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Rappel : Les Ummites avertissent d’un effondrement économique mondial entre 2019 et 2021

Qui sera suivi par une dictature bancaire militarisée et une guerre civile mondialisée, ce qui rejoint nos analyses et prédictions … 

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L’OMS passe sous silence le lien entre le diabète et l’addiction au sucre

 

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«Dans une guerre nucléaire entre les États-Unis et la Russie, toute la population mourrait». Des experts du nucléaire abordent les dangers d’une guerre entre les États-Unis et la Russie

«Dans une guerre nucléaire entre les États-Unis et la Russie, toute la population mourrait». Des experts du nucléaire abordent les dangers d'une guerre entre les États-Unis et la Russie (WSWS)

Depuis la frappe de missiles du 6 avril par l’administration Trump contre une base aérienne syrienne, les tensions entre les États-Unis et les puissances européennes et la Russie sont à leur plus haut niveau depuis la guerre froide. Dans leur rhétorique, les États-Unis et leurs cherchent surtout à défendre l’attaque non provoquée, tandis que la Russie répond en augmentant son appui militaire pour le régime de Bashar al-Assad.

La plus récente escalade de ces tensions est le largage d’une bombe à effet de souffle d’artillerie lourde (MOAB) GBU-43/B par l’armée américaine en Afghanistan. Une MOAB est une bombe de 10 tonnes, la plus puissante arme non nucléaire dans l’arsenal de l’armée américaine. Elle n’avait jamais encore été utilisée au combat.

Bien que la cible officielle soit un complexe de grottes et de tunnels de l’État islamique dans la province de Nangarhar, le réel objectif était de démontrer à l’Iran, la Russie, la Syrie, la Corée du Nord, la Chine et à toutes autres nations qui se mettent dans le chemin des intérêts mondiaux de l’impérialisme américain qu’il n’y a aucune limite à la violence que l’armée américaine est prête à infliger à ceux qu’elle considère comme ses ennemis.

Ce qui est frappant à propos de la couverture médiatique de la crise géopolitique actuelle est l’absence de discussion, que ça soit de la part du New York Times, du Washington Post, de Fox News, de MSNBC ou CNN, des conséquences d’un échange nucléaire. La prochaine étape après une MOAB est une ogive thermonucléaire tactique de faible puissance, une arme dont le pouvoir de destruction est bien plus grand. Néanmoins, personne dans les médias corporatifs n’a demandé: qu’arriverait-il si de telles armes étaient utilisées en Syrie, en Iran ou en Corée du Nord ou encore contre la Russie ou la Chine?

Cela soulève deux autres questions: la situation actuelle est-elle proche d’un conflit direct et d’une escalade militaire entre les États-Unis et la Russie qui mèneraient à une guerre nucléaire? Combien de personnes mourraient dans un tel conflit?

Pour faire la lumière sur ces questions, le World Socialist Web Site s’est entretenu séparément avec deux experts sur les dangers d’une guerre nucléaire, Steven Starr et Greg Mello.

Steven Starr

Steven Starr est scientifique principal à Physicians for Social Responsibility (Médecins pour la responsabilité sociale) et associé de la Nuclear Age Peace Foundation (Fondation pour la paix à l’ère nucléaire). Ses articles sur les dangers environnementaux d’une guerre nucléaire ont été publiés dans le Bulletin of Atomic Scientists et dans la publication du Centre pour le contrôle des armes, l’énergie et les études environnementales de l’Institut de physique et de technologie de Moscou.

World Socialist Web Site: Selon vous, combien grand est le risque d’un conflit militaire entre les États-Unis et la Russie sur la Syrie ou avec la Chine sur la Corée du Nord?

Steven Starr: Je crois qu’il y a un très grand danger que cela se produise. Les Russes sont alliés avec [le président syrien Bashar al-]Assad et font reculer l’ÉI. Ils ont repris Alep et cela a rendu les médias et l’establishment politique hystériques, puisque ce n’est pas de cette façon qu’ils voulaient que la guerre finisse. Trump a fait campagne pour une détente avec la Russie, pour une politique non interventionniste. Lorsque [le secrétaire d’État Rex] Tillerson était en Turquie, il a dit qu’Assad pouvait rester. Mais cinq jours plus tard, les États-Unis lançaient des missiles de croisière sur la Syrie.

En raison de l’attaque de 59 missiles des États-Unis contre une base aérienne syrienne, nous avons essentiellement détruit les relations avec la Russie. Nous avons franchi le Rubicon. La Russie a suspendu le protocole de sécurité aérienne qui fournissait des canaux de communication visant à prévenir des contacts dangereux entre les aéronefs américains et russes. Cela donnera le droit à la Russie et à la Syrie de choisir de tirer ou non sur les avions américains. Les Russes ont déjà l’espace aérien syrien et ils ont mentionné qu’ils allaient augmenter la capacité de la défense aérienne syrienne. Qu’arrivera-t-il quand les avions américains vont se faire abattre par les Russes?

WSWS: Une chose qui vaut la peine d’être mise en contraste est les reportages faux et complètement malhonnêtes des grands médias et l’ampleur des conséquences des politiques qui sont mises en oeuvre. Cela est déjà grave de diffuser de la propagande au nom de l’establishment politique américain, mais lorsqu’il est question d’une politique qui entraînera la destruction de la planète, cela prend une toute nouvelle dimension.

SS: D’après ce que je vois, les «nouvelles» internationales publiées par les journaux d’importance sont en grande partie devenues de la propagande, particulièrement après les événements en Ukraine et en Crimée en 2014. Bien qu’on s’attende toujours à un biais dans les reportages de chaque pays, les médias occidentaux ne semblent plus contraints par le besoin de fournir des faits pour appuyer leurs arguments et allégations. Il n’y a eu aucune investigation à propos de l’attaque chimique en Syrie; Trump a lancé la frappe de missiles avant qu’une quelconque enquête puisse être menée.

La CIA est profondément impliquée dans ce processus. Il n’y a que six mégasociétés qui possèdent 90% des médias américains et occidentaux, et ils ne publient aucune histoire qui serait contraire à la ligne de parti officielle de Washington. La censure par omission où aucune dissidence n’est permise est la caractéristique centrale de ce qu’on entend aujourd’hui. L’usage de «sources officielles» sans preuve concrète crée un faux récit qui est utilisé pour appuyer les actions de l’armée américaine.

Ainsi, il y a un silence total dans les médias à propos des conséquences possibles d’une guerre avec la Russie. Quand avez-vous entendu des médias traditionnels parler des conséquences d’une guerre nucléaire avec la Russie?

WSWS: Qu’arriverait-il s’il y avait une autre attaque des États-Unis sur la Syrie, peut-être suivant une autre attaque fabriquée à l’arme chimique?

SS: La situation pourrait s’intensifier très rapidement, particulièrement depuis que les relations entre les États-Unis et Moscou se sont détériorées jusqu’à leur pire état dans l’histoire. J’ai lu dans un article qu’il y a des plans pour déployer 150.000 soldats américains en Syrie. Étant donné qu’il y a des troupes russes et iraniennes en Syrie (à la demande du gouvernement syrien), cela serait une décision incroyablement stupide pour les États-Unis d’envoyer des forces militaires d’envergure en Syrie. Cela serait très difficile d’éviter la troisième guerre mondiale.

Si les États-Unis et la Russie entrent dans un conflit militaire direct, éventuellement un côté ou l’autre commencera à perdre. Alors, soit il admet sa défaite, soit il intensifie la situation. Et quand ceci arrive, la possibilité d’utiliser l’arme atomique devient plus grande. Dès que les bombes nucléaires commenceront à être lancées, l’escalade à grande échelle d’une guerre nucléaire pourrait avoir lieu très rapidement.

WSWS: À quel point cela serait-il catastrophique?

SS: Les États-Unis et la Russie ont chacun environ 1000 armes nucléaires stratégiques d’au moins 100 kilotonnes, toutes prêtes à être lancées dans l’espace de 2 à 15 minutes. Puisque cela prend environ 9 minutes à un missile d’un sous-marin américain pour frapper Moscou, cela veut dire que le gouvernement russe pourrait riposter. Et ceux-ci ne sont que les missiles qui sont prêts à être lancés immédiatement.

Les États-Unis et la Russie ont 3500 armes nucléaires stratégiques opérationnelles et déployées (chacune avec une puissance explosive minimale de 100.000 tonnes de TNT) qu’ils peuvent faire exploser en moins d’une heure. Ils ont 4600 autres armes nucléaires en réserve, prêtes à être utilisées. Il y a environ 300 villes aux États-Unis et 200 villes en Russie avec une population supérieure à 100.000 personnes. Étant donnée la quantité d’armes nucléaires, la plupart des grandes villes risquent fort d’être touchées.

Probablement que 30% de la population américaine et russe périraient dans la première heure. Quelques semaines après l’attaque, les retombées radioactives tueraient un autre 50% ou plus.

L’hiver nucléaire, l’une des conséquences environnementales à long terme d’une guerre nucléaire, entraînerait probablement la famine et la mort pour la plupart des gens sur la planète en l’espace de quelques années d’une guerre nucléaire d’envergure par les États-Unis et la Russie. La couche de fumée stratosphérique mondiale produite par l’incinération nucléaire empêcherait la plupart des rayons du soleil d’atteindre la surface de la Terre, produisant les conditions météorologiques d’une ère glaciaire qui durerait au moins 10 ans.

Une autre conséquence rarement discutée d’une guerre nucléaire est une impulsion électromagnétique en haute altitude, ou IEM. L’explosion d’une arme nucléaire considérable à haute altitude (150 à 300 km d’altitude) produira une énorme impulsion d’énergie électrique qui détruira les circuits électroniques sur une zone de dizaines de milliers de kilomètres carrés sous l’explosion. Une seule détonation au-dessus de la côte Est américaine détruirait le réseau et causerait la fusion du cœur de toutes les centrales nucléaires touchées par l’IEM. Imaginez 60 Fukushima arrivant en même temps aux États-Unis.

Greg Mello

Greg Mello est secrétaire et directeur général du Groupe d’étude de Los Alamos, une organisation qui a fait des recherches sur les dangers d’une guerre nucléaire et qui prône le désarmement depuis 1989. Ses recherches et analyses ont été publiées dans le New York Times, le Washington Post, le Bulletin of Atomic Scientists et dans Issues in Science and Technology.

WSWS: Quel rôle ont joué les démocrates dans les tensions accrues entre les États-Unis et la Russie sur la Syrie?

Gregg Mello: Aussi récemment qu’en 2013, lorsqu’il y a eu une fausse attaque à l’arme chimique en Syrie, je ne crois pas que les démocrates appuyaient autant la guerre qu’ils le font aujourd’hui. Mais maintenant, en raison de la candidature d’Hillary Clinton, l’attisement des tensions avec la Russie et l’hyperbole néo-maccarthyste ont vraiment augmenté, marginalisant même ceux à l’intérieur du parti qui osent exprimer le moindre scepticisme à propos de l’histoire officielle, comme la membre du Congrès Tulsi Gabbard. Et c’est une personne qui est allée en Syrie pour découvrir ce qui se passait réellement. Elle a découvert que la majorité des gens en Syrie veulent que les États-Unis arrêtent de financer les rebelles et qu’ils sont satisfaits avec les efforts du gouvernement Assad pour chasser Al-Qaïda et l’ÉI. Mais elle se fait réduire au silence.

WSWS: Pourriez-vous nous parler des intérêts corporatifs en jeu?

GM: Cinquante-neuf missiles de croisière coûtent beaucoup d’argent. Chaque missile utilisé coûte, je suppose, entre 1 et 1,6 million $, donc la frappe au total a coûté entre 60 et 100 millions de dollars. Ceci n’inclut pas les coûts de déploiement des navires et d’autres éléments qui composent une frappe. C’est probablement le double, si vous incluez ces éléments. En termes des missiles, s’ils sont remplacés, ceci est un revenu pour n’importe quelle compagnie qui les remplace.

Les compagnies reçoivent également de la publicité gratuite de telles frappes. J’ai vu le vidéo de la part de Brian Williams de MSNBC, qui a louangé les missiles utilisant les paroles de Leonard Cohen, «Je suis guidé par la beauté de nos armes» (I’m guided by the beauty of our weapons). Ceci est un clip publicitaire inestimable, surtout lorsque les mêmes images et vidéos des missiles sont aux bulletins télévisés et partout sur le NET. Je suis persuadé que leurs valeurs boursières ont, littéralement et figurativement, explosé.

Mais ce ne sont que des broutilles comparées aux très grosses sommes qui proviennent des tensions continues avec la Russie et le besoin du gouvernement américain de dominer le monde. Nous ne parlons pas de millions de dollars, mais des milliards; vraiment, des billions. Pour maintenir l’idée que nous devrions être dans toutes les parties du monde, les États-Unis dépensent sur toutes les composantes de la défense nationale environ un billion par année. Donc, cela augmente vraiment rapidement.

Et l’armée américaine vient de recevoir une augmentation à son budget de base qui est comparable au budget de défense entier de la Russie. Aux États-Unis, nous dépensons plus d’argent sur l’armée que tous nos adversaires potentiels combinés. C’est là que se trouve l’argent.

On pousse NATO à acheter l’équipement militaire de point, compatible avec le nôtre. Toutes ces ventes d’armes avec nos propres achats nationaux valent des billions. C’est ce que ces frappes cherchent à maintenir. Un modèle de dépenses militaires à une échelle colossale.

Cela va de pair avec les questions géopolitiques que vous avez mentionnées.

WSWS: Pourriez-vous parler davantage des questions géopolitiques?

GM: Trump a dit qu’il n’irait pas en Syrie, mais il n’y a aucune politique cohérente là-dessus. Supposons qu’il y ait une autre frappe, est-ce que cela impliquera la Russie? Est-ce que cela tuera des Russes? Qu’est-ce que Poutine ou tout autre dirigeant russe sentira le besoin de faire alors?

Stephen Cohen, professeur émérite en études russes à l’Université de Princeton et l’Université de New York, a noté que le premier ministre russe Dmitri Medvedev a qualifié les relations américano-russes de «ruinées». Et Medvedev n’est pas un partisan de la ligne dure contre l’Occident. Pour qu’il dise ça, vous pouvez juste imaginer ce que les généraux et les autres qui ont des positions plus radicales murmurent dans l’autre oreille de Poutine.

Si nous faisons une autre frappe, soit avec un avion américain ou un de la «coalition», il pourrait facilement être abattu par les armes antiaériennes de pointe qu’ont déployées la Syrie et la Russie. Cela provoquerait un tollé dans l’establishment politique américain pour en faire plus, pour doubler la mise sur notre erreur. Finalement, c’est difficile de voir comment une campagne aérienne pourrait avoir un effet décisif sur la guerre en Syrie sans créer un risque extrême d’escalade entre les États-Unis et la Russie.

En termes géopolitiques, la situation en Syrie a tellement évolué vers le maintien d’Assad au pouvoir et le recul des terroristes qu’une attaque américaine sur la Syrie serait inefficace, ou bien endommagerait considérablement les intérêts russes, humilierait la Russie et tuerait ses soldats ainsi que ceux d’Assad. Cela ferait pencher la balance vers une Troisième Guerre mondiale.

L’idée que l’empoisonnement à Khan Sheikhoun ait été causé par des armes chimiques ou des précurseurs relâchés par une attaque conventionnelle contre un entrepôt ou un atelier d’armes d’Al-Qaïda, soit le rapport qui a été produit par le gouvernement russe, fait le plus de sens étant donné tout ce que l’on sait. La notion qu’Assad ou certains éléments rebelles dans son armée ont largué des armes chimiques sur leur propre peuple, au moment où Assad gagnait militairement et politiquement, est ridicule.

Maintenant nous voyons que les États-Unis ne veulent pas que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques mène une enquête sur l’attaque. Vraiment?

L’OIAC est la police du monde pour les armes chimiques, une entité que les États-Unis ont aidé à créer. Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 2013 pour avoir vérifié que toutes les armes chimiques en Syrie avaient été détruites. Elle les a détruites sur un navire américain. Dans ce cas et dans tous les autres, l’OIAC étudierait soigneusement dans un laboratoire agréé les preuves amassées dans la chaîne de possession. Toutes ces mesures sont essentielles lorsqu’il est question de guerre et de paix. On collecterait les preuves de la même façon que dans le cas d’un meurtre très médiatisé.

Ceci n’est pas arrivé dans la plus récente attaque à l’arme chimique; et les États-Unis ne veulent pas que cela se produise. Au lieu de cela, les États-Unis ont récemment publié un communiqué des «faits», un bout de papier rédigé supposément par toutes les 17 agences de renseignement, mais sans en-tête ou signature, qui utilise des termes ambigus comme «nous sommes confiants». Rien n’indique quelle agence a signé ni quelles preuves ont été réellement fournies. En plus, une attaque comme celle-ci prend quelques semaines à investiguer, pas quelques jours.

Tout ceci arrive parce que la Syrie est l’un des plus importants carrefours entre les hydrocarbures du Moyen-Orient et les consommateurs européens. Si vous voulez avoir du pétrole et du gaz naturel du Qatar jusqu’en Europe sans passer par l’Iran, vous devez avoir des oléoducs qui passent par la Syrie. Ceci est particulièrement important si vous ne voulez pas que l’Europe soit dépendante du gaz naturel russe, si vous voulez prévenir l’Allemagne et la Russie et le reste de l’Asie d’être encore plus intégrés économiquement. Le gouvernement américain ne veut pas que l’Europe soit dépendante des hydrocarbures fournis par la Russie ou l’Iran.

Donc, réellement, la Syrie est une guerre par procuration entre les États-Unis et les autres puissances régionales – l’Iran allié avec la Russie – pour le contrôle sur le gaz et le pétrole qui va vers l’Europe. De plus, Israël veut le contrôle du plateau du Golan afin de pouvoir forer dans cette région.

Il faut aussi considérer que la production pétrolière chinoise semble avoir plafonné. L’exportation nette de pétrole dans le monde, qui est le pétrole qui peut être acheté sur le marché international, commence très tranquillement à diminuer.

Puisqu’un baril de pétrole produira plus de valeurs dans des pays comme la Chine et l’Inde, car les travailleurs sont payés beaucoup moins, la Chine peut toujours surenchérir sur les États-Unis et l’Europe pour le pétrole. Considérant le libre marché, ils le feront. Avec ce problème, les pays producteurs de pétrole utilisent eux-mêmes plus de pétrole avec l’augmentation de leur population et de leur économie, ce qui produira inévitablement une crise dans l’accessibilité et la disponibilité du pétrole. Cette crise éclatera dans les années 2020 et cela implique un potentiel conflit entre les grandes puissances pour ces ressources.

Ce n’était pas comme ça durant la guerre froide parce que les États-Unis et la Russie, ainsi que nos alliés, avaient assez de ressources. Mais maintenant, le pétrole bon marché s’écoule et il n’y a pas de remplaçant abordable. Le risque d’un conflit, incluant un conflit entre les grandes puissances nucléaires, augmente.

WSWS: Combien de personnes perdraient la vie durant la première journée d’une telle guerre?

GM: À première vue, dans une guerre nucléaire entre les États-Unis et la Russie, toute la population mourrait. Quelques personnes dans l’hémisphère sud pourraient survivre, mais probablement même pas.

Même seulement quelques armes nucléaires pourraient mettre fin au gouvernement et à l’économie américaine. Cela ne prendrait pas grand-chose pour détruire la chaîne d’approvisionnement «juste à temps», les marchés financiers et l’Internet. Le système entier est très fragile, surtout en ce qui concerne les armes nucléaires. Même dans une guerre nucléaire en quelque sorte limitée, disons une guerre où seuls les silos et les bases aériennes ICBM étaient ciblés, il y aurait tellement de retombées des champs d’ICBM à eux seuls que la majeure partie du Midwest serait rasée, incluant des villes comme Chicago.

Et il y a ensuite le problème des centrales nucléaires dans lesquelles sont entreposées, dans les piscines de stockage du combustible irradié et leurs zones d’entreposage, de très grandes concentrations de radioactivité. Si leur approvisionnement en électricité est interrompu, ces centrales risquent fort de prendre feu et de voir leur cœur entrer en fusion, comme nous l’avons vu à Fukushima.

Comprenez bien qu’une guerre nucléaire n’est pas une ou deux bombes de l’ampleur de celle d’Hiroshima. On ne peut pas imaginer la guerre nucléaire. Une guerre nucléaire veut dire un hiver nucléaire. Cela veut dire l’effondrement des systèmes administratifs très fragiles au niveau électrique, financier et gouvernemental qui garde tout le monde en vie. Nous serions chanceux de recommencer au début du 19e siècle. Et si suffisamment d’armes explosent, la disparition de la couche d’ozone voudrait dire que toute forme de vie ayant des yeux pourrait être aveuglée. Les effets combinés d’une guerre nucléaire entre les États-Unis et la Russie voudraient dire qu’essentiellement tous les mammifères terrestres et de nombreuses plantes disparaîtraient. Il y aurait une extinction dramatique dans le monde biologique.

Je crois que de nombreuses sections de l’armée américaine n’y comprennent rien. J’ai parlé à des gens du Conseil de sécurité nationale et ils pensent que la Russie va reculer. Je les ai suppliés, il y a environ 18 mois, d’emmener quelques diplomates vétérans de l’ère de la guerre froide de l’école réaliste, des gens comme l’ancien ambassadeur en Russie Jack Matlock, qui avait été nommé par Ronald Reagan, de tenter de les convaincre que la Russie ne fera pas simplement ce que l’on veut, qu’elle a également ses propres intérêts légitimes que nous ferions mieux de comprendre et de prendre en considération.

WSWS: Comment pensez-vous que l’on doive aborder le problème de la guerre nucléaire?

Je dirais que les efforts pour diminuer les inégalités dans le monde sont au cœur de la gestion de la menace de guerre nucléaire. Nous devons nous débarrasser de l’influence du complexe militaire, industriel et financier. Si tant de pouvoir est concentré entre si peu de mains, et que les inégalités sont si élevées, les gens au pouvoir sont aveuglés par leur position. Ils sont isolés des problèmes de la société. De telles inégalités – économiques et surtout politiques – mènent à une certaine stupidité politique. Cela pourrait causer notre destruction. Les masses ignorantes ne sont pas le problème. C’est l’ignorance et l’arrogance de ceux au sommet. C’est toujours ça le problème. (source)

 

 

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Les nouvelles tensions entre Taïwan, la Chine et les Etats-Unis

 

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Insolite Du Dimanche . Ummo – L’ avertissement : « un Crash Bancaire entre 2019 et 2022 » !

Les Ummites sont de retour !

Et cette fois c’est sur twitter …

C’est un sujet que j’ai beaucoup abordé : Vous savez ces extraterrestres qui viendraient de la planète « Ummo » et qui écrivent à l’humanité depuis plus de 50 ans . (un site leur est dédié  https://www.ummo-sciences.org/)

Hé bien ces dernières années ils ont changé de support, et ont intégré notre réseau social, sur twitter (voir leurs tweets ici, à la lettre W)

Dans leurs derniers écrits, ils nous avertissent qu’un crash bancaire historique se prépare, et qu’il aura lieu entre  2019 et 2022, avec plus de 90 % de chances qu’il se produise en 2022 .

Face à cette situation qu’ils prédisent qu’elle sera dramatique (apocalyptique) pour toute l’humanité, car elle débouchera sur une guerre civile , des émeutes dans chaque pays et à une « dictature bancaire mondiale », les ummites conseillent de garder son calme , de se préparer et de faire des réserves de nourriture … (ce que nous prédisons aussi depuis le début de ce Blog en somme)

Un avertissement Incroyable !

 

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La France au bord de l’explosion – « Un climat de quasi-guerre civile » : François Fillon « contre » Bernard Cazeneuve

François Fillon a contre-attaqué après l’ouverture d’une information judiciaire à son encontre, en déclarant que la France est en situation de « quasi guerre civile ».

Apres Chevènement qui évoque le risque d’une « guerre civile » en France , le Premier ministre et le candidat des Républicains se sont écharpés par médias interposés, dimanche et lundi. En cause – les violences qui émaillent la campagne électorale : il y a un combat interne dans l’UMPS, visant à disqualifier Fillon . 

L’ UMPS qui cherche à éliminer le FN au passage (Le Pen a explosé dans les sondages)

D’un coté nous avons le choc des civilisation entre français de différentes confessions via le FN . De l’autre un choc interne entre Français tout court via l’UMPS . L’élite verrouille de tous les cotés .

La campagne présidentielle en France risque d’être houleuse . L’élection en soi risque fort d’être décisive (pour l’Europe aussi)

Ce pourrait être un énorme électrochoc qui déclencherait une guerre civile – espérons que non . 

L’affaire Fillon a mis le feu aux poudres, et ce dernier a utilisé les mots qui font mal .

La France est au bord de l’explosion .

« Un climat de quasi-guerre civile » : François Fillon « contre » Bernard Cazeneuve 

Le Premier ministre contre l’un de ses prédécesseurs. Bernard Cazeneuve et François Fillon se sont affrontés, lundi 27 février, par médias interposés, sur la situation sécuritaire du pays et la campagne électorale.

Acte 1 : Fillon juge que la campagne se déroule dans « un climat de quasi-guerre civile »

Tout commence dimanche 26 février. Dans un communiqué, François Fillon accuse le gouvernement de laisser « se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile » qui perturbe la campagne électorale. Le candidat Les Républicains cite plusieurs incidents : un meeting d’Emmanuel Macron « perturbé » à Toulon (Var) il y a quelques jours, les manifestations contre la venue de Marine Le Pen à Nantes ce week-end, ainsi que les concerts de casseroles qui accompagnent ses propres déplacements depuis le début de l’affaire Penelope« Tous les jours, une poignée de manifestants d’extrême gauche viennent perturber mes déplacements », déplore-t-il.

« Le garde des Sceaux nous a expliqué, dans la presse, qu’il fallait laisser la justice travailler, relève François Fillon, après l’ouverture vendredi d’une information judiciaire sur les soupçons d’emplois fictifs visant sa famille. Mais il faut aussi que le gouvernement assure les conditions du bon déroulement des élections. Et qu’il fasse respecter l’Etat de droit. »

Acte 2 : Cazeneuve estime que ces propos « ne sont pas responsables »

La réponse ne s’est pas fait attendre. Après avoir laissé son ministre de l’Intérieur réagir dans la soirée de dimanche, Bernard Cazeneuve a pris le relais, lundi matin, en marge d’un déplacement au Salon de l’agriculture. « La politique appelle, y compris pendant une période électorale, une dignité, une hauteur de vue et une exigence de vérité, a déclaré le Premier ministre, avant de glisser : Je peux comprendre que certains candidats soient tentés de dissimuler derrière des polémiques une difficulté à faire campagne. »

« Il faut faire attention aux termes que l’on emploie, a insisté Bernard Cazeneuve. Employer le terme de ‘quasi-guerre civile’ quand on est un responsable politique éminent, et qu’on sait quel est le niveau de mobilisation des forces de sécurité dans notre pays, ça n’est tout simplement pas responsable. » « Nous n’acceptons aucune violence à l’encontre d’aucun candidat », a dit le Premier ministre, souhaitant « rétablir la vérité, par-delà les polémiques qui correspondent franchement à un abaissement du débat public. »

Acte 3 : Fillon persiste et parle de « far west »

En déplacement à Meaux (Seine-et-Marne) pour une visite consacrée à la sécurité, François Fillon a répété ses critiques quelques minutes plus tard. « J’ai déjà alerté Bernard Cazeneuve plusieurs fois sur la passivité du gouvernement face à ces violences. Passivité en Seine-Saint-Denis ces dernières semaines, passivité à Paris quand des lycées ont été bloqués il y a quelques jours », a-t-il dit.

« Bernard Cazeneuve appelle à la responsabilité… La responsabilité, c’est la sienne. C’est celle de veiller à ce que l’élection présidentielle se déroule dans un climat de sérénité. C’est un enjeu démocratique. Les Français doivent pouvoir débattre des projets, choisir leur candidat, dans un climat qui ne peut pas être un climat de violence, a-t-il ajouté. Les événements qui se sont produits à Nantes samedi et dimanche sont inacceptables. Je combats le Front national de toutes mes forces, mais je ne peux pas accepter que des autocars soient pris d’assaut sur l’autoroute comme si on était au far west. » Un car de militants FN a été attaqué à coups de barres de fer sur la route entre Rennes et Nantes, dimanche.

Yannick Jadot : « Monsieur Fillon et madame Le Pen devraient disparaître de la scène politique ! »

 
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Publié par le 27 février 2017 dans général, International, Politique, société

 

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IMPORTANT – Big Brother : Nous devons désormais transmettre nos Données Biométriques . Le méga-fichier TES entre en vigueur dès aujourd’hui, et sera généralisé en France …

Voici une énième atteinte à notre liberté fondamentale, et pas des moindres , ça devient absolument énorme ! Nous devons désormais transmettre nos données biométriques  . En cause – Le méga-fichier TES, qui permettra de centraliser et de contrôler l’ensemble de nos données biométriques – qui entre qui en vigueur dès aujourd’hui, et qui sera sera généralisé en France d’ici fin Mars . Le peuple Français vient de perdre une grande bataille contre Big Brother, mais pas la guerre …. Nous en sortirons renforcés le moment venu .

Voici un dossier complet sur ce dispositif qui tente de nous fliquer plus que jamais (toujours pour notre sécurité bien sur …) – et sur cette affaire en général .

Selon Liliane held-Khawam :

Pour votre sécurité, vos données personnelles et biométriques seront numérisées et stockées. Mais où donc ?

Le 9 février 2017, un arrêté a été émis en France par le directeur des libertés publiques et des affaires juridiques. Il s’agit de l’application qui autorise la « création d’un traitement de données à caractère personnel relatif aux pièces d’identité »(décret n° 2016-1460 du 28 octobre 2016). Sont concernés votre passeport et votre carte d’identité.

Ces pièces d’identité deviennent des  TES pour »Titres électroniques sécurisés ». Grâce à ce dispositif signé par le directeur des libertés et des affaires juridiques, l’ensemble de la population sera répertoriée dans un fichier supposé sécurisé….

Mais plus important encore que le fichier lui-même, c’est le passage en force de la mise en place d’outils liberticides, où la liberté de disposer de son corps, qui supposerait le refus de la transmission de ses empreintes digitales ou de la photographie de son visage, n’est plus possible!

Il est piquant de constater que la personne qui émet le décret vous forçant à transmettre des données intimes (selon Wikipédia: l’identité, le sexe, la couleur des yeux, la taille, l’adresse du domicile, les données relative a la filiation, l’image numérique du visage et de la signature, l’adresse email et les empreintes digitales ) s’appelle « directeur des libertés »…

 

A terme, les données personnelles de plus de 60 millions d’individus seront stockées. A la problématique du traitement, voire de l’exploitation des données personnelles qui permettraient potentiellement des applications effrayantes, s’ajoutent les entreprises sous-traitantes du Tech qui vont bénéficier commercialement bien sûr de ce trésor inestimable! Mais ce n’est pas tout.

Le « cadeau » fait à certaines entreprises de traiter ces données est un transfert incroyable de la puissance de l’Etat vers des entreprises très probablement étrangères. Grâce à ce genre d’actes, on favorise la présence massive des géants de la technologie dans la vie « publique ».

Ces entreprises privées globalisées vont pouvoir mettre la main au fil du temps sur les données personnelles qui concernent, par accumulation, l’humanité entière.

Quant à l’administration publique, elle sera vouée à disparaître à terme, emportant avec elle les restes du concept étatique..

Bref, nous sommes mis progressivement au pied du mur de la nouvelle gouvernance made in Global corporates… pour votre sécurité et vos libertés bien sûr…

On y croit….

Le méga-fichier TES en vigueur dès aujourd’hui à Paris

Le fichier « titres électroniques spécialisés » (TES), qui regroupe les données biométriques des Français, est déployé dès aujourd’hui à Paris, avant d’être généralisé à tout le territoire.

Le TES est une réalité à Paris à partir d’aujourd’hui. Ce méga fichier « titres électroniques spécialisés », qui regroupera à terme l’ensemble des données biométriques des Français, sera ensuite étendu à toute la France d’ici la fin du mois de mars.

Passant outre les avis de l’Anssi, de la Dinsic, du CNNum et de la Cnil, le ministère de l’Intérieur avait publié vendredi l’agenda de déploiement du fichier TES qui s’étendra du 21 février au 28 mars :

L’arrêté du ministère de l’Intérieur a été publié au Journal officiel vendredi matin. L’énorme fichier regroupant l’ensemble des informations du passeport et de la carte d’identité, dont les données biométriques (empreintes digitales et photo du visage) sera mis en place pour toute nouvelle demande de carte d’identité dès le 21 février à Paris (le dispositif est expérimenté depuis le 08/11/2016 dans les Yvelines).

D’abord Paris, puis le Val d’Oise, les Hauts-de-Seine, puis les autres départements. D’ici la fin mars, toutes les demandes de cartes nationales d’identité présentées en métropole seront encadrées par les prescriptions du décret instaurant le fichier TES.

 

Les vœux exprimés par le Conseil national du numérique, visant à mettre en pause ce processus, outre les solutions alternatives exposées par Inria cette semaine n’auront donc eu aucun effet sur la détermination du ministère.

Cet arrêté rend ainsi applicable l’ensemble des dispositions prévues par le décret publié le 30 novembre dernier

La création de ce fichier avait créé une vive polémique, ses détracteurs lui reprochant d’être une cible de choix pour les pirates informatiques et d’être potentiellement utilisé à des fins malsaines. Par ailleurs, sa validation par décret à la Toussaint (et non par une loi passée devant le parlement) a également été contestée.

Depuis l’annonce de sa création en octobre 2016, de nombreuses voix se sont élevées contre TES dans un souci de préserver les libertés individuelles. Début février, le Conseil National du Numérique estimait qu’il était urgent de « suspendre la généralisation du projet TES. » Mais le ministère de l’Intérieur en a donc décidé autrement pour respecter le calendrier de départ.

Les concessions oubliées 

Rappelons que dans un communiqué, toujours en ligne et cosigné avec Axelle Lemaire, la secrétaire d’État au numérique, Bernard Cazeneuve avait promis que « dans le cadre d’une demande ou d’un renouvellement d’une carte nationale d’identité, le recueil et le versement des empreintes digitales du demandeur du titre seront soumis à son consentement express et éclairé ».

Seulement cette concession, qui faisait suite aux critiques de la CNIL, du CNNum et d’une tempête dans l’opinion, n’a pas été actée. Visiblement, cette partie a été oubliée, le décret du 30 novembre n’a donc pas été modifié sur ce point.  L’article 10 du décret TES est resté intact : il prévoit que « le demandeur du titre est informé, au moment de la demande (…) du nombre et de la nature des empreintes digitales enregistrées dans le traitement ». Non qu’il puisse refuser un tel versement.

L’Intérieur avait tout autant promis que « le dispositif ne sera déployé sur l’ensemble du territoire qu’après que l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) aura homologué la sécurité du système et des procédures par un avis conforme. »

Un dossier renvoyé dans les mains du futur ministre de l’Intérieur

Le fichier TES a été effectivement audité par l’ANSSI et la DINSIC, qui dans leur rapport ont souligné qu’outre des bugs d’importances variables, l’actuel dispositif permettait de renverser la vapeur : basculer d’un système d’authentification à un système d’identification biométrique. Les deux entités ont ainsi proposé plusieurs solutions pour réduire ce risque.

L’« avis conforme » promis par Bruno Le Roux n’a finalement pas eu la portée attendue. Interrogé sur la mise en œuvre de ces préconisations par le sénateur Philippe Bas, président de la commission des lois, «Bruno Le Roux a fait part des réserves du ministère de l’Intérieur et renvoyé cette réflexion à son successeur ». On en déduit que la patate chaude a été renvoyée dans les bras du futur locataire de la Place Beauvau. Alors que le fichier TES aura été déployé dans toute la France.

 

Cette énième atteinte à la liberté fondamentale a fait dire en novembre 2016 à Jean-Marc Manach, journaliste et auteur spécialisé dans les questions de politique numérique :

« Le gouvernement fait passer en douce, un dimanche matin pendant le week-end de la Toussaint, un texte qui avait été fortement critiqué par la CNIL et censuré par le Conseil Constitutionnel. Il le fait passer sans aucun débat parlementaire et sans respecter l’avis de la CNIL ».

Gaëtan Gorce, commissaire de la CNIL (équivalent français du Préposé à la protection des données) a eu ces mots dans Libération:

« Ce qui m’inquiète particulièrement, c’est qu’on est dans un contexte spécial, lié à la menace terroriste et aux attentats. Il pourra être assez facile pour un gouvernement de modifier la nature du fichier et de rendre exploitables les données, puisqu’il existe. En ayant accès aux empreintes digitales, à l’adresse, à la couleur des yeux, vous vous rendez compte de quel outil pourrait disposer la police ? »

 

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