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La longue tradition des annulations de dettes en Mésopotamie et en Egypte du 3e au 1er millénaire avant J-C

Il est essentiel de percer l’écran de fumée de l’histoire racontée par les créanciers et rétablir la vérité historique. Des annulations généralisées de dette ont eu lieu de manière répétée dans l’histoire.

Hammourabi, roi de Babylone, et les annulations de dette

Le Code Hammourabi se trouve au musée du Louvre à Paris. En fait, le terme « code » est inapproprié, car Hammourabi nous a légué plutôt un ensemble de règles et de jugements concernant les relations entre les pouvoirs publics et les citoyens. Le règne d’Hammourabi, « roi » de Babylone (situé dans l’Irak actuel), a commencé en 1792 av. J-C et a duré 42 ans. Ce que la plupart des manuels d’histoire ne relèvent pas, c’est qu’Hammourabi, à l’instar des autres gouvernants des cités-États de Mésopotamie, a proclamé à plusieurs reprises une annulation générale des dettes des citoyens à l’égard des pouvoirs publics, de leurs hauts fonctionnaires et dignitaires. Ce que l’on a appelé le Code Hammourabi a vraisemblablement été écrit en 1762 av. J-C. Son épilogue proclamait que « le puissant ne peut pas opprimer le faible, la justice doit protéger la veuve et l’orphelin (…) afin de rendre justice aux opprimés ». Grâce au déchiffrage des nombreux documents écrits en cunéiforme, les historiens ont retrouvé la trace incontestable de quatre annulations générales de dette durant le règne d’Hammourabi (en 1792, 1780, 1771 et 1762 av. J-C).

A l’époque d’Hammourabi, la vie économique, sociale et politique s’organisait autour du temple et du palais. Ces deux institutions très imbriquées constituaient l’appareil d’État, l’équivalent de nos pouvoirs publics d’aujourd’hui, où travaillaient de nombreux artisans et ouvriers, sans oublier les scribes. Tous étaient hébergés et nourris par le temple et le palais. C’est ainsi qu’ils recevaient des rations de nourriture leur garantissant deux repas complets par jour. Les travailleurs et les dignitaires du palais étaient nourris grâce à l’activité d’une paysannerie à qui les pouvoirs publics fournissaient (louaient) des terres, des instruments de travail, des animaux de trait, du bétail, de l’eau pour l’irrigation. Les paysans produisaient notamment de l’orge (la céréale de base), de l’huile, des fruits et des légumes. Après la récolte, les paysans devaient en verser une partie à l’État comme loyer. En cas de mauvaises récoltes, ils accumulaient des dettes. En-dehors du travail sur les terres du temple et du palais, les paysans étaient propriétaires de leurs terres, de leur habitation, de leur bétail et des instruments de travail. Une autre source de dettes des paysans était constituée par les prêts octroyés à titre privé par de hauts fonctionnaires et des dignitaires afin de s’enrichir et de s’approprier les biens des paysans en cas de non remboursement de ces dettes. L’impossibilité dans laquelle se trouvaient les paysans de rembourser les dettes pouvait aboutir également à leur asservissement en tant qu’esclaves (des membres de leur famille pouvaient également être réduits en esclavage pour dette). Afin de garantir la paix sociale, notamment en évitant une détérioration des conditions de vie des paysans, le pouvoir en place annulait périodiquement toutes les dettes |1| et restaurait les droits des paysans.


Les annulations générales de dette se sont échelonnées en Mésopotamie sur 1000 ans

Les proclamations d’annulation générale de dettes ne se limitent pas au règne d’Hammourabi, elles ont commencé avant lui et se sont prolongées après lui. On a la preuve d’annulations de dette remontant à 2400 av. J-C, soit six siècles avant le règne d’Hammourabi, dans la cité de Lagash (Sumer), les plus récentes remontent à 1400 av. J-C à Nuzi. En tout, les historiens ont identifié avec précision une trentaine d’annulations générales de dette en Mésopotamie entre 2400 et 1400 av. J-C. On peut suivre Michael Hudson |2| quand il affirme que les annulations générales de dette constituent une des caractéristiques principales des sociétés de l’Âge du bronze en Mésopotamie. On retrouve d’ailleurs dans les différentes langues mésopotamiennes des expressions qui désignent ces annulations pour effacer l’ardoise et remettre les compteurs à zéro : amargi à Lagash (Sumer),nig-sisa à Ur, andurarum à Ashur, misharum à Babylone, shudutu à Nuzi.

Ces proclamations d’annulation de dette étaient l’occasion de grandes festivités, généralement à la fête annuelle du printemps. Sous la dynastie de la famille d’Hammourabi a été instaurée la tradition de détruire les tablettes sur lesquelles étaient inscrites les dettes. En effet, les pouvoirs publics tenaient une comptabilité précise des dettes sur des tablettes qui étaient conservées dans le temple. Hammourabi meurt en 1749 av. J-C après 42 ans de règne. Son successeur, Samsuiluna, annule toutes les dettes à l’égard de l’État et décrète la destruction de toutes les tablettes de dettes sauf celles concernant les dettes commerciales.

Quand Ammisaduqa, le dernier gouvernant de la dynastie Hammourabi, accède au trône en 1646 av. J-C, l’annulation générale des dettes qu’il proclame est très détaillée. Il s’agit manifestement d’éviter que certains créanciers profitent de certaines failles. Le décret d’annulation précise que les créanciers officiels et les collecteurs de taxes qui ont expulsé des paysans doivent les indemniser et leur rendre leurs biens sous peine d’être exécutés. Si un créancier a accaparé un bien par la pression, il doit le restituer et/ou le rembourser en entier, faute de quoi il devait être mis à mort.

A la suite de ce décret, des commissions ont été mises en place afin de réviser tous les contrats immobiliers et d’éliminer ceux qui tombaient sous le coup de la proclamation d’annulation de dette et de restauration de la situation antérieure, statu quo ante. La mise en pratique de ce décret était facilitée par le fait qu’en général, les paysans spoliés par les créanciers continuaient à travailler sur leurs terres bien qu’elles soient devenues la propriété du créancier. Dès lors, en annulant les contrats et en obligeant les créanciers à indemniser les victimes, les pouvoirs publics restauraient les droits des paysans. La situation se dégradera un peu plus de deux siècles plus tard.


Les limites des actes d’annulation de dettes

En Mésopotamie, durant l’Âge du bronze, les esclaves pour dettes étaient libérés mais pas les autres types d’esclaves (notamment les prises de guerre). Cependant, les actes d’annulation de dette ne doivent pas être présentés comme des décisions faisant progresser l’émancipation sociale, il s’agissait de restaurer l’ordre antérieur qui incluait de nombreuses formes d’oppression. Néanmoins, sans embellir l’organisation de ces sociétés d’il y a 3000 à 4000 ans, il faut souligner que les gouvernants cherchaient à maintenir une cohésion sociale en évitant la constitution de grandes propriétés privées, en prenant des mesures pour que les paysans gardent un accès direct à la terre, en limitant la montée des inégalités, en veillant à l’entretien et au développement des systèmes d’irrigation. Michael Hudson souligne par ailleurs que la décision de déclarer la guerre revenait à l’assemblée générale des citoyens et que le « roi » n’avait pas le pouvoir de prendre la décision.

Il semble que, dans la cosmovision des Mésopotamiens de l’Âge du bronze, il n’y a pas eu de création originale par un dieu. Le gouvernant (ruler), confronté au chaos, a réorganisé le monde pour rétablir l’ordre normal et la justice.

Après 1400 av. J-C, on n’a trouvé aucun acte d’annulation de dette. Les inégalités se sont fortement renforcées et développées. Les terres ont été accaparées par de grands propriétaires privés, l’esclavage pour dette s’est enraciné. Une partie importante de la population a migré vers le nord-ouest, vers Canaan avec des incursions vers l’Égypte (les Pharaons s’en plaignaient).
Au cours des siècles qui suivirent, considérés par les historiens de la Mésopotamie comme des temps obscurs (Dark Ages) -à cause de la réduction des traces écrites-, on a néanmoins la preuve de luttes sociales violentes entre créanciers et endettés.


Égypte : la pierre de Rosette confirme la tradition des annulations de dette

La pierre de Rosette qui a été accaparée par des membres de l’armée napoléonienne en 1799 lors de la campagne d’Égypte a été déchiffrée en 1822 par Jean-François Champollion. Elle se trouve aujourd’hui au British Museum à Londres. Le travail de traduction a été facilité par le fait que la pierre présente le même texte en trois langues : l’égyptien ancien, l’égyptien populaire et le grec du temps d’Alexandre le Grand.

Le contenu de la pierre de Rosette confirme la tradition d’annulation des dettes qui s’est instaurée dans l’Égypte des Pharaons à partir du VIIIe siècle av. J-C, avant sa conquête par Alexandre le Grand au IVe siècle av. J-C. On y lit que le pharaon Ptolémée V, en 196 av. J-C, a annulé les dettes dues au trône par le peuple d’Égypte et au-delà.

Bien que la société égyptienne du temps des Pharaons fût très différente de la société mésopotamienne de l’Âge du bronze, on retrouve la trace évidente d’une tradition de proclamation d’amnistie qui précède les annulations générales de dette. Ramsès IV (1153-1146 av. J-C) a proclamé que ceux qui ont fui peuvent rentrer au pays. Ceux qui étaient emprisonnés sont libérés. Son père Ramsès III (1184 –1153 av. J-C) a fait de même. A noter qu’au 2e millénaire, il semble qu’il n’y avait pas d’esclavage pour dette en Égypte. Les esclaves étaient des prises de guerre. Les proclamations de Ramsès III et IV concernaient l’annulation des arriérés de taxes dues au Pharaon, la libération des prisonniers politiques, la possibilité pour les personnes condamnées à l’exil de rentrer au pays.

Ce n’est qu’à partir du 8e siècle av. J-C, qu’on trouve en Égypte des proclamations d’annulation de dettes et de libération des esclaves pour dette. C’est le cas du règne du pharaon Bocchoris (717-11 av. J-C), dont le nom a été hellénisé.

Une des motivations fondamentales des annulations de dette était que le pharaon voulait disposer d’une paysannerie capable de produire suffisamment de nourriture et disponible à l’occasion pour participer à des campagnes militaires. Pour ces deux raisons, il fallait éviter que les paysans soient expulsés de leurs terres sous la coupe des créanciers.

Dans une autre partie de la région, on constate que les empereurs assyriens du 1er millénaire av. J-C ont également adopté la tradition d’annulations des dettes. Il en a été de même à Jérusalem, au 5e siècle av. J-C. Pour preuve, en 432 av. J-C, Néhémie, certainement influencé par l’ancienne tradition mésopotamienne, proclame l’annulation des dettes des Juifs endettés à l’égard de leurs riches compatriotes. C’est à cette époque qu’est achevée la Torah |3|. La tradition des annulations généralisées de dette fera partie de la religion juive et des premiers textes du christianisme via le Deutéronome qui proclame l’obligation d’annuler les dettes tous les sept ans et le Lévitique qui l’exige à chaque jubilé, soit tous les 50 ans.


Conclusion

Aujourd’hui, le remboursement de la dette constitue indéniablement un tabou. Il est présenté par les chefs d’État et de gouvernement, les banques centrales, le FMI et la presse dominante comme inévitable, indiscutable, obligatoire. Les citoyens et citoyennes devraient se résigner au paiement de la dette. La seule discussion possible porte sur la façon de moduler la répartition des sacrifices nécessaires afin de dégager suffisamment de moyens budgétaires pour tenir les engagements pris par la nation endettée. Les gouvernements qui ont emprunté ont été élus démocratiquement, les actes qu’ils ont posés sont donc légitimes. Il faut payer.

Il est essentiel de percer l’écran de fumée de l’histoire racontée par les créanciers et rétablir la vérité historique. Des annulations généralisées de dette ont eu lieu de manière répétée dans l’histoire. Ces annulations correspondent à différents contextes. Dans le cas que nous venons d’évoquer, les proclamations d’annulation généralisée de dette étaient prises à l’initiative de gouvernants soucieux de préserver la paix sociale. Dans d’autres cas, les annulations ont été le résultat d’une lutte sociale exacerbée par la crise et la montée des inégalités. C’est le cas de la Grèce et de la Rome antiques. D’autres scénarios sont aussi à prendre en compte : l’annulation de dette décrétée par des pays endettés posant un acte souverain unilatéral, l’annulation de dette concédées par les vainqueurs à un pays vaincu ou/et allié… Une chose est certaine : à l’échelle historique, la dette joue un rôle moteur dans de nombreux bouleversements sociaux et politiques.

Notes

|1| Les dettes entre commerçants n’étaient pas visées par ces annulations.

|2| Cet article est essentiellement basé sur la synthèse historique présentée par Michael Hudson, docteur en économie, dans plusieurs articles et ouvrages captivants : « The Lost Tradition of Biblical Debt Cancellations », 1993, 87 pages ; « The Archaeolgy of Money », 2004. Michael Hudson fait partie d’une équipe scientifique pluridisciplinaire (ISCANEE, International Scholars’ Conference on Ancient Near Earstern Economies) comprenant des philologues, des archéologues, des historiens, des économistes qui travaillent sur les sociétés et les économies anciennes du Proche-Orient. Leurs travaux sont publiés par l’université de Harvard. Michael Hudson inscrit son travail dans le prolongement des recherches de Karl Polanyi, il produit également des analyses sur la crise contemporaine. Voir notamment « The Road to Debt Deflation, Debt Peonage, and Neoliberalism », février 2012, 30 p. Parmi les ouvrages d’autres auteurs qui, depuis la crise économique et financière initiée en 2007-2008, ont écrit sur la longue tradition d’annulation de dette, il convient de lire : David Graeber, Debt : The First 5000 Years, Melvillehouse, New York, 2011, 542 p.

|3| La Torah (loi religieuse juive) est la compilation des textes qui forment les cinq premiers livres de la Bible : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Ils n’ont pas été rédigés dans l’ordre où nous les connaissons aujourd’hui.

Source : CADTM

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Découvertes : Des Statues pharaoniques en Égypte , Le tombeau d’un « géant » en Iran , et de mystérieux géoglyphes en Amazonie – qui intriguent les scientifiques

Un squelette fossilisé

D’abord, des Statues pharaoniques ont été découvertes en Égypte : Des restes de statues présentées comme celles de pharaons de la XIXe dynastie (XIIIe siècle avant J.-C.) ont été découverts dans une fosse à proximité du temple de Ramsès II, dans la banlieue du Caire, a annoncé jeudi le ministère égyptien des Antiquités. La découverte a été effectuée par une équipe d’archéologues égyptiens et allemands dans une friche à Matareya, une banlieue populaire au nord-est du Caire construite sur le site antique du temple solaire d’Héliopolis.

Selon Ayman Ashmawy, le chef de l’équipe d’archéologues égyptiens, certains des restes découverts sont ceux d’une statue de huit mètres de long, sculptée dans du quartz et qui « représente probablement » le roi Ramsès II. « Cette statue n’est pas gravée et ne peut ainsi pas être identifiée mais le fait qu’elle se trouve à l’entrée du temple du roi Ramsès II voudrait dire qu’elle pourrait lui appartenir », explique le ministère égyptien des Antiquités dans un communiqué. Parmi les restes de l’autre statue figure un buste de 80 cm du roi Seti II sculpté sur une roche calcaire avec un visage aux traits fins, selon ce communiqué.

Dans ce texte, M. Ashmawy qualifie les découvertes de « très importantes » car « elles montrent que le site du temple solaire était gigantesque avec des structures magnifiques, des inscriptions prestigieuses, des colosses et des obélisques ». D’après le communiqué, le site d’Héliopolis a été endommagé à l’époque gréco-romaine quand la plupart de ses obélisques et colosses ont été transportés vers Alexandrie ou l’Europe. A l’époque de la conquête musulmane, ses pierres ont en outre été utilisées pour construire Le Caire.

Le chef de l’équipe allemande, Dietrich Raue, a expliqué que la mission travaillait à déplacer les statues vers le site archéologique proche de Matareya pour restauration. Les fouilles vont se poursuivre, selon le communiqué.

Commentaire (source) : Les pontifiants de l’« Égyptologie » moderne s’empareront, comme d’habitude, de la découverte pour qu’elle puissent s’insérer, à la masse si il le faut, dans la chronologie officielle de l’histoire encore bien mystérieuse de ce pays à la centaine de pyramides recensées.

Pour rappel et pour le plaisir, en 2013 :

Deux archéologues allemands ont volontairement vandalisé la demeure des pharaons afin de prouver que celle-ci était beaucoup plus âgée qu’on ne le pense. Cette initiative a provoqué l’ire des autorités égyptiennes. (…) Pour étayer leur théorie, les deux étudiants ont gratté un cartouche (symbole hiéroglyphique, NDLR) de couleur rouge, située au-dessus de la chambre d’enterrement du pharaon Khéops, afin d’en extraire un échantillon qu’ils ont ensuite analysé en Allemagne. Une fois l’expertise faite, les jeunes archéologues ont affirmé que les fragments rapportés confirmaient leur théorie selon laquelle les pyramides de Gizeh sont bien plus anciennes que le règne de Khéops et que celles-ci ont simplement été « rénovées » durant la période pharaonique…

Ensute, Le tombeau d’un géant fut découvert en Iran

Le tombeau d’un homme qui mesurait plus de deux mètres a été mis au jour en Iran. La découverte date d’il y a 1.500 ans, lorsqu’une telle hauteur était largement supérieure à la norme. La découverte a été réalisée dans la province du Lorestan située dans l’ouest de l’Iran. Selon les chercheurs cités par l’agence de presse Mehr, le tombeau appartient à un homme qui vivait à l’époque des Sassanides (224 — 651).

​La construction se compose de quatre murs en argile battue recouverts d’une large dalle de pierre. Le tombeau faisant 2,25 mètres de long, on peut supposer que le défunt mesurait plus de 2 mètres, explique l’archéologue Ata Hasanpour.

Non loin du tombeau de l’ancien géant perse, un cimetière d’enfants et d’adolescents a été découvert, rapporte Mehr. Dans le même temps, les chercheurs ont recueilli dans la même région des artéfacts datant de l’époque de l’Empire parthe (247 av. J.-C. — 224 ap. J.-C.), dont une chambre avec deux vaisseaux contenant des traces de produits alimentaires qui seront étudiées dans un laboratoire.

Le Lorestan est l’une des plus vieilles régions iraniennes. Des vestiges de l’âge de pierre, notamment des gravures et dessins retrouvés dans des grottes qui étaient habitées par des hommes préhistoriques, font de la province l’un des plus anciens lieux d’habitation sur la planète.

En pleine forêt amazonienne au Brésil, les scientifiques ont découvert plus de 450 géoglyphes mystérieux dont certains ressemblent à Stonehenge. Leur rôle reste à l’heure actuelle inconnu mais ils suggèrent que la forêt a été exploitée bien plus tôt qu’on ne pensait par les autochtones.

« Le fait que ces sites soient restés cachés pendant des siècles sous une forêt tropicale mature remet vraiment en question l’idée selon laquelle les forêts amazoniennes sont des écosystèmes vierges. […] Notre découverte ne doit pas être citée comme justification aux pratiques actuelles destructrices et non durables. »

La forêt amazonienne a longtemps été considérée comme l’une des plus préservées de la planète avant que la déforestation ne s’y attaque. Pourtant, il semblerait que l’homme ait commencé à la modifier bien plus tôt qu’on ne pensait. C’est du moins ce que suggèrent des découvertes récemment réalisées dans l’Etat de l’Acre dans la partie ouest de l’Amazonie brésilienne. L’an passé, des scientifiques britanniques et brésiliens ont envoyé des drones survoler cette région et ont réussi à mettre en évidence l’existence de centaines de géoglyphes.

Ces grandes figures géométriques tracées au sol sont restées cachées pendant des siècles parmi les arbres avant d’être révélées peu à peu par la déforestation galopante dès les années 1980. Au total, les chercheurs en ont dénombré plus de 450 couvrant une surface d’environ 13 000 kilomètres carrés. Certains sont de simples tracés tandis que d’autres empruntent des formes plus complexes ressemblant au célèbre monument Stonehenge construit il y a plus de 3 000 ans au Royaume-Uni.

Une forêt pas si vierge

Pour en savoir plus, l’équipe de scientifiques a analysé des échantillons de sol provenant de deux des sites afin de reconstruire quelque 6.000 ans d’histoire de la forêt environnante. Cette étude a permis de déterminer que les motifs auraient au moins 2 000 ans et remonteraient probablement aux alentours de l’an zéro. « Le fait que ces sites sont restés cachés pendant des siècles sous une forêt tropicale mature remet vraiment en question l’idée selon laquelle les forêts amazoniennes sont des écosystèmes vierges », a expliqué dans un communiqué Jennifer Watling, scientifique du Musée d’archéologie et d’ethnographie de l’Université de São Paulo et principal auteur de l’étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Après la découverte des motifs, « nous avons immédiatement voulu savoir si la région était déjà arborée quand les géoglyphes ont été construits », a confié le Dr Watling. Et il semblerait que c’était bien le cas, ce qui suggère que bien avant l’arrivée des Européens en Amérique, les sociétés indigènes avaient déjà pour habitude de défricher et d’altérer le paysage amazonien.

Des structures au rôle mystérieux

En reconstruisant l’histoire de la forêt, les scientifiques en sont arrivés à la conclusion que celle-ci s’est retrouvée dominée par du bambou pendant au moins 6 000 ans. Les premiers humains eux, seraient arrivés il y a environ 4 000 ans et auraient commencé à altérer la forêt, permettant aux palmiers de se multiplier au détriment des bambous. Plus tard, il y a entre 2 300 et 1 400 ans, de petites clairières auraient été créées dans la forêt de façon temporaire pour concevoir les géoglyphes. Dans quel but ? Ceci reste à l’heure actuelle une véritable énigme pour les spécialistes.

D’après eux, les motifs ne représenteraient pas les restes de villages, étant donné que les fouilles ont mis en évidence très peu d’artéfacts. Leur arrangement indique également qu’ils n’auraient pas été construits dans un objectif défensif. Au vu des analyses de sol, « il est probable que les géoglyphes étaient utilisés pour des fonctions similaires aux enceintes néolithiques, autrement dit comme des sites rituels de rassemblement public », à l’instar de Stonehenge, a indiqué le Dr Watling.

Un exemple pour des alternatives durables

Bien que cette découverte démontre que les humains altèrent la forêt depuis bien plus longtemps qu’on ne pensait, l’équipe souligne que les activités de l’époque n’ont rien à voir avec celles qui impactent aujourd’hui durement la forêt amazonienne et ont fait disparaître en quatre décennies 20% de sa surface au Brésil. « Malgré le grand nombre et la densité des sites de géoglyphes dans la région, nous pouvons être certains que les forêts de l’Acre n’ont jamais été défrichées de façon aussi étendue, ou aussi longtemps, qu’elles ne le sont depuis ces dernières années », a relevé l’archéologue. « Notre découverte […] ne doit pas être citée comme justification aux pratiques actuelles destructrices et non durables. » Au contraire, pour les spécialistes, cette découverte démontre que les activités humaines en Amazonie ne sont pas nécessairement synonymes de dégradation de la forêt. Ces anciennes pratiques pourraient ainsi servir d’exemple afin de mettre en place des alternatives plus durables et moins destructrices.

 

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Une cité vieille de 7 000 ans et un cimetière antique découverts en Égypte

Une sépulture découverte dans la cité antique d’Abydos en 2014.
Une sépulture découverte dans la cité antique d’Abydos en 2014. – SC

L’Égypte ancienne nous réserve encore bien des surprises et la récente découverte de vestiges datant de plus de 7 000 ans pourrait bien nous éclairer sur l’histoire de l’une des plus importantes et plus vieilles villes de cette région : Abydos.

La découverte de vestiges datant de plus de 7 000 ans dans la Haute-Égypte pourrait nous en révéler plus sur la célèbre cité d’Abydos et sur son histoire. En plus de maisons, de morceaux de poterie et d’outils en fer, le précieux trésor comprend également une nécropole datant de la période prédynastique, soit des années de transition entre le néolithique et la création d’un État au pouvoir centralisé et appartenant aux pharaons.

C’est une découverte qui remonterait à plus de 7 000 ans. Des archéologues ont mis au jour une cité et un cimetière antiques en Egypte, a annoncé mercredi le ministère des Antiquités.

La cité et la nécropole, abritant vraisemblablement des hauts fonctionnaires, ont été découvertes en Haute-Egypte à quelque 400 m du temple de Séti Ier dans la cité antique d’Abydos, a affirmé le ministre Mahmoud Afifi. Elles auraient été érigées en 5 316 avant J-C.

15 grandes tombes, probablement les corps de figures importantes

Les archéologues ont découvert des huttes, de la poterie et des outils en pierre, a-t-il précisé. Il a également fait état de la découverte lors des fouilles de 15 grandes tombes – certaines même plus grandes que les tombes royales à Abydos – suggérant qu’elles abritaient les corps de figures importantes. « Cette découverte pourrait éclairer de nombreuses informations sur l’histoire d’Abydos », a souligné le ministre Mahmoud Afifi.

>> A lire aussi : Scanner les pyramides d’Egypte pour découvrir leurs derniers secrets

Située à 550 km environ au sud du Caire et célèbre dans l’antiquité pour avoir abrité le tombeau d’Osiris, le dieu des morts, le site prédynastique d’Abydos est connu pour ses temples, notamment celui de Séti Ier et ses nécropoles. L’Egypte regorge de sites archéologiques antiques qui ont longtemps attiré des millions de touristes,mais les visiteurs se font de plus en plus rares ces dernières années en raison de l’instabilité politique et des attaques djihadistes.

 

 

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Crash de l’avion russe en Egypte : Sissi admet qu’il s’agissait d’un attentat

En octobre dernier, un avion de ligne reliant Charm El-Sheikh à Saint-Pétersbourg a disparu des écrans radar peu après le décollage et s’est écrasé en Egypte avec à bord, 217 passagers et 7 membres d’équipage.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a reconnu pour la première fois mercredi, que l’explosion de l’avion de touristes russes, le 31 octobre au dessus du Sinaï, qui avait entraîné la mort de ses 224 passagers et membres d’équipage, était bien le résultat d’un attentat, comme Moscou l’avait affirmé peu après.

La branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI) avait immédiatement revendiqué l’attentat, assurant avoir placé une petite bombe à l’intérieur de l’appareil, mais Le Caire avait jusqu’alors répété que les causes du crash n’étaient pas connues. «Qui que ce soit qui ait abattu cet avion, que cherchait-il ? Seulement frapper le tourisme (en Egypte)? Non, frapper nos relations avec la Russie», a dit le président Sissi dans un discours télévisé.

Dans un premier temps, la commission d’enquête égyptienne sur le crash de l’A321 russe avait déclaré ne pas avoir de preuve confirmant qu’un attentat avait été perpétré contre l’avion causant la mort des 224 personnes à bord. Alors quelques jours après le crash Vladimir Poutine en personne, avait annoncé que les enquêteurs russe sur place avaient conclu qu’il s’agissait bien d’un attentat, et interdit jusqu’à nouvel ordre tout vol entre la Russie et l’Egypte.

La Grande-Bretagne avait interdit tous ses vols à destination de la station balnéaire de Charm el-Cheikh, d’où avait décollé l’avion russe, et, tout comme Moscou, fait immédiatement rapatrier tous ses ressortissants sur place.

Le tourisme, déjà profondément affecté par une vague d’attentats en Egypte, est désormais quasiment au point mort. Londres n’a pas repris à ce jour ses vols sur Charm el-Cheikh, ni Moscou à destination de toute l’Egypte. Les touristes russes et britanniques composaient près des deux tiers du flux touristique à Charm-el-Cheikh. Tandis qu’à Hurghada, une autre destination populaire au bord de la mer Rouge, les russes représentaient la moitié des touristes. Le Caire pourrait perdrait des centaines de millions d’euros chaque depuis que la Russie et la Grande-Bretagne ont interdit les vol de leurs avions en Egypte.

Pour tout comprendre à la catastrophe : Crash de l’A321: ce que l’on sait sur la catastrophe aérienne la plus meurtrière de l’histoire russe

 
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Publié par le 24 février 2016 dans général, Insolite, International, Politique

 

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Crash en Egypte : Moscou qualifie de «blasphématoires» deux dessins de Charlie Hebdo

Vidéo aérienne du crash

Hé oui , ce qu’on oublie souvent de préciser , c’est que ce qui se passe en Syrie, et entre l’est et l’ouest en général est aussi une guerre de religions , entre protestants et catholiques qu’ils ont soumis (PIIGS) et chrétiens orthodoxes qui ne se soumettent pas.

Comme l’illustre ce papier, ce sont les croisades modernes …

Le Kremlin, pas très Charlie. Moscou a qualifié vendredi de «blasphématoires» deux dessins publiées par l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo sur le crash de l’Airbus russe dans le Sinaï, qui a fait 224 morts samedi.

« Dans notre pays, ça s’appelle du blasphème, au sens large du mot, cela n’a rien à voir ni avec la démocratie, ni avec la liberté d’expression », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a également qualifié d' »inacceptables » les caricatures de Charlie Hebdo.

Dmitri Peskov a toutefois précisé que la Russie n’allait pas demander d’explications à Paris concernant ces deux dessins publiés mercredi, dont l’un montre un islamiste se protégeant de débris d’avion qui pleuvent autour de lui avec pour légende « Daech: l’aviation russe intensifie ses bombardements ».

«Dans notre pays, ça s’appelle du blasphème, au sens large du mot, cela n’a rien à voir ni avec la démocratie, ni avec la liberté d’expression», a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a également qualifié d’«inacceptables» les caricatures de Charlie Hebdo.

La «russophobie des médias occidentaux»

Dmitri Peskov a toutefois précisé que la Russie n’allait pas demander d’explications à Paris concernant ces deux dessins publiés mercredi, dont l’un montre un islamiste se protégeant de débris d’avion qui pleuvent autour de lui avec pour légende «Daech: l’aviation russe intensifie ses bombardements».

«Y a-t-il des limites à la russophobie dans les médias occidentaux», s’est interrogé pour sa part le député Alexeï Pouchkov, président de la commission pour les affaires étrangères à la Douma d’Etat (chambre basse du Parlement russe).

Le «droit odieux au blasphème»

«Alors que le monde entier compatit avec la Russie, Charlie Hebdo proclame le droit odieux au blasphème», a-t-il écrit sur Twitter. Le sénateur Konstantin Kossatchev, à la tête de la commission des Affaires étrangères au Sénat, s’est également insurgé de ce «mépris inacceptable pour les valeurs morales».

Si la Russie a participé à la marche historique organisée à Paris contre le «terrorisme»après l’attaque de Charlie Hebdo en janvier, elle s’est vite désolidarisée des caricatures de l’hebdomadaire, estimant qu’elles manquaient de respect aux croyants.

AFP

 

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Doigt « géant » momifié de 38 cm découvert en Egypte !

Qui ne connait pas le mythe des géants, cette race qui aurait vécu sur notre planète. Des artéfacts ont été découverts, dont ce doigt de 38cm, doigt qu’il a été impossible de retrouver. Il n’en reste que des photos, et une radiographie pour authentifier la trouvaille. Et vous, croyez vous aux géants, dont l’imaginaire et les religions font état? Ce pourrait il que ces constructions « hors norme » que nous connaissons, soient l’œuvre de ? …

Le photographe Gregory Spörri est un entrepreneur de 56 ans propriétaire de discothèques à Bâle en Suisse. Il est passionné par l’Egypte ancienne. En 1988, le dernier jour de ses vacances en Egypte, se présentant comme un enquêteur privé, il est entré en contact avec un vieil homme d’une dynastie de voleur de tombes. La rencontre a eu lieu dans une ferme à Bir Hooker, à environ 100 kilomètres au nord-est du Caire. Contre 300 $ Spörri pourrait jeter un oeil au trésor invendable de la famille de pilleurs de tombes.

Enveloppé dans de vieux chiffons, se trouvaient des os et de la peau en cuir. Spörri a déclaré à BILD.de : « C’était un paquet oblong, qui sentait le moisi. J’ai été absolument sidéré quand j’ai vu la relique brun foncé. » Il a été autorisé à le prendre en main et à le prendre en photo. « Le doigt plié était fendu et recouvert de moisissures séchées. Il était étonnamment léger, peut-être quelques centaines de grammes. Mon cœur battait à tout rompre. C’était incroyable. La taille d’un corps correspondant aurait dû être d’environ sept/neuf mètres de haut… . »


Ci-dessus, un billet égyptien de 20 Livres a été mis à côté pour obtenir une comparaison de taille. Il mesure 15 cm x 7 cm.

Le pilleur de tombes ont également montré au Suisse un certificat d’authenticité et une radio prise aux rayons X. Les deux sont des années 60. « Les pilleurs de tombes imploraient tous Allah. Mais le doigt n’était pas à vendre n’était pas. Il semblait être beaucoup trop important pour lui et sa famille. »

« Certificat d’authenticité » et radio prise aux rayons X.

Aujourd’hui Spörri regrette d’avoir seulement pris des photos. Pendant des années il a présenté les photos à des scientifiques qui ne sont pas intéressés par le doigt, qui devrait être impossible. La relique ne rentre pas dans leurs théories , « le découvreur a dit à BILD.de. qu’il ne voulait pas se moquer des experts, le reste a été de l’histoire . En 2009, il retourna à la recherche des anciens Arabes et de la relique. Mais les traces de Bir Hooker avaient fait long feu …

Spörri a travaillé intensivement avec la relique, lu les mythes au sujet des géants, fut également amené clandestinement dans les pyramides de Gizeh , parmi lesquels se trouvent d’énormes sarcophages inachevés, beaucoup trop grands pour des personnes …

Les géants étaient-ils en Egypte ? L’ historien romain Flavius ​​Josèph a rapporté en 79 après J.C. à propos de ces êtres dans son Histoire de la Guerre des Juifs, « Il y avait des géants. Beaucoup plus grand et de forme différente que les gens normaux . Terribles à regarder. Qui n’a pas vu de ses propres yeux ne peut pas croire qu’ils ont été si énormes. »

Exemple de cas de Makrodactylie

Les scientifiques ont étudié les photos, mais n’étaient pas en mesure de tirer une conclusion sur la base des seules images. Ils ont cependant confirmé que le doigt momifié paraissait authentique, mais ont rejeté la possibilité d’une race de géants dans le passé. Ils ont étudié la possibilité de savoir si le doigt peut être liée à la makrodactylie (ou syndrome de Proteus ou gigantisme). Cette condition implique la croissance excessive des orteils ou des doigts du patient. Cette théorie a ensuite été écartée en raison de la relique qui a des proportions normales d’épaisseur et la taille de l’ongle par rapport à la longueur du doigt. En Makrodactylie ce ratio est absent et l’os sera plus long que la normale.

Spörri se rendit en Egypte en 2009 afin de rechercher activement la relique. En 19 ans, cependant, beaucoup de choses ont changé, des routes ont été construites, le pays a connu des troubles civils importants et Nagib, un homme âgé en 1988, est probablement aujourd’hui décédé. À ce jour, la recherche n’a donné aucun résultat et il semble que la relique, ainsi que ses gardiens ont disparu. Pourtant, la rencontre de Spörri avec l’ancien doigt momifié soulève d’importantes questions au sujet de notre passé et de nos origines. Peut-être que de nouvelles preuves apparaissent, il y aura un jour la preuve d’une ancienne race de géants qui marchait sur la terre.

Gregor Spörri a aussi écrit un livre (a priori uniquement édité en allemand) traitant d’une ancienne prophétie biblique commençant avec une invasion extraterrestre.

Il a créé un site (The lost God) à propos de ce livre sur lequel il a posté les photos de ses visites archéologiques (superbes) en égypte.
Quand au doigt, pourrait-il s’agir de celui d’un grand singe?

Un très grand alors !
 
Vu ici et ICI
 
 

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Découverte d’un cimetière avec plus d’un million de momies en Égypte

A mummified 18 month old girl with bracelets still on both arms was recently found at the Fag el-Gamous site

HISTOIRE – Un grand cimetière contenant jusqu’à un million de momies aurait été découvert en Egypte. Cependant, l’annonce de cette découverte a apparemment mis une équipe de chercheurs américains dans une situation difficile.

Les archéologues de l’université Brigham Young, à Provo dans l’Utah, ont affirmé que les corps datent d’entre le 1er et le 7ème siècle après Jésus-Christ, lorsque l’Egypte était contrôlée par les empires romain et byzantin. Ces momies n’étaient pas de l’élite égyptienne, mais celles de pauvres. « Une grande partie de leurs richesses, le peu qu’ils avaient, étaient destinées à ces inhumations », a expliqué Kerry Muhlestein, le directeur du projet des fouilles d’Egypte de l’université Brigham Young, selon LiveScience.

Jusqu’ici, 1700 momies ont été découvertes, mais étant donnée la taille du cimetière et la densité de répartition des corps, l’équipe pense qu’il y en a encore beaucoup d’autres. « Le cimetière est très grand, et il semble que cette densité de corps ensevelis soit la même dans tout le lieu », a affirmé Muhlestein, selon le site KSL.com. « Mathématiquement, il y aurait donc plus d’un million de momies dans le cimetière ».

Les chercheurs effectuent des fouilles annuelles sur le site, mais croient qu'il pourrait y avoir un million de corps enterrés là

Les scientifiques ont déjà déterrés plus de 1700 momies, conservés par le désert chaud et sec dans la région du Fayoum en Egypte à environ 60 miles (96 kilomètres) au sud du Caire. et Ils croient qu’il en reste environ un million à trouver

Les momies ont été trouvées dans des puits profonds piratés dans la roche calcaire sous la surface du désert

Les momies ont été trouvées dans des puits profonds creusés dans la roche calcaire sous la surface du désert

Plus de 1 700 corps ont été retrouvés sur le site de 300 acres depuis qu'il a été découvert il ya 30 ans

Plus de 1 700 corps ont été retrouvés sur ce site de 300 acres depuis qu’il a été découvert il y a 30 ans

Ce squelette a été trouvé enseveli dans un triangle en forme de voûte inhabituelle au fond d'un puits funéraire

Ce squelette a été trouvé enseveli dans un triangle inhabituel en forme de voûte  au fond d’un puits funéraire

Les scientifiques ont ouvert un sarcophage un peint en or pour la première fois

Muhlestein a récemment décrit certaines inhumations lors d’une conférence à Toronto. « Nous avons trouvé un corps d’homme de plus de deux mètres qui était bien trop grand pour rentrer dans le tombeau. Ils ont dû le plier en deux et l’ont jeté dedans », a raconté Mulhestein selon LiveScience.

L’équipe a aussi découvert de nombreux corps d’enfants. « En tant que père de six enfants, à chaque fois que je vois l’un de ces corps je me demande ce que la famille a enduré lorsqu’ils ont enterré l’enfant », a déclaré Muhlestein à KSL.com. « La plupart du temps, ces enfants étaient traités avec beaucoup d’affection. On constate que beaucoup d’amour a été versé dans la tombe avec ces petits êtres. »

Cette histoire a fait la une des journaux dans le monde entier. Un reportage du journal britannique le Daily Mail, qui a été largement diffusé, a attiré l’attention du ministère des Antiquités d’Egypte. Les élus du pays n’ont pas apprécié l’article. Selon leLuxor Times, le ministère a demandé à l’équipe américaine d’arrêter les fouilles sur le site.

« Ce qui a été publié dans le journal n’est pas vrai », a déclaré le Dr Youssef Khalifa, le chef du service de l’Egypte antique, au site du Luxor Times. « Il n’y a pas un million de momies: on parle de momie lorsque l’on a affaire à un corps complètement momifié, or seule une véritable momie a été découverte sur le site de Fag El Gamous en 1980, et elle se trouve au musée égyptien depuis. »

Selon Khalifa, les récentes découvertes ne sont que des « pauvres squelettes » et des tas d’os, dont certains sont enveloppés dans du tissu. La raison du différend viendrait donc de la définition du mot « momie », car même Muhlestein a admis que celles trouvées ne ressemblent pas aux momies que l’on peut imaginer. « Je ne pense pas qu’il y ait eu de véritables momifications lors de ces enterrements », a déclaré Muhlestein à LiveScience. « Si nous voulons utiliser le terme dans une définition plus large, alors on peut dire que les corps ont été momifiés. »

Muhlestein a expliqué au Luxor Times qu’il y a sûrement eu un malentendu. « J’aimerais résoudre ce conflit avec le ministère, pour qui j’ai le plus grand respect », a assuré Muhlestein. Son département semble avoir supprimé sa page Facebook, qui avait été abreuvée d’informations et de photos du site.

Cependant le ministère semble camper sur ses positions. « Ce qui a été publié donnait clairement de fausses informations. Je pense donc que le comité permanent approuvera également la décision de notre service qui demande l’arrêt de la mission », aurait ajouté Khalifa.

http://www.huffingtonpost.fr/2014/12/19/momies-egypte-millions-cimetiere-fag-el-gamous_n_6353646.html – http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2877855/Cemetery-one-MILLION-mummies-unearthed-Egypt-1-500-year-old-desert-necropolis-largest-found.html – resistanceauthentique

 
 

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