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Le souverainisme est-il une insulte ?

Comment le mot « souverainiste » a-t-il pu devenir une insulte ? se demande Michel Onfray dans Le Point. Comment la souveraineté des peuples a-t-il été diabolisée au point d’être synonyme de racisme, xénophobie, islamophobie ? Comment le pouvoir d’un peuple, par le peuple et pour le peuple est-il devenu une régression ? Comment l’exercice de la démocratie est-il considéré comme une erreur ?

Si aujourd’hui le souverainisme s’apprête à remporter cette élection, n’est-ce pas une victoire de la démocratie sur un système capitaliste fou qui échappe au pouvoir des peuples, ou bien le retour des « heures les plus sombres » de notre histoire ?

Et finalement, si le peuple Français refuse de fondre la Nation Française dans un ensemble territorial supra-national et rejette les traités qu’on lui propose, est-il normal de passer outre et de les mettre en oeuvre malgré lui ? La souveraineté du peuple doit-elle être ignorée quand il ne pense pas comme les élites ? sa voix, amoindrie ?

L’exercice de la démocratie n’est possible que si il y a un peuple qui détient la maîtrise de son destin, un peuple qui est donc souverain. La démocratie ne peut pas s’exprimer sans la souveraineté. Veut-on nous faire croire que, finalement, la démocratie, c’est une idée dépassée ? (« democracy is so overrated » – Frank Underwood, House of cards).

Petit rappel historique

Ce ne sont pas des Nations souveraines et démocratiques, mais des Empires hégémoniques qui ont provoqués les plus grandes guerres européennes modernes. Ce sont Louis-Napoléon Bonaparte, alias Napoléon III, Otto Eduard Leopold, alias Bismarck, et Adolphe Hitler, alias Führer, fondateurs respectifs de l’Empire Français, du IIème et du IIIème Reich Allemands qui mirent l’Europe à feu et à sang depuis 150 ans, et non des peuples Européens souverains; des guerres où les empires Français, Allemands, Austro-Hongrois, Russe et Ottoman se sont finalement brisés pour laisser la place aux Nations et aux peuples souverains et, par voie de conséquence, à 70 années de paix.

Que fait-on depuis bientôt 20 ans ? On s’efforce de sortir de cette Europe des Nations en paix, coopératives et démocratiques, pour construire un nouvel ensemble Européen sur la foi d’une élite dogmatique qui prétend savoir mieux que le peuple ce qui est bon pour lui et qui diabolise leur souhait de souverainisme. Que croyez-vous qu’il arrivera ? (source)

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Publié par le 19 avril 2017 dans général, Politique, société

 

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Macron est-il un instrument de la CIA ?

Crime de lèse-majesté envers le chou-chou des banksters et des réseaux financiers apatrides : cette caricature publiée Vendredi dernier sur le compte officiel Twitter du parti Les Républicains aurait des connotations… antisémites en reprenant, soi-disant, les codes de l’imagerie anti-juive des années 1930 …

Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou confusioniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des éléments. Bonne lecture.

Propos préliminaires

Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat (pour les grincheux, ce n’est qu’un postulat !) que les cyber attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous les projecteurs dans le paysage politique français. Les russes sauraient ils qui est Macron depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?

Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange, le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia : “ Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes.

Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?

Peut – être. Dans ce cas on comprend mieux l’inquiétude des Russes qui le considèrent alors comme un agent de l’influence américaine en Europe. Mais cette hypothèse est elle plausible ? En cherchant un peu, on trouve, quand même, des éléments troublants dans le parcours de Macron.

Il n’échappe à personne que la campagne de Macron est habitée par deux objectifs : tout faire pour créer un pôle social libéral par une l’alliance droite–gauche et rester dans un schéma de la mondialisation de l’Économie. Comme beaucoup, vous croyez que ces idées sortent de la tête de ce brillant énarque ? Eh bien vous vous trompez ! La stratégie de Macron est dans la droite ligne de celle définie par les États Unis et la CIA dans les années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.

Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre exactement dans ce schéma. Vous ne le croyez pas ? Ce sont des élucubrations, des supputations, des délires ? Lisez bien ce qui est écrit, c’est surprenant !

L’histoire incroyable de MACRON,
le nouveau messie français.

Le contexte

Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondation privée à but non lucratif des Etats Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite ?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur. Son objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. En fait, et vous l’aurez deviné, il s’agit d’un instrument de l’hégémonie américaine. La NED finance de nombreux think tanks dans la monde. Ce sont les chambres de commerce américaines et les multinationales (Chevron, Coca Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft etc.) qui abondent son budget. Et comme une évidence cet organisme a été créé spécialement pour servir de substitut à la CIA, car c’est la centrale qui s’occupait de cette stratégie auparavant.Rassurez vous, elle n’est pas loin. Parmi ses membres on y croise, des élus du Congrès, des patrons de multinationales, des lobbyistes, mais aussi des membres de la CIA.

L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite-gauche dans le domaine de la production des élites « démocratiques ». Après 1989, cette politique s’impose dans les institutions de promotion de la démocratie en Europe. Elle s’inspire de l’idée de créer une classe d’experts de la démocratie et de leaders politiques professionnels (vous avez bien lu ?) qui puissent réaliser la transformation des régimes totalitaires (par un autre… plus soft celui-là ?) et consolider le fonctionnement des nouvelles démocraties (l’Ukraine ?). Évidemment, l’action de la NED ne se limite pas à la transformation des régimes totalitaires, elle incite aussi à lutter contre« les populismes » (tiens, tiens,) et les extrêmes.

La mobilisation de cette organisation contre le « populisme » et les « extrêmes » a eu son illustration à l’occasion du référendum sur la Constitution Européenne.

En effet, en décembre 2005, l’Aspen Institute de Lyon, un think tank néoconservateur américain, a réuni plusieurs think tanks français et européens, de gauche comme de droite, inquiets des « non » français et néerlandais à la Constitution européenne. Ils ont, ensemble, reconnu la nécessité de mettre au point une stratégie commune de communication et d’éducation des cadres pour contrer la vague populiste en Europe.

Vous avez bien lu ? Le « NON » à la constitution européenne serait donc le fait d’une vague populiste !

Vous avez donc compris que les américains sélectionnent, forment et financent des individus afin de promouvoir une alliance « droite-gauche » contre les « populismes » et les extrêmes pour éviter que leurs desseins ne soient remis en cause par des « manants » qui s’attaqueraient au libéralisme et à la mondialisation de l’économie.

Bon. Maintenant que vous avez le contexte, il faut raconter l’histoire immédiate du jeune énarque, que des parrains bien intentionnés ont calibré, jour après jour, en« leader politique professionnel » au service de la cause néoconservatrice américaine.

Macron entre dans la cour des grands.

Brillant élève comme chacun le sait désormais (on nous bourre le crâne depuis quelques mois), Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait au côté du Préfet de l’Oise. Ce dernier le convie à une réunion ayant pour objet l’établissement d’une zone commerciale.

Le patron concerné par cette réunion n’est autre que le richissime rocardien Henry Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarché. Homme de réseaux et d’influence, compagnon de route du PS, il fait rapidement de Macron son fils spirituel. Cette rencontre va être déterminante pour l’avenir de Macron.

Un détail qui n’est pas anodin. C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression « progressiste » (que vous avez entendu répéter ad vomitem durant le début de sa campagne) au détriment des notions de « social libéralisme » ou « social réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce changement sémantique est en fait un alignement de planètes destiné à mettre Macron sur la même orbite que les progressistes américains dont John Podesta, relation de Hermand, est le représentant au travers du Center for American Progress (CAP) le think tank « progressiste » qu’il préside. Rappelons que John Podesta a été conseiller spécial de Barak Obama et qu’en 2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.

Macron calibré au programme de la NED

1.Le formation politique : l’alliance gauche-droite de Jean-Pierre Jouyet

En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances. L’un de ses chefs est Jean-Pierre Jouyet (proche de Sarkozy, de Fillon et de Hollande, rien que ça). Jouyet le prend sous sa protection. Pourquoi ? A-t-il déterminé à cet instant que ce sera lui le messie libéral de demain ? Il n’y a aucun doute. A l’inspection des finances Jouyet est une sorte de chasseur de tête. Les hommes l’inspirent plus que les idées, dit-on (ça promet). Il mise sur le jeune énarque.

Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion “néo-cons” aux Etats Unis. Il présidera, jusqu’en 2013, la section française créée par Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur. (Voir en infra, L’Aspen à propos du “non” à la constitution européenne).

Suivant à la lettre les préconisations de la NED s’agissant de la formation de « leaders politiques professionnels », Aspen France propose un cycle de programmes dit « Leaders Politiques d’Avenir ». Inutile de vous dire qui sont les intervenants et les sujets abordés (voir le site Aspen France) c’est édifiant ! Laurent WAUQUIEZ , Jérôme GUEDJ, Olivier FERRAND, Cécile DUFLOT, Najat VALLAUD-BELKACEM, Jean Vincent PLACE sont les membres le plus connus des promotions depuis 2006. On n’y trouve pas Macron. Mais lui il était en prise direct avec le président.

Pour être plus concret, Michael Bloomberg, ancien maire de New York et 8 ème fortune mondiale a rencontré Macron le jeudi 9 mars 2017 à son QG de campagne pour parler économie. Bloomberg au travers de « Bloomberg Philanthropies » travaille depuis de nombreuse années en partenariat avec l’Institut Aspen.

Dans la droite ligne de la stratégie de la NED, lors de l’élection présidentielles 2007 Jouyet et d’autres fondent le groupe « les Graques », composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires qui appellent à une alliance gauche – droite entre Royal et Bayrou . Il y entraine Macron. L’objectif est d’appeler la gauche au réveil libéral européen puis prôner deux pôles, l’un conservateur, l’autre social libéral avec les verts et l’UDF. Partisan de l’économie de marché, ils ont saisi la percée de Bayrou pour construire avec lui le pôle social libéral. Bien évidemment leur stratégie est la prise de pouvoir de la gauche libérale au PS et, dans un second temps, le faire imploser. On y est.

Le formation économique : la mondialisation de l’économie de Jacques Attali.

Cette même année, Jouyet va suggérer le nom de Macron à Jacques Attali pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française dite « commission Attali ». Mise en place par Sarkozy, cette commission est le saint des saints de libéralisme européiste. Socialistes et libéraux s’y retrouvent (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron).

Quel est l’objectif de Jacques Attali ? Défenseur de la constitution et de l’établissement d’un état de droit mondial, condition pour lui de la démocratie et des droits de l’Homme (tu parles !), il pense en postulat que l’économie régulée par une institution de surveillance financière mondiale peut être une solution à la crise. Cette institution financière serait une première étape vers l’instauration d’une gouvernance démocratique mondiale dont l’Union Européenne peut devenir un laboratoire. Tout est dit. Emmanuel Macron a bien compris la leçon puisqu’il propose dans son programme en 2017 la création d’un ministre de l’Économie européen, d’un parlement économique européen et d’un budget européen.

C’est grâce à cette commission que Macron va développer ses réseaux. Il va notamment y rencontrer Serge Weinberg, homme d’affaire proche de Fabius. Weinberg est non seulement banquier, mais il est aussi membre de la “Trilatérale” dont les objectifs ont inspiré Attali.

Cette organisation privée a été créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bliderberg et du Council Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Son but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et l’Asie du Pacifique (trois zones clés du monde, pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent, au moins en partie, l’orchestration de la mondialisation économique.

En 2008, Jacques Attali et Serge Weinberg présente Macron à François Henrot ami intime de Wienberg. Henrot est le bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild.

Macron est recruté, il est maintenant à bonne école. François Henrot, son patron, est membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.

Destinée à favoriser les liens entre la France et les Etats Unis, la French American Fondation est née en 1976, durant des heures d’antagonisme entre les deux nations. Elle a été baptisée lors d’un dîner aux Etats Unis entre le président Gerald Ford et Valéry Giscard d’Estaing. L’activité de cette fondation est centrée sur le programme Young Leaders dont la mission est de trouver les personnes qui feront l’opinion et qui seront les dirigeants de leurs sociétés respectives. Ils sont né en 1981, avec pour parrain l’influent économiste libéral franco-américain de Princeton, Ezra Suleiman. Le programme financé par des mécènes privés, s’étale sur deux ans, avec un séjour de quatre jours en France, un autre temps équivalent aux Etats Unis, toujours dans des villes différentes, toujours avec des intervenants de très haut niveau. Les Young Leaders français sont (liste non exhaustive) : Juppé, Pécresse, Kosciusko Morizet, Wauquiez, Bougrab, Hollande, Moscovici, Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaut – Belkacem, Aquilino Morelle, Bruno Leroux, Olivier Ferrand, Laurent Joffrin (Nouvel Observateur), Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match et du JDD), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz (Le Monde).

Coté américain : Bill et Hillary Clinton….Macron sera promu, lui, en 2012.

L’ascension et l’apothéose.

Macron est mûr pour être propulsé dans les hautes sphères de la République. En 2012, sous l’impulsion de Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie.

Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République.

Beau parcours, non ?

Le 16 avril 2014 Jean-Pierre Jouyet deviendra Secrétaire Générale de l’Élysée ce qui achèvera la prise de pouvoir de la NED au cœur de la République.

C’est un véritable coup d’État ! Soft, certes, mais un coup d’État !

MACRON a-t-il été ciblé par la CIA ?

Assange nous a appris qu’en 2012, la CIA a demandé à la NSA de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes. WikiLeaks souligne que Macron est cité dans une e-mail d’Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, datant de 2012 où le personnage est décrit avec beaucoup de précision, mentionnant, notamment, qu’il était “un banquier en fusions et acquisitions” chez Rothschild à Paris, diplômé de l’ENA, ayant travaillé à l’Inspection Générale des finances et (pouvant) aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie”.

« Pouvant aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Economie » est ce que la chose a été bien traduite ? Ne serait ce pas plutôt « pouvant aussi devenir ministre de l’Économie » ?

Pourquoi cette précision ?

Chose troublante, en 2012, Macron avait été pressenti par Hollande pour en faire son Ministre du Budget dans le premier gouvernement, mais il n’avait pas retenu ce choix parce que Macron n’avait pas de mandat électif (étonnant quand on sait qu’il en fera son Ministre de l’Économie deux ans plus tard)…

Comment Hillary Clinton pouvait être au courant de ce choix éventuel ?

Au moment de la rédaction du mail, il est écrit que Macron est “banquier en fusions acquisitions chez Rothschild à Paris” C’était donc avant les élections présidentielles et législatives. Macron faisait partie du groupe dit de “La Rotonde” chargé d’alimenter le programme de Hollande, rassemblant des techniciens et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani Ferry ceux là même qui ont pondu le programme économique de Macron en 2017. Hollande ne peut pas avoir parlé de ses choix de postes ministériels en public. Car, il est classique d’attendre les résultats des législatives pour composer le futur gouvernement.Et au moment de l’envoie de l’e-mail, elles ne pouvaient pas avoir eu lieu.

Il fallait donc être sacrément au fait de ce qui se passait à haut niveau pour oser ce détail. Qui informe avec autant de précision Hillary Clinton ? La CIA via les interceptions de la NSA ou quelqu’un d’autre ?

Mais la question cardinale est de savoir pourquoi ce message porte sur Macron, alors que c’est un quasi inconnu à cette époque ? La CIA a-t-elle ciblé Macron ? Car enfin, cet e-mail n’est pas adressé à n’importe qui mais à Hillary Clinton alors Secrétaire d’Etat d’Obama. Pourquoi une personnalité de ce niveau, s’intéresse-t-elle à un soutier du staff de Hollande ?

En 2015, les documents obtenus par WikiLeaks et publiés par Libération et Médiapart révèlent que la NSA a, au moins de 2006 à mai 2012 (pourquoi mai 2012 ?) espionné Chirac, Sarkozy et Hollande. Ces documents étaient destinés à la CIA. Mais la NSA a affirmé que ces écoutes n’avaient jamais touché les chefs d’État mais leur entourage.

Macron a-t-il était placé sur écoute quand il était secrétaire général adjoint de l’Élysée ? Et si oui, les Etats Unis cherchaient ils à conforter leur choix du futur candidat à la Présidence ?

Y-a-t-il eu collusion entre les Etats Unis et certains milieux libéraux politico-économiques français quant à la candidature possible de Macron ?

A la vue de son parcours, la réponse est oui !

Une preuve ?

L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance droite gauche afin de contrer les « populismes », l’alliance avec Bayrou (après un salto arrière spectaculaire et suspect) et un programme néo libéral, progressiste et européiste soutenu par les milieux politico- financiers. Toute cette stratégie reposent sur les piliers idéologiques de la NED et de la Trilatérale.

On comprend mieux l’inquiétude des russes qui se retrouvent avec un scénario à l’Ukrainienne dans l’un des deux plus importants pays d’Europe.

Un président français choisi directement par les américains ? De Gaulle va se retourner dans sa tombe.

C’est peut-être ce scénario que nous révélera Assange dans les prochaines semaines.

Nota Bene : Ceux qui sont intéressés par cette publication trouveront une nombreuse documentation sur la toile. Mais attention aux sites complotistes ou confusionnistes ! Privilégiez les recherches universitaires !Voici les références des travaux qui ont permis d’écrire cet article :

Bulgarie Contre la dérive populiste, des « think tanks de gauche » La Vie des Idées numéro de mai/juin 2007 La Vie des Idées est rattachée à l’Institut du Monde Contemporain (Collège de France) et dirigée par Pierre Rosanvallon.
A propos de la NED, voir Ghilhot Nicolas, « Les professionnels de la démocratie : logiques savantes et logiques militantes dans le nouvel internationalisme américain », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 139, Septembre 2001, pp. 53-65.

A propos de Jacques Attali son livre Demain, qui gouvernera le monde ?, Fayard, 2011.
A propos de Jean-Pierre Jouyet article dans Le nouvel Economiste – n°1385 – Du 26 avril au 2 mai 2007 –
A propos de tous les protagonistes y compris Macron divers articles de presse recoupés
A propos de WikiLeaks , Libération et Médiapart/ 2017
A propos de la Trilatérale http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677

Source : 
networkpointzero

Traduction de l’article en français

Vendredi dernier sur le compte officiel Twitter du parti Les Républicains une caricature satirique (cf au début) d’Emmanuel Macron a été publiée. Cela a créé l’émoi dans le camp de Macron et dans le camp adverse !

Crime de lèse-majesté envers le chou-chou des banksters et des réseaux financiers apatrides : la caricature en question aurait des connotations… antisémites en reprenant, soi-disant, les codes de l’imagerie anti-juive des années 1930 !

« En marche » est glacé d’effroi devant cet anti-sémitisme larvé décrypté par certains sur les réseaux sociaux.  Il faut bien avoir de drôles de lunettes pour le discerner dans le dessin incriminé, pire que diabolique, mais le mot qui tue étant lâché et les loups avec, cette représentation du candidat Macron permet à ce dernier de jouer la victimisation, de faire parler de lui dans le landerneau médiatique, au moment où on ne parle que de Fillon, même si c’est en mal, et d’éviter que l’on se penche sur sa« galaxie », tout en condamnant le candidat des Républicains à faire face à la reductio ad Hitlerum, arme fatale diabolique qui devrait finir de détruire sa réputation.

Pour ne pas être enterrés vivants, les apparatchik Républicains ont baissé leur pantalon. Le responsable de la caricature, le directeur de la communication des Républicains, a été immédiatement convoqué par les instances du parti pour « un entretien disciplinaire ». Quant au candidat à l’Élysée Fillon, il s’est empressé de  juger ce dessin « inacceptable ».

Ignace - La caricature "antisémite" contre Macron

N’en reste pas moins que la galaxie Macron s’étoffe :
Une galaxie qui s'étoffe
Aujourd’hui, il rassemble de l’ancien ministre de Chirac Renaud Dutreil à d’anciens communistes comme Robert Hue et Patrick Braouzec, en passant par François Bayrou, le centriste Jean Arthuis, les écologistes, François de Rugy, Daniel Cohn-Bendit ou Corinne Lepage, des radicaux de gauche, de nombreux socialistes comme Bertrand Delanoë, Gérard Collomb… et la liste n’est pas exhaustive tant de nouveaux ralliements du PS devraient affluer dans les prochains jours.

Les soutiens les plus divers affluent vers Emmanuel Macron à son plus haut niveau dans les sondages. 

«Ni de droite, ni de gauche», «de droite et de gauche» : Emmanuel Macron a trouvé des formules suffisamment ambiguës pour être le réceptacle des déçus de la droite et de la gauche ainsi que d’un électorat en quête de têtes nouvelles.

«En Marche !» ou l’auberge espagnole d’un paysage politique en plein bouleversement. Macron attire à lui aussi des membres de la société civile, des intellectuels (voir ci-dessus).

Ceux qui depuis des mois dénoncent une «aventure personnelle» en sont pour leur frais. Non seulement l’ancien ministre engrange des soutiens de divers horizons mais il remplit des salles, porté par une «macromania» médiatique qu’il entretient en couple avec son épouse Brigitte. Son électorat est encore fragile mais il se solidifie progressivement.

Le programme qu’il a présenté s’affiche comme suffisamment équilibré pour ne pas avoir provoqué des départs parmi ses partisans. Au contraire, depuis, les soutiens continuent d’affluer.

La solide «bulle Macron»

 En attendant, la «bulle Macron» dont certains ont raillé la fragilité pendant longtemps n’a toujours pas explosé. Au contraire, elle s’est affermie…

 

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Comment l’Occident a contribué à créer l’« État Islamique »

Le chef de l’Etat islamique est-il un agent au service des Etats-Unis ?

Selon The Intercept, l’armée étatsunienne vient de révéler que le chef de l’Etat islamique, Abu Bakr al-Baghdadi de son vrai nom Ibrahim Awad Ibrahim al-Badry, fut emprisonné de février à décembre 2004 dans la terrible prison d’Abu Ghraib en 2004 avec le numéro de matricule US9IZ-157911CI. Cette prison était particulièrement connue pour l’utilisation intensive de la torture ».

Baghdadi, a été capturé à Fallujah début 2004 puis transféré à la prison d’Abu Ghraib de février à octobre 2004 pour être transféré à Camp Bucca et être libéré en décembre 2004.

Selon The Intercept, dans les premières années de l’occupation de l’Irak par les troupes U.S, les installations étatsuniennes comme Abu Ghraib et Camp Bucca ont eu la réputation d’être les « universités du jihad » où des extrémistes durs en ont profité pour endoctriner et recruter d’autres prisonniers beaucoup moins radicaux. Les analystes ont longtemps soupçonné que Baghdadi a profité de son temps à Bucca pour renouer avec des djihadistes et d’anciens officiers militaires irakiens qui constitueront plus tard la direction de l’État Islamique. Neuf leaders de l’EI sont passés par la prison étatsunienne de Camp Bucca dont al-Baghdadi mais aussi Hajji Bakr qui fut un ancien officier de l’armée irakienne et fut le chef militaire de l’EI.

Pour beaucoup les contacts réguliers entre les djihadistes et les officiers de l’armée de Saddam Hussein dans les prisons étatsuniennes d’Abu Ghraib ou de Camp Bucca ont contribué à la création de mouvements radicaux islamistes armés dont l’Etat islamique sera un rejeton. Les Etats-Unis auraient ainsi contribué indirectement à la création de l’EI en enfermant côte à côte dans leur prison des salafistes radicalisés et des hauts gradés de l’armée irakienne. Mais il reste à savoir si cela est purement fortuit ou si l’armée US après avoir torturé ces prisonniers ne les a pas incités à créer des milices islamistes dans la sous-région à des fins de domination.

Il faut savoir que sur le terrain le groupe al-Quaïda en Irak puis l’EI (qui en est une émanation) n’ont jamais attaqué les forces U.S que cela soit en Irak ou en Syrie. On rappellera que le groupe al-Quaïda fut créé par les USA en Afghanistan pour affaiblir les Soviétiques selon les propos même d’Hillary Clinton.

 

Comment l’Occident a contribué à créer l’« État Islamique »

 

Par Maxime Chaix

 

En armant le Front al-Nosra dès 2012, les services secrets occidentaux et leurs alliés proche-orientaux ont directement et massivement soutenu le futur « État Islamique », comme je tente de le démontrer dans ma dernière analyse sur le conflit syrien. Publiée sur le site Contrepoints.org, elle inclut de brèves mais percutantes interventions du spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche et du député PS Gérard Bapt. Je les remercie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, et je vous encourage à diffuser largement cet article si vous estimez qu’il est digne d’intérêt.

 

Le site du magazine Foreign Policy vient de publier une enquête particulièrement instructive sur la rencontre qui a conduit à la séparation entre le Front al-Nosra – la branche syrienne d’al-Qaïda dirigée par Abou Mohammed al-Joulani –, et le réseau qui était alors connu sous le nom d’État Islamique en Irak (EII). Dans cet article, Foreign Policy nous détaille cette rencontre cruciale entre d’importants commandants jihadistes, dont Abou Bakr al-Baghdadi, qui était alors le leader de l’EII, et Abou Omar al-Shishani, le chef militaire de Daech qui a été tué par une frappe de l’U.S. Air Force en juillet 2016. Initialement, al-Shishani avait été formé par des instructeurs du Pentagonelorsqu’il combattait au sein des Forces spéciales géorgiennes en 2006, n’étant pas encore radicalisé. Décrit comme un « élève star » à cette époque, il avait combattu l’armée russe en 2008 lors du conflit en Ossétie du Sud. En 2013, avec les miliciens du mouvement jihadiste qu’il avait fondé, le Jaish al-Muhajireen wal-Ansar, il a joué un rôle déterminant dans la prise de la base aérienne de Menagh, au nord d’Alep – une « victoire hautement stratégique (…) ayant permis d’ouvrir un corridor pour l’opposition dans le Nord de la Syrie ». Il recevait alors ses ordres du colonel Okaidi, un commandant de l’Armée Syrienne Libre (ASL) soutenu par les États-Unis et la Grande-Bretagne qui, de son propre aveu, entretenait des relations « fraternelles » avec les extrémistes du Front al-Nosra et de l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL). Cette même année 2013, Abou Omar al-Shishani prêta allégeance à l’EIIL, s’imposant rapidement comme le «ministre de la guerre » de Daech. Comme nous le verrons, al-Shishani est loin d’être le seul combattant de cette organisation à avoir bénéficié d’un soutien occidental direct, du moins jusqu’en 2013.

 

Organisée en avril de cette même année, cette rencontre entre chefs jihadistes a lancé le processus de création de l’« État Islamique », qui fut décrété au mois de juin 2014 par son leader, Abou Bakr al-Baghdadi. Au plan symbolique, elle a conduit au changement de nom de l’EII, qui s’est alors rebaptisé l’EIIL (État Islamique en Irak et au Levant). Interrogé par Foreign Policy, un participant à cette rencontre – surnommé « Abou Ahmad » pour des raisons de sécurité –, décrit le fonctionnement interne de ces milices terroristes. Essentiellement, cet article nous indique que cette rencontre a abouti non pas à une scission entre ces deux organisations, mais à une véritable absorption des combattants, des cadres et des moyens militaires et logistiques du Front al-Nosra par l’EIIL d’al-Baghdadi au printemps 2013. Nous analyserons donc dans quelle mesure les opérations clandestines de la CIA et de ses alliés, dont les services français, ont alimenté dès 2012la montée en puissance de l’EII au sein d’al-Nosra, donc de ce qui allait devenir l’EIIL en avril 2013, puis l’« État Islamique » en juin 2014.

 

Printemps 2013 : l’EII absorbe la majorité des moyens humains et militaires d’al-Nosra

 

Pour le lecteur averti, l’information la plus importante de cet article de Foreign Policy se trouve dans sa conclusion. En effet, lors de la séparation d’avril 2013 entre l’EII et le Front al-Nosra, une «large majorité de commandants et de combattants d’al-Nosra en Syrie ne suivirent pas » leur leader Mohammed al-Joulani – le fondateur d’al-Nosra issu de l’EII, qui durant l’été 2011 avait été envoyé en Syrie par Abou Bakr al-Baghdadi pour y mener le jihad. Au contraire, ces combattants prêtèrent massivement allégeance à al-Baghdadi, se séparant du Front al-Nosra et constituant ce qui allait officiellement devenir l’« État Islamique » en juin 2014. Selon Foreign Policy, « le changement de l’EII vers l’EIIL signifiait que tous les groupes ou factions qui avaient rejoint l’EIIL perdraient leur nom. Pour le Front al-Nosra et son leader, Abou Mohammed al-Joulani, ce développement était un potentiel désastre ; il pouvait signifier la fin de leur influence dans le champ de bataille jihadiste le plus important au monde. Al-Joulani ordonna donc aux combattants d’al-Nosra de ne pas rejoindre l’EIIL, et d’attendre que [le numéro un d’al-Qaïda Ayman] al-Zawahiri se prononce sur qui devait diriger le jihad sur le théâtre de guerre syrien. Une large majorité de commandants et de combattants d’al-Nosra en Syrie ne suivirent pas [al-Joulani].Lorsqu’Abou Ahmad visita Alep quelques semaines plus tard seulement, environ 90 % des combattants d’al-Nosra dans cette ville avaient déjà rejoint l’EIIL. Les nouveaux soldats de Baghdadi ordonnèrent aux quelques derniers loyalistes d’al-Nosra de quitter l’hôpital d’al-Oyoun, qui avait été jusqu’à présent la principale base d’al-Nosra dans cette ville. “Vous devez partir ; nous constituons al-dawla [l’État] et nous regroupons la vaste majorité des combattants” dirent-ils aux hommes d’al-Nosra, selon Abou Ahmad. “Donc ces quartiers généraux nous appartiennent.”Partout dans le Nord de la Syrie, l’EIIL s’empara des QG d’al-Nosra, des caches de munitions et des dépôts d’armes. Étonnamment, la branche d’al-Qaïda en Syrie devait soudain combattre pour sa survie. Une nouvelle époque démarrait – celle de l’État Islamique. »

 

Interrogé sur ces informations de Foreign Policy, l’expert de la Syrie Fabrice Balanche confirme leur exactitude, tout en précisant que « ces faits étaient connus à l’époque, mais plutôt du côté des spécialistes ». Selon lui, « entre avril 2013 et janvier 2014, la majorité du Front al-Nosra s’est rangée du côté de l’EIIL. Al-Joulani s’est donc retrouvé en minorité. Le rapport devait être d’un quart de combattants restant loyaux à al-Nosra, contre trois quarts se ralliant à l’EIIL. La majorité des combattants du groupe jihadiste étaient des étrangers, dont beaucoup d’Irakiens. Ils ont donc préféré al-Baghdadi. » D’après ce chercheur, qui travaille actuellement au Washington Institute, « al-Nosra en Syrie regroupait environ 20 000 combattants avant la scission d’avril 2013. Par conséquent, près de 15 000 auraient rejoint l’EIIL et 5 000 seraient restés combattre sous la bannière d’al-Nosra – même si ces chiffres sont approximatifs. Par la suite, al-Nosra s’est renforcé en s’alliant avec d’autres groupes syriens contre l’EIIL. Dans cette histoire complexe, il faut retenir que la guerre entre al-Nosra et l’EIIL fut particulièrement sanglante durant l’hiver 2013-2014. Elle a laissé des traces, ce qui empêche les deux groupes de joindre leurs efforts. » Également interrogé sur cette scission, le député socialiste Gérard Bapt précise que « l’EIIL a ensuite été soutenu par les services spéciaux du prince Bandar pour contrer l’influence des Frères Musulmans qui s’exprimait à travers le Front al-Nosra, une milice appuyée principalement par le Qatar et la Turquie. Les Saoudiens n’imaginaient probablement pas les conséquences d’un tel soutien, avec la proclamation désastreuse de l’État Islamique entre l’Irak et la Syrie en juin 2014. »

 

Les services secrets saoudiens et la CIA : du jihad afghan au takfir syrien

 

Rappelons alors qu’en juillet 2012, le prince Bandar était nommé à la tête des services spéciaux saoudiens, ce qui avait été analysé par la plupart des experts comme un signe de durcissement de la politique syrienne de l’Arabie saoudite. Surnommé « Bandar Bush » du fait de sa proximité avec la dynastie présidentielle du même nom, il était ambassadeur à Washington à l’époque des attaques du 11-Septembre. Depuis plusieurs années, cet homme intimement lié à la CIA est accusé par l’ancien sénateur de Floride d’avoir indirectement soutenu certains des pirates de l’air désignés coupables de ces attentats. Après qu’il fut écarté de son poste de chef des services spéciaux en avril 2014, le Guardian souligna que « Bandar avait dirigé les efforts saoudiens visant à mieux coordonner les livraisons d’armes aux rebelles combattant el-Assad en Syrie. Néanmoins,il a été critiqué pour avoir soutenu des groupes islamistes extrémistes, risquant ainsi le même “retour de bâton” que celui des combattants saoudiens d’Oussama ben Laden rentrant au pays après le jihad contre les Soviétiques en Afghanistan dans les années 1980 – une guerre sainte qui avait été autorisée officiellement. » Or, comme à l’époque du jihad afghan, la CIA et les services secrets saoudiens ont étroitement collaboré en Syrie, la grande proximité du prince Bandar avec l’Agence facilitant cette politique clandestine.

 

En réalité, les relations entre la CIA et les services saoudiens sont littéralement fusionnelles. Début 2016, le New York Times révéla que l’Arabie saoudite avait été « de loin » le principal financeur de la guerre secrète anti-Assad de la CIA, baptisée « opération Timber Sycamore ». Afin de renverser le gouvernement syrien, l’Agence a mobilisé « environ un milliard de dollars » chaque année depuis 2013, dans le cadre de ce que le Washington Post a décrit comme un « plus vaste effort de plusieurs milliards de dollars impliquant l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie », c’est-à-dire les trois États notoirement connus pour soutenir les factions extrémistes en Syrie. En d’autres termes, la CIA a facilité et coordonné dès janvier 2012 les opérations syriennes des services secrets de ces pays, essentiellement financées par les pétrodollars saoudiens. Comme des experts et desjournalistes américains l’on expliqué à l’automne 2015, cette guerre secrète aurait pu aboutir au renversement de Bachar el-Assad, essentiellement du fait des pertes infligées à l’armée syrienne par les missiles TOW made in USA. En 2013, sous couvert d’équiper sa garde nationale et son armée de terre, l’Arabie saoudite avait acheté plus de 15 000 missiles TOW à la multinationale américaine Raytheon – soit un investissement de 1,1 milliard de dollars. En réalité, plusieurs milliers de missiles ont été distribués aux rebelles anti-Assad par différents services depuis les « MOC » (Military Operations Centers), des bases secrètes supervisées par la CIA en Turquie et en Jordanie.

 

Toujours selon le New York Times, « les efforts saoudiens [en Syrie] furent dirigés par le flamboyant prince Bandar ben Sultan, (…) qui demanda aux espions du royaume d’acheter des milliers [de mitrailleuses] AK-47 et des millions de munitions en Europe de l’Est pour les rebelles. La CIA a facilité certains [sic] de ces achats d’armements pour les Saoudiens, dont un vaste deal avec la Croatie en 2012. Durant l’été de cette même année, ces opérations semblaient être hors de contrôle à la frontière entre la Turquie et la Syrie, les nations du Golfe transmettant de l’argent et des armes à des factions rebelles – y compris à des groupes dont les hauts responsables américains craignaient qu’ils soient liés à des organisations extrémistes comme al-Qaïda. » En réalité, malgré ces craintes, la CIA coordonnait clandestinement depuis le mois de janvier 2012 au moins deux réseaux d’approvisionnement en armes financés par les pétromonarchies du Golfe et la Turquie : une série de livraisons aériennes depuis les Balkans, qui a récemment fait l’objet d’uneenquête approfondie du BIRN et de l’OCCRP confirmant le rôle central de la CIA dans ce trafic d’armes illégal ; et une autre voie d’approvisionnement maritime depuis la Libye, selon lesrévélations jamais démenties du journaliste d’investigation Seymour Hersh. Concernant le trafic en provenance des Balkans, seuls cinq médias francophones ayant rapporté cette enquête sont recensés par Google Actualités. Et parmi eux, seuls Mediapart.fr et Bruxelles2.eu ont souligné la coresponsabilité des États-Unis dans ces opérations, contrairement à Liberation.fr, DirectMatin.fr, et LOpinion.fr – qui se sont contentés d’articles laconiques pour traiter ce sujet.

 

En juillet 2013, d’après le parlementaire britannique Lord Ashdown, ces opérations clandestines de la CIA et de ses partenaires avaient armé « presque exclusivement » les jihadistes du Front al-Nosra, qui incluait jusqu’au printemps 2013 l’EII d’al-Baghdadi. Bon connaisseur des Balkans, cetancien Haut Représentant des Nations-Unies en Bosnie-Herzégovine confirmait ainsi lesrévélations du New York Times, qui nous avait informés en mars 2013 que les services spéciaux turcs, qataris, jordaniens, émiratis et saoudiens avaient introduit au moins 3 500 tonnes d’armements en Syrie depuis janvier 2012 avec l’aide discrète de la CIA – ce qui a considérablement renforcé la coalition Front al-Nosra/EII avant la séparation d’avril 2013. Et comme nous l’avons démontré, la majorité des combattants d’al-Nosra ont alors été absorbés par l’EII, qui s’est rebaptisé EIIL et qui s’est accaparé les principales ressources humaines, logistiques et militaires d’al-Nosra. Il est donc indéniable que ces politiques clandestines ont grandement encouragé le développement de ce qui allait devenir Daech en juin 2014, du moins sur le théâtre de guerre syrien. En Occident, le fait que si peu d’observateurs l’aient souligné semble être symptomatique d’une réticence collective à accepter que les réseaux d’al-Qaïda en Syrie furent massivement armés et soutenus par nos propres services spéciaux, et ce dans le but de renverser Bachar el-Assad. L’irrésistible montée en puissance de Daech est donc bel et bien une conséquence directe de cette stratégie, comme l’avait prédit le Renseignement militaire du Pentagone dès 2012.

 

La coresponsabilité des alliés occidentaux et israéliens de la CIA dans le chaos islamiste en Syrie

 

Bien qu’ils aient joué un rôle majeur dans ce désastre, la CIA et ses alliés turcs et pétromonarchiques n’en sont pas les seuls fautifs. Selon les magistrats de la Haute Cour criminelle britannique, les services spéciaux de Sa Majesté ont soutenu la coalition Front al-Nosra/EII, potentiellement pour le compte de la CIA afin que cette dernière puisse échapper à la supervision du Congrès. Depuis 2014, il est de notoriété publique qu’Israël soigne des combattants d’al-Nosraet, comme le grand reporter Robert Parry l’a souligné, Tsahal « a également mené des frappes aériennes en Syrie qui ont soutenu les avancées d’al-Nosra, ce qui a notamment impliqué l’élimination de conseillers du Hezbollah et de l’Iran qui aidaient le gouvernement syrien ». En décembre 2012, le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius avait repris à son compte les arguments des alliés pétromonarchiques de la France, qui pensaient que le Front al-Nosra faisait du « bon boulot sur le terrain » alors que le Département d’État plaçait cette milice sur la liste onusienne des organisations terroristes – en contradiction avec la politique clandestinede la CIA et de ses partenaires. Cette déclaration stupéfiante, qui fut relayée par le journal Le Monde, n’avait pas été reprise dans la presse. Elle avait été prononcée par Laurent Fabius alors que l’EII faisait partie intégrante de ce réseau terroriste ce qui, manifestement, n’a été relevé par aucun observateur.

 

En mars 2016, le magazine Marianne a révélé que la direction de la prospective du Quai d’Orsay avait, dès octobre 2012, alerté le ministre des Affaires étrangères et l’Élysée sur le fait que l’Arabie saoudite et le Qatar finançaient les groupes jihadistes en Syrie. Dans une note qui fut ignorée par leur hiérarchie, ces experts soulignaient que le « piège [venait] du Golfe », et que « nous [risquions] d’y tomber ». Finalement, à partir de 2014, plusieurs députés de l’opposition ont affirmé que la France avait soutenu le Front al-Nosra. Interrogé sur cette question, le député Gérard Bapt confirme un « soutien clandestin de l’État français en faveur des différentes mouvances islamistes en Syrie, au regard de la porosité et de la proximité entre ces groupes alliés sur le terrain. Or, l’aide française aux rebelles en Syrie, et plus généralement le soutien occidental en leur faveur, se sont poursuivis y compris après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher, pourtant revendiqués par al-Qaïda. »

 

Nous pouvons conclure de ces différentes révélations que les services secrets occidentaux et leurs partenaires régionaux ont, au moins jusqu’en 2013, massivement armé et soutenu la milicetakfiriste qui allait devenir Daech l’année suivante, puisque l’EII et al-Nosra constituaient une seule et unique entité avant leur séparation d’avril 2013. Par conséquent, le Pentagone et ses alliés, qui incluent les forces aériennes françaises, sont en train de bombarder une organisation terroriste dont la CIA et ses partenaires ont grandement favorisé la montée en puissance en Syrie à partir de janvier 2012. Hélas, cette schizophrénie stratégique subsiste : depuis deux ans, nos armées sont engagées dans des opérations contre Daech à l’efficacité d’ailleurs contestable, alors que la CIA et ses alliés continuent de soutenir al-Qaïda pour renverser le gouvernement el-Assad. Or, selon un prestigieux think tank britannique cité par le Guardian en décembre dernier, « plus de la moitié des combattants rebelles en Syrie qui sont opposés au Président Bachar el-Assad sont favorables aux vues de l’État Islamique ». Dans ce même article, il est précisé que « si Daech est vaincu [en Irak et en Syrie], au moins 65 000 combattants appartenant à d’autres groupes salafistes-jihadistes sont prêts à prendre sa place ».

 

Ainsi, comme l’avait préconisé Michel Colomès en octobre 2015, il serait peut-être temps d’arrêter de « jouer les “bons” contre les “méchants” islamistes », une politique qui revient selon lui à « payer la corde qui nous pendra ». Et comme l’avait dénoncé la représentante au Congrès Tulsi Gabbard le 19 novembre 2015 – soit moins d’une semaine après les attentats de Paris –, «renverser le gouvernement syrien d’el-Assad est le but de Daech, d’al-Qaïda et d’autres groupes islamistes extrémistes. Nous ne devrions pas nous allier avec ces fanatiques en les aidant à remplir leur objectif, car cela est contraire aux intérêts sécuritaires des États-Unis et de la civilisation. » Quinze ans après le 11-Septembre, et dans un contexte de multiplication des attentats en Occident, ces arguments ne peuvent que remettre en cause l’impunité que la raison d’État légitime, et qui encourage des politiques échappant totalement aux contre-pouvoirs démocratiques.

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Publié par le 28 août 2016 dans général, International, Politique

 

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Le Soleil est- il sur le point d’engendrer une « super éruption » dévastatrice … ?

Le Soleil est- il sur le point d’engendrer une "super éruption" dévastatrice … ?

Selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université de Warwick, en Angleterre, notre Soleil serait potentiellement capable d’engendrer des éruptions 1 000 fois plus dévastatrices que celles observées ces dernières années.

Les résultats de leurs observations suggèrent l’existence d’un phénomène bien plus intense qu’une simple éruption solaire. Les chercheurs ont nommé ces manifestations « superflares », littéralement « super éruptions ». A titre de comparaison, ces dernières dégageraient une énergie similaire à celle libérée par une bombe de milliards de mégatonnes.

Ce niveau est 1.000 fois plus élevé que les éruptions du Soleil dont la plupart atteignent les 100 millions de mégatonnes. Là où ces conclusions s’avèrent inquiétantes, c’est que les mécanismes sous-jacents à la formation des super éruptions sont les mêmes que ceux à l’origine des manifestations solaires.

Il est toutefois peu probable que cela ne survienne… sauf que !

 

Souvenons-nous, le 18 mai dernier le satellite SDO captait un immense trou coronal à la surface du Soleil. De très grande taille, ce trou coronal impressionne les scientifiques qui ne connaissent toujours pas son origine.

 

La taille réelle n’a pas été précisée mais le phénomène ferait au minimum une bonne dizaine de fois la taille de la Terre ! Cette zone appelée trou coronal est un phénomène courant à la surface du Soleil, toutefois, il n’est que très rarement aussi étendu, et jamais on en a observé d’aussi énorme.

 

Un phénomène mystérieux…

A l’heure actuelle, les scientifiques ignorent ce qui cause réellement ce type d’activité. Mais les observations ont permis de préciser sa nature. La couleur sombre du trou est due à une différence de densité au niveau de la couronne solaire entre cette zone et ses environs.

Comme il y a moins de matériau solaire dans le trou, celui-ci affiche des températures plus basses et apparait donc plus sombre. D’après les spécialistes, ces trous seraient corrélés à des zones affichant des perturbations du champ magnétique, mais les mécanismes sous-jacents restent floues. En revanche, les experts ont remarqué que les trous coronaux sont le lieu de production de vents solaires chargés de particules.

Ces vents ont un fort impact sur l’environnement spatial et la Terre notamment. Un impact visible à travers les aurores polaires et la perturbation des systèmes et communications terrestres que peuvent entrainer les vents lorsqu’ils sont très importants. Jusqu’ici, peu de vents ont créé de réelles perturbations sur Terre, ils pourraient néanmoins impacter les technologies spatiales et donc les satellites, mais pas que…

Le Soleil est- il sur le point d’engendrer une "super éruption" dévastatrice … ?

Nous n’aurions que 5 jours pour nous préparer à l’ultime blackout… !

Comme le rappel ce billet du site ‘’L’or et l’argent’’. De l’or contre les “coups de Soleil”

Non, vous n’êtes pas sur un blog santé-beauté et nous n’allons pas vous parler des éventuelles propriétés apaisantes de l’or contre les brûlures cutanées estivales (encore que la fraicheur d’un petit lingot sur la peau ne doit pas être désagréable). Néanmoins, le Soleil peut être responsable de bien d’autres problèmes, notamment en lien avec notre économie, mais surtout à des échelles bien plus considérables et auxquels seul l’or semble aujourd’hui en mesure d’apporter une solution. Car en matière de catastrophes économiques majeures, le danger pourrait bien aussi venir du ciel…

Habituellement, l’astronomie est perçue comme une science particulièrement positive qui nous élève bien au-dessus des contingences matérielles dans lesquelles nous nous débattons au quotidien, une discipline dont l’essence-même confine au grandiose, à l’incommensurable, voire à l’imaginaire. Pourtant, l’une des préoccupations récentes des astronomes du monde entier n’a rien d’imaginaire. Au contraire, leurs récentes observations semblent raviver la crainte prochaine (et parfaitement concrète) d’un bouleversement majeur de l’économie mondiale.

L’activité du soleil menace nos institutions financières…

Petite parenthèse culturelle pour bien comprendre les enjeux…

Notre soleil n’est pas qu’une simple boule de feu qui brûlerait éternellement dans le vide de l’espace, c’est au contraire un astre complexe, vivant, qui possède lui aussi ses “saisons” et ses rythmes naturels. Parmi ceux-ci, notre étoile passe par des périodes de calme relatif mais aussi d’intense activité, et ces différents changements influent directement sur notre petite planète bleue.

L’une des plus importantes manifestations solaires auxquelles nous sommes régulièrement confrontés provient de ce que l’on appelle l’activité coronale, qui se caractérise par des brusques éjections de matière solaire dans l’espace. Or, depuis 2012, cette activité coronale est particulièrement intense, provoquant des éruptions de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres dont les effets peuvent se faire ressentir jusque sur la Terre, à 150 millions de kilomètres de là.

Habituellement, ces “nuages” de particules solaires sont arrêtés par le champ magnétique terrestre, mais il arrive que ces “vents solaires” soient suffisamment puissants pour le traverser, créant alors de superbes aurores boréales à proximité des pôles.

Mais ça, c’est dans le meilleur des cas…

Le Soleil est- il sur le point d’engendrer une "super éruption" dévastatrice … ?

Lorsque l’activité solaire est particulièrement intense, les vents solaires le sont tout autant et le champ magnétique terrestre ne parvient plus à bloquer l’afflux massif de particules qui viennent nous bombarder. Les conséquences sont alors très différentes de simples manifestations lumineuses dans la haute atmosphère, car ce sont de véritables tempêtes magnétiques qui s’abattent sur la Terre. La dernière fois qu’une éruption solaire géante s’est produite en direction de la Terre, c’était en 1859.

Fort heureusement, à cette époque, la technologie humaine était quasiment inexistante, mais on a tout de même enregistré de nombreux cas de télégraphistes victimes de violentes décharges électriques, ainsi que plusieurs incendies de stations de télégraphie causés par les perturbations magnétiques très puissantes.

Aujourd’hui, la situation serait totalement différente. Selon les estimations de l’Académie nationale des sciences des États-Unis, une tempête de l’ampleur de celle de 1859 coûterait au bas mot 2 000 milliards de dollars à l’économie mondiale si elle se contentait de nous frôler… mais engendrerait des dégâts sans précédents si elle frappait directement la Terre, réduisant à néant l’ensemble de nos systèmes de communication, mais aussi nos infrastructures économiques et financières qui reposent désormais exclusivement sur l’informatique et la technologie.

Le retour de l’or comme base de nos économies ?

Dans ce cas, nous n’aurions plus accès à ce qui constitue notre quotidien : plus d’internet, plus de télécommunications, plus de transports… Plus d’électricité non plus, les lignes à haute tension et autres transformateurs électriques intercontinentaux étant brusquement mis hors service, privant la Terre d’électricité pendant des semaines, voire des mois avant que les ingénieurs puissent intervenir (une étude américaine de 2009 estime qu’un blackout géant de ce type nécessiteraient 4 à 10 ans de travaux).

Pire encore, les réseaux bancaires et financiers s’arrêteraient de fonctionner, avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer. Dans ce cas, une fois les quelques pièces et billets en notre possession épuisés, nous n’aurions plus la possibilité de nous approvisionner en cash.

Certains craignent alors de voir éclater de nombreuses émeutes de populations prenant d’assaut les agences bancaires, les dépôts de convoyeurs de fonds et les commerces, mais il y a aussi de grandes chances pour que tout le monde prenne enfin conscience qu’il ne s’agira plus que de simple… papier !

En effet, quel sera l’intérêt de posséder des billets dont plus aucune institution n’aura la possibilité de garantir la valeur ? Finalement, l’or et les métaux précieux (mais aussi pourquoi pas d’autres “monnaies” d’échange jadis très prisées comme le sel par exemple) pourraient bien redevenir les garants d’un certain pouvoir d’achat des individus et servir de base à la reconstruction d’un système de transaction unifié.

Quand la réalité rejoint la fiction…

Alors certes, tout ceci ressemble à un vulgaire scénario de science-fiction, même pas original, mais notre géocentrisme exacerbé nous masque bien souvent la réalité de notre situation. Le 23 juillet 2012, un nuage de plasma a été éjecté du Soleil directement vers l’orbite de la Terre, à la vitesse impressionnante de 3000 km/s, soit quatre fois plus vite que les éruptions solaires classiques.

Quelques jours plus tard, la Terre passait exactement à cet endroit, ce qui fit dire à la NASA que nous avions failli être renvoyés au XVIIIe siècle à une semaine près !

Il y a moins d’un mois, les astronomes du Solar Dynamics Observatory de la NASA ont vu se former un nouveau “trou” coronal à la surface du Soleil, c’est à dire une zone plus froide extrêmement faible en énergie et en gaz qui peut habituellement donner naissance à de formidables vents solaires, 3 à 4 fois plus puissants que la normale. Sauf que ce trou-ci est gigantesque, grand comme 10 fois la Terre, le plus énorme jamais observé. Et il continue à grossir…

Si les mouvements de convection de l’héliosphère (la couche supérieure du Soleil) devait orienter ce trou béant en direction de la Terre, et si l’énergie accumulée devait brusquement être libérée dans une monstrueuse éruption solaire, nous aurions 5 jours pour nous préparer à l’ultime blackout…

Le Soleil est- il sur le point d’engendrer une "super éruption" dévastatrice … ?

Pensez donc une minute à notre société moderne où il n’y aurait : plus de travail, plus de revenu, plus de feu de signalisation, plus d’essence, plus de ravitaillement des commerces, plus d’électricité, plus de gaz, plus de distribution d’eau, plus de trains, plus de métros, plus d’avions, plus de voitures, plus de médecine moderne, plus d’hôpitaux, plus aucune usine de production en fonction etc etc. Que deviendrait l’humanité, que deviendrait la Terre ?

Notre Terre deviendrait hélas, un immense champ de bataille ou chacun essayera de survivre égoïstement, ou chacun devra se battre pour éviter le racket généralisé, une humanité sous l’emprise de la famine, de la violence, et de la peur… !

C’est ce qui arrivera quand le Soleil produira un de ces ‘’superflare’’ 1.000 fois plus puissant que les éruptions solaire habituelles, il nous restera à ce moment-là, tout au plus 5 jours pour nous préparer à l’ultime blackout, seul le malheur attend ceux et celles qui devront affronter cela, alors êtes-vous prêt ? Sommes-nous prêt ?

Sources : Maxisciences / L’or et l’argent /

La Nasa annonce, sans panique apparente, que ce gigantesque trou coronal pourrait être à l’origine de quelques black-out, notamment en Europe de l’ouest, et de plusieurs dysfonctionnements des GPS et téléphones portables dans les deux mois à venir, mais elle s’attend à une simple éruption habituelle, mais si cela était un de ces superflare…

J’entends déjà certains petits malins, se dire que eux sont à la campagne, bien à l’abri, sachant vivre en complète autarcie etc. Mais c’est sans compter que loin d’être stupide, les bandes de pillards après avoir pillées les villes, écumeront les campagnes. Sachant pertinemment que c’est là, que l’on sait cultiver et produire les légumes et les fruits, élever le bétail, stoker l’eau, et l’essence etc…

Ils arriveront sans crier gare, la nuit ou le jour, ils ratisseront chaque maison, et chaque ferme, ils voleront chaque miette de nourriture qu’ils trouveront, déroberont chaque litre d’eau, racketterons chaque litre d’essence, et passeront par les armes ceux qui refuseront de leur livrer ce qu’ils veulent.

Personne ne sera à l’abri, ni ici, ni ailleurs, cela sera comme le monde de la série ‘’ The walking dead ‘’ certes sans les morts vivant, mais comme le montre la série, il y a hélas souvent plus à craindre des vivants…

Le Soleil est- il sur le point d’engendrer une "super éruption" dévastatrice … ?
 
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Publié par le 26 août 2016 dans Espace, général, Insolite, Sciences

 

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Pourquoi le cours de l’or est-il monté autant ?

L’or presque parfaitement inversement corrélé au dollar

Ce n’est pas une surprise pour nous – On peut dire que je ne me suis pas ou peu trompé dans mon analyse depuis 3 ans et dans mon choix de diffuser certain analystes . L’or est bien descendu à 1050 $ (ce qu’on avait donné bien un an à l’avance) , ce qui fut le fond d’une correction de plus de 4 ans – avant de rebondir et de revenir dans son marché haussier. Le marché s’est bel et bien retourné fin 2015 . Pour éviter un effondrement des banques les planificateurs centraux ont du lancer des programmes pour renflouer les banques , que ce soit par la planche à billet ou la ZIRP- NIRP (taux d’interet zéro ou proche), les taux négatifs, et maintenant l’idée de l’hélicoptère monétaire .

Mais ce n’est pas suffisant  , le système financier est de plus en plus au bord du gouffre . La machine de la dette est en marche, et rien ne l’arrêtera . On ne peut pas construire un monde réellement prospère sur un mont de 0 et de 1 – et de papier sans valeur . Sur de la dette . 

Et cela est visible dans le prix de l’or qui est bien monté depuis début 2016 et qui est désormais en route vers les 1400 $ puis surement les 1540 $ avant fin 2016. En atteignant les 1235 euros (de mémoire) en juillet et avec un dollar affaibli et une FED qui ne montera pas ses taux au seuil critique des 0.5 pdb sur fond de Brexit et de désordre géopolitique, l’or est désormais de plus en plus proche de ses records en Euros (à une bonne centaine d’Euros)

Les médias qui n’ont rien vu venir se demandent si cette tendance va continuer et si c’est encore le bon moment pour acheter de l’or ?

Après une longue traversée du désert, l’or a retrouvé de l’attrait depuis l’été 2007 jusqu’à 2011. Depuis janvier, l’once repart à la hausse. Valeur refuge de référence en période de crise, cette matière première reste un placement particulier et risqué.

Fin juillet, l’once d’or (1) s’échangeait à 1.351 dollars (environ 1.209 euros), soit une progression de +11% depuis le vote des Britanniques pour une sortie de l’Union européenne. Et si on remonte au début de l’année, la hausse atteint déjà +27%. Ce n’est pourtant pas son niveau le plus élevé. En effet, en septembre 2011, l’once avait atteint 1.921 dollars, niveau record absolu. Depuis et jusqu’à la fin 2015, le cours de l’once s’est replié tranquillement mais sûrement.

Fin 2015, le fonds AAZ Prestige Or résumait ainsi les enjeux pour 2016 dans son rapport de gestion : « Gageons que 2016 sera l’année du rebond, rendu possible par une meilleure gestion des mines, une baisse des coûts d’extraction corrélés aux cours du pétrole, et une moindre appétence au dollar avec, en toile de fonds, un ralentissement de l’économie américaine ». Les résultats économiques des mines d’or ont effectivement été meilleurs. « Les actions aurifères ne sont pas loin d’atteindre 100% de progression depuis le début de l’année », constatait Alexis Bienvenu dans le rapport mensuel de gestion du fonds Stamina Or de juin dernier. Mais c’est surtout le résultat du vote des Britanniques pour une sortie de l’Union Européenne qui a permis à l’or de rebondir fortement. « Les actifs considérés comme  »refuge » se sont nettement appréciés », relève encore le gérant de Stamina AM.

Est-ce que le rebond peut encore durer ?

Plusieurs aspects sont favorables à la poursuite de la remontée de la valeur de l’or. La « fuite vers des actifs  »refuges » n’est pas forcément terminée », estime Alexis Bienvenu. « La confusion liée au vote britannique, à l’élection américaine, à la dévaluation chinoise, aux manœuvres des banques centrales mondiales, ne semble pas prête de disparaître. Sans compter les facteurs de risques imprévisibles, liés en particulier aux montagnes de dettes à taux négatif émises par des États surendettés. »

La demande continue d’exploser et avec les importations US d’or : L’ or a une « présence claire » à jouer dans un monde dominé
par « l’ incertitude économique mondiale » 

Les investisseurs devraient utiliser  l’absence de «corrélation» avec d’autres actifs qui en fait la meilleure couverture contre le risque de change .En mai dernier il y avait un énorme changement de tendance dans les investissements sur l’or aux États-Unis alors que la suisse a exporté une quantité record d’or aux États-Unis. Il y a eu une énorme augmentation du flux d’or se jetant dans les ETF. Quelque chose au sérieux changé, en mai 2016, quand les Suisses ont exporté plus d’or aux États-Unis dans un mois qu’ils ne l’ont fait l’année dernière . 

Mon analyse indique que l’or sera utilisé afin de protéger le «pouvoir d’achat global» et de minimiser les pertes au cours de nos prochaines périodes de «choc de marché». Il sert d’actif liquide de haute qualité à utiliser alors que la vente d’autres actifs causera des pertes. Les banques centrales et  les plus importants portefeuilles d’investissement à long terme dans le monde utilisent l’or pour atténuer le risque de portefeuille, et de cette manière, elles ont été acheteurs nets d’or depuis 2010 . 

Malgré le fait que nous sommes bons pour une période de grande crise financière, les investisseurs peuvent se protéger en investissant judicieusement dans l’or afin de ne pas être laissés pour compte et voir vos avoirs en dollars ou en euros perdre leur valeur.

Dans ces conditions l’or (et les métaux précieux – je ne parle même pas de l’argent pour le moment) est le seul investissement dont la valeur s’appréciera au fil du temps. L’Or continuera à jouer son rôle de « refuge sûr »en ces temps de crise qui apparaissent actuellement être sans fin. Le métal s’est envolé d’autant que de 8,1% le jour du vote « Brexit », le mois dernier, ce qui est un indicateur que son «éclat en tant qu’actif de sécurité est intact dans les marchés actuels. Que ces croyances sont bonnes ou mauvaises, les gouvernements, dans le monde entier, sont passés à une nouvelle étape de désespoir en jouant avec l’idée de «l’hélicoptère monétaire ». 

Les achats d’or ont atteint un niveau record lors du premier semestre 2016 :

Les investisseurs ont acheté des quantités d’or record dans la première moitié de 2016, notamment suite aux inquiétudes que le vote de la Grande-Bretagne sur son adhésion à l’Union européenne a amenées, mais aussi en rapport avec l’élection présidentielle américaine à venir, qui a également modelé la hausse de la demande en question.

L’effondrement des rendements a également réduit l’appétit pour des alternatives comme les actions et les obligations

À ce propos, les achats d’or, s’élevant à 1 064 tonnes métriques en 2016, ont bel et bien écrasé le record de 2009, et ce avec 16 % de hausse. C’est du moins ce que le WGC – World Gold Council – a officiellement annoncé jeudi, dans un rapport. En effet, dans le cadre d’un trimestre seulement, la demande des investisseurs a fait plus que doubler, atteignant ainsi les 448,4 tonnes. Notons également que les prix plus élevés touchent plus ou moins lourdement la demande de bijoux, mais augmentent par la même occasion l’offre en matière de couverture et de ferraille.

Je crois que depuis que le « Brexit » a eu lieu, un exode général et la désintégration de l’Union européenne est désormais presque inévitable.

Voici Von Gruyere , qui a eu une analyse très juste depuis le début de cette crise :

Depuis décembre 2015, le Dow a chuté d’environ 20% par rapport à l’or. Pourquoi une telle évolution si rapide ?

Nous savons que les banques centrales et les gouvernements ont perdu la boule. Lorsque la crise a débuté, en 2006, les taux à court terme étaient de 5%. En 2008, ils sont tombés à zéro et, depuis, sont quasiment restés à ce niveau.

Un “package” spécial crise de 25 000 milliards de dollars a été offert au système financier. JP Morgan et Goldman Sachs ont dit à la Réserve fédérale que c’était ce qu’il fallait faire pour sauver les banques (les banquiers). Dix ans plus tard, le désordre a dégénéré de façon exponentielle. L’endettement mondial a explosé, la plupart des États enregistrent des déficits et le système financier mondial se balance dangereusement au bord du précipice.

Désormais, 8 000 milliards de dollars de dettes souveraines sont assortis de rendements négatifs et 16 000 milliards de dollars ont des rendements inférieurs à 1%. Les rendements négatifs sont censés stimuler une économie mondiale déflationniste mais également sauver les nations en faillite, dont la dette explose, et qui ne peuvent plus régler les intérêts au taux du marché. Comme d’habitude, les banques centrales ont encore tout faux.

Les taux négatifs augmentent les risques que courent le système financier et l’économie mondiale. La rentabilité des banques s’effondre en raison de ces faibles taux d’intérêt, ce qui les force à prendre des risques plus élevés. Pour les épargnants, cela tue la volonté d’économiser. Or, sans épargne, il n’y a pas d’investissement et pas de croissance économique.

Le grand désastre des retraites

Quasiment tous les fonds de pension sont sous-financés s’ils tablent sur des taux de rendement réalistes à terme. Les fonds de pension investissent essentiellement dans trois instruments : les actions, les obligations et l’immobilier. Or tous trois sont pris dans une bulle provoquée par l’explosion du crédit orchestrée par les banques centrales.

Lorsque ces bulles d’actifs vont éclater, plus personne n’aura de retraite. Ceux qui partiront à la retraite au cours des prochaines années n’ont pas idée de ce qui les attend. Ils ne percevront aucune pension, ou alors une rente qui ne vaudra rien.

À mesure que l’économie se dégradera, le taux de chômage grimpera de façon spectaculaire. La conjonction de retraités dépourvus de rente et d’un taux de chômage élevé provoquera de graves désastres humains partout dans le monde. Bien sûr, les États imprimeront de l’argent de façon illimitée, mais cela ne produira aucun effet car la planche à billets n’a jamais pu créer de richesses.

L’interférence nuisible des banques centrales sur le marché de l’or

Nous devons tout cela au fait que les banques centrales interfèrent avec les cycles économiques naturels via la répression financière, et qu’elles interfèrent donc avec les lois de la nature. Ainsi, en lieu et place de périodes d’expansion et récession mineures, la manipulation des marchés et de l’économie crée des expansions et récessions totalement démesurées. Historiquement, ce n’est pas la première fois que cela se produit, et ce n’est pas la dernière. Malheureusement pour les générations actuelles, et peut-être pour les suivantes, cela va aboutir à une période d’ajustements très difficiles, et de misère.

Outre tous ces facteurs économiques négatifs, certains indicateurs révèlent qu’après un répit temporaire, nous nous rapprochons de la phase suivante de la crise amorcée en 2006.

L’indicateur Dow/Gold rechute

Le ratio Dow/Gold constitue l’un de ces indicateurs. Il a flambé en 1999, alors que le Dow atteignait un plus-haut, et l’or un plus-bas à 250 dollars. Ensuite, il a baissé de 87% jusqu’en septembre 2011. Cela signifie que l’investisseur moyen ayant misé sur le marché actions américain, a enregistré une performance 87% inférieure à celle qu’il aurait eue en détenant de l’or.

Dow Gold ratio

Entre 2011 et fin 2015, le ratio a regagné 25% de la baisse qu’il avait enregistrée depuis 1999. Techniquement, il est très clair que ce “rebond de chat mort” est désormais terminé et que ce ratio s’oriente vers de nouveaux plus-bas. Depuis décembre 2015, le Dow a chuté d’environ 20% par rapport à l’or.

Dow Gold ratio 2

Donc, au cours des prochaines années, l’or ne va pas seulement protéger les investisseurs mais également les renforcer. Par ailleurs, détenir des actions aboutira non seulement à un désastre total, mais sera destructeur de richesse.

La volatilité de l’or remonte de façon inquiétante

Il semblerait que 2016 soit l’année d’une augmentation spectaculaire de la volatilité dans le monde. Non seulement les risques sont désormais plus importants que jamais au sein de l’économie mondiale, mais le risque géopolitique est à présent bien plus grave qu’il ne l’a été depuis des décennies.

Les États-Unis et leurs alliés ont créé l’anarchie en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie, entraînant ainsi de graves répercussions sur la sécurité dans le monde. De nombreuses autres régions pourraient également provoquer des conflits majeurs : l’Ukraine, l’Arabie Saoudite, la Corée du Nord et la Chine (Mer de Chine méridionale).

Et comme nous l’enseigne l’Histoire, les empires en faillite, pris dans un ultime élan de désespoir, sont souvent à l’origine des guerres. Espérons que cela ne se reproduira pas, bien que nous soyons conscients que le risque est énorme.

Nous devons nous rappeler que dans la mesure où nous avons vécu la plus grande bulle jamais enregistrée en cent ans, la fin de la partie devrait nous conduire à la plus vaste implosion de l’histoire de l’économie mondiale et du système financier.

Gold : une assurance dont la prime est aujourd’hui d’un montant dérisoire

Quelle que soit l’issue de la crise à laquelle le monde sera confronté au cours des années à venir, il est absolument essentiel d’assurer votre patrimoine contre ces risques. La meilleure assurance financière existante, et de loin la moins chère, ce sont l’or et l’argent physiques, à stocker hors du système bancaire. C’est la seule assurance disponible dont la prime, ce que vous investirez dans ces métaux, ne doit pas être réglée annuellement à des taux élevés mais, au contraire, s’apprécie à mesure que le risque augmente.

Nous ne savons pas, bien entendu, à quel moment ces risques deviendront une réalité. Et j’admets que cela prend plus de temps que je ne le pensais. Mais en présence de risques majeurs, il est essentiel de se protéger. Nous savons tous que nous ne pouvons souscrire une assurance incendie après que l’incendie ait eu lieu.

Ce n’est pas un hasard si la plupart des investisseurs qui réussissent, dans le monde, recommandent d’acheter de l’or physique en tant qu’assurance contre les risques que nous venons d’évoquer. Ray Dalio, le fondateur d’un hedge fund très prospère, a déclaré récemment que : “Ne pas détenir de l’or, c’est mal connaître l’histoire et l’économie”.

Quant à Stan Druckmiller, qui est à la tête d’un hedge fund rapportant en moyenne 30% par an depuis 25 ans, il a récemment conseillé aux investisseurs de vendre des actions et d’acheter de l’or.

On dirait bien que l’or est arrivé au bout de sa correction en décembre 2015, à 1 046 dollars. À présent, nous sommes aux environs des 1 300 dollars et passerons probablement assez vite aux alentours des 1 400 dollars. Ne tenez pas compte des mouvements à court terme. À 1 300 dollars l’once, l’or est vraiment une bonne affaire.

C’est l’assurance la plus rentable que l’on puisse s’acheter par rapport au risque d’instabilité géopolitique, de faillite de l’économie mondiale et d’instabilité du système financier. L’intérêt de l’or en tant qu’assurance, c’est que la prime que vous réglez en contrepartie de cette assurance, c’est-à-dire le prix de l’or, va probablement augmenter considérablement au cours des prochaines années.

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Publié par le 16 août 2016 dans général, or et argent métal

 

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L’or est-il encore là ? – partie II

[titre article pour referencement]

Dans la première partie de cet article, j’ai tenté d’illustrer le volet offre de l’or, et la manière dont les flux d’inventaires ont changé au fil de ces dernières années. Dans cette nouvelle partie, je me pencherai sur la demande, et nous verrons pourquoi il est important de savoir si l’or du monde se trouve encore là où il le devrait.

Du point de vue de la demande, nous savons déjà que la Chine achète à elle seule l’intégralité des réserves d’or du monde. Nous savons également que l’Inde est un gros acheteur qui consomme près de 40% de l’offre globale. Ces deux pays représentent déjà 140% de l’or nouvellement produit. Et nous voyons aujourd’hui arriver un nouvel acheteur, l’Europe. L’euro s’effondre face à toutes les devises majeures. Que ce soit lié au risque représenté par une sortie de la Grèce ou encore à la mauvaise conjoncture financière de la région ou au renforcement du QE européen ne fait aucune différence. Ce qui importe, c’est l’action de l’euro.

Comme vous pouvez le voir, l’or a explosé en termes d’euro. Au cours de ces deux derniers mois, son prix en euro a gagné plus de 25%. De la manière dont je vois les choses, les Européens perçoivent l’or différemment des Américains. Ils le comprennent mieux, mais observent son prix bien moins souvent. En Europe, les graphiques se concentrent principalement sur le prix de l’or à la fermeture des marchés en fin de mois. Si d’importantes fluctuations sont survenues en cours de mois mais que le prix n’a pas beaucoup changé d’un mois à l’autre, alors « rien d’important ne s’est produit ». L’or a maintenant brisé sa tendance à la hausse et est sur le point d’enregistrer d’importants gains mensuels, ce qui alarmera de nombreux Européens et les poussera à acheter. C’est un comportement tout à fait naturel. Lorsqu’une devise est dévaluée, tout n’est plus question que de trouver une valeur refuge grâce à laquelle protéger son pouvoir d’achat (la même chose peut être dite de toutes les autres devises majeures, le dollar canadien, la livre sterling, la livre, le yen, et ainsi de suite). Je suis d’avis que la demande en or (et en argent) est sur le point d’exploser en Europe. Cette demande ne sera pas née de la soif de profits, mais d’une intense émotion d’auto-préservation.

D’un point de vue global, je perçois également le potentiel d’une explosion de la demande pour ces mêmes raisons d’auto-préservation. Je pourrais me lancer dans une hypothèse de ce qui serait susceptible d’arriver si le dollar s’affaiblissait de nouveau, mais bien que ce soit un sujet intéressant, ce n’est pas là-dessus que je me pencherai aujourd’hui. Si vous observez la volatilité de ces six derniers mois sur les marchés des produits dérivés et ce qui s’est véritablement produit, vous verrez que des cadavres gisent partout, à la « A weekend at Bernie’s ». Il existe actuellement cinq carry trades majeures auxquels se sont intéressés les hedge funds. Et tous explosent en même temps. Nous avons d’abord les positions à découvert sur le dollar et vendeuses sur le pétrole et les marchandises. Il y a deux autres positions à la vente qui concernent les marchandises et dont les positions courtes correspondantes (le côté financement) touchent le franc suisse et le yen. Un autre carry trade est à la vente sur le dollar et à découvert sur les obligations américaines sur dix ans. Le dernier carry trade à mentionner en est un qui a commencé en 2012, à la vente sur le Nikkei et à découvert sur l’or. Tous ces carry trades explosent aujourd’hui, et les pertes engendrées s’élèvent à plusieurs trillions de dollars.

On nous dit de ne pas nous inquiéter, parce que tout le monde est couvert est que les swaps de défaut de crédit peuvent tout assurer… Personne ne sera blessé. Je suis ici pour vous dire que chaque carry trade a deux côtés, et que c’est également le cas des swaps de défaut de crédit. Comme je l’ai toujours dit, la volatilité est tueuse, parce que si quelqu’un perd de l’argent au point de devenir insolvable, le gagnant devient un perdant lorsqu’il ne peut plus être payé. C’est là que nous en sommes aujourd’hui. La liquidité s’assèche alors que la volatilité grimpe. Pour ce qui est de la farce qu’est le marché des swaps de défaut de crédit, que se passera-t-il lorsque la Grèce décidera de faire défaut ? Ou quand elle décidera de quitter l’euro ? Qu’arrivera-t-il à ces swaps de défaut de crédit qui devront être remboursés en liquide plutôt qu’être conservés dans les bilans fictifs ? Le défaut continuera-t-il indéfiniment d’être déclaré comme étant autre chose que ce qu’il est ?

Tous ces points précédents nous mènent vers le plus gros facteur demande qui existe sur le marché de l’or, la peur. Dans une situation de défauts en cascade, l’or est recherché parce qu’il est la seule monnaie qui ne peut pas subir de défaut. La demande en or deviendra étourdissante, et la question de savoir si l’or se trouve bel et bien où il le devrait prendra la plus grande importance. La distinction entre l’or papier et l’or physique sera plus large encore que le Grand Canyon. Nous verrons ceux qui se sentent aujourd’hui confortables parce qu’ils disposent d’une couverture en or papier se tourner vers le métal physique. Les vannes de la demande s’ouvriront entièrement. Non seulement la demande viendra de toutes les directions, 99% de ceux qui pensent posséder de l’or se battront pour ce qui restera de métal véritable.

Jusqu’à présent, savoir si l’or du monde se trouve bel et bien là où il devrait se trouver n’a pas été de grande importance. Nous avons toujours accepté l’idée qu’il le soit, sans quoi nous vivrions dans une société sans loi. Le gouvernement n’oserait pas déclarer qu’il possède de l’or s’il n’en avait pas, sans quoi il devrait être poursuivi en justice… pas vrai ? De mon point de vue, il n’existe aucun détail plus important que la présence de l’or dans les coffres nationaux. Bien que le monde n’ait plus d’étalon or, en posséder est encore important. Pour plusieurs raisons. Ne pas avoir d’or et proclamer en avoir a fonctionné depuis des années, parce que personne ne s’est jamais vraiment posé la question de son importance. Personne n’a remis en question l’importance de la propriété d’or, parce que l’or ne fluctue plus aujourd’hui comme il le faisait autrefois pour équilibrer les échanges. Aujourd’hui en revanche, des questions sont posées, et certains pays (l’Allemagne et les Pays-Bas) demandent à récupérer leur métal.

Plus important encore, la Chine a accumulé de l’or et du pouvoir financier et économique. Ses intentions ne font aucun doute. La Chine finira par re-monétiser l’or dans un effort de rétablir la confiance. Une fois que l’or sera de nouveau important, savoir s’il se vraiment trouve où il le devrait sera de la plus grande importance. La question de confiance ne sera plus suffisante, des preuves seront nécessaires. Une situation à la « poule ou l’œuf » apparaîtra. La demande en or explosera, en raison des craintes financières face au comportement des marchés papiers ou parce que nous découvrirons que les coffres sont vides.

Le marché très petit qu’est celui de l’or physique (en relation au marché papier) est celui dont nous venons au départ. L’édifice du marché papier a été établi grâce à l’or. Toute la dette, toutes les devises, tous les produits dérivés et tout le capital ont tiré profit de sa fondation en 1971. Quand nous découvrirons que les coffres ont été vidés depuis longtemps et qu’au moins 100 onces d’or papier ont été vendues pour chaque once d’or physique en existence, la confiance en tout ce qui a été construit à partir de cette fondation s’effondrera. Réfléchissez-y. Même les citoyens comme vous et moi commenceront à paniquer. Tous se demanderont ce que signifie le fait que leur banque n’ait plus l’or qu’elle dit posséder. Même les plus idiots en comprendront la signification. Comment la confiance pourra-t-elle survivre quand nous saurons enfin que l’or a disparu ?

Comprenez l’importance de cette question. Sa réponse n’a aucune importance… tant qu’elle n’est pas posée. Si personne ne la posait, sa triste réponse pourrait rester dissimulée indéfiniment. Mais cette question est maintenant posée régulièrement depuis six ans. C’est pourquoi la demande a tant augmenté. La décision de la Chine et des autres est liée au fait que l’or n’est plus là où il le devrait. La Chine n’a pas accusé les Etats-Unis d’avoir menti, mais a gardé le sourire et a continué d’accumuler de l’or physique. Ce qui s’est produit est l’équivalent de contrefacteurs qui imprimeraient et vendraient 100 milliards de parts IBM. Cela ne suffirait pas à faire couler IBM, mais de nombreux investisseurs possèderaient quelque chose qui ne vaut rien. Les investisseurs qui auraient de véritables parts en bénéficieraient, et les autres en paieraient les frais.

Simplement parlant, le monde ne fonctionne que grâce à la confiance.  Qu’arrivera-t-il à cette confiance quand nous découvriront que l’or a disparu ? C’est la raison pour laquelle moi-même et beaucoup d’autres nous intéressons à l’offre et la demande. L’offre ne pourrait pas exister si la demande était aussi élevée qu’on le dit. L’une ou l’autre des données doit être erronée. De mon point de vue, l’offre est finie, et la demande potentiellement infinie parce que les banques centrales peuvent et ont imprimé des trillions de dollars. Ces trillions de dollars représentent tous une demande potentielle. Que Dieu soit avec nous le jour où il nous sera confirmé que l’or n’existe plus. Tout n’est pas question que d’un marché haussier ou d’une hausse de 1.000 dollars du prix de l’or et de 30 dollars du prix de l’argent, mais plutôt du plus gros transfert de capital et de pouvoir de l’Histoire. Ce concept de base doit être compris pour réaliser qu’il est nécessaire d’investir avant qu’on découvre que l’or a depuis longtemps été sorti des coffres. La vérité va vraiment faire mal.

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Publié par le 10 mars 2016 dans général, or et argent métal

 

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Le Pentagone est-il en train de créer des cyborgs ?

Il y a des années que l’armée US travaille simultanément sur plusieurs projets visant à créer des super soldats (qui peuvent certes avoir des débouchés médicaux à postériori, mais ce n’est pas le but recherché au départ évidemment) , voici l’un d’eux . 

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Le Pentagone a commencé à travailler sur un projet censé permettre d’implanter une puce dans le cerveau des soldats et de les relier de cette façon à des ordinateurs. Cet ambitieux projet est intitulé Neural Engineering System Design (NESD). Le but de cette recherche est de parvenir à créer une puce biocompatible qui pourrait être ensuite insérée dans le cortex cérébral, de manière à servir d’intermédiaire direct entre le système des neurones et de leurs neurotransmetteurs et le langage binaire de l’informatique.

Le nouveau programme de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) vise à développer une interface neuronale à implanter qui sera en mesure de fournir une qualité de signal sans précédent et un moyen de transfert de données entre le cerveau humain et le monde numérique. L’interface pourrait servir de traducteur, faisant la conversion entre la langue électrochimique utilisée par les neurones dans le cerveau et le langage binaire qui constitue la langue de la technologie de l’information. L’objectif est de parvenir à intégrer ce lien de communication dans un dispositif biocompatible ne dépassant pas la taille de un centimètre cube, soit à peu près le volume de deux pièces de 10 centimes empilées dos à dos.

Le programme NESD a pour objectif de développer des systèmes qui peuvent communiquer de façon claire et individuellement avec un ou plusieurs des un million de neurones dans une région donnée du cerveau. La DARPA prévoit d’investir jusqu’à 60 millions de dollars dans le programme NESD, qui seront répartis sur quatre ans. La réalisation des objectifs ambitieux du programme et l’assurance que les dispositifs envisagés auront le potentiel pour être utilisables à l’extérieur d’un établissement de recherche nécessitera des percées dans de nombreux domaines, comme en particulier les neurosciences, la biologie synthétique, l’électronique à faible puissance, la photonique, l’emballage et la fabrication des dispositifs médicaux, l’ingénierie des systèmes, et les essais cliniques.

Le programme NESD, va permettre d’améliorer considérablement les capacités de recherche en neurotechnologies et de fournir une base pour de nouvelles thérapies. Par ailleurs, la puce compenserait les déficits de la vue ou de l’audition des militaires, car elle collecterait des données directement depuis leur cerveau. Ainsi, outre le domaine militaire, le NESD pourrait trouver une grande utilité dans les recherches neurologiques et les patients atteints de troubles visuels ainsi qu’auditifs.

Source : Darpa via science post

 

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