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Des scientifiques découvrent que le jeûne Déclenche la régénération des cellules souches et combat le cancer

Un certain nombre d’anciennes pratiques de santé se révèlent être efficaces de plusieurs façons. Des scientifiques ont désormais découvert la première preuve d’une intervention naturelle qui déclenche la régénération des cellules souches d’un organe ou d’un système.

L’étude a été publiée dans le numéro de Juin 2014 de Cell Stem Cell par des chercheurs de l’Université de Californie du Sud. La recherche montre que les cycles de jeûne prolongé protègent le système immunitaire contre les dommages et induisent la régénération du système immunitaire. Ils ont conclu que le jeûne fait passer les cellules souches d’un état dormant à un état d’auto-renouvellement. (1)

Les essais cliniques humains ont été effectués en faisant appels à des patients qui étaient sous chimiothérapie. Pendant de longues périodes de temps, les patients n’ont pas mangé, ce qui a réduit considérablement le nombre de leurs globules blancs. Chez la souris, des cycles de jeûne « ont activé le mode régénératif, en changeant les voies de signalisation des cellules souches hématopoïétiques, qui sont responsables de la génération du sang et du système immunitaire. » (1)

« Nous ne pouvions pas prévoir que le jeûne prolongé aurait un effet si remarquable dans la promotion de la régénération des cellules souches du système hématopoiétique. Lorsque vous mourez de faim, le système tente d’économiser l’énergie, et l’une des choses qu’il peut faire pour économiser l’énergie est de recycler un grand nombre de cellules immunitaires qui ne sont pas nécessaires, en particulier celles qui peuvent être endommagées. Ce que nous avons commencé à remarquer à la fois chez l’humain et la souris est que le nombre de globules blancs dans le sang baisse avec un jeûne prolongé. Puis, quand vous alimentez de nouveau, les globules blancs reviennent.  » – Valter Longo, auteur correspondant. (1)

Encore une fois, parce que le jeûne réduit considérablement le nombre de globules blancs du sang, cela déclenche la régénération des cellules souches de nouvelles cellules du système immunitaire. Plus important encore, il réduit l’enzyme PKA, qui a été liée au vieillissement, à la progression des tumeurs et au cancer. (1) Il est également important de mentionner que le jeûne protège contre la toxicité dans un essai clinique pilote où les patients ont jeûné pendant 72 heures avant une chimiothérapie.

« La chimiothérapie provoque des dommages collatéraux importants pour le système immunitaire. Les résultats de cette étude suggèrent que le jeûne peut atténuer certains des effets nocifs de la chimiothérapie. » Co-Auteur Tanya Dorff (1)

Le jeûne est une tradition qui faisait partie intégrante de nombreuses cultures anciennes, des védiques aux bouddhistes et plus, le jeûne ne doit pas être confondu avec la famine. C’est le processus de se restreindre et de contrôler l’expérience sensorielle de l’alimentation et dans le même temps faire en sorte que vous le faites correctement. Lorsque je jeûne, je fais habituellement des jeûnes à l’eau et je le fais depuis près de huit ans maintenant et je me sens toujours bien et plein d’énergie après l’avoir fait.

Plus de recherche

1. Le jeûne aide à se protéger contre les maladies du cerveau:

Des chercheurs de l’institut national du vieillissement de Baltimore ont trouvé des preuves que jeûner pendant un ou deux jours par semaine peut prévenir les effets de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson. La recherche a également trouvé que réduire l’apport quotidien de 500 calories par jour pendant deux jours sur sept peut montrer des effets bénéfiques clairs pour le cerveau.

2. Le jeûne réduit votre risque de maladie cardiaque et de diabète:

Avoir régulièrement un jour sans nourriture réduit votre risque de maladie cardiaque et de diabète. Des études montrent que le jeûne libère une poussée significative de l’hormone de croissance humaine, qui est associée à l’accélération du métabolisme et à la combustion des graisses. L’élimination des graisses est connue pour réduire le risque de maladie cardiaque et de diabète. Les médecins commencent même à considérer le jeûne comme traitement.

3. Le jeûne traite efficacement le cancer dans les cellules humaines:

Une étude de la revue scientifique du vieillissement a constaté que les patients atteints de cancer qui incluent le jeûne dans leur traitement ont perçu moins d’effets secondaires de la chimiothérapie. Tous les tests effectués jusqu’ici montrent que le jeûne améliore la survie, ralentit la croissance tumorale et limite la propagation des tumeurs. L’Institut national du vieillissement a également étudié un type de cancer du sein en détail afin de mieux comprendre les effets du jeûne sur le cancer. À la suite d’un jeûne, les cellules cancéreuses ont essayé de faire de nouvelles protéines et ont pris d’autres mesures pour continuer de grandir et de se diviser. À la suite de ces mesures, qui à leurs tours ont conduit à un certain nombre d’autres mesures, des molécules de radicaux libres préjudiciables ont été créées, ce qui a démolit le propre ADN des cellules cancéreuses et provoqué leur destruction! C’est le suicide cellulaire, la cellule cancéreuse essaye de remplacer toutes les choses manquantes dans le sang dont elle a besoin pour survivre après une période de jeûne, mais ne peut pas. A son tour, elle tente de les créer et cela conduit à sa propre destruction.

Encore une fois, assurez-vous de faire des recherches avant d’essayer cela. Espérons que cela puisse vous emmener plus loin pour examiner la question si vous êtes vraiment intéressé.

Sources:
(1) news.usc.edu
www.scientificamerican.com
www.sciencedaily.com
www.dailymail.co.uk
www.guardian.co.uk
www.nia.nih.gov
www.collective-evolution.com

Via MR

 
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Publié par le 15 mai 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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En Israël, un faux Le Drian escroque chefs d’États et patrons étrangers

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Ce n’est pas la première arnaque de ce genre réalisée par des Franco-israhelliens, mais il faut dire qu’il n’y a qu’eux pour oser une arnaque aussi sophistiquée, aucun autre ressortissant d’aucun pays au monde ne peut se le permettre ou n’a les moyens de connaître l’exacte réplique du bureau de Le Drian, sans parler du carnet d’adresses ! C’est inouï ! (source)

Des arnaqueurs ayant obtenu des millions d’euros en usurpant l’identité du ministre de la Défense sortant sont recherchés par les services de renseignement français et israéliens.

Au début de la semaine, la justice et les services de renseignement français ont demandé l’aide de leurs homologues de l’Etat hébreu pour découvrir l’identité des Franco-Israéliens se faisant passer pour le ministre démissionnaire de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et pour des membres de son entourage. Car ces escrocs pleins d’entregent ont convaincu plusieurs entreprises françaises de leur verser des millions d’euros sur des comptes dans les paradis fiscaux et ces sommes se sont évanouies dans la nature.

Sosie.

Les enquêteurs de l’Unité 433, l’équivalent israélien du FBI, cherchent notamment à découvrir où les aigrefins avaient installé une réplique parfaite du bureau du ministre pour convaincre leurs victimes de cracher au bassinet. La pièce, sur le mur de laquelle était accroché le portrait officiel de François Hollande, était la copie conforme de la vraie. C’est à partir de là qu’un sosie de Le Drian, entouré d’un drapeau tricolore et d’un drapeau européen, demandait par vidéoconférence à des entrepreneurs de « contribuer au combat de la France à lutter contre le terrorisme ».

Selon les circonstances, le faux Le Drian et ses faux conseillers évoquaient le paiement d’une rançon à l’État islamique, le financement d’opérations spéciales ou de discrets achats d’armes. Leurs victimes se consoleront peut-être en sachant qu’elles ne sont pas les seules, puisqu’en 2015, d’autres joueurs de pipeau – ou peut-être les mêmes – avaient contacté la plupart des chefs d’État africains francophones afin de leur vendre la même salade. Déjà au nom de Jean-Yves Le Drian, qui a d’ailleurs porté plainte. Certains de ces dirigeants ont payé au nom de la Françafrique, d’autres ne sont pas tombés dans le piège.

Depuis le début des années 2000, Israël est devenu le centre mondial de cette technique connue sous les noms d’« escroquerie à la fausse qualité », d’« escroquerie au Président » ou d’« escroquerie aux faux ordres de virement » (Fovi). Ces deux dernières entourloupes consistant à convaincre, par le biais de mails contrefaits et d’appels téléphoniques émanant prétendument du dirigeant d’une entreprise, son service comptabilité de transférer des fonds sur un compte inconnu.

Inventeur.

Condamné à sept années de prison et à une amende d’un million d’euros en 2015 par le tribunal correctionnel de Paris, Gilbert Chikli, le Franco-Israélien inventeur de ce type d’escroquerie, vit désormais dans une luxueuse villa d’Ashdod, au sud de Tel-Aviv. Son histoire a inspiré le film Je compte sur vous avec Vincent Elbaz et Julie Gayet. Mais l’escroc n’en vit pas mieux pour autant, puisque sa fortune est convoitée par des mafieux locaux, ce qui l’oblige à rester sous la protection de gardes armés.

Interviewé par Libération en mai 2015, Chikli jurait alors s’être retiré des affaires. Mais ses émules sont toujours actifs. En juin 2016, l’Unité 433 a ainsi démantelé une organisation basée dans un local sordide de la vieille zone industrielle de Netanya, la ville la plus francophone d’Israël. Dirigée par un certain monsieur « Henry O.» et composée de Franco-Israéliens et de Franco-Italiens, la bande a siphonné, en 2015, plusieurs grandes entreprises belges, allemandes et françaises. Montant du butin ? Plus de 9 millions d’euros. Une somme pourtant insignifiante, comparée à celle amassée par une autre organisation mise hors d’état de nuire en mars par l’Unité 433 et par le FBI. Forte d’une vingtaine de personnes, cette bande installée à Netanya, Tel-Aviv et New-York comptait plusieurs Franco-Israéliens dans ses rangs. Elle s’est attaquée à des fonds de pension, à des fonds d’investissement, à une banque et à au moins une multinationale française. Selon des sources proches de ce dossier ultra-confidentiel, son butin « s’évalue en dizaines de millions d’euros ».

« Hawala ».

La plupart du temps, les escrocs « à la fausse qualité » font disparaître l’argent volé sur des comptes ouverts dans des pays exotiques grâce à des intermédiaires prélevant une commission pouvant atteindre 30 %. Mais pas l’organisation criminelle démantelée en mars, puisque celle-ci les blanchissait en Europe et en Israël grâce au « hawala », un système de transfert alternatif et discret fonctionnant grâce à des bureaux de change.

Cependant, d’autres escrocs préfèrent en rester aux bonnes vieilles méthodes. Début mai, les douaniers de l’aéroport de Tel-Aviv ont intercepté plusieurs passeurs franco-israéliens (des baldarim, en hébreu) accusés d’avoir, depuis 2014, rapatrié clandestinement 5 millions d’euros de cash provenant de diverses escroqueries réalisées en Europe. (source)

 
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Publié par le 15 mai 2017 dans général, Insolite, International

 

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La longue tradition des annulations de dettes en Mésopotamie et en Egypte du 3e au 1er millénaire avant J-C

Il est essentiel de percer l’écran de fumée de l’histoire racontée par les créanciers et rétablir la vérité historique. Des annulations généralisées de dette ont eu lieu de manière répétée dans l’histoire.

Hammourabi, roi de Babylone, et les annulations de dette

Le Code Hammourabi se trouve au musée du Louvre à Paris. En fait, le terme « code » est inapproprié, car Hammourabi nous a légué plutôt un ensemble de règles et de jugements concernant les relations entre les pouvoirs publics et les citoyens. Le règne d’Hammourabi, « roi » de Babylone (situé dans l’Irak actuel), a commencé en 1792 av. J-C et a duré 42 ans. Ce que la plupart des manuels d’histoire ne relèvent pas, c’est qu’Hammourabi, à l’instar des autres gouvernants des cités-États de Mésopotamie, a proclamé à plusieurs reprises une annulation générale des dettes des citoyens à l’égard des pouvoirs publics, de leurs hauts fonctionnaires et dignitaires. Ce que l’on a appelé le Code Hammourabi a vraisemblablement été écrit en 1762 av. J-C. Son épilogue proclamait que « le puissant ne peut pas opprimer le faible, la justice doit protéger la veuve et l’orphelin (…) afin de rendre justice aux opprimés ». Grâce au déchiffrage des nombreux documents écrits en cunéiforme, les historiens ont retrouvé la trace incontestable de quatre annulations générales de dette durant le règne d’Hammourabi (en 1792, 1780, 1771 et 1762 av. J-C).

A l’époque d’Hammourabi, la vie économique, sociale et politique s’organisait autour du temple et du palais. Ces deux institutions très imbriquées constituaient l’appareil d’État, l’équivalent de nos pouvoirs publics d’aujourd’hui, où travaillaient de nombreux artisans et ouvriers, sans oublier les scribes. Tous étaient hébergés et nourris par le temple et le palais. C’est ainsi qu’ils recevaient des rations de nourriture leur garantissant deux repas complets par jour. Les travailleurs et les dignitaires du palais étaient nourris grâce à l’activité d’une paysannerie à qui les pouvoirs publics fournissaient (louaient) des terres, des instruments de travail, des animaux de trait, du bétail, de l’eau pour l’irrigation. Les paysans produisaient notamment de l’orge (la céréale de base), de l’huile, des fruits et des légumes. Après la récolte, les paysans devaient en verser une partie à l’État comme loyer. En cas de mauvaises récoltes, ils accumulaient des dettes. En-dehors du travail sur les terres du temple et du palais, les paysans étaient propriétaires de leurs terres, de leur habitation, de leur bétail et des instruments de travail. Une autre source de dettes des paysans était constituée par les prêts octroyés à titre privé par de hauts fonctionnaires et des dignitaires afin de s’enrichir et de s’approprier les biens des paysans en cas de non remboursement de ces dettes. L’impossibilité dans laquelle se trouvaient les paysans de rembourser les dettes pouvait aboutir également à leur asservissement en tant qu’esclaves (des membres de leur famille pouvaient également être réduits en esclavage pour dette). Afin de garantir la paix sociale, notamment en évitant une détérioration des conditions de vie des paysans, le pouvoir en place annulait périodiquement toutes les dettes |1| et restaurait les droits des paysans.


Les annulations générales de dette se sont échelonnées en Mésopotamie sur 1000 ans

Les proclamations d’annulation générale de dettes ne se limitent pas au règne d’Hammourabi, elles ont commencé avant lui et se sont prolongées après lui. On a la preuve d’annulations de dette remontant à 2400 av. J-C, soit six siècles avant le règne d’Hammourabi, dans la cité de Lagash (Sumer), les plus récentes remontent à 1400 av. J-C à Nuzi. En tout, les historiens ont identifié avec précision une trentaine d’annulations générales de dette en Mésopotamie entre 2400 et 1400 av. J-C. On peut suivre Michael Hudson |2| quand il affirme que les annulations générales de dette constituent une des caractéristiques principales des sociétés de l’Âge du bronze en Mésopotamie. On retrouve d’ailleurs dans les différentes langues mésopotamiennes des expressions qui désignent ces annulations pour effacer l’ardoise et remettre les compteurs à zéro : amargi à Lagash (Sumer),nig-sisa à Ur, andurarum à Ashur, misharum à Babylone, shudutu à Nuzi.

Ces proclamations d’annulation de dette étaient l’occasion de grandes festivités, généralement à la fête annuelle du printemps. Sous la dynastie de la famille d’Hammourabi a été instaurée la tradition de détruire les tablettes sur lesquelles étaient inscrites les dettes. En effet, les pouvoirs publics tenaient une comptabilité précise des dettes sur des tablettes qui étaient conservées dans le temple. Hammourabi meurt en 1749 av. J-C après 42 ans de règne. Son successeur, Samsuiluna, annule toutes les dettes à l’égard de l’État et décrète la destruction de toutes les tablettes de dettes sauf celles concernant les dettes commerciales.

Quand Ammisaduqa, le dernier gouvernant de la dynastie Hammourabi, accède au trône en 1646 av. J-C, l’annulation générale des dettes qu’il proclame est très détaillée. Il s’agit manifestement d’éviter que certains créanciers profitent de certaines failles. Le décret d’annulation précise que les créanciers officiels et les collecteurs de taxes qui ont expulsé des paysans doivent les indemniser et leur rendre leurs biens sous peine d’être exécutés. Si un créancier a accaparé un bien par la pression, il doit le restituer et/ou le rembourser en entier, faute de quoi il devait être mis à mort.

A la suite de ce décret, des commissions ont été mises en place afin de réviser tous les contrats immobiliers et d’éliminer ceux qui tombaient sous le coup de la proclamation d’annulation de dette et de restauration de la situation antérieure, statu quo ante. La mise en pratique de ce décret était facilitée par le fait qu’en général, les paysans spoliés par les créanciers continuaient à travailler sur leurs terres bien qu’elles soient devenues la propriété du créancier. Dès lors, en annulant les contrats et en obligeant les créanciers à indemniser les victimes, les pouvoirs publics restauraient les droits des paysans. La situation se dégradera un peu plus de deux siècles plus tard.


Les limites des actes d’annulation de dettes

En Mésopotamie, durant l’Âge du bronze, les esclaves pour dettes étaient libérés mais pas les autres types d’esclaves (notamment les prises de guerre). Cependant, les actes d’annulation de dette ne doivent pas être présentés comme des décisions faisant progresser l’émancipation sociale, il s’agissait de restaurer l’ordre antérieur qui incluait de nombreuses formes d’oppression. Néanmoins, sans embellir l’organisation de ces sociétés d’il y a 3000 à 4000 ans, il faut souligner que les gouvernants cherchaient à maintenir une cohésion sociale en évitant la constitution de grandes propriétés privées, en prenant des mesures pour que les paysans gardent un accès direct à la terre, en limitant la montée des inégalités, en veillant à l’entretien et au développement des systèmes d’irrigation. Michael Hudson souligne par ailleurs que la décision de déclarer la guerre revenait à l’assemblée générale des citoyens et que le « roi » n’avait pas le pouvoir de prendre la décision.

Il semble que, dans la cosmovision des Mésopotamiens de l’Âge du bronze, il n’y a pas eu de création originale par un dieu. Le gouvernant (ruler), confronté au chaos, a réorganisé le monde pour rétablir l’ordre normal et la justice.

Après 1400 av. J-C, on n’a trouvé aucun acte d’annulation de dette. Les inégalités se sont fortement renforcées et développées. Les terres ont été accaparées par de grands propriétaires privés, l’esclavage pour dette s’est enraciné. Une partie importante de la population a migré vers le nord-ouest, vers Canaan avec des incursions vers l’Égypte (les Pharaons s’en plaignaient).
Au cours des siècles qui suivirent, considérés par les historiens de la Mésopotamie comme des temps obscurs (Dark Ages) -à cause de la réduction des traces écrites-, on a néanmoins la preuve de luttes sociales violentes entre créanciers et endettés.


Égypte : la pierre de Rosette confirme la tradition des annulations de dette

La pierre de Rosette qui a été accaparée par des membres de l’armée napoléonienne en 1799 lors de la campagne d’Égypte a été déchiffrée en 1822 par Jean-François Champollion. Elle se trouve aujourd’hui au British Museum à Londres. Le travail de traduction a été facilité par le fait que la pierre présente le même texte en trois langues : l’égyptien ancien, l’égyptien populaire et le grec du temps d’Alexandre le Grand.

Le contenu de la pierre de Rosette confirme la tradition d’annulation des dettes qui s’est instaurée dans l’Égypte des Pharaons à partir du VIIIe siècle av. J-C, avant sa conquête par Alexandre le Grand au IVe siècle av. J-C. On y lit que le pharaon Ptolémée V, en 196 av. J-C, a annulé les dettes dues au trône par le peuple d’Égypte et au-delà.

Bien que la société égyptienne du temps des Pharaons fût très différente de la société mésopotamienne de l’Âge du bronze, on retrouve la trace évidente d’une tradition de proclamation d’amnistie qui précède les annulations générales de dette. Ramsès IV (1153-1146 av. J-C) a proclamé que ceux qui ont fui peuvent rentrer au pays. Ceux qui étaient emprisonnés sont libérés. Son père Ramsès III (1184 –1153 av. J-C) a fait de même. A noter qu’au 2e millénaire, il semble qu’il n’y avait pas d’esclavage pour dette en Égypte. Les esclaves étaient des prises de guerre. Les proclamations de Ramsès III et IV concernaient l’annulation des arriérés de taxes dues au Pharaon, la libération des prisonniers politiques, la possibilité pour les personnes condamnées à l’exil de rentrer au pays.

Ce n’est qu’à partir du 8e siècle av. J-C, qu’on trouve en Égypte des proclamations d’annulation de dettes et de libération des esclaves pour dette. C’est le cas du règne du pharaon Bocchoris (717-11 av. J-C), dont le nom a été hellénisé.

Une des motivations fondamentales des annulations de dette était que le pharaon voulait disposer d’une paysannerie capable de produire suffisamment de nourriture et disponible à l’occasion pour participer à des campagnes militaires. Pour ces deux raisons, il fallait éviter que les paysans soient expulsés de leurs terres sous la coupe des créanciers.

Dans une autre partie de la région, on constate que les empereurs assyriens du 1er millénaire av. J-C ont également adopté la tradition d’annulations des dettes. Il en a été de même à Jérusalem, au 5e siècle av. J-C. Pour preuve, en 432 av. J-C, Néhémie, certainement influencé par l’ancienne tradition mésopotamienne, proclame l’annulation des dettes des Juifs endettés à l’égard de leurs riches compatriotes. C’est à cette époque qu’est achevée la Torah |3|. La tradition des annulations généralisées de dette fera partie de la religion juive et des premiers textes du christianisme via le Deutéronome qui proclame l’obligation d’annuler les dettes tous les sept ans et le Lévitique qui l’exige à chaque jubilé, soit tous les 50 ans.


Conclusion

Aujourd’hui, le remboursement de la dette constitue indéniablement un tabou. Il est présenté par les chefs d’État et de gouvernement, les banques centrales, le FMI et la presse dominante comme inévitable, indiscutable, obligatoire. Les citoyens et citoyennes devraient se résigner au paiement de la dette. La seule discussion possible porte sur la façon de moduler la répartition des sacrifices nécessaires afin de dégager suffisamment de moyens budgétaires pour tenir les engagements pris par la nation endettée. Les gouvernements qui ont emprunté ont été élus démocratiquement, les actes qu’ils ont posés sont donc légitimes. Il faut payer.

Il est essentiel de percer l’écran de fumée de l’histoire racontée par les créanciers et rétablir la vérité historique. Des annulations généralisées de dette ont eu lieu de manière répétée dans l’histoire. Ces annulations correspondent à différents contextes. Dans le cas que nous venons d’évoquer, les proclamations d’annulation généralisée de dette étaient prises à l’initiative de gouvernants soucieux de préserver la paix sociale. Dans d’autres cas, les annulations ont été le résultat d’une lutte sociale exacerbée par la crise et la montée des inégalités. C’est le cas de la Grèce et de la Rome antiques. D’autres scénarios sont aussi à prendre en compte : l’annulation de dette décrétée par des pays endettés posant un acte souverain unilatéral, l’annulation de dette concédées par les vainqueurs à un pays vaincu ou/et allié… Une chose est certaine : à l’échelle historique, la dette joue un rôle moteur dans de nombreux bouleversements sociaux et politiques.

Notes

|1| Les dettes entre commerçants n’étaient pas visées par ces annulations.

|2| Cet article est essentiellement basé sur la synthèse historique présentée par Michael Hudson, docteur en économie, dans plusieurs articles et ouvrages captivants : « The Lost Tradition of Biblical Debt Cancellations », 1993, 87 pages ; « The Archaeolgy of Money », 2004. Michael Hudson fait partie d’une équipe scientifique pluridisciplinaire (ISCANEE, International Scholars’ Conference on Ancient Near Earstern Economies) comprenant des philologues, des archéologues, des historiens, des économistes qui travaillent sur les sociétés et les économies anciennes du Proche-Orient. Leurs travaux sont publiés par l’université de Harvard. Michael Hudson inscrit son travail dans le prolongement des recherches de Karl Polanyi, il produit également des analyses sur la crise contemporaine. Voir notamment « The Road to Debt Deflation, Debt Peonage, and Neoliberalism », février 2012, 30 p. Parmi les ouvrages d’autres auteurs qui, depuis la crise économique et financière initiée en 2007-2008, ont écrit sur la longue tradition d’annulation de dette, il convient de lire : David Graeber, Debt : The First 5000 Years, Melvillehouse, New York, 2011, 542 p.

|3| La Torah (loi religieuse juive) est la compilation des textes qui forment les cinq premiers livres de la Bible : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Ils n’ont pas été rédigés dans l’ordre où nous les connaissons aujourd’hui.

Source : CADTM

 

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IMPORTANT – Big Brother : Nous devons désormais transmettre nos Données Biométriques . Le méga-fichier TES entre en vigueur dès aujourd’hui, et sera généralisé en France …

Voici une énième atteinte à notre liberté fondamentale, et pas des moindres , ça devient absolument énorme ! Nous devons désormais transmettre nos données biométriques  . En cause – Le méga-fichier TES, qui permettra de centraliser et de contrôler l’ensemble de nos données biométriques – qui entre qui en vigueur dès aujourd’hui, et qui sera sera généralisé en France d’ici fin Mars . Le peuple Français vient de perdre une grande bataille contre Big Brother, mais pas la guerre …. Nous en sortirons renforcés le moment venu .

Voici un dossier complet sur ce dispositif qui tente de nous fliquer plus que jamais (toujours pour notre sécurité bien sur …) – et sur cette affaire en général .

Selon Liliane held-Khawam :

Pour votre sécurité, vos données personnelles et biométriques seront numérisées et stockées. Mais où donc ?

Le 9 février 2017, un arrêté a été émis en France par le directeur des libertés publiques et des affaires juridiques. Il s’agit de l’application qui autorise la « création d’un traitement de données à caractère personnel relatif aux pièces d’identité »(décret n° 2016-1460 du 28 octobre 2016). Sont concernés votre passeport et votre carte d’identité.

Ces pièces d’identité deviennent des  TES pour »Titres électroniques sécurisés ». Grâce à ce dispositif signé par le directeur des libertés et des affaires juridiques, l’ensemble de la population sera répertoriée dans un fichier supposé sécurisé….

Mais plus important encore que le fichier lui-même, c’est le passage en force de la mise en place d’outils liberticides, où la liberté de disposer de son corps, qui supposerait le refus de la transmission de ses empreintes digitales ou de la photographie de son visage, n’est plus possible!

Il est piquant de constater que la personne qui émet le décret vous forçant à transmettre des données intimes (selon Wikipédia: l’identité, le sexe, la couleur des yeux, la taille, l’adresse du domicile, les données relative a la filiation, l’image numérique du visage et de la signature, l’adresse email et les empreintes digitales ) s’appelle « directeur des libertés »…

 

A terme, les données personnelles de plus de 60 millions d’individus seront stockées. A la problématique du traitement, voire de l’exploitation des données personnelles qui permettraient potentiellement des applications effrayantes, s’ajoutent les entreprises sous-traitantes du Tech qui vont bénéficier commercialement bien sûr de ce trésor inestimable! Mais ce n’est pas tout.

Le « cadeau » fait à certaines entreprises de traiter ces données est un transfert incroyable de la puissance de l’Etat vers des entreprises très probablement étrangères. Grâce à ce genre d’actes, on favorise la présence massive des géants de la technologie dans la vie « publique ».

Ces entreprises privées globalisées vont pouvoir mettre la main au fil du temps sur les données personnelles qui concernent, par accumulation, l’humanité entière.

Quant à l’administration publique, elle sera vouée à disparaître à terme, emportant avec elle les restes du concept étatique..

Bref, nous sommes mis progressivement au pied du mur de la nouvelle gouvernance made in Global corporates… pour votre sécurité et vos libertés bien sûr…

On y croit….

Le méga-fichier TES en vigueur dès aujourd’hui à Paris

Le fichier « titres électroniques spécialisés » (TES), qui regroupe les données biométriques des Français, est déployé dès aujourd’hui à Paris, avant d’être généralisé à tout le territoire.

Le TES est une réalité à Paris à partir d’aujourd’hui. Ce méga fichier « titres électroniques spécialisés », qui regroupera à terme l’ensemble des données biométriques des Français, sera ensuite étendu à toute la France d’ici la fin du mois de mars.

Passant outre les avis de l’Anssi, de la Dinsic, du CNNum et de la Cnil, le ministère de l’Intérieur avait publié vendredi l’agenda de déploiement du fichier TES qui s’étendra du 21 février au 28 mars :

L’arrêté du ministère de l’Intérieur a été publié au Journal officiel vendredi matin. L’énorme fichier regroupant l’ensemble des informations du passeport et de la carte d’identité, dont les données biométriques (empreintes digitales et photo du visage) sera mis en place pour toute nouvelle demande de carte d’identité dès le 21 février à Paris (le dispositif est expérimenté depuis le 08/11/2016 dans les Yvelines).

D’abord Paris, puis le Val d’Oise, les Hauts-de-Seine, puis les autres départements. D’ici la fin mars, toutes les demandes de cartes nationales d’identité présentées en métropole seront encadrées par les prescriptions du décret instaurant le fichier TES.

 

Les vœux exprimés par le Conseil national du numérique, visant à mettre en pause ce processus, outre les solutions alternatives exposées par Inria cette semaine n’auront donc eu aucun effet sur la détermination du ministère.

Cet arrêté rend ainsi applicable l’ensemble des dispositions prévues par le décret publié le 30 novembre dernier

La création de ce fichier avait créé une vive polémique, ses détracteurs lui reprochant d’être une cible de choix pour les pirates informatiques et d’être potentiellement utilisé à des fins malsaines. Par ailleurs, sa validation par décret à la Toussaint (et non par une loi passée devant le parlement) a également été contestée.

Depuis l’annonce de sa création en octobre 2016, de nombreuses voix se sont élevées contre TES dans un souci de préserver les libertés individuelles. Début février, le Conseil National du Numérique estimait qu’il était urgent de « suspendre la généralisation du projet TES. » Mais le ministère de l’Intérieur en a donc décidé autrement pour respecter le calendrier de départ.

Les concessions oubliées 

Rappelons que dans un communiqué, toujours en ligne et cosigné avec Axelle Lemaire, la secrétaire d’État au numérique, Bernard Cazeneuve avait promis que « dans le cadre d’une demande ou d’un renouvellement d’une carte nationale d’identité, le recueil et le versement des empreintes digitales du demandeur du titre seront soumis à son consentement express et éclairé ».

Seulement cette concession, qui faisait suite aux critiques de la CNIL, du CNNum et d’une tempête dans l’opinion, n’a pas été actée. Visiblement, cette partie a été oubliée, le décret du 30 novembre n’a donc pas été modifié sur ce point.  L’article 10 du décret TES est resté intact : il prévoit que « le demandeur du titre est informé, au moment de la demande (…) du nombre et de la nature des empreintes digitales enregistrées dans le traitement ». Non qu’il puisse refuser un tel versement.

L’Intérieur avait tout autant promis que « le dispositif ne sera déployé sur l’ensemble du territoire qu’après que l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) aura homologué la sécurité du système et des procédures par un avis conforme. »

Un dossier renvoyé dans les mains du futur ministre de l’Intérieur

Le fichier TES a été effectivement audité par l’ANSSI et la DINSIC, qui dans leur rapport ont souligné qu’outre des bugs d’importances variables, l’actuel dispositif permettait de renverser la vapeur : basculer d’un système d’authentification à un système d’identification biométrique. Les deux entités ont ainsi proposé plusieurs solutions pour réduire ce risque.

L’« avis conforme » promis par Bruno Le Roux n’a finalement pas eu la portée attendue. Interrogé sur la mise en œuvre de ces préconisations par le sénateur Philippe Bas, président de la commission des lois, «Bruno Le Roux a fait part des réserves du ministère de l’Intérieur et renvoyé cette réflexion à son successeur ». On en déduit que la patate chaude a été renvoyée dans les bras du futur locataire de la Place Beauvau. Alors que le fichier TES aura été déployé dans toute la France.

 

Cette énième atteinte à la liberté fondamentale a fait dire en novembre 2016 à Jean-Marc Manach, journaliste et auteur spécialisé dans les questions de politique numérique :

« Le gouvernement fait passer en douce, un dimanche matin pendant le week-end de la Toussaint, un texte qui avait été fortement critiqué par la CNIL et censuré par le Conseil Constitutionnel. Il le fait passer sans aucun débat parlementaire et sans respecter l’avis de la CNIL ».

Gaëtan Gorce, commissaire de la CNIL (équivalent français du Préposé à la protection des données) a eu ces mots dans Libération:

« Ce qui m’inquiète particulièrement, c’est qu’on est dans un contexte spécial, lié à la menace terroriste et aux attentats. Il pourra être assez facile pour un gouvernement de modifier la nature du fichier et de rendre exploitables les données, puisqu’il existe. En ayant accès aux empreintes digitales, à l’adresse, à la couleur des yeux, vous vous rendez compte de quel outil pourrait disposer la police ? »

 

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Obama reconnaît le rôle des États-Unis dans l’apparition de l’EI et met en garde Trump !

Obama reconnaît le rôle des États-Unis dans l’apparition de l’EI et met en garde Trump

Hé bien voilà , ciao définitivement la « théorie du complot », ce qu’on dit depuis presque le début se vérifie et se confirme par des personnalités de plus en plus haut placé, jusqu’au point culminant, Obama lui même – En effet Barack Obama a reconnu que son pays était impliqué dans l’apparition du groupe État islamique. (info confirmée sur le site de la Maison Blanche sous le titre « President Obama on His Approach to Counterterrorism over the Last Eight Years » – pas de « propagande russe »)

Cette idée a déjà été énoncée par le président syrien Bachar el-Assad et d’autres hommes politiques, y compris le successeur d’Obama Donald Trump.

Le président sortant des États-Unis Barack Obama estime que dans la lutte contre le groupe terroriste État islamique, les autorités américaines n’ont pas répété les erreurs commises en 2003 lors de l’invasion de l’Irak.

« Quand nous avons réfléchi à notre réponse (aux actions de l’EI, ndlr), nous avons refusé de répéter certaines erreurs commises lors de l’invasion de 2003 (de l’Irak par l’armée américaine) qui avaient contribué à donner naissance à l’organisation devenue État islamique », a déclaré Barack Obama dans son discours sur la lutte contre le terrorisme prononcé mardi 6 décembre en Floride et dont le texte intégral a été publié sur le site de la Maison Blanche Medium.com.

M. Obama a expliqué qu’au lieu de recourir à leurs propres forces dans la lutte contre Daech, les États-Unis ont mis l’accent sur le soutien des formations locales et ont créé une coalition internationale réunissant environ 70 pays.

En résultat, plus de 16 000 raids aériens ont été menés contre les terroristes, ces derniers ont perdu plus de la moitié des territoires contrôlés, leur moral est en berne et la population locale leur tourne le dos.

Barack Obama constate que les terroristes affirment combattre au nom de l’islam, tout en appelant à ne pas assimiler la lutte contre le terrorisme à la lutte contre une religion concrète.

« Si nous agissons comme si c’était une guerre entre les États-Unis et l’islam, non seulement nous allons perdre davantage d’Américains dans des attaques terroristes, mais aussi nous perdrons de vue les principes que nous prétendons défendre », a-t-il signalé en s’adressant apparemment au président élu Donald Trump qui entrera en fonction en janvier 2017.

Rappelons, au passage, que lors de sa campagne électorale, Donald Trump s’en est pris violemment aux musulmans et que les attaques xénophobes se sont multipliées au lendemain de sa victoire électorale.

Il est à noter que précédemment, Donald Trump avait plusieurs fois accusé Barack Obama d’avoir créé Daech.

« Daech tient en estime Obama. Celui-ci est le fondateur de Daech. Il a créé Daech », a-t-il déclaré, ajoutant que l’ex-secrétaire d’État Hillary Clinton était sa cofondatrice.

Mme Clinton, pour sa part, a qualifié Donald Trump de « meilleur recruteur de Daech » suite à ses propos sur l’intention d’interdire aux musulmans l’entrée des États-Unis.

En octobre, le président syrien Bachar el-Assad a signalé dans une interview accordée au quotidien russe Komsomolskaïa pravda que « Daech avait été créé en Irak sous la supervision américaine » et que « les Américains avaient joué un rôle, direct ou indirect, dans la création de Daech ».

Il y a deux ans, en novembre 2014, le parlementaire russe Alekseï Pouchkov a accusé les États-Unis de connivence dans la création de Daech.

« Daech n’est pas issu du néant, il est le résultat de l’activité consciente et finalisée de plusieurs États du Golfe, complices des États-Unis, et des États-Unis eux-mêmes, qui ont financé tous ceux qui étaient animés par l’idée de renverser Bachar el-Assad », a déclaré le parlementaire russe.

 
 

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Wikileaks : Hillary Clinton avoue avoir un discours pour le public et un autre pour Wall Street

Wikileaks a enfin commencé a publié sur son site les emails liés à Hillary Clinton (il était temps). Il s’agit pour commencer de 2060 emails provenant de John Podesta, ancien conseiller d’Obama et actuel chef de campagne de Clinton.

Pour le moment, très peu de médias français en ont parlé et le peu qui ont daigné couvrir l’information l’ont complètement dénaturé. Voilà un exemple typique de comment la presse minimise et couvre les informations compromettantes. Le Monde survole le sujet sans jamais évoquer quoique ce soit sur le fond :

« Le site « WikiLeaks » a publié vendredi 7 octobre 2 060 courriers électroniques attribués à l’actuel président de l’équipe de campagne de Hillary Clinton, John Podesta. Selon « WikiLeaks », ces courriers contiennent notamment des éléments des discours rémunérés prononcés par Hillary Clinton en 2013 et 2014 devant des banques d’affaires dont Goldman Sachs. La démocrate y livre des plaidoyers pour une approche pragmatique de la politique qui correspond à son caractère mais qui lui vaut la méfiance de l’aile gauche du Parti démocrate. »

Quand à Les Echos, ils creusent un peu plus mais l’information reste très sélective:

« …WikiLeaks a publié vendredi une nouvelle salve d’emails dans lesquels apparaissent des passages des discours prononcés par Hillary Clinton dans les banques de Wall Street – celle-ci a toujours refusé d’en publier le verbatim. Selon les extraits repris par la presse américaine, elle y apparaît très à l’aise avec les grands établissements financiers, plaidant sans complexe pour le libre échange et l’équilibre des finances publiques, allant même jusqu’à reconnaître que la fortune croissante de sa famille avait pu la « tenir à distance » des préoccupations de la classe moyenne.

« Il y a de tels biais contre les gens qui ont réussi ou qui ont eu des vies compliquées », affirme-t-elle. Des propos qui tranchent avec l’image qu’elle essaie de donner d’elle-même dans ses meetings. Dans un autre discours, elle pointe la « simplification excessive » qui a consisté à attribuer la responsabilité de la crise de 2008 au système bancaire américain. « C’est la croyance collective, explique-t-elle. Je pense qu’on aurait pu essayer de comprendre mieux ce qui s’est passé, et de moins politiser les choses ».

En gros, circulez y a rien à voir…et pourtant si. Dans cet email de Tony Carrk, directeur de recherche pour la campagne d’Hillary, on trouve une information intéressante qui a été adressé à John Podesta. On y lit qu’Hillary Clinton souhaite avoir pour chaque sujet une version brute de décoffrage pour ses financeurs de Wall Street et une version édulcorée (pour ne pas dire totalement à l’opposée) pour le public.

C’est la raison pour laquelle la plupart sinon toutes ses interventions auprès de la Haute Finance étaient interdites aux médias. Goldman Sachs, Bank of America, Merrill Lynch, Barclays Capital, Fidelity, TD Ameritrade, the Carlyle Group, TD Bank Financial Group, UBS Wealth Management, Wells Fargo, Deloitte & Touche …la liste est longue et certains discours lui rapportent plus de 200 000 dollars.

Clinton: « La politique, c’est comme lorsque l’on fait de la saucisse. C’est répugnant et cela a toujours de cette manière. Mais nous arrivons généralement à nos fins. Mais si le tout le monde assiste, vous savez, aux discussions et tractations secrètes, vous savez, les gens deviennent pour le moins un peu nerveux. Donc, nous avons besoin d’une position  publique et d’une position privée. »

En gros, Clinton nous dit que pour arriver à ses fins en politique, il faut avoir en permanence un discours totalement différent en public et en privé. Mentir à longueur de temps pour amadouer et ne pas choquer les électeurs tout en planifiant ses réels objectifs derrière les coulisses. Vous me direz que ce n’est pas un scoop mais cette fois…c’est elle-même qui l’affirme.

NB: Vu que le dossier Clinton commence a être bien chargé, j’ouvre une rubrique pour le mois à venir dans le menu principal du site pour que chacun puisse consulter les archives la concernant. (22 articles à ce jour) Espérons qu’il y ait autre chose de plus conséquent à l’avenir dans les révélations de Wikileaks.

Source

 

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Jim Rickards et Egon Von Greyerz parlent du marché de l’or et de l’argent métal (VOSTFR)

Voici des précisions sur l’analyse de James Rickards :

L’expert économique et monétaire, James Rickards, s’est joint mardi à Francine Lacqua, de chez Bloomberg, pour discuter du « graphique du prix de l’or de la décennies », de son nouveau livre, The New Case for Gold, et de la raison pour laquelle l’or est une monnaie et finira par atteindre 10.000 dollars l’once au cours de ces prochaines années.

Prix de l’or en dollars – 10 ans (GoldCore)

Francine a généreusement admis que Rickards s’était montré « haussier depuis un certain temps, et s’avère aujourd’hui avoir eu raison… C’est le graphique du prix de l’or de la décennie ». Elle a ajouté que tout est question des « attentes d’inflation, des devises, et du besoin pour les gens de protéger leur capital au travers d’un actif de couverture ».

L’or est une monnaie

Jim a répondu ceci :

« L’or est une monnaie, et non un investissement. En tant que monnaie, il entre en compétition avec les autres formes de monnaie – le dollar, l’euro, le yen et ainsi de suite. A la manière de chevaux sur une piste de course. Placez vos paris, mais vous avez une préférence subjective pour la monnaie.

Les investisseurs perdent confiance en les banques centrales… c’est quelque chose qui se passe déjà et a clairement été révélé. Les banquiers centraux m’ont dit ne pas savoir ce qu’ils font, et inventer des solutions au fur et à mesure. Ils expérimentent.

M. Evans, le président de la Fed de Chicago, nous l’a déjà admis. Et d’autres l’ont fait avant lui.

J’ai discuté avec Ben Bernanke, qui m’a lui-même dit que toutes ses actions étaient une expérience – et avaient donc des conséquences inconnues.

Dans notre monde où les investisseurs perdent confiance en les banques centrales, l’or se porte bien.

Il existe aujourd’hui des dizaines de trillions de dette souveraine aux rendements négatifs.

L’or n’offre pas de rendement.

Mais zéro vaut bien mieux que 50 points de base en-dessous de zéro. Dans l’environnement actuel, l’or est l’actif qui offre les meilleurs rendements. »

Les actions grimpent grâce à Yellen

Concernant les actions, voici ce qu’il nous dit :

« L’or et les actions sont en hausse, et la raison pour laquelle les actions sont en hausse est que Janet Yellen donne tout ce qu’elle a. L’argent gratuit n’a rien que le marché boursier n’apprécie pas. Des taux d’intérêt négatifs pourraient être adoptés dès l’année prochaine.

C’est une situation haussière pour les actions, mais aussi pour l’or.

Il arrive que l’or et les actions grimpent en tandem, ou qu’ils évoluent dans la direction opposée. Il n’existe pas de corrélation de long terme, mais aujourd’hui, dans notre monde d’argent facile et de rendements négatifs, les actions comme l’or s’en sortent bien. »

Vers un or à 10.000 dollars l’once

Quant à ses prévisions du prix de l’or, voici ce qu’il dit :

« J’ai établi un niveau technique pour l’or. Il se situe à 10.000 dollars l’once. Cette somme gonfle au fil du temps en raison de l’écart entre les quantités d’or physique disponibles et la masse monétaire. La quantité d’or physique ne grimpe pas beaucoup, mais la monnaie fiduciaire ne cesse de flamber. Mon objectif de prix en dollars grimpe en permanence en raison de la création monétaire.

Le prix de 10.000 dollars par once est le prix non-déflationniste de l’or. Si nous nous en retournions à un étalon or, c’est le prix dont nous aurions besoin pour éviter une déflation.

10.000 dollars par once est une somme mathématiquement dérivée. Pas une supposition. »

Source

 
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Publié par le 25 juillet 2016 dans général, or et argent métal

 

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