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Des « dérivés d’hydrocarbures » dans des centaines d’aliments vendus en France ?! (L’affaire date de 2008)

L’affaire date de 2008 et ça fait peur …  ça en dit beaucoup sur les pratiques industrielles, mais le pire c’est que ça avait été « légalisé » . Je n’étais pas au courant et quand je l’ai découvert j’ai été choqué, je ne savais pas que c’était possible de faire ça ! 

Selon les médias de l’époque :

« De Saupiquet à Amora, de Knorr à Miko… Plus de 200 produits alimentaires en vente dans nos grandes surfaces contiennent de l’huile de moteur sans que personne, parmi les pouvoirs publics français et européens, ne s’en affole vraiment. Des centaines d’aliments en vente en grande surface contiennent des dérivés d’hydrocarbures mais les autorités sanitaires ne jugent pas utile de les retirer des rayons. »

 » si la Commission européenne rend publique l’alerte le 26 avril, elle en minimise l’effet une semaine après. Avec l’aide de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (ANEA), la Commission européenne autorise la vente de tous les produits contenant moins de 10 % d’huile de tournesol frelatée. »

A ce jour il n’y a toujours pas eu de suite à cette affaire . Qu’est ce que ça doit être en 2018 ?!! Toujours de l’huile frelatée à moins de 10 % et autres dérivés d’hydrocarbures dans nos aliments ?? 

Pour les autorités sanitaires à l’époque il n’y avait pas de  «toxicité aiguë» , donc au final on a laissé les produits sur le marché !!!!  Logique non ?!  La question est de savoir si ces pratiques sont toujours d’actualité . Incroyable . Z

Voici un des article sur le sujet datant de 2008, la mayo avait allumé la mèche  :

40.000 tonnes d’huile de tournesol ukrainienne coupée au lubrifiant pour moteur ont été distribuées en Europe, d’ après des révélations du «Canard enchaîné». Des produits alimentaires fabriqués à partir de cette huile n’auraient pas été retirées du marché, officiellement «en l’absence de toxicité aiguë».

L’histoire commence le 21 avril quand le groupe Saipol, maison mère des mayonnaises Lesieur, informe la Répression des fraudes que des escrocs leur ont livrés une cargaison de 40.000 tonnes d’huile de tournesol ukrainienne coupées avec 280 tonnes d’huile de moteur.

Blocage des ventes levé

Dès le 26 avril, des produits sont enlevés des rayons, l’enseigne Carrefour admet par exemple en avoir retiré pas moins de 200. Mais la Répression des fraudes a publié le 7 mai une note très peu rassurante révélée par le «Canard Enchaîné»: «Le blocage des produits ayant moins de 10% d’huile de tournesol contaminées est levé depuis le 2 mai, ceux contenants plus de 10% sont soumis au blocage et retrait».

Autrement dit, les industriels et les distributeurs peuvent continuer à vendre les produits contaminés, tant qu’ils contiennent moins de 10% d’huile contaminée. Motif invoqué par la Répression des fraudes: «l’absence de toxicité aiguë». La Commission européenne, qui est à l’origine de la décision, explique au «Canard enchaîné» que l’huile de moteur incriminée n’est pas si dangereuse que ça: un homme de 60 kg peut en ingurgiter jusqu’à 1,2 gramme par jour sans risque. Pas sûr que les consommateurs européens soient rassurés.

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Publié par le 20 juin 2018 dans général, Santé - nutrition, société

 

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Année catastrophique pour la production de miel en France

Année catastrophique pour la production de miel en France

Après les pesticides, le manque de biodiversité ou le frelon asiatique, en 2017 ce sont les conditions climatiques qui ont été défavorables aux abeilles. 

La production de miel en France sera « catastrophique » en 2017 avec une récolte « en dessous des 10 000 tonnes » a annoncé, jeudi 19 octobre, l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF).

« Les gelées tardives, les périodes de canicule qui brûlent les fleurs, les périodes de vent du nord [ont été] défavorables aux abeilles », a déclaré Henri Clément, secrétaire général et porte-parole de l’UNAF, au cours d’une conférence de presse.

« Les apiculteurs ont énormément souffert de ces conditions météorologiques qui se sont ajoutées aux problèmes récurrents de l’apiculture française », comme les pesticides, a-t-il dit. « Il y a les pesticides, le manque de biodiversité, le frelon asiatique et aujourd’hui il y a le changement climatique », a renchéri Dominique Céna, secrétaire général adjoint de l’UNAF.

En 2016, avec 9 000 tonnes, la production de miel était passée en dessous des 10 000 tonnes de 2014, considérée jusque-là comme la pire année de l’apiculture française.

La production de miel, qui a été divisée par trois en vingt ans, avait connu une embellie en 2015 avec une production estimée à entre 15 000 et 17 000 tonnes .

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Les 5 chiffres qui montrent l’explosion du bio en France

En l'espace d'une dizaine d'années, le bio s'est installé dans les cuisines et le quotidien des Français.

En l’espace d’une dizaine d’années, le bio s’est installé dans les cuisines et le quotidien des Français. Preuve de ce succès, l’Agence Bio, un groupement d’intérêt public français qui effectue chaque année un état des lieux du secteur, a qualifié 2016 «d’historique». Si l’engouement de la part des consommateurs est fort, celui des agriculteurs l’est tout autant. Nombre d’entre eux se sont tournés vers cette culture plus respectueuse de l’environnement.

Tour d’horizon des principaux chiffres du secteur:

• 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires

En 2016, les consommateurs de l’Hexagone ont dépensé 7 milliards d’euros pour acheter des aliments labellisés sans produits phytosanitaires ni OGM, un record. Ce chiffre marque un bond de 20% par rapport à la consommation de l’année précédente, qui s’élevait à 5,76 milliards d’euros. Depuis 2007 – lorsque l’Agence Bio enregistrait un chiffre d’affaire de 2 milliards d’euros – le secteur a connu une croissance de 278%.

• 47.185 opérateurs bio

Cette année encore, le nombre d’acteurs de la filière a augmenté. On compte désormais sur tout le territoire français plus de 47.185 opérateurs. Dans le détail, on dénombre 32.326 exploitants agricoles bio et 14.859 personnes qui travaillent dans la transformation et la distribution de produits bio, ce qui représente une évolution de l’ordre de 12% en l’espace d’un an. D’après Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio, l’augmentation des exploitation biologiques est notamment dû à un «effet de voisinage». Lorsqu’un agriculteur fait le pari du bio, ses voisins peuvent se laisser eux aussi tenter par cette pratique qui peut s’avérer moins couteuse.

En 2016, la région Occitanie comptait 7227 exploitants agricoles, soit 20% des producteurs bio Français, suivie par la région Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine qui en comptaient chacune entre 4700 et 4800.

• 5,7% de la surface agricole française

Fin 2016, les surfaces engagées en agriculture biologique étaient estimées à 1,54 million d’hectares. «Cette croissance, de l’ordre de +16 % en un an, est le résultat des nombreux engagements dans l’année qui portent les surfaces en conversion au-delà de 470.000 ha, dont au moins 250.000 ha en 1ère année de conversion. Fin 2016, 5,7 % de la surface agricole utile française était ainsi conduits selon le cahier de charge de l’agriculture biologique», peut-on ainsi lire dans le rapport du groupement d’intérêt public.

• 3e pays Européen du nombre d’hectares agricole bio

En 2015, 11 millions d’hectares étaient alloués à l’agriculture biologique ou en cours de conversion, en Europe. Ce qui représente 6,2% de la superficie agricole utilisée (SAU) totale de l’Union européenne (UE). D’après les données d’Eurostat, la superficie consacrée à l’agriculture biologique a augmenté de presque deux millions d’hectares, depuis 2010. Avec ses 1,33 d’hectares bio en 2015, la France arrivait en troisième position des pays européens.

En revanche, seule ombre au tableau, avec 4.9% du territoire agricole alloué au bio, la France arrive en 18e position des pays de l’UE… Elle est donc loin derrière l’Autriche, la Suède ou l’Estonie qui ont consacré au Bio respectivement 20.3%, 17.1% et 15.7% de leur surface agricole utile.

• 9 Français sur 10 ont consommé bio en 2016

Le succès du bio ne serait évidemment pas le même sans le consommateur. Les chiffres le prouvent: les Français se soucient de plus en plus de ce qu’ils trouvent dans leurs assiettes. D’après le Baromètre de l’agence Bio et du CSA, près de 9 Français sur 10 déclarent avoir consommé des produits biologiques au cours des 12 derniers mois. Et ils sont 7 sur 10 à en consommer une fois par mois. Ils achètent, par ordre de préférence, des fruits et légumes, du lait et des produits laitiers, des œufs, des produits d’épicerie – notamment des pâtes, du riz et des céréales -, puis de la viande.

Cette tendance doit évidemment beaucoup à l’engouement de la grande distribution pour ce marché lucratif mais aussi à la création et au développement d’enseignes spécialisées. Par exemple, le groupement coopératif Biocoop a enregistré en 2016 une croissance de 25% de ses ventes et 950 millions d’euros de chiffre d’affaire.

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Publié par le 30 avril 2017 dans Climat - Environnement, général, Santé - nutrition

 

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Aux Etats-Unis, la présidentielle en France est jugé plus dangereuse que la victoire de Trump

Avec l’élection française se joue l’avenir de l’Union européenne, alertent les grands quotidiens outre-Atlantique.

Les Américains ne connaissent que deux courants politiques, républicain et démocrate. Que les deux plus grands partis français puissent être éliminés au premier tour de la présidentielle suffit donc déjà à les émouvoir. Le magazine « Foreign Affairs », une référence chez les diplomates, parle de l’élection « la plus extraordinaire de la Vème République ». Le « Wall Street Journal », qui incarne la droite libérale, n’y voit rien de bon. Il dénonce une campagne qui oscille entre « farce et tragédie » , avec un François Fillon plombé par les affaires et un Benoît Hamon incarnant les « pires instincts étatistes » du Parti socialiste. Le quotidien anticipe ni plus ni moins qu’un « tremblement de terre ». « Si les sondages se confirment, deux partis n’ayant jamais exercé le pouvoir s’affronteront au second tour », en la personne de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron, remarque-t-il.

Les journaux multiplient les parallèles avec l’élection américaine  : le rejet des partis en place, la peur des immigrés, les scandales qui frappent François Fillon et Marine Le Pen sont autant d’éléments qui nourrissent le populisme. Le site « Breitbart news » – la référence de l’extrême droite- veut croire que le «patriotisme économique» de Marine Le Pen remportera le même succès que le «nationalisme économique» de Donald Trump.

 L’élection de Marine Le Pen serait bien plus grave, note le « Wall Street Journal », car c’est la survie de l’euro qui est en jeu. « Cela fait de l’élection française le plus important combat jamais observé entre nationalistes et mondialistes », fait-il valoir. C’est même l’avenir de l’Union européenne toute entière qui se joue ces prochaines semaines, si l’on en croit le « Washington Post » : « Exciser la France de l’Europe reviendrait à prélever la moitié d’un coeur -le reste de l’organisme n’y survivrait pas longtemps ». Les journaux transatlantiques s’étonnent aussi de la bienveillance française à l’égard de l’extrême-gauche. Le « New York Magazine » ne voit guère de différence entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, qu’il décrit comme un « rêveur utopique ». Des pages entières ont été accordées récemment à Philippe Poutou, un « héros du peuple (…) en tee-shirt, mal rasé » selon le « New York Times ».

Les développements de l’affaire Fillon ont donné lieu à quelques articles assassins sur la classe politique française. Plutôt francophile, le « New York Times » s’est fendu d’un édito intitulé : «Il y a quelque chose de pourri dans la politique française». Il évoque une « culture politique de l’immunité et des privilèges (…) héritage de la culture monarchique du pays ». Le magazine « Foreign Policy » titre lui aussi : «Pourquoi la France est-elle si corrompue?» : il y rappelle que la loi américaine interdit les élus d’embaucher leurs proches, ce qui n’est pas le cas en France. Les Etats-Unis sont certes mal placés pour dénoncer le népotisme, le président ayant embauché sa fille et son gendre à la Maison Blanche. Mais ceux-ci ne reçoivent aucun salaire, s’empressent d’ajouter les médias américains.

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Publié par le 18 avril 2017 dans général, International, Politique

 

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Les enjeux de l’élection présidentielle en France : La gouvernance contre le peuple

ASSELINEAU #2017 – L’invité politique de Jean-François Achilli sur France Info – 3 avril 2017

Au passage, Trump a estimé que la course à l’Elysée était particulièrement incertaine et ne s’est donc pas prêté au jeu des pronostics. Interrogé sur Marine Le Pen, il a botté en touche : «Je ne la connais pas, je ne l’ai jamais rencontrée.»

«Je ne sais pas ce qui va se passer. Je sais que des distractions extérieures ont eu lieu et ont changé l’élection. Ça va être une course intéressante», a confié Donald Trump dans les colonnes du Financial Times, à propos de l’élection française. Le président américain, élu alors que Hillary Clinton, son propre adversaire, était embourbée dans les scandales, semble bien avoir en tête l’influence que peuvent avoir les «éléments extérieurs».

D’autre part à noter aussi, à un mois de la présidentielle, la Russie devient «dangereuse» aux yeux de Fillon :

À l’instar de nombreux représentants des élites politiques occidentaux, le candidat Les Républicains à la présidentielle française a qualifié la Russie de «pays dangereux», ce qui semble marquer un changement de rhétorique à l’approche de l’élection.

Intervenant vendredi depuis son QG de campagne à Paris, François Fillon a estimé qu’en tant que puissance nucléaire la Russie était « un pays dangereux » dont le régime politique n’était pas « identique à celui des démocraties occidentales ». Dans le même temps, le candidat Les Républicains s’est prononcé en faveur d’un dialogue avec Moscou en vue de rendre l’Europe plus sûre.

« On peut considérer que c’est un adversaire, ou alors il y a une deuxième stratégie qui consiste à essayer d’engager un dialogue pour mettre sur pied les conditions de la sécurité en Europe », a déclaré l’ex-chef du gouvernement français.

Les enjeux de l’élection présidentielle en France : La gouvernance contre le peuple

Il ne faut pas trop rire de l’élection présidentielle française de 2017. Elle se présente de plus en plus comme la rencontre historique entre deux conceptions de la vie politique, totalement opposées. D’un côté, la gouvernance, c’est-à-dire la gestion de la société par une élite cooptée, sur le modèle des grandes entreprises. De l’autre côté, le système traditionnellement appelée « démocratie », c’est-à-dire le choix par le peuple de leurs dirigeants au moyen d’élections libres et équitables.

Souvent dans l’histoire, les événements politiques en France ont marqué les époques et clarifié les dichotomies, à commencer par la distinction, aujourd’hui sur le déclin, entre « gauche » et « droite ». Cette élection pourrait en être un.

C’est quoi, la “gouvernance”?

Il devient de plus en plus clair que l’élite dirigeante transatlantique a décidé depuis un bon moment que la démocratie représentative traditionnelle ne convient plus au monde globalisé basé sur la libre circulation du capital. Il faut passer au nouveau système, la « gouvernance », un terme emprunté au monde des affaires. Il s’agit de la bonne gestion de grandes entreprises, unies dans un seul but et dédiées au maximum d’efficacité. Cette origine se reconnaît dans certains aspects de la gouvernance politique : l’unanimité quant aux « valeurs » et objectifs ; l’utilisation de comités spécialisés pour traiter certaines questions délicates, un rôle attribué à la « société civile » et aux « organisations non-gouvernementales » ; l’utilisation de la psychologie et de la communication pour former l’opinion publique ; l’isolement des trublions ; et surtout la cooptation des dirigeants.  

La vie politique en Occident correspond de plus en plus à cette description. Malgré l’alternance des partis au pouvoir, les politiques les plus fondamentales sont toujours les mêmes.

Aux Etats-Unis, le remplacement de la démocratie par la gouvernance est facilité par le système des deux partis. Les électeurs n’ont de choix qu’entre deux candidats, tous les deux sélectionnés et approuvés par les principaux actionnaires de l’entreprise nationale. Tout allait bien jusqu’au moment où la grande favorite de toute l’élite, Hillary Clinton, fut battue par un intrus, Donald Trump. La réaction hystérique sans précédent montre bien le refus de l’élite de céder le pouvoir à l’outsider, qui est toujours loin d’avoir pris tout le pouvoir. Quoi qu’il arrive, l’accident Trump illustre le mécontentement grandissant de la part des populations soumises à une globalisation dite inévitable qui les laisse sans perspective.

Hillary Clinton elle-même affectionne le terme « gouvernance » pour qualifier ses objectifs, notamment dans ses relations avec Goldman Sachs et la « société civile ». Mais même Hillary n’était pourtant pas un produit aussi pur de la gouvernance que le candidat français Emmanuel Macron.

La Gouvernance personnifié

Il suffit de regarder les couvertures des magazines pour saisir le rôle de Macron dans l’élection actuelle. Son joli minois accompagne une pléthore d’articles triviaux qui célèbrent le Wunderkind comme une vedette du show business. En janvier, la magazine Foreign Policy présentait Macron au public américain comme « le politicien français anglophone et germanophile que l’Europe attend ».

Son parcours professionnel ne laisse aucun doute sur les raisons pour lesquelles les médias apprivoisés perçoivent dans cet Emmanuel-là le Messie de la croissance.

Né à Amiens il y a 39 ans, Emmanuel Macron a passé une grande partie de sa vie à l’école. Comme la plupart des dirigeants français, Macron a accumulé des diplômes prestigieux. Il a raté l’ENS mais a fait Sciences Po et l’ENA, et fut admis en 2004 à l’Inspection Générale des Finances. A l’IGF il s’est fait remarquer par un homme d’influence, Jean-Pierre Jouyet, qui l’a recommandé à Jacques Attali, le plus spectaculaire des gourous de haut niveau, qui, depuis 35 ans, régale les dirigeants de ses visions futuristes (Jérusalem en tant que future capitale du monde, par exemple). En 2007, Attali a coopté Macron dans sa prestigieuse « Commission pour la libération de la Croissance », chargée par le Président de la République de formuler des recommandations afin de relancer la croissance économique en France.

L’objectif principal de ce cénacle de grands patrons était d’ « instaurer une nouvelle gouvernance au service de la croissance ».

Inutile de souligner que les 40 membres de la commission représentaient les intérêts du grand capital, et pas seulement le capital français. Parmi les voisins invités à formuler la liste de 316 propositions pour remodeler la France se trouvaient la Deutsche Bank et Nestlé. Tout ce beau monde légua au jeune Macron un carnet d’adresses bien rempli.

En 2008, sur recommandation d’Attali, Macron est passé à la Banque Rothschild, où il est rapidement devenu millionnaire, grâce à sa commission sur un achat par Nestle qui valait neuf milliards de dollars.

Comment expliquer une ascension digne d’un roman de Balzac ? Il était « impressionnant » se souvient Attali. Emmanuel « était très habile, extrêmement apprécié de tous les membres de la commission. Il n’a antagonisé personne et s’est créé des relations personnelles, et pour un gamin de cet âge, arriver immédiatement à être visible par 40 personnes puissantes, influentes et qui jugent, c’est un accélérateur de carrière extraordinaire. »

Voilà le mot clé de l’ascension sociale : les « relations ».

Alain Minc, un autre bon connaisseur des réseaux du pouvoir, commente la réussite de Macron en expliquant qu’un banquier d’affaires doit être intelligent, souple, rapide et charmant – qualités nécessaires pour « un métier de pute ».

Macron exprime sa sagesse en petites phrases.

« Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires. »

Ou bien :

« On se fout des programmes! Ce qui compte c’est la vision!”

Il est clair qu’il possède une vision parfaite des sommets.

Comment former les gouverneurs de la gouvernance

Le chemin vers le sommet est balisé de contacts. L’élite de la gouvernance se reproduit par la cooptation. Ils se reconnaissent, ils se sentent, ils s’entendent.

Aujourd’hui, en réaction à une telle observation, la police de la pensée risque de crier au complotisme. Mais il n’y a ni complot ni conspiration car il n’y an a pas besoin. Ceux qui pensent de la même manière s’accordent sans problème. On n’a pas besoin de consigne.

Par ailleurs, les sentinelles de la pensée qui crient « conspi » dans ces cas semblent croire que ceux qui possèdent un immense pouvoir, surtout un pouvoir financier, ne l’utilisent pas. « Que le peuple décide ! » pensent-ils généreusement. A la manière de George Soros, par exemple.

En réalité, ceux qui possèdent beaucoup de pouvoir non seulement l’utilisent, mais ils sont convaincus qu’il doivent l’utiliser, pour le bonheur de l’humanité, pour le bien général. De leur position supérieure, ils ne doutent pas qu’ils savent ce qu’il faut faire, alors pourquoi permettre aux masses ignorantes de causer un gâchis? C’est dans cet esprit qu’il y a quarante ans, David Rockefeller a fondé la Commission Trilatérale, pour remédier à un « excès de démocratie » qui amènerait les classes travailleuses à formuler trop de revendications.

L’idéologie de nos jours fait en sorte que les masses se divertissent en se querellant sur les questions d’identité, sur quel groupe est plus victime que les autres, sur combien de genres faut-il reconnaître, et qui faut-il « haïr » pour lutter contre le crime de « haine ».

Pendant ce temps, les membres de l’élite délibèrent entre eux et décident.

Grâce à Jouyet, en 2007 Macron fut coopté par le club des Gracques, qui se consacre à la propagation des « valeurs » basées sur l’idée que l’Etat social keynésien est dépassé par la globalisation et la construction de l’Europe.

En 2011, Macron fut coopté par le Club de la Rotonde, qui conseilla au Président Hollande d’infliger à la France un “choc de compétitivité” – c’est-à-dire de favoriser l’investissement en réduisant les dépenses publiques et les coûts du travail.

En 2012, Macron fut accueilli par la French-American Foundation, qui se vante de sélectionner les « jeunes leaders » de l’avenir.

En 2014, l’arriviste est arrivé. Le 31 mai et le 1 juin de cette année, Macron assistait à la réunion annuelle de Bilderberg, tenue à Copenhague. Cet aréopage de sommités fut fondé en 1954 par le Prince Bernhard des Pays-Bas. Pas un mot n’en sort pour informer le public du consensus qui peut s’y réaliser.

Et le programme?

Abondamment vu et approuvé, Macron passa du rôle de conseiller du Président Hollande à Ministre de l’Economie, des Finances et du Numérique dans le gouvernement de Manuel Valls, où il se pressa de faire adopter l’agenda de la Commission Attali, sous prétexte de promouvoir la croissance et, bien sûr, de « créer des emplois ». On compte parmi ses exploits la vente du secteur d’énergie d’Alstom à General Electric, contre le refus de son prédécesseur Arnaud Montebourg.

Au gouvernement, Macron a réussi à faire adopter les mesures les plus impopulaires de la Présidence Hollande, ce qui n’est pas peu dire. Sa « Loi pour la Croissance », dite Loi Macron, allait dans le sens des directives de Bruxelles exigeant de nombreuses dérégulations de l’économie, mais n’a pas pu obtenir une majorité au parlement. Elle a dû être adoptée en recourant à l’Article 49.3 de la Constitution qui permet au Premier Ministre d’adopter une loi sans vote du parlement.

Sa réussite suivante, la « réforme » (ou démantèlement) de la Loi Travail, portait le nom de la jeune Ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui donnait un joli visage et une appellation évoquant la « diversité » à une législation qui a suscité des semaines de protestations, divisé le Parti Socialiste et obligea Valls à utiliser encore une fois l’Article 49.3.

A la suite de cela, l’histoire passa à l’humour noir. Le passage « à feu et à sang » de Macron à travers le gouvernement Hollande/Valls a laissé le Parti Socialiste divisé et démoralisé. Suite à quoi, Macron quitte le champ de ruines politiques pour se présenter comme l’alternatif, l’héroïque champion de « l’avenir », « ni droite ni gauche », dans son nouveau mouvement vigoureusement appelé En Marche. Il condamne ce qu’a fait le gouvernement socialiste dans la perspective de faire la même chose, mais plus intensément et sous une autre étiquette.

En ce moment, Macron arrive en tête des sondages avec Marine Le Pen pour le première tour. Les grands médias font ce qu’ils peuvent pour que le charme du banquier suffise pour gagner l’élection à la Présidence de la République.

Les Médias et le Peuple

Malgré l’influence croissante d’Internet, la grande majorité de la population compte toujours sur la télévision et la presse pour s’informer. Dans cette élection, assez déroutante pour les gens peu politisés, les médias ont atteint un record de partialité. Echaudés par la catastrophe Trump, les gardiens médiatiques de la bonne pensée en France singent leurs collègues américains en cherchant des boucs émissaires à blâmer pour les déconvenues de la gouvernance globale. Cela doit être la faute des Russes ! Ou des « fake news » prodiguées par les sites qui ne suivent pas la ligne du journal Le Monde.

Parmi les onze candidats, les gardiens médiatiques de la bonne pensée s’émerveillent du jeune génie Macron, traitent ses rivaux principaux en délinquants, jettent quelques os aux petits candidats anodins, et ignorent les autres. Soutenu par les grands médias, Macron est le candidat de la gouvernance autoritaire, contre tout ce qui reste de la démocratie française.

 
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Publié par le 3 avril 2017 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique

 

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État, pseudo-démocratie capitaliste… petite histoire de l’élection en France

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« Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait illégal depuis longtemps. »
~ Emma Goldman ~

De la démocratie capitaliste

Depuis l’avènement du capitalisme, le patronat à toujours agi dans l’ombre des partis politiques. Il se contentait de donner ses directives à ses sectateurs, les serviteurs que sont les hommes politiques.

Il laissait ainsi croire au peuple qu’il n’était pour rien dans les décisions que les politicards prenaient. Il se donnait une sorte de virginité ! L’organisation du fonctionnement de la société capitaliste a évolué au fil des siècles mais elle s’est toujours faite en binôme. A l’époque de la royauté et de l’Empire, il y avait également l’Église et ses représentants : Dieu, le pape et les cardinaux, pour adouber et conseiller les rois et les empereurs et ainsi justifier leur pouvoir sur les peuples. Les cardinaux étaient souvent les conseillers très particuliers des rois (Richelieu, Mazarin…). Avec l’avènement de la République, il y aura les partis politiques et leurs représentants formés dans les « grandes » écoles : l’ENA (École nationale de l’administration), Polytechnique, l’École de la Magistrature… Et, tout ce petit monde, ces têtes phosphorescentes, apportent leur lumière non pas pour nous concocter une République au service du peuple comme on pourrait le croire, mais pour se mettre entièrement au service du grand capital. Voilà comment sont détournés et bafoués les grands principes de la République tels que : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Et on appelle cela la souveraineté du peuple en prétendant que c’est le peuple souverain qui décide ! Afin de donner l’illusion au peuple que c’est lui qui commande et qui choisit, les manipulateurs ont inventé un truc imparable : les élections. Le peuple choisit ses représentants à chaque échelon de la société : communal, départemental, régional, national et (ô délices de la démocratie !) le président de la République ! Or, ce tour de passe-passe perdure maintenant depuis la Révolution française car cette souveraineté du peuple, tous ceux et sans exception qui prétendent l’incarner, la bafouent sciemment et la vident de son contenu.

Ils ont inventé les élections, la mise sous tutelle du peuple

La supercherie a commencé les 13 et 14 septembre 1791, avec l’instauration du suffrage censitaire et indirect qui disait que la souveraineté appartient à la nation mais que le droit de vote était restreint… et la souveraineté du peuple lui était subtilisée au profit de la souveraineté de la nation qui est une notion totalement creuse, car la nation est une entité inexistante. Ce qui existe et vit, c’est le peuple. Dès l’instauration du système électoral, le peuple était oublié au profit des riches et des citoyens dit « actifs ». Il était inégalitaire. Les femmes étaient également exclues. Seuls les hommes de 25 ans qui payaient un impôt direct (le cens), égal à la valeur de 3 journées de travail, avaient le droit de voter. Ils sont appelés citoyens actifs. Les autres sont des citoyens passifs et ne peuvent donc participer aux élections. Le suffrage est aussi indirect car les citoyens actifs élisent des électeurs du second degré qui disposent de revenus plus élevés, qui à leur tour, élisent des députés à l’Assemblée nationale législative. Après une brève application du suffrage universel « masculin » pour élire la convention en 1792, le suffrage censitaire et indirect est rétabli par le Directoire en 1795. Il existe toujours des électeurs de premier et de second degré. Pour être électeur du premier degré, il faut payer des impôts ou avoir participé à une campagne militaire. Les électeurs du second degré doivent être titulaires de revenus élevés, évalués entre 100 et 200 journées de travail, selon le cas. Par ailleurs, pour être élu, il faut être âgé de 30 ans minimum, pour siéger au Conseil des Cinq-Cents et de 40 ans pour être au Conseil des Anciens. Comme on peut le constater, tout est mis en œuvre pour que le peuple (financièrement) ne puisse pas voter et être éligible.

En 1799, le suffrage universel « masculin » est limité. La constitution du 22 frimaire de l’An VIII (13 décembre 1799) met en place le régime du Consulat. Elle institue le suffrage « universel masculin » et donne le droit de vote à tous les hommes de plus de 21 ans, ayant demeuré pendant un an sur le territoire. Cette précision montre, si besoin en était, que même les révolutionnaires considéraient les femmes comme des citoyennes de seconde importance, tout en se méfiant de leur sens des responsabilités et de leurs analyses. Ils ne voulaient surtout pas partager le pouvoir avec des êtres qu’ils considéraient comme inférieurs. Mais, ce droit de vote est limité par le système des listes de confiance. Il s’agit d’un scrutin à trois degrés : les électeurs désignent au suffrage universel, un dixième d’entre eux pour figurer sur des listes de confiance communale ; ces derniers choisissent ensuite un dixième d’entre eux pour l’établissement des listes départementales qui, eux-mêmes, élisent un dixième d’entre eux pour former une liste nationale. Le Sénat choisit ensuite sur cette liste nationale, notamment les membres des Assemblées législatives.

Comme on peut le constater, si tous les hommes peuvent voter, il s’agit par ce mode de scrutin de faire le tri et comme il va de soi, d’éliminer le peuple « d’en bas ». Il vote : oui, mais il n’est pas question qu’il accède aux fonctions d’élu. Nous sommes déjà dans la délégation de pouvoir.

En 1815, avec le suffrage censitaire, la chute de l’Empire va permettre l’arrivée d’une monarchie constitutionnelle : la Restauration. Le suffrage universel masculin est aboli et le suffrage censitaire rétabli. Seuls les hommes de 30 ans qui payaient une contribution directe de 300 francs avaient le droit de vote. Pour être élu, il faut avoir 40 ans et payer au moins 1000 francs de contribution directe. La loi électorale du 29 juin 1820, du double vote, permet aux électeurs les plus imposés de voter deux fois. Ces mesures sont faites pour avantager les grands propriétaires fonciers, c’est-à-dire l’aristocratie conservatrice légitimiste. Encore une fois, le système électoral était inique et servait les riches aristocrates et les propriétaires fonciers. C’est bien la preuve que les politiciens au pouvoir ne sont que les serviteurs de ceux qui détiennent la richesse. Mais qui restent dans l’ombre (les patrons) car, à trop se dévoiler, c’est s’exposer aux réactions du peuple. Et, le peuple, ils le craignent.

Après la Révolution des « Trois Glorieuses » (27-28 et 29 juillet 1830), la Restauration fait place à la Monarchie de Juillet. Le droit de vote est élargi, le suffrage est toujours censitaire mais le « cens » nécessaire pour être électeur passe de 300 à 200 francs ou 100 francs pour les cas particuliers et de 1000 à 500 francs pour être élu (loi du 19 avril 1831). De même que l’âge minimum pour voter est abaissé de 30 à 25 ans et celui pour être élu de 40 à 30 ans. Enfin, la loi du double vote, qui permettait aux électeurs les plus imposés de voter deux fois, est supprimée. Malgré quelques avancées, à la lecture de cette loi, on comprend bien que le peuple est toujours maintenu éloigné du droit de vote. Le barrage de l’argent est dissuasif.

En 1848, le suffrage universel « masculin » et le vote secret : le mouvement révolutionnaire qui éclate en février 1848, met fin à la monarchie de Juillet et instaure la République. Le suffrage universel « masculin » est adopté par le décret du 5 mars 1848. Il ne sera plus remis en cause. Sauf que ce décret oublie encore une fois les femmes qui, pourtant, lors des révolutions, jouent un rôle important. Messieurs les Révolutionnaires pourquoi aviez-vous peur des femmes ? Les considériez-vous comme des êtres inférieurs et sans cervelles ? Pourtant, l’histoire a montré qu’elles y avaient toute leur place… Cette société que vous bâtissiez et que vous prétendiez être démocratique ne l’était pas. Elle boitait et c’est peut-être pour cela que les Révolutions échouent ! Sont électeurs tous les Français âgés de 21 ans et jouissant de leurs droits civils et politiques. Le droit d’être élu est accordé à tous les électeurs de plus de 25 ans et le vote devient secret. Certes, tous les Français de 21 ans pourront voter mais, quant à pouvoir être élu, il faudra appartenir à un parti politique à moins d’être un fortuné. Car, une candidature et une campagne électorale coûtent cher et si vous n’avez pas les moyens financiers, l’accès à la presse et à l’impression de profession de foi et autres tracts, vous sera quasiment impossible. Bonjour la liberté individuelle ! Dans ce cas de figure on voit se dessiner l’évolution du système électoral, en France. Oui, le peuple pourra voter mais il n’aura surtout pas le droit de prendre des décisions et, qui plus est, il ne pourra pas individuellement être candidat. Ce pouvoir-là, lui sera confisqué. Seuls les candidats présentés par un parti politique pourront accéder à une campagne électorale. Les élus ne seront pas, contrairement à ce que dit la propagande, les « représentants élus du peuple » mais les représentants des partis politiques et du patronat qui financent les campagnes électorales. Derrière ce système électoral qui se met en place, que d’aucuns présentent comme démocratique, c’est un système autoritaire et autocrate qui va émerger.

Enfin, en 1944, le droit de vote et l’éligibilité pour les femmes et le suffrage universel ont été instaurés. L’ordonnance du 21 Avril 1944 donne aux femmes de plus de 21 ans ce droit d’élire et rend ainsi le droit de vote réellement universel. Les femmes voteront pour la première fois aux élections municipales d’avril-mai 1945. 1945, c’est aussi le droit de vote pour les militaires. L’ordonnance du 17 août 1945 dispose : « Les militaires des trois armées sont électeurs dans les mêmes conditions que les autres citoyens ». Ils sont également éligibles sous certaines conditions. C’est par la lutte que les femmes obtiendront le droit de vote. Elles ont fait la démonstration (comme si cela était nécessaire) qu’elles occupaient une place prépondérante dans la société. C’est donc contraints et forcés que les politiciens machistes du moment ont été amenés à leur accorder le droit de vote. Pour atténuer ce coup donné au système patriarcal, ces mêmes politiciens ont accordé le droit de vote aux militaires, afin de rétablir la domination masculine…

1946-1956, égalité du suffrage en outre-mer : la loi du 7 mai 1946, (dite loi Lamine-Guèye) proclame « citoyens » tous les ressortissants de l’empire colonial. La loi sera inscrite dans la constitution de 1946 (article 80). Le droit de vote demeure toutefois inégalitaire (système du double collège). C’est la loi du 23 juin 1956 (dite loi Defferre) qui institue le suffrage universel et le collège unique dans les territoires d’outre-mer. Il était temps ! Car 108 ans après l’abolition de l’esclavage, les citoyens de l’empire colonial étaient toujours considérés par la métropole comme des citoyens de seconde zone.

1974, droit de vote à 18 ans ! Le président de la république Valéry Giscard d’Estaing abaisse par la loi du 5 juillet 1974, l’âge d’obtention du droit de vote à 18 ans au lieu de 21 ans. Cette loi n’est pas arrivée par hasard. Elle est due à la désaffection des citoyens pour la cause électorale. Il fallait, pour le pouvoir, compenser le taux toujours croissant d’abstentionnistes, et quoi de mieux que de donner le droit de vote aux jeunes à 18 ans. Il s’agissait de sauver « leur démocratie » et « la légitimité des élus » !

L’imposture se perpétue !

Voilà maintenant 226 ans que le droit de vote a été institué. Les citoyens et les citoyennes se sont battus pendant toutes ces années pour obtenir le droit de vote, le droit d’élire, de choisir, de décider. Mais le paradoxe, c’est que ce droit tant chéri leur ôte tous les moyens d’agir ; car dans les faits, et ils ne s’en rendent pas compte, ce sont leurs pouvoirs qu’ils délèguent bien souvent à un illustre inconnu. Ils aliènent totalement leur liberté. Voilà 226 ans que les politicards nous mènent en bateau, il faut que cela cesse !

C’est pourquoi, il y a mieux à faire que de réclamer le droit de vote et son aliénation, de s’enchaîner à un ou plusieurs maîtres en votant. Il faut s’organiser collectivement, fédérer les différents collectifs et organismes sous la forme autogestionnaire, afin d’agir sans tuteur, sans maître à penser et de bannir définitivement de notre vocabulaire le mot « vote » qui est synonyme de frustration, d’aliénation et d’usurpation de pouvoir.

Au fil des années, le système électoral a été trituré pour l’adapter aux besoins des politicards et du patronat. Surtout pour continuer à faire en sorte que les citoyens soient dépossédés de leurs possibilités d’agir eux-mêmes et de gérer leur vie, sans tuteur. Tout est mis en œuvre pour détourner les résultats électoraux. La proportionnelle est devenue une denrée rare, mais quel que soit le mode de scrutin, le mode de représentation, majoritaire à un tour ou à deux tours, uninominal… le tour de passe-passe aura lieu et se fera au détriment du citoyen. Il faut bien comprendre que le but est de mystifier l’électeur qui, s’il se laisse prendre au piège, sera systématiquement Gros-Jean comme devant. C’est ainsi que régulièrement, à dates fixes et pour différents scrutins, les politiciens appellent le peuple à exprimer sa souveraineté à coups de suffrages, de votes. En fait, le peuple, consciemment ou inconsciemment, participe à une véritable escroquerie intellectuelle. En votant, il s’aliène par la délégation de pouvoir qui est une impudente moquerie, une insulte envers lui car ceux à qui il a confié son destin, le considèrent comme incapable de se prendre en charge. Celui qu’il aura élu, ira parfois jusqu’à prétendre qu’il se dévoue, voire se sacrifie pour lui. D’ailleurs, on remarquera qu’une fois l’élection achevée, « l’élu.e. » ne dira plus Souveraineté du peuple mais Souveraineté nationale qui, au demeurant ne veut rien dire car la nation est quelque chose de subjectif qui, à la limite, n’existe pas.

La souveraineté du peuple, c’est la liberté, l’autonomie, la volonté collective. C’est cela ou ce n’est qu’un mot vide. Seulement, ces grands démocrates, n’aiment pas le peuple. Ils s’en méfient. D’où l’importance de le maintenir dans ses chaînes, qu’il se forge lui-même, en participant à son propre suicide, quand le système électoral légalise l’escroquerie que les charlatans nomment « délégation », alors que ce n’est qu’un vol en bande organisée. Le système électoral a toujours fait l’objet d’une grande attention de la part des différents types de gouvernants qui ont exercé le pouvoir, au service des aristocrates, des bourgeois, des financiers, des industriels… C’est sur cette mystification que s’est érigé le capitalisme, qui prive le peuple de sa liberté. Elle donne au peuple l’illusion que c’est lui le maître puisqu’il choisit l’élu. Alors qu’une fois l’élection entérinée, c’est l’élu qui devient le maître et c’est l’électeur qui doit obéir et se taire.

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Publié par le 29 mars 2017 dans Education - information, général, Politique, société

 

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Chevènement évoque le risque d’une « guerre civile » en France

Hé oui, c’est là tout le piège du choc des civilisations des élites mondialisées . Et Chevènement en est conscient .

Dans son dernier livre,  Chevènement évoque le risque de guerre civile :  «Si le chômage de masse n’explique ni ne justifie le passage à l’acte terroriste, il créé, avec l’excessive concentration de jeunes dont l’imaginaire ne coïncide nullement avec l’imaginaire national, l’humus où le terrorisme mondialisé a semé ses graines» (celui que la clique américano sioniste via les pays du Golfe ont créé, relayé par nos élites …. Et de préciser que le terrorisme islamiste vise ainsi à «exploiter les failles de la société française pour y semer et y faire fructifier les graines de la guerre civile».

Chevènement évoque le risque d’une « guerre civile » en France

Dans son dernier livre, qui s’apparente à un testament politique, Jean-Pierre Chevènement multiplie les mises en garde: contre les risques de guerre civile en France, contre une pression migratoire aux effets potentiellement dissolvants, contre une globalisation qui sème le chaos.

Mine de rien, le cours des événements a souvent donné raison à Jean-Pierre Chevènement. Il avait mis en garde contre le chaos que les interventions occidentale en Irak allait engendrer. Il avait prévu que l’euro ruinerait l’industrie française et creuserait de dangereux déséquilibres au sein même de l’Europe. Il avait encore anticipé, de longue date, le retour aux valeurs républicaines dont chacun se gargarise aujourd’hui.

C’est pourquoi la lecture de son dernier ouvrage n’est pas inutile. Dans cette somme de près de 500 pages, Chevènement ne livre pas seulement une synthèse de l’ensemble des analyses qu’il a déjà pu développer, étayées par une impressionnante érudition historique et géopolitique. L’ancien ministre âgé de 77 ans propose surtout une sorte de testament politique, lesté d’une série d’avertissements qui mériteraient d’être entendus.

Guerre civile

L’ancien ministre de l’Intérieur développe une analyse fine du terrorisme et de la manière de le combattre qui ne saurait se résumer aux réponses sécuritaires. «Si le chômage de masse n’explique ni ne justifie le passage à l’acte terroriste, il créé, avec l’excessive concentration de jeunes dont l’imaginaire ne coïncide nullement avec l’imaginaire national, l’humus où le terrorisme mondialisé a semé ses graines», avertit-il.

Le terrorisme islamiste vise ainsi à «exploiter les failles de la société française pour y semer et y faire fructifier les graines de la guerre civile». Chevènement ne masque pas son inquiétude: «Le télescopage du terrorisme islamiste avec la montée du Front national peut rompre l’unité du pays dans les années qui viennent». La poursuite d’attentats meurtriers mettrait à rude épreuve la résilience française.

«Des esprits faibles ou des groupes manipulateurs peuvent se laisser entraîner à des actions de représailles», prévient-il. L’auteur envisage que «s’enclenche alors une spirale de violences et de ressentiments lourds de menaces pour la paix civile». On ne peut ainsi exclure «la perspective d’affrontements étalés sur une longue période, un peu à l’image de ce que furent les guerres de religion en Europe».

Cette alarme rappelle celle qui avait été tirée par Patrick Calvar, directeur général de la Sécurité intérieure, le 10 mai 2016. Devant la Commission de la défense de l’Assemblée nationale, notant que «les extrémismes montent partout», il avait confié s’intéresser «à l’ultradroite qui n’attend que la confrontation» avant de conclure: «Cette confrontation, je pense qu’elle va avoir lieu».

L’ancien ministre se veut pourtant optimiste: «Le djihadisme a réveillé une force spirituelle». Dans l’adversité, le patriotisme français renaîtrait. Chevènement insiste sur la nécessité de situer cette menace dans le cadre plus vaste d’une «guerre intérieure qui déchire l’islam et dont les musulmans sont les premières victimes».

«L’islam fondamentaliste financé par l’argent du pétrole s’est répandu dans tout le monde musulman», rappelle-t-il. Mais Chevènement ne désespère pas de l’apparition d’une nouvelle «Nahda», c’est-à-dire d’un mouvement de réforme au sein du monde musulman. Le président de la Fondation de l’islam de France parie ainsi sur une renaissance qui ferait reculer le fondamentalisme et favoriserait la pleine insertion de cette religion dans la communauté nationale.

Pression migratoire

Les migrations seront l’un des grands défis du siècle, prévient l’ancien ministre de l’Intérieur. «Cet afflux migratoire en provenance d’Afrique ne peut que se poursuivre», estime-t-il en appelant à clairement distinguer le déplacement des réfugiés des migrations économiques afin de faciliter l’accueil des premiers.

«Les grandes migrations du début du IIIème millénaire peuvent-elles donner lieu à un métissage constructif ?» Chevènement pose les termes du débat d’une manière qui ne plaira pas à tout le monde. «La réponse à cette question n’est pas simple, parce qu’elle dépend à la fois de la vitalité biologique et culturelle de la société d’accueil et de l’attitude des migrants eux-mêmes, soit qu’ils aspirent à s’intégrer dans la société qui les accueille, soit qu’au contraire ils veuillent y importer non seulement leur religion mais aussi leurs mœurs, voire leurs lois».

Des esprits polémiques rattacheront sans doute cette phrase à la thématique du «grand remplacement» chère à l’écrivain d’extrême droite Renaud Camus, même si elle se situe dans la perspective d’un «métissage contructif» qui est à l’opposé de la vision de la mouvance identitaire. L’interrogation sur les capacités de l’Europe vieillissante à bien intégrer de futures vagues massives d’immigration est pourtant légitime. Elle est d’ailleurs posée dans des secteurs de l’opinion très divers: «si un pays n’a pas d’enfants, les immigrés entrent et prennent leur place», a ainsi estimé le pape François, le 14 septembre 2015, dans un entretien à la radio portugaise Renascença.

Tout en appelant l’Europe à donner l’asile à ceux qui fuient la guerre, le Pape leur a, par la suite, demandé de ne pas se montrer imprudents «en recevant plus de réfugiés
que l’on peut»
, soulignant que la constitution de ghettos est «très dangereuse». «L’Europe,
l’Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe»
, avait même déclaré le dalaï-lama, le 31 mai 2016, dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Chevènement suggère, comme le pape, que l’accueil des migrants soit «proportionné à la capacité d’intégration». Il met en garde contre la constitution de «diasporas qui se laissent d’autant moins absorber que l’écart entre leur culture et la culture autochtone est plus grand». L’auteur propose donc de «canaliser les flux migratoires» dans des limites précises «en vue d’assurer la survie de nos sociétés en tant qu’entités politiques et culturelles constituées».

Là encore, la franchise du propos fera sans doute bondir certains. Mais le risque est bien réel que nos sociétés fracturées, en crise aussi bien économique (chômage de masse) que culturelle (école malade), éprouvent des difficultés croissantes à faire du «vivre-ensemble» autre chose qu’un slogan. L’intégration des populations d’origine immigrée est d’autant plus délicate, observe Chevènement, que nos sociétés sont confrontées à la montée de l’hyperindividualisme et du communautarisme. L’idéologie «libérale-libertaire», dont il se réjouit qu’elle arrive en «fin de cycle», lui semble avoir ainsi contribué à «ancrer un différencialisme de fait» destructeur de la cohésion nationale.

Face à ces dérives, Chevènement prône un retour à la rigueur républicaine qui sonne un peu comme une pétition de principes. «La laïcité et la démocratie sont une seule et même chose», rappelle-t-il très justement. Mais ces concepts ne vont plus de soi devant la résurgence d’un «certain irrédentisme de la conception religieuse». Comme le relève l’auteur, «Dieu ne transige pas si facilement». Hier comme aujourd’hui.

«La définition de la nation française n’est ni ethnique ni religieuse»,  avertit très clairement Chevènement. «Elle est politique». La France est ainsi, à ses yeux, nécessairement «multi-ethnique et multiconfessionnelle». Sa tradition républicaine serait un atout précieux pour préserver son unité dans ces nouveaux défis de la diversité «tant les facteurs de dispersion dans un monde ouvert où l’argent, l’hyperindividualisme et les communautarismes triomphent peuvent contribuer à sa dislocation». Encore faudrait-il que cette tradition puisse être revivifiée par un projet collectif rendant au pays une confiance en lui-même qu’il a perdue.

Chaos mondial

«Le tsunami d’une globalisation devenue à elle-même sa propre fin nous emporte tous», observe Chevènement. C’est bien, en dernière instance, ce dérèglement planétaire qui aggrave la menace terroriste et aiguise les pressions migratoires. L’auteur évoque la «gouvernance par les nombres» d’une finance mondialisée qui débouche sur «un monde inégal et incertain».

Nous vivrions à l’heure d’un «néo-féodalisme postmoderne», l’hégémonie des Etats-Unis étant simplement menacée par la montée en puissance chinoise. Chevènement situe «en Occident, et plus généralement dans la globalisation, la source principale du chaos qui nous emporte». Un rappel qui n’est pas anodin à une époque où d’aucuns estiment que le terrorisme islamiste est la principale menace qui pèse sur l’humanité.

L’auteur décrit sévèrement un «Saint-Empire euro-américain» qui se manifeste par une «domination souple, à géométrie variable, hiérarchisée, différenciée, laissant survivre quelques pans de souveraineté» dans les pays membres de l’Union européenne. Celle-ci ne serait, au fond, qu’un sous-ensemble de «l’Euramérique» car «les Etats-Unis sont le véritable fédérateur politique et militaire de l’Union européenne».

A cette «Europe germano-centrée» et qui ressusciterait la «vocation impériale ancienne des Germains», le gaulliste Chevènement oppose une «Europe européenne», union de nations réellement indépendante. Refondée par un nouveau traité, cette Europe vivrait à l’heure d’une «monnaie commune» et non plus unique. Libérée de l’influence américaine, elle oserait des partenariats aussi bien avec la Russie qu’avec l’Afrique.

C’est dire si l’aventure européenne prendrait un chemin différent de celui dans lequel elle se débat aujourd’hui. Eternel optimiste, volontariste têtu, Chevènement espère que tous les orages qu’il voit se lever à l’horizon précipiteront les mutations qu’il appelle de ses vœux. A tout le moins reste-il reste persuadé que la France, de par sa culture universaliste, garde un rôle décisif pour que soit relevé le vaste «défi de civilisation» de ce nouveau millénaire.

A 12’00 » : « Il y a à Saint-Denis par exemple, 135 nationalités, mais il y en a une qui a quasiment disparu ».

« Une guerre de l’intérieur » avec ou sans ennemi intérieur ?

Le souverainiste Chevènement évoque le risque d'une "guerre civile" en France
 
 

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