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États-Unis : La ville de Long Beach poursuit Monsanto en justice pour contamination des eaux

Combien de morts à cause de MONSANTO ? Combien encore ? Pourquoi la population ne se mobilise pas en masse contre cette abomination ? Car les puissants lobbies font bien leur travail de A à Z … 

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La ville de Long Beach en Californie porte plainte contre le géant Monsanto et l’accuse de contaminer les eaux,et pas avec n’importe quel produit, mais auxpolychlorobiphényles (PCB). Pour information, les PCB sont toxiques, écotoxiques et reprotoxiques (perturbateurs endocriniens). Ce sont des polluants ubiquitaires et persistants (demi-vie de 94 jours à 2 700 ans selon les molécules) qui sont classés comme cancérogènes (wikipédia).

Cette information voit le jour alors que le groupe agro-chimio-alimentaire ainsi que pharmaceutique Bayerenvisage d’engloutir Monsanto en ayant annoncé lundi 23 mai avoir fait une offre à 62 milliards de dollars (55 milliards d’euros) pour racheter le fabricant américain de semences OGM, en risquant ainsi de créer un monstre mondial des pesticides et des engrais.

Bien que tout ce qui puisse mettre des bâtons dans les roues de Monsanto et consorts soit une bonne nouvelle, il y a fort à parier que ceux-ci vont tenter de « mettre la main à la poche » pour étouffer cette affaire, et ainsi continuer impunément de polluer la planète. Ceci dit, cela risque de ne pas être aussi simple cette fois, puisque Long Beach rejoint ainsi les villes de San Jose, San Diego, Seattle, Oakland, Berkeley etSpokane dans cette action juridique…

Le Veilleur

Des pierres dans le jardin de Monsanto

Jeudi 19 Mai 2016, la ville de Long Beach a intenté un procès contre Monsanto Co., pour contamination continue des eaux de ruissellement, des voies navigables et des plans d’eau par des produits cancérigènes interdits depuis longtemps, les polychlorobiphényles, ou PCB du fabricant parfois improprement dits « pyralènes » (du nom commercial d’un produit de Monsanto à base de PCB autrefois très utilisé en Europe dans les transformateurs).

L’Environmental Protection Agency (EPA) définit les PCB, des produits chimiques organiques de synthèse fabriqués de 1929 à 1979, date de leur interdiction, comme une gamme de produits toxiques présentant des aspects variés, allant de liquides de couleur claire à des solides cireux jaunes ou noirs.

Bien que les PCB soient interdits, les produits tels que l’huile de moteur, les appareils électriques, l’isolation thermique, les adhésifs, les matières plastiques et la peinture à base d’huile peuvent encore en contenir.

Selon la plainte déposée, des BPC ont pollué le port et les plages de Long Beach par un ruissellement d’origine naturelle dû à la pluie, entraînant des substances libérées sans précautions dans l’environnement.

Les PCB ont été détectés dans les tissus de tous les êtres vivants sur la terre, on en retrouve sur les côtes, dans les océans, les cours d’eau, le sol et l’air. Chez l’homme, l’exposition à ces produits peut provoquer un cancer et affecter le système immunitaire, le système reproducteur, le système nerveux, le système endocrinien, en plus d’autres effets sur la santé. Les populations de poissons, d’oiseaux et d’autres la vie animale sont également concernées par ce danger.

Les élus de Long Beach continuent à « faire face à des coûts importants liés aux PCB dans les eaux pluviales et les dépôts sédimentaires du port, ainsi que dans des zones de plate-forme océanique littorale ». La commission de contrôle de la qualité de l’eau de l’État a déterminé que la présence de PCB dans les eaux de ruissellement de la ville menace la faune dans les eaux du port de Long Beach.

La ville tient Monsanto pour responsable de la quantité importante de contamination qui met en danger l’écosystème de la ville. Monsanto devra assumer la charge de nettoyage de l’environnement, et non pas les contribuables de Long Beach et de l’Etat

, a déclaré le procureur de la Ville, Charles Parkin.

Long Beach se battra pour la propreté de l’eau propre et tient Monsanto pour responsable de la production et de la distribution de produits dont la compagnie savait qu’ils représentaient un risque important pour l’environnement.

Long Beach rejoint ainsi les villes de San Jose, San Diego, Seattle, Oakland, Berkeley et Spokane

Monsanto a déclenché un virus de l’environnement qui ne peut être contrôlé et se trouve maintenant dans pratiquement tous les organismes vivants dans notre chaîne alimentaire

, a déclaré Me Scott Summy, l’avocat qui coordonne l’action pour chacune des sept villes.

Les documents montrent que Monsanto, après avoir reconnu que les PCB étaient un contaminant mondial, a continué à fabriquer des PCB et a ignoré les risques provoqués pour la santé humaine et l’environnement. Monsanto sait que les PCB contaminent les réserves d’eau, dégradent les habitats marins, tuent les poissons, et mettent en danger la vie des oiseaux et des autres animaux. En outre, Monsanto sait que les PCB sont associés à des maladies graves et des cancers chez les êtres humains qui peuvent être exposés aux PCB par ingestion et par contact cutané.

Monsanto était le seul fabricant de PCB aux États-Unis de 1935 à 1979

La ville de Long Beach réclame des dommages et intérêts compensatoires et punitifs, ainsi que le paiement des frais de justice et des honoraires d’avocats, avant jugement et intérêts après jugement. Le maire de Long Beach, M. Robert Garcia a déclaré :

Ça va être un combat difficile, mais nous nous y engageons pleinement. Il faut que Monsanto cesse de polluer nos collectivités.

Mercredi, Monsanto avait publié une déclaration disant qu’il a reçu une offre d’achat de BayerAG pour une acquisition de la compagnie :

Le conseil d’administration de Monsanto examine la proposition, en consultation avec ses conseillers financiers et juridiques. Il ne sera fait aucun autre commentaire jusqu’à ce que le conseil d’administration en ait terminé l’examen.

Depuis, Monsanto n’a pas pu être joint…

Par Stephanie Rivera pour Long-Beach Post – Traduction par Jeussey de Sourcesûre


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11 septembre – un rapport pointe le rôle de l’Arabie Saoudite : « Riyad menace de vendre ses actifs américains si la Maison Blanche adopte une loi permettant de traduire les autorités saoudiennes en justice »

arabie saoudite 11 septembre

D’abord , sur le 11 septembre : un rapport pointe le rôle de l’Arabie Saoudite :

Bob Graham, ancien président du Comité du renseignement du Sénat au moment de l’enquête gouvernementale sur les attentats du 11 septembre 2001 se bat pour faire déclassifier un rapport qui prouverait le rôle financier des Saoudiens.

A quelques jours du voyage de Barack Obama en Arabie Saoudite, la volonté de Bob Graham de voir déclassifier ce rapport de 28 pages semble enfin rallier des suffrages importants. Et pour cause. Bob Graham et les rares personnes ayant eu l’autorisation de le lire assurent que ce texte, supprimé du rapport complet sur le 11 septembre publié en 2002 par l’administration Bush, établit le rôle financier de l’Arabie Saoudite dans ces attaques.

Pour les chercheurs de vérité, l’implication de l’Arabie saoudite est depuis longtemps un secret de Polichinelle. Mais qui n’épuise évidemment pas le sujet du 11 septembre comme opération terroriste sous faux drapeau. Le plus énorme et sordide false flag jamais réalisé… OD (merci à Alcide)

La réponse de Ryad face à ce qui est un outil de pression US, a fusé, avec une proportion qui montre que le sujet est brûlant car les Saoudiens qui se croient tout puissants avec leur pétrole, ont peur que leur régime soit déstabilisé et d’être traduits un jour en justice (sans compter son image en terme de com), l’enjeu est grand : 

« Riyad menace de vendre ses actifs américains si la Maison Blanche adopte une loi permettant de traduire les autorités saoudiennes en justice pour leur éventuelle implication dans les attaques du 11 septembre 2001.

Lors de sa récente visite à Washington, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Joubeir a transmis personnellement un message royal annonçant que les Saoudiens seraient obligés de vendre leurs titres du Trésor ainsi que d’autres actifs aux Etats-Unis d’une valeur totale de 750 milliards de dollars avant que ces derniers ne soient gelés par la justice américaine, rapporte The New York Times.

Selon le quotidien américain, l’administration de Barack Obama fait pression sur le Congrès afin de bloquer le passage du projet de loi qui risque d’avoir de graves conséquences économiques et financières pour Washington.

Les efforts intenses déployés par la Maison Blanche en vue de suspendre la loi ont attiré l’attention des familles des victimes des attaques. D’après elles, l’administration du président américain cherche à les empêcher d’apprendre la vérité sur le rôle des certains responsables saoudiens dans les attentats.

Certains experts cités par le journal notent que l’ultimatum de l’Arabie saoudite sera difficile à tenir, car le retrait des actifs pourrait « paralyser » l’économie du Royaume. Cependant, soulignent-ils, cette menace témoigne d’une escalade des tensions entre Riyad et Washington.

Plus tôt cette semaine, l’ex-sénateur démocrate Bob Graham, qui a participé à l’enquête sur les attaques du 11 septembre menée par le Congrès, a annoncé que d’ici 60 jours, le président américain Barack Obama déciderait de la publication de la partie classifiée du rapport sur les attentats terroristes qui avaient frappé les Etats-Unis en 2001.

Selon la chaîne Fox News, 28 pages du document en question pourraient confirmer l’implication des Saoudiens dans ces attaques ».

Source via OD

 

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Victoire en justice à Paris contre la cabale de Monsanto : « tout OGM est toxique pour l’homme et l’animal »

Gilles-Éric Séralini

C’est l’une des nouvelles vraiment positives venant de Paris, une ville avec plus que sa part de mauvaises nouvelles ces derniers temps. Une grande victoire juridique pour la voix de la science et de la raison contre la cabale des OGM dirigée par Monsanto. Ses implications se feront sentir dans le monde entier. Si notre monde a toujours la volonté de débarrasser le 21e siècle du fléau mortel de la peste présentée sous le nom d’Organismes génétiquement modifiés ou OGM, il sera redevable d’une énorme dette de reconnaissance envers le travail courageux du professeur Gilles-Éric Séralini et de sa remarquable équipe de scientifiques consciencieux du CRIIGEN, le Comité français de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique. 

Dans un monde où la corruption des scientifiques par l’industrie est devenue quasi banale, l’existence d’un groupe scientifique consciencieux, non financé par l’industrie, faisant de la recherche et de l’information indépendantes sur le génie génétique et ses impacts en biologie, dans l’environnement, l’agriculture, la nourriture, la médecine, et la santé publique, dont les effets à court, moyen et long terme sur la santé humaine et de l’ensemble de l’écosystème de la vie, est, autant que je sache, unique. Peu sont conscients de leur travail inlassable et très ingrat.

Commentaire : Sans l’information délivrée par les sites d’information alternatifs, les informations que les médias officiels vous communiquent sont passées au filtre de ce qui doit être dit ou non. Un exemple de ce qui ne doit pas être communiqué par les médias alignés :

« Les gouvernements ne requièrent pas d’études de long terme comme celle conduite par Séralini. La raison pour laquelle l’étude de Séralini fut accusée d’être inappropriée est qu’aucune autre étude similaire de long terme n’a jamais été menée, parce que les gouvernements de par le monde n’en requièrent tout simplement pas. S’ils le faisaient, le monde aurait une compréhension bien différente au sujet de l’innocuité supposée des OGM. »

Pour cette raison, le verdict en faveur de Séralini dans un procès en diffamation que la Haute Cour de Paris vient de prononcer est doublement une bonne nouvelle. Le 6 novembre 2015, la Haute Cour de Paris a inculpé le professeur Marc Fellous, ancien président de la Commission du génie biomoléculaire française, pour « faux » et « usage de faux », dans un procès en diffamation qu’il a perdu contre le professeur Séralini. L’amende sera fixée courant 2016.

Créée au sein du ministère de l’Agriculture, la Commission du génie biomoléculaire française est bien connue pour sa défense des OGM. Cet organisme est chargé en France d’homologuer en tant que sûres un certain nombre de variétés de plantes génétiquement modifiées.

Fellous n’est pas lui-même un banal quidam. Membre du fameux Institut Pasteur, il est président de l’Association française des Biotechnologies végétales, responsable de l’évaluation des risques des OGM au ministère français de l’Agriculture, ainsi que professeur de génétique humaine à l’université de Paris. Le procès a été intenté par Séralini en janvier 2011.

© Inconnu – Ce que dit Marc Felous, pro OGM :

« la teneur en mycotoxine (substance naturelle potentiellement cancérogène) du maïs OGM est bien inférieure à celle des maïs conventionnels, et c’est encore plus vrai pour les maïs biologiques. »

Ou encore :

« Aucune étude scientifique n’a à ce jour pu prouver un quelconque danger des maïs OGM pour la santé. »

Selon une source proche de l’affaire, afin de soutenir que Séralini et ses collègues chercheurs s’étaient trompés dans leur réévaluation des études de Monsanto, Fellous avait utilisé ou copié la signature d’un scientifique sans son accord.

La réévaluation de Séralini rendait compte de la découverte de signes de toxicité dans les données brutes des propres études de Monsanto sur le rat nourri de MON 863, le maïs génétiquement modifié (GM) de Monsanto.

Une autre faute flagrante

Avec la publication accablante de son étude explosive sur le rat, qui étudiait les effets sur les deux ans couvrant sa vie entière, la même équipe de scientifiques dirigée par Séralini a été au centre de [la dénonciation de] l’un des cas récents de faute professionnelle les plus flagrants. Étonnant à croire, dans les vingt années entières de l’histoire du commerce des OGM, c’était la tout première étude de longue durée chez le rat. Montrant en détail les effets d’un régime à base d’OGM, les conclusions faisaient froid dans le dos.

En septembre 2012, la fameuse revue scientifique spécialisée Food and Chemical Toxicology, a publié une étude réalisée à l’université de Caen, en France, par l’équipe de scientifiques dirigée par Gilles-Éric Séralini. Les résultats de cette étude ont produit des ondes de choc dans le monde entier.

Le groupe de Séralini venait juste d’achever la première étude au monde, au coût de 3 millions d’euros, sur les effets d’un régime de maïs GM chez plus de 200 rats pendant deux années complètes. L’étude révélait des cas alarmants de tumeurs cancéreuses, de graves dommages organiques et de mort prématurée chez les rats nourris de maïs GM traité avec du Roundup au glyphosate de Monsanto. L’étude avait utilisé le maïs Roundup Ready NK603 de Monsanto. Le terme breveté Roundup Ready signifie que le maïs GM est « prêt » à résister à l’un des herbicides les plus toxiques du monde, le Roundup de Monsanto, un cocktail hautement toxiques à base de glyphosate et d’autres produits chimiques qui sont des secrets commerciaux.

Commentaire : Gilles-Éric Séralini a déclaré alors être « attaqué de manière extrêmement malhonnête par des lobbies qui se font passer pour la communauté scientifique. C’est le même lobby qui a permis l’autorisation de ces produits et qui est activé par les entreprises de biotechnologies. » Tandis que de leur côté, des chercheurs internationaux appuient l’étude française et dénoncent la désinformation.

Pour éviter la pression de l’industrie, l’étude de Séralini a été publiée après deux années de recherche dans le secret absolu, et quatre mois d’évaluation par des collègues scientifiques qualifiés. Dans les quelques heures ayant suivi la publication de l’étude, une campagne médiatique mondiale coordonnée, visant à mettre en doute ses conclusions a été lancée. Aucun fait n’a été présenté, juste les allégations typiques disant que l’étude était « non scientifique » ou que de mauvais rats avaient été utilisés.

Commentaire : À l’époque, le centre Science Media Center a publié huit réactions de scientifiques. Tous ont rejetté l’étude de Gilles-Éric Séralini et de son équipe du Criigen. Se présentant comme une entreprise indépendante « qui travaille à promouvoir les opinions de la communauté scientifique au Royaume-Uni pour les médias ». Ce centre est en réalité financé à 70 % par les grands noms de l’industrie de la biotechnologie. BASF, Bayer, Novartis, CropLife International sont autant de bailleurs de fonds de cette entreprise.

La couverture médiatique mondiale a forcé la Commission de l’Union Européenne corrompue, favorable aux OGM à se couvrir. L’organisme consultatif officiel d’experts « indépendants » sur la sécurité alimentaire de l’UE, l’EFSA, a dénoncé l’étude de Séralini avant même de faire une étude indépendante de longue durée comparable, afin de la vérifier ou de la réfuter. Inconnu de la plupart des citoyens de l’UE, des organismes d’enquête ont révélé que les membres du conseil scientifique de l’EFSA, chargés de surveiller Monsanto et ses sociétés écrans, avaient des liens directs ou indirects avec cette même industrie des OGM.

En janvier 2014, à plus d’un an de la première publication, la revue Food and Chemical Toxicology a pris la décision sans précédent de rétracter officiellement l’article de Séralini, en avançant la justification incroyable que son étude était « non concluante ». Si vous ouvrez la note de bas de page, vous trouverez l’intégralité de l’échange entre Elsevier, l’éditeur de la revue, et l’équipe de Séralini. [Cette note ne semble pas exister – Note de l’éditeur]

Commentaire : Dans leur guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini, la « litanie des conflits d’intérêts et autres positionnements pro-biotech de la cinquantaine de détracteurs publics de l’étude Séralini pourrait se poursuivre sur des pages. On croise des représentants de syndicats indiens de promotion des biotechnologie, d’autres souhaitant stopper la faim dans le monde avec une ration d’OGM, ou encore des spécialistes de la communication pro-OGM (David Tribe) et autres lobbyistes travaillant entre São Paulo (Lucia de Souza), Washington et Bruxelles, le triangle d’or des OGM… ».

Juste avant la rétractation, le journal avait embauché Richard E. Goodman en tant que nouveau « rédacteur en chef adjoint pour la biotechnologie ». C’était le nouveau point de vue, apparemment instauré spécialement par Goodman à la suite de l’« affaire Séralini ».

Goodman était un ancien employé de Monsanto et un membre actif de l’International Life Sciences Institute (ILSI). Financé par des compagnies multinationales des OGM et de l’agrochimie, dont Monsanto, l’ILSI développe des méthodes d’évaluation des risques « favorables à l’industrie »pour les aliments GM et les contaminants alimentaires chimiques, et les introduit dans les réglementations gouvernementales. L’une des premières décisions de Goodman à la revue a été de rétracter le document de l’étude de Séralini en tant que « non concluante ». Si ce critère était appliqué à toutes les études scientifiques, il ne resterait aucune revue scientifique. Toute la science, par définition, est un processus d’exploitation minière, testant essentiellement des hypothèses, testant à nouveau les anciennes, toujours plus à fond. Le document de Séralini appelait à de plus amples recherches pour confirmer les conclusions alarmantes. Au lieu de les faire, Monsanto et le lobby des OGM ont décidé de « tuer le messager ».

« Les malédictions sont comme les poulets… »

Une expression du 13e siècle indique : « Les malédictions sont comme les poulets ; elles viennent toujours se percher à la maison. » Le 30 mars 2015, plus d’un an plus tard, les éditeurs de la revue Food and Chemical Toxicology ont annoncé que Richard Goodman, l’ancien employé de Monsanto, avait été « renvoyé » du comité de rédaction, et que le rédacteur en chef, A. Wallace Hayes, favorable aux OGM, avait été catapulté au stupide poste de « directeur de la Stratégie et de la Vision ».

En juin 2014, le journal en ligne européen de Springer sur les sciences environnementales, a jugé bon de publier à nouveau le document de Séraliniqui avait été rétracté. Le nouveau rédacteur en chef de la revue Food and Chemical Toxicology a-t-il le cran moral d’essayer de réparer les graves atteintes à la réputation scientifique de Séralini et à la vérité sur les conséquences mortelles des semences GM brevetées et leurs désherbants assortis, en publiant des excuses publiques ? Peut-être que cela attendra un nouveau verdict de la cour de Paris. En attendant, le professeur Séralini et son groupe font d’autres études sur le rat et découvrent d’autres preuves montrant que TOUT OGM est toxique pour l’homme et l’animal. Dans la vraie science, comme dans la vie, l’honnêteté opiniâtre prend en fin de compte le dessus sur la fraude, la tromperie et la corruption.

Commentaire : Le journaliste Stéphane Foucart écrit dans La Fabrique du mensonge, que « l’arme favorite de l’industrie pour viser les chercheurs qui dérangent est la diffamation ». Christian Vélot a déclaré lors d’une interview :

« Dans une société bien faite, il n’y aurait pas besoin de lanceurs d’alerte. Quand ils disparaîtront, c’est que la démocratie et l’expertise auront bien évolué. »

De toute évidence, nous n’en sommes pas encore là !

La discipline entière de la soi-disant biotechnologie est corrompue et pourrie jusqu’au cœur même de sa base réductionniste non scientifique. Cela ne devrait guère surprendre, puisque créée à dessein par les principales familles eugénistes de l’Amérique, elle fut financée par leur fondation Rockefeller pour faire progresser leur programme eugénique démentiel à l’époque où cette même fondation finançait les recherches eugénistes nazies à l’Institut Kaiser Wilhelm de Berlin.

© Congrès sur l’eugénisme
L’eugénisme est la voie de l’évolution humaineComme pour un arbre, l’eugénisme dessine ses propres matériaux depuis de nombreuses sources et les organise en une harmonieuse entité.

En 1938, époque où fut « inventée » la biologie moléculaire grâce aux subventions de la fondation pour des universités comme California Institute of Technology et l’université de Cambridge en Angleterre, le directeur de la recherche médicale de la fondation Rockefeller était depuis 34 ans un certain Alan Gregg. Gregg écrivit : « Il y a un parallèle inquiétant entre la croissance d’un cancer dans un organisme et la croissance de la population humaine dans l’économie écologique de la terre. » Il affirma ensuite : « les tumeurs cancéreuses ont besoin de nourriture, mais pour autant que je le sache, elles n’ont jamais été guéries en l’obtenant. Des analogies peuvent être trouvées sur notre planète pillée. » James Rockefeller, ancien président de First National City Bank, Citigroup plus tard, siégea au conseil de Monsanto jusqu’à sa mort à 102 ans, en 2004.

Les OGM et leurs « herbicides » assortis ont été imaginés par leurs inventeurs pour nous éliminer en tant que « mangeurs inutiles » ou « mauvaises herbes », comme je l’ai écrit récemment dans Nous sommes les « mauvaises herbes » visées par l’herbicide Roundup de Monsanto. Cet article parle d’une nouvelle étude du professeur Séralini et son groupe. Vous y découvrez tout, si vous vous intéressez à votre santé et à celle de vos enfants, parents et amis.

Note

William Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier. Il est titulaire d’un diplôme en politique de l’université de Princeton et auteur à succès sur le pétrole et la géopolitique, en exclusivité pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

source

 

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