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Attaque des financiers globalistes et de l’UE contre la livre en cas de Brexit dur, arme à double tranchant pour l’euro

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C’est l’argument ultime des financiers globalistes : en cas de Brexit dur – sans accord – les banques centrales et les fonds souverains pourraient vendre jusqu’à 100 milliards d’emprunts britanniques et entraîner une crise majeure. C’est une mise en garde qui émane de Bank of America. Une attaque d’une telle ampleur entraînerait une chute de la livre sterling à des niveaux inconnus depuis les années 1980, affirme-t-elle, avec un risque d’effondrement si le taux de change casse le plancher des 1,10 dollars US. Mais l’euro pourrait lui aussi pâtir gravement d’une épreuve de force entre Bruxelles et Londres, préviennent d’autres experts qui estiment que l’UE devrait se garder d’utiliser l’arme monétaire contre une économie britannique qui connaît le plein emploi et que la livre affaiblie favorise déjà à l’exportation, souligne l’analyste britannique Ambrose Evans-Pritchard.

Une attaque contre la livre entraînerait « une crise des comptes courants » au Royaume-Uni

Le stratège en chef de Bank of America, Kamal Sharma, note que le Royaume-Uni a besoin d’un flux constant d’entrées de capitaux pour compenser son déficit public, qui reste à 3,9% du PIB malgré une nette amélioration depuis deux ans. Déjà, les investissements étrangers tournent au ralenti. Les directeurs des changes – les gros bras de la finance globalisée – restent la dernière ligne de défense. Leurs choix seront déterminants. M. Sharma estime qu’une attaque contre la livre par une légère modification de leur allocation suffirait « à déclencher une crise durable des comptes courants » au Royaume-Uni.

Le pays a déjà subi ce type de vente après le référendum sur le Brexit, en juin 2016. Les indicateurs de Bank of America établissaient alors que les banques centrales avaient rapidement déclenché la liquidation de titres libellés en livres sterling la plus massive de toute l’histoire de ses statistiques. Mais… le flux acheteur avait rapidement repris le dessus. A ce jour, les banques centrales et les fonds souverains détiennent 500 milliards de dollars de dette britannique. La livre pèse, dans ces réserves, quelque 4,7 %, soit bien plus que la moyenne de 3,6 % des vingt dernières années. Un scénario de sortie du Royaume-Uni de l’UE sans accord pourrait donc, selon cette théorie, voir cette allocation basculer brutalement. Pour David Owen, du groupe financier Jefferies, « Si les banques centrales commencent à douter du statut de la livre sterling comme monnaie de réserve, les conséquences seront sérieuses : elle pourrait tomber à 1,05 dollar ».

Les banquiers dénoncent l’hypothèse d’un Brexit dur

Par ailleurs, souligne David Owen, l’assouplissement quantitatif mené par la BCE, c’est-à-dire une création monétaire effrénée, a contaminé les valeurs de premier ordre et les obligations britanniques. Cette source essentielle pour le financement des déficits au Royaume-Uni pourrait s’assécher avec le freinage des achats par la BCE prévu pour la fin de l’année. Autant dire qu’il n’est pas surprenant que les banquiers sus-mentionnés souhaitent éviter un Brexit dur, sans accord.

Mais le Royaume-Uni n’est pas le seul concerné, n’en déplaise au négociateur européiste français Michel Barnier. Stephen Jen, expert en devises chez Eurozon SLJ, confie que les directeurs financiers en Asie et dans d’autres régions du monde pourraient aussi laisser tomber l’euro si une épreuve de force survenait entre l’UE et le Royaume-Uni. « Les banques centrales restent très sceptiques sur l’Union économique et monétaire et sont déjà assez pessimistes sur l’avenir à long terme de l’euro », précise-t-il. Le bras de fer entre Londres et sa monnaie nationale d’une part, Bruxelles et son ersatz de monnaie supranationale de l’autre, n’est donc pas aussi joué d’avance qu’on pourrait le croire.

Mais l’UE doit bien réfléchir : un conflit pourrait pénaliser un euro déjà discrédité

Stephen Jen précise sa pensée : « Bruxelles doit bien réfléchir avant de tenter de punir le Royaume-Uni. L’UE utilise les menaces commerciales comme une arme. Mais les perturbations pour l’Union européenne elle-même qu’entraînerait (un conflit) pourraient être beaucoup plus importantes que certains ne semblent le penser ». Stephen Jen, un Taïwanais et conseiller pour un fonds souverain asiatique, doute d’ailleurs que les banques centrales se précipitent pour vendre leurs titres libellés en livres sterling, étant donné le manque d’alternatives crédibles. Après tout, l’économie britannique reste la sixième dans le classement mondial. « Quand on l’examine, son CV n’est pas mauvais du tout », explique M. Jen. « Elle a un système juridique solide, possède un centre financier mondial et une forte influence », dit-il, et « la Banque d’Angleterre est une des très rares banques centrales sur la voie de la normalisation » monétaire, ajoute-t-il.

La faiblesse de la livre est d’ailleurs un argument de poids face à l’euro-mark. Ancien directeur à la Commission européenne et fondateur d’un cabinet de conseil, Bernard Connolly juge qu’affaiblie, la livre a déjà donné un gros coup de pouce aux comptes courants britanniques, en plus de l’envol de l’emploi. Une nouvelle baisse rendrait l’économie du Royaume-Uni encore plus compétitive et réduirait encore le déficit. « Les marchés sont parfois irrationnels mais ils ne sont pas idiots, ils concluraient rapidement que la livre est redevenue intéressante », conclut-il. En 2016, l’élection de Trump devait faire s’effondrer l’économie américaine. On sait ce qu’il en advint. M. Barnier et Juncker sont prévenus : le propre d’une arme est de pouvoir servir dans les deux sens.

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Publié par le 31 août 2018 dans économie, général, International

 

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En cas de crise bancaire massive, seuls 1% des dépôts seront couverts

En cas de crise bancaire massive, seuls 1% des dépôts seront couverts

Et encore …. c’est voir grand !  « Créé après la crise financière, le Fonds de résolution unique (FRU ou SRF en anglais), doit monter en puissance sur 8 ans pour atteindre au moins 1% des dépôts de la zone euro fin 2023. »  1% fin 2023 ! LOL Z

Intéressant article de la Tribune publié ce… 25 juillet : – ) vu par notre lecteur Spartacus, et qu’on peut analyser autrement :

« Créé après la crise financière, le Fonds de Résolution Unique (FRU ou SRF en anglais), doit monter en puissance sur 8 ans pour atteindre au moins 1% des dépôts de la zone euro fin 2023. Les établissements de crédit des 19 pays de la zone euro doivent y contribuer en fonction de leur taille, de facteurs de risque, etc. Les banques de la zone euro, surtout les plus grosses, ont dû verser 7,5 milliards de plus depuis un an à ce dispositif de réserves en cas de faillite d’un établissement. Les Françaises râlent contre l’opacité des calculs et leur contribution trop lourde : plus de 30% du total …

il doit monter en puissance sur 8 ans jusqu’en 2023 pour atteindre un montant estimé à 55 milliards d’euros. Les établissements de crédit, et certaines entreprises d’investissements, des 19 pays de la zone euro sont tenus d’y contribuer. »

A ce jour le fonds n’a que 25 milliards d’euros, disponibles pour être prêtés à une ou plusieurs banques en difficultés

(c’est dingue)

Le souci est qu’elles sont TOUTES ou presque en difficultés aujourd’hui.

Cela vous donne une bonne idée de la mascarade mise en place par Bruxelles et Francfort. Et vous comprenez pourquoi les banques french râlent, elles doivent sortir 300 à 400 millions chaque année pour le mettre dans ce « pot commun »

Regardez cette ligne de la Tribune : « Le Crédit Agricole s’était d’ailleurs plaint en mai dernier de la forte augmentation de sa contribution au Fonds de résolution unique. Au premier trimestre, le groupe bancaire mutualiste a dû verser 359 millions d’euros au titre de sa contribution au FRU, en hausse de 29,5%. Le directeur général de Crédit Agricole S.A., l’entité cotée en Bourse, Philippe Brassac, avait alors dénoncé « une certaine opacité des factures par pays » dans la fixation des contributions versées ».

Bref les banques françaises sont obligées de raser les clients encore plus. Techniquement, elles vont prendre 1% sur les comptes pour les mettre au pot commun. En effet, ne pensez pas qu’elles prennent cet argent sur leurs bénéfices… Lire ici La Tribune pour le croire.

 

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Publié par le 6 août 2018 dans économie, général, International

 

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Les micro-robots peuvent maintenant être déployés par les militaires

Ils ne seraient utilisés que « en cas de catastrophes naturelles » : en plus ils font dans l’humour . Attention, une mouche n’est peut être pas une mouche … Z

Vous connaissez probablement la division de la science folle du Pentagone, la DARPA. Ils ont été le fer de lance des efforts et ont accordé des subventions de recherche pour des choses comme les balles intelligentes autoguidées, les robots de guerre, l’intelligence artificielle armée et à peu près tout ce qui se trouve entre les deux.

Maintenant, ils ont créé une autre technologie avec un immense potentiel d’abus : de petits robots qui pourraient être déployés par le gouvernement en cas de catastrophe, soi-disant pour aider à nettoyer quelque chose ou à accomplir une tâche inoffensive. Les gens qui savent ce que fait le gouvernement pourraient être un peu plus sceptiques.

Compte tenu du titre “SHRIMP”, ou “Short-Range Independent Microrobotic Platforms”, la DARPA prétend que la raison pour laquelle elle veut développer des robots minuscules pour l’armée américaine est une mission altruiste de résolution de catastrophes naturelles pour préserver la sécurité de l’humanité.

On dirait un épisode de Ghost in the Shell. Dans un épisode, le Japon a utilisé des micro-machines pour nettoyer les radiations de l’air après un bombardement planifié.

Les robots développés par DARPA ne sont pas si petits, ils peuvent tenir sur le doigt d’une personne comme l’image qui suit. Ce sont les composants d’un des minuscules robots.

Les “robots catastrophes” étaient justifiés dans un communiqué de presse de la DARPA, dans lequel ils affirmaient que les micro-robots seraient utiles, par exemple, en cas de tremblement de terre qui causerait la destruction de bâtiments et de structures.

La DARPA dispose d’un Bureau de la technologie des microsystèmes, ou MTO. Son gestionnaire de programme pour ce projet, le Dr Ronald Polcawich a déclaré :

“Qu’il s’agisse d’une catastrophe naturelle, d’une mission de recherche et de sauvetage, d’un environnement dangereux ou d’une autre situation de secours critique, les robots ont le potentiel de fournir l’aide et le soutien dont ils ont tant besoin.

Cependant, il y a un certain nombre d’environnements qui sont inaccessibles pour les grandes plateformes robotiques. Des systèmes robotiques plus petits pourraient fournir une aide significative, mais la réduction de ces plates-formes nécessite une avancée significative de la technologie sous-jacente.”

 

Les articles à ce sujet essayaient maladroitement de rassurer le lecteur que le but de cette technologie était “noble”. D’après un site Web scientifique appelé Edgy Labs :

“Ces objectifs restent nobles, mais la technologie de la microrobotique est à la traîne.

Outre l’objectif d’avoir des robots SHRIMP pour aider en cas de catastrophe, la DARPA veut que le programme améliore la compréhension globale des technologies d’actionneurs.”

Quelques facteurs distincts ont été pris en compte dans le développement d’une telle robotique, et ils ont été énumérés comme suit :

– dextérité
– plateforme robotique mobilité
– rapport poids/résistance
– capacité portante
– génération de force
– efficacité globale
– Densité de travail max

Naturellement, le développement de robots ultra-minuscules doit dépendre de ce rapport résistance/poids, et Polcawich a souligné que c’est un facteur énorme sur l’endurance globale et les capacités de charge d’un robot de toute taille qui est “basé sur un actionneur”.

Les articles à ce sujet soulignent que les “améliorations des actionneurs” sont un nouveau développement important dans le domaine de la robotique, et que le DARPA utilise leur financement militaire américain presque sans fond pour y accéder.

Il a été précisé que différents types d’actionneurs sont appliqués à des types spécifiques de robots. Les actionneurs hydrauliques, par exemple, ont besoin d’un fluide incompressible. En revanche, un actionneur pneumatique dépend de la pneumatique, ou du principe de l’air/gaz sous pression.

Les matériaux d’actionnement peuvent même être utilisés pour créer des muscles robotiques artificiels. Si vous comprenez comment les voitures peuvent être soutenues par des outils hydrauliques, vous pouvez imaginer comment cette technologie peut être utilisée pour fabriquer des muscles robotiques.

Mais voyez, les dernières personnes sur Terre en qui vous voudriez avoir confiance avec tout cela sont les militaires américains, et leur entité DARPA aime organiser des concours pour persuader les gens de les nourrir de leur ingéniosité et de leur intelligence, afin que les militaires puissent le récolter et l’utiliser à leurs fins. Je continue depuis Edgy Labs :

“Dans un esprit d’innovation, la DARPA a introduit un élément compétitif dans sa plate-forme de recherche SHRIMP. Le National Institute of Standards and Technology (NIST) évaluera chaque projet à son installation d’essais robotiques.

Ces évaluations détermineront la fonctionnalité potentielle sur le terrain d’un robot en cas de catastrophe grâce à une série de tests portant sur la mobilité, la vitesse, les capacités de charge, etc.

Peut-être que ces projets de recherche affecteront aussi la technologie des nanorobots à l’avenir.”

Source : The Mind Unleashed – Crédit Images : en.wikipediamedicaldesignandoutsourcingdarpaedgylabs

via ASR

 
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Publié par le 30 juillet 2018 dans général, Sciences, société

 

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Poutine prédit « le chaos » en cas de nouvelles frappes en Syrie !

POUTINE PRÉDIT LE CHAOS EN CAS DE NOUVELLES FRAPPES EN SYRIE

Hé bien là c’est clair, Poutine trace une ligne rouge en langage diplomatique … « chaos », le mot est très fort !!! Avec cette déclaration il met clairement en garde les occidentaux contre une toute autre attaque quel que soit le motif (même si ce n’est qu’une attaque « bidon » comme celle d’avant hier). Ça risque de chauffer à l’avenir, car on peut être certain qu’une telle situation se reproduira car cette attaque pour un supposé usage d’armes chimique alors que les Syriens ont démantelé leur arsenal depuis 2015 sous la houlette de la Russie – n’était qu’un prétexte . Un prétexte pour tester les Russes dans un bras de fer de plus en plus dangereux qui oppose les superpuissances au proche orient, le tout au bénéfice de l’élite de l’ombre qui déroule son agenda. Macron lui tente de jouer le « en même temps » en hésitant pas à déclarer que la Russie était « complice » en Syrie, énième provocation,  tout en prétendant avoir convaincu Trump de limiter les frappes … N’importe quoi ! Trump n’en a que faire de ce que pense Macron, la France n’est qu’un petit toutou .  Trump voulait même frapper des cibles Russes !!! Comble de la folie humaine, ça aurait directement déclenché WW3. C’est  le chef du Pentagone James Mattis, celui qui décide vraiment, qui s’est prononcé contre cette initiative, selon The Wall Street Journal . Mais la clef, c’est bien sur Israël (et le sionisme international) qui se frotte les mains tout en lançant des opérations parallèles en Syrie. La région déstabilisée, c’est tout bon pour eux et le grand Israël . Le fond, c’est que c’est un combat entre un nouvel ordre mondial unipolaire qui serait dirigé par l’élite, le « NOM » avec un passage de la pax americana à la pax judaica avec Jérusalem comme capitale – et un monde multipolaire équilibré, celui des nations et des peuples … Z 

MOSCOU/DAMAS (Reuters) – Vladimir Poutine a estimé dimanche que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie entraîneraient un chaos mondial, tandis que Washington se préparait à renforcer la pression sur la Russie avec de nouvelles sanctions économiques.

Lors d’un entretien téléphonique au lendemain des frappes coordonnées menées en Syrie par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, le président russe et son homologue iranien Hassan Rohani, principaux alliés du président syrien Bachar al Assad, ont jugé que ces frappes avaient diminué les chances de parvenir à une solution politique en Syrie.

« Vladimir Poutine en particulier a souligné que, si de telles actions, commises en violation de la Charte des Nations unies se reproduisaient, alors cela mènerait inévitablement au chaos dans les relations internationales », lit-on dans le communiqué du Kremlin.

Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, a déclaré lors de l’émission « Face the Nation » sur la chaîne de télévision CBS que les Etats-Unis annonceraient de nouvelles sanctions économiques lundi à l’encontre des entreprises russes soupçonnées d’avoir un lien avec l’arsenal chimique syrien.

Les Etats-Unis, a-t-elle ajouté sur la chaîne Fox News, ne retireront pas leurs troupes en Syrie tant que leurs objectifs n’auront pas été atteints, à savoir : avoir la certitude qu’aucune arme chimique ne puisse être utilisée de manière à constituer une menace pour les intérêts des Etats-Unis, que le groupe Etat islamique soit vaincu et que les Etats-Unis soient en mesure de surveiller les activités iraniennes.

SANCTIONS « DURES »

En réponse, le sénateur russe Evguéni Serebrennikov, vice-président de la Commission de défense du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, a déclaré que les sanctions seraient « dures » pour la Russie, mais qu’elles feraient « plus de dégâts aux Etats-Unis et à l’Europe ».

Samedi, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont lancé 105 missiles ciblant ce que le Pentagone a dit être trois installations d’armes chimiques en Syrie en représailles au bombardement chimique imputé au régime de Bachar al Assad le 7 avril dernier à Douma dans la Ghouta orientale.

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a déclaré que les puissances occidentales ne prévoyaient pas d’autres frappes de missiles, mais que si Damas utilisait à nouveau des armes chimiques, elles referaient le point.

« Il ne s’agit pas d’un changement de régime (…) Il ne s’agit pas d’inverser le cours du conflit en Syrie », a déclaré le secrétaire au Foreign Office à la BBC, soulignant que la Russie était le seul pays à pouvoir faire pression sur Assad pour qu’il mette un terme au conflit.

Emmanuel Macron a déclaré avoir dit à Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique vendredi, que la Russie était « complice » en Syrie et avoir convaincu le président américain Donald Trump de limiter les frappes de samedi. 

« Bien sûr qu’ils sont complices, ils n’ont pas eux utilisé le chlore mais ils ont construit méthodiquement l’incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l’utilisation d’arme chimique », a déclaré le président français dans un entretien accordé à BFM, RMC et Mediapart.

A Damas, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Faiçal Mekdad, a rencontré des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pendant trois heures en présence de représentants de la Russie et d’un haut responsable de la sécurité syrienne.

« DE BONNE HUMEUR »

Les inspecteurs de l’OIAC devaient se rendre sur le site de Douma. Moscou a condamné les Etats occidentaux pour avoir refusé d’attendre les conclusions de l’OIAC avant de frapper la Syrie.

Le président Assad a déclaré dimanche à un groupe de parlementaires russes en visite que les frappes de missiles occidentaux constituaient un acte d’agression.

Les députés russes ont trouvé Assad de « bonne humeur ». Ce dernier a fait l’éloge du système de défense anti-aérienne de l’armée syrienne, qui date de l’époque soviétique, pour repousser les attaques occidentales.

Donald Trump a déclaré « mission accomplie » après les frappes, mais, au Pentagone, le général américain Kenneth McKenzie a déclaré que des éléments du programme chimique syrien subsistaient et qu’il ne pouvait pas garantir que la Syrie soit incapable de mener une attaque chimique à l’avenir.

Les dirigeants de la Ligue arabe ont condamné l’utilisation « criminelle » d’armes chimiques en Syrie et appelé à une enquête internationale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé dimanche son « plein soutien » aux frappes aériennes de samedi.

Le Hezbollah libanais, allié du régime syrien, a déclaré que les frappes occidentales n’avaient servi à rien.

Son chef Hassan Nasrallah a déclaré que l’armée américaine avait limité ses frappes parce qu’elle savait qu’une attaque plus large déclencherait des représailles de la part de Damas et de ses alliés et enflammerait la région.

« L’armée américaine sait bien qu’aller vers une large confrontation et une grande opération contre le régime et l’armée et les forces alliées en Syrie pourrait ne pas finir, et qu’une telle confrontation enflammerait toute la région », a déclaré Nasrallah.

A l’Onu, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont présenté samedi soir un projet de résolution visant à établir une nouvelle enquête indépendante sur les responsables des attaques d’armes chimiques en Syrie.

Les diplomates ont déclaré que les négociations sur le projet de résolution commenceraient lundi.

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En cas de nouvelle crise, la FED ne pourra pas sauver légalement le monde financier (Pritchard)

crise financière

Faites vos prières. Nous n’avons plus de prêteur de la dernière chance qui soit totalement prêt à soutenir le système financier mondial. La Federal Reserve américaine est désormais dans l’incapacité légale d’entreprendre les mêmes actions d’urgence qui ont permis d’enrayer la contagion et un effondrement mondial en 2008.

Le Dodd-Frank Act et la culture post-Lehman de droiture adoptée par Capitol Hill ont laissé la FED pieds et poings liés. Dans le Washington trumpien de l’Amérique d’abord, il n’est pas clair si les États-Unis vont continuer d’endosser leurs responsabilités en tant qu’émetteur de la devise de réserve mondiale majeure, et jusqu’où ils seront prêts à aller pour aider des institutions étrangères en difficulté. Les nouvelles règles plus dures compliqueront, et ralentiront, les actions de la FED pour éventuellement enrayer les ventes paniquées d’actifs en cas de crise.

Il est vrai que le serrage de vis a rendu les banques plus sûres, jamais elles ne l’ont été autant durant ces 40 dernières années. Les ratios de capitalisation ont doublé depuis 2008. Les banques disposent de suffisamment de cash pour résister à un gel des liquidités de 30 jours. Mais tout ceci n’est que l’équivalent financier de la ligne Maginot.

Ces règles ont poussé une part encore plus importante du capital dans de nouveaux instruments financiers opaques et encore méconnus, « en dehors du périmètre ». C’est, aujourd’hui, là que se trouve la nitroglycérine. Comme nous l’avons appris durant ces 2 dernières semaines, les acrobaties effectuées sur le nouveau terrain des ETF doivent être observées de près. La structure financière est sans aucun doute plus dangereuse aujourd’hui qu’elle l’était juste avant la crise de 2008.

Le Dodd-Frank Act, adopté à la va-vite et annoncé avec beaucoup d’autosatisfaction, empêche la FED de voler à la rescousse de sociétés individuelles en difficulté (il doit y en avoir au moins 5 et elles doivent être solvables) ou de prêter de l’argent dans l’urgence à des sociétés non-bancaires. Elle ne peut prêter de l’argent qu’à des institutions assurées, et avec la permission du Trésor. Les dirigeants de la FED Ben Bernanke et Don Kohn avaient averti que ces contraintes étaient extrêmement malavisées. Ils ont été ignorés.

L’intervention épique de la FED pour protéger les actifs papier et les titres adossés à des actifs est ce qui a sauvé le capitalisme en 2008 et empêché l’implosion des marchés de l’argent. Il a fallu 1,5 trillion de prêts d’urgence pour mettre un terme au cercle vicieux. Les événements se développèrent à la vitesse de l’éclair, dans le chaos, sans aucune visibilité.

« La FED a prêté à des institutions non-bancaires individuelles dont la faillite aurait été extrêmement dommageable au système financier et à l’économie », a déclaré Stanley Fischer, ancien vice-président de la FED, dans un discours prononcé en 2016.

« Les dispositions prises furent nombreuses et variées, développées en fonction des besoins, car le système financier américain est complexe. Tandis que la crise se développait, la nature de la mesure suivante prenait des formes insoupçonnées. Si le flot de crédit avait cessé, la récession sévère que nous avons connue en conséquence aurait été bien pire », a-t-il déclaré.

Le patron de la FED de New York, Bill Dudley, a développé les mêmes arguments lorsqu’il a décrit la façon dont l’institution a dû déployer ses filets de sécurité financiers lorsque la panique a poussé les contreparties à couper totalement le robinet du crédit, même à des sociétés solides. Il s’est plaint qu’aujourd’hui, la FED ne dispose plus des mêmes libertés pour enrayer une crise. Elle ne peut intervenir qu’au dernier moment, à contretemps et en devant composer avec de lourdes contraintes.

Les crises financières n’attentent pas la bureaucratie. Bear Stearns a prévenu la FED un jeudi qu’elle ferait défaut le vendredi. Lorsque le secrétaire au Trésor Hank Paulson a débranché Lehman Brothers et ses 660 milliards d’engagements, il pensait que le choc pourrait être absorbé. En quelques jours, cet effondrement a entraîné la plus grosse société d’assurance du monde, AIG, qui à son tour menaçait d’emporter dans sa chute tout le reste.

« Laisser Lehman Brothers tomber, c’était un peu comme couper les moteurs d’un avion à 10 000 m d’altitude et laisser l’appareil s’écraser sur une ville pour ensuite s’étonner des destructions massives engendrées », a déclaré l’un des survivants de Lehman.

Lorsque la bombe a explosé, les ondes de choc furent instantanées, mondiales et violentes. À l’époque, c’est la FED qui a sauvé le système financier européen en prévenant une succession de défauts par effet domino lorsque le marché du dollar fut complètement gelé, si bien qu’il était impossible de faire rouler une dette libellée en dollars. La BCE et ses pairs ne disposaient pas de la capacité à créer des dollars dont l’Europe avait désespérément besoin pour soutenir le marché interbancaire européen.

La FED avait répondu en fournissant les liquidités requises via des lignes de swap avec ses pairs, en faisant sauter les limites durant le week-end fou du 14 octobre 2008. Le montant des swaps grimpa jusqu’à 580 milliards de dollars.

En principe, la FED peut encore réagir ainsi aujourd’hui en cas d’approbation du secrétaire du Trésor, donc de la Maison Blanche de Trump

suite et fin

 
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Publié par le 23 février 2018 dans économie, général, International

 

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Macron admet que les Français auraient « probablement » choisi de quitter l’UE en cas de référendum

Les Anglais au moins on leur à demandé leur avis, et l’UKIP à pignon sur rue en Angleterre, donc ça se rapproche déjà plus d’une démocratie…. En France le seul parti politique qui propose le Frexit à savoir l’upr n’as même pas le droit de citer dans les médias  alors en dehors de l’excercice de l’élection présidentielle dont les dés sont pipés , il est hors de question de demander leur avis aux Français(es)…
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Interviewé par la BBC ce samedi 20 janvier, Emmanuel Macron a estimé que les Français auraient « probablement » pris la même décision que les Britanniques et décidé de quitter l’Union européenne, si la question leur avait été soumise par référendum.

Emmanuel Macron est un partisan convaincu de l’Union européenne, mais pense-t-il que le peuple français est souverainiste ? Le président de la République l’a suggéré dans une interview accordée à la BBC ce samedi 20 janvier. La discussion avec le journaliste britannique Andrew Marr porte alors sur le Brexit, c’est-à-dire la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Emmanuel Macron semble juger imprudente l’initiative de l’ex-Premier ministre David Cameron, qui avait décidé de soumettre la question au vote des Britanniques.

« Vous prenez toujours un risque quand vous avez un tel référendum, juste ‘oui’ ou ‘non’ dans un contexte si compliqué...« , avance le président, vite relancé par son interlocuteur : « Si la France avait organisé le même référendum, il aurait pu y avoir le même résultat ! » Pris de court, Emmanuel Macron hésite un instant, puis concède : « Oui… Probablement, dans un contexte similaire« .

« Je ne veux pas prendre le moindre pari… »

Le chef de l’Etat ne précise pas ce qui entend par « contexte similaire« . Mais il suggère tout de même que le peuple français, dans sa majorité, souhaiterait pendre l’option Frexit, et donc quitter l’Union européenne, si on lui demandait son avis.

Semblant prendre conscience de l’importance de sa réponse, le président s’efforce alors de nuancer. « Mais notre contexte était très différent. Donc je ne veux pas… je ne veux pas prendre le moindre pari, mais j’aurais définitivement combattu très durement pour gagner [un tel référendum]

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Publié par le 22 janvier 2018 dans général, Politique

 

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« Selon UBS, en cas de crise, les banques centrales devront baisser leurs taux à -5 % »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est une étude sur les risques économiques, les prévisions de croissance mondiale, région par région qu’a publié la banque UBS la semaine dernière.

Cette étude a fait assez peu de bruit et n’a pas été franchement relayée, ce qui est bien dommage. Bon, d’un autre côté, elle fait plus de 200 pages, ce qui en fait un pavé à lire, mais pas qu’un pavé de lecture puisqu’il y a quelques réflexions qui constituent en elles-mêmes autant de petits et gros pavés dans la mare !

Plus de marges de manœuvre monétaire !

“Selon une étude d’UBS, la marge de manœuvre des instituts d’émission est réduite pour affronter une prochaine récession même faible. Celle des gouvernements s’est légèrement améliorée.”

On parle ici pour les gouvernements de “moyenne”, et si les finances de l’Allemagne se sont effectivement améliorées, et que les autres ne se sont pas plus “dégradées”, cela veut dire que globalement nous avons une très légère amélioration, mais vous voyez bien qu’il n’y a pas de quoi sabler le champagne ni même lancer un feu d’artifice pour fêter une nouvelle qui n’est pas si bonne que cela.

Pour les grandes banques centrales, là c’est encore pire, et vu les injections monétaires déjà réalisées, la grande banque UBS estime que les marges de manœuvre sont quasi nulles et qu’il faudrait, pour obtenir des résultats, baisser les taux d’intérêt à -5 % afin de réussir à stimuler l’économie.

Des taux à -5 %, cela veut dire décréter la consommation obligataire !

Appelez cela consommation, investissement ou dépense, peu importe, mais avec des taux à -5 %, cela veut dire qu’en 10 ans, cette taxe sur l’épargne amputerait votre fortune d’environ 50 % (ce n’est pas mathématiquement tout à fait cela, mais c’est l’idée). Si l’on vous laisse le choix entre perdre votre argent sous forme de taux négatifs ou consommer, arrivé à un certain niveau de taux négatifs, nous allons tous préférer comme agent économique acheter n’importe quel truc à n’importe quel prix qui peut nous être utile plutôt que de perdre notre argent.

Pourtant, derrière ce raisonnement logique d’agent économique embarqué dans une situation hallucinante, j’espère que vous avez vu l’aberration totale de ladite situation !!

Un système tellement à bout qu’il doit rendre la dépense obligatoire !

C’est cela qu’il faut comprendre dans cette remarque d’UBS, une grande banque du système et par le système et qui finance le système économique marchand tel qu’il est conçu.

Nous ne pouvons pas dépasser cette idée de “croissance” économique où, chaque année, il faut faire plus que l’année d’avant car si ce n’est pas le cas, alors tout le système d’endettement bâti s’effondre.

D’un côté, on vous explique, dans la plus immense des hypocrisies, qu’il faut prendre soin de l’environnement blablablabla et de l’autre, on vous explique qu’il faut plus de croissance, quitte à vous forcer à consommer pour faire tourner à vide ce système absurde.

Finalement, il n’y a pas plus écologiste que la décroissance.

Il n’y a pas plus écologiste que la déflation économique, que les récessions qui font beaucoup plus pour le ralentissement de la consommation, de la production, et donc de la pollution que n’importe quelle politique stupide à la Hulot et consorts.

La réalité c’est que nos dirigeants n’ont pas la moindre idée de la façon dont il serait possible de piloter un changement de système sans faire effondrer le système précédent.

Le problème auquel nous sommes confrontés, c’est qu’ILS ne savent pas comment mener une transition d’un système mourant à un système qu’il faudrait faire naître.

Il est donc fort probable que l’on finisse par un énorme plantage collectif lorsque le système lui-même buttera sur toutes les limites physiques de la planète, sur la disponibilité des ressources.

Nous y sommes presque.

La prochaine crise sera passionnante à vivre et à suivre.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 28 novembre 2017 dans économie, général, International

 

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