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Deutsche Bank est-elle le motif du rapatriement des 583 tonnes d’or de l’Allemagne ?

or de la Buba

« La complication de la situation de Deutsche Bank, en combinaison avec des niveaux de dette sans précédent, pourrait engendrer un chaos économique et financier »

Avant de tomber en faillite, Lehman Brothers possédait pour 639 milliards d’actifs. On pensait que cette banque était « too big to fail ». Actuellement, Deutsche Bank dispose d’un bilan 3 fois plus élevé, d’environ 1,7 trillion de dollars, mais son futur est incertain. Le résultat net de la banque a plongé de 80 % par rapport à ses chiffres de 2017. La FED a évoqué les « difficultés » de la branche américaine de Deutsche Bank. Cela pourrait bien être un euphémisme.

La complication de la situation de Deutsche Bank, en combinaison avec des niveaux de dette sans précédent, pourrait engendrer un chaos économique et financier. Deutsche Bank est un exemple parmi d’autres grandes banques qui sont en difficulté. D’autres la talonnent.

Les erreurs de gestion ont fortement handicapé les opérations américaines de Deutsche Bank. Cela fait des années que cela dure. La FED a critiqué la succursale américaine de DB en 2014 en raison de ses résultats financiers inexacts, ainsi que de violations. En 2015, 2016 et 2017, la FED a exigé des mesures correctives, mais qui n’ont pas été prises par DB.

Lorsque le titre de la banque allemande s’est effondré, S&P a abaissé la note de la banque de A- à BBB+, une note non loin de la zone d’alerte. Standard & Poor’s s’était notamment justifiée en citant le leadership instable et souvent remodelé de la banque, ainsi qu’une performance généralement mauvaise.

Deutsche Bank est loin de reconnaître tous ses problèmes. Son nouveau CEO, Sewing, s’est adressé à son personnel après la baisse de la note de sa banque. Il s’est voulu rassurant quant à la solidité sous-jacente de son institution et aux stratégies futures. Après son discours, Deutsche Bank fut forcée d’annoncer une baisse de son chiffre d’affaires de 5 % ainsi qu’une baisse de son résultat net de 79 %. Sewing aurait-il été un brin trop optimiste ?

Les pertes de la banque en 2017 se sont élevées à 497 millions d’euros, alors que les analystes de Reuters planchaient sur 290 millions. Si Deutsche Bank souhaite survivre, elle devra changer radicalement. Mais comment y parvenir si elle ne reconnaît pas les problèmes qui la minent ?

Tandis que Deutsche Bank semble marcher dans les pas de Lehman Brothers, la comparaison avec Fannie Mae ou Freddie Mac est peut-être plus judicieuse. Jusqu’à présent, le gouvernement allemand a nié l’existence de tout plan visant à sauver Deutsche Bank, mais cela devrait changer.

suite et fin

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La Deutsche Bank est elle sur le point d’imploser ?

Il y a quelques jours pendant la crise Italienne la Deutsche bank a montré d’énormes signes de faiblesse qui alertent nombre d’analystes , son action est descendue sous les 10 e (voir graphique ci dessus qui compare avec Lehman) Selon Peter Schiff même si Deutsche Bank est la banque la plus dangereuse sur le plan systémique au monde (selon le FMI), ce n’est que la pointe de graves problèmes financiers mondiaux bien pires qu’en 2008

Selon Zero Hedge « La Deutsche Bank montre clairement des signes de difficultés financières. Plus important encore, ce sont les magnitudes plus grandes, en termes d’exposition dérivée, que Bear Stearns et Lehman Brothers réunis.  Bear Stearns et Lehman Brothers n’étaient pas des banques et ne détenaient pas de dépôts. En tant que tels, ils posaient beaucoup moins de risques pour le système financier. »  

Comme Doug Kass l’a récemment noté :

« Les risques collatéraux pour l’Europe sont importants, notamment pour la BCE et l’Allemagne. À l’extrême, cela pourrait signifier que l’Italie se sépare du reste de l’UE. Pour moi, comme je l’ai écrit dans le passé, Deutsche Bank est particulièrement exposée.

Mais, pour cet observateur, qui a toujours prévenu que la  Deutsche Bank serait le prochain Black Swan  et sur les déséquilibres du système bancaire européen (notamment en Italie), les risques d’un éventuel effet multiplicateur négatif sur les autres intermédiaires financiers européens et sur les perspectives sont profondément réelles. « 

La Deutsche Bank est elle sur le point d’imploser ? Voici quelques précisions . Z

La Deutsche Bank a été une pièce maîtresse, manœuvrée par le Conseil des Treize afin de renforcer le potentiel stratégique de la Russie, précisément en vue des événements attendus : à savoir la concrétisation du plan conçut par le Maréchal Ogarkov dans les années 70. Les méandres des activités de cette banque allemande a des implications politiques et financières incluant de nombreux banquiers occidentaux,le Kremlin, le président américain, des politiciens, des hommes d’affaires et oligarques russes, des banquiers du secteur bancaire d’anciennes nations du bloc soviétique (comme la Moldavie), etc. Un système de corruption impliquant tout le processus décisionnel des Etats. En 2014, il y eut les JO d’hiver de Sotchi. On s’est bien gardé de révéler que la Deutsche Bank avait été le plus grand prêteur occidental pour ces JO d’hiver. Le groupe ALFA du bloc de commandement russe revient en force. Le Kremlin et l’entourage de Donald Trump. La City, la Deutsche Bank et la banque d’état russe VTB. 

L’ancien PDG de la Deutsche Bank, J. Ackerman, a reconnu dans une interview de juin 2016 que le blanchiment d’argent avait été le modèle d’affaires de Chypre. Son nom est associé à celui de Wilbur Ross, le généreux donateur pour D. Trump (son actuel ministre du Commerce) et pour le Premier ministre israélien B. Netanyahu. Conclusion sur la véritable histoire d’une banque européenne stratégique pour le Conseil des Treize. Trois dates fondamentales du Plan Occulte : 31 décembre 1999 / 11 septembre 2001 / 21 août 2013. Les confidences de « Lionel » du 21 janvier 2017 : voilà le nouveau monde qu’imposeront d’ici seize mois les maîtres occultes de l’Échiquier planétaire.

La récente actualité autour de DEUTSCHE BANK n’est absolument pas fortuite. Depuis de nombreuses années, dans le cadre de la lettre LIESI et surtout de LISO, nous avions indiqué que la plus importante banque allemande connaîtrait un effondrement spectaculaire. Il est en soi normal que le projet de la Haute finance, passant par l’implosion de la zone euro à partir du secteur bancaire, cible… la plus grosse banque allemande.

La récente actualité financière revient donc sur la DEUTSCHE BANK, mais dans le cadre d’une guerre commerciale (annoncée par la source « Lionel » en janvier 2017) avec l’Europe, la rupture unilatérale des Accords avec l’Iran par l’agent sioniste Donald Trump (dont la survie financière a été en partie le fait de manœuvres consentantes de la direction de la DEUTSCHE BANK – voir les numéros publiés sur ce sujet).

L’agence de notation financière Standard and Poor’s (S&P) vient d’abaisser d’un cran, à BBB+, la note de la dette à long terme de la Deutsche Bank. Elle pointe «des risques d’exécution considérables pour la nouvelle stratégie du groupe sur fond d’un marché défavorable».

A cela il faut ajouter le commentaire du Federal Deposit Insurance Commission (FDIC), l’organisme américain de garantie des dépôts bancaires, précisant que la plus grosse banque allemande menaçait la survie du secteur bancaire !

Ce n’est pas tout : la banque centrale américaine annonce qu’elle classe la Deutsche Bank dans la catégorie des institutions « en difficulté » (Wall Street Journal).
Logiquement, le cours de la banque allemande a presque plongé de 10% pour se reprendre vendredi. Néanmoins, comme le souligne Sputniknews : « …les ventes ont frappé également ce qu’on appelle les CoCo bonds de la banque — ou ‘contingent convertible bonds’. A présent, leur rendement est même plus bas que ceux de l’Ukraine ».

Logiquement, le note de solvabilité financière de Deutsche Bank sera encore rétrogradée.

Est-ce pour autant que le gouvernement de Berlin devient plus humble, faisant un mea culpa pour son attitude bien légère dans cette affaire ? Pas du tout ! Quelques-uns de ses politiciens ont des mots très durs contre les Italiens alors que l’Allemagne est en première position pour provoquer une onde de choc systémique sur la planète finance. Bien évidemment, ce n’est pas elle qui poussera le premier domino dans l’abîme, mais cela viendra du cartel bancaire, propriétaire des banques centrales occidentales qui, cette fois, ne feront rien pour éviter une crise comme le pensent ces « idiots utiles » dont parlait Lénine à propos des Occidentaux.

Est-ce que les gens prennent conscience du danger ?

Non, le 1er juin on s’est rué sur les actions et les banques européennes dans un contexte où les néo-conservateurs de Washington et de Chicago manifestent plus lisiblement leur haine de l’Europe.

Certainement que quelques retardataires ont compris le message envoyé par la banque centrale américaine et ont coupé court à tout lien avec ce qu’il convient d’appeler un « Lehman puissance dix »…

Source Lettre Liesi

 
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Publié par le 4 juin 2018 dans économie, général, International

 

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La France est-elle menacée par les choix militaires de François Hollande ?

Le président Hollande a deux obsessions: Etre réélu, garder le pouvoir même si les Français ne veulent pas de lui, ce qui n’est pas spécialement démocratique. Et comme Israël, se débarrasser de Assad – et si possible de Poutine, mais aussi de l’Iran. Car ce que François Hollande n’a jamais dit, c’est qu’il est un sioniste radical, comme les fanatiques qui gouvernent à Tel-Aviv.

Rien n’exaspère tant le Système oligarchique, que l’esprit rebelle des Français. Lorsque Jacques Chirac a dit non à la guerre contre l’Irak, avec un Dominique de Villepin applaudi à l’ONU, le sort de la France était scellé : Il fallait la soumettre, la mater, et du même coup, mettre fin à son modèle social gênant. L’agent Nicolas Sarkozy s’en chargea. La France colonisée (1) perdit sa souveraineté, en se mettant à la remorque des Anglo-Saxons au sein de l’OTAN. Et le Quai d’Orsay fut aussitôt « nettoyé » de ses éléments gaulliens.

François Hollande a succédé à Nicolas Sarkozy, et il a poursuivi la politique de son prédécesseur chère au régime ultra-sioniste qui avec Netanyahu, rêve d’un « Grand Israël » bâti sur les décombres des Etats voisins. Le rôle de « Chef de guerre » est celui que le Président français préfère : A cause de sa stature, et parce qu’il peut décider seul, en n’omettant jamais de servir les intérêts d’Israël. Son atout ? Une armée prestigieuse, et des outils militaires exceptionnels.

Le Charles-de-Gaulle est le seul porte-avions français, mais il est extrêmement puissant : « Il a beau être identique à ce qu’il était l’an dernier, le Charles de Gaulle n’a jamais été aussi puissant(..). Pour la première fois depuis sa mise en service en 2001, (il sera) en mode « tout Rafale ». Une capacité militaire plus que doublée (..). « Pour faire simple, la force militaire du porte-avions est doublée en capacité d’emport d’armement et même démultipliée puisque le Rafale est multi-missions et dispose d’un potentiel de combat sans commune mesure avec son prédécesseur ». Un avion apte à toutes les missions.. » (2)

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Le Charles-de-Gaulle – quel nom inapproprié pour une France aujourd’hui prisonnière de l’OTAN ! – est donc « en mode tout Rafale », et reconfiguré base nucléaire ; il a la capacité nucléaire de détruire ses cibles AVANT d’être lui-même détruit. Un tel porte-avions peut « mettre en situation » ses douze bombardiers stratégiques en moins de 6 mn. une fois dans les airs, leur électronique ainsi que leur plan de vol (15 mètres SEULEMENT au-dessus de la surface) les rend indétectables jusqu’au moment du « largage ». Quant aux mirages 2000, ils créent un « black-out » complet. A part la Russie, la France a les meilleurs avions du monde. Et pour perfectionner son matériel, notre pays a réactivé trois bases aériennes. Ainsi, les Rafales dernière génération seront configurés bombardements stratégiques. Ce qui exige un entraînement spécial… Tout cela est visible : Un satellite militaire peut tout voir depuis sa position, même… lire un livre ! Et bien sûr des avions en entraînement.

Et à quoi tout ce matériel high-tech va-t-il servir ? Je me suis posée la question dans un tweet. Que fait le Charles-de-Gaulle au large de la Syrie ? Surtout désormais avec la nouvelle configuration militaire de l’UE, et par exemple, avec à ses côtés une composante nucléaire anglaise. Lorsqu’on connaît l’obsession de François Hollande, comme hier Fabius et aujourd’hui Ayrault, de se débarrasser du Président Assad (légitimement élu devant des observateurs internationaux, avec 88% des voix, un score a faire pâlir de jalousie beaucoup), on est en droit de se poser des questions. En sachant aussi que des Rafale sont également déployés en Jordanie : http://www.air-cosmos.com/les-rafale-deployes-en-jordanie-81715.

Je lis sur le compte https://twitter.com/LDDC_info :  » Syrie 1. Les Russes ont déployé pour la première fois des missiles anti-missiles en Syrie  –  Syrie2. Le FSB russe semble craindre 1 attaque ss False Flag avec des Cruise contre des cibles sensibles à Damas comme le palais présidentiel « . Ah bon ? Par ailleurs, voici un article qui s’interroge : « Pourquoi le Charles de Gaulle est-il ainsi positionné et reconfiguré ? Pourquoi l’engagement français en Syrie ? » (3) : « Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, ne fait pas mystère en indiquant que la ville de Raqqa, fief de Daech en Syrie serait l’objectif suivant, à échéance de quelques mois, espère-t-on. On ne connaît pas la mission précise des avions qui ont décollé vendredi matin, qui peuvent aussi bien effectuer des reconnaissances comme frapper les positions terroristes. Il est certain en revanche que les forces françaises véhiculées par le Charles-de-Gaulle sont sorties des manœuvres d’entraînement pour entrer en phase opérationnelle » (3).

Donc Raqqua, officiellement. Contre Daech ? (4). Ou contre Damas, dont on ne parle pas, où se trouve le Palais présidentiel ? Voilà une cible certainement tentante pour le Régime français obsédé par le désir de voir tomber le Gouvernement syrien. D’ailleurs, on peut être perplexe lorsque le Ministre français de la Défense annonce qu’ « il va y avoir bientôt une action majeure qui va être déclenchée » (3). Où ça ? Mystère ! Et pourquoi ? «

1-Le président de la République a besoin d’une action d’éclat pour se faire réélire comme le président bush sur le porte-avions nucléaire USS Abraham Lincoln en annonçant « mission accomplie » le 1er mai 2003.

2-possibilité intentionnelle ou involontaire d’un affrontement avec l’ aviation russe ou syrienne. Nous avons vu plusieurs fois les Etats-Unis utiliser un prétexte fabriqué comme casus belli. Dans ce cas là les avions français aideraient les Américains pour bombarder Damas et provoquer la chute du président  Bachar el-Assad «  (3).

Nous sommes sur un volcan. François Hollande utilisera-t-il la compétence de l’armée française pour réaliser avec ses alliés son rêve de destruction de la Syrie – puis de l’Iran et de la Russie comme son mentor israélien le souhaite ardemment ? Dans ce cas, la France sera lourdement victime des choix de son Président, malgré le dévouement de son admirable armée pour la défendre. A moins que nos militaires ne s’opposent à François Hollande, le ramenant « à la raison » ?

Nous serons bientôt fixés, en espérant que les graves décisions de François Hollande ne menaceront pas le pays tout entier – et même le monde.

Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

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(1) La France colonisée:  http://www.dailymotion.com/video/xyt8pb_le-drame-francais-c-est-aujourd-hui-un-pays-colonise-r-sistons-video-16_news

(2) http://www.meretmarine.com/fr/content/le-porte-avions-charles-de-gaulle-lheure-du-tout-rafale.

(3) http://presstv.com//DetailFr/2016/10/03/487486/Syrie-engagement-franais-pourquoi

(4) http://lemamouth.blogspot.com.es/2016/08/bientot-une-quarantaine-de-rafa

On peut aussi lire http://reseauinternational.net/une-agression-us-contre-la-syrie-provoquera-une-guerre-directe-contre-israel-larmageddon/,  et un petit dossier sur mon blog R-sistons aux guerres, http://no-war.eklablog.com/du-conflit-en-syrie-a-une-guerre-generale-le-porte-avions-charles-de-g-a126973662

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La Chine est-elle en train d’organiser la dévaluation du yuan ?

La Chine organise-t-elle la dévaluation du yuan

La Chine organise-t-elle la dévaluation du yuan By: Adrian KorteCC BY 2.0

Voilà qui donnerait raison à pas mal d’analystes, qui pensent que la Chine et les US préparent la dévaluation conjointe de leur devises . La chine qui dump les treasuries à grande vitesse, et qui achète de l’or . Il faut se mettre à leur place, avec à un moment presque 4 billions de papier (dollar en majorité) en réserve, qui peuvent ne plus rien valoir en une nuit, il vaut mieux se diversifier dans le métal jaune qui lui est de la vrai monnaie qui gardera toujours sa valeur . Z .

Les autorités chinoises font mine de s’inquiéter de la baisse de leurs réserves de devises étrangères… tout en continuant à acheter de grandes quantités d’or.

Depuis quelques mois, le monde s’émeut de la diminution des réserves en devises de la Banque centrale de Pékin. Et c’est vrai que la situation paraît fort préoccupante… du point de vue occidental. Une préoccupation que les autorités chinoises alimentent d’ailleurs très finement en faisant mine, elles aussi, de s’inquiéter de ce phénomène. Alors qu’il s’agit plus vraisemblablement d’une stratégie parfaitement voulue destinée à affaiblir le dollar tout en renforçant ses réserves d’or fin.

Mercredi 7 septembre 2016, la Banque centrale chinoise annonce, toute contrite, que ses réserves de devises étrangères avaient une fois de plus diminué d’un peu plus de 15 milliards de dollars après une baisse de ces mêmes réserves intervenue en juillet. Et c’est vrai que deux mois de baisse consécutifs, ça ne rassure pas les investisseurs étrangers. Déjà, au début de l’année, tout le monde de la finance avait retenu son souffle en apprenant que la People’s Bank of China (PBoC) avait vu ses réserves en devise fondre de 99,5 milliards de dollars en à peine un mois, sachant que le mois précédent (décembre 2015), c’était déjà 107.9 milliards de dollars qui s’étaient évanouis.

Sombres présages pour le DTS

Nombreux sont ceux qui craignent que le géant économique asiatique se révèle finalement n’être qu’un colosse en papier dont on a peut-être un peu rapidement accepté la monnaie (le yuan) dans le panier de réserve international (le DTS) en tant que 5e devise de référence, aux côtés du dollar, de l’euro, de la livre sterling et du yen. Il en est même qui se demandent si ces failles dans la stabilité économique chinoise ne sont pas révélatrices d’une future dévaluation du yuan après le 1er octobre, date d’entrée en vigueur du DTS à cinq devises. Une telle perspective serait à la fois une énorme catastrophe financière sur le plan international mais aussi un gigantesque pied-de-nez des autorités chinoises à l’attention des économies occidentales (ce qui ne serait pas inédit, soit dit en passant).

De leur côté, les responsables chinois multiplient les effet de componction, presque de pénitence, s’excusant de la situation qu’ils assurent totalement involontaire. D’autant que, affirment-ils, ils sont les premiers à en souffrir avec pour conséquence une fuite de capitaux à l’étranger de la part de riches industriels qui ne veulent pas partir avec l’eau du bain quand sera venu le temps de purger l’économie chinoise de sa monnaie surcotée.

Une baisse des réserves plus organisée qu’on ne le pense

En réalité, s’il est vrai que la PBoC « perd » un peu plus de devises étrangère chaque mois, c’est surtout pour mieux se renforcer… en or ! Ainsi, tandis que les réserves en devises s’érodent peu à peu depuis un an, celles en or ont augmenté de 70% sur la même période, une progression énorme qui porte le stock de la Banque centrale de Pékin à environ 1800 tonnes. Désormais, la Chine est en 5e position des pays qui possèdent le plus d’or, derrière les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie et la France. Et la Russie suit le cortège de près grâce à sa détermination à accumuler, elle aussi, un maximum de lingots dans le but parfaitement assumé (et même annoncé) de s’affranchir de l’hégémonie du dollar.

Ainsi, on pourrait croire que la Banque centrale chinoise est réellement préoccupée par l’éventualité d’une chute brutale du yuan, et qu’elle puise dans ses réserves pour tenter de stabiliser son économie, mais dans ce cas, même si la cadence d’acquisition a nettement faibli ces derniers mois, comment expliquer que la PBoC continue d’acheter de l’or à tour-de-bras, y compris lorsque les cours sont à la hausse ?

Qui osera faire barrage à la Chine ?

Aujourd’hui, les réserves de change de la Banque centrale de Pékin s’élèvent à 3 185 milliards de dollars, contre 3 201 milliards de dollars le mois dernier. Elles étaient à 3 400 milliards fin 2015. Pourtant, personne ne semble vouloir tirer la sonnette d’alarme ou, au moins, réfléchir à différer quelque peu l’entrée du yuan dans le panier de devises international de référence. Au moins le temps que la situation se redresse.

Peut-être certains attendent-ils également que le FMI s’empare du dossier et pointe du doigt l’éventualité d’une nouvelle implosion des marchés, mais il est probable que l’auguste institution présidée par Mme Lagarde attende elle-même que la cote d’alerte soit franchie, c’est à dire que le seuil minimal recommandé pour la Chine de 2 800 milliards de dollars en devises soit enfoncé… ce qui laisse encore à Pékin une certaine marge de manœuvre pour arriver tranquillement à l’échéance du 1er octobre prochain.

La dernière fois que les marchés s’étaient laissés tromper par le maquillage du masque chinois, c’était l’an dernier à peu près à la même époque, et les principales places boursières avaient alors amorcé une dégringolade de 20% à la suite du krach de Shanghai.

Un pronostic pour la fin de l’année ?

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Publié par le 12 septembre 2016 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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Une guerre directe entre la Russie et les États-Unis est-elle crédible ?

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Personnellement je pense que cette guerre a déjà lieu, indirectement  .  

Par d’autres moyens : guerre économique, géostratégique en Ukraine et au moyen orient ….

Et même sur le plan militaire .

On en voit des exemples régulièrement sur les théâtres d’affrontements entre les 2 puissances partout dans le monde .

Mais au delà, avec les nouvelles technologies et nouveaux armements secrets, il est trés difficile de le déceler .

Je pense que une guerre directe entre la Russie et les états unis est plus que crédible – car elle à déjà lieu .

Mais c’est simplement que c’est une guerre d’un nouveau genre …. 

Enfin pas si « nouveau », depuis longtemps déjà se pratique la guerre par des moyens détournés : c’était déjà dans l’art de la guerre

Par contre les technologies elles, évoluent à une vitesse vertigineuse et donnent une toute autre dimension à « la guerre » telle qu’on se l’imagine.  

Alors est ce qu’une guerre directe NUCLÉAIRE je précise bien entre la Russie et les États-Unis est-elle crédible ? 

Comme l’astrophysicien JP Petit l’a révélé encore une fois, et j’adore le citer car c’est une source de 1ere main : il n’y a plus d’équilibre de la terreur .

La guerre nucléaire devient un mode de guerre archaïque .

A cause des nouvelles technologies d’armement justement. 

Comme les bombes à antimatières de la taille d’une bille qu’on teste sur Jupiter avec Aurora (cf entre autres le papier sur le TR 3B hier, chercher avec les mots clefs dans le menu à droite)

Mais une erreur est toujours possible . Et il existe encore une quantité impressionnante d’armements nucléaires conventionnels ou non sur la planète  Et parfois pas entre de bonnes mains (« bonnes mains » pas forcément celles qu’on pourrait croire) . 

L’erreur est humaine d’une part.  

Et il semble que de puissantes entités aimeraient la provoquer , cette erreur .  

L’ordre par le chaos .

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« À quoi ressemblerait une guerre entre la Russie et les États-Unis ? » Ce doit être la question qu’on me pose le plus souvent. C’est aussi la question à propos de laquelle j’entends les réponses les plus bizarres et les plus mal informées.

[…]

Tout ce que je propose aujourd’hui, est de déconstruire quelques clichés populaires sur la guerre moderne en général. Mon espoir est que, par ce travail, vous puissiez vous emparer de quelques instruments indispensables pour vous frayer un chemin dans les absurdités que les médias commerciaux aiment à nous présenter comme des analyses.

 

Cliché No 1 : l’armée US a un immense avantage conventionnel sur la Russie

Tout dépend de ce que vous entendez par avantage. Les forces armées étasuniennes sont beaucoup plus importantes que les russes, c’est vrai. Mais, contrairement aux forces russes, elles sont réparties sur toute la planète. Dans la guerre, ce qui compte, ce n’est pas la taille de votre armée, mais quelle part de celle-ci est effectivement disponible pour combattre sur le théâtre des opérations militaires (TOM, zone de conflit). Par exemple, si sur un TOM donné, vous n’avez que deux aérodromes capables chacun de soutenir des opérations aériennes pour, disons, 100 avions, cela ne vous servira à rien d’avoir 1000 avions disponibles. Vous devez avoir entendu la phrase « les civils se concentrent sur la puissance de feu, les soldats sur la logistique ». C’est vrai. Les armées modernes sont gourmandes en soutien logistique, ce qui signifie que pour un tank, un avion ou une pièce d’artillerie, vous avez besoin d’une ligne d’approvisionnement immense et complexe, pour permettre au char, à l’avion ou à la pièce d’artillerie d’opérer de manière normale. Pour le dire simplement, si votre char manque d’essence ou de pièces de rechange, il s’arrête. Donc cela n’a aucun sens de dire, par exemple, que les États-Unis ont 13 000 avions et la Russie seulement 3 000. Ce pourrait bien être vrai, mais c’est aussi non pertinent. Ce qui importe, est seulement combien d’avions les États-Unis et l’Otan peuvent engager au moment du lancement des opérations de combat et ce que serait leur mission. Les Israéliens ont une longue histoire de destruction des forces aériennes arabes au sol plutôt que dans les airs, dans des attaques surprises qui sont la meilleure façon de dénier l’avantage numérique d’un adversaire. La réalité est que les États-Unis auraient besoin de nombreux mois pour rassembler en Europe occidentale une force qui aurait même un espoir marginal de l’emporter sur l’armée russe. Une autre réalité est que rien ne pourrait forcer les Russes à rester assis à observer, alors qu’une telle force est en train d’être rassemblée (la plus grande erreur commise par Saddam Hussein).

 

Cliché No 2 : un attaquant a besoin d’un avantage de 3 contre 1 ou même de 4 contre 1 sur le défenseur

Bon, c’est un peu vrai, en particulier au niveau tactique. C’est souvent utilisé comme une règle générale empirique, qu’être en position de défense vous donne un avantage de 3 contre 1, ce qui signifie que si vous avez un bataillon en défense vous pourriez avoir à peu près trois bataillons en attaque pour pouvoir espérer une victoire. Mais en regardant les choses à un niveau opérationnel ou, même plus, stratégique, cette règle est totalement fausse. Pourquoi ? Parce que le camp défensif a un immense désavantage : c’est toujours l’attaquant qui peut décider de quand attaquer, où et comment. Pour ceux qui sont intéressés à ce sujet, je vous recommande vivement le livre Surprise Attack : Lessons for Defense Planning de Richard Betts, qui, bien que relativement ancien (1982) et très centré sur la Guerre froide, propose une discussion très intéressante et approfondie sur les avantages et les risques d’une attaque surprise. C’est un sujet passionnant que je ne peux pas discuter en détail ici, mais permettez-moi seulement de dire qu’une attaque surprise menée avec succès, nie presque totalement l’avantage des rapports de force théoriques pour le défenseur. Je vous donne un simple exemple : imaginez une ligne de front de 50 km, sur laquelle chaque tronçon de 5 kilomètres est défendu des deux côtés par une division. Donc chaque camp a 10 divisions, chacune responsable de la défense de 5 km de front, d’accord ? Selon la règle des 3 contre 1, le camp A a besoin de 30 divisions pour vaincre les 10 divisions en défense, c’est juste ? Faux ! Ce que le camp A peut faire, est de concentrer 5 de ses divisions sur un front large de 10 km et de mettre les cinq autres à la défense. Sur ce front de 10 km côté attaque, il a maintenant 5 divisions attaquantes contre 2 en défense tandis que sur le reste du front, le côté A a 5 divisions en défense contre 8 divisions attaquantes (potentielles). Notez que maintenant le côté B n’a pas un avantage de 3 contre 1 pour vaincre les défenses du côté A (la proportion actuelle est maintenant de 8 contre 5). En réalité, ce que fera B est de lancer davantage de divisions pour défendre l’étroit secteur de 10 km mais cela, à son tour, signifie que B a maintenant moins de divisions pour défendre le front entier. À partir de là, vous pouvez faire plusieurs hypothèses : le côté B peut contre-attaquer au lieu de défendre, il peut défendre en profondeur (à divers échelons, 2 ou même 3), le côté A pourrait aussi commencer par faire semblant d’attaquer sur un secteur du front pour ensuite attaquer ailleurs, ou le côté A peut envoyer, disons, un bataillon renforcé pour se déplacer très rapidement et créer le chaos profondément dans la défense de B. Ce que je veux dire ici, est simplement que cette règle des 3 contre 1 est purement tactique et que dans la guerre réelle, les rapports de force (normes) exigent des calculs plus développés, en y incluant les conséquences d’une attaque surprise.

 

Cliché No 3 : la haute technologie l’emporte

C’est une affirmation extraordinairement fausse, et pourtant ce mythe est érigé en dogme parmi les civils, en particulier aux États-Unis. Dans le monde réel, les systèmes d’armes sophistiqués, aussi précieux soient-ils, présentent aussi une longue liste de problèmes, le premier étant tout simplement leur coût.

Lire la suite de l’article sur lesakerfrancophone.fr

 

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L’énigmatique planète X est-elle à l’origine des extinctions massives ?

Illustration de l’hypothétique neuvième planète, cachée dans les confins du Système solaire, mille fois plus éloignée du Soleil que la Terre. © Caltech, R. Hurt (IPAC)

Illustration de l’hypothétique neuvième planète, cachée dans les confins du Système solaire, mille fois plus éloignée du Soleil que la Terre. © Caltech, R. Hurt (IPAC)

En voici un peu plus sur cette nouvelle hypothèse des scientifiques qu’on avait abordé rapidement la semaine dernière . Une hypothèse d’après moi qui fait plus que tenir la route .

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 Tous les 27 millions d’années, un désordre se produirait dans la ceinture de Kuiper, envoyant une armada de comètes qui provoqueraient des extinctions massives sur Terre. L’hypothétique neuvième planète aurait le profil du coupable, affirment aujourd’hui des astronomes.

Nous sommes encore loin de bien connaître notre Système solaire. Régulièrement en effet, desastéroïdes et des comètes sont découverts, dont une partie, les géocroiseurs, se promène dans les parages de notre planète (le satellite Wise en a débusqué 250 de plus ces deux dernières années). D’autres objets, plus lointains, occupent la ceinture de Kuiper, ce sont les KBO, pourKuiper Belt Objects.

Depuis peu, on soupçonne la présence d’un très gros KBO, en fait une neuvième planète, loin au-delà de Neptune et Pluton, comme le suggèrent les orbites excentriques de plusieurs de ces objets. Les travaux des éminents chercheurs Konstantin Batygin et Mike Brown, du Caltech, publiés le 20 janvier dernier, pointent sur l’existence de cette hypothétique planète X. Le KBO uo3L91, qui vient de s’ajouter, conforte cette hypothèse : « Il est exactement là où la planète neuf nous indique qu’il devrait être », a tweeté Mike Brown, le 24 mars. La chasse a donc repris de plus belle.

Selon leur portrait-robot, avec une masse estimée à 10 fois celle de la Terre, elle devrait ressembler à une géante glacée, comme Uranus ou Neptune. Entre 10.000 et 20.000 ans lui seraient nécessaires pour accomplir une révolution complète, à plusieurs centaines de fois la distance qui sépare la Terre du Soleil (l’unité astronomique, ou UA).

Délogées de la ceinture de Kuiper tous les 27 millions d’années en moyenne, des armées de comètes feraient irruption dans le Système solaire interne. Certaines percuteraient les planètes rocheuses et d’autres se désintégreraient à l’approche du Soleil. © Nasa, JPL-Caltech
Délogées de la ceinture de Kuiper tous les 27 millions d’années en moyenne, des armées de comètes feraient irruption dans le Système solaire interne. Certaines percuteraient les planètes rocheuses et d’autres se désintégreraient à l’approche du Soleil. © Nasa, JPL-Caltech

Un bombardement de comètes tous les 27 millions d’années

Pour le professeur Daniel P. Whitmire, de l’université de l’Arkansas, si cette lointaine neuvième planète existe, son profil en fait le coupable idéal pour la plupart des extinctions de masses survenues sur Terre lors des 250 derniers millions d’années, voire 500 millions. Ces catastrophes auraient été déclenchées par des armées de comètes qui, expulsées de force de leurs quartiers résidentiels habituels – dans la ceinture de Kuiper –, ont fait irruption dans le Système solaire interne, occasionnant de nombreux dégâts sur les planètes rocheuses, ou voilant la lumière du Soleil en se désintégrant à son approche.

De telles invasions se produiraient en moyenne tous les 27 millions d’années, comme le précisent plusieurs enquêtes basées sur l’âge des cratères terrestres. Dans ce scénario, l’impacteur qui a contribué à la disparition des dinosaures il y a 65 millions d’années, devait être l’une d’elles. La dernière série daterait d’environ 11 millions d’années. Nous aurions donc encore 16 millions d’années devant nous avant une nouvelle salve de comètes (l’humanité aura peut-être déménagé d’ici là…).

L’idée n’est pas nouvelle. Il y a 30 ans, Daniel Whitmire et son collègue John Matese publiaient déjà dans la revue Nature, une étude sur des perturbations gravitationnelles régulières dans les régions lointaines du Système solaire, susceptibles de désorbiter un certain nombre de corps célestes. Ils faisaient à l’époque trois propositions pour expliquer ce désordre :

  • le Soleil a un compagnon caché (après tout, les étoiles doubles sont fréquentes) ;
  • il existe des régions plus denses dans le plan de la Voie lactée au sein duquel chemine notre étoile au gré de la houle galactique, c’est-à-dire des ondulations dans le plan de lagalaxie ;
  • une planète X bouscule le monde des transneptuniens.

Les deux premières hypothèses ne s’accordant pas avec les enregistrements paléontologiques, seule la dernière a résisté. Les indices et modèles mis en avant par Brown et Batygin ont donc logiquement relancé la possibilité d’un lien entre cette géante gazeuse et les comètes qui viennent s’aventurer dans le voisinage du Soleil tous les 27 millions d’années. Toutefois, il y a 30 ans, Whitmire et Matese supposaient une planète qui aurait entre une et cinq masses terrestres, et située à environ 100 UA, donc moins massive et plus proche que la neuvième planète telle qu’on la suppose actuellement.

« Ce qui est vraiment excitant est la possibilité qu’une planète lointaine puisse avoir une influence significative sur l’évolution de la vie sur Terre » a déclaré l’auteur principal de l’article scientifique, publié dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

 
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Publié par le 8 avril 2016 dans Espace, général, Insolite, Sciences

 

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L’humanité est-elle proche d’un effondrement systémique ?

Penser qu’un jour (proche) l’humanité ne se heurtera pas aux limites des ressources naturelles de notre planète, qu’une croissance infinie serait possible dans un monde fini, …. que les lois de la pesanteur ne s’appliquent pas à nous, c’est du pur délire.

Une seule image (nous arrivons au « tiping point » , le point de basculement) :

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Depuis quelques décennies, certaines études scientifiques démontrent mathématiquement l’impossibilité de pouvoir prospérer sur le long terme avec notre système économique actuel. Ces études font souvent appel à un domaine méconnue,la dynamique des systèmes, qui se veut d’étudier les systèmes complexes avec toutes les intrications qu’ils comportent, c’est à dire tout ce qui influence ces systèmes et les conséquences qu’ils entrainent.

Nous vous proposons un tour d’horizon des études scientifiques les plus sérieuses sur le sujet, souvent décriées, voir ignorées, elle permettent d’apercevoir ce qui pourrait se passer dans un futur plus ou moins proche. Et il y a de quoi s’inquiéter sérieusement…

1 – Le jour de dépassement global

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–                 Logo du “Global Overshoot Day”

Le fait que l’humanité surexploite la majorité des ressources terrestres vitales pour sa survie est aujourd’hui connu et relativement bien documenté. Pour preuve, le « Global Overshoot Day », littéralement « le jour du dépassement global » annuel de l’humanité survient de plus en plus tôt chaque année, selon le Global Footprint Network, qui regroupe des scientifiques, des universitaires, des municipalités et des entreprises de partout dans le monde.

L’an dernier, le jour du dépassement est survenu le 19 août. En 1993, il y a donc à peine 20 ans, il est survenu le 21 octobre. Ce seuil indique l’instant à partir duquel la population mondiale a consommé l’ensemble des ressources que la planète était en mesure de produire pour l’année en cours.

Au rythme actuel, le Global Footprint Network évalue que «la demande de l’humanité en ressources et services écologiques exigerait une fois et demie la capacité de la Terre pour être satisfaite». Selon ces mêmes calculs, «nous aurons besoin de deux planètes d’ici 2050 si les tendances actuelles persistent». Si tous les Terriens consommaient comme les Canadiens, il nous faudrait l’équivalent de trois planètes et demie pour assurer notre subsistance.

Les pêcheries mondiales constituent un bon exemple de la surexploitation des ressources mondiales. Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, il pourrait être impossible d’exploiter commercialement les poissons des océans d’ici 2050.

Qui plus est, les bouleversements climatiques risquent d’aggraver les choses. Selon la Banque mondiale, de graves pénuries alimentaires sont ainsi à prévoir si le réchauffement planétaire poursuit sur sa lancée actuelle. Cela risque d’aggraver le problème de la faim dans le monde. Les stratégies censées permettre de lutter contre ce fléau ont lamentablement échoué, en plus de nuire à l’environnement.

Les scientifiques prédisent également un accroissement du niveau des océans qui affectera de plus en plus de populations côtières, des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents ainsi que des effets irréversibles sur la biodiversité mondiale.

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Graphique du jour de dépassement global – Greenpeace / Global footprint network

 

2 – Un modèle minimal de l’interaction entre l’Homme et la Nature.

D’après l’étude nommée : “A Minimal Model for Human and Nature Interaction”, notre civilisation risque l’effondrement d’ici à peine quelques décennies en raison de la surexploitation chronique des ressources de la terre et de l’accroissement des inégalités. C’est ce que conclut l’étude de trois chercheurs universitaires, Safa Motesharrei et Eugenia Kalnay de l’Université du Maryland et Jorge Rivas de l’Université du Minnesota.

Cette étude — dont la publication a été acceptée par le Elsevier Journal Ecological Economics — se base sur la dynamique historique qu’entretiennent les civilisations par rapport à la nature, mais aussi à l’intérieur même de leurs structures sociales. Le modèle de recherche est donc multidisciplinaire.

Les chercheurs ont ainsi mis en évidence les raisons qui ont contribué à la chute des civilisations au cours des derniers millénaires. Selon leurs travaux, une série de facteurs liés entre eux sont à prendre en compte, parmi lesquels le climat, la population, l’eau, l’agriculture et l’énergie.

Ces facteurs peuvent mener à un effondrement de la civilisation s’ils convergent vers une «rareté des ressources provoquée par une trop grande pression exercée sur les capacités de la nature» et une «stratification économique entre riches et pauvres». Ces phénomènes combinés «ont toujours joué un rôle central dans le processus d’effondrement. Du moins au cours des cinq mille dernières années», concluent-ils.

Un temple du royaume de Tikal, un des plus prospères de la civilisation classique Maya. Professeur Medina-Elizalde

Un temple du royaume de Tikal. Professeur Medina-Elizalde

Dans une telle dynamique, les citoyens les plus privilégiés sont toutefois prompts à refuser tout changement, soulignent les chercheurs qui ont mené l’étude. Ils sont en effet moins affectés que les plus démunis par «les effets de la détérioration de l’environnement». Ils peuvent donc se contenter du statu quo beaucoup plus longtemps avant de s’ouvrir à la remise en question.

L’étude souligne par ailleurs que le développement technologique n’est absolument pas en mesure de permettre à l’humanité d’éviter le pire. «Les changements technologiques augmentent l’efficacité des ressources, mais aussi la surconsommation», peut-on lire dans le document.

Face à ce constat, les chercheurs sonnent l’alerte face à l’inconscience et l’aveuglement des élites qui aurait déjà mené à la disparition d’autres civilisations. Ils estiment que l’on peut encore éviter le pire de deux manières, en réduisant les inégalités économiques ainsi qu’en réduisant la consommation des ressources. C’est donc une mise en garde qui s’adresse aux gouvernements et aux populations afin qu’ils prennent conscience qu’un changement dans les modes de vie devient nécessaire.

Rapport Oxfam - Projection de la répartition des richesses

Rapport Oxfam – Projection de la répartition des richesses

3 – L’écroulement de la civilisation occidentale : une vue de l’avenir

Si les résultats de l’étude ci dessus peuvent sembler catastrophistes, ils sont malheureusement confirmés par d’autres études prospectives comme celle de deux scientifiques américains. Erik M. Conway, historien à la NASA et Naomi Oreskes, historienne des sciences et professeure à l’université d’Harvard. Ils ont publié en 2013 un article intitulé « The Collapse of Western Civilization: A View from the Future » dans le prestigieux journal du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Dans cet article ils se posent la question suivante : pourquoi sommes-nous restés inactifs, alors que nous disposions d’informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savions quels terribles événements allaient suivre ? Il s’en suit une prospective sur le déclin de l’humanité qui doit affronter le résultat de sa lâcheté : vagues de chaleurs sans précédent, hausse du niveau des océans, panique, émeutes, migrations de masse, hausse explosive des populations d’insectes, épidémies… L’ordre social s’effondre dans les années 2050 et les gouvernants, acquis à l’idéologie néolibérale, se retrouvent désarmés devant la nécessité d’une intervention massive de l’état…

Là aussi, en imaginant la situation vers laquelle l’humanité s’oriente si rien n’est fait, les auteurs montrent le piège desidéologies aveuglantes qui dominent : le positivisme et le fondamentalisme de marché.

Malheureusement, ces mises en perspective apparaissent de moins en moins extravagantes tant nos sociétés s’acharnent, contre toute logique, à faire perdurer un modèle de société obsolète et sans aucun avenir. Pourtant, il est encore tout à fait possible d’éviter de répéter les erreurs du passé et cet avenir catastrophique peut être écarté si des changements politiques et structurels forts sont mis en place.

Croissance infini pour planète finie

L’échiquier des ressources – Artiste inconnu

 

4 – Les limites à la croissance, le rapports du Club de Rome ou “rapport Meadows” (1972 – 1993 – 2004). 

The limits to growth - 1972 (Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers et William W. Behrens III)

The limits to growth – 1972 (Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers et William W. Behrens III)

Il est inquiétant de constater que l’étude de cette problématique, ainsi que les conséquences sur le long terme soient connues depuis maintenant plus de quarante ans. Le fameux “rapport du Club de Rome” fut le premier rapport scientifique rendu public sur cette problématique. En 1972, il mettait en évidence les dangers écologiques de la croissance économique et démographique que connaissait le monde en 1972. A travers divers scénarios, il prévoyait l’évolution de l’économie Humaine jusqu’en 2100, suivant que l’Humanité prenne telle ou telle direction.

Ils développèrent donc un modèle informatique qui avait pour objectif de décrire le monde comme un ensemble global dont les parties sont interdépendantes. Voici le développement de ce modèle :

 – Le développement économique est induit par la croissance.

– Celle-ci est stimulée par la croissance démographique et une exploitation croissante des ressources naturelles.

– Cette croissance économique provoque de la pollution, qui elle-même sera cause de recul économique et/ou démographique.

– Par le jeu de ces interactions, une consommation excessive des ressources naturelles peut entraîner une crise économique durable.

– Ainsi la croissance économique s’arrêtera faute de matières premières (énergie, ressources minières, appauvrissement des sols, épuisement des ressources halieutiques, etc.), la population diminuera faute de nourriture et/ou, comme par le passé, au moyen de conflits armés.

Graphique du scénario "business as usual" - Issue du troisième rapport (2004) "The limits to growth"

Graphique du scénario “business as usual” – Issue du troisième rapport (2004) “The limits to growth”

Cela conduit les auteurs à prévoir pour l’avenir plusieurs scénarios : pénurie de matières premières et/ou hausse insupportable de la pollution. Chacun de ces deux scénarios provoquerait la fin de la croissance quelque part durant leXXIe siècle. Le progrès technique ne ferait que différer l’effondrement inéluctable de l’écosystème mondial, incapable de supporter cette croissance exponentielle.

Cependant, tous les scénarios présentés par les auteurs ne mènent pas à un effondrement. Mais ils constatent que les seuls scénarios sans effondrement sont ceux qui abandonnent la recherche d’une croissance exponentielle sans limite de la production.

Trois scénarios issus du rapport Meadows. À gauche, scénario dans lequel les tendances des années 1900-1970 se poursuivent. Au centre, scénario intégrant une optimisation de l'utilisation des ressources non renouvelables. À droite, scénario faisant intervenir des politiques conjointes de stabilisation. © Vincent Landrin (d'après The Limits to Growth, 1972).

Trois scénarios issus du rapport Meadows. À gauche, scénario dans lequel les tendances des années 1900-1970 se poursuivent. Au centre, scénario intégrant une optimisation de l’utilisation des ressources non renouvelables.
À droite, scénario faisant intervenir des politiques conjointes de stabilisation.
© Vincent Landrin (d’après The Limits to Growth, 1972).

La version actualisée du rapport du Club de Rome, traduit en Français en 2012 et intitulée “les limites à la croissance, dans un monde fini” n’a quasiment pas fait parler de lui, pourtant, une fois de plus, les résultats de l’étude démontrent très clairement que la tendance n’a pas changée et que l’effondrement systémique pourrait bien avoir lieu avant 2050 au rythme de surconsommation des ressources actuelles.

En effet, les prédictions du scénario “business as usual” – donc celui dans lequel nous nous trouvons – prévoit l’effondrement économique majeur aux alentours de 2030 qui entrainerai inexorablement une baisse massive de la population mondiale.

Ce troisième rapport confirme ceux de 1972 et 1993, plusieurs études scientifiques convergent vers cette analyse, pourtant le dogme de la croissance est toujours présenté comme le seul modèle viable pour notre système économique. Tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre !

4 – World3, le simulateur de type dynamique des systèmes.

World3 a été développé par l’équipe à l’origine du premier rapport du Club de Rome. Il permet notamment de faire des simulations informatiques des interactions entre population, croissance industrielle, production de nourriture et limites des écosystèmes terrestres.

Il s’agit d’un modèle de type dynamique des systèmes, il comporte sept parties interagissant entre elles. Chacune traite d’un système différent du modèle. Les systèmes principaux sont :

  • le système alimentaire, incluant l’agriculture et l’industrie agroalimentaire ;
  • le système industriel ;
  • le système démographique ;
  • le système de ressources non renouvelables ;
  • le système de pollution.

Si vous souhaitez faire vos propres simulations, voici le simulateur en accès libre.

Simulation dans World3

Simulation dans World3

5 – Conclusion

Une autre étude scientifique publié dans la revue Nature en 2009 par une équipe de chercheurs Internationaux mettait en alerte sur les 9 barrières qui mettraient en dangers l’équilibre de l’écosystème planétaire, ces limites visent à déterminer des seuils globaux au-delà desquels les dégradations environnementales planétaires ne permettraient plus aux activités humaines de se poursuivre. Vous pouvez consulter un résumer en français ici.

Les neuf processus terrestres à surveiller selon Rockström et coll.,1 leur indicateur, la valeur actuelle et la limite planétaire qu’il pourrait être dangereux de dépasser. Les lignes rouges correspondent aux limites qui ont déjà été dépassées, les vertes à celles qui ne l’ont pas encore été. (2013) - Réalisé par Planeteviable.org

Les neuf processus terrestres à surveiller selon Rockström et coll.,1 leur indicateur, la valeur actuelle et la limite planétaire qu’il pourrait être dangereux de dépasser. Les lignes rouges correspondent aux limites qui ont déjà été dépassées, les vertes à celles qui ne l’ont pas encore été. (2013) – Réalisé par Planeteviable.org

Malgré tout ces avertissements, il parait plus que nécessaire d’informer le maximum de personne de ce qui risque de se produire si aucun changement de cap n’est envisagé et s’y préparer par la même occasion. Il parait évident que la croissance économique exponentielle n’est mathématiquement pas viable sur le long terme. Ceci n’est pas seulement une question de politique, les structures de gouvernances ne semblent pas pouvoir remettre en question l’idéologie proposée actuellement. Il ne s’agit pas d’un problème de personnes, mais d’un problème systémique, bien plus profond.

Le comportement des êtres humains étant profondément influencés par les structures sociétales dans lesquelles ils évoluent, ne pas remettre en cause ces structures, c’est s’attaquer aux conséquences et oublier les causes qui les ont générés.

 

Stéphane Hairy

 

Source :

Synrthèse du Rapport de 2012

Le devoir

The guardian

Halte à la croissance

Les limites planétaires

Source

 

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