RSS

Archives de Tag: étiquetage

Un nouvel étiquetage des aliments pour détecter la malbouffe ?

malbouffe_08_04_2015.jpg

Là encore, les industriels s’opposent … dés qu’il s’agit d’informer les gens  ; C’est une avancée ce projet, mais c’est un système encore beaucoup trop timide : il faut avant tout une traçabilité et une exhaustivité totale , qu’on nous cache absolument rien sur l’étiquette, ni les OGM ni l’ionisation ni RIEN (et insister sur tout ce qui est à risque, susceptible de nuire à la santé), etre le plus claire possible, mener des contrôles réguliers et nombreux, et être systématiquement très sévère contre les industriels qui trichent avec leurs étiquettes . Et c’est loin d’être le cas . Il y a tout à faire en matière d’étiquetage, vraiment efficace, et c’est un sujet crucial .  Z .  

En France, 30% de la population est en surpoids, dont 16% obèse. Des millions de personnes souffrent d’hypertension. Comment remédier à ce problème majeur de santé publique, qui coûte par ailleurs des millions d’euros à la sécurité sociale ? « Il faut donner une information nutritionnelle claire et fiable, qui doit permettre aux consommateurs de rééquilibrer leur alimentation », estime Foowatch, organisation de défense des consommateurs. Dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la santé de Marisol Touraine, qui a débuté le 31 mars à l’Assemblée nationale, l’application d’un code couleur classant les produits alimentaires en fonction de leur qualité nutritionnelle va être discutée. Cette forme d’étiquetage est déjà pratiquée en Grande-Bretagne via un feu tricolore : vert pour un produit sain, orange lorsqu’il faut le consommer avec modération et rouge pour les produits à éviter.

De ce côté-ci de la Manche, le code à l’étude est un brin plus compliqué. Il permettrait de classer les produits sur une échelle de un à cinq allant d’une pastille verte « A », pour un produit équilibré, au « E » rouge, produit trop salé, trop sucré ou trop gras. Si le projet de loi est adopté, l’industrie agroalimentaire serait obligée d’apposer ces pastilles sur tous les produits préparés. Mais l’idée ne semble pas la réjouir…« L’équilibre alimentaire d’un individu ne peut pas se réduire à une pastille de couleur sur un produit. Ces systèmes de notation nutritionnelle ignorent les déterminants fondamentaux d’une alimentation équilibrée que sont la prise en compte de la taille de la portion consommée, le moment de consommation, la fréquence et surtout les associations d’aliments au cours d’un repas », plaide l’Association nationale des industries alimentaire (Ania), qui regroupe plus de 11 000 entreprises du secteur. Pour les industriels, mieux vaudrait éduquer les consommateurs que les informer…

La fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) a repris cette idée d’« éducation » en validant à la mi-mars – hasard du calendrier ? – un nouvel étiquetage qui suggère des fréquences de consommation. Mais les critères de définition de ces fréquences ne sont pas très clairs. « Les « fréquences de consommation » apposées d’ici la fin de l’année par la FCD seront attribuées par un mystérieux « comité scientifique pluridisciplinaire » », s’étonne Foodwatch. Ce point a aussi attiré l’attention de la société française de santé publique (SFSP) et de la société française de pédiatrie (SFP), qui ont demandé aux grandes enseignes de la distribution de « renoncer à développer leur propre système non validé scientifiquement ». Les grandes enseignes sont invitées à contribuer à la mise en place du système à 5 couleurs, actuellement étudié au ministère.

Ce système, rappellent les deux sociétés scientifiques, « s’appuie sur un score validé en France par les instances indépendantes et compétentes et sur des travaux scientifiques menés en France et portant notamment sur sa compréhension, son acceptabilité, sa faisabilité à discriminer la qualité nutritionnelle des aliments, sa capacité à orienter le consommateur vers un choix santé…. » Malgré ces appels à la raison, l’Ania reste opposée « à tout dispositif d’étiquetage nutritionnel simpliste reposant uniquement sur un code de couleurs ». Rendez-vous dans quelques mois pour savoir qui a le plus d’influence sur les choix de notre gouvernement.

http://www.bastamag.net/Bientot-un-code-couleurs-pour-identifier-les-aliments-sante

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 8 avril 2015 dans général, Santé - nutrition, société

 

Étiquettes : , , , , ,

Nouvel étiquetage de la viande : les bouchers dénoncent ‘une tromperie’

Des étoiles indiqueront au consommateur

« Des étoiles indiqueront au consommateur « la qualité » de la viande » : je pense qu’on nous prend vraiment pour des abrutis, c’est un retour en arrière : et l’information du public sur ce qu’il mange exactement, et la « transparence » , la « traçabilité »??! « Ce système, qui prétend simplifier l’étiquetage et menace de s’étendre, fait disparaître un pan entier de notre culture » précise quand même « le chef des bouchers » : Alloooo ! 

” Honteux ! »  nous dit-il  .  

Résistez au niveau local :  le monde dans lequel nous vivrons demain, dépend de chacun de nos actes aujourd’hui.  Z .

Christian Le Lann, président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie et traiteurs (CFBCT), réagit dans une tribune , publiée dans Libération

« La France est une exception. Une exception culturelle. S’il existe encore un cinéma français bien vivant par exemple, c’est parce que des décisions politiques ont été prises pour protéger la création. A l’heure où la tradition gastronomique française se voit inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, elle n’a jamais été aussi menacée. Je n’utilise pas ce mot simplement pour attirer votre attention. Ce qui se prépare est très grave : un arrêté à valeur réglementaire va porter une atteinte irrémédiable à la culture française. Dès le 13 décembre, un nouvel étiquetage va faire son apparition sur les morceaux de viandes bovine et ovine préemballés et vendus en libre-service dans les grandes et moyennes surfaces. Poire, merlan, collier, araignée, échine, ou encore plat de côtes : des mots qui font la France et ses terroirs, des mots vivants qui sont les piliers de notre culture, jugés incompréhensibles et désuets, seront remplacés par des termes génériques et des étoiles. Ce monde de demain, dans lequel le consommateur dirigera des choix essentiels à son existence à l’aide de pictogrammes, est le produit d’une tendance générale à l’opacité, à la désinformation et à l’appauvrissement de la pensée. Ceux qui, oubliant qu’elle est un atout majeur pour notre avenir, voudraient mettre notre tradition gastronomique au musée, nous porteraient un lourd préjudice. »:

Et  il enfonce le clou chez BOURDIN :

Invité ce mardi de Jean-Jacques Bourdin, le président de la confédération française de la boucherie-charcuterie s’est indigné de la mise en place de la nouvelle classification par étoiles de la viande vendue en supermarché. « Une tromperie sur la marchandise », selon lui.

A l’instar de la classification des hôtels, la viande vendue en supermarché aura droit à une, deux ou trois étoiles en fonction de sa « qualité ». Le nouvel étiquetage de la viande, qui se veut plus simple et plus lisible pour le consommateur, entre en vigueur dès le samedi 13 décembre. Cette mesure concerne la viande de bœuf, de veau et d’agneau, vendue emballée dans les grandes et moyennes surfaces.

Seront classés trois étoiles le filet, le faux-filet, la basse côte, le collier. La hampe et l’escalope seront classées deux étoiles. Ce sera une seule étoile pour le paleron et le gîte-noix. Ce sont les enseignes elles-mêmes qui attribueront les étoiles à leur viande.

Autre changement, il ne sera plus nécessaire de préciser dans le détail le nom du muscle vendu: fini les indications méconnues (jumeau, araignée…) remplacées par des termes plus génériques comme « steak » ou « rôti » par exemple. Enfin, le mode de cuisson le plus approprié sera expliqué sur l’emballage.

« Ce n’est pas de la transparence, c’est de l’opacité »

Ce nouvel étiquetage se veut « plus simple et plus compréhensible » pour les consommateurs. Des étoiles pour la viande ? Christian Le Lann, président de la confédération française de la boucherie-charcuterie-traiteurs, s’étrangle.

« Il paraît que pour le consommateur, c’est trop difficile quand il achète sa viande de demander de la poire, du merlan, de l’araignée, du dessous de tranche… », a ironisé celui qui est également boucher dans le 20e arrondissement de Paris, ce mardi chez Jean-Jacques Bourdin. Pour lui, il y aura tromperie sur la marchandise: « Normalement la partie la plus tendre de la viande aura trois étoiles, mais si l’animal est très vieux, il ne méritera qu’une étoile, mais qui va déterminer cela ? ». « Il paraît que c’est plus simple, mais en fait on abrutit le consommateur, s’est-il agacé. Ce n’est pas de la transparence, c’est de l’opacité, pour le profit de la grande distribution et des industriels de la malbouffe une nouvelle fois ».

« Rien n’a changé » depuis l’affaire des lasagnes à la viande de cheval

Christian Le Lann a également regretté qu’aucune leçon, selon lui, n’ait été tirée de l’affaire des lasagnes à la viande de cheval. « Rien n’a changé, nous ne connaissons pas l’origine des viandes qui sont mises dans les plats préparés, et il est temps pour le consommateur de savoir ce qu’on met dans le minerai de viande ».

Et Christian Le Lann de rappeler que rien ne change, par contre, chez les artisans bouchers, où les amateurs de poire, de merlan et d’araignée, pourront retrouver leurs morceaux de viande préférés.

VOTEZ – Contrôlez-vous l’étiquetage des viandes que vous achetez en supermarché?

 

 
4 Commentaires

Publié par le 10 décembre 2014 dans général, société

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :