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LES FRANÇAIS VENDENT LEUR OR (ET ILS POURRAIENT BIEN LE REGRETTER)

Les Français vendent leur or (et ils pourraient bien le regretter)

Ce papier en faveur de l’or est de capital, un média mainstream, et bon nombre de médias qui sont loin d’avoir toujours été en faveur de l’or sont unanimes sur le fait de parier sur le métal jaune en ce moment, ce qui n’est pas commun du tout . Je ne dis pas que c’est un gage de quoi que ce soit, je dis juste que c’est étrange car les mainstream dédaignent l’or en général . (faites un peu le tour, par exemple Une analyse de Notre Temps revient sur tout l’intérêt de « miser sur les bons choix » et en particulier sur « l’achat d’or (qui) pourrait être le pari gagnant des 6 prochains mois ») Crise ou pas crise, l’or est dans un marché haussier jusqu’à preuve du contraire,  même si en ce moment il est vrai que ce marché est un peu déréglé et qu’il fleurte à la baisse avec une ligne de tendance haussière majeure comme j’en parlais l’autre jour (Or : la croix de la mort a fait son apparition, qu’en conclure ?) qui pourrait signaler un plancher avant un rebond estival . Car nous sommes en plus dans une saisonnalité favorable à l’or . C’est simple, les gens achètent quand il faut vendre, quand une crise bat son plein et que l’or explose, et vendent quand il faudrait acheter, quand l’or baisse .. Or il faut acheter par anticipation d’une crise ou d’une situation économique mondiale qui va se dégrader. Donc si vous pensez que tout va bien et que ça va continuer, n’achetez pas d’or . En tout cas « les français qui vendent leur or », pour moi ça veut dire qu’il ne faut pas vendre . Vu le nombre d’acteurs économiques qui préviennent sur une crise prochaine …, sans compter toutes les analyses que je relaie qui montrent que l’économie mondiale est en train de basculer (en fait on ne s’est jamais vraiment remis de la crise 2008, on a acheté un peu de temps avec la planche à billet),  je ne pense pas que ce soit une bonne idée . Z 

Année après année, les Français ont tendance à vendre leur or, sauf entre 2010 et 2014, du fait du stress lié à la crise de l’euro. Depuis 2015, la reprise économique les incite à céder à nouveau leur métal jaune… jusqu’au prochain choc financier ?

Les Français sont assis sur un tas d’or. 16% d’entre eux en détiennent, d’après Ipsos. Pour autant, au fil des ans, nos concitoyens ont tendance à alléger leurs bas de laine en métal jaune. Suite à l’impact de la crise financière de 2008-2009, “la France avait été acheteuse nette (total des achats moins total des ventes) d’or de 2010 à 2014 inclus, mais elle est devenue vendeuse nette depuis, avec une demande de détail de -4,5 tonnes d’or en 2017, d’après les chiffres du cabinet Metals Focus”, souligne Adrian Ash, directeur de recherche chez BullionVault, plateforme d’échange de métaux précieux de référence. Et ce, du fait de la reprise économique, qui rend moins attrayante cette traditionnelle valeur refuge : le cours de l’once a chuté de 35% depuis son record historique de septembre 2011.

La demande tricolore avait atteint un pic à 6,1 tonnes d’or sous forme de lingots et de pièces d’or en 2011, année du sommet historique de l’once, dont le cours avait atteint plus de 1.900 dollars. “Mais ces dernières années, la tendance d’il y a 15-20 ans est revenue”, relève BullionVault, qui rapporte que la France a été liquidatrice nette d’or pendant une grande partie des années 1980 et 1990, marquées par une division par près de 3 du cours de l’once entre le pic majeur de 1980 et le creux de 1999. “A l’époque, de nombreuses personnes ayant hérité des Napoléons des parents et des grands-parents, qui les cachaient sous les parquets, les ont revendus”, rapporte la plateforme. Ce qui est étonnant, c’est que la France est le seul pays européen (parmi ceux répertoriés dans le tableau ci-dessous) à avoir été vendeur net d’or depuis 2015, alors que les Allemands, en particulier, achètent chaque année pour plus de 100 tonnes de métal jaune…

Demande de lingots et de pièces par pays européens (cliquez sur l’image pour agrandir)

BullionVault (source : Gold Focus 2018 de Metals Focus)

Dès la prochaine crise, les cours de l’or pourraient se redresser

Reste que les Français qui cèdent leur or pourraient bien s’en mordre les doigts. En effet, si une nouvelle crise financière devait éclater demain – un scénario qui est loin d’être de la science-fiction -, le cours de l’or pourrait se réveiller… et on peut penser que nos concitoyens se remettraient à acheter du métal jaune, comme entre 2010 et 2014. “Si les particuliers recherchent une sorte de protection contre la crise, comme leurs aïeux, avoir quelques pièces d’or ou de petits lingots est logique”, juge la plateforme.

>> A lire aussi – 13 raisons de miser sur l’or plutôt que sur les actions

Or, alors que l’économie mondiale et les marchés financiers ont déjà connu des turbulences majeures cette année, les raisons de s’inquiéter ne manquent pas, entre l’issue incertaine du bras de fer commercial initié par Donald Trump, le manque de visibilité sur la future politique économique italienne (qui pourrait dans le pire des scénarios favoriser une nouvelle crise de la zone euro), les déséquilibres affichés par de nombreux pays émergents et les risques de crise financière et de krach boursier

>> A lire aussi – La crise italienne va-t-elle faire flamber l’or et comment miser dessus ?

Un nouvel accès de stress sur les marchés relancerait l’aversion au risque, ce qui devrait profiter à l’or, valeur refuge par excellence… Un actif qui a fait ses preuves au fil des millénaires : lors d’une crise, son cours est généralement bien orienté, tandis que sur très longue période, il constitue un rempart contre l’inflation et l’érosion de la valeur des monnaies, et vous permet ainsi de maintenir votre pouvoir d’achat…

Evolution des principales devises face à l’or (cliquez sur l’image pour agrandir)

CPoR Devises (Source : World Gold Council)

L’or a en outre “la qualité de ne pas présenter de risque de contrepartie (le risque de contrepartie est le risque consenti par un créancier, lié à une possible défaillance de l’emprunteur. Or, le métal jaune présente l’avantage de n’être la dette de personne, NDLR), à l’heure où les obligations d’Etat ne portent plus de “taux sans risque” mais un “risque sans taux” (c’est-à-dire un risque sans rémunération pour l’investisseur, NDLR) !”, souligne Benjamin Louvet, gérant matières premières en charge du fonds OFI Precious Metals chez OFI Asset Management.

L’été, une saison traditionnellement porteuse pour l’or et les sociétés cotées de mines d’or

Autre élément favorable à un rebond de l’or la saisonnalité est actuellement favorable, le cours du métal jaune et des valeurs minières aurifères affichant, historiquement, un parcours enviable en été (voir infographie ci-dessous). “A l’exception de 2016 – millésime marqué par un rebond spectaculaire du cours de l’or au premier semestre après la purge observée pendant les années 2011/2015 -, la période estivale a été très favorable au métal jaune depuis 2001. Le cours de l’or a progressé en moyenne de 13,9% (en dollars) en période estivale, et l’indice XAU, représentatif des valeurs minières aurifères, de 27,8%”, souligne en effet Arnaud du Plessis, gérant actions thématiques spécialisé sur l’or et les ressources naturelles chez CPR AM.

Hausses estivales de l’or et des valeurs minières aurifères depuis 2001 (cliquez sur l’image pour agrandir)

CPR Asset Management (source : Bloomberg – BofA Merrill Lynch Global Research)

>> A lire aussi – L’or, un placement incontournable en été

L’analyse technique laisse aussi espérer une reprise des cours. “Si le croisement baissier des moyennes mobiles à 50 et 200 jours (moyennes des cours de clôture des 50 et 200 dernières séances, respectivement, NDLR) a entraîné une accélération de la baisse en juin, l’or est aujourd’hui très survendu, et le point bas de décembre dernier – 1.236 dollars l’once – pourrait servir de soutien”, estime Arnaud du Plessis.

Evolution du cours de l’once d’or et analyse technique (cliquez sur l’image pour agrandir)

CPR Asset Management (données Bloomberg)

> A lire aussi – Ces 38 chiffres sur l’or 

Source

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En argent voici par exemple la 1 oz éléphant 2018, une semi numi pas cher du tout . Ces pièces prennent de la valeur « numismatique » avec le temps .

1 oz éléphant 2018

Année 2018
Pays : Somalie
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Poids brut : 31,10 g
Poids fin : 31,10 g
Titre : .9999
Ø : 39 mm

LIV 6 SEPT

Effigie : l’éléphant d’Afrique

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25 000 exemplaires !

Année : 2018
Emetteur : Perth Mint Australia
Poids brut : 31,1 g
Poids fin : 31,1 g
Titre : .999,9
Dimensions : 24×41 mm
Epaisseur : 2,4 mm

Le Dragon Chinois

N’hésitez pas à aller visiter https://www.acheter-or-argent.fr  pour avoir de plus amples infos .

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Publié par le 12 juillet 2018 dans général, or et argent métal

 

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Vers une guerre commerciale entre l’Europe et les USA ou vers le retour du traité de libre-échange transatlantique ?

24hGold - Vers une guerre comm...

À lire les titres alarmistes de la « grande presse », la presse sérieuse (et sérieusement subventionnée mais c’est un autre sujet), nous sommes au bord du chaos. Que dis-je, de l’effondrement, que dis-je, de la conflagration mondiale absolue entre deux titans économiques du monde, à savoir l’Europe et les États-Unis d’Amérique.

Voici le titre d’un article du Figaro qui relaie cette dernière sortie « Trumpesque », tout en sachant que les articles traitant de cette information sont pour le moins très nombreux.

Trump juge l’Union européenne « très injuste » envers les États-Unis

« Le président américain estime que les échanges commerciaux transatlantiques souffrent d’un grave déséquilibre.

Dans un entretien à la chaîne de télévision britannique ITV diffusé dimanche soir, Donald Trump s’en est pris à l’Union européenne, estimant que Bruxelles traitait les États-Unis de manière très injuste dans leurs relations commerciales, et l’a menacée à demi-mot de représailles.

Ainsi Donald Trump a déclaré : J’ai beaucoup de problèmes avec l’Union européenne et cela pourrait se transformer en quelque chose de très gros de ce point de vue, du point de vue du commerce, déclare le président américain. Nous ne pouvons faire entrer nos produits. C’est très, très dur. Et pourtant, elle envoie ses produits chez nous : pas de taxes, très peu de taxes. C’est très injuste, ajoute-t-il. Elle n’est pas la seule, d’ailleurs. Je pourrais nommer beaucoup de pays et d’endroits qui le font. Mais l’Union européenne est très, très injuste envers les États-Unis. Et à mon avis, cela va vraiment se retourner contre elle.

Élu sur un programme aux accents protectionnistes (America First), se targuant de vouloir protéger les travailleurs et entreprises américains, Donald Trump a régulièrement accusé des pays étrangers de pratiques commerciales déloyales, dont la Chine, principal partenaire commercial des États-Unis. L’administration américaine a ainsi instauré la semaine dernière des droits de sauvegarde sur des panneaux solaires importés de Chine, mais aussi sur les grandes machines à laver fabriquées en Chine, en Corée du Sud, au Mexique, en Thaïlande et au Vietnam. En Europe, le président américain a croisé le fer avec l’Allemagne, dont il juge l’excédent commercial avec les États-Unis excessif. Il a notamment menacé d’instaurer des taxes douanières en représailles pour réduire le déséquilibre.

Interrogé sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Donald Trump a dit qu’il se serait montré plus ferme” que la Première ministre britannique dans les négociations avec Bruxelles. Non, je ne le négocierais pas comme c’est négocié, a répondu M. Trump à la question de savoir si Theresa May était bien positionnée dans les négociations sur le Brexit. J’aurais dit que l’Union européenne n’est pas aussi bien que ce qu’elle est censée être, a-t-il ajouté. J’aurais adopté une position plus ferme sur le retrait de l’Union européenne. En janvier 2017, le milliardaire républicain avait estimé que le Royaume-Uni avait eu bien raison de quitter une UE selon lui dominée par l’Allemagne, prédisant que le Brexit serait un succès et que le bloc européen continuerait à se fragmenter. »

Voilà pour l’analyse du Figaro.

Vers un retour du traité transatlantique évidemment !!

Vous avez aimé le TTIP et sa bataille sur les accords de libre-échange totaux ?

Eh bien vous allez aimer son remake qui vient en réalité de commencer sous vos yeux et sous ceux des journalistes qui n’ont pas du tout compris ce qui se jouait, car ils sont pris par leur idéologie anti-Trump primaire.

Encore une fois, on peut ne pas aimer Trump, on peut même le détester ou le haïr, il ne faut pas pour autant le faire de façon stupide.

Trump est un homme d’affaires.

Et les hommes d’affaires négocient férocement, sinon ils seraient des hommes mais pas d’affaires…

Si Trump est milliardaire, c’est qu’il sait monter et créer des « scripts » suivant sa volonté pour amener l’autre partie là où il le souhaite en faisant croire aux autres qu’ils ont trouvé la solution.

Alors que va-t-il se passer ?

C’est vraisemblablement assez facile à prévoir.

Le ton va monter entre l’Europe et les États-Unis autour de certains sujets ayant trait à des produits plus ou moins interdits chez les uns ou chez les autres et refusés par l’un ou par l’autre…

Dès lors, deux possibilités vont s’offrir à nos mamamouchis de part et d’autre de l’immense océan qui nous sépare.

Nous pouvons nous faire la guerre commerciale avec toutes les conséquences fâcheuses que cela impliquera forcément, ou alors on finit par se mettre d’accord dans le cadre d’un “deal win-win” (gagnant- gagnant) comme disent les hommes d’affaires de la trempe d’un Trump, sous l’amicale pression des multinationales et du « big business » qui ne va pas accepter de se voir réduire considérablement ses profits, alors que nous pourrions tous, si intelligemment, ressortir comme par hasard ce beau projet de libre-échange entre nos deux grandes zones économiques.

Ainsi, les Européens en général et les Français en particulier, devenus tous complètement neuneus dès qu’ils aperçoivent un pot de Nutella en promo, pourraient en plus se jeter, affamés qu’ils sont, sur du bon bœuf aux hormones made in USA…

Mon humble avis est que, comme la guerre des monnaies, qui n’a pas lieu, la guerre commerciale entre les États-Unis et l’Europe n’aura pas lieu.

L’accord de libre-échange, lui, sera signé, et tous les mondialistes europathes ne pourront pas s’y opposer sans s’enferrer dans leurs propres contradictions, et ils s’apprêtent à offrir, sans le savoir, à Trump une belle victoire de communication, puisqu’ils… signeront en grand pompe un traité avec le « monstre » protectionniste de Washington. Une fois de plus, l’Europe sera l’outil part lequel les Français se feront couillonner.

J’en rigole déjà dans ma barbe qui blanchit à vue d’œil.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

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Publié par le 31 janvier 2018 dans économie, général, International

 

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Le coup d’État saoudien et le reset du nouvel ordre mondial

Le coup d’État saoudien et le reset du nouvel ordre mondial
Depuis des années, j’ai mis en garde contre la relation d’interdépendance entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite et comment cette relation, si elle se terminait, signifierait un désastre pour le système pétrodollar et, par extension, pour le statut de réserve mondiale du dollar. Dans mes récents articles « Les mensonges et les distractions entourant l’atterrissage du pétrodollar » et « La fin du jeu économique continue », je souligne que la mort du dollar en tant que principale monnaie de réserve mondiale est en fait un objectif primordial pour les globalistes de l’establishment. Pourquoi ? Parce que, dans un effort pour réaliser ce qu’ils appellent parfois la « réinitialisation économique mondiale »ou le « nouvel ordre mondial », une économie mondiale centralisée mieux acceptée publiquement et un cadre monétaire sont primordiaux. Et, cela signifie la mise en œuvre éventuelle d’une monnaie unique et d’une seule autorité économique et politique mondiale, au-dessus et au-delà du système dollar.


Mais, il ne suffit pas de procéder dans le vide à de tels changements socialement et fiscalement douloureux. Les puissances bancaires ne sont pas intéressées à prendre le blâme pour les souffrances qui seraient infligées aux masses au cours de l’inévitable bouleversement (ou pour la souffrance qui a déjà été causée). Par conséquent, un récit crédible doit être conçu. Un récit dans lequel l’intrigue politique et la crise géopolitique font du « nouvel ordre mondial » une NÉCESSITÉ ; une de celles que le grand public accepterait ou exigerait même comme solution à l’instabilité et au désastre existants.

C’est-à-dire que les globalistes doivent façonner une histoire de propagande utilisable dans le futur, dans laquelle les États-nations « égoïstes » abusent de leur souveraineté et créent les conditions de calamités, et où la seule solution serait de mettre fin à cette souveraineté pour la remettre dans les mains d’un petit nombre d’hommes « sages et bienveillants » choisis pour le plus grand bien du monde.

Je crois que la prochaine phase de la « réinitialisation économique mondiale » commencera en partie avec la rupture autour de la domination du pétrodollar. Un élément important de mon analyse sur le changement stratégique par rapport au pétrodollar a été la symbiose entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite. L’Arabie Saoudite a été la clé la plus importante du dollar en tant que pétro-monnaie, depuis le début.

Le premier contrat d’exploration et d’extraction de pétrole en Arabie Saoudite était espéré par tous les vastes cartels pétroliers internationaux comme Royal Dutch Shell, la Near East Development Company, l’Anglo-Persian, etc., mais il est tombé entre les mains de la Standard Oil de Rockefeller. La sombre histoire de la Standard Oil mise à part, cela a signifié que les affaires saoudiennes seraient traitées principalement par des intérêts américains. Et la soif occidentale de pétrole, surtout après la Première Guerre mondiale, a gravé dans le marbre notre relation avec la monarchie régnante.

Membre fondateur de l’OPEP, l’Arabie Saoudite était l’un des rares pays producteurs de pétrole primaire à maintenir un oléoduc qui accélérait le traitement et contournait le canal de Suez. (Le pipeline a été fermé, cependant, en 1983). Cela a permis à la Standard Oil et aux États-Unis de contourner l’instabilité interne de l’Égypte, frappée à l’époque par un conflit qui a finalement culminé avec la guerre civile de 1952.

Considérés à ce moment-là comme des marionnettes de l’Empire britannique, les Frères musulmans ont renversé les élites dirigeantes en Égypte, ce qui a conduit à la disparition de la livre sterling britannique en tant que première pétro-monnaie et monnaie de réserve mondiale. L’économie britannique a vacillé et n’a jamais retrouvé son ancienne gloire.

Peut-être voyons-nous des parallèles ici ?

La guerre civile peut ne pas être à l’ordre du jour pour l’Arabie Saoudite ; jusqu’à présent, ce coup d’État discret a été assez efficace pour changer complètement la base de domination de cette nation, au pouvoir ces dernières années. Le principal bénéficiaire de ce changement a été le prince héritier Mohammed Bin Salman, qui ne répond qu’au roi Salman, un souverain de 81 ans à peine impliqué dans le leadership.

Pour comprendre à quel point ce coup d’État a été radical, considérez ceci : pendant des décennies, les rois saoudiens ont maintenu l’équilibre politique en distribuant les postes clés du pouvoir à des successeurs soigneusement choisis, des positions telles que le ministère de la Défense, le ministère de l’Intérieur et le chef de la garde nationale. Aujourd’hui, Mohammed Bin Salman contrôle les trois positions. La politique étrangère, les questions de défense, les décisions pétrolières et économiques et les changements sociaux sont maintenant entre les mains d’un seul homme.

Mais la vraie question est : qui est derrière cet homme ?

Eh bien, la récente purge politique de divers Saoudiens liés aux « néoconservateurs » pourrait amener certains à croire que le prince Mohammed cherche à mettre fin au contrôle globaliste du pétrole et de la politique saoudiens. Ces gens auraient tort, et ceci pour un certain nombre de raisons.

La vision révolutionnaire du prince Mohammed, « Vision pour 2030 », développée au moment de son accession au pouvoir, était présentée comme un moyen de mettre un terme à la dépendance de l’Arabie Saoudite vis-à-vis des revenus pétroliers pour soutenir la stabilité économique. Cependant, je crois que ce plan N’EST PAS de mettre fin à la dépendance au pétrole, mais de mettre fin à la dépendance au dollar américain. En fait, le plan indique un éloignement du dollar en tant que pétro-monnaie mondiale et l’arrêt de l’arrimage entre le riyal et le dollar.

Le prince Mohammed a également établi des liens beaucoup plus profonds avec la Russie et la Chine, créant des accords bilatéraux qui pourraient finir par retirer au dollar son rôle de monnaie d’échange dans le commerce du pétrole entre les nations.

On pourrait penser que ce genre de stratégie serait très préjudiciable pour l’Occident et les intérêts américains en particulier et que l’establishment ferait tout ce qui est en son pouvoir pour l’arrêter. Cependant, ce n’est pas du tout le cas. En réalité, l’establishment globaliste est entièrement derrière la « Vision pour 2030 » de Mohammed Bin Salman.

Des géants du secteur tels que Carlyle Group (famille Bush, etc.), Goldman SachsBlackstone et Blackrock soutiennent TOUS la « Vision pour 2030 » et le Prince Mohammed à travers son Fonds d’Investissement Public (FIP), dont il est le président.

Des milliers de milliards de capitaux circulent à travers le FIP, la plupart venant des coffres des entreprises des globalistes. Une fois de plus, je fais remarquer que la soi-disant « division Est / Ouest » et « l’opposition » orientale aux globalistes est complètement absurde ; les élites bancaires et les globalistes sont la véritable influence derrière la fin du pétro-dollar, comme le montre l’exemple saoudien et cette « Vision pour 2030 ». La fin du dollar en tant que réserve mondiale fonctionne en leur faveur – c’est planifié.

Cela ne se termine pas avec la mort du pétro-statut du dollar, cependant. Ces types de perturbations dans la dynamique du pouvoir conduisent invariablement à la guerre. La guerre agit comme une sorte de nettoyage du dossier historique ; elle tend à détourner l’attention du public, pour des générations, de ceux qui bénéficient réellement des conflits géopolitiques et économiques.

Le prince Mohammed a déjà déclenché des conflits avec le Yémen et le Qatar, mais cela semble n’avoir été que le préliminaire à une plus grande démonstration de force armée. La prochaine cible semble être le Liban, et finalement l’Iran et la Syrie.

Le premier signal est venu avec la démission du Premier ministre libanais, Saad Hariri, le 4 novembre, une démission que le Hezbollah prétend avoir été faite sous la contrainte du gouvernement saoudien. Fait intéressant, Saad Hariri a enregistré son annonce télévisée en Arabie Saoudite.

Cette immixtion choquante dans l’appareil politique libanais a été suivie d’une escalade de coups de menton de l’Arabie Saoudite contre le Hezbollah (qui est considéré par beaucoup comme une simple organisation fantoche du gouvernement iranien). Si l’on en croit les sondages officiels, la population libanaise est en extrême désaccord sur l’Iran et le Hezbollah, ce qui pourrait aggraver les divisions internes et la guerre civile si les tensions continuent à augmenter. Ajoutez à cela la « visite secrète » présumée (mais niée officiellement) du prince Mohammed en Israël en septembre, et la nouvelle « amitié » entre les deux nations dans les mois qui ont suivi, et nous avons une dynamique qui se met doucement en place pour une guerre au Liban.

La question est la suivante : une guerre entre l’Arabie Saoudite et peut-être Israël contre le Hezbollah au Liban restera-t-elle une guerre par procuration, ou va-t-elle déclencher un conflit plus large entrainant l’Iran, la Syrie et peut-être même les États-Unis ?

Tout d’abord, gardez à l’esprit que le prince Mohammed a déjà gelé et / ou confisqué environ 800 milliards de dollars d’actifs à ses ennemis politiques emprisonnés. C’est plus que suffisant pour financer une campagne de guerre pendant plusieurs années, peut-être même une guerre élargie contre l’Iran.

La rhétorique de Trump contre l’Iran et son rétablissement des sanctions semblent coïncider avec la tension croissante entre les Saoudiens et le Hezbollah. Israël a tenté une invasion du Liban en 2006 et a été vaincu sans appel et avec embarras. Mais le gouvernement israélien montre encore une volonté d’entamer une guerre terrestre dans la région, et avec les forces combinées des Saoudiens et des Israéliens, nous pourrions avoir un résultat différent. L’Iran serait obligé d’intervenir.

La Syrie sous le régime d’Assad serait également très probablement attirée dans la bagarre par son pacte de défense mutuelle avec l’Iran.

Je crois que les puissances majeures comme les États-Unis et la Russie ne seront probablement pas impliquées dans un sens plus large, mais continueront à insérer des forces cachées dans la région et à soutenir les nations adverses par le financement et les armements. Comme avec la Corée du Nord, je ne m’attendrais pas à ce qu’une « guerre mondiale » à l’échelle d’une conflagration nucléaire se développe au Moyen-Orient.

Ce que j’attends, c’est quelque chose de bien plus dévastateur – à savoir une désintégration accélérée de notre structure économique déjà effondrée à mesure que la guerre éclate à l’étranger et que la perte du statut de monnaie de réserve mondiale et de pétro-monnaie du dollar nous frappe durement. Jusqu’à présent, à mon avis, il semble que la folie en Arabie Saoudite (comme avec les tambours de guerre appelant en continu contre la Corée du Nord), est un point de déclenchement parfait qui fournirait un catalyseur pour une distraction des masses.

La guerre économique mondiale est le vrai nom du jeu ici, car les globalistes jouent les marionnettistes à l’Est comme à l’Ouest. C’est une crise géopolitique qu’ils auront créée pour obtenir le soutien du public à une solution qu’ils ont prédéterminée.

Brandon Smith

Source alt-market.com

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

via:http://lesakerfrancophone.fr/le-coup-detat-saoudien-et-le-reset-du-nouvel-ordre-mondial

 
 

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L’écran de fumée du système économique face aux chiffres et aux réalités

Lors de ses adieux à l’Eurogroupe du lundi 9 octobre, l’ex-ministre des Finances allemand Wolfgang Schaüble a osé, lui aussi, s’inquiéter face à ses collègues, dans un strict huis clos, après la BRI et le FMI, des bulles financières, de l’excès des liquidités, de la surévaluation des actifs dans l’hémisphère occidental.

La Chine propose actuellement d’échanger les yuans reçus par les exportateurs de pétrole contre de l’or acheté sur les marchés du monde qui ne proviendrait donc pas des réserves chinoises. Il est possible que nous soyons à l’aube d’une révolution monétaire mondiale susceptible de mettre fin à la prédominance du dollar, le dollar s’écroulant complètement. Le monde assisterait alors à un retour à l’or en tant que monnaie globale, subrepticement, sans aucun accord global préalable entre les nations. Ce serait la triste fin, ô combien méritée, de la saga de la non-convertibilité en or du dollar au taux de 35 dollars l’once édictée par Nixon en 1971 !

Pour ébranler les apôtres du Système, quelques faits et des chiffres :
– Le ratio des matières premières trop bon marché GSCI, divisé par l’indice S&P 500 trop élevé, est de nos jours de l’ordre de 1 alors que sa moyenne, depuis trente ans, est de 4,1.
– Le prix de l’or semble avoir atteint un point de retournement.
– La Chine a plus de 20.000 tonnes d’or aujourd’hui, si l’on additionne l’ensemble de ses réserves officielles de 4.000 tonnes à sa production cumulée de 5.000 tonnes, aux réserves de 2.000 tonnes des joailliers, aux 7.000 tonnes achetées dans le monde depuis 1994. De plus, la Chine, au cours actuel de l’or avec ses 3.500 milliards de dollars en réserve, pourrait acheter théoriquement 100.000 tonnes d’or !
– La Russie a vu ses réserves en or passer de 500 tonnes, en 2006, à 1.550 tonnes, en 2017.
– La volatilité et l’augmentation spéculative des crypto-devises du genre Bitcoin montre la fragilité du système.
– Les taux des bons obligataires à dix ans du Trésor américain, qui étaient de 15 % dans les années 1980, sont aujourd’hui à 1 %. Certains taux sont, depuis 2.500 ans, pour la première fois proches de zéro.
– Il y a, aux États-Unis, une bulle sur les actions si l’on regarde grimper le graphique du NASDAQ, l’augmentation du ratio cours/bénéfice à 25,65 en juillet 2017 du S&P 500, et une bulle sur l’immobilier avec l’indice Case-Shiller des prix de l’immobilier qui a atteint 195 en juillet 2017, soit plus élevé encore que lors de la crise des « subprimes » en 2008.
– Il ne fait aucun doute, si l’on regarde les siècles passés, que les crises se rapprochent de plus en plus d’une façon exponentielle, et sont plus beaucoup nombreuses.
– La dette mondiale irremboursable atteint 217.000 milliards de dollars, soit 327 % du PIB mondial. Les pays émergents sont aussi très endettés.
– La Banque du Japon possède 75 % des ETF indiciels japonais et la Banque nationale suisse est devenue un « hedge fund »à risques qui possède 85 milliards de dollars d’actions américaines !
– Les actifs cumulés des banques centrales BCE, Japon, Fed, Angleterre représentent 14.000 milliards de dollars après avoir injecté plus de 10.000 milliards de dollars de liquidités en dix ans.

En fait, le point Oméga du Système, c’est le Venezuela. Il crée de la monnaie, dope les marchés, mais ne crée pas de la richesse réelle. Il espère que la richesse à venir permettra de rembourser les dettes. Mais c’est ainsi que procèdent les faillis hyper-endettés lorsqu’ils pratiquent la politique de la fuite en avant. D’ici trois à cinq ans au plus tard, nous devrions vivre un tsunami terrible semblable à l’Allemagne en 1923 mais généralisé à l’ensemble du monde, la crise de 1929 apparaissant alors comme une « broutille » et un simple épiphénomène ! Qu’en pense Macron ?

http://www.bvoltaire.com/lecran-de-fumee-systeme-economique-face-aux-chiffres-aux-realites/?mc_cid=c9b93ae8f5&mc_eid=b338f8bb5e

La Russie et la Chine feront tout pour toucher au cœur la puissance de l’Amérique en n’utilisant plus le dollar pour le commerce du pétrole.  

Selon une étude du World Gold Council publiée début octobre et intitulée « La décennie dorée de l’Allemagne », la demande d’or privée allemande a atteint un record de 190 tonnes : 110 tonnes physiques en pièces et barres et l’équivalent de 80 tonnes en titres indexés sur l’or, pour une valeur de 6,8 milliards d’euros. Si les Français continuent de rêver malgré la sévère mise en garde de la crise de 2008, les Allemands, non ! Hormis la Suisse, les Allemands, avec 1,5 gramme par habitant, sont les plus gros acheteurs d’or d’Europe. Ils font mieux que les Turcs avec 0,9 gramme, les Chinois avec 0,6 gramme ou même les Indiens (0,5 gramme) et la France, (0,1 gramme seulement).

L’Allemagne a été marquée par l’hyperinflation hallucinante de 1923 et par huit monnaies différentes durant les cent dernières années. Les Allemands sont conscients de l’instabilité financière et des effets d’érosion sur les richesses qui menacent le monde. Les taux bas et négatifs inquiètent suffisamment les Allemands pour que 57 % d’entre eux investissent dans l’or afin de protéger leur patrimoine. La bataille de l’or légitime contre le dollar illégitime comme étalon mondial est, en fait, une lutte économique et géopolitique (Chine, Russie, Iran, Venezuela) sans merci tous azimuts au niveau de la planète, et ce qui se passe en Allemagne est un avertissement sérieux de plus parmi d’autres à l’encontre de l’impérialisme non justifié du dollar.

Dans une interview accordée au média américain CNBC le 11 octobre, l’économiste Carl B. Weinberg a estimé que Pékin pourrait bientôt acheter l’or noir avec sa propre devise, le yuan, sans devoir passer par le dollar, car la Chine devrait, d’ici un an ou deux, surpasser les États-Unis en tant que premier importateur de pétrole. Si les Saoudiens se décident à accepter le paiement en yuans-or, les autres acteurs du marché du pétrole suivront son exemple. Pékin a toutes les chances de faire pencher la balance en sa faveur avec la carotte supplémentaire de la convertibilité en or du yuan à Hong Kong, Shanghaï ou Londres. 

Ce serait donc la fin pour l’Amérique, malgré tous ses efforts, de l’accord conclu en 1974 entre le président américain Richard Nixon et le roi Fayçal d’Arabie pour que Riyad libelle ses ventes de pétrole en dollars, d’où les pétrodollars et l’origine même de la suprématie du dollar dans le monde. Les tentatives de Trump pour remettre en cause l’accord conclu avec Téhéran sur la non-détention d’armes nucléaires ne sont pas faites seulement pour satisfaire Israël, qui tient à rester la seule puissance détentrice de l’arme nucléaire au Moyen-Orient, mais aussi et surtout pour plaire à l’Arabie saoudite, qui voit dans l’Iran chiite et perse un dangereux, vaste et puissant ennemi héréditaire de l’autre côté du golfe Persique, afin de la dissuader de coter son pétrole en yuans. 

La Russie et la Chine, de leur côté, feront tout pour toucher au cœur la puissance financière de l’Amérique en n’utilisant plus le dollar pour le commerce du pétrole.

Le système financier mondial basé sur le dollar-étalon aux pieds d’argile, l’hyper-endettement, la folle création monétaire et la domination de Wall Street constituent, en fait, face au monde et à l’or, une gigantesque bombe à retardement qui explosera inéluctablement. Le seul problème, c’est que personne ne connaît la date et l’heure à laquelle la bombe a été réglée.

http://www.bvoltaire.com/dollar-face-a-ruee-vers-lor-allemagne-yuan-or-chinois-arabie-saoudite/

 
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Publié par le 19 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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Des scientifiques découvrent que le jeûne Déclenche la régénération des cellules souches et combat le cancer

Un certain nombre d’anciennes pratiques de santé se révèlent être efficaces de plusieurs façons. Des scientifiques ont désormais découvert la première preuve d’une intervention naturelle qui déclenche la régénération des cellules souches d’un organe ou d’un système.

L’étude a été publiée dans le numéro de Juin 2014 de Cell Stem Cell par des chercheurs de l’Université de Californie du Sud. La recherche montre que les cycles de jeûne prolongé protègent le système immunitaire contre les dommages et induisent la régénération du système immunitaire. Ils ont conclu que le jeûne fait passer les cellules souches d’un état dormant à un état d’auto-renouvellement. (1)

Les essais cliniques humains ont été effectués en faisant appels à des patients qui étaient sous chimiothérapie. Pendant de longues périodes de temps, les patients n’ont pas mangé, ce qui a réduit considérablement le nombre de leurs globules blancs. Chez la souris, des cycles de jeûne « ont activé le mode régénératif, en changeant les voies de signalisation des cellules souches hématopoïétiques, qui sont responsables de la génération du sang et du système immunitaire. » (1)

« Nous ne pouvions pas prévoir que le jeûne prolongé aurait un effet si remarquable dans la promotion de la régénération des cellules souches du système hématopoiétique. Lorsque vous mourez de faim, le système tente d’économiser l’énergie, et l’une des choses qu’il peut faire pour économiser l’énergie est de recycler un grand nombre de cellules immunitaires qui ne sont pas nécessaires, en particulier celles qui peuvent être endommagées. Ce que nous avons commencé à remarquer à la fois chez l’humain et la souris est que le nombre de globules blancs dans le sang baisse avec un jeûne prolongé. Puis, quand vous alimentez de nouveau, les globules blancs reviennent.  » – Valter Longo, auteur correspondant. (1)

Encore une fois, parce que le jeûne réduit considérablement le nombre de globules blancs du sang, cela déclenche la régénération des cellules souches de nouvelles cellules du système immunitaire. Plus important encore, il réduit l’enzyme PKA, qui a été liée au vieillissement, à la progression des tumeurs et au cancer. (1) Il est également important de mentionner que le jeûne protège contre la toxicité dans un essai clinique pilote où les patients ont jeûné pendant 72 heures avant une chimiothérapie.

« La chimiothérapie provoque des dommages collatéraux importants pour le système immunitaire. Les résultats de cette étude suggèrent que le jeûne peut atténuer certains des effets nocifs de la chimiothérapie. » Co-Auteur Tanya Dorff (1)

Le jeûne est une tradition qui faisait partie intégrante de nombreuses cultures anciennes, des védiques aux bouddhistes et plus, le jeûne ne doit pas être confondu avec la famine. C’est le processus de se restreindre et de contrôler l’expérience sensorielle de l’alimentation et dans le même temps faire en sorte que vous le faites correctement. Lorsque je jeûne, je fais habituellement des jeûnes à l’eau et je le fais depuis près de huit ans maintenant et je me sens toujours bien et plein d’énergie après l’avoir fait.

Plus de recherche

1. Le jeûne aide à se protéger contre les maladies du cerveau:

Des chercheurs de l’institut national du vieillissement de Baltimore ont trouvé des preuves que jeûner pendant un ou deux jours par semaine peut prévenir les effets de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson. La recherche a également trouvé que réduire l’apport quotidien de 500 calories par jour pendant deux jours sur sept peut montrer des effets bénéfiques clairs pour le cerveau.

2. Le jeûne réduit votre risque de maladie cardiaque et de diabète:

Avoir régulièrement un jour sans nourriture réduit votre risque de maladie cardiaque et de diabète. Des études montrent que le jeûne libère une poussée significative de l’hormone de croissance humaine, qui est associée à l’accélération du métabolisme et à la combustion des graisses. L’élimination des graisses est connue pour réduire le risque de maladie cardiaque et de diabète. Les médecins commencent même à considérer le jeûne comme traitement.

3. Le jeûne traite efficacement le cancer dans les cellules humaines:

Une étude de la revue scientifique du vieillissement a constaté que les patients atteints de cancer qui incluent le jeûne dans leur traitement ont perçu moins d’effets secondaires de la chimiothérapie. Tous les tests effectués jusqu’ici montrent que le jeûne améliore la survie, ralentit la croissance tumorale et limite la propagation des tumeurs. L’Institut national du vieillissement a également étudié un type de cancer du sein en détail afin de mieux comprendre les effets du jeûne sur le cancer. À la suite d’un jeûne, les cellules cancéreuses ont essayé de faire de nouvelles protéines et ont pris d’autres mesures pour continuer de grandir et de se diviser. À la suite de ces mesures, qui à leurs tours ont conduit à un certain nombre d’autres mesures, des molécules de radicaux libres préjudiciables ont été créées, ce qui a démolit le propre ADN des cellules cancéreuses et provoqué leur destruction! C’est le suicide cellulaire, la cellule cancéreuse essaye de remplacer toutes les choses manquantes dans le sang dont elle a besoin pour survivre après une période de jeûne, mais ne peut pas. A son tour, elle tente de les créer et cela conduit à sa propre destruction.

Encore une fois, assurez-vous de faire des recherches avant d’essayer cela. Espérons que cela puisse vous emmener plus loin pour examiner la question si vous êtes vraiment intéressé.

Sources:
(1) news.usc.edu
www.scientificamerican.com
www.sciencedaily.com
www.dailymail.co.uk
www.guardian.co.uk
www.nia.nih.gov
www.collective-evolution.com

Via MR

 
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Publié par le 15 mai 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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En Israël, un faux Le Drian escroque chefs d’États et patrons étrangers

faux-le-drian

Ce n’est pas la première arnaque de ce genre réalisée par des Franco-israhelliens, mais il faut dire qu’il n’y a qu’eux pour oser une arnaque aussi sophistiquée, aucun autre ressortissant d’aucun pays au monde ne peut se le permettre ou n’a les moyens de connaître l’exacte réplique du bureau de Le Drian, sans parler du carnet d’adresses ! C’est inouï ! (source)

Des arnaqueurs ayant obtenu des millions d’euros en usurpant l’identité du ministre de la Défense sortant sont recherchés par les services de renseignement français et israéliens.

Au début de la semaine, la justice et les services de renseignement français ont demandé l’aide de leurs homologues de l’Etat hébreu pour découvrir l’identité des Franco-Israéliens se faisant passer pour le ministre démissionnaire de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et pour des membres de son entourage. Car ces escrocs pleins d’entregent ont convaincu plusieurs entreprises françaises de leur verser des millions d’euros sur des comptes dans les paradis fiscaux et ces sommes se sont évanouies dans la nature.

Sosie.

Les enquêteurs de l’Unité 433, l’équivalent israélien du FBI, cherchent notamment à découvrir où les aigrefins avaient installé une réplique parfaite du bureau du ministre pour convaincre leurs victimes de cracher au bassinet. La pièce, sur le mur de laquelle était accroché le portrait officiel de François Hollande, était la copie conforme de la vraie. C’est à partir de là qu’un sosie de Le Drian, entouré d’un drapeau tricolore et d’un drapeau européen, demandait par vidéoconférence à des entrepreneurs de « contribuer au combat de la France à lutter contre le terrorisme ».

Selon les circonstances, le faux Le Drian et ses faux conseillers évoquaient le paiement d’une rançon à l’État islamique, le financement d’opérations spéciales ou de discrets achats d’armes. Leurs victimes se consoleront peut-être en sachant qu’elles ne sont pas les seules, puisqu’en 2015, d’autres joueurs de pipeau – ou peut-être les mêmes – avaient contacté la plupart des chefs d’État africains francophones afin de leur vendre la même salade. Déjà au nom de Jean-Yves Le Drian, qui a d’ailleurs porté plainte. Certains de ces dirigeants ont payé au nom de la Françafrique, d’autres ne sont pas tombés dans le piège.

Depuis le début des années 2000, Israël est devenu le centre mondial de cette technique connue sous les noms d’« escroquerie à la fausse qualité », d’« escroquerie au Président » ou d’« escroquerie aux faux ordres de virement » (Fovi). Ces deux dernières entourloupes consistant à convaincre, par le biais de mails contrefaits et d’appels téléphoniques émanant prétendument du dirigeant d’une entreprise, son service comptabilité de transférer des fonds sur un compte inconnu.

Inventeur.

Condamné à sept années de prison et à une amende d’un million d’euros en 2015 par le tribunal correctionnel de Paris, Gilbert Chikli, le Franco-Israélien inventeur de ce type d’escroquerie, vit désormais dans une luxueuse villa d’Ashdod, au sud de Tel-Aviv. Son histoire a inspiré le film Je compte sur vous avec Vincent Elbaz et Julie Gayet. Mais l’escroc n’en vit pas mieux pour autant, puisque sa fortune est convoitée par des mafieux locaux, ce qui l’oblige à rester sous la protection de gardes armés.

Interviewé par Libération en mai 2015, Chikli jurait alors s’être retiré des affaires. Mais ses émules sont toujours actifs. En juin 2016, l’Unité 433 a ainsi démantelé une organisation basée dans un local sordide de la vieille zone industrielle de Netanya, la ville la plus francophone d’Israël. Dirigée par un certain monsieur « Henry O.» et composée de Franco-Israéliens et de Franco-Italiens, la bande a siphonné, en 2015, plusieurs grandes entreprises belges, allemandes et françaises. Montant du butin ? Plus de 9 millions d’euros. Une somme pourtant insignifiante, comparée à celle amassée par une autre organisation mise hors d’état de nuire en mars par l’Unité 433 et par le FBI. Forte d’une vingtaine de personnes, cette bande installée à Netanya, Tel-Aviv et New-York comptait plusieurs Franco-Israéliens dans ses rangs. Elle s’est attaquée à des fonds de pension, à des fonds d’investissement, à une banque et à au moins une multinationale française. Selon des sources proches de ce dossier ultra-confidentiel, son butin « s’évalue en dizaines de millions d’euros ».

« Hawala ».

La plupart du temps, les escrocs « à la fausse qualité » font disparaître l’argent volé sur des comptes ouverts dans des pays exotiques grâce à des intermédiaires prélevant une commission pouvant atteindre 30 %. Mais pas l’organisation criminelle démantelée en mars, puisque celle-ci les blanchissait en Europe et en Israël grâce au « hawala », un système de transfert alternatif et discret fonctionnant grâce à des bureaux de change.

Cependant, d’autres escrocs préfèrent en rester aux bonnes vieilles méthodes. Début mai, les douaniers de l’aéroport de Tel-Aviv ont intercepté plusieurs passeurs franco-israéliens (des baldarim, en hébreu) accusés d’avoir, depuis 2014, rapatrié clandestinement 5 millions d’euros de cash provenant de diverses escroqueries réalisées en Europe. (source)

 
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Publié par le 15 mai 2017 dans général, Insolite, International

 

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La longue tradition des annulations de dettes en Mésopotamie et en Egypte du 3e au 1er millénaire avant J-C

Il est essentiel de percer l’écran de fumée de l’histoire racontée par les créanciers et rétablir la vérité historique. Des annulations généralisées de dette ont eu lieu de manière répétée dans l’histoire.

Hammourabi, roi de Babylone, et les annulations de dette

Le Code Hammourabi se trouve au musée du Louvre à Paris. En fait, le terme « code » est inapproprié, car Hammourabi nous a légué plutôt un ensemble de règles et de jugements concernant les relations entre les pouvoirs publics et les citoyens. Le règne d’Hammourabi, « roi » de Babylone (situé dans l’Irak actuel), a commencé en 1792 av. J-C et a duré 42 ans. Ce que la plupart des manuels d’histoire ne relèvent pas, c’est qu’Hammourabi, à l’instar des autres gouvernants des cités-États de Mésopotamie, a proclamé à plusieurs reprises une annulation générale des dettes des citoyens à l’égard des pouvoirs publics, de leurs hauts fonctionnaires et dignitaires. Ce que l’on a appelé le Code Hammourabi a vraisemblablement été écrit en 1762 av. J-C. Son épilogue proclamait que « le puissant ne peut pas opprimer le faible, la justice doit protéger la veuve et l’orphelin (…) afin de rendre justice aux opprimés ». Grâce au déchiffrage des nombreux documents écrits en cunéiforme, les historiens ont retrouvé la trace incontestable de quatre annulations générales de dette durant le règne d’Hammourabi (en 1792, 1780, 1771 et 1762 av. J-C).

A l’époque d’Hammourabi, la vie économique, sociale et politique s’organisait autour du temple et du palais. Ces deux institutions très imbriquées constituaient l’appareil d’État, l’équivalent de nos pouvoirs publics d’aujourd’hui, où travaillaient de nombreux artisans et ouvriers, sans oublier les scribes. Tous étaient hébergés et nourris par le temple et le palais. C’est ainsi qu’ils recevaient des rations de nourriture leur garantissant deux repas complets par jour. Les travailleurs et les dignitaires du palais étaient nourris grâce à l’activité d’une paysannerie à qui les pouvoirs publics fournissaient (louaient) des terres, des instruments de travail, des animaux de trait, du bétail, de l’eau pour l’irrigation. Les paysans produisaient notamment de l’orge (la céréale de base), de l’huile, des fruits et des légumes. Après la récolte, les paysans devaient en verser une partie à l’État comme loyer. En cas de mauvaises récoltes, ils accumulaient des dettes. En-dehors du travail sur les terres du temple et du palais, les paysans étaient propriétaires de leurs terres, de leur habitation, de leur bétail et des instruments de travail. Une autre source de dettes des paysans était constituée par les prêts octroyés à titre privé par de hauts fonctionnaires et des dignitaires afin de s’enrichir et de s’approprier les biens des paysans en cas de non remboursement de ces dettes. L’impossibilité dans laquelle se trouvaient les paysans de rembourser les dettes pouvait aboutir également à leur asservissement en tant qu’esclaves (des membres de leur famille pouvaient également être réduits en esclavage pour dette). Afin de garantir la paix sociale, notamment en évitant une détérioration des conditions de vie des paysans, le pouvoir en place annulait périodiquement toutes les dettes |1| et restaurait les droits des paysans.


Les annulations générales de dette se sont échelonnées en Mésopotamie sur 1000 ans

Les proclamations d’annulation générale de dettes ne se limitent pas au règne d’Hammourabi, elles ont commencé avant lui et se sont prolongées après lui. On a la preuve d’annulations de dette remontant à 2400 av. J-C, soit six siècles avant le règne d’Hammourabi, dans la cité de Lagash (Sumer), les plus récentes remontent à 1400 av. J-C à Nuzi. En tout, les historiens ont identifié avec précision une trentaine d’annulations générales de dette en Mésopotamie entre 2400 et 1400 av. J-C. On peut suivre Michael Hudson |2| quand il affirme que les annulations générales de dette constituent une des caractéristiques principales des sociétés de l’Âge du bronze en Mésopotamie. On retrouve d’ailleurs dans les différentes langues mésopotamiennes des expressions qui désignent ces annulations pour effacer l’ardoise et remettre les compteurs à zéro : amargi à Lagash (Sumer),nig-sisa à Ur, andurarum à Ashur, misharum à Babylone, shudutu à Nuzi.

Ces proclamations d’annulation de dette étaient l’occasion de grandes festivités, généralement à la fête annuelle du printemps. Sous la dynastie de la famille d’Hammourabi a été instaurée la tradition de détruire les tablettes sur lesquelles étaient inscrites les dettes. En effet, les pouvoirs publics tenaient une comptabilité précise des dettes sur des tablettes qui étaient conservées dans le temple. Hammourabi meurt en 1749 av. J-C après 42 ans de règne. Son successeur, Samsuiluna, annule toutes les dettes à l’égard de l’État et décrète la destruction de toutes les tablettes de dettes sauf celles concernant les dettes commerciales.

Quand Ammisaduqa, le dernier gouvernant de la dynastie Hammourabi, accède au trône en 1646 av. J-C, l’annulation générale des dettes qu’il proclame est très détaillée. Il s’agit manifestement d’éviter que certains créanciers profitent de certaines failles. Le décret d’annulation précise que les créanciers officiels et les collecteurs de taxes qui ont expulsé des paysans doivent les indemniser et leur rendre leurs biens sous peine d’être exécutés. Si un créancier a accaparé un bien par la pression, il doit le restituer et/ou le rembourser en entier, faute de quoi il devait être mis à mort.

A la suite de ce décret, des commissions ont été mises en place afin de réviser tous les contrats immobiliers et d’éliminer ceux qui tombaient sous le coup de la proclamation d’annulation de dette et de restauration de la situation antérieure, statu quo ante. La mise en pratique de ce décret était facilitée par le fait qu’en général, les paysans spoliés par les créanciers continuaient à travailler sur leurs terres bien qu’elles soient devenues la propriété du créancier. Dès lors, en annulant les contrats et en obligeant les créanciers à indemniser les victimes, les pouvoirs publics restauraient les droits des paysans. La situation se dégradera un peu plus de deux siècles plus tard.


Les limites des actes d’annulation de dettes

En Mésopotamie, durant l’Âge du bronze, les esclaves pour dettes étaient libérés mais pas les autres types d’esclaves (notamment les prises de guerre). Cependant, les actes d’annulation de dette ne doivent pas être présentés comme des décisions faisant progresser l’émancipation sociale, il s’agissait de restaurer l’ordre antérieur qui incluait de nombreuses formes d’oppression. Néanmoins, sans embellir l’organisation de ces sociétés d’il y a 3000 à 4000 ans, il faut souligner que les gouvernants cherchaient à maintenir une cohésion sociale en évitant la constitution de grandes propriétés privées, en prenant des mesures pour que les paysans gardent un accès direct à la terre, en limitant la montée des inégalités, en veillant à l’entretien et au développement des systèmes d’irrigation. Michael Hudson souligne par ailleurs que la décision de déclarer la guerre revenait à l’assemblée générale des citoyens et que le « roi » n’avait pas le pouvoir de prendre la décision.

Il semble que, dans la cosmovision des Mésopotamiens de l’Âge du bronze, il n’y a pas eu de création originale par un dieu. Le gouvernant (ruler), confronté au chaos, a réorganisé le monde pour rétablir l’ordre normal et la justice.

Après 1400 av. J-C, on n’a trouvé aucun acte d’annulation de dette. Les inégalités se sont fortement renforcées et développées. Les terres ont été accaparées par de grands propriétaires privés, l’esclavage pour dette s’est enraciné. Une partie importante de la population a migré vers le nord-ouest, vers Canaan avec des incursions vers l’Égypte (les Pharaons s’en plaignaient).
Au cours des siècles qui suivirent, considérés par les historiens de la Mésopotamie comme des temps obscurs (Dark Ages) -à cause de la réduction des traces écrites-, on a néanmoins la preuve de luttes sociales violentes entre créanciers et endettés.


Égypte : la pierre de Rosette confirme la tradition des annulations de dette

La pierre de Rosette qui a été accaparée par des membres de l’armée napoléonienne en 1799 lors de la campagne d’Égypte a été déchiffrée en 1822 par Jean-François Champollion. Elle se trouve aujourd’hui au British Museum à Londres. Le travail de traduction a été facilité par le fait que la pierre présente le même texte en trois langues : l’égyptien ancien, l’égyptien populaire et le grec du temps d’Alexandre le Grand.

Le contenu de la pierre de Rosette confirme la tradition d’annulation des dettes qui s’est instaurée dans l’Égypte des Pharaons à partir du VIIIe siècle av. J-C, avant sa conquête par Alexandre le Grand au IVe siècle av. J-C. On y lit que le pharaon Ptolémée V, en 196 av. J-C, a annulé les dettes dues au trône par le peuple d’Égypte et au-delà.

Bien que la société égyptienne du temps des Pharaons fût très différente de la société mésopotamienne de l’Âge du bronze, on retrouve la trace évidente d’une tradition de proclamation d’amnistie qui précède les annulations générales de dette. Ramsès IV (1153-1146 av. J-C) a proclamé que ceux qui ont fui peuvent rentrer au pays. Ceux qui étaient emprisonnés sont libérés. Son père Ramsès III (1184 –1153 av. J-C) a fait de même. A noter qu’au 2e millénaire, il semble qu’il n’y avait pas d’esclavage pour dette en Égypte. Les esclaves étaient des prises de guerre. Les proclamations de Ramsès III et IV concernaient l’annulation des arriérés de taxes dues au Pharaon, la libération des prisonniers politiques, la possibilité pour les personnes condamnées à l’exil de rentrer au pays.

Ce n’est qu’à partir du 8e siècle av. J-C, qu’on trouve en Égypte des proclamations d’annulation de dettes et de libération des esclaves pour dette. C’est le cas du règne du pharaon Bocchoris (717-11 av. J-C), dont le nom a été hellénisé.

Une des motivations fondamentales des annulations de dette était que le pharaon voulait disposer d’une paysannerie capable de produire suffisamment de nourriture et disponible à l’occasion pour participer à des campagnes militaires. Pour ces deux raisons, il fallait éviter que les paysans soient expulsés de leurs terres sous la coupe des créanciers.

Dans une autre partie de la région, on constate que les empereurs assyriens du 1er millénaire av. J-C ont également adopté la tradition d’annulations des dettes. Il en a été de même à Jérusalem, au 5e siècle av. J-C. Pour preuve, en 432 av. J-C, Néhémie, certainement influencé par l’ancienne tradition mésopotamienne, proclame l’annulation des dettes des Juifs endettés à l’égard de leurs riches compatriotes. C’est à cette époque qu’est achevée la Torah |3|. La tradition des annulations généralisées de dette fera partie de la religion juive et des premiers textes du christianisme via le Deutéronome qui proclame l’obligation d’annuler les dettes tous les sept ans et le Lévitique qui l’exige à chaque jubilé, soit tous les 50 ans.


Conclusion

Aujourd’hui, le remboursement de la dette constitue indéniablement un tabou. Il est présenté par les chefs d’État et de gouvernement, les banques centrales, le FMI et la presse dominante comme inévitable, indiscutable, obligatoire. Les citoyens et citoyennes devraient se résigner au paiement de la dette. La seule discussion possible porte sur la façon de moduler la répartition des sacrifices nécessaires afin de dégager suffisamment de moyens budgétaires pour tenir les engagements pris par la nation endettée. Les gouvernements qui ont emprunté ont été élus démocratiquement, les actes qu’ils ont posés sont donc légitimes. Il faut payer.

Il est essentiel de percer l’écran de fumée de l’histoire racontée par les créanciers et rétablir la vérité historique. Des annulations généralisées de dette ont eu lieu de manière répétée dans l’histoire. Ces annulations correspondent à différents contextes. Dans le cas que nous venons d’évoquer, les proclamations d’annulation généralisée de dette étaient prises à l’initiative de gouvernants soucieux de préserver la paix sociale. Dans d’autres cas, les annulations ont été le résultat d’une lutte sociale exacerbée par la crise et la montée des inégalités. C’est le cas de la Grèce et de la Rome antiques. D’autres scénarios sont aussi à prendre en compte : l’annulation de dette décrétée par des pays endettés posant un acte souverain unilatéral, l’annulation de dette concédées par les vainqueurs à un pays vaincu ou/et allié… Une chose est certaine : à l’échelle historique, la dette joue un rôle moteur dans de nombreux bouleversements sociaux et politiques.

Notes

|1| Les dettes entre commerçants n’étaient pas visées par ces annulations.

|2| Cet article est essentiellement basé sur la synthèse historique présentée par Michael Hudson, docteur en économie, dans plusieurs articles et ouvrages captivants : « The Lost Tradition of Biblical Debt Cancellations », 1993, 87 pages ; « The Archaeolgy of Money », 2004. Michael Hudson fait partie d’une équipe scientifique pluridisciplinaire (ISCANEE, International Scholars’ Conference on Ancient Near Earstern Economies) comprenant des philologues, des archéologues, des historiens, des économistes qui travaillent sur les sociétés et les économies anciennes du Proche-Orient. Leurs travaux sont publiés par l’université de Harvard. Michael Hudson inscrit son travail dans le prolongement des recherches de Karl Polanyi, il produit également des analyses sur la crise contemporaine. Voir notamment « The Road to Debt Deflation, Debt Peonage, and Neoliberalism », février 2012, 30 p. Parmi les ouvrages d’autres auteurs qui, depuis la crise économique et financière initiée en 2007-2008, ont écrit sur la longue tradition d’annulation de dette, il convient de lire : David Graeber, Debt : The First 5000 Years, Melvillehouse, New York, 2011, 542 p.

|3| La Torah (loi religieuse juive) est la compilation des textes qui forment les cinq premiers livres de la Bible : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Ils n’ont pas été rédigés dans l’ordre où nous les connaissons aujourd’hui.

Source : CADTM

 

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