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On ne veut pas vous faire paniquer, mais une crise boursière va probablement éclater en 2019

Les taux continuent de monter (2.87) , parfaite corrélation inverse avec la bourse …. et le dollar suit aussi

Je suis tout à fait d’accord sur cette date prédite par Artus (pour moi ce sera entre 2019 et 2022) et sur le fait que « Tout laisse présager un éclatement du système » . En 2018 C’est possible que ça explose mais ça reste un peu tôt à mon goût , le système commence à craquer petit à petit on le voit fort bien – mais il faut le temps au temps … Z

Si l’on en croit deux indices boursiers et l’éminent économiste Patrick Artus de la banque Natixis, il faudrait s’attendre à une crise des actions dès l’année prochaine.

La semaine dernière, toutes les bourses du monde paniquaient. Le Dow Jones, à New York, a perdu plus de 9% en cotation boursière en quelques jours et l’indice S&P 500, qui regroupe les 500 plus grosses sociétés américaines, a perdu 1.000 milliards de dollars en capitalisation boursière, soit l’équivalent du PIB mexicain.

De l’autre côté de l’Atlantique, le CAC 40, à Paris, s’est effondré de plus de 2% entre lundi et vendredi et est repassé sous la barre des 5.200 points, du jamais-vu depuis plus d’un an. Idem au Royaume-Uni et en Allemagne, où les bourses de Londres et de Francfort ont lourdement chuté de 3% et ont terminé leur séance à la baisse.

Seulement, aucune autorité ne s’en est alarmée; aucun expert ou connaisseur des marchés financiers n’a crié au loup et ne s’est inquiété d’un nouveau retournement systémique, comparable à ce que nous avons observé en 2007 et 2008 lors de la crise des subprimes.

Pour grandir, il faut tomber

Au contraire, tout le monde semblait soulagé, presque rassuré de voir les bourses mondiales dévisser et retrouver des niveaux «économiquement acceptables». D’après Peter Garnry, chef stratégiste chez Saxo Bank, ces évolutions étaient même «une saine correction sur les marchés des actions»:

«Cette situation ne durera pas […]. Après la correction, les investisseurs en actions vont probablement acheter en fonction de l’inflation et faire remonter les actions, ce qui est un comportement classique de fin de cycle, vu pour la dernière fois en 2007.»

En gros, pour ce dernier comme pour la majorité des spécialistes, les niveaux boursiers ayant atteint des niveaux trop élevés, il était évident d’observer une baisse: on ne vend que quand le cours d’un titre est haut et on n’achète que quand il est faible. Et c’est précisément ce qui est arrivé.

En une semaine, la volatilité de la bourse a explosé, jouant au yoyo sur les titres. Les cours n’ont cessé de baisser puis d’augmenter, avant de chuter à nouveau pour enfin remonter. Lundi 12 février, Wall Street commença sa journée en forte hausse, «après une semaine calamiteuse».

Rassurez-vous, tout serait donc normal. Pas de panique, pas de risque, pas de peur, mais un simple réajustement des cotations afin de revenir à des niveaux normaux, en adéquation avec les réalités économiques. «Une nouvelle crise n’arrivera pas», ont l’air de répéter les investisseurs de tous pays: le capitalisme est trop fort et bien trop puissant pour laisser passer ça.

Les indicateurs dans le rouge

Seulement, cet événement se couple avec un autre phénomène assez inquiétant, déjà repéré par Slate en décembre dernier.

L’indice Shiller, un indicateur mathématique construit dans les années 1990 pour anticiper les bulles financières, a atteint des niveaux vertigineux. De 16,80, sa moyenne entre 1890 et aujourd’hui, il a dépassé début 2018 les 32 –une valeur supérieure à celle de 1929, lors de la grande crise boursière de New York, estimée à 30. Son niveau n’a été plus important qu’une seule fois, au début des années 2000: juste avant l’éclatement de la bulle d’internet, il atteignait 45.

Même l’indice VIX, indicateur de volatilité, communément appelé «l’indicateur de la peur» par les spécialistes, a atteint des niveaux menaçants.

Tout laisse présager un éclatement du système, malgré les discours rassurant des officiels. Pour eux, les bourses n’ont dévissé la semaine dernière qu’à cause de l’annonce d’un arrêt des politiques monétaires non conventionnelles, d’une hausse des taux directeurs et d’un retour de l’inflation. L’ordre spontané du marché devrait s’opérer et les indicateurs rentrer dans le droit chemin. Tel un phénix qui renaît de ses cendres, le capitalisme financier ne disparaîtra pas. Remercions ses capacités d’adaptation optimales et son réajustement automatique.

Des cours artificiellement gonflés

Peut-on vraiment y croire? Ce n’est pas ce que laisse entendre la très sérieuse banque d’investissement Natixis. Lundi 12 février, suite aux très nombreux articles sur le dévissage des bourses mondiales, l’économiste Patrick Artus a publié un court papier annonçant une très probable «crise des actions en 2019».

«La possibilité pour que des bulles-actions apparaissent aujourd’hui (nous regardons les États-Unis et la zone euro) est très élevée, avec les taux d’intérêt à long terme très inférieurs aux taux de croissance anticipés; en tenant compte d’une prime de risque actions “normale”, ceci conduit à une valorisation théorique très élevée des actions», explique-t-il.

Autrement dit, c’est parce que la confiance est au rendez-vous que la crise arrivera. En misant intensément sur les marchés financiers, sans forcément favoriser par l’investissement la relance de la croissance et la création d’emplois, on gonfle artificiellement les cours et on s’approche inévitablement d’un éclatement.

Artus va plus loin dans sa démonstration, avec sa publication «Quel type de crise devant nous? Probablement une crise des actions partant des États-Unis». D’après lui, «la cause la plus probable d’une crise serait la correction à la baisse du marché des actions, partant des États-Unis (où il est cher et fragile, car dépendant des rachats d’actions par les entreprises)».

Un an pour se préparer

En plus de ce que nous expliquions plus haut, où l’éclatement de la bulle serait dû au réajustement accéléré des indices sur la réalité économique, Patrick Artus considère que c’est précisément parce que la situation macroéconomique des États-Unis va s’améliorer qu’une crise nous pend au nez.

Du fait de l’instabilité et des craintes, les bourses ont et continuent d’accueillir énormément de liquidités émanant des investisseurs, ce qui a provoqué une hyperinflation des titres. Seulement, leurs valeurs seraient très fragiles, dépendantes de la santé réelle des entreprises et du niveau de rachat des actions.

«Or il va y avoir un ralentissement de la croissance aux États-Unis, puisque le retour au plein emploi va ramener la croissance vers le niveau plus faible de la croissance potentielle, et ce ralentissement pourrait déclencher l’arrêt des rachats d’actions qui provoquerait le recul du marché des actions aux États-Unis, ce recul se transmettant ensuite aux autres régions avec la corrélation forte entre les indices boursiers.»

D’où une crise prochaine, dès 2019. Il va falloir mettre de l’argent de côté et se préparer calmement à cette éventualité.

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Publié par le 14 février 2018 dans économie, général, International

 

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Pour la première fois dans l’histoire moderne, l’Asie est plus riche que l’Europe, et rattrapera l’Amérique du Nord en 2019 !

L’année dernière, la richesse privée mondiale a grossie de 12%, soit 17,500 milliards de dollars, pour atteindre 164,000 milliards de dollars (placé dans des actions, des obligations, de l’épargne et du cash), selon un rapport publié cette semaine par le BCG, un cabinet de conseil. Bonnes nouvelles pour beaucoup, mais en particulier pour l’Asie, où la richesse privée a fait un bond de 29% comparée à 5,6% en Amérique du Nord et 6,6% en Europe.

Pour la première fois dans l’histoire moderne, l’Asie est maintenant plus riche que l’Europe. Et elle est aussi en train de rattraper l’Amérique du Nord; en 2019 la richesse de la région atteindra les 75,000 milliards de dollars comparée à 63,000 milliards de dollars en Amérique du Nord. Et bien que l’Amérique est de loin le continent avec le plus de millionnaires, 2 millions de millionnaires, soit 62%, ont été déclarés l’an dernier en Asie. La Chine est le principal moteur ici; elle s’occupera de 70% de la croissance de l’Asie entre 2015 et 2019, a prédit le BCG, et en 2021, elle dépassera l’Amérique en tant que la nation la plus riche du monde.

Dans le même temps, la richesse du monde est concentrée dans moins de poches. Alors que 38% de la richesse en 2012 appartenait a des millionnaires, en 2014 ce fut prés de 42% et la tendance est en augmentation. Tandis que les ménages avec plus d’un million de dollars à la banque ont vu leur richesse gonfler de 16% en moyenne, ceux qui ont moins de richesse l’on vu croître de 9% seulement.

D’Où est toute cette richesse vient ? La Forte performance des actions, qui constituent aujourd’hui 39% de la richesse privée par rapport à 31% en 2009, représente l’essentiel de celle-ci.Mais ce n’a n’a pas été seulement la performance des actifs existants qui ont poussé la croissance; de la nouvelle richesse a été créée aussi , en particulier en dehors du monde riche.

Une grande partie de la richesse nouvellement créé en Asie provenaient d’entrepreneurs de sociétés de taille moyenne, dit Daniel Kessler, l’un des auteurs du rapport. Des 4,7 milliards de dollars en nouvelle richesse créée l’année dernière, 3,2 milliards provenaient de l’extérieur du monde riche, en particulier des puissances asiatiques.

Les différences dans les taux de croissance régionaux sont une conséquence des différents stades de développement économique. Et l’Amérique du Nord et l’Europe peuvent se consoler avec le fait qu’ils sont toujours confortablement les deuxième et au troisième plus gros contributeurs à la croissance de la richesse mondiale.

Mais pour les gestionnaires privés de richesse la direction est assez clair. Ceux qui ne sont pas déjà dans des opérations en Asie travaillent à la capture de ces nouveaux clients, soit à travers les marchés de Londres et de New York, ou par l’intermédiaire des satellites qu’ils prévoient de construire à Hong Kong ou Singapour, sinon Shanghai. La concurrence des acteurs locaux augmente rapidement aussi, et il semble que ce n’est qu’une question de temps avant une banque asiatique achète un gestionnaire de fortune de l’Ouest.

Mais bien que l’Asie soit maintenant plus riche que l’Europe, les Asiatiques ne le sont pas . Une fois la richesse (y compris la vie et la retraite des actifs) est décomposé par ménage une image différente émerge: alors que les ménages européens ont maintenant $ 220,000 de richesse et l’Amérique $ 370,000, la Chine a encore un long chemin à parcourir avec son $ 72 000 (comme l’Asie-Pacifique en tant que tout avec $ 54,000). La Convergence est certainement conditionnelle.

The economist – resistanceauthentique

 
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Publié par le 18 juin 2015 dans économie, général, International

 

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