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Le ministre allemand des Affaires étrangères veut des Etats-Unis d’Europe d’ici 2025

Sigmar Gabriel qui est le ministre des affaires étrangères allemande vient de prôner la création des États-Unis d’Europe d’ici 2025 ce qui est tout de même demain.

Avant d’arriver à un tel résultat il y a quelques préalables auxquels s’emploient tous nos europathes au pouvoir à savoir la dilution de l’ensemble des états-nations qui composent l’Europe.

Si nous n’y sommes pas encore, nous nous en rapprochons bigrement.

Il est affirmé que seuls des Etats-Unis d’Europe pourront protéger les citoyens de la Chine. C’est totalement faux. L’abandon de notre souveraineté c’est justement l’inverse de la protection des peuples. C’est les nations qui protègent les peuples, et l’Europe n’a jamais eu comme priorité l’intérêt de ses peuples, mais l’intérêt des multinationales.

Il ne faut pas se tromper. L’Europe est devenue la plus grande escroquerie en bande organisée et représente un danger existentiel.

Charles SANNAT

Le ministre allemand des Affaires étrangères a soutenu l’idée du président du Parti social-démocrate (SPD) d’Allemagne, Martin Schulz, de créer des États-Unis d’Europe d’ici 2025, afin de défendre «les intérêts des citoyens européens dans le monde».

Le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, a soutenu l’idée de Martin Schulz, le président du SPD, de créer des États-Unis d’Europe d’ici 2025.

«Désormais, quelqu’un — à savoir Martin Schulz — a une idée sur comment cela devrait se développer avec l’Europe, et tout le monde s’en prend à lui», a indiqué le ministre, cité par la chaîne de télévision ARD.
«Le monde change», a poursuivi M. Gabriel: l’Asie, l’Amérique latine, l’Afrique. Seule l’Europe devient plus petite. «Et si nous ne sommes pas ensemble, alors nos enfants n’auront pas de voix dans le monde», a-t-il averti.

La proposition de M. Schulz vise à «représenter les intérêts des citoyens européens dans le monde», selon lui.

Martin Schulz avait appelé à une intégration européenne plus profonde qui pourrait aboutir à la création des États-Unis d’Europe d’ici 2025.

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Publié par le 13 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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États-Unis : un krach boursier similaire à ceux de 1987 et 2007 est possible

États-Unis: un krach boursier similaire à ceux de 1987 et 2007 est possible

Les événements semblent se bousculer aux États-Unis : coup sur coup, le député démocrate Al Green a demandé la destitution du Président américain puis un procureur spécial a été désigné pour enquêter sur les liens présumés entre des membres du QG électoral de Donald Trump (et la Russie), ce qui a provoqué une forte baisse des marchés boursiers. Sputnik a demandé à Marc Ostwald, stratège pour ADM Invester Services de donner son pronostic sur la situation économique aux États-Unis.

L’expert considère que la chute enregistrée hier est en elle-même insignifiante. « Certes, l’indicateur de volatilité VIX est subitement monté. Mais en comparant cet indice à la période précédente, on peut déduire que la volatilité est extrêmement basse. Je crois que la communauté prête beaucoup trop à une baisse insignifiante. Sans aucun doute, ceci peut se transformer en quelque chose de sérieux et en l’espace de deux semaines nous pouvons être les témoins d’une chute de 10 % si l’incertitude persiste », a-t-il déclaré.

Ceci étant dit, il n’exclut pas un krach similaire à ceux qui avaient eu lieu en 1987 ou en 2007. Toutefois, Donald Trump semble n’y être pour rien.

« Ces derniers temps, nous voyons des sommes énormes être transférées des fonds activement contrôlés par l’homme aux fonds passifs où un grand nombre d’algorithmes sont utilisés. Les gens ne font que suivre les changements des indices boursiers. En soi, tout ceci retient la volatilité et réduit les risques d’un krach. Mais ce sont les taux d’intérêt qui représentent un danger », a-t-il indiqué.

Et d’ajouter que la déclaration de la Banque centrale européenne, qui a fait des pronostics très défavorables et a annoncé qu’elle mettrait un terme à la fin de l’année à son programme d’assouplissement quantitatif, constituait la nouvelle principale du jour. « Il me semble que les marchés boursiers n’y sont pas bien préparés », a-t-il conclu.

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Publié par le 21 mai 2017 dans économie, général, International

 

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Jim Rickards : Du changement dans le triangle Etats-Unis, Russie, Chine

Le président Obama a mené la politique étrangère la plus délétère de tous les présidents des Etats-Unis depuis Woodrow Wilson.

Ce n’est pas seulement en raison de cet ambassadeur mort dans les rues de Benghazi, de cette ligne rouge bidon, en Syrie, qui a provoqué 400 000 morts, deux millions de blessés et deux millions de réfugiés, de l’Egypte tombée aux mains des islamistes radicaux, ou de l’habilitation d’un régime terroriste en Iran.

Ces évènements à eux seuls permettent de classer Obama au rang des pires présidents en matière de politique étrangère. L’erreur la plus flagrante qu’il ait commise est bien pire : il s’agit de son incapacité à cerner cette dynamique de l’équilibre du pouvoir entre les Etats-Unis, la Russie et la Chine.

Le monde compte trois grandes puissances : les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Toutes les autres nations représentent des alliés secondaires ou tertiaires de ce trio. Au sein d’un système comptant trois puissances, l’objet de la politique étrangère, pour une première puissance, est de s’aligner avec l’une des deux autres au détriment de la troisième.

Le retour en grâce américaine de la Russie évincée

Une grande puissance qui ne mène pas cette politique devient victime de l’alliance entre les deux autres. Cette alliance n’a pas besoin d’être permanente. Elle peut évoluer, comme cela s’est produit avec l’ouverture de Nixon sur la Chine, qui a placé la Russie sur la défensive et provoqué, au bout du compte, la chute de l’Union soviétique.

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Cette dynamique n’est pas difficile à comprendre. Des joueurs de Risk, le jeu de société géostratégique, savent que si la partie commence avec six joueurs, elle évolue rapidement vers trois survivants. A ce stade, il est impératif que deux des joueurs s’allient et détruisent le troisième en l’attaquant systématiquement, tout en évitant de s’attaquer l’un l’autre. La victime est rapidement rayée de la partie.

Bien entendu, la géopolitique est plus complexe qu’une partie de Risk. Les joueurs sont rarement éjectés de la partie. Le fait de poursuivre leurs objectifs nationaux les avantage ou désavantage temporairement, simplement. Mais, ces dynamiques triangulaires, à deux contre un, sont fondamentalement identiques. Bismarck le savait bien. Kissinger aussi. Mais Obama, non.

Obama a adhéré à une idéologie mondialiste dépourvue de toute corrélation avec le monde réel, en dehors des amphithéâtres universitaires et des salons de Georgetown. Dans le monde selon Obama, les Etats nations sont un problème et non une solution.

Les Etats nations dissolus dans un « gouvernement mondial » ?

Les objectifs mondiaux sur des questions telles que le changement climatique, le commerce, le plan de fiscalité mondiale de l’OCDE, et la monnaie mondiale du FMI, exigent des institutions mondiales. Les Etats nations constituent des obstacles temporaires jusqu’à ce qu’une gouvernance mondiale puisse se construire au travers d’institutions transnationales non démocratiques.

Pendant ce temps, la Russie et la Chine n’ont jamais perdu de vue leurs intérêts nationaux. Alors que leurs leaders participaient scrupuleusement aux mêmes évènements multilatéraux qu’Obama, tels que le G20, le FMI et les sommets régionaux, ces deux pays ont toujours placé la Russie et la Chine en premier. Pour eux, le monde est un endroit dangereux au sein duquel l’intérêt national doit être impitoyablement mis en avant. Rien à voir avec la vision d’Obama de l’ordre mondial, auréolée d’illusions mondialistes naïves.

Les ennemis historiques – Chine et Russie – alliés sur le dos des Etats-Unis

Ce réalisme pur et dur de la Russie et de la Chine, associé au manque de réalisme d’Obama, a abouti au pire résultat possible pour les Etats-Unis. La Russie et la Chine ont étroitement mêlé leurs destins et sont en train de créer une solution alternative durable au système fondé sur le dollar, qui date de l’après-guerre et que les Etats-Unis dominent.

Ces initiatives russo-chinoises comprennent notamment une coopération de plus en plus forte entre les BRICS, l’Organisation de Coopération de Shanghai, la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, la Nouvelle Route de la Soie, et des actions conjointes en matières de systèmes d’armement et d’aérospatiale.

Plus menaçant encore : au cours de ces 10 dernières années, la Russie a augmenté ses réserves d’or de 203%, et la Chine de 570%, selon les estimations. Une telle accumulation d’or n’a d’autre but que de poser les fondations d’un système monétaire international qui ne serait pas basé sur le dollar. Aucune grande puissance ne tient longtemps, sans une monnaie solide. Lorsque l’on ne fera plus confiance au dollar, la puissance américaine chutera avec lui.

Obama a commis une bourde car il a permis à la Russie et à la Chine d’appliquer la dynamique du deux contre un, et de faire des Etats-Unis celui qui est de trop. Heureusement, il n’est pas trop tard pour inverser cette dynamique. Les signes émanant du gouvernement Trump sont encourageants. Les premiers actes de Trump, et ses premiers rendez-vous, suggèrent qu’il comprend la position précaire des Etats-Unis, et qu’il se mobilise déjà en vue de modifier le statu quo.

Le retour des Etats-Unis vers un allié naturel

La Russie représente un allié plus naturel, pour les Etats-Unis, que la Chine. La Russie est dotée d’un système parlementaire, à connotations autocratiques, certes. La Chine, quant à elle, est une dictature. La Russie a réhabilité l’église Orthodoxe, au cours de ces dernières décennies. La Chine, elle, est officiellement athée. La Russie encourage la croissance démographique alors que la politique de l’enfant unique, en Chine, ainsi que les avortements sélectifs, ont abouti à la mort de plus de vingt millions de fillettes.

Ces aspects culturels — les élections, le Christianisme et la famille — confèrent à la Russie des affinités naturelles avec les nations occidentales. Militairement, la Russie est également supérieure à la Chine, en dépit des récents progrès de ce pays. Dans le cadre d’un scénario à deux contre un, ces éléments font de la Russie un allié plus souhaitable.

L’argument le plus fort pour choisir la Russie en vue de mettre la Chine en échec, c’est l’énergie. Les Etats-Unis et la Russie sont les deux plus grands producteurs d’énergie dans le monde. La production énergétique américaine va encore augmenter, avec le soutien du gouvernement Trump.

La production russe va également augmenter, en partie grâce aux initiatives menées par Rex Tillerson, d’Exxon, bientôt Secrétaire d’Etat. La Chine a peu de réserves de pétrole et de gaz naturel et s’appuie largement sur du charbon « sale » et de l’énergie hydraulique. Le reste des besoins en énergie de la Chine est couvert par l’importation.

Une alliance dans l’énergie pour renverser le parti communiste chinois

Une alliance énergétique entre les Etats-Unis et la Russie, soutenue par l’Arabie Saoudite, pourrait mettre en péril l’économie chinoise et, par extension, la position du Parti communiste chinois. Cette menace est suffisante pour s’assurer que la Chine se plie aux objectifs américains.

L’émergence d’une entente entre les Etats-Unis et la Russie pourrait également aboutir à un allègement des sanctions économiques que l’Occident a infligées à la Russie. Cela ouvrirait la porte à une alliance entre l’Allemagne et la Russie. Ces deux économies sont presque parfaitement complémentaires dans la mesure où l’Allemagne est riche en ressources technologiques et pauvre en ressources naturelles, et que la Russie est dans la situation contraire.

L’isolement de la Russie est une mission perdue d’avance. L’économie russe est douzième au rang mondial. Le pays détient le territoire le plus vaste du monde, la puissance nucléaire, d’abondantes ressources naturelles, et c’est une destination recherchée pour l’investissement direct étranger (IDE). La culture russe est très résistante aux pressions extérieures, mais ouverte à la coopération extérieure.

De même que cinquante ans de sanctions à son encontre n’ont pas modifié le comportement de Cuba, les sanctions américaines ne modifieront pas le comportement de la Russie, sauf pour l’aggraver. L’engagement, et non la confrontation, représente la meilleure voie. Le nouveau gouvernement Trump l’a bien compris.

Le sens de l’Histoire de Poutine, qui reste, n’est pas celui d’Obama, qui s’en va

Certaines voix américaines, notamment celles de John McCain, Mitch Connell et Lindsey Graham, vont vite en besogne en déclarant que « la Russie n’est pas notre amie ». Et pourquoi pas ? Serait-ce parce que le président Obama a publiquement humilié Vladimir Poutine en déclarant qu’il était « comme un enfant qui se morfond à l’arrière de la salle de classe » ?

Serait-ce parce que le président Obama a proclamé que la Russie, sous la direction de Poutine, était « du mauvais côté de l’histoire » ? En fait, le sens de l’Histoire de Poutine remonte à Pierre le Grand. Celui d’Obama ne semble pas remonter plus loin que 1991.

La plupart des tensions entre les Etats-Unis et la Russie sont nées de l’invasion de la Crimée et de l’est de l’Ukraine par la Russie, en 2014. Mais cette invasion de la Crimée n’aurait dû étonner personne. Les services du renseignement américains et britanniques, de même que certaines ONG étrangères, ont déstabilisé le gouvernement élu pro-russe, à Kiev, début 2014, provoquant ainsi l’exil en Russie du président de l’Ukraine, Ianoukovitch.

L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et à l’Union européenne a toujours été jugée présomptueuse. Mieux valait considérer l’Ukraine comme un état-tampon quasi-neutre, entre l’Est et l’Occident, que mettre en jeu son statut. L’Ukraine a toujours été divisée, d’un point de vue culturel. A présent, le pays est également divisé du point de vue politique.

L’emprise de la Russie sur l’Ukraine a été provoquée par les interventions occidentales irréfléchies d’Obama et de David Cameron. Obama va bientôt quitter la scène et Cameron l’a déjà fait. Poutine est le dernier homme à rester debout, ce qui n’est pas étonnant chez quelqu’un qui s’intéresse notamment aux arts martiaux et aux échecs.

Les Etats-Unis ont commis des bourdes en matière de politique étrangère, au cours de ces huit dernières années. La Russie est un allié naturel que l’on devrait réhabiliter.

Un nouveau gouvernement, dirigé par Trump, a l’opportunité d’inverser ces erreurs en créant des passerelles vers la Russie, et il semble que les choses évoluent dans cette direction.

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Publié par le 18 janvier 2017 dans économie, général, International

 

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Trump nomme un climatosceptique à l’Environnement !

Scott Pruitt sort de la Trump Tower après une rencontre avec Donald Trump, le 28 novembre dernier.
Scott Pruitt sort de la Trump Tower après une rencontre avec Donald Trump, le 28 novembre dernier.(Crédits : Reuters)

C’est une 1ere mondiale et ça se passe dans le plus puissant pays du monde – Cette nomination confirme les craintes nées dans l’establishment pendant la campagne présidentielle américaine, pendant laquelle Trump contestait la réalité du réchauffement climatique.

Quel Donald Trump faut-il croire ? Sur la question du climat, le milliardaire avait affirmé il y a quelques mois que le réchauffement était un « canular » fabriqué par les Chinois, avant de revenir sur ses propos dans une interview accordée au New York Times et d’affirmer qu’il gardait un « esprit ouvert » sur le sujet. Mais la nomination de Scott Pruitt, jeudi, à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) est un signal clair.

Ce dernier, attorney general (ministre de la justice) de l’Oklahoma, est en effet un fervent partisan du secteur pétrolier. Dans une enquête datée de 2014, le New York Times révélait que Scott Pruitt s’était appuyé sur l’une des plus grosses compagnies pétrolières de son Etat pour faire pression sur…l’EPA. En outre, dans une tribune publiée en mai 2016, Scott Pruitt affirmait qu’il « n’y a pas de consensus scientifique sur l’ampleur du réchauffement climatique et sur la responsabilité de l’homme dans celui-ci ». 

Défaire la réglementation Obama

Selon Donald Trump, le nouveau directeur de l’EPA devra « restaurer la mission essentielle » de l’agence « qui est de maintenir notre air et notre eau propres et sûrs« . Mais dans le même communiqué, le 45e président des Etats-Unis dévoile un autre objectif : « Depuis trop longtemps, écrit-il, et de manière incontrôlée, l’EPA a dépensé l’argent du contribuable pour un programme anti-énergétique qui a détruit des millions d’emplois et nuit aussi à nos formidables agriculteurs et beaucoup d’autres entreprises un peu partout ».

Autrement dit, Scott Pruitt aura pour mission de défaire les mesures réglementaires mises en place par l’administration Obama, qui visaient notamment à réduire les émissions de gaz à effet de serre des centrales au charbon. « Les Américains en ont assez de voir des milliards de dollars sortir de l’économie à cause de régulations inutiles de l’EPA et j’ai l’intention, à la tête de cette agence, de renforcer à la fois une protection de l’environnement responsable et la liberté pour les entreprises américaines » affirme Scott Pruitt dans le même communiqué.(source)

 
 

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La police exploite les données Facebook et Twitter pour pister des manifestants

Les données de Twitter et Facebook ont été utilisées par Geofeedia, un outil qui analyse en temps réel les réseaux sociaux et fournit ces informations à la police américaine.
Les données de Twitter et Facebook ont été utilisées par Geofeedia, un outil qui analyse en temps réel les réseaux sociaux et fournit ces informations à la police américaine. © Dado Ruvic / Reuters / REUTERS

La puissante American Civil Liberties Union (ACLU), une association de défense des libertés civiques aux Etats-Unis, a publié une série de documents prouvant que la police américaine a exploité les données de Facebook, de Twitter et d’Instagram pour surveiller des manifestations et pister leurs participants. Elle a utilisé pour cela les services de Geofeedia, une entreprise « qui permet à des centaines d’organisations partout dans le monde de prévoir, analyser et agir en s’appuyant sur les signaux des réseaux sociaux en temps réel », peut-on lire sur son site.

Concrètement, Geofeedia se connecte aux applications programming interfaces (API) de ces trois sites, un service que ceux-ci proposent et qui permet à des entreprises d’en extraire efficacement des données. Geofeedia a ainsi pu extraire, analyser et organiser des masses d’informations issues de ces réseaux sociaux, pour les mettre à disposition des forces de l’ordre. Ces données, toutes publiques, sont par exemple le contenu des publications, des photographies, des vidéos, le nom d’utilisateur, l’heure de publication et sa géolocalisation, si celle-ci a été indiquée par l’utilisateur. Tout cela pouvant être trié en temps réel par lieu ou thématique.

Dans un e-mail échangé en juin avec un procureur, et obtenu par l’ACLU, un cadre de Geofeedia assure que l’entreprise collabore avec « plus de cinq cents » organismes publics de maintien de l’ordre. Dans un document de présentation, Geofeedia indique explicitement que l’« objectif » de son outil est de « prévoir, surveiller et prévenir le risque dans/autour des manifestations ». Dans un autre e-mail, un représentant de l’entreprise affirme que l’entreprise a « couvert Ferguson/Mike Brown sur tout le pays avec un grand succès », laissant entendre que son outil a permis de surveiller la vague de protestations ayant suivi la mort, en août 2014, de Michael Brown, un jeune homme noir tué par un policier.

En 2014, dans une vidéo de présentation, l’entreprise montrait ce dont son service était capable en prenant l’exemple d’une « manifestation concernant le conflit en Israël ».

Les arrestations facilitées

Un autre document, une « étude de cas » menée par Geofeedia pour vanter l’efficacité de son produit auprès des forces de l’ordre, offre des détails très concrets sur l’usage qui en a été fait par la police de Baltimore. Celle-ci s’en est notamment servie dans le cadre des manifestations ayant suivi la mort de Freddie Gray, un autre jeune homme noir abattu par un policier, en avril 2015.

« A la minute à laquelle sa mort a été annoncée, nous savions qu’il fallait que nous surveillions les données des réseaux sociaux aux endroits clés où des manifestations étaient probables », explique dans ce document le sergent Andrew Vaccaro, chargé de superviser les opérations. Connectées « en permanence », selon ce document, à Geofeedia, les forces de l’ordre ont pu agir en fonction des données récoltées en temps réel, comme l’explique l’entreprise :

« Par exemple, quand un groupe de manifestants a commencé à s’en prendre à des véhicules de police, et à publier des photos de voitures de police en feu sur les réseaux sociaux, Vaccaro a alerté les équipes de terrain. Elles sont arrivées plus nombreuses et en bus, plutôt que chacune de leur côté dans leurs voitures. »

Cette technologie n’a pas seulement servi à « protéger » les policiers, comme l’assure Andrew Vaccaro, mais aussi à arrêter des manifestants. L’équipe de Geofeedia a par exemple remarqué, à un moment, que « de plus en plus de discussions venant d’un lycée du coin concernaient des jeunes qui avaient prévu de sécher les cours et d’utiliser les transports en commun pour rejoindre la manifestation », explique Geofeedia. L’entreprise a alors « immédiatement alerté Vaccaro ». Celui-ci raconte la suite :

« Nous avons pu réagir et alerté les forces de police locales, qui ont intercepté les jeunes – dont certains avaient déjà détourné un bus – et trouvé leurs sacs à dos remplis de pierres, de bouteilles et de bâtons. »

Geofeedia, dans le même document, vante aussi le fait que « les officiers de police ont même pu passer les photographies issues des réseaux sociaux dans un système de reconnaissance faciale pour découvrir qui étaient les émeutiers (…) et les arrêter directement dans la foule. » Enfin, Andrew Vaccaro souligne qu’il compte se servir de ces technologies après les manifestations en exploitant les archives pour « poursuivre autant de personnes ayant violé la loi pendant ces émeutes que nous le pouvons ».

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Alors que la technologie devient de plus en plus omniprésente et beaucoup plus précise, la reconnaissance faciale et l’absence de toute loi ou réglementation autour de la pratique commence lentement à entrer dans la conscience du grand public. C’est une question très importante qui ne reçoit pas l’attention qu’elle mérite.

D’ailleurs – Facebook Fait face à des poursuites quant à la reconnaissance faciale et la Technologie « Deepface »

La moitié de tous les adultes américains sont déjà dans une sorte de réseau de reconnaissance faciale accessible aux forces de l’ordre, selon une nouvelle étude approfondie.

 
 

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États-Unis-Russie : Tensions Géopolitiques et Terrorisme

Entretien avec Artem Studennikov (Ministre Conseiller de l’Ambassade de Russie)

 

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Etats-Unis : 200 tribus amérindiennes unies contre la construction d’un oléoduc

Des tribus amérindiennes protestent contre la construction d'un pipeline dans le Dakota du Nord.
Des tribus amérindiennes protestent contre la construction d’un pipeline dans le Dakota du Nord. – James MacPherson/AP/SIPA

Des Amérindiens de 200 tribus différentes venus de toutes les régions des Etats-Unis sont réunis depuis avril dans le Dakota du Nord, où ils ont établi un campement pour s’opposer à la construction du Dakota Access Pipeline.

Le tracé de l’oléoduc de 1.900 kilomètres traverserait en partie des sites d’inhumation et de prière et menacerait l’approvisionnement en eau potable de certaines tribus en cas de rupture des canalisations. Ce que dément Energy Transfer Partners LLC, le constructeur de la structure.

Une éventuelle interruption temporaire des travaux

Les opposants au projet ont fait appel à la justice à travers une plainte de la tribu sioux de Standing Rock. Un juge fédéral doit ainsi se prononcer ce vendredi sur une éventuelle interruption temporaire des travaux.

Mais parallèlement, sur place, de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’Amérindiens selon les périodes, s’opposent aux bulldozers et manifestent régulièrement. Des violences ont d’ailleurs éclaté samedi entre un cortège et des agents privés assurant la sécurité du chantier.

Une pétition sur le site de la Maison Blanche

Pour beaucoup d’Amérindiens, ce combat local symbolise en fait une lutte plus large pour leurs droits et leur souveraineté sur leurs terres. Le débat est devenu national et a mobilisé plus de 170.000 personnes qui ont signé une pétition sur le site de la Maison Blanche (une autre pétition a été lancée sur le site Change.org).

Les manifestations de soutien se multiplient dans le pays et des célébrités commeLeonardo DiCaprio et Susan Sarandon ont publiquement pris le parti des Amérindiens.

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Publié par le 9 septembre 2016 dans général, Insolite, International, Politique

 

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