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Défiance envers les médias : pourquoi un tel discrédit ?

Un récent sondage Sofres/Kantar média publié par la Croix révèle que « la confiance dans l’information relayée par les différents médias est historiquement basse ». Avec 41 %, la télévision perd 9 points de confiance, la radio perd 3 points à 52 %. Ce sondage n’est que la confirmation d’une défiance de plus en plus grande des Français à l’égard de ceux que l’on appelle « les grands médias ».

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Défiance envers les médias : pourquoi un tel discrédit ?

 

A force de raconter n’importe quoi à l’opinion publique – pire, de tenter de la manipuler et de la désinformer – il ne faut pas s’étonner que les audiences des médias mainstreams s’effondrent  ! (les médias alternatifs n’y sont pas pour rien dans cette prise de conscience, loin de là)

J’ai plusieurs fois expliqué ce phénomène, notamment encore récemment dans Comprendre le phénomène des « fakes news » – Spirale du silence, tyrannie des agissants et Pensée tribale : « La langue des dictateurs » (comment les élites bernent le peuple) 

Extraits :

Le baromètre annuel de La Croix en partenariat avec Kantar Sofres sur la confiance des français envers les médias vient de sortir et il est assez angoissant. Radio, télé, presse écrite, plus aucun média ne parvient à dépasser la barre des 50% de gens qui croient que les choses se passent réellement comme on le leur raconte (pour être exact seule la radio atteint les 52% mais elle est aussi à son plus bas niveau historique … hop vous l’avez vu passer le biais de cadrage ? 😉

Globalement le « niveau de confiance général des français envers les médias » n’avait pas été aussi bas depuis … 2002. 2002 c’est la réélection de Jacques Chirac à la présidence de la république française et l’arrivée d’un certain Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur. Hé oui. Quand la droite arrive au pouvoir, la confiance des français envers les médias est au plus bas. Causalité ou corrélation ? 😉

Quand à « internet » que ce genre d’étude continue – hélas – de considérer comme « un média », le taux de confiance est à 28%.

« Quand tout le monde ment en permanence le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges, mais que plus personne ne croit rien.«

Nous y sommes.

Dans la hiérarchie des moyens d’information les plus utilisés, « internet » se classe deuxième avec 25% derrière la télé (48%) et devant la radio (20%) et les journaux (6%).

Pourtant le même « internet » est celui qui suscite le plus la défiance des utilisateurs : 72% disent ne pas faire confiance aux informations qui y circulent.

Merveilleux paradoxe qui n’est plus si paradoxal que cela puisque qu’après lecture de ce billet vous aurez normalement compris. Compris que « sommer internet de dire la vérité » est une erreur.

Compris que ce que les gens vont y chercher, « sur l’internet« , ce n’est ni de la confiance, ni de la vérité, mais une zone de confort cognitive qui leur permet … de voir la vie en biais.

Défiance envers les médias : pourquoi un tel discrédit ?

Un récent sondage Sofres/Kantar média publié par la Croix révèle que « la confiance dans l’information relayée par les différents médias est historiquement basse ». Avec 41 %, la télévision perd 9 points de confiance, la radio perd 3 points à 52 %. Ce sondage n’est que la confirmation d’une défiance de plus en plus grande des Français à l’égard de ceux que l’on appelle « les grands médias ».

Pour répondre aux questions posées par Armel Joubert des Ouches dans ce documentaire, nous avons interrogé Jean-Claude Bourret, ancien présentateur des journaux de TF1 et de la Cinq. Le journaliste, qui fut également rédacteur en chef à France Inter et à RMC, évoque la main mise des milliardaires sur les médias depuis ces 20 dernières années en particulier. « J’ai toujours dénoncé l’interpénétration qui existait entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique, explique-t-il, mais de façon mesurée car vous ne pouvez pas attaquer de front ceux qui sont beaucoup plus puissants que vous sinon ils vous écrasent ! Je l’ai dénoncé dans des journaux comme Télé Star, Télé 7 jours. Cela m’a valu de perdre le journal de 20 heures sur TF1 au moment où il y a eu la grande manifestation (1984) en faveur de l’école libre parce que j’avais fait mon métier de journaliste ! »


Ce jour-là en effet, parce qu’il est le seul à annoncer un chiffre officiel « censuré par l’Agence France presse » – 800 000 personnes présentes à la manifestation – Jean Claude Bourret s’attire les foudres du pouvoir socialiste de l’époque. C’est alors François Mitterrand qui dirige le pays.

Une défiance envers les médias, conséquence de la mainmise des milliardaires

Il est un fait que si Radio France (France Inter, France Info) et France Télévision appartiennent à l’Etat, les « grands patrons » sont propriétaires de la plupart des gros médias dans le pays. Bouygues détient TF1, LCI et TMC ; Dassault possède le groupe le Figaro ; Patrick Drahi est propriétaire du journal Libération et de l’Express ; quant à BFMTV et RMC, ces deux médias sont entre les mains d’Alain Weill, actionnaire majoritaire du groupe NextradioTV. Il faut également compter sur Vincent Bolloré, Bernard Arnault ou Arnaud Lagardère. Des banques telles que le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel détiennent également des parts importantes dans la presse régionale notamment.

Effondrement de la culture générale et « gauchisation de la pensée »

Pour Ivan Rioufol, essayiste et journaliste au Figaro, il faut admettre que « les journalistes sont tous formatés. Je suis surpris de constater que les journalistes qui sortent des écoles n’ont pas d’esprit critique ». Robert Werner, ancien rédacteur en chef à TF1 – pourfendeur de l’énergie éolienne, voir notre reportage « Energie éolienne, la grande escroquerie » – estime lui que « la culture générale de la part de la grande majorité des journalistes laisse pleinement à désirer. Parlez-leur de la Saint Barthélémy, parlez-leur des guerres de Vendée, c’est le vide » !

Le discrédit des médias commenté par des journalistes professionnels

Dans ce documentaire de 26 minutes, Armel Joubert des Ouches a également interviewé Martial Bild, Directeur de la rédaction de TV libertés, Jeanne Smits journaliste depuis une trentaine d’année, mais aussi Frédéric Pons, journaliste – écrivain et professeur aux écoles de Saint Cyr. Frédéric Pons qui est l’auteur de nombreux ouvrages vient d’achever « Le martyre des chrétiens d’Orient », livre publié chez Calmann-Lévy.

Un documentaire réalisé par Armel Joubert des Ouches

Harendt

 
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Publié par le 4 avril 2017 dans Education - information, général, Politique, société

 

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Les Français sont ceux qui se méfient le plus des vaccins dans le Monde (MAJ)


Encourageant – La France championne de la méfiance vis-à-vis des vaccins dans le monde.

 

Pour rappel, pas moins de 40% des Français s’avouent méfiants envers les Vaccins . Un peu plus de quatre Français sur dix estiment que les vaccins ne sont pas sûrs. C’est deux fois plus que la moyenne constatée chez les Européens et trois fois plus que la moyenne mondiale (13 %) . C’est ce qu’assure la grande étude du Vaccine Confidence Project (« Projet confiance dans les vaccins ») publiée fin septembre dernier. 

Donc – Les Français sont ceux qui se méfient le plus des vaccins dans le Monde, voici pour une fois un papier à charge sur les « conspis » et la vaccination , que je n’ai pu m’empêcher de « corriger » :

Dans l’édition N°472 du magazine Pour la Science se trouve le graphique ci dessus en ce qui concerne la confiance qu’ont les français et d’autres nations vis à vis des vaccins et on constate que la France est numéro 1 …

L’étude principale du numéro 472 de Pour la Science s’attarde essentiellement aux théories complotistes et aux médias alternatifs et scientifiques et à la façon dont les internautes consomment l’information. La grande révélation de l’étude c’est que d’une manière générale les complotistes mettent plus de « j’aime » sur Facebook pour des contenus dits « non traditionnels » (qui ne sont pas des revues scientifiques ni des journaux mainstream) et qu’ils perçoivent les médias traditionnels de la même manière que les médias alternatifs. Les conspis (qu’est ce qu’un « conspi » Mr ???, ndlr) sont aussi ceux qui se font le plus avoir par les trolls (ça dépend, ce ne reste qu’un point de vue car basé sur une seule expérience, et en plus prétentieux comme vous aller le lire, nldr)   , 88% d’entre eux n’ont pas fait la différence entre un site comme le mien (qui se moque d’eux en publiant des choses délirantes et absurdes (prétentieux n’est pas, ndlr) ) et un site comme Panamza (qui croit à toutes les absurdités qu’il publie). Il n’y a donc aucune différence de Consommation peu importe le type de média et le type de contenu, si le site est un site de trolls ou pas…(c’est prendre les lecteurs pour des imbéciles, surtout sur un blog de pointe comme le notre, et ce n’est pas de la prétention mais la réalité, ndlr)

Rien de nouveau, les conspirationnistes sont les plus crédules (ceci est est faux, c’est fort  relatif, ndlr) et nous sommes donc confrontés à un paradoxe : ceux là même qui dénoncent une forme de manipulation internationale sont eux-mêmes manipulés par les médias alternatifs et conspirationnistes. Ceux qui ont un faible pour la fibre conspirationniste sont ceux qui ont tendance à croire tout et n’importe quoi (??? – je répète c’est caricatural, et c’est sous estimer les lecteurs, ndlr) donc… « Tenter de convaincre un conspirationniste produit l’effet inverse de celui recherché ».

Comme se fait-il que dans un océan d’information comme internet et avec une telle attitude de « douter de tout » comme on le trouve chez les conspis… Comment se fait-il que le niveau baisse à ce point-là et pourquoi les conspis qui se disent « illuminés » et « ouverts » sont en fait les plus naïfs et les plus crédules ? (c’est de la lucidité et de la prise de distance, même si c’est correct pour certain, comme partout, d’ailleurs surtout chez les mainstreams, ndlr) Des questions auxquelles il faudra répondre un jour. L’étude expose des données intéressantes mais n’émet pas une conclusion définitive au delà de l’interprétation conférée aux faits.

L’étude a été effectuée cependant entre 2010 et 2014 pendant l’âge d’or du reach organique de Facebook (MDR – ndlr) et selon moi elle serait impossible à réaliser de nos jours car Facebook privilégie les contenus sponsorisés à ceux gratuits. Plus personne ne peut buzzer et cela depuis fin 2015. Tout le monde expérimente une baisse généralisée de la portée dite organique donc l’étude fonctionnait encore il y a 2 ans mais plus maintenant.

C’est peut être par souci de vouloir être en phase avec l’actualité du moment, les « fake news » que cette étude a été publiée. Mais elle est comme qui dirait mort née.

Elle reste tout de même intéressante pour tous ceux qui étudient la mouvance conspirationniste donc achetez le numéro 472 de Pour la Science (bien sur  … , ndlr) pour en savoir plus ici.

Enfin bref, pour compléter tout ceci lisez mon papier suivant de tout à l’heure – cela ira bien plus vite : A Lire Absolument. Comprendre le phénomène des « fakes news » – Spirale du silence, tyrannie des agissants et Pensée tribale : « La langue des dictateurs » (comment les élites bernent le peuple)

Ça, c’est de l’analyse profonde ! (et encore, il existe mieux, voir les liens donnés dedans)

 
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Publié par le 17 février 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Le problème de nos sociétés n’est pas le «complotisme» mais le fidéisme envers les médias dominants

Dieudonné et Soral lors d’une conférence de presse à Paris
Dieudonné et Soral lors d’une conférence de presse à Paris

Jean Bricmont, essayiste et physicien belge, se penche sur les raisons de la popularité des théories du complot.

Le revue belge progressiste Politique a consacré son dernier numéro aux «théories du complot», ce qui m’a amené aux réflexions suivantes.
Il existe toute une série de légendes urbaines, appelons cela ainsi, qui circulent sur les réseaux sociaux, concernant divers attentats, les chemtrails ou la nocivité des vaccins. En général, je n’en crois aucune, tout en acceptant parfaitement que des gens «se posent des questions» sur ces sujets.

Mais est-ce nouveau et est-ce dangereux ?

Toutes les croyances aux pseudo-sciences ou aux médecines alternatives sont du même type, de même que la crainte des OGM ou la croyance à la psychanalyse, qui sont très répandues au sein de la gauche «respectable», y compris chez celle qui dénonce avec vigueur le «complotisme».

Les gens qui dénoncent le «complotisme» ignorent souvent des crimes évidents

L’essence du «complotisme», c’est la croyance en une force invisible qui manipule les acteurs des tragédies humaines et qui tire les ficelles des grands événements. En réalité, la théorie du complot la plus répandue, et qui est aussi ancienne que l’humanité, c’est l’idée qu’il existe une ou plusieurs divinités invisibles qui s’occupent de nos affaires et répondent à nos prières, autrement dit les croyances religieuses que l’on nous demande par ailleurs régulièrement de «respecter».

Certains voient dans le «complotisme» un danger politique, surtout lié au lien supposé entre «complotisme» et anti-sémitisme. Mais le «complotisme» n’est en général qu’une réaction (maladroite selon moi) de scepticisme par rapport à la propagande de l’Etat et des médias. De même, ce qu’on appelle l’antisémitisme aujourd’hui est en grande partie une réaction aux biais pro-israéliens des médias dominants et à la répression constante de tous les propos qui passent pour antisémites.

Lire aussi

Toutes les allégations concernant les mauvaises intentions (cachées) de Poutine ou d’Assad sont aussi du type «théorie du complot»

Pour autant, si l’on y réfléchit, toutes les allégations concernant les mauvaises intentions (cachées) de Poutine ou d’Assad, ainsi que de nos ennemis passés ou futurs, sont aussi du type «théorie du complot». Simplement, quand ces théories visent les adversaires de nos États, aussi farfelues soient-elles, elles deviennent respectables.

D’autre part, je ne suis pas sûr que des «complotistes» avaient imaginé, lors de la guerre en Libye en 2011, le degré de cynisme et de manipulation de l’opinion de la part de Mme Clinton qui est révélé par ses e-mails. La réalité dépasse parfois l’imagination la plus débridée.

Par ailleurs, le reproche que je ferais au «complotisme», c’est qu’en tentant de démontrer des crimes cachés, il semble ignorer ce qui est évident : les crimes avérés et documentés de façon indiscutable de l’impérialisme américain et de sa politique d’ingérence universelle, qui sont tellement monstrueux qu’il est inutile de vouloir en trouver de nouveaux, même cachés. De façon symétrique, les gens qui dénoncent le «complotisme» ignorent souvent ces crimes évidents et font comme si la réfutation des complots permettait d’absoudre la politique des Etats-Unis.

C’est pourquoi je reste perplexe devant le nouveau numéro de Politique. Si certains trouvent qu’il est essentiel de combattre le complotisme, libre à eux de le faire. Mais qu’en est-il de la critique de la propagande de guerre ? Et qu’en est-il de la défense de la liberté d’expression ? Bien que Politique se présente comme une «revue de débat», je ne vois aucun article défendant un quelconque «complotiste» (tout le dossier est à charge). Tout comme je n’y vois pas la moindre défense de la liberté d’expression de certaines des personnes visées, comme Dieudonné et Soral, qui sont constamment poursuivis pour délit d’opinion.

Attaquer des gens qui sont poursuivis pour délit d’opinion, et qui par conséquent ne sont pas libres de dire ce qu’ils pensent, n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus noble comme démarche.

Les esprits critiques se tourneront inévitablement vers ce que la gauche respectable appelle l’extrême-droite

Plus fondamentalement, je doute très sérieusement que ce genre d’attaque unilatérale contre le «complotisme» ait un quelconque effet positif. Si on veut vraiment combattre le «complotisme», il faudrait commencer par reconnaître la légitimité du scepticisme grandissant à l’égard de la propagande médiatico-politique (la même remarque vaut pour l’antisémitisme). C’est la présence flagrante de mensonges et d’absurdités dans le discours dominant qui inspire les soupçons et les efforts, souvent erronés, de trouver des explications en terme d’actions «cachées».

Il faudrait aussi reconnaître qu’il vaut mieux un excès de scepticisme à l’égard du discours dominant qu’un excès de crédulité. Le problème fondamental de nos sociétés n’est pas le «complotisme» mais la fabrication du consentement et le fidéisme à l’égard des médias dominants.

De plus, en adoptant cette approche unilatérale, une certaine gauche ne peut éviter l’accusation de «faire partie» ou de «défendre le système». Et, voyant cela, les esprits critiques se tourneront inévitablement vers ce que la gauche respectable appelle l’extrême-droite, à la recherche de discours qui semblent réellement alternatifs.

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L’ex-adjoint de Manuel Valls dénonce les magouilles politiques : « Le manque de respect des dirigeants envers le peuple »

Et c’est vrai , comment un élu condamné 8 fois peut il siéger (ou même avec un casier judiciaire tout court, sur une des fonction clef de notre democrassie) ??? . Une député siège même avec bracelet électronique d’après ce Monsieur ( Philippe Pascot) … Et d’autres révélations . C’est complètement aberrant . 

 

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Le renseignement allemand reconnaît sa dépendance envers les USA

Symboles de la NSA et du BND

Selon la presse allemande, le BND aurait utilisé les informations de la NSA pour mener des activités d’espionnage en Europe occidentale. Parmi les cibles figurent la Commission européenne, la gouvernement français et les groupes industriels comme EADS (aujourd’hui Airbus Group). D’après Welt am Sonntag, le BND espionnait également des citoyens belges. L’opposition compte découvrir quels étaient les raisons concrètes de cet espionnage de la NSA avec l’aide des renseignements allemands.

Dans une interview accordée à la première chaîne allemande, Gregor Gysi a déclaré: « Nous pensions au départ que le gouvernement n’en savait rien.

Gregor Gysi, chef de la fraction du parti Die Linke au Bundestag, a exigé du comité parlementaire chargé d’enquêter sur l’activité de la NSA américaine en Allemagne qu’il auditionne sous serment la chancelière Angela Merkel. Z .

Le chef du Service fédéral de renseignement allemand a reconnu la dépendance de ce dernier vis-à-vis des services secrets américains.

Le chef du service de renseignement allemand BND, Gerhard Schindler, a reconnu avoir commis une série d’erreurs lors de sa coopération avec l’Agence de sécurité nationale des Etats-Unis (NSA). Parmi ces erreurs, il a cité la dépendance du renseignement allemand vis-à-vis des services secrets américains.

Intervenant lors de débats au Bundestag, Gerhard Schindler a déclaré que le BND ne vérifiait pas dûment les listes des personnes surveillées fournies par la NSA. Selon lui, certains responsables du BND étaient au courant dès 2005 des objectifs douteux du renseignement américain, mais ils ne l’en ont informé qu’en mars 2015, c’est-à-dire trois ans après son entrée en fonction.Après avoir qualifié ces erreurs « d’étonnantes », M. Schindler a souligné que seule la dépendance du BND vis-à-vis du renseignement américain l’avait amené à les passer sous silence.

Fin avril, le journal Spiegel Online a annoncé que la NSA avait surveillé pendant plus de dix ans des responsables politiques, de hauts fonctionnaires et des hommes d’affaires en Europe en utilisant à cet effet les ressources techniques du renseignement allemand. Cela étant, l’espionnage était pratiqué à l’insu du BND.

En octobre 2013, suite aux révélations de l’ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden, le monde entier a appris que la NSA et la CIA interceptaient les conversations téléphoniques de la chancelière fédérale Angela Merkel.Un nouveau scandale a éclaté en Allemagne à l’été 2014 suite à la découverte de deux agents secrets américains dont l’un travaillait au BND et l’autre, au ministère de la Défense. La chancelière a alors déclaré qu’il était peu probable que les Etats-Unis renoncent un jour à l’espionnage contre l’Allemagne.

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Publié par le 22 mai 2015 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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La Grèce n’exclut pas un «défaut» de paiement envers le FMI !

 

Et il y a cette histoire reportée par ZH de document qui a fuité du FMI : samedi, Paul Mason à Channel 4 en Grande-Bretagne a publié un document du FMI (s) que selon lui dit, entre autres choses, que le FMI prévoit un Grexit le 5 Juin – sous une forme ou une autre – si il n’y a pas d’entente avant cette date entre Athènes et ses créanciers (dont le FMI lui-même).

 Mais le Grexit pourrait venir de là où on ne s’y attend pas (source ZH) :

La question  pour Syriza a été, depuis qu’il a remporté les élections à la fin de Janvier, que ses électeurs veulent quelque chose qui est apparemment impossible : la fin de l’austérité combinée avec la poursuite de l’appartenance à la zone euro. «Les institutions« ne laisseront pas la Grèce faire les 2 à la fois. Cela a beaucoup à voir avec le fait que les sondages montrent un soutien continu à l’adhésion à l’euro en Grèce; c’est un gros marteau avec lequel Tsipras peut être frappé à la tête , jour après jour.

«Les institutions», et en effet les médias internationaux, attendent que la Grèce cède à leurs demandes pour plus d’austérité au ‘dernier moment’, parce que l’alternative ne serait pas seulement horrible – a priori -, ce serait aller contre la volonté de le peuple grec.Ce que pas beaucoup de gens semblent comprendre est que Syriza ne peut pas céder, parce que cela signifierait la fin de Syriza.

Toutefois, si les institutions forcent la Grèce a un défaut , ce qui mènerait vers une désintégration potentielle de la zone euro beaucoup plus proche qu’elle ne l’est aujourd’hui. Et ceux qui disent qu’ils sont confiants car ça peut être contenu sont des menteurs délirants. Les risques pour tous les trois, UE, BCE et FMI, surpasseraient de loin les quelques milliards d’euros dont ils peuvent recevoir le remboursement quelques années plus tard. Et ils ne devraient pas vouloir ces risques.Pas si ils ont les neurones qui  fonctionnent .

Mais la plus grande menace pour les négociations pourrait ne pas venir des institutions, après tout. elle pourrait bien venir de l’intérieur Syriza. Comme un site d’analyste grec l’a signalé ce matin:

Appel à la « Rupture Maintenant » par le Secrétariat et le Comité central politique du Syriza

La Grèce n’exclut pas un «défaut» de paiement envers le FMI

La Grèce doit verser 11 milliards d’euros à ses créanciers entre juin et août. La situation s’annonce périlleuse à partir du 12 juin.

Les salaires avant la dette envers le Fonds monétaire international (FMI). Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a assuré lundi soir que «les pensions et salaires sont sacrés, une absolue priorité» et dit préférer «un défaut envers le FMI plutôt que sur les salaires».

Il a même reproché aux créanciers de son pays «de ne rien apporter de neuf dans les discussions». Soufflant le chaud et le froid, il a aussi déclaré : «Nous sommes très proches d’un accord», assurant qu’une «rupture avec les créanciers n’est pas dans nos projets».

Athènes (Grèce). En juin, la Grèce doit verser 1,5 milliard d'euros au Fonds monétaire international.

Athènes (Grèce). En juin, la Grèce doit verser 1,5 milliard d’euros au Fonds monétaire international. AFP/Aris Messinis

La situation se tend pourtant pour la Grèce, à l’approche d’échéances financières cruciales en juin. Le pays doit en effet verser 1,5 milliard d’euros au FMI en quatre fois entre le 5 et le 19 juin. Au total, Athènes doit rembourser 11 milliards d’euros à ses créanciers entre juin et août, principalement à la BCE (Banque centrale européenne). A partir du 12 juin, les difficultés s’amoncèlent car, du 12 au 30 juin, le gouvernement devra aussi renouveler des bons du Trésor (des emprunts d’Etat) pour 5,2 milliards d’euros et payer les retraites, les fonctionnaires et les fonds de sécurité sociale (environ 2,2 milliards d’euros).

«On est toujours dans le bras de fer»

«Il faut un accord immédiatement (…) pour résoudre ces problèmes de liquidité cruciaux», a estimé lundi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Sakellaridis. La Grèce attend depuis neuf mois (soit bien avant l’arrivée du gouvernement de gauche radicale Syriza en janvier) une tranche de 7,2 milliards d’euros promise par ses créanciers internationaux, FMI, Union européenne (UE) et BCE dans le cadre des 240 milliards d’aide promis depuis 2010. Les discussions stagnent car Athènes juge socialement difficiles les réformes du marché du travail et des retraites exigées par les créanciers.

VIDEO. Grèce : «Une période cruciale»

L’issue de cette confrontation semble proche, car il semble bien ne plus y avoir d’argent dans les caisses de l’Etat. Athènes a par exemple eu recours à un fonds d’urgence pour payer une traite de 750 millions d’euros, le 12 mai, au FMI. Personne ne sait ce qui arriverait en cas de défaut de paiement, ce qui serait une première dans un pays de la zone euro. Certains font valoir qu’un petit accident de paiement sur une échéance aurait le mérite de hâter un accord.

Les négociations avancent, mais à petits pas. «Les Grecs sont plus prompts à dire ce qu’ils ne veulent pas qu’à proposer des choses», s’est ainsi plaint lundi le commissaire européen à l’Economie, Pierre Moscovici. Selon Jesus Castillo, économiste chez Natixis, «on est toujours dans le bras de fer, mais ça n’aurait pas de sens d’avoir pris tout ce temps et engagé autant d’argent sur la Grèce pour, à la fin, tout perdre».

http://www.zerohedge.com/news/2015-05-18/why-did-imf-leak-greek-default-details – http://www.leparisien.fr/economie/la-grece-n-exclut-pas-un-defaut-de-paiement-envers-le-fmi-19-05-2015-4783291.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F

 
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Publié par le 19 mai 2015 dans économie, général, International

 

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