et dont les effets sur la santé sont controversés, a fait l’objet d’une longue bataille autour du renouvellement de sa licence dans l’Union européenne en 2016.

Bruxelles s’était finalement résolu fin juin 2016 à prolonger temporairement l’autorisation de la substance jusqu’à la publication d’un nouvel avis scientifique au plus tard fin 2017, tout en restreignant les conditions d’utilisation.

L’initiative citoyenne européenne est une procédure instituée dans le traité de Lisbonne (2009).

Si en l’espace d’un an une ICE recueille au moins un million de soutiens de citoyens au sein d’au moins sept États membres différents, la Commission est obligée de réagir dans les trois mois.

L’exécutif européen peut décider de donner suite et déclencher une procédure législative, ou non, mais dans tous les cas il doit motiver sa décision.

« La décision d’enregistrement prise par la Commission ne concerne que la recevabilité juridique de la proposition », souligne l’institution dans son communiqué. « A ce stade, le collège (des Commissaires européens) n’a pas analysé l’initiative sur le fond », ajoute-t-elle.

© AFP

 

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L’Union Européenne, sous la pression des lobbies, nous prépare un bio au rabais !

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Aucune communication de la part de l’Union européenne, aucun titre dans nos journaux que ce soit à la télé, à la radio ou dans la presse… Et pourtant le nouveau projet de règlement sur l’agriculture biologique est sur le point d’être validé dans l’ignorance la plus totale. Ce texte pourrait bien affaiblir les règles de l’agriculture biologique.

La Commission européenne souhaite changer un élément fondamental existant depuis 30 ans : le contrôle annuel. Celui-ci vise à obliger tout agriculteur, commerçant, négociant ou transformateur à recevoir chaque année un auditeur. Le rôle de cet auditeur est d’observer les installations agricoles, leurs évolutions, consulter les factures, visites vétérinaires et pouvant aller jusqu’à des analyses, si nécessaire. Cependant, le projet de nouveau règlement européen vise à annuler l’obligation du contrôle annuel et à le remplacer par un système fondé sur une « analyse de risques ».

Ce système établit que si les contrôles précédents n’ont pas relevé de « non-conformité » pouvant porter à l’ « intégrité » du produit  au cours des trois dernières années, alors un contrôle sur le terrain tous les deux ans pourra être instauré.

C’est en partie pour cela que le projet reste flou et met en grand danger l’agriculture biologique car les consommateurs ne pourront plus avoir de garantie sur la fiabilité du produit et de sa certification.

Compte tenu de la passivité de la part de nos politiques et de notre ministre de l’agriculture, c’est maintenant à nous de nous indigner face à des positions quasi actées. Ne sous-estimez pas le pouvoir de consommation et de la pression qu’il pourrait mettre aux grandes institutions européennes.

L’Union européenne prépare une bio au rabais

Reporterre s’est procuré le projet de règlement sur l’agriculture biologique que l’Union européenne est sur le point de valider. Et révèle que l’obligation de contrôle annuel a disparu ! Ce qui met en cause le modèle même du bio.

Depuis 30 ans, c’est un élément fondamental de l’agriculture biologique : le contrôle annuel. Tout agriculteur bio, tout transformateur, négociant ou commerçant détaillant de la filière, doit recevoir la visite d’un auditeur. Comptabilité, cahier de cultures, déclarations diverses… L’auditeur (ou certificateur) pointe ce qui rentre dans l’activité de la structure (certificats bio des fournisseurs, factures, visites vétérinaires…), recoupe par une inspection sur le terrain où il observe les champs, les installations, leurs évolutions, questionne sur le déroulement de l’année et procède à des analyses si besoin. À cela s’ajoutent des visites inopinées.

Or le projet de nouveau règlement européen sur l’agriculture biologique, que s’est procuré Reporterre, change cette méthode essentielle. En l’état, il compte supprimer l’obligation annuelle. En effet, le projet adressé le 21 septembre par la présidence du Conseil de l’Union européenne aux délégations de chaque État-membre prévoit d’allonger les périodes entre deux audits, les rendant possibles tous les deux ans au lieu de tous les ans.

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Le projet de nouveau réglement européen de la filière bio.

Le texte en préparation prendra le relais du règlement CE-834/2007 actuellement en vigueur. Dans le jargon administratif, le projet en question s’appelle le « 4 colonnes », parce qu’il se présente sous la forme d’un tableau de quatre colonnes sur près de 700 pages. La première colonne est dédiée à la proposition de la Commission. La seconde comporte les avis et amendements du Conseil des ministres. La troisième, ceux du Parlement. La quatrième résulte des négociations de ces « trilogues » [1]. Cette colonne comporte les compromis qui seront repris dans le nouveau règlement. Comme on le constate, certaines cases de la 4e colonne sont déjà remplies.

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Extrait du projet de réglement, page 310.
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Extrait du projet de réglement, page 311.

C’est le cas pour le chapitre V, article 26. Ce chapitre est consacré à la vérification de conformité par un contrôle sur le terrain. Mais il introduit des exceptions importantes au règlement annuel et des flous sujets à interprétation. Quand les contrôles n’auront pas relevé de « non-conformité »modifiant « l’intégrité du produit » au cours des trois dernières années, indique le texte, un contrôle sur place tous les deux ans, et non plus tous les ans, pourra être admis. Si, au regard des précédentes visites, l’organisme de contrôle estime que les risques sont faibles, l’inspection annuelle ne sera pas nécessaire.

Or, selon plusieurs organismes de contrôle, cette notion de « risques faibles », non définie, pourrait donner lieu à des différences d’interprétation entre les États-membres et les organismes de contrôle ou encore à des négociations entre opérateurs et contrôleurs. De même, la notion d’« intégrité du produit » susceptible d’être « modifié » reste très floue.

Le bio, une démarche agronomique à dimension territoriale et sociale, voire philosophique

Imaginons un viticulteur. La première année, lors de son contrôle, il fait tout bio. La deuxième année aussi, mais la suivante, les aléas de la nature l’obligent à recourir à des pratiques non autorisées par le règlement AB (agriculture biologique). Une non-conformité, même grave, ne sera donc détectée que deux ans après les faits. Trop tard pour retirer les produits du circuit.

Autre exemple, celui d’un éleveur de poules. Sans visites régulières, comment savoir par exemple si le bien-être animal a été respecté dans sa ferme ? L’analyse de l’œuf ne dira rien. Pareil pour un céréalier : aura-t-il pratiqué les bonnes rotations de cultures, fondement de l’agriculture biologique car garantes de la fertilité du sol ? Comment savoir s’il n’a pas épuisé la terre de ses parcelles ? Son blé ne le dira pas.

En se focalisant sur le produit, et non sur les pratiques, pour certifier bio, le nouveau règlement menace la spécificité de l’agriculture biologique. Il semble vouloir simplifier les mises en marché. Or, la confiance du consommateur repose justement sur cette procédure de contrôles réguliers. Et à juste titre, car elle n’a pas d’équivalent dans l’agriculture conventionnelle ni dans l’agro-alimentaire. Et au-delà du respect des articles du règlement AB ou de la qualité attendue du produit bio, elle garantit une démarche agronomique à dimension territoriale et sociale, voire philosophique. On ne saurait donc la réduire au zéro pesticide, comme l’induit le projet.

« Être à la hauteur des attentes de nos consommateurs »

En mai dernier, Reporterre attirait l’attention sur les menaces que le nouveau règlement européen pourrait faire peser sur la fiabilité de l’agriculture biologique. Aujourd’hui, les acteurs de la bio, tous courants et métiers confondus, réitèrent leurs vives inquiétudes et s’accordent pour un maintien des points fondateurs de l’AB. Ainsi l’European Organic Certifiers Council (EOCC) qui représente tous les certificateurs européens et aussi l’Ifoam EU Group (International Federation of Organic Agriculture Movements) ont fait part de leur position auprès des instances européennes dans des courriers datés des 18 et 27 octobre.

Plus récemment, le 4 novembre, la FCD, Fédération du commerce et de la distribution et encore le 7 novembre, la Fnab, Fédération nationale de l’agriculture bio, les Coop de France, filières agricoles et alimentaires de la coopération, les Chambres d’agriculture et le Synabio, syndicat des transformateurs bio, ont adressé au ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, une lettre commune pour lui demander « d’être à la hauteur des attentes de nos consommateurs », l’invitant à « prendre position en faveur du maintien des règles actuelles en ce qui concerne le contrôle annuel, sans subsidiarité possible pour les États-membres ».

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La lettre des acteurs français du bio au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

Ils s’opposent aussi à l’autorisation de la culture en bac que veulent obtenir certains pays de l’Europe du Nord, et demandent au ministre de « défendre le lien au sol, principe fondateur de l’AB, qui assure une cohérence agronomique et environnementale ».

De même, ils refusent les seuils de pesticides, qui sont aussi en débat lors des trilogues, parce qu’ils entraîneront des déclassements de production que le droit ne prévoit pas d’indemniser.

Toutes ces négociations se déroulent à huis clos, sans transparence, sans visibilité sur la globalité du projet, déplorent certains experts. « Le trilogue, précise un de nos informateurs, c’est un peu comme un grand marché où chaque pays cherche à faire valoir ses intérêts. »

La balle est dans le camp des ministres. Ou, plutôt, des consommateurs, sans doute à ce stade les seuls capables d’exercer une pression et de faire revenir l’institution européenne sur des positions quasi actées. Elles conditionnent le devenir d’une bio exigeante et porteuse de sens.

 

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Le président allemand sur l’intégration européenne : « Nous devrions songer à une pause »

Le président allemand exige une pause dans l'intégration européenne

« Sur le chemin d’une union toujours plus étroite, nous avons été parfois trop rapides, et tous les citoyens ne pouvaient pas ou ne voulaient pas nous suivre », constate Joachim Gauck, qui appelle à s’arrêter un peu pour comprendre où aller et comment faire.

Le président allemand Joachim Gauck se prononce contre la poursuite de l’intégration européenne et propose de faire une pause afin de méditer la politique ultérieure.

« Nous avons élaboré une très bonne conception avec l’Union européenne. Un projet de paix dont les générations antérieures ne pouvaient même pas rêver », a expliqué M. Gauck dans une interview au journal Welt am Sonntag.

Cependant, selon lui, l’idée d’intégration européenne ne trouve pas toujours un soutien. « Mais sur le chemin d’une union toujours plus étroite, nous avons été parfois trop rapides, et tous les citoyens ne pouvaient pas ou ne voulaient pas nous suivre. Cela me préoccupe ».

« En somme, nous devrions songer à une pause, au cours de laquelle nous discuterons de l’objectif que nous voulons atteindre et à quel rythme », a-t-il conclu.

Lors du récent sommet de l’UE à Bratislava, suite au Brexit, la chancelière allemande Angela Merkel a qualifié la situation en Europe de critique

 
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Publié par le 28 novembre 2016 dans général

 

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