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La guerre électronique russe contre les troupes américaines en Syrie entre dans une phase dangereuse

ewin syria
Image via The National Interest

Pendant ce temps, la guerre en Syrie n’est pas fini, loin de là, il y a une guerre souterraine entre Russes et US qui prend de l’ampleur . Une situation à ne pas sous estimer . Z

Un colonel en retraite de l’armée US, spécialiste de la guerre électronique a déclaré à Foreign Policy : « Tout à coup, vos communications ne fonctionnent plus, vous ne pouvez pas ordonner de tirs, vous ne pouvez pas être averti des tirs hostiles parce que vos radars ont été bloqués et ils ne peuvent rien détecter ». 

Un nouveau rapport détaille l’inquiétude grandissante du Pentagone face à l’augmentation du nombre d’attaques électroniques russes contre des positions militaires américaines en Syrie, dont le nombre selon les déclarations publiques du Pentagone est de 2000 ou plus, situées sur une douzaine de bases« secrètes », principalement au nord-est de la Syrie, et intégrées dans les Forces démocratiques syriennes, majoritairement kurdes, soutenues par les États-Unis,

Le rapport de Foreign Policy commence ainsi :

« Les officiers qui ont subi le brouillage – connu sous le nom de guerre électronique – disent que ce n’est pas moins dangereux que les attaques conventionnelles avec des bombes et de l’artillerie. Mais ils disent aussi que cela permet aux troupes américaines de découvrir la technologie russe sur le champ de bataille et de trouver des moyens de se défendre. »

Depuis que la Russie est intervenue en Syrie à la demande du gouvernement Assad en 2015, les deux superpuissances se sont affrontées à de multiples occasions dangereuses, mais ont communiqué par l’intermédiaire d’une « ligne directe militaire à militaire » destinée à éviter les collisions aériennes et la confrontation directe des troupes.

La Russie, aux côtés du gouvernement syrien, considère les troupes américaines comme des occupants étrangers non invités, qui ont commis des actes d’agression contre l’État syrien, tuant des centaines de soldats syriens (et des mercenaires russes, même s’ils n’étaient pas sous les ordres de Moscou), lors de multiples incidents près des lignes de front à Deir Ezzor.

Et maintenant, comme l’a récemment déclaré le général Raymond Thomas, chef du commandement des opérations spéciales des États-Unis, lors d’une conférence de renseignement et de technologie militaire, la Syrie est devenue « l’environnement de guerre électronique le plus agressif de la planète ».

Il a dit des « adversaires » russes, iraniens et syriens : « Ils nous testent tous les jours, bloquant nos communications, désactivant nos EC-130 [les grands avions de commandement et de contrôle des champs de bataille aériens de l’Air Force]. »

Foreign Policy (FP) indique que le brouillage électronique par les forces russes signifie une menace d’« escalade » dans un environnement déjà confus compte tenu du large éventail de groupes et d’acteurs étatiques opérant en Syrie.

Le rapport dit que le Pentagone a officiellement reconnu le succès des efforts de brouillage russes la semaine dernière dans les termes suivants :

« Un colonel de l’armée américaine, Brian Sullivan, a décrit un épisode récent à des journalistes au département de la Défense des États-Unis la semaine dernière. Il a déclaré que ses troupes avaient rencontré un ‘environnement de guerre électronique saturé’ alors qu’elles combattaient dans le nord-est de la Syrie pendant leur déploiement de neuf mois, qui avait duré de septembre 2017 à mai 2018. »

Et le rapport cite encore le Col. Sullivan : « Cela nous a posé des défis auxquels nous avons pu faire face avec succès, et cela nous a donné l’opportunité d’opérer dans un environnement qui ne peut être reproduit nulle part à domicile, y compris dans nos centres de formation au combat. »

Dans une citation particulièrement troublante qui rappelle la guerre froide, le colonel note : « C’est une grande opportunité pour nous d’opérer particulièrement dans l’environnement syrien où les Russes sont actifs ».

L’ancien directeur intérimaire/directeur adjoint de la CIA Michael Morell : « nous devons tuer les Russes en Syrie » (vidéo en anglais).

Bien sûr, pour commencer – et quoi qu’on en dise – il y a la grande question de la contradiction concernant des troupes américaines qui se trouvent en Syrie sans aucune autorisation du Congrès ni mandat du peuple américain (à moins que, comme semble le croire le président Donald Trump, l’ancienne autorisation d’utilisation de la force militaire, l’AUMF, après le 9/11, signifie que les troupes américaines peuvent rester au Moyen-Orient pour toujours).

Foreign Policy écrit en outre que la guerre électronique implique l’arrêt des communications et de la capacité de navigation au sol et en l’air, quelque chose de particulièrement dangereux dans un espace de combat bondé comme la Syrie :

« Daniel Goure, expert en sécurité nationale et questions militaires au Lexington Institute, affirme que les nouveaux systèmes de guerre électronique de la Russie sont sophistiqués. Ils peuvent être montés sur de gros véhicules ou des avions et peuvent endommager des cibles à des centaines de kilomètres. »

Goure parle aussi d’un affrontement involontaire potentiel entre des puissances majeures comme les États-Unis et la Russie : « Le problème avec la guerre électronique, de manière plus générale, est qu’elle peut vraiment aveugler votre vision de l’espace de combat, votre vision opérationnelle, et cela peut mener à des erreurs vraiment horribles. »

La Russie aurait fait d’énormes progrès dans sa capacité de systèmes de guerre électronique au cours des quinze dernières années car elle perçoit que la menace d’une invasion par l’OTAN à ses frontières ne peut que croître.

En attendant, la Russie a indiqué qu’elle était au courant des actions militaires futures que Washington et ses alliés occidentaux pourraient comploter contre elle.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a dit cette semaine dans des déclarations publiques lors d’un forum éducatif russe : « Notre conscience des plans que les militaires américains et d’autres pays occidentaux préparent en relation avec la Fédération de Russie est totale. » Il a ajouté que la Russie et ses frontières terrestres et aériennes étaient sûres « quoi qu’il arrive dans le monde », ce qui semblait être une référence aux récents progrès de la technologie de la défense et du renseignement russes.

Tyler Durden

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Publié par le 8 août 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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“Les forces en Syrie attendent l’ordre de détruire Israël” (général iranien)

Le commandant-adjoint des Gardiens de la révolution islamique, Hossein Salami, s’est vanté dans un récent discours que « l’armée islamique en Syrie », sur le plateau du Golan, attend les ordres pour éradiquer le « régime diabolique » d’Israël.

Il a également précisé que le groupe terroriste du Hezbollah soutenu par Téhéran disposait de 100 000 missiles destinés à Israël.

« Nous créons des forces au Liban pour combattre notre ennemi depuis ce pays avec toute notre puissance », a-t-il affirmé.

« Le Hezbollah a aujourd’hui des forces considérables sur le terrain qui peuvent, seules, briser le régime sioniste. Le régime sioniste n’a pas de profondeur stratégique-défensive », a-t-il encore assuré.

Dans un discours prononcé en juin pour la Journée anti-Israël d’al-Quds, traduit par l’Institut de recherche sur les médias du Moyen-Orient (MEMRI), Hossein Salami a considéré que les dangers auxquels Israël est aujourd’hui confronté sont « plus grands que jamais ».

« Aujourd’hui, une armée islamique internationale a été formée en Syrie et les voix des musulmans se font entendre aux abords du Golan. On attend les ordres de manière à ce que… l’éradication du régime diabolique [Israël] ait enfin lieu et que le régime prenne fin, pour de bon. La vie du régime sioniste n’a jamais été autant en danger que ce n’est le cas maintenant », a réitéré le responsable iranien.

Salami a souligné que « le régime sioniste constitue une menace … pour l’ensemble du monde islamique. C’est la philosophie de l’établissement de ce régime. »

Il a fait l’éloge de l’Ayatollah Khomeini, qui a dirigé la révolution iranienne de 1979, pour avoir fait de la destruction d’Israël un objectif du régime.

La Syrie a imputé dimanche à Israël le raid contre une base militaire.

« Nos défenses anti-aériennes ont répondu à une agression israélienne et abattu des missiles qui visaient l’aéroport T-4, touchant un des avions et contraignant les autres à quitter l’espace aérien » syrien », a-t-elle rapporté, citant une source militaire.

Outre l’armée syrienne, des combattants iraniens ainsi que du Hezbollah libanais se trouvent sur la base aérienne T4, selon l’OSDH.

Archive IDF footage from T4 Airbase

Le 9 avril, des missiles avaient déjà été tirés contre la base T4, tuant jusqu’à 14 combattants, dont sept Iraniens. L’Iran, la Syrie et la Russie avaient fait porter à Israël la responsabilité du raid.

Le 10 février, Israël avait annoncé une attaque « de grande envergure » en Syrie, frappant 12 objectifs, après avoir intercepté un drone venu de Syrie. Il avait ouvertement dit, pour la première fois, avoir visé des cibles iraniennes. Après avoir essuyé des tirs de la défense anti-aérienne syrienne, un F-16 israélien s’était écrasé dans le nord d’Israël.

Israël ne cesse de répéter qu’il ne permettra pas de présence militaire iranienne en Syrie

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Moscou met en garde contre un nouveau False Flag chimique en Syrie !

Deir ez-Zor. Photo d'archive

Incroyables nouvelles déclarations du ministère russe de la Défense, et le tout est officiel ! Mais cette fois si ça se produit malgré l’avertissement russe et qu’on a une nouvelle intervention occidentale en Syrie, ça risque d’être une tout autre musique . Les Russes se préparent de plus en plus à une guerre de grande ampleur . N’oubliez surtout pas qu’après la dernière pseudo attaque occidentale en Syrie qui relevait plus de la comédie et de la provocation,   Poutine a prédit « le chaos » en cas de nouvelles frappes en Syrie ! Z

Afin de mettre en scène une nouvelle «attaque chimique», l’Armée syrienne libre a acheminé des bonbonnes de chlore dans la région de Deir ez-Zor, a déclaré le ministère russe de la Défense. Après la provocation, la coalition dirigée par les États-Unis compte frapper des sites publics en Syrie, affirment les militaires.

L’Armée syrienne libre, soutenue par les militaires des forces spéciales américaines, prépare une provocation avec l’utilisation d’armes chimiques dans la province de Deir ez-Zor, a déclaré le ministère russe de la Défense par la voix de son porte-parole, le général Igor Konachenkov.

Pour simuler cette nouvelle «attaque chimique perpétrée par le régime contre les civils», «l’ASL a transporté des bonbonnes de chlore dans la localité de Hakl al-Jafra», a détaillé le ministère.

«Après sa diffusion dans les médias occidentaux, la vidéo montée devrait servir de nouveau prétexte à un bombardement de la coalition dirigée par les États-Unis sur la Syrie», a-t-il poursuivi. Le tout pour «justifier une offensive des rebelles contre les troupes gouvernementales syriennes sur la rive est de l’Euphrate».

Et de conclure: «Le ministère russe de la Défense met en garde contre le recours inacceptable à ce genre de provocations destinées à déstabiliser la situation en Syrie».

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Poutine prédit « le chaos » en cas de nouvelles frappes en Syrie !

POUTINE PRÉDIT LE CHAOS EN CAS DE NOUVELLES FRAPPES EN SYRIE

Hé bien là c’est clair, Poutine trace une ligne rouge en langage diplomatique … « chaos », le mot est très fort !!! Avec cette déclaration il met clairement en garde les occidentaux contre une toute autre attaque quel que soit le motif (même si ce n’est qu’une attaque « bidon » comme celle d’avant hier). Ça risque de chauffer à l’avenir, car on peut être certain qu’une telle situation se reproduira car cette attaque pour un supposé usage d’armes chimique alors que les Syriens ont démantelé leur arsenal depuis 2015 sous la houlette de la Russie – n’était qu’un prétexte . Un prétexte pour tester les Russes dans un bras de fer de plus en plus dangereux qui oppose les superpuissances au proche orient, le tout au bénéfice de l’élite de l’ombre qui déroule son agenda. Macron lui tente de jouer le « en même temps » en hésitant pas à déclarer que la Russie était « complice » en Syrie, énième provocation,  tout en prétendant avoir convaincu Trump de limiter les frappes … N’importe quoi ! Trump n’en a que faire de ce que pense Macron, la France n’est qu’un petit toutou .  Trump voulait même frapper des cibles Russes !!! Comble de la folie humaine, ça aurait directement déclenché WW3. C’est  le chef du Pentagone James Mattis, celui qui décide vraiment, qui s’est prononcé contre cette initiative, selon The Wall Street Journal . Mais la clef, c’est bien sur Israël (et le sionisme international) qui se frotte les mains tout en lançant des opérations parallèles en Syrie. La région déstabilisée, c’est tout bon pour eux et le grand Israël . Le fond, c’est que c’est un combat entre un nouvel ordre mondial unipolaire qui serait dirigé par l’élite, le « NOM » avec un passage de la pax americana à la pax judaica avec Jérusalem comme capitale – et un monde multipolaire équilibré, celui des nations et des peuples … Z 

MOSCOU/DAMAS (Reuters) – Vladimir Poutine a estimé dimanche que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie entraîneraient un chaos mondial, tandis que Washington se préparait à renforcer la pression sur la Russie avec de nouvelles sanctions économiques.

Lors d’un entretien téléphonique au lendemain des frappes coordonnées menées en Syrie par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, le président russe et son homologue iranien Hassan Rohani, principaux alliés du président syrien Bachar al Assad, ont jugé que ces frappes avaient diminué les chances de parvenir à une solution politique en Syrie.

« Vladimir Poutine en particulier a souligné que, si de telles actions, commises en violation de la Charte des Nations unies se reproduisaient, alors cela mènerait inévitablement au chaos dans les relations internationales », lit-on dans le communiqué du Kremlin.

Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, a déclaré lors de l’émission « Face the Nation » sur la chaîne de télévision CBS que les Etats-Unis annonceraient de nouvelles sanctions économiques lundi à l’encontre des entreprises russes soupçonnées d’avoir un lien avec l’arsenal chimique syrien.

Les Etats-Unis, a-t-elle ajouté sur la chaîne Fox News, ne retireront pas leurs troupes en Syrie tant que leurs objectifs n’auront pas été atteints, à savoir : avoir la certitude qu’aucune arme chimique ne puisse être utilisée de manière à constituer une menace pour les intérêts des Etats-Unis, que le groupe Etat islamique soit vaincu et que les Etats-Unis soient en mesure de surveiller les activités iraniennes.

SANCTIONS « DURES »

En réponse, le sénateur russe Evguéni Serebrennikov, vice-président de la Commission de défense du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, a déclaré que les sanctions seraient « dures » pour la Russie, mais qu’elles feraient « plus de dégâts aux Etats-Unis et à l’Europe ».

Samedi, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont lancé 105 missiles ciblant ce que le Pentagone a dit être trois installations d’armes chimiques en Syrie en représailles au bombardement chimique imputé au régime de Bachar al Assad le 7 avril dernier à Douma dans la Ghouta orientale.

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a déclaré que les puissances occidentales ne prévoyaient pas d’autres frappes de missiles, mais que si Damas utilisait à nouveau des armes chimiques, elles referaient le point.

« Il ne s’agit pas d’un changement de régime (…) Il ne s’agit pas d’inverser le cours du conflit en Syrie », a déclaré le secrétaire au Foreign Office à la BBC, soulignant que la Russie était le seul pays à pouvoir faire pression sur Assad pour qu’il mette un terme au conflit.

Emmanuel Macron a déclaré avoir dit à Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique vendredi, que la Russie était « complice » en Syrie et avoir convaincu le président américain Donald Trump de limiter les frappes de samedi. 

« Bien sûr qu’ils sont complices, ils n’ont pas eux utilisé le chlore mais ils ont construit méthodiquement l’incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l’utilisation d’arme chimique », a déclaré le président français dans un entretien accordé à BFM, RMC et Mediapart.

A Damas, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Faiçal Mekdad, a rencontré des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pendant trois heures en présence de représentants de la Russie et d’un haut responsable de la sécurité syrienne.

« DE BONNE HUMEUR »

Les inspecteurs de l’OIAC devaient se rendre sur le site de Douma. Moscou a condamné les Etats occidentaux pour avoir refusé d’attendre les conclusions de l’OIAC avant de frapper la Syrie.

Le président Assad a déclaré dimanche à un groupe de parlementaires russes en visite que les frappes de missiles occidentaux constituaient un acte d’agression.

Les députés russes ont trouvé Assad de « bonne humeur ». Ce dernier a fait l’éloge du système de défense anti-aérienne de l’armée syrienne, qui date de l’époque soviétique, pour repousser les attaques occidentales.

Donald Trump a déclaré « mission accomplie » après les frappes, mais, au Pentagone, le général américain Kenneth McKenzie a déclaré que des éléments du programme chimique syrien subsistaient et qu’il ne pouvait pas garantir que la Syrie soit incapable de mener une attaque chimique à l’avenir.

Les dirigeants de la Ligue arabe ont condamné l’utilisation « criminelle » d’armes chimiques en Syrie et appelé à une enquête internationale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé dimanche son « plein soutien » aux frappes aériennes de samedi.

Le Hezbollah libanais, allié du régime syrien, a déclaré que les frappes occidentales n’avaient servi à rien.

Son chef Hassan Nasrallah a déclaré que l’armée américaine avait limité ses frappes parce qu’elle savait qu’une attaque plus large déclencherait des représailles de la part de Damas et de ses alliés et enflammerait la région.

« L’armée américaine sait bien qu’aller vers une large confrontation et une grande opération contre le régime et l’armée et les forces alliées en Syrie pourrait ne pas finir, et qu’une telle confrontation enflammerait toute la région », a déclaré Nasrallah.

A l’Onu, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont présenté samedi soir un projet de résolution visant à établir une nouvelle enquête indépendante sur les responsables des attaques d’armes chimiques en Syrie.

Les diplomates ont déclaré que les négociations sur le projet de résolution commenceraient lundi.

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L’échec des frappes en Syrie et la fin d’un ordre mondial

L’échec des frappes en Syrie et la fin d’un ordre mondial

Voici un point de vue Russe pertinent et cynique sur les événements des derniers jours … C’est vrai qu’on se demande à quoi sert l’ONU, dont la charte et les principes ont totalement été bafoués, une fois de plus, alors que l’organisation est censée garantir et maintenir la paix mondiale, : décidément, nous sommes mal barrés … L’ONU devient obsolète, et comme le montre l’histoire, seule une grande guerre pourrait changer les choses et faire naître le grand Israël une nouvelle organisation internationale fiable . Mais le problème c’est que si cette grande guerre se produit, il risque de n’y avoir plus personne sur terre pour faire émerger le grand Israël cette nouvelle structure internationale qui s’impose . (sauf les vrais décideurs de l’ombre dans leurs bunkers ou dans l’espace) L’équilibre du monde vole en éclats . Désormais les leaders des grosses « puissances » occidentales, marionnettes de ces élites sans foi ni lois,  se permettent de partir en guerre … sans aucune déclaration de guerre !! Ils sont en lévitation au dessus des lois internationales qui devraient nous protéger sans se soucier de conséquences potentielles impossibles à prédire que ce soit à court moyen ou long terme, qui pourraient s’avérer dramatiques pour la planète et ses habitants, risquant littéralement d’annihiler l’humanité, pauvres gueux que nous sommes ! Ils se moquent totalement des frontières, des peuples et de la souveraineté des états . Hallucinant quand on y pense ! Z 

A l’appel des Etats-Unis, malgré les hésitations de Trump, Macron et May ont mis nos pays à la solde des intérêts atlantistes. Sans accord du Conseil de sécurité de l’ONU, en conséquence d’une rumeur à la réalisation de laquelle la Grande-Bretagne a elle-même contribué. Finalement, une centaine de missiles a été envoyée en Syrie, les deux tiers détruits par le système de défense aérien syrien et des bâtiments vides ont terminé en poussière. La Russie cherche encore la participation française, qui n’est pas apparue sur leurs radars … L’on craignait une Troisième Guerre Mondiale, l’on a eu une petite revanche d’egos surdimensionnés. Le sursaut d’un système condamné. Et qui le sait.

Les dernières déclarations de D. Trump et de ses porte-paroles, qui annonçaient que différentes options étaient à l’étude, laissaient planer un doute sur la réalisation des frappes aériennes, surtout que les experts de l’OIAC se sont finalement décidés à aller en Syrie voir ce qu’il en était de la fameuse attaque chimique de Douma. Et c’est à ce moment que les USA, accompagnés de la France et de la Grande-Bretagne, décident de tirer. Justement lorsque ces experts sont à la frontière syrienne, comme s’il fallait à tout prix les empêcher d’entrer et de voir. Alors, dans la nuit, une centaine de missiles sont envoyés sur le pays. Mais la perspective de la guerre fait peur, la Russie est largement présente sur le sol syrien. La France prévient donc la Russie des frappes, des lieux, des heures. Et tous en coeur de répéter, les uns à la suite des autres, dans une litanie macabre et lassante: la Russie est coupable, Assad est un monstre, nous ne voulons pas la guerre contre la Russie, les frappes n’étaient pas dirigées contre Assad. 

Ces pays lancent des avions, des navires de guerre dans un conflit sans vouloir la guerre. Ils bombardent sans vouloir tuer. Mais qui sont ces dirigeants d’opérette? Ces dirigeants twitterisés, facebookés. Des dirigeants incapables d’appréhender le réel dans sa complexité.

Pourquoi? Des besoins intérieurs, des exigences d’images

Chacun des trois protagonistes avait besoin de ces actions. Elles ont donc eu lieu. Et cela n’a rien à voir avec l’utilisation présumée et non prouvée d’armes chimiques, les droits de l’homme ou autres fétiches du jour.

Macron a voulu revêtir les oripeaux des chefs de guerre. Pour le plus grand bonheur de la presse française, qui s’est pâmée dans un orgasme collectif. Et faire ainsi oublier la contestation populaire montante.

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May s’est embourbée dans son Skripal, il faut faire montrer la pression pour faire oublier les échecs passés. Quant à Trump, pas très chaud dans les actes, brûlants en parole, il ne pouvait plus perdre la face et lâche du mou à l’international en espérant pouvoir un minimum gouverner à l’intérieur.

Des frappes illégales

Mais le Conseil de sécurité n’a pas suivi, la Russie et la Chine n’ont pas autorisé les frappes. Ce qui irrite totalement le ministre des affaires étrangères français, si l’on en croit la bande-annonce de pure propagande justifiant l’intervention militaire française. Un relent de Maréchal nous voilà!

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Donc sans autorisation du Conseil de sécurité, qui rappelons-le, prend ses décisions non pas à la majorité mais à l’unanimité, seule garantie de la souveraineté des Etats, trois des membres permanents sont partis en guerre.

Des frappes illégitimes

Faute de légalité, nos joyeux lurons ont voulu jouer la carte de la légitimité, c’est-à-dire de la conformité des actions non pas au droit, mais aux valeurs. Assad attaque son peuple aux armes chimiques et est protégé par la Russie, il faut agir.

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Снимок экрана (585)Le seul problème est que ces frappes interviennent juste après que le ministère de la défense russe ait démontré lors de son briefing devant la presse le montage de l’affaire des soi-disant victimes à Douma par les Casques blancs et l’organisation médicale américano-syrienne. Avant déjà, la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, avait signalé que la Russie s’était adressée aux ONG en question pour savoir dans quels hôpitaux étaient soignées les victimes, où étaient les corps de ces victimes et quelle en était la liste. Aucune information. A part la bande vidéo virale qui s’est emparée du net et des médias.

Or, il apparaît que la Russie a retrouvé un des soignants qui s’était trouvé sur les lieux et qui déclare que tout à coup, des inconnus sont entrés dans l’hôpital en criant à l’attaque chimique, tenant des caméras. Les gens se sont précipités pour s’arroser d’eau. Les médecins de l’hôpital de leur côté, ont déclaré qu’il n’y avait aucune trace d’arme chimique. Le ministère de la défense russe a ajouté qu’il détenait des preuves de l’implication de la Grande-Bretagne dans la mise en oeuvre de cette provocation sordide.

Donc, pas de décision internationale qui donnerait un cadre légal, ni de fondement moral puisque l’attaque est un Fake.

Peut-être est-ce pour cela que finalement, l’acte de guerre n’a pas été très … guerrière. Que la Russie a été prévenue, selon les dires de la France.

Une opération militairement ratée

Selon les acteurs de cet acte de bravoure sans précédent (il faut quand même beaucoup de courage pour bombarder de nuit), l’opération est un grand succès.Снимок экрана (583)

Position répétée à loisir par les « alliés ». Pourtant, un rapport du ministère de la défense russe entre désagréablement – pour nos amis bellicistes – dans le détail. Et comme disait J.-P. Sartre, une guerre racontée en détail, on ne sait plus ce qui la différencie d’une défaite.

L’on apprend ainsi que les systèmes de défense syriens, qui datent encore de l’époque soviétique, ont descendu les deux tiers des missiles lancés contre le pays, qu’aucun aérodrome n’a été touché. Que des cibles civiles ont été touchées, notamment trois bâtiments qui servaient, avant qu’Israël ne commence à les prendre pour cible, à la recherche et à l’enseignement. Mais justement en raison des différents raids d’Israël, ces bâtiments étaient totalement vides. Les USA, la Grande-Bretagne et la France peuvent se féliciter de les avoir détruits.

En ce qui concerne plus particulièrement la participation de la France, des questions se posent. Dans les médias, les déclarations, nous sommes au sommet. Pour 16 millions d’euros, quand même:

Sur les 105 missiles tirés sur des installations syriennes par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, 12 l’ont été par les forces tricolores. Dans le détail, 9 missiles Scalp, d’une portée de 250 km, ont été tirés par les 9 avions Rafale engagés et 3 missiles de croisière navals MdCN, d’une portée de 1000 km et « d’une précision de l’ordre du métrique », ont été tirés par la frégate multimissions Aquitaine, déployée en Méditerranée orientale.

Et maintenant, si l’on compare avec le rapport présenté par les forces russes. Eux n’ont malheureusement pas remarqué la participation annoncée des forces françaises … Ils nous font le décompte des missiles britanniques et américains qui sont arrivés vers la Syrie, aucun des missiles tirés par les avions n’a pu être aperçu … car les avions eux-mêmes n’ont pas été remarqués. Quant aux 3 missiles tirés depuis la frégate… les autres bâtiments de « nos alliés » sont bien cités, mais lui … également absent.

Et pour ceux qui ont des doutes quant à la véracité de la destruction des « missiles démocratiques et salvateurs », dont les médias occidentaux ne disent un mot, les réseaux sociaux commencent à sortir des photos, mais qui elles étrangement ne sont pas reprises par nos journalistes, tant avides de justice:

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Réaction mesurée de la Russie

Face à cela, la Russie a décidé de réagir mesurément: on ne déclenche pas une guerre mondiale pour 5 blessés (puisque les 103 missiles ont fait … 5 blessés) et des bâtiments vides détruits.

Le président russe a qualifié les frappes menées par les USA, la Grande-Bretagne et la France d’acte d’agression contre un pays souverain, à l’avant-poste de la lutte contre le terrorisme, acte commis en violation du droit international. Le ministre des affaires étrangères S. Lavrov souligne le danger de destruction du système international sous l’effet de la violation constante de ses règles élémentaires.

La réunion du Conseil de sécurité n’a évidemment débouché sur aucune résolution: les trois pays agresseurs criant à la légitimité de viser « le régime syrien« . Comme s’il ne s’agissait pas d’un pays avec des gens, mais d’une chose abstraite, « un régime », et forcément mauvais. Pour reprendre les paroles du représentant russe Nebenzia, en quoi bombarder les aérodromes d’un pays luttant contre le terrorisme va aider à la lutte contre le terrorisme, ce n’est pas très clair …

Pour sa part, le ministère de la défense russe envisage à nouveau la possibilité de livrer à la Syrie et à d’autres Etats se trouvant en difficulté le système de protection aérien S300.

Le résultat de cette opération est plus que mitigé. A ce niveau, il n’est pas mitigé, il est simplement déplorable. En ce qui concerne la Syrie, ne supportant de voir leur défaite et leur mise à l’écart du processus de règlement politique, les Etats-Unis aidés par les pays dont les dirigeants en avaient le plus besoin sur le plan intérieur, ont voulu reprendre la main. Même si l’OTAN et l’UE les soutiennent, car ils soutiennent la position atlantiste, dans les pays européens (et ailleurs), les forces politiques se divisent.

La France a remplacé l’Allemagne dans le coeur des atlantistes et s’est allongée comme une prostituée toute enjouée. La Grande-Bretagne a désespérément besoin d’un ennemi, rien de tel que la Russie, pour faire oublier les scandales intérieurs et la dégradation. D’une manière générale, l’on assiste à la dégradation du politique, car nos populistes ont oublié que la politique est une affaire de professionnels, pas de business man, pas de la société civile, mais de professionnels.

Sur le plan intérieur, Trump a voulu sauver la face sans faire réellement la guerre. Il ne s’agit pas d’une action d’envergure de plusieurs jours comme le demandaient les militaristes, ni d’une intervention au sol. Le conflit direct avec la Russie fait peur, il ne veut pas d’une guerre, Mattis non plus, mais veut garder la face faute de pouvoir réellement diriger ce pays, tenu par des élites qui le rejettent. Il tente le compromis à l’extérieur pour garder la main sur la politique intérieure. Que ce pari soit un pari gagnant, il y a peu de chances. Qu’il tente de limiter les dégâts à l’international en faisant plus de gesticulations que de réelles et dangereuses actions, oui. Mais il n’a objectivement ni la force ni les moyens de mettre en place une véritable politique extérieure, il n’y a aucune stratégie, seul de l’empêchement.

Le problème est que le véritable ennemi reste la Russie, pas la Syrie, ou les terroristes. Il faut continuer à la discréditer pour reprendre la main. Mais en radicalisant le discours et le comportement, l’Occident se discrédite de plus en plus. Se renie.

Finalement, c’est la fin d’un monde. Sans qu’un nouveau ne soit arrivé. En effet, l’ONU ou l’OTAN sont en échec. Mais l’on ne change pas un système international lorsque le conflit existe. Car même sans tanks et avec de fausses attaques, le conflit existe réellement. A la fin de celui-ci, l’on pourra mettre en place un nouvel ordre international. Pour l’instant, les acteurs principaux se battent pour gagner leur place dans un hypothétique schéma à venir. Tout cela semble d’autant plus chaotique qu’ils ne savent pas ce qu’il sera. Mais sans combat aujourd’hui, ils seront absents demain.

Karine Bechet-Golovko

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La Russie et l’Iran riposteront immédiatement à toute agression militaire étrangère en Syrie

La Russie et l’Iran riposteront immédiatement à toute agression militaire étrangère en Syrie
Le commandement des forces armées de la fédération de Russie dont l’ensemble des unités est en état d’alerte maximale a pris des dispositions spéciales pour assurer une riposte immédiate et foudroyante face à toute agression militaire US/OTAN/Supplétifs terroristes visant les forces russes déployées légalement en Syrie.

L’Iran pour sa part a décidé d’intervenir militairement et de riposter à toute nouvelle attaque US ou israélienne en Syrie avec l’appui du Hezbollah libanais et d’autres forces alliés.

Enfin, le haut commandement de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) a notifié les unités de la défense aérienne du territoire, les troisième et quatrième divisions blindées ainsi que la force balistique de l’imminence d’une attaque combinée menée par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, Israël, la Turquie et leurs forces terroristes supplétives au sol contre la Syrie.

Les bâtiments de surface des marines de guerre US dont l’USS Donald Cook sont déjà à la portée des missiles iraniens et syriens.

Des avions de combat US, britanniques et français ont été déployés ou sont en phase de déploiement en Jordanie et en Irak.

Les officiers généraux americains sont totalement convaincus et certains de pourvoir l’emporter contre les russes en Syrie et certains d’entre-eux reclament depuis des mois une frappe punitive contre les russes, susceptible de leur faire abandonner le combat très vite.

Pour sa part, Moscou estime que toute attaque étrangère visant l’un de ses aéronefs ou unité militaire en Syrie serait un casus belli de premier ordre entraînant de facto une riposte militaire visant la suppression de la menace ennemie.

Des hélicoptère de combat Kamov KA-52 russes étaient sur la base aérienne T4 à Homs lorsque celle-ci fut la cible d’une attaque de missiles israéliens tirés à partir de l’espace aérien libanais. Cinq des huit missiles tirées furent interceptés et abattus par la bulle de défense anti-aérienne des forces pro-syriennes.

Ce qui semble certain est que toute agression militaire contre la Syrie est motivée par Israël avec lequel il est techniquement en guerre depuis 1973. L’échec total de la guerre hybride contre la Syrie et la mise à nu des complots visant la déstabilisation des pays classés comme hostiles par Tel-Aviv a exaspéré au plus haut point les sionistes internationaux qui ne veulent absolument pas que le régime syrien survive à plus de sept années de guerre. Cependant Damas dispose d’un plan de « fin de la fin » incluant dans tous les cas de figure un ciblage du principal instigateur et protagoniste de la guerre au Levant. Car quelle que soient les circonstances et les rapports de force en présence, Israël et son allié saoudien ne s’en sortiront pas indemnes d’un conflit généralisé au Moyen-Orient et au-delà.

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Les Etats-Unis iront-ils jusqu’à la guerre en Syrie, ouvrant la voie à un conflit mondial ?

Les Etats-Unis iront-ils jusqu’à la guerre en Syrie, ouvrant la voie à un conflit mondial?

Cette fois ci on ne rigole plus, ça devient trés sérieux !!! Les occidentaux se préparent à frapper en Syrie, et les Russes et leurs alliés ont annoncé qu’ils allaient réagir . La porte vers la 3e guerre mondiale se rapproche dangereusement ! Même les journaux mainstreams ont prévenus qu’un affrontement entre superpuissances « n’a jamais été aussi proche » !!!! Commençons par le début avec ce papier : La Russie avait avant hier « conseillé » aux Etats-Unis de ne pas lancer de frappes en Syrie, sous peine non seulement de détruire les missiles avec les systèmes de protection S300 qui sont en place, mais aussi de détruire les « porteurs » de ces missiles … Oui vous avez bien lu !! Ca risque désormais de déraper à n’importe quel moment !!! Z 

Le conflit hybride syrien risque dangereusement de se « traditionnaliser ». Trump s’est donné jusqu’à ce soir pour annoncer sa décision d’une intervention militaire de grande ampleur en Syrie, avec le soutien particulièrement actif de la France. La présence russe au sol permettra-t-elle de calmer les ardeurs guerrières de nos politiciens en mal de grandeur? Espérons.

Une guerre est toujours improbable, tout autant qu’inattendue. Un être rationnel et raisonnable ne peut imaginer que des hommes prennent la décision d’envoyer d’autres hommes se battre, sous quelque prétexte que ce soit (aujourd’hui, les droits de l’homme), pour défendre en réalité des intérêts très ciblés, circonstanciels, voire très personnels. Trump fera-t-il exception à la règle, alors que ses avocats se trouvent perquisitionnés, que des starlettes l’accusent de les avoir payées pour taire des scandales sexuels, alors que l’Establishment fait planer l’ombre d’une collusion avec la Russie, qu’ils n’arrivent toujours pas à prouver? Mais peu importe. C’est à la Une. Scandales et guerre vont souvent de pair.

Après la montée en pression de la surprenante attaque chimique dans la Ghouta alors presque libérée des terroristes, qui n’a aucun sens sur le plan stratégique pour Assad, mais sert largement les intérêts de la coalition américaine sur place (voir notre article à ce sujet), Trump s’est donné 48h pour annoncer sa décision. Elle doit donc tomber aujourd’hui.

En attendant la présence militaire américaine se renforce dans la zone:

The USS Harry S. Truman Carrier Strike Group will depart Naval Station Norfolk, Va., Wednesday for a deployment to the Middle East and Europe.

The aircraft carrier will be accompanied by the guided-missile cruiser USS Normandy and the guided-missile destroyers USS Arleigh Burke, USS Bulkeley, USS Forrest Sherman and USS Farragut. The destroyers USS Jason Dunham and USS The Sullivans will join the strike group later, a Navy statement said.

The strike group, carrying 6,500 sailors and Carrier Air Wing One, will cruise alongside the German frigate FGS Hessen during the first half of the deployment. The German ship conducted a brief mission with the Harry S. Truman in 2010, the Navy said.

Le destroyer Donald Cook, avec ses missiles de croisière Tomahauwk, est déjà aujourd’hui à moins de 100 km de la base russe de Tartous en Syrie. Et l’USS Porter le rejoindra bientôt, au large des côtes syriennes.

Le véritable danger est présenté par le destroyer Cook, qui peut être opérationnel rapidement. Sera-t-il ou non utilisé? L’USS Porter ne sera pas sur les lieux avant une semaine, quant aux autres il leur faudra un bon mois. Cela signifie-t-il qu’il ne s’agit que d’une opération de comm, une de plus, ou est-ce le signe de la préparation d’un conflit sur le long terme?

L’autre question restant de savoir quelles cibles viser. Il a déjà été clairement affirmé que les frappes ne doivent pas être ciblées comme la dernière fois sur un seul objet, mais doivent viser plusieurs cibles et s’étendre sur plusieurs jours:

Administration officials said they expected any new strike to be more expansive than last year’s, but the question was how much more. Possible options included hitting more than a single target and extending strikes beyond a single day.

Il pourrait s’agir des infrastructures syriennes, des bases militaires, peut-être aussi pour aider les Kurdes. Autrement dit, des frappes répétées et étendues dans le temps et contre des bâtiments publics et des infrastructures, ça s’appelle une guerre. Mais justement, ici, à la différence de l’Irak, des difficultés existent en raison de la présence russe et de l’implication de l’Iran:

The president’s new national security adviser, John Bolton, urged Trump to skip the trip, an official said. This reflects a view in the White House that deeper Russian and Iranian involvement in Syria have complicated calculations about a response to any U.S. military attack, according to the official, who spoke on condition of anonymity to discuss internal deliberations. Moscow has cautioned the U.S. not to launch a military attack.

La Russie a en effet « conseillé » aux Etats-Unis de ne pas lancer de frappes en Syrie, sous peine non seulement de détruire les missiles avec les systèmes de protection S300 qui sont en place, mais aussi de détruire les « porteurs » de ces missiles.

Finalement, toute l’escalade militaire va tenir en cette question: la Russie répondrait-elle vraiment en coulant un navire américain ou en descendant un avion militaire en cas d’attaque de la coalition?

Car si Trump a besoin de faire diversion et de montrer patte blanche pour les élections de mi-mandat, il ne peut se permettre la mort de soldats américains. Seule la certitude de la réponse de la Russie peut empêcher un nouvel Irak. Rappelons que la présence au sol de la Russie en Syrie est très étendue, à la fois militaire avec les deux bases qu’elle possède, mais aussi avec la police militaire qui accompagne l’armée syrienne, les conseillers qui se trouvent notamment à Damas, etc. Des frappes américaines en principe mettent directement en jeu les intérêts russes. Ce qui fait quand même peur aux alliés potentiels de la coalition américaine, les opinions étant largement partagées.

Karine Bechet-Golovko

source:http://russiepolitics.blogspot.fr/2018/04/les-etats-unis-iront-ils-jusqua-la.html

 

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