RSS

Archives de Tag: Egon von Greyerz

Egon Von Greyerz : Les Etats-Unis doivent au monde trois fois l’or produit dans l’histoire

Le spectaculaire déclin des mines d’or en Afrique du Sud

Les États-Unis doivent au monde 453 000 tonnes d’or, soit près de trois fois la quantité d’or produite au cours de l’histoire.

Tandis que les observateurs du marché s’inquiètent de ce que fera la Fed ou du sort de l’Obamacare, personne ne semble voir que les États-Unis se dirigent vers la ruine totale en accumulant des déficits budgétaires depuis un-demi siècle et des déficits commerciaux depuis 40 ans. L’économie américaine semble marcher sur l’eau, et cette opinion est alimentée par des observateurs chevronnés comme Ambrose Evans-Pritchard, du Telegraph. Dans un récent article, il utilise des données sélectives pour démontrer que « le déclin stratégique des États-Unis est un mythe ».

Encore un journaliste qui tombe dans le panneau des statistiques manipulées et va dans la mauvaise direction. Par exemple, le fait que les Américains achètent un nombre considérable de voitures neuves dont ils n’ont pas besoin n’est pas le signe d’une économie forte. Surtout qu’ils le font à l’aide de prêts subventionnés, ce qui engendre de mauvaises créances qui ne seront jamais remboursées. Les déficits, la baisse des salaires, un taux réel de chômage de 23% et la chute du PIB réel ne sont cependant pas des mythes.

LE DOLLAR A PERDU 80% DEPUIS 1999

Il n’y a qu’une chose qui puisse expliquer que les États-Unis aient pu vivre au-dessus de leurs moyens pendant plus de 50 ans : leur dollar, faible, est la devise de réserve internationale. Mais comment le monde peut-il faire confiance à une devise de réserve basée sur une création illimitée de dette et d’impression monétaire ? Depuis que Nixon a aboli l’adossement du dollar à l’or le 15 août 1971, la devise américaine a entamé une longue glissade. Mesuré au franc suisse, par exemple, le dollar a perdu 71% depuis 1971. Contre la seule monnaie qui ait survécu dans l’histoire et qui représente un pouvoir d’achat stable, c’est-à-dire l’or, le dollar a décliné de 80%.

 

Dollars vs Gold 1999-2017

 

L’Américain moyen n’a aucune idée de ce qu’il arrive à sa monnaie, vu qu’il ne voyage pas hors de son pays. Il ne réalise pas combien les prix montent chaque année, surtout que les chiffres officiels de l’inflation n’ont rien à voir avec l’inflation réelle.

La seule raison pour laquelle le dollar tient toujours debout est qu’il est utilisé comme devise pour les transactions commerciales, et surtout pour le pétrole. Au début des années 1970, les États-Unis se sont entendus avec l’Arabie saoudite qui était, à l’époque, le plus grand producteur pétrolier, et de loin. En échange d’armes américaines et de protection, l’Arabie saoudite a accepté de vendre son pétrole en dollars US, ce qui signifiait que le monde entier échangerait le pétrole en dollars US. Ce fut le début du pétrodollar. Il existe toujours, mais ce n’est qu’une question de temps avant que de nombreux pays ne commencent à échanger le pétrole dans leurs propres devises. C’est déjà le cas de la Russie, la Chine et l’Iran, par exemple.

CELA FAIT 44 ANS QUE LES ÉTATS-UNIS DÉPENSENT DE L’ARGENT QU’ILS N’ONT PAS

Regardons les conséquences d’une « monnaie adossée sur rien d’autre que la dette et l’impression monétaire ». Jusqu’à 1970, les États-Unis enregistraient un solide excédent commercial annuel. Puis, à cause d’un ralentissement de l’économie et d’une escalade des coûts pour la Guerre du Vietnam, le dollar se mit à chuter. Le président français, Charles de Gaulle, avait pointé depuis longtemps les problèmes économiques des États-Unis et avait exigé que les dettes du pays soient payées en or. L’adossement du dollar à l’or par les États-Unis signifiait que tout pays souverain pouvait demander des paiements en or. Mais Nixon a réalisé que l’or des États-Unis pourrait disparaître rapidement et a donc abandonné le système de Bretton Woods, qui était en place depuis 1944. Ainsi, les États-Unis ne régleraient plus leurs dettes souveraines en or, mais en dollars qui se déprécient.

Depuis ce sombre jour d’août 1971, les États-Unis ont entamé un déclin continu avec des dettes grandissantes, une devise qui s’effondre, et un niveau de vie qui n’est plus basé sur la créativité, mais sur le crédit. Laissez-moi vous montrer la preuve la plus évidente que les États-Unis sont en faillite.

Depuis 1970, les États-Unis ont enregistré un déficit commercial chaque année, sauf en 1972 et 1974. Cela a engendré un déficit cumulatif de 20 000 milliards $, sur vingt ans, jusqu’à 1999. Les choses ont ensuite explosé. Entre 1999 et 2017, le déficit commercial cumulatif a été de 12 000 milliards $.

Très peu de gens réalisent ce que 12 000 milliards $ de déficit signifie réellement. Alors revenons à l’or. Dans un monde honnête avec de la monnaie honnête, les dettes se règlent avec de la monnaie véritable. Une monnaie véritable n’est pas imprimée à souhait, mais elle représente la valeur de biens et de services. Disons que la population américaine travaille durant un mois et produit 1 500 milliards $ de biens et de services… si, en même temps, le gouvernement presse un bouton pour produire en une milliseconde la même quantité de monnaie, cette monnaie ne vaut, bien sûr, absolument rien, vu que le gouvernement n’a pas réellement livré de biens ou de services. C’est pourquoi les États-Unis et le reste du monde sont en sursis.

Intéressons-nous aux conséquences d’un système monétaire sain, où les dettes se règlent avec de la monnaie véritable. Le déficit commercial a débuté son escalade en 1999, au même moment où l’or connaissait son bas, à 250 $ l’once. Il est bien plus facile de comprendre le déficit commercial de 12 000 milliards $ si on le mesure en or. Parce que, jusqu’en 1971, ce déficit devait être réglé en or. Le prix moyen de l’or depuis 1999 est de 819 $ l’once : 12 000 milliards $, à 819 $ l’once, équivaut à 453 000 tonnes d’or.

 

Cumulative US Trade Deficit between 1999 and 2017

 

LES DÉTENTEURS DE DOLLARS AMÉRICAINS OU DE BONS DU TRÉSOR VONT TOUT PERDRE

Les États-Unis détiennent prétendument 8 000 tonnes d’or, mais la quantité réelle est probablement inférieure à la moitié. On estime à 170 000 tonnes l’or produit durant toute l’histoire. Si les États-Unis devaient régler leurs folles dépenses dans le monde avec de l’or, ils auraient besoin de 2,7 fois tout l’or jamais produit. À la place, le gouvernement américain a concocté une méthode bien plus pratique : il n’a qu’à imprimer des morceaux de papier sans valeur, qu’il s’agisse de billets de banque ou de bons du Trésor, et à appeller cela de la monnaie. C’est un système de Ponzi, une fraude. Tous ceux qui détiennent des dollars ou des bons du Trésor auront entre les mains des morceaux de papier sans valeur, parce que c’est ainsi que toutes les systèmes de Ponzi se terminent. Cette issue est garantie à l’avance pour notre soi-disant système monétaire actuel. Les gouvernements, les banques centrales et les banquiers ont, par leurs actions, détruit l’économie mondiale des cent dernières années. Les gens n’en sont pas du tout conscients, parce qu’ils ne comprennent pas que leur automobile ou leur iPhone est le fruit d’un système de Ponzi, plutôt que d’un véritable travail.

Donc, ce n’est pas une question de si, mais de quand cela se terminera. Les déclencheurs seront probablement le dollar et le marché des obligations, surtout celles à long terme. Les bons du Trésor à dix ans ont atteint leur bas en juillet dernier et sont maintenant dans une forte tendance à la hausse qui atteindra au moins les 13-19%, comme dans les années 1970 et début 1980. Il est encore plus probable que la dette gouvernementale américaine devienne sans valeur, et les rendements infinis.

Le dollar est dans une tendance baissière depuis le début des années 1970. Il a repris un peu de force ces dernières années, mais il semble maintenant que cette correction à la hausse soit terminée et que nous observerons une forte tendance baissière au cours de 2017.

LA TENDANCE À LA HAUSSE DE L’OR ET DE L’ARGENT EST REVENUE

L’or a, partiellement, reflété l’impression monétaire et la dépréciation en étant multiplié par 35 – et l’argent par 10 seulement – depuis 1971. La principale raison qui explique cette montée relativement faible de l’or, et surtout de l’argent, est la manipulation et la suppression constantes de leur prix sur le marché papier. Sans cela, les prix de l’or et de l’argent seraient bien plus élevés. Mais ce marché papier pourrait s’effondrer à tout moment et, une fois qu’il le fera, il y aura une explosion des prix de l’or et l’argent physique, tandis que les métaux « papier » n’auront plus aucune valeur.

Le prochaine hausse des métaux a sans doute débuté, et nous pourrions voir l’or atteindre 1 350 $ et l’argent dépasser 20 $ dans un délai relativement court. Je ne serais pas surpris de voir des sommets historiques en 2017.

Mais les investisseurs qui comprennent la nature de l’or et de l’argent n’en achètent pas pour réaliser des gains de placements. Dans une période où les risques à travers le système financier mondial sont plus grands qu’ils ne l’ont jamais été, il faut acheter des métaux précieux pour protéger son patrimoine et détenir une assurance.

L’or à 1 250 $ et l’argent à 18 $ sont des aubaines absolues que l’on risque de ne jamais revoir.

Source

XAUUSD H4

 
Poster un commentaire

Publié par le 5 avril 2017 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , ,

Egon von Greyerz : Tout cela va mal tourner – L’or comme assurance

[titre article pour referencement]

Détenir de l’or, ce n’est pas « escalader un mur d’incertitude ». Quiconque réalise les problèmes auxquels le monde est aujourd’hui confronté sait que l’or physique apporte la tranquillité d’esprit et constitue la meilleure assurance que l’on puisse se procurer. Alors, pourquoi y a-t-il moins de 0,5% des actifs financiers mondiaux investis dans l’or et les actions minières ? Il y a plusieurs raisons à cela. Premièrement, une centaine d’années d’expansion massive du crédit et de l’impression monétaire ont surtout fait gonfler les classes d’actifs que les investisseurs comprennent, c’est-à-dire les actions, les obligations et l’immobilier.

De plus, la répression financière ou, pour parler franchement, la manipulation, a totalement distordu la plupart des marchés financiers. Grâce aux produits dérivés, les gouvernements, banques centrales, banques d’investissement et fonds spéculatifs peuvent créer de faux marchés dans la plupart des domaines d’investissement. Si un marché est énorme et mondial, comme celui des devises, il est très difficile à manipuler, à moins que plusieurs états souverains ne collaborent. Mais il est extrêmement facile de manipuler les prix dans un petit marché comme ceux de l’or ou de l’argent – d’autant plus lorsqu’une grande part de cette manipulation se fait avec l’aide et la bénédiction des gouvernements.

Toute manipulation se termine mal

Plus cela prend de temps avant qu’un marché ne revienne à son équilibre non-manipulé, plus difficile sera l’ajustement. En attendant, les investisseurs croient que leurs portefeuilles augmenteront éternellement. Personne ne s’inquiète du fait que les ratios cours/bénéfices (P/E) soient à 80% au-dessus de leur moyenne, ou encore que les rendements obligataires soient aux alentours de zéro, voire négatifs. Mais, dans un marché en bulle, il ne faut pas grand-chose pour changer le sentiment.

On parle beaucoup de « l’effet Trump ». Le nouveau président américain va-t-il continuer à soutenir ce sentiment sur le marché, ou bien provoquera-t-il un effondrement ? Ce n’est évidemment pas Donald Trump qui changera la direction des marchés. Il est plus probable qu’il soit l’un des catalyseurs qui feront exploser les bulles du crédit et des marchés d’actions.

Lorsque les marchés sont surachetés, surévalués et sur-aimés, il suffit d’un rien pour les faire changer de direction. Nous en sommes là aujourd’hui. Un simple changement du sentiment, et la peur entrainera un retournement brutal des marchés.

Sur le court terme, l’or reflète la peur. Mais sur le plus long terme, l’or ne fait que refléter la dévalorisation des monnaies papier. Depuis que Nixon a aboli l’adossement du dollar à l’or en 1971, la devise américaine a perdu 97% de son pouvoir d’achat. Mais, étant donné que la dévaluation de la monnaie ne se ressent pas au quotidien, son effet n’est jamais compris par les gens. Peu d’entre eux comprennent que l’augmentation des prix de l’immobilier ou de la nourriture est due à l’expansion du crédit et de l’impression monétaire. Nous ne verrons jamais un titre de journal comme : « Le dollar perd du pouvoir d’achat à cause de mauvaise gestion économique », ou « l’or grimpe parce que le dollar est dévalué ». Depuis 2011, lorsque l’or a atteint un pic temporaire de 1 920 $, nous avons rarement vu l’or faire les gros titres de manière positive. En 2016, l’or est quelque peu revenu dans l’actualité, mais cela n’a pas duré longtemps, car il est ensuite redescendu de 250 $ par rapport à son pic de juillet 2016.

Mais vendredi 24 février, l’or a fait son retour dans l’actualité :

« L’or approche un plus haut de quatre mois, alors que les inquiétudes politiques persistent en Europe »

« L’or approche un plus haut de quatre mois, avec l’incertitude politique à la hausse »

« L’or adore Trump »

Mais le commentaire suivant exprime bien la dichotomie sur les marchés :

« La hausse du prix des actions, cette année, nous indique que les investisseurs ont confiance en l’Amérique de Trump, mais la montée de l’or nous dit ont conscience, aussi, que tout cela pourrait très mal tourner. »

Ce dernier commentaire veut tout dire : tout cela peut très mal tourner. C’est la conséquence inévitable de cent ans d’expansion de crédit, de quasiment zéro à 250 000 milliards $, en plus des passifs non-capitalisés estimés à 500 000 milliards $ et des produits dérivés à hauteur de 1 500 000 milliards $. Cela fait un total gigantesque de 2 250 000 milliards $. Donc la question n’est pas de savoir ce qui ira mal, vu qu’il est garanti que tout ce passif implosera à un moment donné. Cela engendrera la misère, d’une ampleur inimaginable. Il est, bien sûr, très difficile de prédire la fin d’un cycle majeur. Il est aussi impossible de prédire combien de temps prendra le déclin. Sera-t-il graduel, comme le Moyen-âge qui s’est étalé sur 500 ans après la chute de l’Empire romain ? Ou bien la chute sera-t-elle bien plus rapide, cette fois, à cause de l’implosion des plus grosses bulles de crédit de l’histoire ? Cette dernière hypothèse est la plus probable, étant donné que la bulle grossira encore avant d’imploser. Cette fois, nous ne parlons pas d’actifs réels qui perdent en valeur, mais plutôt d’actifs papier sans aucune valeur intrinsèque.

Impression monétaire dépassant les 2 000 000 milliards $ 

24hGold - Tout cela va mal tou...

Nous allons d’abord assister à l’expansion de la bulle car les banques centrales, à travers le monde, imprimeront des quantités illimitées de monnaie pour essayer de sauver le système financier. La quantité d’impression monétaire pourrait bien atteindre, en incluant les dettes, le passif et les produits dérivés, une ampleur de 2 250 000 milliards $. Mais même ce montant ne pourra suffire, car les déficits vont croître de manière exponentielle à cause de la sécurité sociale, des plans de retraite etc. La plupart des gens ont du mal à prendre ces chiffres au sérieux aujourd’hui, mais il faut dire que personne n’a jamais connu une bulle aussi grosse. Certes, nous avons eu plusieurs exemples, dans l’histoire, de ce qu’il peut arriver dans une économie hyper-inflationniste. Prenez la République de Weimar, par exemple, où l’or a atteint 100 000 milliards de marks. L’hyperinflation devient souvent un cercle vicieux se nourrissant lui-même jusqu’à ce que le système financier s’effondre sous le poids d’une monnaie hyperinflationniste sans valeur, imprimée par les banques centrales.

Nous ne sommes pas loin du moment où les banques centrales ne pourront étendre l’arnaque de Ponzi de façon ordonnée. L’impression monétaire hyperinflationniste n’est certainement pas une chose ordonnée. Les gouvernements n’ont ni l’habileté, ni l’imagination nécessaires pour continuer à faire croire aux gens qu’ils créent de la monnaie véritable à partir de rien. J’ignore pourquoi nous faisons entièrement confiance aux instruments de dette émis par les gouvernements via leurs banques centrales. À mesure que l’impression monétaire accélérera, cette confiance s’étiolera. Comment un investisseur sain d’esprit peut-il acheter une obligation souveraine dont le rendement est, soit négatif, soit marginal ? Surtout qu’il est garanti que ces dettes ne seront jamais remboursées, tout du moins en monnaie véritable.

La recherche de sécurité fait décliner le rendement des bons allemands à deux ans à des niveaux record

24hGold - Tout cela va mal tou...

Target2 : un autre désastre à venir

Target2 est l’un des nombreux catalyseurs pouvant déclencher la chute du système financier. Target2 ressemble à un titre de film, et c’en est un, en fait :

Hard Target2 est un film d’action sur une chasse à l’homme dans la nature. Mais, comme toujours, le vrai Target2 est bien plus excitant que le film. Parce que le vrai Target2 peut non seulement faire s’écrouler le système financier de l’Union européenne, mais ses conséquences pourraient entrainer une contagion mondiale.

Ce qui est fascinant est que presque personne ne connait de Target2 et de ses répercussions. Il s’agit d’un plan de l’Union européenne que peu de gens comprennent et dont encore moins en saisissent les conséquences fâcheuses. Target2 pourrait coûter aux contribuables européens au moins 1 000 milliards €, mais cela pourrait facilement monter jusqu’à 1 500 milliards € ou 2 000 milliards €, voire plus. Comme nous savons, les contribuables n’ont pas d’argent, et ce sera les gouvernements européens qui devront payer la facture. Mais ils n’ont pas d’argent, non plus… alors ils l’imprimeront, évidemment. Une raison de plus pour de l’hyperinflation. Une victoire de Beppe Grillo en Italie ou de Marine Le Pen en France pourrait créer des ravages dans l’Union européenne et son système financier. Cela rendrait certainement le financement de Target2 sans valeur.

Alors, qu’est-ce qui rend Target2 si dangereux ? Il s’agit d’un système de règlement transeuropéen qui facilite le transfert de responsabilité de banques privées vers les banques centrales et, éventuellement, vers les contribuables. Si une société espagnole achète des biens allemands en étant financée par sa banque, cette dette est vendue à la Banque centrale espagnole qui, ensuite, refinance cette dette avec la BCE. La BCE, à son tour, lève des fonds auprès de banques allemandes et d’investisseurs. La même chose arrive si, par exemple, un épargnant italien veut transférer son dépôt de 1 million € d’une banque italienne vers une banque allemande pour protéger son argent du risque de dévaluation ou de bail-in.

Nous assistons aujourd’hui en Europe à une sortie massive de capitaux des pays méditerranéens vers l’Allemagne et le Luxembourg. Plusieurs fonds d’investissement sont basés au Luxembourg. La conséquence est que les investisseurs allemands ont prêté près de 800 milliards € à l’Europe du sud, et les investisseurs du Luxembourg, 200 milliards €. Le total de 1 000 milliards € est garanti par la BCE et prêté aux banques centrales d’Italie, de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce. Avec Target2, l’Espagne a emprunté 328 milliards €, l’Italie 364 milliards €, et le Portugal et la Grèce un autre 150 milliards €.

L’Allemagne et le Luxembourg financent l’Europe du sud en faillite avec 1 000 milliards €

24hGold - Tout cela va mal tou...

La BCE a toujours considéré Target2 comme un système de règlements entre les banques centrales européennes, plutôt qu’un véhicule de financement. Aucune agence de notation n’a assimilé les conséquences de Target2.

Les pays méditerranéens ne peuvent rembourser ce montant de 1 000 milliards €. Comme souvent, ce n’est pas l’emprunteur qui éprouve des difficultés, mais bien le prêteur. Par conséquent, l’Allemagne est plus empêtrée que l’Italie, l’Espagne ou le Portugal. Ces pays ne peuvent rembourser, alors l’Allemagne devra payer la facture.

Mais les banques allemandes avec, en tête, Deutsche Bank, ont des bilans extrêmement faibles combinés à des positions massives sur les produits dérivés. Elles ne sont donc pas en mesure de régler. Restent la BCE et les banques centrales européennes, qui auront besoin d’accélérer les planches à billets.

Soyons très clair : le déclencheur qui pourrait mettre fin à cette super bulle économique pourrait venir de n’importe où qu’il s’agisse de Target2 en Europe, de la Chine, du Japon, des États-Unis ou des marchés émergents. Ils sont tous confrontés à d’insurmontables problèmes financiers et économiques. Il semble bien que 2017 sera l’année où plusieurs de ces problèmes se déclencheront.

2017 sera une très bonne année pour l’or et l’argent

Les métaux précieux signalent déjà des problèmes. L’or a grimpé de 12% depuis le bas de décembre 2016, et l’argent, de 17%. L’or dépassera assez rapidement le niveau de 1 365 $ et atteindra de nouveaux sommets d’ici la fin de 2017.

24hGold - Tout cela va mal tou...

L’indicateur phare pour les métaux précieux est l’argent. Quand le ratio or/argent s’est mis à descendre du niveau de 84, en février 2016, cela était une indication claire que la fin de la correction des métaux précieux était proche, d’autant plus qu’elle coïncidait avec un haut de cycle important.

Le ratio semble maintenant dans une position similaire à celle d’août 2009. À ce moment là, nous avons assisté à un mouvement sur huit mois qui a vu passé le ratio de 68 à 30. Un mouvement similaire, cette année, ferait monter l’argent à 65 $, si l’or atteint un nouveau sommet. L’argent pourrait grimper deux fois plus vite que l’or.

En 2002, nous avons recommandé à nos investisseurs d’investir jusqu’à 50% de leurs placements liquides en or physique. À cette époque, l’or était à 300 $ l’once. Vu les risques auxquels nous sommes confrontés actuellement, détenir jusqu’à 50% d’or physique ou d’argent (en-dehors du système bancaire) est la meilleure façon de protéger sa richesse contre l’effondrement à venir de la monnaie papier, ainsi que des faillites majeures qui auront lieu dans le système financier.

 
 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

Egon Von Greyerz: « Nous avons maintenant la recette parfaite pour un désastre mondial ! »

Philippe Béchade: La hausse du métal jaune provient d’une pénurie d’Or physique

Les investisseurs, dans la plupart des pays, font l’erreur de mesurer leurs rendements en se basant sur leur marché et leur devise nationale. Cela pouvait être le cas quand ils n’avaient accès qu’à leur marché local. Mais ce temps est révolu. Nous sommes maintenant dans une économie mondiale et la plupart des Occidentaux ont accès à des titres à l’échelle mondiale. Mais en Allemagne, au Royaume-Uni ou au Japon, les investisseurs mesurent encore leurs rendements avec leur propre devise – et encore plus aux États-Unis. À cause de la taille de l’économie américaine et de l’importance du dollar US, très peu d’Américains se préoccupent des marchés ou des devises étrangères.

Marché boursier américain: Entre mauvaise performance et surévaluation

Récemment, un de mes lecteurs a commenté que je n’avais pas considéré le marché boursier américain comme étant un bon endroit pour investir et que, donc, j’avais manqué une énorme opportunité. Laissez-moi vous dire que, pour plusieurs raisons, le marché boursier américain n’a pas été un bon investissement. Premièrement, je considère qu’un marché autant surévalué comporte des risques importants, et que l’on doit l’éviter, même s’il peut encore grimper. Il est vrai que quelqu’un qui aurait vendu ses actions sur le marché boursier américain en 2000, les aurait rachetées en 2002, revendues en 2007 et rachetées en 2009, aurait pu faire beaucoup d’argent. Mais l’investisseur moyen n’agit pas comme cela, sauf avec du recul.

Il y a deux principaux types d’investisseurs. L’investisseur le plus typique ne vend pas souvent et traverse toutes les tempêtes dans l’espoir que les actions grimpent perpétuellement. Cette théorie a merveilleusement bien fonctionné durant de longues périodes, au cours des cent dernières années. Il y a eu, bien sûr, de sévères périodes d’exception, comme après le krach de 1929 et le creux de 1932. Les investisseurs, à l’époque, ont dû attendre 25 ans pour revoir leur argent.

Ensuite, il y a les investisseurs qui échangent régulièrement sur le marché. Un certain nombre d’entre eux achètent au prix fort et vendent à bas prix, performant moins bien que le marché.

S&P: Performance réelle catastrophique

L’ensemble des actions boursières ont été un bon investissement, ces cent dernières années, à cause de l’expansion massive du crédit et de l’impression monétaire à travers le monde. Mais si, par exemple, nous faisons une analyse critique du rendement réel qu’aurait obtenu un investisseur sur l’indice S&P depuis le début du siècle, nous obtenons d’intéressants résultats :

Trois méthodes différentes pour mesurer la performance du S&P dans les années 2000

Le tableau ci-dessus donne des résultats vraiment différents pour le même investissement. Pour un Américain qui mesure en dollars, le rendement semble bon. Mais 55% sur 16 ans ne représente, en fait, que 2,8% par année (plus les dividendes), ce qui n’a rien de remarquable. La plupart des Américains voient leurs rendements en dollars, ce qui est acceptable si la devise est forte. Mais ce n’est pas le cas du dollar, qui est extrêmement faible depuis 1971. Un pays qui vit continuellement au-dessus de ses moyens paiera toujours sous la forme d’une devise affaiblie. Par rapport au franc suisse, le dollar a perdu 77% depuis 1971 et 37% depuis 2000. Si l’on mesure la performance du S&P en francs suisses depuis janvier 2000, il a baissé de 4% ! La plupart des investisseurs américains diront que cela leur est égal, mais c’est une erreur. Un rendement de 55% qui se transforme en -4% dans une autre devise montre que le gain, mesuré en dollars, n’est un gain qu’à cause de la devise faible. Ainsi, ce gain de 55% n’en est pas un; il n’est qu’une mesure de l’inflation.

L’Or est le révélateur de la performance réelle

Pour mesurer la vraie performance du S&P, il faut utiliser une devise qui ne peut pas être imprimée et qui, avec le temps, maintient un pouvoir d’achat constant, c’est-à-dire l’or. Alors, là, le tableau est très différent. Au lieu d’un gain de 55% en dollars-papier, le SP a perdu 65%, mesuré en monnaie véritable.

Les gouvernements essaient constamment de tromper les gens en dévaluant la monnaie. C’est pour cela que les gouvernements haïssent l’or : l’or révèle la vérité en exposant leur mauvaise gestion de l’économie. Le prix de l’or est aussi manipulé, surtout sur le marché papier, mais il reste encore la meilleure mesure de la performance réelle. Pour la simple et bonne raison que l’or est la seule monnaie qui ne soit pas produite par l’homme. L’or est la monnaie de la nature et continuera d’être la seule monnaie à survivre à travers l’histoire.

Pour revenir au tableau ci-dessus, on voit que très peu de gens réalisent qu’un gain illusoire de 55 000 $ est, en fait, une perte de 65 000 $, en monnaie véritable. Cela démontre à quel point il peut être dangereux de mesurer la performance et la richesse en se basant sur la mauvaise règle de mesure.

Comme je l’ai expliqué dans de nombreux interviews et articles, la destruction de la papier-monnaie va bientôt s’accélérer, alors que les gouvernements essaieront de sauver une économie mondiale et un système financier en faillite. Comparé à l’or, les actions boursières, les obligations et l’immobilier déclineront encore de 90%, au moins, dans les années à venir.

Nous avons maintenant la recette parfaite pour un désastre:

  1. Toutes les économies majeures, soit les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Europe et les marchés émergents, ont une dette qui a crû de manière exponentielle et qui ne pourra jamais être remboursée.
  2. Le système financier a une exposition brute de 2 000 000 milliards $. Lorsque les contreparties feront défaut, tout cela s’effondrera.
  3. Avec l’administration Trump en tête, le monde entrera bientôt dans une phase finale de dépenses effrénées, ce qui accélérera la vitesse de circulation de la monnaie et mènera à l’hyperinflation. Toutes les devises perdront de la valeur jusqu’à atteindre zéro.
  4. Les points 1 à 3 ci-dessus provoqueront une implosion déflationniste du système financier. Cela éliminera la dette et réduira la valeur de la plupart des actifs d’au moins 90%.
  5. Cette destruction totale de la dette est la seule chose qui puisse permettre au monde de repartir du bon pied, avec une base solide sur laquelle construire la future croissance et la prospérité.

L’antidote

Évidemment, l’or performera très bien durant cette période d’hyperinflation, et il pourrait atteindre les niveaux observés lors de la République de Weimar.

Mais le niveau absolu que pourrait atteindre le prix de l’or est sans importance. Le plus important est que l’or constituera la meilleure forme de préservation de richesse et d’assurance. L’or maintiendra aussi son pouvoir d’achat, mais fera sans doute beaucoup mieux. L’or performe bien en période de déflation, même s’il redescendra quelque peu de son haut hyperinflationniste. Mais ce sera la même chose avec le prix des biens et services. Au début de l’implosion déflationniste, il n’y aura sans doute pas de système bancaire opérationnel. L’or sera alors la seule monnaie disponible et, donc, jouera un rôle critique.

Je pense que l’année 2017 est celle où l’or et l’argent défieront leurs anciens sommets. Aux niveaux actuels, les métaux précieux physiques sont l’assurance la moins chère et le meilleur investissement que l’on puisse détenir.

Source

 
1 commentaire

Publié par le 10 février 2017 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Von Greyerz – 90% de la richesse sera détruite

Dow Fuelled by Debt | 1981 - 2017

Très peu de gens réalisent l’énorme transfert de richesse qui aura lieu dans les cinq prochaines années. La plupart des gens perdront 75 à 90% de leur richesse, et certains en perdront 100%. Mais les investisseurs qui prennent les mesures nécessaires pour protéger leur patrimoine ne verront pas leur argent partir en fumée. J’échange souvent avec des family offices, qui ont bâti des fortunes de centaines de millions de dollars à plusieurs milliards. Sans exception, ils croient que ces fortunes sont le fruit de leurs capacités à monter une entreprise ou à investir. Bien sûr, il faut des compétences et un peu de chance pour bâtir une grande fortune. Cela dit, l’ampleur de la richesse actuelle n’est pas due à cela, mais plutôt à la croissance énorme du crédit et de l’impression monétaire que le monde a connue depuis la création de la Réserve fédérale en 1913. Cela a causé une explosion de la valeur des actifs dans des proportions inégalées.

CROISSANCE DES PRIX DES ACTIONS = CROISSANCE DE LA DETTE

Les marchés actions ont bénéficié massivement de la plus grande expansion monétaire que le monde n’ait jamais connue. Si nous regardons le Dow Jones depuis le début du dernier cycle majeur au début des années 1980, nous constatons une hausse des plus remarquables. Au début de 1980, le Dow était à 850 et, aujourd’hui, il est à 19 000. Il s’agit d’une hausse de plus de 18 000 points en 36 ans. Ce qui veut dire que le Dow Jones a grimpé de 9% par an en moyenne depuis 1981. Une augmentation annuelle de 9% fait que l’indice double tous les huit ans. Quel investissement ! Vous achetez des actions en 1980 pour 10 000 $ et aujourd’hui, en 2016, elles valent 220 000 $, sans que vous n’ayez à lever le petit doigt. En plus, les dividendes ont rapporté environ 2% en moyenne. Mais cette croissance du marché action n’est pas due au marché lui-même – les actions ne grimpent pas annuellement de 9%, pendant 36 ans, sans du carburant pour fusée. L’explication est simple : c’est la dette qui a servi de carburant, parce que la dette américaine a aussi grimpé de 9% par an depuis 1981. Alors, la recette pour devenir un président couronné de succès et aimé est simplement d’imprimer et d’emprunter. La corrélation est absolue entre l’augmentation de la dette américaine et la croissance des marchés actions.

 

Dow Fuelled by Debt | 1981 - 2017

 

Reagan connaissait le secret : durant son mandat, il a triplé la dette, de 900 milliards $ à 2 600 milliards $, ce qui fit doubler le Dow Jones, de 960 à 2 200 points. Clinton n’a pas eu à imprimer autant de monnaie pour pousser le marché à la hausse, contrairement à Bush Jr. qui a dû quasiment doubler la dette pour tenter de le faire, mais le marché finit plus bas que lorsqu’il prit la présidence huit ans plus tôt. Obama, lui, a doublé et la dette et le Dow, en ligne avec la tendance à long terme. Le problème, pour Trump, est que nous sommes au point de rendement décroissant – cela avait déjà débuté sous George W. Bush. Lorsque Bush Jr. prit le pouvoir, le Dow était à 10 800, et il est maintenant à 18 800, soit une augmentation de 74%. Mais pour obtenir cette hausse de 74% du Dow Jones, il a fallu que la dette grimpe de 250%. Cela signifie que Trump devra imprimer une sacrée quantité de monnaie pour continuer à stimuler les marchés. En plus, le Dow est à un niveau record, avec un ratio cours/bénéfices supérieur à 20, et les profits des sociétés sont en chute… cela sera pratiquement impossible à réaliser. Les chances de Trump de se faire réélire au bout de quatre ans sont très minces, à cause du niveau actuellement élevé du marché boursier et du niveau record de la dette publique américaine. Mieux vaut devenir président avec une économie faible et un marché boursier faible, comme Reagan.

En 1929, le Dow Jones a atteint un pic de 400 et s’est ensuite s’effondré à 40 en 1932. Cette chute de 90% est survenue à un moment où les conditions économiques aux États-Unis et à travers le monde étaient bien meilleures qu’aujourd’hui. Depuis 1981, le Dow Jones a vu sa valeur multipliée par 22. Alors que le monde connaît une bulle historique d’actifs et du crédit d’une ampleur sans précédent, une implosion de la dette pourrait facilement faire chuter le Dow de 90%, comme en 1929-1932, ou probablement même de 95%, pour retomber à 850, là où ce marché haussier a débuté. Cela signifierait une chute de 95% en termes réels. Je dis « termes réels » parce que nous assisterons probablement au plus grand programme d’impression monétaire de l’histoire. Les banques centrales mondiales imprimeront des milliers de milliards, même des quadrillions, de dollars dans une tentative désespérée de sauver le système financier et l’économie mondiale. Cette impression monétaire massive pourrait faire grimper le Dow bien plus haut, en termes nominaux ou hyperinflationnistes.

LE DOW JONES CHUTERA DE 90% EN TERMES RÉELS

La meilleure façon de mesurer le Dow Jones en termes réels est de le comparer à l’or. L’or est la seule monnaie qui a survécu lors des 5 000 dernières années, et il représente un pouvoir d’achat stable. L’or ne prend pas de valeur avec le temps – c’est plutôt la monnaie papier ou fiduciaire qui ne cesse de se déprécier jusqu’à atteindre zéro.

Le ratio Dow/or a atteint un pic en 1999, et il est maintenant dans une tendance baissière. Une fois la correction actuelle terminée, le ratio continuera à tomber vers 1:1, comme en 1980, alors que le Dow Jones était à 850 points et que l’or était à 850 $ l’once. La seule question est de savoir à quel niveau le Dow Jones et l’or seront lorsqu’ils atteindront ce ratio de 1:1. Est-ce que le Dow sera à 10 000 et l’or à 10 000 $ ? Ou verrons-nous des niveaux hyperinflationnistes, avec le Dow Jones à 100 000 points et l’or à 100 000 $ ? Le niveau absolu n’a pas d’importance, parce qu’à n’importe quel niveau, cela impliquera une perte catastrophique de capital pour n’importe quel investisseur sur les marchés actions.

 

200 Years - Dow/GOld Ratio

 

Lorsque le ratio atteindra 1:1, cela signifiera une perte de plus de 90%, en termes réels, pour les investisseurs en Bourse (1 million $ en actions vaudra moins que 100 000 $ en monnaie d’aujourd’hui). N’oubliez pas que la dernière fois que l’indice Dow Jones s’est effondré de 90%, en 1929-1932, il a fallu 25 ans pour revenir au pic précédent.

LE MARCHÉ DE L’IMMOBILIER PERDRA PLUS DE 75%

Le marché de l’immobilier a également été alimenté par l’explosion du crédit. Je rencontre plusieurs riches investisseurs qui croient que l’immobilier constitue la meilleure forme de préservation de richesse. Il est vrai, bien sûr, que l’immobilier a été un formidable investissement, ces cent dernières années. Pendant des centaines d’années avant 1913, l’inflation est demeurée stable à 1-2% par an. C’était la même chose avec l’immobilier. La valeur d’une maison, au début des années 1700, ne s’est pas beaucoup appréciée pendant 200 ans, jusqu’au début des années 1900. Mais la création de la Fed a conduit à la croissance du crédit et à l’impression monétaire, qui ont pris des proportions exponentielles dans presque tout le monde occidental. C’est pourquoi les prix de l’immobilier ont grimpé de milliers de pourcent au cours des 100 dernières années. Mais il peut être dangereux de croire que l’immobilier représente une valeur réelle après avoir connu la plus grande hausse de l’histoire. Ces dernières années, cette bulle a, en plus, été gonflée par de l’argent presque gratuit et des taux d’intérêt à zéro ou négatifs.

En termes d’or, la valeur de l’immobilier a atteint un pic au début des années 1970. Depuis, la valeur moyenne d’une maison américaine a chuté de 87% par rapport à l’or. On pourrait croire que l’immobilier, aux États-Unis, ne chutera pas beaucoup à partir de ces niveaux. Mais lorsque l’on regarde le niveau élevé des prêts du secteur immobilier, combiné aux taux d’intérêt bas, il est fort probable que l’immobilier, dans le monde occidental, chutera encore. Une cible minimale serait le niveau de 1980, ce qui impliquerait une chute de 50% en termes réels, par rapport à l’or. Mais compte tenu de la bulle immobilière, il est plus probable que nous assistions à une chute de 75-90% depuis le niveau actuel, ce qui voudrait dire qu’il descendrait au moins à 10 sur l’indice Case-Shiller.

 

US Home Prices in gold 1890 - 2016

 

La chute du prix des actifs et la hausse importante de la valeur de l’or pourraient se produire dans les cinq prochaines années. Si tel était le cas, les investisseurs dans les actions et l’immobilier perdront 75 à 90% de leurs actifs en termes réels. Cela ne devrait pas être considéré comme une chute démesurée, mais plutôt comme une correction salutaire, après avoir connu les plus grosses bulles d’actifs et de crédit de l’histoire. Oui, cela engendrera de la misère et nécessitera des ajustements majeurs pour la plupart des gens. Mais cette adaptation est nécessaire afin que le monde puisse à nouveau connaître la croissance, mais sans dette excessive. Parce qu’avec des dettes de l’ordre de 250 000 milliards $ et des millions de milliards de produits dérivés, l’économie mondiale ne peut tout simplement pas avancer. Toute cette dette devra imploser, entraînant avec elle les actifs qu’elle a soutenus.

LA MEILLEURE PROTECTION : L’OR

Clairement, l’or peut offrir une protection contre la destruction de richesse à venir. Mais il doit s’agir d’or physique, détenu hors du système bancaire ou financier, en-dehors du pays de résidence de l’investisseur. L’or doit aussi être conservé dans un pays politiquement stable.

La correction actuelle du prix de l’or devrait être ignorée. Elle est due à la manipulation et à un dollar qui est temporairement fort. Il est essentiel de se couvrir contre les risques que j’ai évoqués plus haut, et l’or constitue la meilleure protection que quiconque puisse posséder. Les gens qui ne possèdent pas d’or s’exposent à des risques financiers et humains monumentaux.

 

Source: Goldswitzerland

Source

 
 

Étiquettes : , , ,

Egon Von Greyerz – En route vers l’apocalypse financière

The Road To Financial Armageddon

Alors que les marchés continuent d’être toujours aussi incertains, aujourd’hui l’homme qui est devenu une légende pour ses anticipations de quantitative Easing(Planche à billets), dans les fluctuations des devises et sur des événements mondiaux majeurs vient d’expliquer sur kingworldnews que le monde se dirigeait tout droit vers l’apocalypse financière.

Egon von Greyerz fondateur de Matterhorn Asset Management & GoldSwitzerland 

L’Or a bondi face à toutes les devises

Alors que le cours de l’Or est en pleine période de consolidation actuellement, et avant qu’il ne reparte vers de nouveaux sommets, il est bon de revenir un peu en arrière et de comprendre pourquoi l’Or s’apprécie de façon spectaculaire depuis 1 siècle et pourquoi cette tendance va se poursuivre pendant nombreuses années encore…

La plupart des gens ne savent pas ce qu’est réellement de l’argent. Ils croient que si ils détiennent 100 dollars ou 100 euros, que cela représente une valeur réelle et qu’elle sera durable dans le temps. Peu de gens se rendent compte que leur monnaie qu’ils appellent « argent » n’a absolument rien à voir en réalité avec de l’argent. Toutes les monnaies papier sont éphémères et retournent vers leur valeur intrinsèque à savoir « zéro ». Pourquoi ? Tout simplement parce que les gouvernements irresponsables s’accrochent au pouvoir en imprimant ou en empruntant des quantités astronomiques de billets parce qu’ils espèrent ainsi apaiser le mécontentement du peuple et que cela leur permettra d’être réélu. La monnaie papier comme son nom l’indique, ne sera jamais de l’argent réel. Il est délivré par décret et cette monnaie de singe ne repose sur rien d’autre que sur de l’endettement et du passif.

Le pouvoir corrompt et l’argent corrompt. C’est une combinaison néfaste qui détruit non seulement les gens, mais aussi les nations. Et malheureusement, nous avons maintenant atteint un moment dans l’histoire où les quantités illimitées de monnaie fiduciaire qui ont été créées détruiront également les continents. Pour comprendre ce que l’argent est et n’est pas, nous pouvons simplement regarder l’exemple détaillé ci-dessous.

La plupart des habitants du Zimbabwe ont cru que le dollar zimbabwéen était de l’argent et qu’il récompensait un travail et ou une production. Mais lorsque le régime irresponsable a commencé à manquer d’idées et d’astuces pour dissimuler leur complète incompétence dans la gestion de l’économie, ils ont dû imprimer des quantités infinies d’argent jusqu’à ce que le billet zimbabwéen de 100 milliards de dollars ne devienne totalement inutile à son tour, étant donné qu’il ne valait plus rien. L’inflation au Zimbabwe a augmenté de façon exponentielle. En 2008, l’inflation annuelle avait été estimée à 90.000 milliards de milliards de pourcent (soit 90^21, c’est à dire 90 avec 21 zéros derrière). Au cours de cette même période, le dollar américain a augmenté de 10^30 (10 avec 30 zéros derrière) par rapport au dollar Zimbabwéen.zimbabwe-s-hyperinflationCe qui est arrivé au Zimbabwe montre parfaitement comment un pays qui était à l’origine prospère peut finir par être complètement détruit du fait d’une très mauvaise gestion de son économie. Le pays a un secteur agricole très performant, détenu principalement par des Britanniques depuis l’époque de la Rhodésie du Sud. Ce pays dispose également de ressources minérales considérables. Mais la valeur de ce pays a été détruite progressivement lorsqu’il est devenu indépendant. Et durant ce tragique déclin du Zimbabwe, des terres et domaines privés ont été expropriés et des entreprises ont été nationalisées.

Et par conséquent, le Zimbabwe illustre parfaitement comment on détruit une monnaie en tuant l’entreprise privée par de l’ingérence et un contrôle du gouvernement. Il existe de nombreux autres exemples dans l’histoire. La partition de l’Allemagne après la seconde guerre mondiale montre clairement comment un pays a été divisé en deux – avec une Allemagne de l’Ouest ayant une économie prospère et de libre marché face à une Allemagne de l’Est avec une économie communiste pauvre, planifiée et centralisée.3-kinds-of-moneyLe déclin du dollar américain a été beaucoup plus rapide que ce que la plupart des gens pensent. En clair, ils se sont rendus compte de rien ou presque. En 1971, le billet de 100 dollars américain (photo ci-dessus) équivalait à une barre d’Or de 100 grammes (environ 3 onces). Aujourd’hui, ce même billet de 100 dollars ne vous permettra d’acquérir qu’une petite pièce en Or ou 3% de cette même barre d’Or qui fait toujours 100 grammes.

Mais le dollar américain n’est pas la seule monnaie qui ne cesse de se déprécier. Toutes les principales devises sont en compétition dans une course sans fin à la dépréciation, comme pour l’euro, le yen, la livre, ainsi que pour toutes les autres monnaies.

Le graphique ci-dessous prouve que l’Or est la vraie monnaie et que son pouvoir d’achat reste stable (Sur le graphique ci-dessous, l’Or est représenté par une horizontale tracée à 100 $). La valeur de l’Or ne varie pas. L’Or joue le rôle que les différentes monnaies devraient tenir. L’Or est une valeur stable et l’est depuis des milliers d’années. Il y a 2000 ans, avec une once d’or on se procurait un beau costume, et c’est toujours le cas aujourd’hui. Et c’est exactement ce rôle qu’une monnaie doit jouer. Une devise devrait maintenir sa valeur au fur et à mesure du temps qui passe. Mais si nous examinons maintenant le graphique ci-dessous, nous voyons comment toutes les monnaies ont perdu de 97 à 99% de leur valeur face à l’or durant ces 100 dernières années.100-years-of-paper-money-collapseComme le montre le graphique ci-dessus, il ne reste plus qu’à parcourir de 1 à 3 % à la baisse avant que le dollar, l’euro, le yen et la livre n’atteignent leur valeur intrinsèque à savoir « zéro ». Cette chute finale est quasiment certaine et ce n’est plus qu’une question de temps avant que cela ne se matérialise. Avec une croissance exponentielle de la dette depuis 2006, nous pourrions très bien voir cette destruction finale des monnaies dans les 5 à 7 prochaines années. Et si la dette n’engendre pas un effondrement, les contreparties face aux 1.500.000 milliards de produits dérivés viendront à faire défaut.

Le Zimbabwe illustre parfaitement comment une monnaie qui était censée être de l’argent et conserver son pouvoir d’achat, s’est transformée en une promesse sans valeur qui ne pouvait même plus être utilisée lors de transactions. Dans les dernières étapes, le peuple zimbabwéen réclamait des dollars américains ou de l’Or.

Dans toute l’histoire, aucune des monnaies papier n’a jamais survécu. Par conséquent, il semble y avoir peu d’espoir à ce que l’on connaisse un jour un système avec une monnaie saine. Oui, il y a eu des périodes où cela a été le cas, mais ces moments ont rarement duré longtemps. Le pouvoir semble avoir un tel effet corrupteur sur tous ceux qui entre en politique et donne une envie irrésistible d’imprimer et de dépenser de l’argent qui n’existe pas.

La solution la plus simple consisterait d’abord à se débarrasser de toutes les banques centrales parce que c’est principalement à cause d’elles que les monnaies se déprécient continuellement et finissent par valoir moins que le bout de papier sur lequel elles sont imprimées. Les banques centrales ont deux fonctions principales: elles manipulent artificiellement les taux d’intérêt et elles impriment de la monnaie. En manipulant les taux d’intérêt, elles détruisent les lois naturelles de l’offre et de la demande. Si la demande est forte pour l’argent, dans un marché libre, les taux d’intérêt vont s’ajuster naturellement jusqu’à freiner la demande d’argent. De plus, des taux d’intérêts plus élevés compensent correctement les déposants pour les risques importants qu’ils prennent.

En route vers l’apocalypse financière

Ce qui se passe aujourd’hui, c’est tout le contraire d’un marché libre. La dette globale a augmenté plus de dix fois en 25 ans et les taux d’intérêt sont nuls voire négatifs. Cette répression financière est une manipulation d’une ampleur jamais vu de toute l’histoire. Elle détruit complètement le libre marché et sème les graines d’une apocalypse financière à venir. A chaque fois que les lois naturelles de l’offre et la demande ont été perturbés, il y a toujours eu des conséquences graves.
Une chose est sûre. Le système financier actuel ne survivra pas parce qu’il repose sur des principes qui ne sont pas tenables. Dans un tel système, il ny’ a pas de monnaie saine. Ce qui est certain, c’est que l’ or est la seule réelle monnaie, qui continuera de refléter la mauvaise gestion de l’économie mondiale ainsi que la dépréciation continuelle des monnaies jusqu’à ce qu’elles finissent par ne plus rien valoir dans les prochaines années ».

Source: kingworldnews , via BB

 
 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Egon Von Greyerz : l’instant n’a jamais été aussi grave, le système financier mondial est au bord du gouffre

total-collapse

Voici Egon von Greyerz fondateur de Matterhorn Asset Management & GoldSwitzerland 

Ca n’a jamais été aussi dangereux que maintenant

Egon von Greyerz: « Pour l’économie mondiale, la période actuelle est la plus dangereuse de toute l’histoire… Dans presque tous les pays ou régions du globe, les problèmes sont d’une telle ampleur que le moindre grain de sable pourrait où que ce soit, déclencher un effondrement du système financier mondial. Sachez qu’il n’a jamais été aussi interconnecté qu’aujourd’hui, et lorsque le premier domino se mettra à tomber, cela créera une réaction en chaîne qu’il sera alors impossible de stopper…

Le monde se dirige actuellement vers trou noir déflationniste qui est sur le point d’aspirer l’ensemble de la dette mondiale de 250.000 milliards de dollars avec le passif non capitalisé ainsi que les produits dérivés de 2.000.000 de milliards de dollars supplémentaires voire plus. Ce serait alors la fin du système financier mondial tel que nous le connaissons actuellement. Les gouvernements et les banques centrales du monde entier sont bien sûr tout à fait conscients de cette situation et se tiennent prêts à appuyer sur le bouton du plus massif programme de création monétaire de toute l’histoire.

Dette: La plus importante bulle de l’histoire

Regardez l’Europe avec la Deutsche Bank, qui est l’une des plus importantes banques au monde, elle est valorisée à 1% de la valeur de ses actifs et son exposition sur les produits dérivés représente jusqu’à 20 fois le PIB allemand. Le cours de l’action nous montre que la Deutsche Bank est en faillite. Comme le sont les banques grecques, italiennes, espagnoles, portugaises, françaises, etc…

Les 80 milliards d’euros par mois ou les 1.000 milliards d’euros par an d’impression monétaire de la BCE n’ont aucun effet. Les banques centrales sont en train de tirer sur la corde. Le renflouement de la quatrième plus grande banque italienne, Monte dei Paschi, est un échec total. L’Allemagne est complètement opposée au renforcement de la politique monétaire de la BCE et le gouvernement italien ne veut pas que ce soit aux déposants de renflouer les banques. Ce serait une catastrophe politique. Les créances douteuses des banques italiennes représentent 20% du Pib. Cela confirme une fois de plus ce que je pense depuis longtemps. En clair, que cela soit pour une banque ou un état, les dettes ne seront jamais remboursées.

Le japon va au devant d’énormes problèmes

Les nouvelles qui proviennent d’un peu partout dans le monde ne font qu’empirer chaque jour. Le programme d’impression monétaire du Japon de 80.000 milliards de yens (800 milliards de dollars) n’a aucun effet. Kuroda, le Kamikaze et actuel gouverneur de la Banque du Japon ne sait plus quoi faire, il est totalement perdu. Il achète actuellement toutes les obligations que la Banque du Japon émet. La Banque du japon (BOJ) fait partie du top 10 des actionnaires qui possèdent 90% des 225 sociétés composant le Nikkei.

Ainsi , non seulement la BoJ détient les obligations japonaises que le Japon ne pourra jamais rembourser, mais la BOJ tente désespérément de soutenir le marché boursier japonais. Tout comme les obligations finiront par ne plus rien valoir, la Banque du Japon est susceptible de perdre au moins 90% sur ses avoirs en actions. Le bilan de la BoJ approche maintenant d’un demi millions de yens (5.000 milliards de dollars), et par rapport à toutes les autres banques centrales, c’est elle qui a imprimé le plus d’argent. Mais elle ne va pas s’arrêter là. La dernière folie de Kuroda consiste à maintenir le taux d’intérêt obligataire à 10 ans à 0% sur une période indéterminée. Alors que les investisseurs commencent à se débarrasser des obligations japonaises, la BoJ devra imprimer des quantités illimitées de yens et augmenter ainsi sa dette de façon exponentielle afin de maintenir les taux à zéro. Cette politique monétaire Kamikaze est vouée à l’échec.

Et la Chine…

L’explosion de la dette sur les marchés émergents a créé une situation désastreuse pour de nombreux pays. La dette des entreprises sur ces marchés a augmenté de façon massive au cours des dix dernières années et se situe maintenant à 25.000 milliards de dollars. Sans une croissance continue des exportations comme des prix des matières premières, ces pays vont entrer dans une spirale déflationniste. Selon la BRI, la «différence entre le ratio crédit / PIB de la Chine et sa tendance à long terme» a atteint 30,1% au premier trimestre 2016. Cet indicateur est destiné à mesurer «la surchauffe financière et les potentielles difficultés financières». Son niveau, le plus élevé jamais atteint pour ce pays, est préoccupant: au-delà de 10% la BRI estime qu’un pays fait face à un risque bancaire. En 16 ans, la dette chinoise est passée de 2.000 milliards de dollars à 32.000 milliards de dollars depuis l’an 2000 ce qui fait que cette énorme bulle d’endettement, la plus importante de toutes les bulles, risque d’exploser à tout moment. La plupart de cet argent est allé dans de grands projets immobiliers qui n’ont aucune valeur et aucun retour sur investissement. Les créances douteuses en Chine sont estimées à 2.000 milliards de dollars, mais ce chiffre est probablement beaucoup plus élevé encore.

Et les Etats-Unis…

Aux Etats-Unis, la dette des entreprises est passée de 2.000 milliards de dollars à 6.000 milliards de dollars au cours des 10 dernières années. Une grande partie de cette dette a été utilisée pour des programmes de rachats d’actions mais cela n’a malheureusement crée aucune valeur économique, sauf pour quelques actionnaires et dirigeants richissimes. Et la dette publique américaine aura doublé, passant ainsi de 10.000 milliards de dollars à 20.000 milliards de dollars durant les 8 années où Barack Obama aura siégé à la Maison blanche. Cette hausse est à la fois démentielle et inacceptable. Cela montre clairement que l’Amérique glisse vers la faillite. Un pays qui chaque année n’a jamais eu un seul excédent budgétaire et ce depuis 55 ans, n’a aucune chance de s’en sortir. La seule raison pour laquelle l’économie américaine ne s’est pas encore effondrée, c’est que le dollar demeure toujours la monnaie de réserve internationale. Mais le dollar ne mérite pas d’être cette monnaie de réserve. Face au franc suisse, par exemple, le dollar est en baisse de 77% depuis 1971. Et face à l’Or(seule monnaie à avoir survécu depuis la nuit des temps), le dollar est en baisse de 97% depuis 1971. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que le dollar commence à dégringoler jusqu’à ce qu’il atteigne sa valeur intrinsèque à savoir zéro et il en sera de même pour de nombreuses autres devises.

Le système financier mondial est au bord du gouffre

Actuellement, nous sommes au bord d’un trou noir qui pourrait très facilement provoquer une implosion déflationniste de tous les actifs financiers et de toutes les dettes. Aucun gouvernement ne parle de ce sujet actuellement et aucun des banquiers centraux n’ose évoquer à quel point la situation actuelle est grave. A l’heure où j’écris ces quelques lignes, il ne faudrait pas grand chose pour que tout le système financier mondial ne s’effondre complètement. Ce serait vraiment surprenant que les banques centrales ne mettent pas en place le plus grand programme d’impression monétaire de tous les temps. Ils n’ont pas intérêt d’être en retard de quelques secondes ce jour là car dans ce cas ils ne seront pas en mesure d’arrêter l’effondrement.

Supposons qu’un miracle se produise et que les banques centrales interviendront dans le temps et impriment des dizaines de milliers de milliards de dollars, ou même éventuellement, des centaines de milliers de milliards de dollars, voire carrément des millions de milliards de dollars, euros, yens, etc. Nous assisterons alors à une période hyperinflationniste qui sera bien plus importante que ce qu’il s’était passé lors de la République de Weimar ou au Zimbabwe plus récemment pour la simple raison que les chiffres en jeu aujourd’hui, sont démentiels.

Mais bien entendu, nous savons tous que la richesse ne peut pas être créée en imprimant des morceaux de papier sans valeur ou par le biais d’ordinateurs en ajoutant des zéros assis derrière un écran. Donc, malheureusement, le monde ne résoudra pas son problème d’endettement à l’aide de l’impression monétaire. Au contraire, cela ne fera qu’augmenter la dette. Et le monde va bientôt comprendre que l’on ne peut pas résoudre un problème en appliquant les mêmes méthodes et recettes qui sont à l’origine de toutes les difficultés que nous subissons.

Hyperinflation suivie d’un effondrement déflationniste

Après l’hyperinflation, qui n’aura rien résolu, mais créé un problème encore plus important, nous assisterons ensuite à un effondrement déflationniste. Malheureusement, cet effondrement déflationniste sera et est absolument nécessaire afin de se débarrasser de toutes les dettes ainsi que de toutes les bulles d’actifs. Ce sera un peu comme un feu de forêt qui se débarrassera de tout le bois mort et créera les bases d’une nouvelle forte croissance et ce sans aucun endettement. C’est le seul moyen que l’on a pour que le monde puisse retrouver la croissance. Nous devons nous débarrasser de tout cet endettement qui nous pèse, de toutes ces fausses valeurs qui ont été créées durant cet ère de décadence afin de repartir sur de bonnes bases.
Malheureusement, il ne sera pas facile de se protéger face à tous ces bouleversements qui se profilent. Tout ces chocs sont susceptibles d’entraîner des troubles sociaux, des guerres, la famine, la maladie et d’énormes difficultés pour la plupart des gens. Durant cette période de transition de de bouleversements, vous aurez besoin d’argent pour payer ou pour faire du troc. A chaque crise, qu’elle soit inflationniste ou déflationniste, l’Or a toujours été utilisé comme un moyen de paiement. Au cours d’une période hyperinflationniste, l’Or reflète la destruction de la monnaie papier en s’appréciant plus que sensiblement.

Voilà ce que vous devez faire

Ce que la plupart des gens ne réalisent pas, c’est que l’Or obtient d’aussi bons résultats en période de déflation. Si nous assistons à l’implosion déflationniste dont j’ai parlé précédemment, le système financier que l’on connait sous sa forme actuelle n’existera plus pendant un certain temps et l’Or deviendra l’un des rares moyens de paiement. Voilà pourquoi l’Or sera également une excellente protection lors d’une période déflationniste, bien que sa valeur nominale sera beaucoup plus faible que lors d’une période d’hyperinflation.

Par conséquent, vu les risques qui se profilent dans le système financier et sur l’économie mondiale, l’Or ainsi que l’Argent sous leur forme physique, constitueront la meilleure assurance que l’on se doit de détenir, face à la destruction massive de richesses qui vient »

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 28 septembre 2016 dans économie, général, International, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Egon Von Greyerz : Les gens vont tout perdre et les conséquences seront dévastatrices

silver-dow-jones

Dow vs silver : la tendance est claire 

Dans la série banques en faillites, c’est maintenant la 8e banque italienne, la Popolare di Vicenza, qui est  bientôt en faillite :

C’est une information de l’agence Reuters qui nous apprend que « la banque régionale italienne Popolare di Vicenza a annoncé lundi une perte de 795 millions d’euros au premier semestre, conséquence d’une augmentation des provisions destinées à couvrir des créances douteuses et d’éventuels procès de la part de la clientèle ».

La banco Popolare di Vicenza n’est rien de moins que la huitième banque italienne et elle ne semble pas au bout de ses difficultés :

« Cette dernière est propriété du fonds de renflouement bancaire Atlante, qui avait dû intervenir en mai après l’échec de sa tentative d’introduction en Bourse de 1,5 milliard d’euros.

Les dépréciations de créances ont approché les 600 millions d’euros durant la période considérée, en prenant en compte les conclusions provisoires d’un examen pratiqué par la Banque centrale européenne (BCE) »…

Mais rassurez-vous, du côté des fonds propres tout va très bien puisque la banco Popolare di Vicenza explique aussi dans un communiqué que « son ratio de fonds propres CET1 était de 10,75 % fin juin, à comparer au ratio minimal de 10,25 % exigé par la BCE »…

Ma perfidie naturelle me fait dire qu’ils ont réussi à calculer le ratio pour être juste au-dessus de la limite souhaitée… mais cela n’empêchera pas la faillite inéluctable d’un certain nombre de banques italiennes.

Hé oui, comme nous le verrons après, ça se corse vraiment pour les banques Italiennes ….

Voici maintenant Egon Von Greyerz :

« L’automne 2016 se profile et ça fait un certain temps déjà que l’horizon s’assombrit sur l’économie mondiale. Par conséquent, les prochains moins qui se arrivent n’augurent rien de bon. Vendredi 09 Septembre 2016, avec une chute d’environ 400 points, le Dow Jones a effacé tous ses gains depuis le début du mois de Juillet. Depuis le début de l’année 2016, le Dow Jones est maintenant en hausse de seulement 2,6%. 8 Ans de Taux « ZERO » n’ont pas réussi à relancer l’économie américaine, pas plus que l’économie mondiale…

Depuis l’an 2000, le Dow Jones est en hausse de 57%, ce qui au demeurant semble être un excellent rendement depuis plus de 16 ans. Mais il faut se rappeler que nous avons vécu une période d’impression monétaire et de création de crédit sans précédent durant ces 16 dernières années. Lors de ma précédente interview la semaine dernière sur kingworldnews, j’avais parlé de cette gigantesque création de crédit et donc d’endettement aux Etats-Unis.

La dette mondiale a explosé depuis l’an 2000

Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que la dette a explosé puisque nous avons assisté au même processus dans le monde entier au cours de ces 16 dernières années. Par exemple, la dette chinoise, est passée de 1000 milliards de dollars à 32.000 milliards de dollars en 16 ans. Et la dette publique japonaise a explosé et atteint aujourd’hui 250% du PIB. Dorénavant, chaque mois, le Japon imprime la moitié des dépenses du gouvernement et achète toutes les obligations qu’il émet. Pour être clair, le Japon est en faillite et un défaut est inévitable. En Europe, la BCE imprime 80 milliards d’euros chaque mois. Mais bien entendu, cela ne suffira pas à sauver un système financier européen en faillite.

Que nous parlions des banques grecques, espagnoles, françaises, italiennes ou allemandes, elles détiennent toutes des milliards d’actifs toxiques et n’ont que pour seul acheteur, la BCE. C’est la raison pour laquelle le programme actuel d’impression monétaire de la BCE ne s’arrêtera pas en Mars 2017, au contraire, il va même s’accélérer. Mais comme nous le savons tous, l’argent imprimé ne crée pas de richesses et ne pourra jamais sauver le système financier. Tout cette impression monétaire n’aura qu’une seule conséquence, cela augmentera le fardeau de la dette et produira une hyperinflation.

Les taux d’intérêt négatifs dans de nombreux pays n’ont eu aucun effet bénéfique sur l’économie mondiale. Avec plus de 13.000 milliards de dette souveraine à taux négatifs, les investisseurs doivent maintenant payer les gouvernements pour avoir le privilège de détenir leurs obligations qui ne valent absolument rien. Ces investisseurs sont désemparés puisque d’une part, ils récupéreront moins d’argent que ce qu’ils avaient investi initialement en raison de l’intérêt négatif, et d’autre part, ils ont peu de chances de revoir leur capital étant donné qu’aucun gouvernement n’est en mesure aujourd’hui de rembourser leur dette avec de l’argent réel.

Les gens vont tout perdre

Comme je l’ai expliqué à maintes reprises, les gens ne devraient pas détenir d’obligations d’état. Mais malheureusement la plupart des institutions et des fonds de pension en sont dépositaires et en détiennent des dizaines milliers de milliards aux noms de petits épargnants et retraités qui verront leurs économies disparaître complètement. On a jamais connu un moment dans l’histoire où l’épargne et les investissements risquaient de s’évaporer totalement. Mais le risque que cela se produise au cours des cinq prochaines années n’a jamais été aussi important. Et les conséquences seront dévastatrices. Olivier Delamarche et Marc Touati ont évoqué ce sujet ce lundi 12 septembre 2016 dans l’émission « intégrale placement » de BFM Business. Un conseil… Accrochez-vous !

Le risque n’a jamais été aussi important pour les investisseurs du monde entier et ce sur toutes les classes d’actifs, que ce soit, les actions, les obligations et l’immobilier. La hausse du Dow Jones de 57% depuis 2000 est à relativiser puisque par rapport au cours de l’or sur les 16 dernières années, il est en baisse de 70%.gold-dollarLes marchés boursiers et indices du monde entier ont, depuis le début de l’année 2016, sensiblement sous-performé par rapport aux cours de l’Or et de l’argent. Depuis le début de l’année 2016, Le Dow Jones est en baisse de 19% par rapport à l’Or et de 25% par rapport à l’argent. Cette année, parmi toutes les classes d’actifs, l’Argent métal a été l’une des plus performantes.silver-dow-jonesMais nous ne sommes probablement qu’au début de la montée de l’argent face à toutes les autres d’actifs. Au cours des cinq prochaines années, je m’attends à ce que la plupart des marchés boursiers mondiaux chutent d’au moins 90% face aux métaux précieux.

L’Or à 10.000 dollars l’once et l’Argent à 500 dollars l’once

Le cours de l’Or a augmenté de 25% cette année par rapport à la valeur du dollar.

La correction que l’on a connu sur les métaux précieux qui avait démarré en 2011, s’est achevée en Décembre 2015. L’or et l’argent ont maintenant repris leur cycle haussier et il n’est pas improbable que nous nous dirigions vers de nouveaux sommets au cours des prochains mois à savoir au-dessus des 1920 dollars l’once pour l’Or et au delà des 50 dollars l’once pour l’argent. Au cours des prochaines années, l’Or et l’argent pourraient facilement atteindre respectivement 10 000 dollars l’once et 500 dollars l’once. Mais ces objectifs de cours pour l’Or et l’Argent pourraient se démultiplier avec les impressions massives que nous préparent les banques centrales puisque cela finirait par provoquer une hyperinflation et un effondrement de la valeur des monnaies.gold-dollarPar conséquent, c’est encore le bon moment pour acheter de l’or et de l’argent, mais je doute que nous restions à ces niveaux de cours très longtemps.

Lorsque les métaux précieux sont achetés afin de préserver son patrimoine, il convient de respecter certaines règles.

Les méthodes suivantes pour acquérir ou détenir de l’Or et de l’argent ne préserverons pas votre patrimoine et doivent donc être évités à tout prix:

* Les ETF Or et Argent – La plupart de ces ETF ne sont pas soutenus par de l’Or et de l’Argent physique, et ce même si il est indiqué qu’ils le sont. Si vous lisez correctement les prospectus, vous trouverez que même les ETF qui sont soit disant soutenus par de l’Or et de l’Argent, peuvent contenir des métaux papier à la place. De plus, les ETF sont en réalité un investissement papier au sein du système financier, que les investisseurs ont peu de chances de récupérer en cas de défaut.

* Or et Argent papier des banques et contrats Futures – Ceux-ci doivent être évités à tout prix , car ce ne sont que de simples contrats à terme ( papier)  qui ne seront évidemment jamais réglés en cas de crise.

* Or et Argent stockés en banque – Nous avons vu de nombreux exemples de clients à qui on avait expliqué que les lingots d’Or et d’Argent avaient été alloués, alors qu’en fait la banque ne les détenait pas. Et même si la banque détenait les métaux physiques de leurs clients, eh bien, en période de crise, nous avons souvent des exemples de banques qui utilisent les actifs de leurs  propres clients. Stocker de l’Or et de l’Argent dans l’un des coffres-forts d’une banque privée n’est pas non plus conseillé puisque en cas de défaillance bancaire, les investisseurs ne pourront plus avoir accès sur ce qu’ils avaient déposé et ce pour une très longue période.

* Devenir copropriétaire de lingots d’Or et d’Argent – Beaucoup d’ entreprises offrent la possibilité de devenir co-propriétaire de métaux stockés en dehors du système bancaire. Avec ce système, l’investisseur ne possède pas ses propres lingots et n’a pas d’accès personnel à ses métaux.

* Stocker de l’Or ou de l’argent chez soi – Vous ne devez stocker chez vous qu’une quantité que vous pouvez vous permettre de perdre. L’augmentation de la criminalité et des troubles sociaux vont rendre le stockage à domicile très dangereux et souvent lorsque l’un des membres de votre famille se retrouve sous la menace d’une arme à feu, il révélera où sont cachés les métaux .

Voilà ce qu’il faut faire afin de préserver votre patrimoine:

* Détenez votre Or ou Argent sous la forme physique dans des coffres privés et en dehors du système bancaire.

* Vous devez en avoir l’entière propriété et un accès direct à vos différents lingots ou pièces de monnaie.

De nombreux investisseurs demandent quel pourcentage de leurs actifs financiers doivent-ils investir dans les métaux précieux. Certains investisseurs sont vraiment préoccupés par l’état actuel du système financier et ont investi entre 60 et 100% dans l’Or et l’Argent. Les investisseurs doivent décider eux-mêmes du pourcentage avec lequel ils se sentent à l’aise. A notre avis, l’objectif d’un investissement dans les métaux précieux doit dans l’absolu vous permettre de pallier à une crise du système financier.

Ce qui est important à retenir, c’est que l’or et l’argent sont des monnaies et de la liquidité instantanée. Tout au long de l’histoire, dans tous les pays où il y a eu une grave crise financière, l’Or comme l’argent ont toujours été utilisés comme monnaie d’échange ou pour faire du troc.

Source

 
Poster un commentaire

Publié par le 13 septembre 2016 dans économie, général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :