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Déflation, récession et taux négatifs : quelle influence sur VOTRE épargne ? » L’édito de Charles SANNAT

emprunt russe

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Ce titre n’est pas de moi, enfin pas tout à fait. C’est une adaptation à mon sens plus juste de ce titre d’un article de France Info qui finalement mérite que l’on s’y arrête en raison justement de ce dont il parle.

Ce titre en dit très long sur l’incapacité à nommer nos maux, quels qu’ils soient. En l’occurrence, ici, nous ne parlons pas de problèmes “délicats” qui mettent en cause ou en œuvre des pensées sur des communautés, des religions ou des problèmes sociaux prégnants.

Non, France Info veut juste nous parler de notre épargne, et même sur un sujet qui peut sembler somme toute relativement anodin, la pensée est interdite, “l’économiquement correct” lui aussi étouffant.

“Inflation négative, croissance molle : quelle influence sur notre épargne ?”

Ce titre que vous venez de lire est le vrai titre de cet article de France Info.

Décryptage rapide. On ne dit pas “déflation” mais “inflation négative”. Une “inflation négative” c’est une expression d’une bêtise sans limite puisqu’en économie, une inflation est forcément positive.

Lorsque c’est négatif, on utilise le mot inverse justement, et l’inverse de croissance c’est déflation… et avec ou sans réforme de l’orthographe, cela reste tout de même la réalité conceptuelle exprimée à travers les mots justes et appropriés qui permettent une pensée précise.

Puis après les termes “croissance négative” – qui est donc une aberration en soit –, on poursuit dans l’insensé en rajoutant la “croissance molle”… Je vous passe le fait que généralement, quand on est en déflation, il y a rarement de croissance positive… Effectivement, au mieux, elle est molle mais en réalité c’est pour rassurer que l’on parle de croissance molle.
Enfin, au lieu de poser la bonne question, on énonce la mauvaise. On se fiche pas mal de “l’influence sur l’épargne” en général. C’est intéressant pour moi de gloser à l’infini dans des débats entre initiés sur ces sujets, mais la réalité c’est que la véritable bonne question qu’il faut se poser “c’est quelle influence sur MON épargne ?”, celle du voisin ne me passionnant pas vraiment.

Parler de notre épargne de façon collective permet évidemment d’atténuer la portée des choses et des événements. Vous êtes mis au même rang que tout le monde, alors ce n’est pas grave… C’est pour tout le monde pareil. Pourtant, je ne veux pas être tout le monde !

Leçon de résistance intellectuelle !

Il faut donc être conscient que plus que jamais les articles de presse, loin d’être censurés, sont en réalité “autocensurés” par les auteurs qui ne veulent pas prendre le risque de perdre leur job, ce que l’on peut comprendre lorsqu’il y a 6 millions de chômeurs et que eux, comme vous, ont aussi une famille à nourrir.

Il faut savoir aller au-delà et lire entre les lignes.

L’article commence par parler assez longuement de la peur de la “déflation” sans jamais nommer ce phénomène pour ce qu’il est.

La partie utile est atteinte lorsqu’on vous pose la question centrale :

Qu’est-ce que cela change pour l’épargne et les placements ?

Voilà ce qui est écrit :

“Cela change tout. Quand il y a inflation, on peut s’endetter pour acheter des actifs puisque les prix vont monter. C’est vrai pour l’immobilier et pour les actions et pour l’or. En cas de déflation, en théorie il faut faire le contraire. Vendre ses actifs réels, c’est-à-dire l’immobilier locatif classique, les actions, les matières premières et garder le maximum de liquidités.”

Mais cela c’est le raisonnement dans l’absolue. Dans la réalité, il faut être plus nuancé

Oui effectivement. D’autant qu’un patrimoine se gère sur le long terme en non par à coup. Imaginons une crise financière. Mieux vaut alors disposer de bien réels comme de l’immobilier plutôt que des valeurs volatiles comme les actions. Donc si on ne souhaite pas prendre de risque, la formule reste classique. Un peu d’immobilier, mais mieux vaut davantage compter sur des taux bas que sur l’inflation pour rembourser. De l’épargne dans le fond en euros des contrats d’assurance vie. Même si cela ne rapporte par exemple que du 2,5 % avec une inflation nulle c’est une belle performance. Remplir son Livret A et son LDD (Livret de développement durable) car on reste liquide et c’est encore sans impôts et sans prélèvements sociaux.”

On essaie à ce niveau tout de même de vous avertir que pour votre épargne, tout va être différent. Les conclusions et conseils sont loin d’être les bons et n’attendez pas que l’on vous dise de fuir l’assurance vie alors que c’est l’assurance vie et les fonds euros qui permettent également à l’État français de financer ses déficits et finir ses fins de mois de plus en plus difficiles.

On vous dit aussi en toutes lettres qu’en cas de crise financière, mieux vaut détenir des actifs tangibles comme de l’immobilier.

À la fin, on vous incitera néanmoins à opter pour les bonnes obligations d’État en faillite puisque vous pourrez lire en conclusion (ouf ! l’honneur est sauf et personne ne sera viré) :

“Des obligations d’État et de l’assurance vie en euros dont les rendements vont s’améliorer mécaniquement. Au Japon, même si la situation n’est pas identique mais quand on parle de désinflation, on pense forcément au Japon, la performance globale des obligations d’État (donc coupons compris) a bondi de 176 % entre 1985 et 2003. Bon mais encore une fois, nous ne sommes pas dans une situation de déflation et la BCE fera tout ce qu’elle peut pour l’éviter. La priorité c’est de relancer l’inflation et la croissance.”

Je pense que vous devez être très rassurés !! Nous ne sommes pas en déflation mais en inflation négative, et la BCE fera tout ce qu’il faut vu qu’on va relancer la croissance… (40 ans que j’entends cette ineptie.)

Encore une fois, au Japon comme ailleurs, ici comme là-bas, personne ne cherche à relancer la croissance. Tout le monde cherche à masquer l’insolvabilité générale. C’est cela qu’il faut comprendre.

Le juste titre, c’est-à-dire le bon constat et la bonne question, aurait été :

“Déflation, récession et taux négatifs : quelle influence sur VOTRE épargne ?”

Le crédit ?

Car c’est évidemment à cela que les épargnants doivent se préparer. C’est à cela que vous devez préparer, pour ceux qui en ont les moyens, vos patrimoines.

Alors faut-il avoir du crédit ? Non, pas trop. Pourquoi ? Parce que lorsque vos revenus baissent (c’est le cas en déflation, à travers soit des baisses de salaires comme en Espagne, au Portugal ou évidemment en Grèce, ou encore à travers le risque accru de chômage), vos dettes elles… restent constantes ! Et c’est très dur de rembourser des dettes constantes lorsque les revenus s’effondrent. C’est valable pour un État (cas grec), pour des entreprises et évidemment pour chacun de nous… les particuliers, les ménages.

Cela veut dire, dans une optique prudentielle s’entend, qu’il vaut mieux prendre de la marge. Ne vous endettez pas avec des “gros” crédits, mais avec des emprunts qui idéalement ne dépassent pas 15 % des revenus d’un couple. Pour les célibataires… restez sous la barre des 10 % ! Pourquoi ? Parce que si vous gagnez aujourd’hui 3 000 euros net par mois et que vous avez une mensualité de 300 euros… et que vous ne retrouvez qu’un boulot au SMIC à 1 000 euros, vous pourrez toujours faire face à votre mensualité.

Attention, dans les commissions de surendettement, la part des dossiers contenant un crédit immobilier est en augmentation constante. À bon entendeur, salut !

Les taux négatifs ?

Cela veut dire que votre épargne va produire au mieux de moins en moins de rendement… au pire, elle va s’éroder du montant des taux négatifs ! Alors faut-il opter pour de l’obligataire qui rapporte 2 % ? Ma réponse est non. Non, pas parce que 2 % c’est mauvais quand les taux sont à zéro !

Non parce que ce rendement est la conséquence d’un risque que les gens apprécient mal, voire pas du tout. Avez-vous envie de prêter vos sous à quelqu’un d’insolvable en espérant un pauvre gain de 2 % annuel ? Ma réponse est clairement non, le couple rendement/risque est ridicule. Raison pour laquelle mieux vaut investir encore une fois dans des actifs tangibles.

Lorsque l’on se trouve dans un cas de récession, de déflation et de taux négatifs, n’imaginez pas faire des miracles… C’est impossible. Impossible sauf si vous vous mettez à raisonner de manière complètement différente. Ne cherchez plus à gagner de l’argent avec vos placements, c’est fini, et ne me parlez même pas de fiscalité, c’est malgré votre agencement légitime pour les impôts le dernier sujet à aborder.

Cherchez plutôt à gagner de l’argent tout court, comment rendre votre argent réellement productif  – ce qui nécessite, je vous l’accorde, un effort évident par rapport au rendement “financier” obtenu, disons-le, sans rien foutre.
Eh bien l’argent facile, pour l’épargnant, c’est terminé et pour longtemps. Il y a deux catégories de gens. L’une, majoritaire de façon écrasante, qui a une guerre de retard, que l’on peut comparer aux stratèges de la ligne Maginot et qui cherchent encore du “rendement” et de la “fiscalité”.

Et celle, très minoritaire, qui a compris que ce n’était plus la question et que pour avoir du rendement, il fallait investir dans du tangible productif, et autant vous le dire, le tangible productif cela demande du… travail.

En résumé ? Actifs financiers, emmerdes virtuelles ; actifs tangibles, emmerdes bien réelles et bien tangibles.

Alors vous me direz “très bien, mais alors comment faire ?”. Eh oui, comment faire… C’est justement tout le travail que je fais pour les lecteurs de ma lettre Stratégies, qui est la déclinaison concrète des solutions que l’on peut mettre en place face aux constats économiques que nous partageons tous ici.

Plus que jamais, il faudra vous montrer créatifs, car ce n’est pas en plaçant votre argent sur un contrat d’assurance vie à 2 % que votre patrimoine pourra s’apprécier dans la durée, sans même parler des risques d’insolvabilité de l’État et donc de la perte plus ou moins importante de votre capital ! N’appliquez plus les vieilles recettes, elles signeront votre perte.

En attendant mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Source France info ici

Source

Avez-vous envie de prêter vos sous à quelqu’un d’insolvable en payant par dessus le marché ? C’est possible :

Le Japon Propose de vendre ses 10Y Bond avec un ​​Rendement négatif pour première fois

Comme nous avons détaillé plus tôt, pour la première fois dans l’histoire de, les obligations gouvernementales, le Japon a «vendu» ses obligations à 10 ans aujourd’hui à un rendement négatif (Les rendements obligataires sont appelés aussi « taux d’intérêt à long terme » car ils concernent des emprunts à long terme, les obligations, par opposition aux « taux d’intérêt à court terme » fixés par la Banque centrale, ndlr). Traduit en anglais, cela signifie que les «investisseurs» ont accepté de payer les 2.4 bps du gouvernement japonais par an pour le privilège de prêter de l’ argent pour 10 ans

Vers le bas à partir d’un rendement positif de 7.8bps à la dernière vente , le rendement moyen de la vente de 10Y était de -2.4bps …

 

Peter Pan (ic) se poursuit comme le reste de la courbe du JGB se réduit à de faibles rendements records et attend la réaction des valeurs bancaires japonaises …

Charts: Bloomberg

 

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Publié par le 7 mars 2016 dans économie, général, International

 

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Philippe Herlin – La directive BRRD, l’arme de destruction massive de votre épargne

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Philippe Herlin, Chercheur en finance et docteur en économie persiste à nous prévenir sur ce  « véritable scandale » qu’est cette directive … quand les gens s’en apercevront, il sera trop tard . Je me rappelerai toujours de ce qu’écrivait LE MONDE ce jour là  (lire URGENT – Bail in / Braquage : Accord européen sur le renflouement des banques en difficulté !!!

Les Européens se sont mis d’accord,  mercredi 11 décembre dans la soirée, sur une directive prévoyant des règles de renflouement interne des banques, ou bail-in, afin d’éviter de faire participer le contribuable au sauvetage des établissements financiers.

« Grand pas franchi ce soir : accord #BRRD pour 28 », a écrit sur son compte twitter le commissaire européen chargé des services financiers, Michel Barnier, en référence à la directive sur le sauvetage des banques. « Les contribuables ne seront plus premiers à payer pour erreurs des banques », a-t-il ajouté. « C’est un pas fondamental vers la réalisation de l’union bancaire », a assuré M. Barnier dans un communiqué.

Philippe Herlin – Je suis le seul en France à suivre de près la mise en place du nouveau mode de résolution des crises bancaires et qui consiste, pour une banque en faillite, à ponctionner les comptes de ses clients. Cette méthode est un véritable scandale, un vol légalisé, une remise en cause du droit de propriété. Elle porte un nom : la directive « BRRD » (pour Bank Recovery and Resolution Directive). Voici l’historique des textes que j’ai publié sur le sujet, de la faillite bancaire de Chypre en mars 2013 à la transposition de la directive en France qui vient d’avoir lieu en toute discrétion. Mesdames et Messieurs les économistes et les journalistes, on se réveille !

– Tout commence le 16 mars 2013 à Chypre avec la faillite de son système bancaire : pour la première fois les comptes bancaires des déposants (de plus de 100.000 euros) sont ponctionnés (texte du 21 mars 2013).

– Peu de temps après, le président de l’Eurogroupe déclare que Chypre constitue un « modèle » ! (texte du 28 mars 2013)

– Quand on regarde de près, on se rend compte que la garantie de 100.000 euros est un mythe et que Chypre aura constitué une exception (texte du 4 avril 2013).

– Peu de temps après la déclaration du président de l’Eurogroupe, la Commission européenne prépare une directive pour formaliser ce type de renflouement (texte du 18 avril 2013).

– De son côté, le FMI valide le principe de la ponction des comptes bancaires (texte du 16 octobre 2013).

– Fin 2013, la directive est approuvée par les instances européennes, on ne perd pas de temps (texte du 18 décembre 2013).

– L’offensive sur la ponction des comptes bancaires s’intensifie, cette opération doit être réalisée en un week-end ! (texte du 16 janvier 2014)

– En mars 2015 on assiste à la première mise en application de cette directive, mais sans que les déposants ne soient concernés (texte du 5 mars 2015).

– Suite à l’intervention de l’Allemagne, la garantie européenne des dépôts (qui pouvait quelque peu contribuer à garantir les dépôts de moins de 100.000 euros) est remise aux calendes grecques (texte du 18 septembre 2015).

– Finalement, la directive est discrètement transposée en France (texte du 29 octobre 2015).

Ce n’est pas la fin de l’histoire mais plutôt un nouveau chapitre qui va bientôt s’ouvrir, celui de la mise en œuvre de la directive BRRD (le texte complet sur le site de l’UE). Après le silence pesant entourant cette directive, de son élaboration à sa transposition, viendra le temps des cris et des pleurs.

L’idée de départ consistait à éviter qu’une faillite bancaire dans un pays oblige l’ensemble des contribuables européens à payer, il s’agissait de responsabiliser chaque Etat (passage du bail out au bail in). Fort bien. Mais alors pourquoi les épargnants devraient-ils payer les pots cassés ? En quoi sont-ils responsables ? Rien, zéro, nada. Il aurait fallu prendre le problème autrement : réduire la taille des banques too big to fail, obliger à la transparence sur les produits dérivés, séparer l’activité de dépôt de celle de marché, augmenter nettement le niveau des fonds propres, etc. Mais ces mesures heurteraient de plein fouet le lobby bancaire, spécialement les banques françaises, si fières de leur modèle de « banque universelle ».

Il en ira autrement. L’épargne n’aura jamais été aussi peu valorisée : non seulement elle ne rapporte quasiment plus rien (avec les taux zéro), mais en plus elle sert de filet de sécurité aux banques, au secours !

goldbroker

 
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Publié par le 6 novembre 2015 dans général

 

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Plus de la moitié des Français épargne moins de 50 euros par mois, et 11 millions n’ont plus que 10 e / mois pour l’épargne et les loisirs

Les économies ont notamment touché des postes de dépenses essentiels comme les dépenses en énergie.
Les économies ont notamment touché des postes de dépenses essentiels comme les dépenses en énergie. (Crédits : Flickr/kleuske. CC License by.)
Un chiffre encore plus parlant – 11 millions de Français n’ont plus que 10 euros par mois pour leur épargne et loisirs :
 
D’après les résultats d’une étude menée par Genworth, spécialiste des assurances de personnes, 11,4 millions de Français disposent de moins de 10 euros par mois une fois qu’ils ont payé leurs dépenses courantes (impôts, loyer, gaz/électricité, téléphone et nourriture). Cela représente environ un quart des ménages français, soit 5,8 millions.A l’opposé, 4% des ménages annoncent disposer de plus de 1000 euros à la fin du mois une fois gérées leurs dépenses courantes. Pour 18% des ménages, cette somme est comprise entre 100 et 200 euros.Par ailleurs, l’étude révèle d’autres chiffres significatifs:

• Près de la moitié des sondés ont du mal à tenir jusqu’à la paie du mois suivant;

• Plus de la moitié épargne moins de 50 euros par mois;

• Près de quatre Français sur dix ne tiendraient même pas un mois sur leurs réserves en cas de chute de revenu, et un sur cinq même pas une semaine.

Voici des précisions : 

Selon la dernière étude du cabinet d’assurances Genworth, les Français subissent une plus forte pression financière que les Allemands ou les Espagnols. Une pression qui se répercute directement sur le montant de l’épargne des ménages et sur les dépenses de loisirs.

« J’ai, la plupart du temps, du mal à tenir jusqu’à la fin du mois. » Cette affirmation concerne, selon une étude menée par l’institut SMG Insight/YouGov pour Genworth Lifestyle Protection Insurance, pas moins de 42 % des Français, dont les revenus se sont réduits sous la pression de la faible croissance de l’économie et des salaires.

     | Lire Les Français s’attendent à une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat en 2015

Selon cette étude, menée en juin 2015 en Espagne, en Allemagne et en France -où les enquêteurs ont interrogé un échantillon représentatif de 1.010 personnes- le résultat n’est pas mirobolant… Cinquante euros, c’est la somme maximale qu’ont pu mettre de côté chaque mois 54% des Français en 2015, une fois leurs dépenses courantes -impôts, loyer, gaz/électricité, téléphone et nourriture- réglées.

Mais il y a pire, puisque ce seuil ne dépasse pas 10 euros pour 11,4 millions de Français (soit un peu plus d’un quart de la population), selon l’étude.

Coup de rabot sur les loisirs

Résultat, 45% des personnes interrogées ont limité leurs dépenses de loisirs au cours des douze derniers mois précédant l’étude. A titre d’exemple, 52% ont diminué les sorties au restaurant, 50% leurs dépenses de shopping, et 25% ont renoncé à une ou plusieurs adhésion(s) à un club sportif ou associatif…

Mais les économies ont aussi touché des postes de dépenses essentiels. Selon l’étude, plus d’une personne interrogée sur 5 (22%) a limité sa consommation d’électricité, 19% ont diminué leur consommation d’eau et 19%  les dépenses de nourriture.

Dangereuse déprime

Affecté par ces économies, le légendaire pessimisme des Français n’a fait que s’accentuer en 2015 : 39 % d’entre eux estiment aujourd’hui que leur situation financière va s’aggraver au cours de l’année à venir, contre 31% en 2014, nous dit l’étude. Pourtant en Espagne, où les effets de la crise se font durement sentir, ils ne sont que 13% (contre 20% en Allemagne).

Et ce pessimisme n’est pas sans conséquence sur l’économie, selon Elias Abou Mansour, directeur général de Genworth pour la France, la Belgique et le Luxembourg, cité dans le communiqué :

La situation mise en évidence par notre étude présente un risque pour tous ceux qui ne sont pas à même de mettre suffisamment d’argent de côté pour compenser une chute de revenu causée par la perte de leur emploi, la maladie, ou un accident. Elle constitue également un risque pour l’économie au sens large car le sentiment de sécurité financière et les dépenses des consommateurs sont des facteurs clés pour la croissance : ces dernières représentant habituellement plus de la moitié du PIB.

source

 
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Publié par le 19 octobre 2015 dans économie, général

 

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Portugal : les vies brisées des petits épargnants de Banco Espirito Santo …

 

Une femme avec un panneau qui dénonce les "banques vautours" réclame la restitution de ses épargnes devant une antenne de Nouveau Banque dans la ville de Viseu, dans le nord du Portugal, le 12 mars 2015 ( AFP / Patricia de Melo Moreira )

Une femme avec un panneau qui dénonce les « banques vautours » réclame la restitution de ses épargnes devant une antenne de Nouveau Banque dans la ville de Viseu, dans le nord du Portugal, le 12 mars 2015 ( AFP / Patricia de Melo Moreira)

Voilà pourquoi, entre autres, il faut Dé-bancariser : aujourd’hui le Portugal,  demain la France ! Pensez vous que nous serons épargnés indéfiniment ici ?! Les banques sont en faillite ! FAILLITE, FLAGRANTE ! Et en ce moment même nous avons ce qui semble etre une contagion bancaire en Europe . Question de temps avant que l’une d’elle explose, entraînant les autres . De fortes chances que ça nous vienne de Grèce , mais ça pourrait venir du Portugal … Z .

Agriculteurs, retraités ou chômeurs, ils ont fait confiance à leur banque et investi l’épargne de toute une vie. Aujourd’hui, ses anciens clients de Banco Espirito Santo (BES), dont la chute a fait trembler le secteur financier portugais, risquent de tout perdre.

Battue par les vents, la plantation de laitues d’Albino Gomes, à Silveira, une bourgade au nord de Lisbonne, tombe en décrépitude, faute d’argent. « Ma conseillère bancaire m’a assuré que c’était un placement sans risque, à rendement garanti. Maintenant, je n’ai quasiment plus rien », dit-il.

A leur insu, environ 5.000 clients de BES ont troqué leur épargne contre des créances toxiques de Rioforte et Espirito Santo International, deux holdings luxembourgeoises du groupe Espirito Santo qui ont entre-temps fait faillite. En tout, ils ont placé plus de 500 millions d’euros.

Bâches plastiques déchirées, routes de terre défoncées, la parcelle agricole de deux hectares d’Albino Gomes manque d’argent frais pour semer des engrais. « Je ne dors plus, j’y pense en permanence », confie l’exploitant, 73 ans, la voix étranglée par l’émotion.

Pour entretenir ses serres, le maraîcher, qui n’a qu’une maigre retraite de 410 euros par mois, a besoin d’un emprunt. Ironie du sort, il compte faire la requête auprès de Novo Banco, né des décombres de Banco Espirito Santo.

L’histoire commence le 3 août, le jour où l’Etat portugais sauve de la faillite Banco Espirito Santo, en y injectant 3,9 milliards d’euros, montant auquel les banques ajoutent un milliard. Les actifs jugés sains sont regroupés au sein de Novo Banco.

– Placements à haut risque –

Les petits porteurs sont les premiers à se voir appliquer le nouveau système de sauvetage des banques adopté par l’Union européenne. Idée principale: faire payer les actionnaires et créanciers non prioritaires, pour éviter aux contribuables de mettre la main à la poche.

Albino Gomes, un exploitant agricole ruiné par la chute de la banque BES, observe les plastiques de son ancienne serre à Torres Vedras, une bourgade au nord de Lisonnne ( AFP / Patricia de Melo Moreira )

Albino Gomes, un exploitant agricole ruiné par la chute de la banque BES, observe les plastiques de son ancienne serre à Torres Vedras, une bourgade au nord de Lisonnne ( AFP / Patricia de Melo Moreira )

Ils ont tous investi entre 50.000 et 100.000 euros, parfois plus, à des taux d’intérêt oscillant entre 3 et 4%. Le placement d’Albino Gomes est arrivé à échéance le 31 octobre. Depuis, pas de nouvelles. Son extrait de compte bancaire reste désespérément vide, tout a été remis à zéro.

La garantie de remboursement par l’Etat de 100.000 euros, valable pour des comptes bancaires en Europe, ne joue pas dans son cas, car il a investi dans un produit financier à haut risque.

Inquiète, la Banque du Portugal avait obligé BES l’an dernier à inscrire dans ses comptes une provision de 1,25 milliard d’euros pour protéger les petits détenteurs de titres. Mais aujourd’hui, elle assure que cette réserve « ne constitue pas une garantie de remboursement ».

Si Novo Banco s’était dans un premier temps engagé à racheter les mauvaises créances, son patron Eduardo Stock da Cunha botte désormais en touche. « Il ne revient pas à Novo Banco de payer », mais « on travaille à une solution ».

– ‘Cobayes’ des règles européennes –

Ce changement de ton brutal a plongé dans le désespoir des milliers d’épargnants: « l’angoisse est très forte, ils survivent à coup d’antidépresseurs. Leur bête noire, c’est leur conseiller qui les a dupés, et ils ne reculeront devant rien », assure Mario Gomes, fils de l’agriculteur de Silveira.

Il est vice-président de l’Association des clients lésés de BES, dont les membres envahissent régulièrement des agences de Novo Banco, aux cris de « voleurs! » et « rendez-nous notre argent! ».

La colère monte. Samedi, une centaine de manifestants ont assiégé la résidence du gouverneur de la Banque du Portugal, Carlos Costa, à Lisbonne, à leurs yeux le principal responsable de leur mésaventure.

Pour eux, il ne fait pas de doute que la Banque du Portugal a changé d’avis pour obtenir le prix fort pour Novo Banco, mis en vente pour rembourser l’Etat et les banques qui ont contribué à son sauvetage.

« Malheureusement, les ratios de capital d’une banque sont jugés plus importants que la détresse des êtres humains », déplore l’avocat Carlos Lucena du cabinet Telles qui représente plusieurs clients spoliés.

« Nous sommes les cobayes du nouveau système européen de sauvetage des banques. Le Portugal est un pays pauvre, ils nous méprisent », se désole Antonio Nunes, 68 ans, fonctionnaire à la retraite, client fidèle de BES pendant 45 ans.

Il a placé 100.000 euros, l’épargne de trois générations, de son beau-père, sa fille et lui-même, « pour aider les petits-enfants ». Pris d’un doute, il avait voulu annuler le contrat au lendemain de sa signature. Mais la banque a réitéré que c’était « un placement sûr ».

http://www.boursorama.com/actualites/portugal-les-vies-brisees-des-petits-epargnants-de-banco-espirito-santo-08562fcf7c37d48bc20fd6763392d948

 
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Publié par le 25 mars 2015 dans économie, général, International

 

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Philippe Herlin – La dette ne cesse d’augmenter dans le monde, la planète en voie de « grécification » ?

dollar-en-or-depuis-1650

Il n’y a pas que la Grèce qui connaît des problèmes de dette, selon le cabinet McKinsey, le monde entier souffre d’endettement excessif ! Son étude Debt and (not much) deleveraging prend en compte la dette globale, celle des Etats, des entreprises, du secteur financier, des ménages, et elle atteint désormais les 200.000 milliards de dollars, soit 286% du PIB mondial. Le pire est qu’elle a augmenté depuis la crise de 2008, de 57.000 milliards de dollars ou de 17% du PIB (269% en 2007). Une crise de la dette – la crise des subprimes – a été réglée, ou plus exactement déplacée, par encore plus de dette…

Selon les analystes de McKinsey, l’endettement « va continuer à croître dans de nombreux pays, au vu des fondamentaux économiques actuels » et « plutôt que de réduire leur dette, toutes les principales économies empruntent aujourd’hui davantage par rapport à leur PIB qu’en 2007 ». L’addiction à la dette est généralisée, nous n’arrivons plus à en sortir et cela « amène de nouveaux risques pour la stabilité financière et pourrait saper la croissance mondiale ».

C’est le plus souvent l’Etat qui concourt en priorité à l’augmentation de la dette : dans les pays développés, les ménages et les entreprises ont adopté un comportement vertueux et sont parvenus à faire légèrement baisser leur niveau d’endettement ; les gouvernements, au contraire, ont fait exploser le leur. Pour McKinsey, six grands pays développés vont voir leur stock de dette continuer à augmenter plus rapidement que leur PIB : l’Espagne, le Japon, le Portugal, la France, l’Italie et le Royaume-Uni. La Chine, elle, voit surtout grimper la dette de ses entreprises (notamment grâce au shadow banking) qui atteint 125% du PIB, soit « un des niveaux de dette entrepreneuriale les plus élevés du monde ». Globalement, « à 282% du PIB, l’endettement de la Chine est gérable, mais supérieur à celui des Etats-Unis ou de l’Allemagne ».

En somme, nous n’avons pas tiré les leçons de la crise de 2008, les risques concernant la « stabilité financière » demeurent et nous risquons de nous précipiter dans une prochaine crise. L’étude déplore l’absence de solution et note que le procédé habituel d’élimination des dettes – l’inflation – n’est pas envisageable. Il y en aurait bien une, elle consiste à abandonner la logique keynésienne et à réformer en profondeur l’Etat pour diminuer sa taille, ses dépenses et sa fiscalité étouffante. Pouvons attendre cela de nos responsables politiques en Europe, au Japon et aux Etats-Unis ? C’est peu probable. Il restera alors un remède en cas de prochaine crise, que n’évoque pas McKinsey, bien à tort : la ponction des comptes bancaires des particuliers,nous en avons déjà parlé. L’effacement des dettes se fera au prix de l’épargne des classes moyennes.

Dans ce cadre, la meilleure protection pour notre épargne nous la connaissons, c’est l’or bien entendu. L’or physique ne figure pas dans l’épargne financière comme l’assurance-vie, que la banque et l’Etat peuvent facilement capter, il s’agit d’un actif réel, comme un appartement ou un tableau, mais bien plus liquide évidemment, plus universel, plus mobile, auquel chacun se raccroche par gros temps. Voici la petite information qui manque à cette très complète étude McKinsey, mais il est vrai que cette prestigieuse société de conseil ne pouvait pas se fâcher avec ses principaux clients.

> Pour information, je sors aujourd’hui mon nouveau livre : La Fin des banques ?

https://www.goldbroker.fr/actualites/dette-cesse-augmenter-monde-planete-voie-grecification-716

 
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Publié par le 12 février 2015 dans économie, général, or et argent métal

 

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NEW / Superbe – 2014 : MON EPARGNE EN DANGER ! Delamarche-Berruyer-Herlin-Lecoq Vallon-Ferron Poloni

C’est tout chaud on est les 1ers à le diffuser (hormis youtube ; nettoyons ce chiffre de 41 vues  : ce sont tous les Français qui devraient voir ça, après on s’étonne …)

D’entrée le constat est cinglant : 100 % des intervenants pensent dés le départ que oui, NOTRE EPARGNE  EST EN DANGER

Et VOUS , vous y avez pensé ? (ne s’adresse pas à nos lecteurs habituels, qui sont au chaud, normalement)

Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

 
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Publié par le 10 février 2014 dans économie

 

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EPARGNE : l’or, une valeur refuge pour diversifier votre patrimoine ?

lingot d'or

 « Placement préféré pour 13% des français  » ça monte… ! le même chiffre en Argent métal et son prix explose ! Pas d’ETF par contre , surtout ! Revue de presse 2013 Z@ laresistance

Placement préféré pour 13% des français, l’or constitue t’elle toujours une valeur refuge pour diversifier l’épargne ? Ce qui est certain, c’est que l’or reste un actif à part. Depuis toujours, l’or occupe une place significative dans le patrimoine des ménages français.

Mais attention, il reste néanmoins un actif financier, soumis comme les autres à des variations. Au plus haut il y a 30 ans, le cours de l’or a eu plusieurs cycles baissiers. Pendant les 10 dernières années, le cours de l’once d’or est reparti à la hausse pour atteindre 1900 dollars l’once à la fin de l’été 2011. Depuis, les investisseurs professionnels ont commencé à se détourner de l’or, il y a un an, mouvement qui s’est accentué en début d’année 2013. Les cours de l’once est alors redescendu à 1220 dollars en juin dernier et enregistre une baisse de plus de 20% depuis le début de l’année.

Alors, comment investir dans l’or sans détenir l’actif physique ? Le plus simple reste d’acheter des parts d’ETF (Exchange Traded Fund), organisme de placement collectif en valeurs mobilières indiciel, coté en bourse. A la différence des fonds indiciels classiques, les trackers sont librement négociables en Bourse comme les actions. Les trackers ne comportent pas de droit d’entrée ni de sortie, et leur prix est nettement moindre que les Fonds Communs de Placements (FCP) traditionnels. Vous pouvez souscrire des parts d’ETF (par exemple l’ETF « Lyxor Gold Billion ») dans un compte-titres ouvert auprès desbanques en ligne.

http://patrimonet.com/lor-valeur-refuge-pour-diversifier-votre-patrimoine/

 
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Publié par le 19 novembre 2013 dans général, or et argent métal

 

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