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Poutine prédit « le chaos » en cas de nouvelles frappes en Syrie !

POUTINE PRÉDIT LE CHAOS EN CAS DE NOUVELLES FRAPPES EN SYRIE

Hé bien là c’est clair, Poutine trace une ligne rouge en langage diplomatique … « chaos », le mot est très fort !!! Avec cette déclaration il met clairement en garde les occidentaux contre une toute autre attaque quel que soit le motif (même si ce n’est qu’une attaque « bidon » comme celle d’avant hier). Ça risque de chauffer à l’avenir, car on peut être certain qu’une telle situation se reproduira car cette attaque pour un supposé usage d’armes chimique alors que les Syriens ont démantelé leur arsenal depuis 2015 sous la houlette de la Russie – n’était qu’un prétexte . Un prétexte pour tester les Russes dans un bras de fer de plus en plus dangereux qui oppose les superpuissances au proche orient, le tout au bénéfice de l’élite de l’ombre qui déroule son agenda. Macron lui tente de jouer le « en même temps » en hésitant pas à déclarer que la Russie était « complice » en Syrie, énième provocation,  tout en prétendant avoir convaincu Trump de limiter les frappes … N’importe quoi ! Trump n’en a que faire de ce que pense Macron, la France n’est qu’un petit toutou .  Trump voulait même frapper des cibles Russes !!! Comble de la folie humaine, ça aurait directement déclenché WW3. C’est  le chef du Pentagone James Mattis, celui qui décide vraiment, qui s’est prononcé contre cette initiative, selon The Wall Street Journal . Mais la clef, c’est bien sur Israël (et le sionisme international) qui se frotte les mains tout en lançant des opérations parallèles en Syrie. La région déstabilisée, c’est tout bon pour eux et le grand Israël . Le fond, c’est que c’est un combat entre un nouvel ordre mondial unipolaire qui serait dirigé par l’élite, le « NOM » avec un passage de la pax americana à la pax judaica avec Jérusalem comme capitale – et un monde multipolaire équilibré, celui des nations et des peuples … Z 

MOSCOU/DAMAS (Reuters) – Vladimir Poutine a estimé dimanche que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie entraîneraient un chaos mondial, tandis que Washington se préparait à renforcer la pression sur la Russie avec de nouvelles sanctions économiques.

Lors d’un entretien téléphonique au lendemain des frappes coordonnées menées en Syrie par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, le président russe et son homologue iranien Hassan Rohani, principaux alliés du président syrien Bachar al Assad, ont jugé que ces frappes avaient diminué les chances de parvenir à une solution politique en Syrie.

« Vladimir Poutine en particulier a souligné que, si de telles actions, commises en violation de la Charte des Nations unies se reproduisaient, alors cela mènerait inévitablement au chaos dans les relations internationales », lit-on dans le communiqué du Kremlin.

Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, a déclaré lors de l’émission « Face the Nation » sur la chaîne de télévision CBS que les Etats-Unis annonceraient de nouvelles sanctions économiques lundi à l’encontre des entreprises russes soupçonnées d’avoir un lien avec l’arsenal chimique syrien.

Les Etats-Unis, a-t-elle ajouté sur la chaîne Fox News, ne retireront pas leurs troupes en Syrie tant que leurs objectifs n’auront pas été atteints, à savoir : avoir la certitude qu’aucune arme chimique ne puisse être utilisée de manière à constituer une menace pour les intérêts des Etats-Unis, que le groupe Etat islamique soit vaincu et que les Etats-Unis soient en mesure de surveiller les activités iraniennes.

SANCTIONS « DURES »

En réponse, le sénateur russe Evguéni Serebrennikov, vice-président de la Commission de défense du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, a déclaré que les sanctions seraient « dures » pour la Russie, mais qu’elles feraient « plus de dégâts aux Etats-Unis et à l’Europe ».

Samedi, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont lancé 105 missiles ciblant ce que le Pentagone a dit être trois installations d’armes chimiques en Syrie en représailles au bombardement chimique imputé au régime de Bachar al Assad le 7 avril dernier à Douma dans la Ghouta orientale.

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a déclaré que les puissances occidentales ne prévoyaient pas d’autres frappes de missiles, mais que si Damas utilisait à nouveau des armes chimiques, elles referaient le point.

« Il ne s’agit pas d’un changement de régime (…) Il ne s’agit pas d’inverser le cours du conflit en Syrie », a déclaré le secrétaire au Foreign Office à la BBC, soulignant que la Russie était le seul pays à pouvoir faire pression sur Assad pour qu’il mette un terme au conflit.

Emmanuel Macron a déclaré avoir dit à Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique vendredi, que la Russie était « complice » en Syrie et avoir convaincu le président américain Donald Trump de limiter les frappes de samedi. 

« Bien sûr qu’ils sont complices, ils n’ont pas eux utilisé le chlore mais ils ont construit méthodiquement l’incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l’utilisation d’arme chimique », a déclaré le président français dans un entretien accordé à BFM, RMC et Mediapart.

A Damas, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Faiçal Mekdad, a rencontré des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pendant trois heures en présence de représentants de la Russie et d’un haut responsable de la sécurité syrienne.

« DE BONNE HUMEUR »

Les inspecteurs de l’OIAC devaient se rendre sur le site de Douma. Moscou a condamné les Etats occidentaux pour avoir refusé d’attendre les conclusions de l’OIAC avant de frapper la Syrie.

Le président Assad a déclaré dimanche à un groupe de parlementaires russes en visite que les frappes de missiles occidentaux constituaient un acte d’agression.

Les députés russes ont trouvé Assad de « bonne humeur ». Ce dernier a fait l’éloge du système de défense anti-aérienne de l’armée syrienne, qui date de l’époque soviétique, pour repousser les attaques occidentales.

Donald Trump a déclaré « mission accomplie » après les frappes, mais, au Pentagone, le général américain Kenneth McKenzie a déclaré que des éléments du programme chimique syrien subsistaient et qu’il ne pouvait pas garantir que la Syrie soit incapable de mener une attaque chimique à l’avenir.

Les dirigeants de la Ligue arabe ont condamné l’utilisation « criminelle » d’armes chimiques en Syrie et appelé à une enquête internationale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé dimanche son « plein soutien » aux frappes aériennes de samedi.

Le Hezbollah libanais, allié du régime syrien, a déclaré que les frappes occidentales n’avaient servi à rien.

Son chef Hassan Nasrallah a déclaré que l’armée américaine avait limité ses frappes parce qu’elle savait qu’une attaque plus large déclencherait des représailles de la part de Damas et de ses alliés et enflammerait la région.

« L’armée américaine sait bien qu’aller vers une large confrontation et une grande opération contre le régime et l’armée et les forces alliées en Syrie pourrait ne pas finir, et qu’une telle confrontation enflammerait toute la région », a déclaré Nasrallah.

A l’Onu, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont présenté samedi soir un projet de résolution visant à établir une nouvelle enquête indépendante sur les responsables des attaques d’armes chimiques en Syrie.

Les diplomates ont déclaré que les négociations sur le projet de résolution commenceraient lundi.

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L’échec des frappes en Syrie et la fin d’un ordre mondial

L’échec des frappes en Syrie et la fin d’un ordre mondial

Voici un point de vue Russe pertinent et cynique sur les événements des derniers jours … C’est vrai qu’on se demande à quoi sert l’ONU, dont la charte et les principes ont totalement été bafoués, une fois de plus, alors que l’organisation est censée garantir et maintenir la paix mondiale, : décidément, nous sommes mal barrés … L’ONU devient obsolète, et comme le montre l’histoire, seule une grande guerre pourrait changer les choses et faire naître le grand Israël une nouvelle organisation internationale fiable . Mais le problème c’est que si cette grande guerre se produit, il risque de n’y avoir plus personne sur terre pour faire émerger le grand Israël cette nouvelle structure internationale qui s’impose . (sauf les vrais décideurs de l’ombre dans leurs bunkers ou dans l’espace) L’équilibre du monde vole en éclats . Désormais les leaders des grosses « puissances » occidentales, marionnettes de ces élites sans foi ni lois,  se permettent de partir en guerre … sans aucune déclaration de guerre !! Ils sont en lévitation au dessus des lois internationales qui devraient nous protéger sans se soucier de conséquences potentielles impossibles à prédire que ce soit à court moyen ou long terme, qui pourraient s’avérer dramatiques pour la planète et ses habitants, risquant littéralement d’annihiler l’humanité, pauvres gueux que nous sommes ! Ils se moquent totalement des frontières, des peuples et de la souveraineté des états . Hallucinant quand on y pense ! Z 

A l’appel des Etats-Unis, malgré les hésitations de Trump, Macron et May ont mis nos pays à la solde des intérêts atlantistes. Sans accord du Conseil de sécurité de l’ONU, en conséquence d’une rumeur à la réalisation de laquelle la Grande-Bretagne a elle-même contribué. Finalement, une centaine de missiles a été envoyée en Syrie, les deux tiers détruits par le système de défense aérien syrien et des bâtiments vides ont terminé en poussière. La Russie cherche encore la participation française, qui n’est pas apparue sur leurs radars … L’on craignait une Troisième Guerre Mondiale, l’on a eu une petite revanche d’egos surdimensionnés. Le sursaut d’un système condamné. Et qui le sait.

Les dernières déclarations de D. Trump et de ses porte-paroles, qui annonçaient que différentes options étaient à l’étude, laissaient planer un doute sur la réalisation des frappes aériennes, surtout que les experts de l’OIAC se sont finalement décidés à aller en Syrie voir ce qu’il en était de la fameuse attaque chimique de Douma. Et c’est à ce moment que les USA, accompagnés de la France et de la Grande-Bretagne, décident de tirer. Justement lorsque ces experts sont à la frontière syrienne, comme s’il fallait à tout prix les empêcher d’entrer et de voir. Alors, dans la nuit, une centaine de missiles sont envoyés sur le pays. Mais la perspective de la guerre fait peur, la Russie est largement présente sur le sol syrien. La France prévient donc la Russie des frappes, des lieux, des heures. Et tous en coeur de répéter, les uns à la suite des autres, dans une litanie macabre et lassante: la Russie est coupable, Assad est un monstre, nous ne voulons pas la guerre contre la Russie, les frappes n’étaient pas dirigées contre Assad. 

Ces pays lancent des avions, des navires de guerre dans un conflit sans vouloir la guerre. Ils bombardent sans vouloir tuer. Mais qui sont ces dirigeants d’opérette? Ces dirigeants twitterisés, facebookés. Des dirigeants incapables d’appréhender le réel dans sa complexité.

Pourquoi? Des besoins intérieurs, des exigences d’images

Chacun des trois protagonistes avait besoin de ces actions. Elles ont donc eu lieu. Et cela n’a rien à voir avec l’utilisation présumée et non prouvée d’armes chimiques, les droits de l’homme ou autres fétiches du jour.

Macron a voulu revêtir les oripeaux des chefs de guerre. Pour le plus grand bonheur de la presse française, qui s’est pâmée dans un orgasme collectif. Et faire ainsi oublier la contestation populaire montante.

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May s’est embourbée dans son Skripal, il faut faire montrer la pression pour faire oublier les échecs passés. Quant à Trump, pas très chaud dans les actes, brûlants en parole, il ne pouvait plus perdre la face et lâche du mou à l’international en espérant pouvoir un minimum gouverner à l’intérieur.

Des frappes illégales

Mais le Conseil de sécurité n’a pas suivi, la Russie et la Chine n’ont pas autorisé les frappes. Ce qui irrite totalement le ministre des affaires étrangères français, si l’on en croit la bande-annonce de pure propagande justifiant l’intervention militaire française. Un relent de Maréchal nous voilà!

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Donc sans autorisation du Conseil de sécurité, qui rappelons-le, prend ses décisions non pas à la majorité mais à l’unanimité, seule garantie de la souveraineté des Etats, trois des membres permanents sont partis en guerre.

Des frappes illégitimes

Faute de légalité, nos joyeux lurons ont voulu jouer la carte de la légitimité, c’est-à-dire de la conformité des actions non pas au droit, mais aux valeurs. Assad attaque son peuple aux armes chimiques et est protégé par la Russie, il faut agir.

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Снимок экрана (585)Le seul problème est que ces frappes interviennent juste après que le ministère de la défense russe ait démontré lors de son briefing devant la presse le montage de l’affaire des soi-disant victimes à Douma par les Casques blancs et l’organisation médicale américano-syrienne. Avant déjà, la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, avait signalé que la Russie s’était adressée aux ONG en question pour savoir dans quels hôpitaux étaient soignées les victimes, où étaient les corps de ces victimes et quelle en était la liste. Aucune information. A part la bande vidéo virale qui s’est emparée du net et des médias.

Or, il apparaît que la Russie a retrouvé un des soignants qui s’était trouvé sur les lieux et qui déclare que tout à coup, des inconnus sont entrés dans l’hôpital en criant à l’attaque chimique, tenant des caméras. Les gens se sont précipités pour s’arroser d’eau. Les médecins de l’hôpital de leur côté, ont déclaré qu’il n’y avait aucune trace d’arme chimique. Le ministère de la défense russe a ajouté qu’il détenait des preuves de l’implication de la Grande-Bretagne dans la mise en oeuvre de cette provocation sordide.

Donc, pas de décision internationale qui donnerait un cadre légal, ni de fondement moral puisque l’attaque est un Fake.

Peut-être est-ce pour cela que finalement, l’acte de guerre n’a pas été très … guerrière. Que la Russie a été prévenue, selon les dires de la France.

Une opération militairement ratée

Selon les acteurs de cet acte de bravoure sans précédent (il faut quand même beaucoup de courage pour bombarder de nuit), l’opération est un grand succès.Снимок экрана (583)

Position répétée à loisir par les « alliés ». Pourtant, un rapport du ministère de la défense russe entre désagréablement – pour nos amis bellicistes – dans le détail. Et comme disait J.-P. Sartre, une guerre racontée en détail, on ne sait plus ce qui la différencie d’une défaite.

L’on apprend ainsi que les systèmes de défense syriens, qui datent encore de l’époque soviétique, ont descendu les deux tiers des missiles lancés contre le pays, qu’aucun aérodrome n’a été touché. Que des cibles civiles ont été touchées, notamment trois bâtiments qui servaient, avant qu’Israël ne commence à les prendre pour cible, à la recherche et à l’enseignement. Mais justement en raison des différents raids d’Israël, ces bâtiments étaient totalement vides. Les USA, la Grande-Bretagne et la France peuvent se féliciter de les avoir détruits.

En ce qui concerne plus particulièrement la participation de la France, des questions se posent. Dans les médias, les déclarations, nous sommes au sommet. Pour 16 millions d’euros, quand même:

Sur les 105 missiles tirés sur des installations syriennes par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, 12 l’ont été par les forces tricolores. Dans le détail, 9 missiles Scalp, d’une portée de 250 km, ont été tirés par les 9 avions Rafale engagés et 3 missiles de croisière navals MdCN, d’une portée de 1000 km et « d’une précision de l’ordre du métrique », ont été tirés par la frégate multimissions Aquitaine, déployée en Méditerranée orientale.

Et maintenant, si l’on compare avec le rapport présenté par les forces russes. Eux n’ont malheureusement pas remarqué la participation annoncée des forces françaises … Ils nous font le décompte des missiles britanniques et américains qui sont arrivés vers la Syrie, aucun des missiles tirés par les avions n’a pu être aperçu … car les avions eux-mêmes n’ont pas été remarqués. Quant aux 3 missiles tirés depuis la frégate… les autres bâtiments de « nos alliés » sont bien cités, mais lui … également absent.

Et pour ceux qui ont des doutes quant à la véracité de la destruction des « missiles démocratiques et salvateurs », dont les médias occidentaux ne disent un mot, les réseaux sociaux commencent à sortir des photos, mais qui elles étrangement ne sont pas reprises par nos journalistes, tant avides de justice:

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Réaction mesurée de la Russie

Face à cela, la Russie a décidé de réagir mesurément: on ne déclenche pas une guerre mondiale pour 5 blessés (puisque les 103 missiles ont fait … 5 blessés) et des bâtiments vides détruits.

Le président russe a qualifié les frappes menées par les USA, la Grande-Bretagne et la France d’acte d’agression contre un pays souverain, à l’avant-poste de la lutte contre le terrorisme, acte commis en violation du droit international. Le ministre des affaires étrangères S. Lavrov souligne le danger de destruction du système international sous l’effet de la violation constante de ses règles élémentaires.

La réunion du Conseil de sécurité n’a évidemment débouché sur aucune résolution: les trois pays agresseurs criant à la légitimité de viser « le régime syrien« . Comme s’il ne s’agissait pas d’un pays avec des gens, mais d’une chose abstraite, « un régime », et forcément mauvais. Pour reprendre les paroles du représentant russe Nebenzia, en quoi bombarder les aérodromes d’un pays luttant contre le terrorisme va aider à la lutte contre le terrorisme, ce n’est pas très clair …

Pour sa part, le ministère de la défense russe envisage à nouveau la possibilité de livrer à la Syrie et à d’autres Etats se trouvant en difficulté le système de protection aérien S300.

Le résultat de cette opération est plus que mitigé. A ce niveau, il n’est pas mitigé, il est simplement déplorable. En ce qui concerne la Syrie, ne supportant de voir leur défaite et leur mise à l’écart du processus de règlement politique, les Etats-Unis aidés par les pays dont les dirigeants en avaient le plus besoin sur le plan intérieur, ont voulu reprendre la main. Même si l’OTAN et l’UE les soutiennent, car ils soutiennent la position atlantiste, dans les pays européens (et ailleurs), les forces politiques se divisent.

La France a remplacé l’Allemagne dans le coeur des atlantistes et s’est allongée comme une prostituée toute enjouée. La Grande-Bretagne a désespérément besoin d’un ennemi, rien de tel que la Russie, pour faire oublier les scandales intérieurs et la dégradation. D’une manière générale, l’on assiste à la dégradation du politique, car nos populistes ont oublié que la politique est une affaire de professionnels, pas de business man, pas de la société civile, mais de professionnels.

Sur le plan intérieur, Trump a voulu sauver la face sans faire réellement la guerre. Il ne s’agit pas d’une action d’envergure de plusieurs jours comme le demandaient les militaristes, ni d’une intervention au sol. Le conflit direct avec la Russie fait peur, il ne veut pas d’une guerre, Mattis non plus, mais veut garder la face faute de pouvoir réellement diriger ce pays, tenu par des élites qui le rejettent. Il tente le compromis à l’extérieur pour garder la main sur la politique intérieure. Que ce pari soit un pari gagnant, il y a peu de chances. Qu’il tente de limiter les dégâts à l’international en faisant plus de gesticulations que de réelles et dangereuses actions, oui. Mais il n’a objectivement ni la force ni les moyens de mettre en place une véritable politique extérieure, il n’y a aucune stratégie, seul de l’empêchement.

Le problème est que le véritable ennemi reste la Russie, pas la Syrie, ou les terroristes. Il faut continuer à la discréditer pour reprendre la main. Mais en radicalisant le discours et le comportement, l’Occident se discrédite de plus en plus. Se renie.

Finalement, c’est la fin d’un monde. Sans qu’un nouveau ne soit arrivé. En effet, l’ONU ou l’OTAN sont en échec. Mais l’on ne change pas un système international lorsque le conflit existe. Car même sans tanks et avec de fausses attaques, le conflit existe réellement. A la fin de celui-ci, l’on pourra mettre en place un nouvel ordre international. Pour l’instant, les acteurs principaux se battent pour gagner leur place dans un hypothétique schéma à venir. Tout cela semble d’autant plus chaotique qu’ils ne savent pas ce qu’il sera. Mais sans combat aujourd’hui, ils seront absents demain.

Karine Bechet-Golovko

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La Russie et l’Iran riposteront immédiatement à toute agression militaire étrangère en Syrie

La Russie et l’Iran riposteront immédiatement à toute agression militaire étrangère en Syrie
Le commandement des forces armées de la fédération de Russie dont l’ensemble des unités est en état d’alerte maximale a pris des dispositions spéciales pour assurer une riposte immédiate et foudroyante face à toute agression militaire US/OTAN/Supplétifs terroristes visant les forces russes déployées légalement en Syrie.

L’Iran pour sa part a décidé d’intervenir militairement et de riposter à toute nouvelle attaque US ou israélienne en Syrie avec l’appui du Hezbollah libanais et d’autres forces alliés.

Enfin, le haut commandement de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) a notifié les unités de la défense aérienne du territoire, les troisième et quatrième divisions blindées ainsi que la force balistique de l’imminence d’une attaque combinée menée par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, Israël, la Turquie et leurs forces terroristes supplétives au sol contre la Syrie.

Les bâtiments de surface des marines de guerre US dont l’USS Donald Cook sont déjà à la portée des missiles iraniens et syriens.

Des avions de combat US, britanniques et français ont été déployés ou sont en phase de déploiement en Jordanie et en Irak.

Les officiers généraux americains sont totalement convaincus et certains de pourvoir l’emporter contre les russes en Syrie et certains d’entre-eux reclament depuis des mois une frappe punitive contre les russes, susceptible de leur faire abandonner le combat très vite.

Pour sa part, Moscou estime que toute attaque étrangère visant l’un de ses aéronefs ou unité militaire en Syrie serait un casus belli de premier ordre entraînant de facto une riposte militaire visant la suppression de la menace ennemie.

Des hélicoptère de combat Kamov KA-52 russes étaient sur la base aérienne T4 à Homs lorsque celle-ci fut la cible d’une attaque de missiles israéliens tirés à partir de l’espace aérien libanais. Cinq des huit missiles tirées furent interceptés et abattus par la bulle de défense anti-aérienne des forces pro-syriennes.

Ce qui semble certain est que toute agression militaire contre la Syrie est motivée par Israël avec lequel il est techniquement en guerre depuis 1973. L’échec total de la guerre hybride contre la Syrie et la mise à nu des complots visant la déstabilisation des pays classés comme hostiles par Tel-Aviv a exaspéré au plus haut point les sionistes internationaux qui ne veulent absolument pas que le régime syrien survive à plus de sept années de guerre. Cependant Damas dispose d’un plan de « fin de la fin » incluant dans tous les cas de figure un ciblage du principal instigateur et protagoniste de la guerre au Levant. Car quelle que soient les circonstances et les rapports de force en présence, Israël et son allié saoudien ne s’en sortiront pas indemnes d’un conflit généralisé au Moyen-Orient et au-delà.

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Les Etats-Unis iront-ils jusqu’à la guerre en Syrie, ouvrant la voie à un conflit mondial ?

Les Etats-Unis iront-ils jusqu’à la guerre en Syrie, ouvrant la voie à un conflit mondial?

Cette fois ci on ne rigole plus, ça devient trés sérieux !!! Les occidentaux se préparent à frapper en Syrie, et les Russes et leurs alliés ont annoncé qu’ils allaient réagir . La porte vers la 3e guerre mondiale se rapproche dangereusement ! Même les journaux mainstreams ont prévenus qu’un affrontement entre superpuissances « n’a jamais été aussi proche » !!!! Commençons par le début avec ce papier : La Russie avait avant hier « conseillé » aux Etats-Unis de ne pas lancer de frappes en Syrie, sous peine non seulement de détruire les missiles avec les systèmes de protection S300 qui sont en place, mais aussi de détruire les « porteurs » de ces missiles … Oui vous avez bien lu !! Ca risque désormais de déraper à n’importe quel moment !!! Z 

Le conflit hybride syrien risque dangereusement de se « traditionnaliser ». Trump s’est donné jusqu’à ce soir pour annoncer sa décision d’une intervention militaire de grande ampleur en Syrie, avec le soutien particulièrement actif de la France. La présence russe au sol permettra-t-elle de calmer les ardeurs guerrières de nos politiciens en mal de grandeur? Espérons.

Une guerre est toujours improbable, tout autant qu’inattendue. Un être rationnel et raisonnable ne peut imaginer que des hommes prennent la décision d’envoyer d’autres hommes se battre, sous quelque prétexte que ce soit (aujourd’hui, les droits de l’homme), pour défendre en réalité des intérêts très ciblés, circonstanciels, voire très personnels. Trump fera-t-il exception à la règle, alors que ses avocats se trouvent perquisitionnés, que des starlettes l’accusent de les avoir payées pour taire des scandales sexuels, alors que l’Establishment fait planer l’ombre d’une collusion avec la Russie, qu’ils n’arrivent toujours pas à prouver? Mais peu importe. C’est à la Une. Scandales et guerre vont souvent de pair.

Après la montée en pression de la surprenante attaque chimique dans la Ghouta alors presque libérée des terroristes, qui n’a aucun sens sur le plan stratégique pour Assad, mais sert largement les intérêts de la coalition américaine sur place (voir notre article à ce sujet), Trump s’est donné 48h pour annoncer sa décision. Elle doit donc tomber aujourd’hui.

En attendant la présence militaire américaine se renforce dans la zone:

The USS Harry S. Truman Carrier Strike Group will depart Naval Station Norfolk, Va., Wednesday for a deployment to the Middle East and Europe.

The aircraft carrier will be accompanied by the guided-missile cruiser USS Normandy and the guided-missile destroyers USS Arleigh Burke, USS Bulkeley, USS Forrest Sherman and USS Farragut. The destroyers USS Jason Dunham and USS The Sullivans will join the strike group later, a Navy statement said.

The strike group, carrying 6,500 sailors and Carrier Air Wing One, will cruise alongside the German frigate FGS Hessen during the first half of the deployment. The German ship conducted a brief mission with the Harry S. Truman in 2010, the Navy said.

Le destroyer Donald Cook, avec ses missiles de croisière Tomahauwk, est déjà aujourd’hui à moins de 100 km de la base russe de Tartous en Syrie. Et l’USS Porter le rejoindra bientôt, au large des côtes syriennes.

Le véritable danger est présenté par le destroyer Cook, qui peut être opérationnel rapidement. Sera-t-il ou non utilisé? L’USS Porter ne sera pas sur les lieux avant une semaine, quant aux autres il leur faudra un bon mois. Cela signifie-t-il qu’il ne s’agit que d’une opération de comm, une de plus, ou est-ce le signe de la préparation d’un conflit sur le long terme?

L’autre question restant de savoir quelles cibles viser. Il a déjà été clairement affirmé que les frappes ne doivent pas être ciblées comme la dernière fois sur un seul objet, mais doivent viser plusieurs cibles et s’étendre sur plusieurs jours:

Administration officials said they expected any new strike to be more expansive than last year’s, but the question was how much more. Possible options included hitting more than a single target and extending strikes beyond a single day.

Il pourrait s’agir des infrastructures syriennes, des bases militaires, peut-être aussi pour aider les Kurdes. Autrement dit, des frappes répétées et étendues dans le temps et contre des bâtiments publics et des infrastructures, ça s’appelle une guerre. Mais justement, ici, à la différence de l’Irak, des difficultés existent en raison de la présence russe et de l’implication de l’Iran:

The president’s new national security adviser, John Bolton, urged Trump to skip the trip, an official said. This reflects a view in the White House that deeper Russian and Iranian involvement in Syria have complicated calculations about a response to any U.S. military attack, according to the official, who spoke on condition of anonymity to discuss internal deliberations. Moscow has cautioned the U.S. not to launch a military attack.

La Russie a en effet « conseillé » aux Etats-Unis de ne pas lancer de frappes en Syrie, sous peine non seulement de détruire les missiles avec les systèmes de protection S300 qui sont en place, mais aussi de détruire les « porteurs » de ces missiles.

Finalement, toute l’escalade militaire va tenir en cette question: la Russie répondrait-elle vraiment en coulant un navire américain ou en descendant un avion militaire en cas d’attaque de la coalition?

Car si Trump a besoin de faire diversion et de montrer patte blanche pour les élections de mi-mandat, il ne peut se permettre la mort de soldats américains. Seule la certitude de la réponse de la Russie peut empêcher un nouvel Irak. Rappelons que la présence au sol de la Russie en Syrie est très étendue, à la fois militaire avec les deux bases qu’elle possède, mais aussi avec la police militaire qui accompagne l’armée syrienne, les conseillers qui se trouvent notamment à Damas, etc. Des frappes américaines en principe mettent directement en jeu les intérêts russes. Ce qui fait quand même peur aux alliés potentiels de la coalition américaine, les opinions étant largement partagées.

Karine Bechet-Golovko

source:http://russiepolitics.blogspot.fr/2018/04/les-etats-unis-iront-ils-jusqua-la.html

 

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La Russie alerte sur un Plan US d’un faux attentat chimique en Syrie pour justifier un bombardement !

Plan US d’un faux attentat chimique en Syrie pour justifier un bombardement…
… La Russie prévient qu’elle réagira

« La grave circonstance que nous décrivons semble être sans précédent, et pourrait aboutir à une confrontation directe entre les puissances nucléaires » 

Les événements en Syrie ressemblent de plus en plus à une confrontation directe entre grandes puissances plutôt qu’à une guerre par procuration. Les paroles de M. Lavrov, prononcées il y a quelques jours, révèlent la phase critique des relations internationales que le monde traverse, avec un conflit potentiellement dévastateur prêt à s’enflammer dans la région du Moyen-Orient.

Un avertissement alarmant de Sergueï Lavrov et du chef de l’état-major général russe, Valery Gerasimov, a été annoncé par l’intermédiaire de Russia Today (RT) et de plusieurs médias russes. Le contenu est explosif et mérite la plus large diffusion possible. Gerasimov a affirméque Moscou avait « des informations fiables selon lesquelles les combattants [djihadistes] se préparent à mettre en scène l’utilisation par les troupes gouvernementales d’armes chimiques contre la population civile ». Il a allégué que les États-Unis avaient l’intention d’accuser les troupes de Assad d’utiliser des armes chimiques contre des civils, puis de « bombarder » Damas. Gerasimov a averti que la Russie« engagerait des mesures de rétorsion » si les États-Unis ciblaient des zones où ses forces armées sont situées dans la capitale syrienne. « Des conseillers militaires russes, des représentants du Centre pour la réconciliation, et des membres de la police militaire se trouvent actuellement dans la capitale syrienne » a indiqué M. Gerasimov, ajoutant que les forces armées russes réagiraient, en cas de danger pour la vie des militaires russes, à la fois contre les « missiles » et leurs « lanceurs ». Quelques heures plus tôt, Lavrov a critiqué les propos de l’émissaire américain à l’ONU, Nikki Haley, au sujet de la disposition de Washington à « bombarder Damas et même le palais présidentiel de Bachar Assad, indépendamment de la présence des représentants russes là-bas »« C’est une déclaration absolument irresponsable » a ajouté le diplomate russe.

Les mots de Gerasimov sont encore plus graves, puisqu’il explique comment les États-Unis et leurs alliés préparent le terrain pour justifier une attaque contre la Syrie. Selon des informations, des terroristes stationnés à Al-Tanf – une base militaire américaine illégale en Syrie – ont reçu vingt tonnes de chlore gazeux et des détonateurs, camouflés en cartouches de cigarettes, pour attaquer dans une zone densément peuplée de civils sous le contrôle des terroristes. Ce qui se passerait alors est déjà évident, avec les Casques blancs – i.e. al-Qaïda – et les médias usuels prêts à diffuser les images des victimes de l’attaque, abusant les sentiments des spectateurs occidentaux ignorants de la conspiration en cours. Les efforts pour cibler la Russie ont déjà atteint les niveaux d’alerte les plus élevés, avec l’empoisonnement sous faux-drapeau de l’espion russe au Royaume-Uni. Il semble que les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne déploient des efforts considérables pour provoquer une confrontation militaire avec Moscou.

Comment pouvons-nous interpréter autrement les menaces de Macron de frapper Damas, ainsi que ses sinistres conseils aux journalistes étrangers de ne pas aller à Damas dans les prochains jours et, pour ceux qui sont déjà là-bas, de quitter la capitale immédiatement ? Il y a même eu des bavardages dans les cercles diplomatiques qui suggèrent que le personnel de l’ONU quitte Damas. Cela pourrait être une guerre psychologique ou un prélude à la guerre. Avec des enjeux si élevés, nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer les détails, même s’il s’agit de désinformation. L’attaque américaine semble imminente, avec des signes croissants de mouvements de navires de guerre américains et russes en Méditerranée en formation d’attaque.

Les représentants militaires russes ont réitéré qu’en cas d’attaque, ils répondront en frappant à la fois les missiles et les navires à partir desquels les missiles sont  lancés. Les choses deviennent très dangereuses et le risque d’une confrontation directe entre les États-Unis et la Fédération de Russie augmente à chaque heure qui passe. Le transfert de nombreux avions américains d’Incirlik, en Turquie, à Al-Azrak, en Jordanie, est une autre indication de la préparation d’une attaque, puisque les forces déplacées en Jordanie sont proches de la base d’Al-Tanf. La stratégie proposée pourrait impliquer une attaque contre la ville de Daraa, dans le but de sécuriser les frontières entre la Syrie, la Jordanie et Israël.

Les avertissements de Lavrov et Gerasimov semblent sans précédent, étant donné qu’ils détaillent un plan déjà en cours, manifestement approuvé aux plus hauts niveaux et visant à provoquer et à justifier une attaque contre la Syrie, attaque qui engloberait les forces russes en Syrie. Les tensions continuent de croître, suite à la destruction, par la Russie, d’un drone par deux missiles sol-air lancés depuis sa base aérienne de Hmeimim. Moscou a même déployé en Méditerranée la frégate Admiral Grigorovich Admiral Essen et la frégate anti-sous-marine de classe Krivak II Pytivyy. Les deux sont préparées pour des opérations anti-navires et anti-sous-marins. Des sources affirment que ce déploiement a été planifié il y a quelque temps et fait partie d’une routine de la marine russe. Mais pendant un moment si délicat, il vaut la peine de se concentrer sur les détails. Sans recourir à un alarmisme excessif, si Lavrov a déclaré que « les mouvements des navires de guerre des États-Unis et de leurs alliés en Méditerranée semblent compatibles avec la stratégie d’utiliser cette attaque chimique pour justifier une frappe contre l’armée arabe syrienne et les installations gouvernementales » il est alors raisonnable de spéculer sur la question de savoir si les navires russes se déplacent dans la zone pour contrer toute provocation.

Il y a deux défauts fondamentaux dans le raisonnement des décideurs politiques et de l’establishment militaire américains. Ils sont convaincus qu’une démonstration de force américaine (impliquant un grand nombre de missiles de croisière lancés contre la Syrie par le biais d’une participation significative de porte-avions et de bombardiers) étourdirait la Russie en la paralysant. De plus, les généraux militaires américains sont convaincus que la Syrie et la Russie n’ont pas la capacité de se défendre pendant une longue période. Ils semblent se leurrer avec leur propre propagande. Comme leurs collègues israéliens l’ont déjà appris, une telle hypothèse est erronée. Alors que l’idée qu’une puissance de feu élevée pourrait rencontrer un certain succès, la possibilité d’une riposte des forces syriennes et russes demeure. Et cette possibilité ne semble pas avoir été suffisamment prise en compte par les États-Unis et leurs alliés.

Comment l’armée américaine et la présidence de Trump réagiraient-elles si un navire de guerre américain était coulé par des missiles anti-navires ? Cela ne ferait que démontrer la vulnérabilité des forces navales américaines face à de telles armes avancées. Cela représenterait un choc énorme pour l’armée américaine, probablement le plus grand choc depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Que feraient Trump et les généraux en charge ? Ils réagiraient en bombardant davantage les forces russes, s’offrant eux-mêmes à une réaction russe dévastatrice. Le conflit pourrait s’intensifier en l’espace de quelques minutes, menant à une situation où il n’y aurait pas de gagnant possible.

Je fais un raisonnement normal en considérant que la responsabilité de l’annihilation totale sera imputée aux forces spéciales américaines qui ont livré vingt tonnes de chlore gazeux à des terroristes d’al-Qaïda en Syrie en ordonnant l’exécution d’une attaque sous faux-drapeau dans le but de blâmer Damas et Moscou. Si nous relions cet événement à ce qui se passe actuellement au Royaume-Uni, et à l’hystérie aux États-Unis entourant le prétendu piratage russe pendant les élections américaines, nous pouvons comprendre à quel point les relations internationales se sont détériorées. Cette situation rappelle l’Ukraine en 2015. Les forces ukrainiennes ont subi des défaites répétées aux mains de la résistance du Donbass, se laissant encercler par milliers dans différents chaudrons. Au sein du siège de l’OTAN à Bruxelles pendant cette période, il y a eu des discussions ouvertes sur l’envoi d’un contingent pour soutenir les troupes ukrainiennes. Le plan n’a toutefois jamais été réalisé, étant donné la possibilité d’une confrontation directe en Ukraine entre la Fédération de Russie et l’OTAN.

Ces derniers mois, la possibilité d’une guerre dans la péninsule coréenne a également été évoquée, et peut-être en même temps évitée par les conséquences imprévisibles, tant pour Séoul que pour les forces américaines dans la région.

En Syrie, l’approche de Washington et de ses émissaires diplomatiques et militaires semble plus imprudente et moins liée à une chaîne de commandement où la responsabilité revient au président américain. Il semble que l’État profond des États-Unis en Syrie ait un contrôle plus grand et plus occulte sur les forces américaines, sabotant chaque accord conclu entre Moscou et Washington. Nous l’avons vu pendant la présidence d’Obama, où l’armée de l’air américaine a bombardé les troupes gouvernementales syriennes à Deir ez-Zor seulement quelques heures après un cessez-le-feu entre Lavrov et le secrétaire d’État Kerry.

La grave circonstance que nous décrivons semble être sans précédent, et pourrait aboutir à une confrontation directe entre les puissances nucléaires. Hélas, dans de telles circonstances, nous ne pouvons qu’espérer le meilleur en nous préparant au pire. Nous ne pouvons qu’attendre pour découvrir sur les manchettes des médias grand public la dernière attaque chimique en Syrie. Nous ne pouvons qu’espérer qu’il y a quelqu’un à Washington qui a suffisamment de bon sens pour prendre en compte les conséquences dévastatrices d’une attaque contre Damas et les forces russes dans la région. Jamais auparavant la région n’a été au bord d’une telle explosion comme dans les prochaines heures – en raison des actions typiquement imprudentes des États-Unis.

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Une attaque chimique sous fausse bannière pourrait être en cours de préparation en Syrie

Une attaque chimique sous fausse bannière pourrait être en cours de préparation en Syrie
Des informations provenant de sources anonymes connues sous le nom de « sauveteurs » et des Casques Blancs, et annonçant une attaque au chlore dans la capitale syrienne Damas, sont en train d’inonder l’internet au moment même où les forces syriennes repoussent les terroristes hors du pays.

Par THE DURAN

Au moment-même où les forces syriennes nettoient Idlib de ce qui reste des terroristes d’Al-Nusra, des informations provenant de l’APprétendent qu’une attaque au chlore aurait frappé une banlieue de Damas. Le rapport cite des sauveteurs anonymes, comprenant les Casques blancs dont la vraie nature a déjà été démaquée, la défense civile syrienne et l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Les Casques Blancs, également connu sous le nom de la Défense civile syrienne, est une organisation dirigée par Raed al-Saleh, un Syrien qui a aidé à fonder le groupe, et financée par Mayday Rescue, une organisation fondée par James Le Mesurier, un ancien officier du renseignement militaire britannique. Selon le site Web de son organisation Mayday Rescue, le  financement  du programme provient en grande partie du Royaume-Uni, du Danemark, des Pays-Bas, du Japon et de l’Allemagne.

Ce n’est pas la première fois que les imposteurs des Casques Blancs utilisent des images atroces pour promouvoir leur travail de propagande. Alex Christoforou de Duran a rapporté au début de 2017 que les Casques Blancs utilisaient des photos bouleversantes de bébés morts à des fins de communication :

Une analyse explosive de l’ONG suédoise Doctors for Human Rights (SWEDHR) vient d’être publiée accusant la défense civile syrienne (alias les Casques Blancs) de falsifier des informations sur son « travail humanitaire » en Syrie.

Selon les militants suédois des droits de l’homme, les procédures dites de « sauvetage » filmées dans les vidéos de propagande des Casques Blancs sont un hoax mis en scène.

Les procédures de la vidéo et des photos ci-dessous ont été soigneusement analysées pour montrer qu’elles ont été exécutées sur un enfant mort, qui a peut-être été tué par les Casques Blancs afin de filmer les images.

Quelques mois plus tard, Alexander Mercouris du Duran a dévoilé que la fameuse histoire du «garçon d’Alep» était fausse:

Le garçon en question – Omran Daqneesh – est vivant et vit à Alep avec sa famille, furieuse de la façon dont son histoire a été manipulée.

Le père d’Omran, Mohammad Daqneesh, dit que son fils a été légèrement blessé, qu’il ne sait rien d’une frappe aérienne, que son fils a été blessé par des débris causés par une explosion non identifiée et qu’il a résisté à la pression intense des djihadistes d’Al-Qaïda. qui, à cette époque, contrôlaient l’est d’Alep et leurs collaborateurs de White Helmets pour corroborer leur histoire. Des preuves indépendantes remettent maintenant en question la théorie selon laquelle l’explosion aurait été causée par une frappe aérienne.

Les plaintes de la famille – d’abord faites aux médias syriens – n’ont reçu qu’une fraction de l’attention médiatique que l’histoire originale du «garçon d’Alep» a suscité. La plupart des médias occidentaux ont ignoré les plaintes de la famille.

Nous voyons aussi des médias comme Reuters et AP qui citent un groupe appelé le Ghouta Media Center – une organisation de médias exploitée par des activistes et dont les antécédents sont douteux.

Selon AP :

Les sauveteurs ont évacué plus de 20 civils, dont la plupart sont des femmes et des enfants de la région, et qui, selon eux, ont été victimes d’une attaque présumée au chlore. Le Ghouta Media Center, un média exploité par des terroristes, affirme également que l’attaque a utilisé du chlore. Les terroristes disent qu’une odeur nauséabonde a suivi une série d’attaques qui ont frappé le quartier de Douma.

Leur page Facebook montre que leur numéro de contact officiel comporte le code de pays comme l’Allemagne et que leur compte Twitter n’a été créé que depuis quelques mois.

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Là encore, nous voyons de grands réseaux d’information citant des organisations discréditées pour avoir colporté des événements qui se déroulent sans se poser des questions sur l’authenticité de ces reportages, ou sur ceux qui en sont réellement à l’origine.

Avec des sources discréditées comme les Casques Blancs ou la Défense civile syrienne, il faut rester vigilent pour ne pas tomber dans ces mensonges qui pourraient conduire à de nouveaux désastres et conflits.

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Publié par le 24 janvier 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Les États-Unis vont mettre sur pied une «force frontalière» de 30.000 soldats en Syrie

Les États-Unis vont mettre sur pied une «force frontalière» de 30.000 soldats en Syrie (WSWS)

Dans un geste provocateur qui a immédiatement alimenté les tensions avec la Turquie et la Russie, les États-Unis ont annoncé le week-end dernier la mise sur pied d’une Force de sécurité frontalière (FSF) (Border Security Force – BSF) de 30.000 soldats qui sera déployée depuis les enclaves sous le contrôle des forces par procuration qu’ils appuient en Syrie pour renverser le gouvernement syrien de Bachar al-Assad. La FSF sera dominée par les combattants des unités de protection du peuple kurde (YPG) qui auront à leurs côtés des éléments de diverses milices islamistes.

 

Après avoir proclamé la défaite de l’État islamique en Irak et en Syrie (EIIS), Washington n’a pas l’intention de quitter la Syrie. Les États-Unis sont déterminés à se tailler une part du territoire à partir duquel poursuivre leur objectif d’éviction d’Assad. Ce geste va non seulement intensifier la guerre civile en Syrie, mais va aussi amener les États-Unis en conflit direct avec la Russie et l’Iran, qui soutiennent le régime d’Assad, ainsi que la Turquie, qui considère les YPG comme une menace militaire directe.

Le colonel Thomas Veale, porte-parole de la coalition dirigée par les États-Unis contre l’État islamique, a annoncé que les 15.000 soldats des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis formeraient le noyau de la nouvelle armée: «Actuellement, il y a environ 230 recrues qui s’entraînent dans la classe inaugurale de la FSF, et notre objectif est de mettre sur pied une force finale d’environ 30.000 soldats.»

Témoignant devant le Comité des relations extérieures du Sénat jeudi dernier, le secrétaire d’État américain par intérim pour les Affaires du Proche-Orient, David Satterfield, a révélé que les objectifs de l’administration Trump, au-delà de la suppression de l’État islamique, sont de renforcer les FDS au nord et au nord-est de la Syrie afin de continuer de contrer l’influence de l’Iran.

La guerre contre l’EI a toujours été un prétexte pour faire avancer les plans américains de changement de régime à Damas en tant que moyen de combattre l’influence iranienne et russe en Syrie. Loin de détruire l’EI, les États-Unis, avec leurs 2000 soldats en Syrie et leurs forces de procuration locales, ont en fait protégé des milliers de combattants armés de l’État islamique. Selon la Russie, ces combattants de l’État islamique sont maintenant entrainés et intégrés dans les forces anti-Assad.

Pressé d’expliquer pourquoi la présence des forces américaines est maintenue en Syrie, Satterfield s’est échappé: «Nous sommes profondément préoccupés par les activités de l’Iran et la capacité de ce pays de renforcer ses activités grâce à une plus grande capacité de transport de matériel en Syrie.» Autrement dit, l’administration Trump se prépare à mener une guerre en Syrie pour évincer Assad, qui est allié de Téhéran – une guerre qui pourrait facilement déborder en un conflit plus vaste avec l’Iran, et potentiellement même la Russie.

Parallèlement, les États-Unis sont confrontés à une éventuelle action militaire turque qui pourrait faire voler en éclat tout plan d’établissement d’une zone proaméricaine en Syrie. Leur allié de l’OTAN qu’est la Turquie est profondément préoccupé par les liens entre les YPG et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) séparatiste, un parti qu’elle qualifie de groupe terroriste et qu’elle cherche depuis longtemps à réprimer. Il y a trois mois, les troupes turques ont franchi la frontière syrienne à proximité de l’enclave d’Idlib, contrôlée par les YPG, dans le nord de la Syrie.

Ibrahim Kalin, porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan, a accusé les États-Unis ce week-end de «prendre des mesures inquiétantes pour légitimer cette organisation [les YPG] afin qu’elle puisse prendre racine dans la région». Il a lancé comme mise en garde: «C’est absolument hors de question.» La Turquie «va continuer sa lutte contre toute organisation terroriste, quels que soient son nom et sa forme, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.»

M. Erdogan a condamné le soutien américain aux YPG en déclarant ce week-end: «Les États-Unis ont envoyé 4900 camions d’armes en Syrie. Nous le savons. Des alliés, ça n’agit pas ainsi.» Lors d’un rassemblement lundi, il a réitéré sa détermination à «vaincre» la milice kurde. «Nous avons terminé nos préparatifs, a-t-il déclaré. Des opérations peuvent commencer n’importe quand.» Erdogan a accusé les États-Unis de «créer une armée terroriste à nos frontières, ajoutant: ce que nous devons faire, c’est étouffer cette armée terroriste dans l’œuf.»

Le gouvernement syrien pour sa part a dénoncé le projet de mise sur pied d’une force frontalière proaméricaine comme une «attaque flagrante» contre la souveraineté de son pays. L’agence de presse officielle syrienne SANA a cité un porte-parole du ministère des Affaires étrangères insistant sur le fait que l’Armée syrienne était déterminée à déjouer la conspiration américaine et à mettre fin à la présence des États-Unis, de leurs agents et de leurs pions en Syrie, en vue de préserver la souveraineté du pays.»

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a quant à lui accusé hier les États-Unis de vouloir diviser la Syrie, déclarant qu’ils «ne veulent pas garder la Syrie en tant qu’État avec ses frontières actuelles», et que Washington aidait «les Forces démocratiques syriennes à établir des zones de sécurité frontalière.»
Lavrov a déclaré: «Cela veut dire que de vastes étendues de territoire le long de la frontière avec la Turquie et l’Irak se retrouveraient isolées. On parle ici des territoires à l’est de l’Euphrate, où les relations sont déjà tendues entre les Kurdes et les Arabes. Il est à craindre que les États-Unis poursuivent une politique de morcellement visant à démanteler la Syrie.»

Vladimir Chmanov, président de la commission de la défense à la Douma d’État russe, a annoncé que la Russie comptait réagir à la mise sur pied de cette force frontalière prévue en Syrie. Celle-ci «est en confrontation directe [avec les intérêts de la Russie] et nous et nos collègues prendrons certainement des mesures pour stabiliser la situation en Syrie», a-t-il dit.

L’annonce par les États-Unis de mettre sur pied et d’armer une force militaire de 30.000 soldats est une tentative désespérée de consolider leur position en Syrie. Sur le plan diplomatique, c’est Moscou, et non Washington, qui semble dicter les termes des négociations sur la Syrie. Une conférence devrait se tenir à Sotchi plus tard ce mois-ci pour discuter de l’avenir du pays.

Sur le plan militaire, les milices anti-Assad soutenues par les États-Unis ont subi une défaite, non seulement en raison du soutien russe et iranien à l’Armée syrienne, mais aussi à cause d’une hostilité généralisée qui règne dans la population, notamment envers les éléments réactionnaires d’Al-Qaïda soutenus par Washington.

La dernière grande enclave d’opposition en Syrie se trouve à Idlib et fait l’objet d’une offensive majeure du gouvernement depuis le début de l’année. Dans un tel mélange volatil, les États-Unis ont déclaré qu’ils avaient l’intention de revendiquer ce territoire en finançant, en entrainant et en armant une nouvelle grande armée par procuration, ce qui ne ferait qu’aggraver encore plus le danger d’une guerre beaucoup plus vaste.

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