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Les banques centrales ont crée une énorme bulle qui s’apprête à éclater

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Où sont partis tous les dollars ?
Tant de temps est passé
Où sont partis tous les dollars ?
Il y a si longtemps
Où sont partis tous les dollars ?
Uncle Sam les a tous dépensé
Quand va-t-il enfin apprendre ?
Quand va-t-il enfin apprendre ?

Lorsque Pete Seeger a écrit la célèbre chanson « Where have all the dollars flowers gone » en 1955, il ne savait pas que la dette totale des États-Unis, qui s’élevait alors à quelques centaines de milliards de dollars, atteindrait environ 70 000 milliards $, 63 ans plus tard.

Seeger était auteur-compositeur-interprète et son héritage durera beaucoup plus longtemps que celui de Nixon, Greenspan, Bernanke et de tous ceux qui ont contribué à cette croissance massive du crédit et à la destruction du dollar. Alors que la chanson de Seeger – un chef d’oeuvre – existera encore dans 50-100 ans, tous les opportunistes qui ont détruit l’économie américaine, et donc l’économie mondiale, seront bientôt oubliés.

Il est incroyable de voir autant de médiocrité ou même d’incompétence dans la gestion du système financier. Les banques centrales et leurs dirigeants ont crée une énorme bulle qui s’apprête à éclater. Ils ont donné au monde l’impression d’avoir sauver l’économie mondiale, alors qu’en fait, ils ont créé un monstre. Les dirigeants de banque centrale qui ont réussi à prendre leur retraite avant l’éclatement peuvent s’estimer heureux. Ceux actuellement en place risquent de ne pas avoir cette chance.

QE A ÉCHOUÉ ET QT ÉCHOUERA

Les dirigeants ne cessent de faire grandir le monstre en imprimant toujours plus. Ils font de la pure « impression monétaire » (Money Printing ou MP). Mais ils appellent cela « assouplissement quantitatif » (Quantitative Easing ou QE). Un nom ridicule pour cacher leurs propres insuffisances et tromper les gens. Personne ne comprend ce que signifie « assouplissement quantitatif », et c’est bien sûr délibéré. Induire le peuple en erreur en lui faisant croire que ce tours de passe-passe est une formule alchimique qui crée la prospérité éternelle.

Les dirigeants de banque centrale sont tellement persuadés de contrôler la situation qu’ils transforment l’assouplissement quantitatif (QE) en resserrement quantitatif (QT – Quantitative Tightening). Le QE n’a pas fonctionné et a transformé un système financier fragile en plus grosse bulle de l’histoire. Même les taux d’intérêt nuls ou négatifs, combinés à l’impression monétaire massive (MP), n’ont pas permis de générer une croissance du PIB réel (mesuré avec l’inflation réelle). De plus, plusieurs dollars/euros/livres d’expansion du crédit sont nécessaires pour créer un seul dollars/euros/livres de croissance du PIB.

Alors que QE a été un échec, comment peut-on penser que QT fonctionnera ? Cela revient à enlever le bol de punch à un alcoolique, qui mourra à cause de la boisson ou du manque. C’est la même chose pour l’économie mondiale. Elle s’effondrera avec plus de QE ou avec le QT. Donc QE / QT = TE (THE END – LA FIN).

UNE BULLE DE 240 000 MILLIARDS $ ET UN BALLON DE 2,5 QUADRILLIONS $

« Quand va-t-il enfin apprendre ? » qu’on ne crée aucune prospérité en imprimant de l’argent. N’oubliez pas que la création monétaire ne concerne pas uniquement les banques centrales. Cela désigne aussi l’expansion du crédit par les banques, les sociétés de cartes de crédit et de financement, etc. Toutes ces institutions prêtent 10 à 50 fois le dépôt ou le capital qu’elles reçoivent.

La meilleure façon de retenir une leçon est de l’apparendre « à la dure ». Dans le cas de l’économie mondiale, cela se traduirait par l’explosion de la gigantesque bulle. Comme beaucoup de bulles, celle-ci ne contient que de l’air chaud. Ainsi, ce monstre de 2,5 quadrillions $ ne contient que des fausses promesses qui disparaîtront lors de l’éclatement, comme la dette, les passifs non capitalisés et les produits dérivés. Ces promesses ne sont pas seulement des mots, mais aussi 2,5 quadrillions $ d’engagements monétaires ou de reconnaissances de dette. Pour éviter l’effondrement, les banques centrales ont dû constamment gonfler le ballon. Donc, de plus en plus de dettes pour remplir la bulle avec des actifs gonflés, et encore plus de paroles en l’air des banquiers et des politiciens pour rendre tout cela plausible.

L’explosion de la dette n’est pas seulement une maladie américaine. Il s’agit d’un phénomène mondial qui a touché la plupart des pays ayant une banque centrale capable d’imprimer de la monnaie.

Il suffit de regarder le graphique ci-dessous pour voir que la dette mondiale a triplé depuis 1999, en passant de 80 000 milliards $ à 240 000 milliards $ aujourd’hui.

 

 

DETTE MONDIALE ET BULLE DES ACTIFS

Lorsque la dette mondiale et la bulle des actifs éclateront, le monde découvrira qu’il n’y avait rien à l’intérieur. Évidemment, il y a aussi des actifs réels et de la véritable richesse. Le problème est que lorsque la bulle éclatera, toute la dette implosera, car personne ne pourra la rembourser, et avec elle, beaucoup d’actifs perdront leur valeur.

La question est de savoir si les actions, les obligations, l’immobilier et les autres actifs chuteront de 75% ou 95%. À mon avis, la plus grosse bulle de l’histoire provoquera la plus grande catastrophe financière jamais connue. MP (QE) n’aura aucun effet, sauf de provoquer une hyperinflation temporaire. Beaucoup d’actifs vont perdre toute leur valeur, comme l’argent en banque, les sociétés fortement endettées, comme Tesla, et bien d’autres. Certains biens précieux pourront être achetés pour quelques centimes.

LA CHINE A ACCUMULÉ 16 000 TONNES D’OR DEPUIS 2007

Aucune monnaie fiduciaire n’a traversé l’histoire. Elles aparaissent et disparaissent. L’or a un pouvoir d’achat stable depuis 5 000 ans et c’est la seule monnaie à avoir survécu. C’est pourquoi les pays qui comprennent l’importance de l’or physique continuent d’en accumuler, comme la Russie, la Chine et l’Inde. Dans le même temps, le reste du monde a investi moins de 0,5% des actifs financiers mondiaux dans l’or physique.

Il suffit de regarder la Chine dans le tableau ci-dessous. 140 tonnes supplémentaires ont été achetées au mois de juin, ce qui porte le total des achats à 16 000 tonnes ou 650 milliards $, dont la quasi-totalité ont été effectués depuis 2007.

 

 

LE MARCHÉ PAPIER DE L’OR ET L’ARGENT VA S’EFFONDRER

Lorsque l’énorme bulle éclatera, le marché papier de l’or et de l’argent en fera autant. La taille du marché papier est au moins 100 fois plus grande que le marché physique. L’essor de ce marché est étroitement lié à la manipulation des métaux précieux par les banques centrales, la BRI et les banques d’investissement. Lorsque le marché papier éclatera, il n’y aura plus d’or (ou d’argent) disponible, et ce, à n’importe quel prix. C’est à ce moment-là que les prix pourraient passer de 1 250 $ à 10 000 $ ou 100 000 $ en très peu de temps.Cela peut sembler totalement irréel et sensationnel, mais ce sera la conséquence de l’éclatement de l’enorme bulle et de la course pour sortir des marchés.

La plupart des gens croient que le statu quo peut durer indéfiniment et que les banques centrales continueront leur jeu ridicule qui consiste à prétendre que l’air est de l’argent réel et peut créer de la richesse.

Il y a un vrai risque que le système ne survive pas sous sa forme actuelle, et que la plupart des actifs perdent une grande partie de leur valeur. Les investisseurs devraient sérieusement envisager d’assurer leur patrimoine.

LE PLUS IMPORTANT MARCHÉ BAISSIER DE L’HISTOIRE EST IMMINENT

La prochaine baisse des marchés financiers devrait débuter plus tard en 2018 ou au début de 2019. Il ne s’agira pas d’une baisse ordinaire ou d’une correction normale. Ce sera le début du plus important marché baissier de l’histoire. Cette fois, les banques centrales et les gouvernements échoueront dans leurs tentatives de sauver le système. Ils vont certainement imprimer beaucoup d’argent et essayer d’abaisser les taux d’intérêt. Mais lorsque les marchés obligataires s’effondreront, les taux vont monter rapidement. Cela signifie que les obligations et les actions vont chuter avec la plupart des actifs.

La seule véritable assurance contre ce qui se profile est l’or physique et un peu d’argent, détenu en dehors du système bancaire. Il n’y a aucune raison valable de ne pas détenir des métaux précieux pour se protéger contre les risques du système financier. La question est de savoir si vous devez mettre 10% de votre épargne dans l’or, ou plus de 50%, comme le font certains de nos clients. À mon avis, c’est le moment d’être complètement couvert. Libre à chacun de décider ce que signifie une protection complète. Mais n’oubliez pas que, cette fois-ci, être sous-assurer pourrait vous coûter cher.

Le récent déclin des métaux précieux est la fin d’une correction de plusieurs années. C’est la dernière occasion d’acheter de l’or et de l’argent à des prix aussi intéressants.

Espérons que personne ne se demandera quand il sera trop tard : « Quand va-t-il enfin apprendre ? »

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Publié par le 1 août 2018 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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On ne veut pas vous faire paniquer, mais une crise boursière va probablement éclater en 2019

Les taux continuent de monter (2.87) , parfaite corrélation inverse avec la bourse …. et le dollar suit aussi

Je suis tout à fait d’accord sur cette date prédite par Artus (pour moi ce sera entre 2019 et 2022) et sur le fait que « Tout laisse présager un éclatement du système » . En 2018 C’est possible que ça explose mais ça reste un peu tôt à mon goût , le système commence à craquer petit à petit on le voit fort bien – mais il faut le temps au temps … Z

Si l’on en croit deux indices boursiers et l’éminent économiste Patrick Artus de la banque Natixis, il faudrait s’attendre à une crise des actions dès l’année prochaine.

La semaine dernière, toutes les bourses du monde paniquaient. Le Dow Jones, à New York, a perdu plus de 9% en cotation boursière en quelques jours et l’indice S&P 500, qui regroupe les 500 plus grosses sociétés américaines, a perdu 1.000 milliards de dollars en capitalisation boursière, soit l’équivalent du PIB mexicain.

De l’autre côté de l’Atlantique, le CAC 40, à Paris, s’est effondré de plus de 2% entre lundi et vendredi et est repassé sous la barre des 5.200 points, du jamais-vu depuis plus d’un an. Idem au Royaume-Uni et en Allemagne, où les bourses de Londres et de Francfort ont lourdement chuté de 3% et ont terminé leur séance à la baisse.

Seulement, aucune autorité ne s’en est alarmée; aucun expert ou connaisseur des marchés financiers n’a crié au loup et ne s’est inquiété d’un nouveau retournement systémique, comparable à ce que nous avons observé en 2007 et 2008 lors de la crise des subprimes.

Pour grandir, il faut tomber

Au contraire, tout le monde semblait soulagé, presque rassuré de voir les bourses mondiales dévisser et retrouver des niveaux «économiquement acceptables». D’après Peter Garnry, chef stratégiste chez Saxo Bank, ces évolutions étaient même «une saine correction sur les marchés des actions»:

«Cette situation ne durera pas […]. Après la correction, les investisseurs en actions vont probablement acheter en fonction de l’inflation et faire remonter les actions, ce qui est un comportement classique de fin de cycle, vu pour la dernière fois en 2007.»

En gros, pour ce dernier comme pour la majorité des spécialistes, les niveaux boursiers ayant atteint des niveaux trop élevés, il était évident d’observer une baisse: on ne vend que quand le cours d’un titre est haut et on n’achète que quand il est faible. Et c’est précisément ce qui est arrivé.

En une semaine, la volatilité de la bourse a explosé, jouant au yoyo sur les titres. Les cours n’ont cessé de baisser puis d’augmenter, avant de chuter à nouveau pour enfin remonter. Lundi 12 février, Wall Street commença sa journée en forte hausse, «après une semaine calamiteuse».

Rassurez-vous, tout serait donc normal. Pas de panique, pas de risque, pas de peur, mais un simple réajustement des cotations afin de revenir à des niveaux normaux, en adéquation avec les réalités économiques. «Une nouvelle crise n’arrivera pas», ont l’air de répéter les investisseurs de tous pays: le capitalisme est trop fort et bien trop puissant pour laisser passer ça.

Les indicateurs dans le rouge

Seulement, cet événement se couple avec un autre phénomène assez inquiétant, déjà repéré par Slate en décembre dernier.

L’indice Shiller, un indicateur mathématique construit dans les années 1990 pour anticiper les bulles financières, a atteint des niveaux vertigineux. De 16,80, sa moyenne entre 1890 et aujourd’hui, il a dépassé début 2018 les 32 –une valeur supérieure à celle de 1929, lors de la grande crise boursière de New York, estimée à 30. Son niveau n’a été plus important qu’une seule fois, au début des années 2000: juste avant l’éclatement de la bulle d’internet, il atteignait 45.

Même l’indice VIX, indicateur de volatilité, communément appelé «l’indicateur de la peur» par les spécialistes, a atteint des niveaux menaçants.

Tout laisse présager un éclatement du système, malgré les discours rassurant des officiels. Pour eux, les bourses n’ont dévissé la semaine dernière qu’à cause de l’annonce d’un arrêt des politiques monétaires non conventionnelles, d’une hausse des taux directeurs et d’un retour de l’inflation. L’ordre spontané du marché devrait s’opérer et les indicateurs rentrer dans le droit chemin. Tel un phénix qui renaît de ses cendres, le capitalisme financier ne disparaîtra pas. Remercions ses capacités d’adaptation optimales et son réajustement automatique.

Des cours artificiellement gonflés

Peut-on vraiment y croire? Ce n’est pas ce que laisse entendre la très sérieuse banque d’investissement Natixis. Lundi 12 février, suite aux très nombreux articles sur le dévissage des bourses mondiales, l’économiste Patrick Artus a publié un court papier annonçant une très probable «crise des actions en 2019».

«La possibilité pour que des bulles-actions apparaissent aujourd’hui (nous regardons les États-Unis et la zone euro) est très élevée, avec les taux d’intérêt à long terme très inférieurs aux taux de croissance anticipés; en tenant compte d’une prime de risque actions “normale”, ceci conduit à une valorisation théorique très élevée des actions», explique-t-il.

Autrement dit, c’est parce que la confiance est au rendez-vous que la crise arrivera. En misant intensément sur les marchés financiers, sans forcément favoriser par l’investissement la relance de la croissance et la création d’emplois, on gonfle artificiellement les cours et on s’approche inévitablement d’un éclatement.

Artus va plus loin dans sa démonstration, avec sa publication «Quel type de crise devant nous? Probablement une crise des actions partant des États-Unis». D’après lui, «la cause la plus probable d’une crise serait la correction à la baisse du marché des actions, partant des États-Unis (où il est cher et fragile, car dépendant des rachats d’actions par les entreprises)».

Un an pour se préparer

En plus de ce que nous expliquions plus haut, où l’éclatement de la bulle serait dû au réajustement accéléré des indices sur la réalité économique, Patrick Artus considère que c’est précisément parce que la situation macroéconomique des États-Unis va s’améliorer qu’une crise nous pend au nez.

Du fait de l’instabilité et des craintes, les bourses ont et continuent d’accueillir énormément de liquidités émanant des investisseurs, ce qui a provoqué une hyperinflation des titres. Seulement, leurs valeurs seraient très fragiles, dépendantes de la santé réelle des entreprises et du niveau de rachat des actions.

«Or il va y avoir un ralentissement de la croissance aux États-Unis, puisque le retour au plein emploi va ramener la croissance vers le niveau plus faible de la croissance potentielle, et ce ralentissement pourrait déclencher l’arrêt des rachats d’actions qui provoquerait le recul du marché des actions aux États-Unis, ce recul se transmettant ensuite aux autres régions avec la corrélation forte entre les indices boursiers.»

D’où une crise prochaine, dès 2019. Il va falloir mettre de l’argent de côté et se préparer calmement à cette éventualité.

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Publié par le 14 février 2018 dans économie, général, International

 

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« En Mer de Chine méridionale, une guerre totale pourrait éclater »

Un exercice naval en Mer de Chine méridionale en août 2016.

Et la possibilité d’une guerre ne vient pas que du moyen orient ou d’UKRAINE, mais aussi de Russie, de Corée ou …. de la mer de Chine . Je rappel que les Chinois ont demandé à leur peuple de « se préparer à une guerre en mer » pour défendre la patrie  …

Les médias en parlent peu, mais Les États-Unis et le Japon ont rassemblé leurs alliés à l’ASEAN :

À Vientiane, au Laos, le président américain et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont exprimé leur soutien aux nations du Sud-Est asiatique menacées par l’expansion maritime chinoise. Durant le sommet de l’association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN), qui s’est tenu du 6 au 8 septembre, Obama a promis plus de coopération économique et diplomatique dans la région. Le président a rappelé les résultats de l’arbitrage international sur la propriété controversée d’îles dans la mer de Chine du Sud, rejetant la « revendication historique » de propriété de Pékin sur celles-ci

(…)

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Hua Chunying, a critiqué les remarques du président Obama et considéré qu’elles trahissaient la neutralité voulue des États-Unis sur le résultat de cet arbitrage. Si les nations de la région « s’inquiètent vraiment des questions de paix et de stabilité dans la Mer de Chine du Sud, elles doivent soutenir la Chine » dans ce conflit rapporte l’agence de presse gouvernementale Xinhua.

Pendant ce temps, Manille accuse Pékin de construire une île secrète en mer de Chine :

Et j’en parlais hier, les plus grandes Manœuvres russo-chinoises en mer de Chine jamais organisées ont eu lieu .

Pas trés rassurant cette situation qui prend de l’ampleur .

Jamais depuis la guerre froide la monde n’a été si proche d’une guerre totale . Et les points chauds se multiplient .

Mais les Chinois ne sont pas si conciliant que les Russes . Ni aussi patients .

C’est un régime totalitaire je le rappel .

C’est ce que confirme des analystes mainstreams :

A force de parler de la menace russe et du chaos moyen-oriental, n’a-t-on pas tendance à oublier l’Asie? Après qu’en juillet la Cour Permanente d’Arbitrage de La Haye a donné tort à la Chine, la crise en Mer de Chine méridionale risque-t-elle de s’envenimer?

Nous sommes aujourd’hui confrontés à des guerres de basse intensité. La guerre que nous fait l’Etat islamique est même une guerre de très basse intensité. La moyenne des pertes françaises, lissées sur quatre ans, pendant la Première Guerre mondiale, est de 1000 morts par jour. Au plus fort de la bataille de la Marne en 1914, c’est 20 000 morts en une seule journée.

Le plus grand danger qui soit aujourd’hui, ce serait le retour à une guerre totale à grande échelle, du type de la guerre de 14-18. Je ne crois pas qu’une telle guerre puisse venir de la Russie, parce que Vladimir Poutine a montré finalement en Ukraine qu’il était raisonnable. Il aurait tout à fait pu prendre le port de Marioupol pour établir ensuite une continuité territoriale entre le territoire russe et la presqu’île de la Crimée. Il ne l’a fait pas. Vladimir Poutine teste plutôt notre résolution: c’est pour ça qu’il envoie des bombardiers et des sous-marins un peu partout jusque dans la Manche, et surtout dans la Mer baltique près des Pays baltes. Il faut alors lui montrer qu’on est là – en amis sûrs de notre droit, pas en ennemis – car c’est ce qu’il attend, et qu’il nous respectera davantage. Il faut lui montrer que nous avons des chasseurs Rafale et des sous-marins nucléaires d’attaque. Il faut lui montrer que l’Otan ne transigera pas avec la souveraineté territoriale de ses membres.

En revanche, en Asie, l’expansionnisme maritime chinois est extrêmement préoccupant. Il peut déboucher sur une guerre d’un type que nous ne connaissions plus, c’est-à-dire une guerre totale à haute intensité. Il y a un mépris chinois évident pour tout droit international et pour toute négociation multilatérale sur ce dossier. Le mépris chinois pour la décision du Tribunal arbitral de La Haye est l’événement qui m’a le plus inquiété géopolitiquement au cours de cette année 2016.

Les Chinois renversent l’argument en expliquant qu’ils souhaitent négocier, mais que les Philippins n’ont pas voulu de telles négociations et qu’ils sont allés directement devant la Cour Permanente d’Arbitrage de La Haye…

Pour être parfaitement exact, les Chinois ne veulent jamais négocier multilatéralement. Ils ne sortent jamais du cadre bilatéral des négociations. On imagine bien que dans une négociation entre la Chine et le Brunei, Pékin serait très légèrement avantagé… C’est très dangereux. En mer de Chine méridionale, Pékin a eu une politique de fait accompli, en s’emparant de récifs qu’on appelle en droit international des terra nullius, des rochers qui n’ont jamais appartenu à quiconque. Voici que les Chinois veulent construire une «muraille de sable» en transformant les îlots Paracels et Spartleys en autant de bases aériennes. Par une stratégie de construction de grandes îles artificielles, la Chine s’est dotée de bases militaires, aériennes et navales, qui sont beaucoup plus proches des Philippines ou du Vietnam que de ses propres côtes… Elle prétend interdire à 12 milles marins des côtes autour de ces récifs l’accès aux navires étrangers et bénéficier de la zone économique exclusive à 200 milles des côtes qui accompagne un territoire.

Aujourd’hui, les Chinois sont extrêmement violents contre les pêcheurs vietnamiens qui s’aventurent dans le prétendu espace économique chinois.

L’appétit territorial de Pékin en Mer de Chine méridionale sur les archipels des Paracels et des Spratleys est proprement hallucinant – en mer de Chine orientale, il y a le problème des îles Senkaku avec le Japon, qui est tout aussi préoccupant. Les tensions sont encore gérées, mais vous ne pouvez pas exclure que Xi Jinping dérape un jour gravement. D’abord parce qu’il a davantage de pouvoirs qu’auparavant: il est moins contrôlé qu’il ne l’était avant par les six autres membres du comité permanent du bureau politique. Le pouvoir collégial chinois au sein du comité permanent est moins collégial qu’avant. Il y a un retour au culte de la personnalité et à un homme fort à la tête de l’Etat. L’économie, qui se tasse aujourd’hui, peut demain faiblir sévèrement, du fait notamment d’un système bancaire complètement opaque, qui peut s’écrouler. Vous ne pouvez pas exclure malheureusement que, à cause de telles insatisfactions internes en Chine, Xi Jinping fasse appel au nationalisme pour ressouder le peuple et que vous ayez ensuite un engrenage infernal. Il ne faut pas oublier que les Etats-Unis d’Amérique ont des accords stratégiques dans la région, notamment avec les Philippines, le Japon et la Corée du Sud. Les Etats-Unis d’Amérique ont même levé l’embargo des armes à l’égard du Vietnam! C’est extraordinaire, alors que l’embargo militaire américain et européen contre la Chine tient toujours depuis Tienanmen! En réalité, la Guerre de 1914 a commencé sur une situation de départ beaucoup moins explosive. Vous ne pouvez pas exclure un engrenage infernal suite à des incidents navals, etc. qui seraient possibles dans le cadre d’une Chine chauffée à blanc par le nationalisme. Ceci est déjà arrivé dans l’histoire récente, avec des pays évidemment moins importants, comme les dictateurs argentins qui ont tenté de ressouder le peuple en prenant de force les Malouines en 1982.

Quelle est la stratégie américaine adoptée face à cet expansionnisme maritime chinois?

Les Etats-Unis d’Amérique ont réalisé leur changement stratégique de «Pivot towards Asia» (pivot vers l’Asie) et se désintéressent du Moyen-Orient, comme le montre la politique de «rule from behind» (gouverner par derrière) du président Obama au Levant. Ce n’est pas pour rien que les Etats-Unis cherchent aujourd’hui un compromis en Syrie avec les Russes, qui ont pris l’avantage.

Comme l’a illustré la récente visite de Barack Obama au Vietnam (21-24 mai) puis au Japon (24-28 mai), les Américains ont un intérêt très clair pour l’Asie et l’Océan pacifique. Leur objectif est de maintenir coûte que coûte la liberté des mers. Washington ne peut accepter, dans ce cadre, l’appropriation des Paracels et des Spartleys par la Chine. Le pivot américain est clair au regard des forces navales américaines: plus de 60% de l’US Navy, qui est de très loin la première force navale du monde, est maintenant dans cette zone. Elle correspond avec la montée en puissance exponentielle de la flotte chinoise. Un signe de cette course aux armements est particulièrement éclatant. Jamais l’Australie, qui est un pays rationnel et non belliqueux, n’aurait acheté pour 34 milliards d’euros douze sous-marins au Français DCNS si le pays n’était pas extrêmement inquiet par la menace chinoise.

Comment Barack Obama parvient-il à constituer un équilibre avec Pékin? Cet équilibre régional est-il durable?

Les Chinois expliquent que les Etats-Unis n’ont rien à faire dans cette région. Ils ne manquent pas de rappeler que leur implication dans cette région a toujours été catastrophique, en faisant bien sûr allusion à la guerre du Vietnam. Pourtant, aujourd’hui, mêmes les premiers concernés de ces errances américaines passées, les Vietnamiens eux-mêmes, ont changé d’avis. Ce sont les Chinois, par leur maladresse, qui se sont aliénés tous les pays asiatiques alors qu’ils étaient plutôt bien vus au départ dans la région. Le retour triomphal des Etats-Unis en Asie n’est pas dû à une implication politique américaine impérialiste. Ils ont bien davantage répondu à la panique des autres pays face à la Chine. N’oublions pas que le précédent président philippin a comparé Xi Jinping à Hitler.

Les Américains sont donc revenus en force, mais ils ont eu avec Barack Obama une politique assez balancée. Cela signifie que sur le fond l’affaire – par exemple les revendications de souveraineté en Mer de Chine méridionale – Washington ne se prononce pas. Les Américains acceptent en fait la première partie de la dialectique chinoise aux termes de laquelle Washington n’aurait rien à faire en Asie. Les Américains se placent non d’un point de vue asiatique, mais seulement du côté du droit international maritime dont ils veillent au respect. Les Américains n’ont pas à départager le Japon et la Chine sur la souveraineté des îles Senkaku ou la Chine et les Philippines sur celles des Spratleys. Ils n’ont pas davantage à déterminer comment les pays frontaliers pourraient répartir entre eux les richesses halieutiques et géologiques de la mer de Chine méridionale, etc. Au contraire, Barack Obama précise bien que c’est aux pays concernés de mener des conférences multilatérales pour gérer ensemble ces richesses marines.

Il est certain que nous ne pouvons pas accepter la politique du fait accompli de Pékin. Les Chinois mènent en Mer de Chine méridionale une politique de force inadmissible. Toutes les puissances asiatiques, ainsi que l’Australie, sont inquiètes par la Chine. Jusqu’à maintenant, les choses sont contrôlées grâce au dialogue stratégique qui se tient chaque année au plus haut niveau entre les Etats-Unis et la Chine. La diplomatie fait tout à fait son ouvrage dans la mesure où Barack Obama accorde de la considération à la Chine, tout en étant ferme sur les principes de la liberté de navigation. C’est dans ce cadre qu’il donne régulièrement l’ordre aux destroyers de l’US Navy de longer les Spratleys et les Paracels à deux milles des côtes et non à douze, et sans demander l’autorisation aux Chinois.

Pour l’instant, Donald Trump n’a pas pris la peine de décrire les contours précis de sa politique étrangère. Mais le fait qu’il privilégie l’intuition à la réflexion est loin d’être un bon signe. Inversement, on peut faire confiance à Hillary Clinton pour s’opposer avec fermeté au dangereux expansionnisme maritime chinois. Mais la candidate démocrate, si elle est élue, aura à gérer un dossier chinois beaucoup plus complexe que celui d’Obama car la Chine actuelle est beaucoup plus agressive que celle des Jeux Olympiques de 2008.

Il demeure donc que le principal risque de guerre à grande échelle, demain ou plutôt après-demain, provient de cette région asiatique car on ne voit pour l’instant aucun début de solution globale se mettre en place. Et un engrenage des alliances et des représailles serait fatidique sur fond d’une population chinoise chauffée à blanc dans son nationalisme par un pouvoir autoritaire, qui n’arriverait pas à la maintenir tranquille par toujours plus de consommation.

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Publié par le 13 septembre 2016 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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Egon Von Greyerz : la pire crise mondiale de toute l’histoire pourrait éclater d’ici quelques mois

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Attention – Dans 2 Interviews coup sur coup Von Gruyere, qui jusqu’à ici a vu juste dans son analyse globale des marchés, avertit que « que la pire crise mondiale de toute l’histoire éclatera d’ici quelques mois » . Un avertissement à prendre au sérieux avec des arguments qui tiennent la route  . 

Lord Rothschild vient d’avertir aussi : « C’est la plus grande expérimentation en politique monétaire dans l’histoire du monde » , et ce dernier se tourne …vers l’or :

Dans des moments comme ceux – ci, la préservation du capital en termes réels continue d’être un objectif aussi important que tout dans la gestion des actifs de votre entreprise. En ce qui concerne la répartition des actifs de notre société, sur les actions cotées , nous avons réduit notre exposition de 55% à 44% . Notre exposition à la Livre Sterling a été considérablement réduite au cours de la période de 34%, et se situe actuellement à environ 25%. Nous avons augmenté l’ or et les métaux précieux à 8% depuis la fin de Juin

Egon von Greyerz prédit le début d’un épisode d’hyperinflation engendré par une crise des dettes souveraines suite à une perte de contrôle sur les taux à court terme dés cet automne :

«  Lorsque les obligations d’État à long terme commenceront à baisser, cela mettra une pression à la hausse sur les taux à court terme ce qui conduira les banques centrales à perdre le contrôle dans la manipulation des taux » (une hausse des taux qui se répercutera donc sur le marché de la dette ndlr)

« Parce que très bientôt, probablement un peu plus tard en 2016, nous allons assister à l’entame de la plus grande impression monétaire que le monde n’a jamais connu. Nous ne verrons pas seulement de l’argent jeté d’hélicoptères monétaires, mais des flottes d’avions gros porteurs qui lâcheront des millions de milliards de dollar »

Egon von Greyerz : Cet automne, nous pourrions assister au début d’un épisode d’hyperinflation engendré par une crise des dettes souveraines. En général, l’Hyperinflation frappe l’économie très rapidement et de façon inattendue et c’est la conséquence de l’effondrement de la monnaie. L’Hyperinflation n’est pas le résultat d’une augmentation de la demande de biens et services.

L’enchaînement des événements dans un scénario d’hyperinflation peut se résumer ainsi:

  1. Des déficits publics chroniques
  2. Des émissions obligataires et une rapide escalade de l’impression monétaire
  3. Une chute des obligations et une hausse des taux d’intérêt
  4. L’effondrement de la monnaie

L’enchaînement ci-dessus se transforme alors en une spirale infernale qui ne cesse de s’accélérer…

Egon von Greyerz poursuit: Plus un gouvernement imprime d’argent, plus la valeur de sa monnaie chute rapidement et plus ce gouvernent en imprime davantage. Une fois que cette spirale d’hyperinflation a démarré, elle s’auto-alimente comme cela s’était passé en Allemagne lors de la République de Weimar, en Argentine dans les années 1990, au Zimbabwe plus récemment et dans bien d’autres endroits dans le monde.

Ce qui va exacerber ce processus, c’est ce système financier qui même si on ne veut pas dire les choses est déjà complètement en faillite. Si les banques valorisaient leurs dettes toxiques à la valeur du marché plutôt qu’à valeur de maturité, alors aucune banque ne serait encore debout aujourd’hui. Lorsque les obligations d’État à long terme commenceront à baisser, cela mettra une pression à la hausse sur les taux à court terme ce qui conduira les banques centrales à perdre le contrôle dans la manipulation des taux. Du coup, les taux vont remonter dans les 2 à 3 prochaines années, comme à la fin des années 1970. Pratiquement aucun emprunteur, public ou privé ne peut se permettre d’avoir des taux de 2 à 3% au dessus du niveau actuel et encore moins des taux à des seuils de 15% ou 20%, que nous sommes susceptibles de rencontrer un jour. En outre, avec des taux plus élevés, le marché des dérivés d’environ 1,5 million de milliards de dollars explosera car ces instruments sont très sensibles aux taux d’intérêt.

Dans le monde actuel où les déficits et les dettes souveraines progressent de façon exponentielle, cette bulle de crédit qui est la plus grosse de toute l’histoire a toujours été garantie même si cela n’a pas été simple. Grâce à la répression financière (interventionnisme zélé et manipulation des marchés financiers) combinée à des mensonges et à de la propagande, les gouvernements ainsi que les banques centrales ont réussi à prolonger les difficultés que subissent les gens ordinaires au profit d’une petite élite, qui a accumulé une richesse incroyable. N’importe quel individu que ce soit au travers d’un endettement personnel, ou indirectement par le biais de la dette souveraine, est responsable de cette dette mondiale de 230.000 milliards de dollars qui ne sera évidemment jamais remboursée. En revanche, la quasi totalité de cette dette s’est accumulée sous la forme d’actifs ou de richesses qui ont enrichi une très petite élite. C’est cette énorme inégalité qui ne cesse de croître qui est à l’origine de troubles sociaux et probablement, de révolutions et problèmes que nous voyons surgir dans le monde entier. Et nous ne sommes peut-être qu’au début de tout ce processus.

La destruction du système financier mondial

Depuis le krach de 1987 et le début de la bulle immobilière des années 1990, les gouvernements ont tout fait pour essayer d’éviter l’inévitable. Dans la panique, Alan Greenspan, l’ancien président de la réserve fédérale américaine de 1987 à 2006 avait réduit les taux à court terme de 8% en 1990 à 2,5% en 1992, enclenchant ainsi le début de la phase finale de la destruction du système financier mondial que la Fed avait créé il y a 100 ans.

Bernanke avait repris le flambeau en 2006, lorsque la crise des subprimes avait débuté et est devenu le président de la Fed le plus productif de tous les temps. Durant son mandat, la dette américaine est passée de 8.000 milliards de dollars à 17.000 milliards de dollars. Souvenez-vous que cela a pris 200 ans aux États-Unis pour passer d’une dette nulle à une dette de 8.000 milliards de dollars. Bernanke a réussi, en seulement huit ans, à faire grimper la dette américaine de 9.000 milliards de dollars… ce n’est pas une mince affaire! Mais ce n’est pas tout: Bernanke a aussi imprimé plus de 3.000 milliards de dollars, alors que le bilan de la Fed est passé de 800 milliards de dollars à 4.000 milliards de dollars en huit ans. Alors, au total, Bernanke a réussi à créer un total de 12.000 milliards de dollars durant son mandat, ce qui représente une augmentation de 133% de la dette totale, incluant celle de la Fed. Ces montants, évidemment, ne pourront jamais être remboursés dans la monnaie actuelle.KWN-Greyerz-I-872016-768x387Il n’y a que deux scénarios possibles, le défaut ou l’hyperinflation. Les deux auront des conséquences désastreuses pour l’économie mondiale.

La plus importante impression monétaire de toute l’histoire arrive

Mais ces montants seront totalement insignifiants par rapport à ce que Janet Yellen ou son successeur réaliseront sous peu. Parce que très bientôt, probablement un peu plus tard en 2016, nous allons assister à l’entame de la plus grande impression monétaire que le monde n’a jamais connu. Nous ne verrons pas seulement de l’argent jeté d’hélicoptères monétaires, mais des flottes d’avions gros porteurs qui lâcheront des millions de milliards de dollars. Comme l’endettement mondial vient d’atteindre son point culminant, les banques centrales n’imprimeront pas seulement de l’argent afin de tenter de sauver les dettes souveraines et le système financier, mais aussi pour couvrir les passifs et les produits dérivés non financés. Voilà pourquoi nous parlons de millions de milliards de dollars.

Bien sûr, personne ne peut croire que tout cela soit possible. Mais très peu de gens voient et comprennent que nous avons atteint le bout du chemin. Ludwig von Mises l’a très clairement expliqué:

« Il n’y a aucun moyen d’éviter l’effondrement final d’un boom provoqué par une expansion du crédit. L’alternative est de savoir si la crise doit arriver plus tôt, par l’abandon volontaire d’une expansion supplémentaire du crédit, ou plus tardivement, comme une catastrophe finale et totale du système monétaire affecté. »

Cette seconde alternative décrite par von Mises est susceptible de commencer bientôt, voire dès cet automne probablement. Les banques centrales ont suivi leurs idéaux keynésiens en ayant mis en place des mesures désespérées afin d’essayer de sauver le monde, mesures qui ont été encouragées par Paul Krugman notamment, et par conséquent, ils refuseront de mettre un terme à une nouvelle expansion de crédit. Bien au contraire, l’expansion du crédit et donc l’impression monétaire va bientôt démarrer et sera d’une ampleur jamais vue dans l’histoire.

Une monde en faillite

Ce qui a toujours rendu la crise du crédit susceptible d’éclater, c’est le fait que la plupart des grandes puissances économiques sont en faillite. Par exemple, les États-Unis n’a pas eu un seul excédent budgétaire depuis 55 ans, le Japon achète 100% des obligations qu’elle émet tout en imprimant la moitié de l’ensemble de ses dépenses publiques, et la BCE imprime 80 milliards d’euros par mois, mais malgré cela, la plupart des pays de l’UE sont en faillite tout comme les banques européennes (Selon Charles Gave, 70 % des banques européennes sont en état de quasi faillite). Et pourtant, jusqu’à présent, personne n’ose dire la vérité en criant que « le roi est nu ». Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que la propagande et l’ endoctrinement menés par les gouvernements ont rendu les gens ordinaires plus intéressés par le dernier iPhone, le football ou le jeu Pokémon GO plutôt que de l’état désastreux dans lequel se trouve l’économie mondiale. Et les gouvernements s’apprêtent à utiliser l’impression monétaire comme jamais cela n’a été fait dans toute l’histoire dans l’unique but d’apaiser le peuple et d’acheter des votes. Cependant l’endettement augmentera de manière exponentielle.

Charles Gave: « On va se prendre une énorme claque à long terme mais quelque chose qui sera absolument gigantesque ! »

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Bien que l’on puisse lire l’avenir en regardant le passé, les facteurs fondamentaux et techniques actuels indiquent qu’une crise des dettes souveraines va éclater un peu plus tard cette année.

Avec des taux d’intérêt à zéro voire négatifs dans la plupart des pays, cela ne peut se terminer que d’une seule manière. Il suffit de regarder le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans, ils sont maintenant revenus à des plus bas historiques au niveau où ils étaient à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Bien que les taux américains à court terme pourraient aller en territoire négatif sur une courte période, les taux à long terme sont susceptibles d’augmenter jusqu’à cet automne (baisse du rendement de l’obligation). Nous sommes maintenant à la fin d’un cycle baissier de 35 ans sur le rendement des obligations qui devrait s’inverser plus tard dans l’année.

Ce que les gens ont du mal à comprendre actuellement, c’est que le marché boursier monte souvent rapidement au début d’une crise de la dette. C’est tout a fait normal puisqu’au début d’une hyperinflation, une partie de l’impression monétaire est investie sur les marchés actions. Voilà pourquoi un Dow Jones à 40.000 points au cours des prochaines années est une possibilité qui amènerait à voir doubler les marchés américains. Si le ratio Dow/Or retombe là où il était dans les années 1980 à 1:1, l’or irait à 40 000 dollars l’once. Mais si ce ratio allait plus bas en atteignant 0,5:1, alors cela signifierait un cours de l’or à 80.000 dollars l’once.

L’or a très bien performé depuis son point bas en Décembre 2015. Par rapport au dollar américain, l’Or a augmenté de 26% au cours des 8 derniers mois, et se situe encore 27% au dessus de la clôture mensuelle la plus élevée de l’année 2011. Mais y a mieux, avec certaines des plus faibles devises, comme la livre sterling, l’or est en hausse de 46% depuis décembre 2015 face à la livre et n’est seulement inférieur que de 9% par rapport au sommet mensuel de 2011. (Voir le graphique ci-dessous) Par rapport à l’euro, l’or est également à 9% sous son sommet mensuel le plus élevé.KWN-Greyerz-I-862016Par rapport au dollar australien et au dollar canadien, l’or est maintenant revenu à son sommet mensuel de 2011.KWN-Greyerz-II-862016La tendance est claire. Si l’on compare l’Or avec la plupart des monnaies occidentales, à l’exception du dollar, l’Or est maintenant revenu autour des sommets de 2011 ou juste 10% en dessous. Il ne faudra pas attendre longtemps avant que l’Or atteigne de nouveaux sommets face à toutes les monnaies, dont le dollar.

Pour savoir ce qui va arriver avec un problème de dette souveraine et une crise monétaire, il suffit d’aller voir ce qu’il se passe en Argentine où l’Or est en hausse de 7.000 % depuis 1999.KWN-Greyerz-III-862016Mais puisque nous sommes maintenant confrontés à l’explosion de la plus grosse bulle de dettes de toute l’histoire, les conséquences sont susceptibles d’avoir une ampleur bien différente de ce qui s’était passé en Argentine. Pour la première fois, chaque nation économique majeure dans le monde détient une dette qui ne sera jamais remboursée avec de l’argent réel. Cette fois-ci, la différence par rapport à la la crise en Allemagne des années 1920 ou à celle plus récente en Argentine, c’est que la crise actuellement est tellement gigantesque qu’il n’y a aucun pays, ni aucune banque centrale qui puisse sauver le système.

C’est la raison pour laquelle, nous assisterons à une impression monétaire massive, d’une ampleur que le monde n’a jamais connu. Le dilemme est que cette énorme dette ne peut ni ne pourra jamais être résorbée par plus de dettes et au final, nous assisterons à une implosion déflationniste du système. Mais avant cela, cette impression monétaire massive nous conduira à une hyperinflation mondiale qui pourrait ressembler à la République de Weimar. Comme le montre le graphique ci-dessous, l’Or était passé de 100 marks au début de l’année 1919 à 100.000 milliards de marks en novembre 1923.KWN-Greyerz-IV-862016Dans un tel scénario, l’or physique maintiendra votre pouvoir d’achat et surpassera tous les actifs actuels qui sont devenus des bulles prêtent à éclater tels que les actions, les obligations et biens immobiliers.

Olivier Delamarche: « On est dans une bulle gigantesque comme on n’en a jamais connu ! »

La pire crise mondiale de toute l’histoire pourrait éclater d’ici quelques mois

Si je venais à avoir raison et que cette bulle mondiale d’endettement éclate dans les prochains mois, c’est actuellement la dernière occasion de se protéger en achetant de l’Or et de l’Argent physique à un tel prix. Il n’y a pratiquement aucun risque à en détenir. Ne pas en détenir fait qu’en cas de crise, votre patrimoine risque de partir en fumée. Le choix n’est donc pas vraiment difficile à faire.

Source: kingworldnewsVoir les précédentes interventions d’Egon Von Greyerz*

Pour Egon Von Greyerz – nous sommes maintenant à quelques mois de la pire crise mondiale de toute l’histoire, trés important, lisez bien – tout remonte à la création de la FED pour enrichir une petite élite :

 

Egon von Greyerz: Le sort de l’économie mondiale avait été décidé il y a plusieurs décennies lorsque les déficits, les dettes et produits dérivés avaient entamé leur cycle de croissance exponentielle et atteint un point de non retour au sein duquel nous évoluons aujourd’hui. Le dernier chapitre d’une histoire qui avait commencé il y a 100 ans se terminera en « une catastrophe finale et totale du système monétaire » comme von Mises l’avait défini de manière si succincte.

Tout avait commencé en 1910 lorsque quelques sénateurs et banquiers, menés par John Pierpont Morgan(J.P Morgan), s’étaient rencontrés secrètement sur Jekyll Island dans le but de mettre en place « la Réserve fédérale » telle que nous la connaissons aujourd’hui afin de contrôler le système bancaire.

La création d’un monstre qui ne profite qu’à l’élite

Ainsi, la Fed a été créée par des banquiers privés pour le bénéfice de ces banquiers. A l’époque, peu d’entre eux avaient imaginé que cette entreprise aurait eu un tel succès comme le contrôle du système financier ainsi qu’à l’accumulation d’immenses fortunes par une toute petite élite.

La face cachée de ces fortunes qui ont été amassées, c’est une dette mondiale de 230.000 milliards de dollars sans compter les passifs et produits dérivés non financés. Le véritable montant total de dette est supérieur à 1,5 million de milliards de dollars, et voilà ce que devront supporter tous ceux qui ne font pas partie de cette petite élite et qu’ils ne seront jamais en mesure de rembourser. L’implosion de toute cette dette conduira à la misère pour une grande majorité des gens ainsi que pour les générations futures.

Malheureusement, les choses sont allées trop loin pour que l’on puisse stopper l’inévitable effondrement des monnaies ainsi que l’implosion du système financier.

Mais cela ne veut pas dire qu’il soit trop tard pour se protéger face à ce qui se profile. Alors que nous entamons cette phase finale et apocalyptique, il y aura une panique sur les marchés financiers avec des gouvernements et des banques centrales qui prendront des mesures draconiennes.

Préparez-vous à la crise mondiale qui arrive

Ci-dessous, voici les risques potentiels face auxquels les investisseurs doivent se protéger dès maintenant:

  • Effondrement de la valeur de la monnaie: Si la monnaie n’a pas déjà disparu, les gouvernements la détruiront totalement en imprimant tellement qu’elle deviendra sans valeur.
  • Contrôle des capitaux: Rendez le impossible en conservant votre argent en dehors du système bancaire et en dehors de votre pays de résidence.
  • Renflouement interne ou Bail-in: Votre banque se servira sur vos comptes et prendra tout votre argent afin qu’elle puisse essayer de s’en sortir.
  • Epargne forcée dans les obligations d’Etat: Les gouvernements, en faillite, vous obligeront à investir dans des obligations à 30 ans ou plus. Ces obligations ne vaudront plus rien à maturité.
  • Des risques liés à la détention de produits financiers: Actions et obligations seront hypothéqués par votre banque en difficulté, et il ne vous restera plus rien.
  • Taux d’intérêt zéro ou négatif: Au fil du temps, en y ajoutant les frais bancaires, votre argent sera lentement confisqué.
  • Faillite bancaire: Tous vos placements disparaîtront tandis que la banque deviendra insolvable.

La liste ci-dessus n’est pas exhaustive, mais elle contient les principaux événements qui se produiront au cours des prochaines années. La plupart des investisseurs professionnels ne voient pas les risques que je viens de lister et n’ont pris aucune protection face à ces dangers. Et les gestionnaires de fonds n’ont aucune idée quant à la réalité de ces risques, et ne voient pas le besoin de se protéger ni de se garantir face à ces menaces. Lorsque vous gérez l’argent des autres, vous prenez les risques maximums afin d’accentuer vos gains. L’inconvénient c’est que les risques qu’ils prennent, c’est bien avec votre argent et ça c’est ignoré. Cette stratégie fonctionne très bien jusqu’à ce que la musique s’arrête. Mais tant que l’impression monétaire et que la création de crédit gonfleront cette bulle sur les marchés financiers, ces professionnels ne se soucieront jamais une seule seconde de la destruction totale de l’argent de leurs clients.

Egon Von Greyerz: « Tout est sur le point de s’effondrer ! »

Egon Von Greyerz: le monde est au bord de la plus importante destruction de richesses de toute l’histoire

Alors comment appréhendez ces risques et comment se protéger  ? Tous ceux qui ont au moins suivi une partie de mon travail savent que j’ai toujours considéré et expliqué que les risques cités précédemment se produiront à coup sûr.

La plupart des monnaies se sont déjà effondrées puisqu’elles ont perdu de 97 à 99% de leur valeur durant les 100 dernières années. La dernière baisse de 1 à 3% se produira au cours des prochaines années pendant que les gouvernements imprimeront des quantités illimitées d’argent. Mais n’oublions pas que la baisse supplémentaire de 1 à 3% correspondra à une perte de valeur de 100%. Cela signifie que toutes les devises atteindront leur valeur intrinsèque à savoir ZÉRO dans les années à venir. Donc, quel que soit l’argent que vous détenez actuellement, il ne vaudra absolument plus rien dans ce cycle à venir d’hyperinflation.

Le Contrôle des capitaux et la catastrophe qu’engendrera le renflouement interne des banques (Bail-in)

Le contrôle des capitaux est susceptible de démarrer dans les 12 à 18 mois dans de nombreux pays, y compris aux Etats-Unis. Comme les déficits augmentent et que la valeur de la monnaie baisse, les gouvernements devront empêcher quiconque de pouvoir retirer son argent du système bancaire et de son pays de résidence. Ce contrôle total des capitaux est donc la prochaine étape. Par exemple, dernièrement, nous avons vu l’accord FATCA (Foreign Account Tax Compliance) qui est un règlement du code fiscal américain obligeant les banques des pays ayant accepté cet accord à lui communiquer tous les comptes détenus par des citoyens américains, d’autre part, nous avons vu des interdictions de cash, et une initiative de l’OCDE avec l’AEOI qui correspond à un échange automatique d’informations bancaires. Le contrôle des capitaux sera la prochaine étape logique pour tenter de confisquer l’argent des citoyens. Les gouvernements en route vers une faillite inévitable seront prêts à tout pour contrôler les gens et leurs capitaux.

Le «bail-in», ou «renflouement interne» des banques se produira à coup sûr et d’ailleurs la procédure fait déjà partie de la législation de la plupart des pays occidentaux. Globalement, les gens n’ont aucune idée de ce qu’est un renflouement interne, ni de ses conséquences. Cela signifie que lorsqu’une banque deviendra insolvable et ce sera le cas pour la plupart d’entre elles, ce ne seront plus les contribuables qui seront mis à contribution. A la place, c’est l’argent et les actifs des déposants qui seront utilisés pour essayer de renflouer les banques. Puisque la plupart des banques utilisent des effets de levier de 10 à 50 fois leurs fonds propres, voire plus si on prend en compte les produits dérivés, tout l’argent appartenant aux clients de la banque et qui d’ailleurs sera insuffisant à son sauvetage, aura disparu. A ce moment-là, après l’échec du renflouement interne, les gouvernements devront alors intervenir avec un renflouement externe(bail-out) et ce sera l’argent des contribuables qui servira à renflouer la banque. Mais toute intervention étatique sera inutile puisqu’elle engendrera de facto toujours plus d’endettement et on ne règle pas un problème d’endettement en ajoutant de la dette à de la dette.

On obligera alors les gens à acheter des obligations d’état puisque les gouvernements émettront toujours plus de dettes . Pour le moment, le gouvernement est le seul acheteur d’obligations comme nous pouvons l’observer actuellement au Japon. Par conséquent, les gouvernements vont forcer les gens à investir leurs actifs bancaires dans des obligations d’Etat afin de consolider les finances du pays. Mais il sera trop tard et tout cet argent investi dans des obligations d’Etat sera totalement inutile puisque ces obligations ne vaudront plus rien.

Attendez-vous à des faillites bancaires massives et des saisies d’actifs financiers

Il y aura des risques sur les actifs détenus en banque ce qui signifie que ce n’est pas seulement l’argent des épargnants qui est en danger. Tout actif déposé dans une banque comporte le même risque que les espèces. En théorie, les actions, les obligations ou l’Or physique, ne devrait pas rentrer dans le bilan de la banque et faire partie d’une faillite. Tout d’abord, cela pourrait prendre des années au liquidateur à régler tout cela. Mais plus important encore, alors que les banques sont de plus en plus sous pression, elles utiliseront les actifs de leurs clients, afin de consolider les leurs. Ce fut le cas, par exemple, chez MF Global. Nous voyons souvent des banques qui n’avaient pas alloué l’or physique de leurs clients alors qu’elles disaient le posséder. Lorsque les banques sont sous pression, elles prennent n’importe quelle mesure désespérée afin d’essayer de sauver leur peau et cela inclut certainement les actifs des clients. Et ne pensez pas que l’état vous aidera, car peu importe lequel, ils sont tous autant en faillite.

Charles Gave: 70% des banques européennes sont en état de quasi faillite

Les faillites bancaires seront monnaie courante dans les années à venir. Les créances douteuses des banques seront exposées et l’effondrement du prix des actifs va exacerber ce problème de façon spectaculaire. La plupart des gens croient que l’argent ou les actifs détenus dans une banque sont en sécurité. Personnellement, je ne déposerais pas d’importants montants d’argent ou d’actifs dans une banque. Et si je le faisais, je demanderais une garantie. Aujourd’hui, les banques sont devenues totalement indignent de confiance à jouer ce rôle d’intermédiaire entre déposants et emprunteurs et tous ceux qui espèrent récupérer leur argent vont bientôt déchanter en apprenant qu’ils ne le pourront pas.

Ce que vous devez faire maintenant pendant qu’il en est encore le temps

Donc, si vous ne pouvez pas faire confiance aux banques, qu’allez vous faire avec votre argent ? En période d’incertitude comme c’est le cas actuellement, il est essentiel d’éviter tout risque de contrepartie. Par conséquent, aucun actif ne doit dépendre d’une contrepartie fortement exposée financièrement. Il faut vraiment avoir un contrôle direct et absolu de ses actifs ce qui est la meilleure manière de se protéger et de contrôler son patrimoine. Par exemple, cela peut se traduire en devenant propriétaire d’un bien immobilier, d’un terrain, d’une entreprise, etc…

les-louis-d-or-les-pieces-napoleon-et-les-lingots-ont-ils-toujours-la-coteMais la meilleure garantie contre les risques décrits ci-dessus est la détention d’Or et d’argent physique. Mais il ne suffit pas d’en posséder n’importe comment. Il est tout aussi important de voir comment ils doivent être détenus. La condition sine qua non, c’est que l’Or comme l’argent doivent être détenus sous leur forme physique et stockés en dehors du système bancaire. De petites quantités peuvent être cachées ou placées dans un coffre-fort, mais lorsqu’ils s’agit de plus grandes quantités, elles doivent être conservées dans des coffres privés hautement sécurisés, en dehors du système bancaire et dans une juridiction politiquement sûr, comme la Suisse et Singapour. Le reçu de l’entrepôt ou le certificat de propriété doit être au nom de l’investisseur qui doit pouvoir avoir un accès direct à son or. C’est une subtilité que la plupart des investisseurs ne réalisent pas lorsqu’ils achètent et stockent de l’or, mais c’est extrêmement important.  L’or comme l’Argent ne doivent dépendre d’aucune autre contrepartie.

L’or et l’argent physique ne résoudront pas tous les problèmes ou catastrophes potentielles auxquels le monde sera confronté au cours des prochaines années. Mais c’est probablement l’une des meilleures garanties que les investisseurs se doivent de posséder afin de protéger leur capital face potentiellement, à la plus importante destruction de richesses que le monde n’a jamais connu.

Source: kingworldnews

 
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Publié par le 17 août 2016 dans économie, général, or et argent métal

 

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Bill Bonner – Il faut faire éclater la bulle de dette

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Un boom économique qui n’est basé sur rien d’autre que de l’air chaud (du crédit factice sans ressources réelles) est frauduleux. Il ne nous mènera jamais à une croissance réelle — bien au contraire.

Les actions grimpent partout dans le monde. Parallèlement, il semble que l’économie américaine soit en baisse. Allez comprendre.

Par exemple, un indice de l’emploi créé par des économistes de la Fed… et surveillé de près par Janet Yellen… est en baisse depuis trois mois consécutifs. C’est la première fois depuis 2009. La Fed d’Atlanta ajoute que la croissance du PIB US au premier trimestre 2016 n’était que de 0,3%.

On n’est pas tout à fait en récession (généralement définie par deux trimestres consécutifs de croissance négative)… mais on n’en est pas loin.

Préparations

Si la récession ne se manifeste pas cette année, ce ne sera pas la première fois que nous nous serons trompé… ou que nous serons arrivé trop tôt. Mais malgré les affirmations que les autorités maîtrisent le cycle économique, une récession ne peut que se produire un jour ou l’autre.

Quand ce sera le cas, nous serons prêt… du moins ici, au ranch. Nous avons encore 700 têtes de bétail — coriace, mais mangeable. Nous avons quelques centaines de bouteilles de Malbec dans le depósito (la réserve). Nous avons du maïs et des tomates dans le jardin.

Que nous faut-il d’autre ?

Nous n’en savons rien — mais nous préférerions ne pas avoir à le découvrir.

Personne ne le veut. Mais parfois, de mauvaises choses arrivent. Et il est peu probable que les récessions aient été entièrement abolies.

Ceci étant dit, les récessions ne sont pas de mauvaises choses — pas selon nous.

C’est ainsi que la nature élimine les erreurs.

C’est lors des récessions que la partie « destruction » de la fameuse « destruction créatrice » de Joseph Schumpeter entre en jeu.

La partie « créatrice » suit, mais on ne peut pas avoir l’un sans l’autre. Les entreprises à la marge… les mauvais investissements… les concurrents qui ne sont pas à la hauteur — tous doivent céder la place à de meilleures utilisations du capital à l’oeuvre.

Pourquoi ?

Croyez-le ou non, le capital est limité. Si on l’utilise pour de mauvais projets, on devient plus pauvre et non plus riche. Quels projets sont bons ? Quels projets sont mauvais ? Généralement une augmentation des taux d’intérêt réels (augmentant le coût de financement) est un bon moyen de vérifier. Une hausse des taux fait souffrir les finances des entreprises. Celles qui ne sont pas à la hauteur doivent s’effacer.

Les récessions ne sont pas nécessairement agréables. Mais elles sont aussi nécessaires que la puberté et les discussions sur le budget familial.

Bulle de dette

Nous faisons partie d’une minorité. La plupart des économistes craignent les récessions ; ils veulent les éviter de la pire des manières possibles.

Quelle est la pire manière possible d’éviter une récession ?

L’inonder d’argent !

La majorité des économistes sérieux réalisent que nous avons un problème sur les bras. La dette grimpe et grimpe… bien plus rapidement que l’économie qui doit la rembourser.

C’est une « bulle de dette » flottant dans une coutellerie.

Ces huit dernières années, par exemple, le gouvernement fédéral américain a ajouté 9 000 milliards de dollars à sa dette publique — plus qu’il n’en avait amassé lors des 246 années précédentes.

La dette totale a augmenté de 1 900 milliards de dollars aux Etats-Unis l’an dernier… alors que le PIB n’a augmenté que de 599 milliards. Cela a été pire encore pour le secteur privé : les entreprises ont contracté 793 milliards de dollars d’emprunts supplémentaires pour seulement 161 milliards de dollars de production additionnelle — cinq fois plus de dette que de croissance.

Certains analystes comme notre ami Richard Duncan, de MacroWatch, pense que nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à gonfler la bulle du crédit.

Il compare notre situation à celle d’un homme qui ferait un voyage en montgolfière. Soudain, il réalise que l’air chaud ne l’amène pas là où il souhaite aller.

Que peut-il faire ?

S’il chasse l’air chaud, la montgolfière tombera et il mourra. Pour survivre, il doit continuer à injecter de l’air.

D’autres économistes, comme Paul Krugman, croient aussi à l’air chaud. Ils appellent ça de la « demande ». Ils s’accrochent à la montgolfière, espérant que les injections de crédit augmenteront la croissance et rendront la dette plus supportable.

Plus d’air chaud

Nous sommes d’avis que tant Duncan que Krugman se trompent.

Un boom économique qui n’est basé sur rien d’autre que de l’air chaud (du crédit factice sans ressources réelles) est frauduleux. Il ne nous mènera jamais à une croissance réelle — bien au contraire.

La meilleure solution serait de faire éclater la bulle… puis de ramasser les morceaux. De toute façon, elle éclatera que nous le voulions ou non.

Nous croyons autant à la magie que le premier venu.

Mais le numéro commence à se faire vieux. La fumée se disperse. Les lapins ont disparu. Les paillettes et le glamour, le choc et l’étonnement, les beaux discours et les grands gestes — tous cèdent le pas à la réalité économique.

Nous commençons à y voir plus clair : la théorie de la Fed n’est rien d’autre que de l’air chaud. A présent, son argent bizarre fait une chose encore plus bizarre que la Fed l’imaginait : l’exact contraire que ce que les planificateurs centraux souhaitaient.

La vélocité de la devise est en chute libre. C’est grave. La vélocité suit le nombre de fois où chaque dollar est utilisé pour acheter quelque chose dans l’économie. La chute de la vélocité montre que les consommateurs et les entreprises réduisent leur train de vie… hésitent plus à investir… et conservent leurs dollars au lieu de les dépenser.

Ceci a un effet similaire à une réduction de la masse monétaire circulant pour les biens et les services. Les prix chutent. La déflation, en d’autres termes.

La bulle a une fuite. L’air chaud s’échappe.

Attention dessous…

Plus d’infos sur : http://la-chronique-agora.com/bulle-dette-2/
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Publié par le 21 avril 2016 dans économie, général, International

 

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Cinq lieux où la troisième guerre mondiale pourrait éclater


http://nationalinterest.org/files/styles/main_image_on_posts/public/main_images/pix1_101614.jpg?itok=YmUPG26V

Où l’impensable pourrait arriver.

James Hardy
le 17 octobre 2014

Il semble que par les temps qui courent le monde soit littéralement en feu. Le conflit continue de manière intermittente en Ukraine, il y a des tensions dans toute la zone Asie-Pacifique, Ebola se déchaîne, Daech poursuit sa guerre d’usure sanglante en Syrie et en Irak, et ainsi de suite. Et pourtant, se pourrait-il que quelque chose d’encore pire pointe à l’horizon – un conflit avec des ramifications mondiales encore plus graves ?

Avant que nous ne commencions cette incursion dans les cinq endroits où la Troisième Guerre Mondiale pourrait éclater, je me dois de préciser quelques qualificatifs et ambigüités.

Tout d’abord, qu’est ce qu’une Troisième Guerre Mondiale ? Comme l’illustrent la crise en Ukraine et le combat mené par l’administration Obama pour définir ce qui se passe en Syrie/Irak du nord, “la Guerre industrielle façon 20e siècle” est dépassée, et ce depuis un certain temps déjà.

Certaines des prédictions qui suivent considèrent un effondrement de régime menant à une guerre, quand dans le même temps le spectre d’une attaque terroriste conduite avec des armes de destruction massive peut très rapidement prendre une tournure apocalyptique. Cela dit, il pourrait ne s’agir que d’un aspect des possibilités : la violence d’État à État restera encore théoriquement et pratiquement possible aussi longtemps que les États-nations posséderont les moyens de dépenser du sang et de l’argent.

C’est pourquoi la plupart des prédictions ci-dessous examinent la possibilité d’une attaque et contre-attaque de type conventionnel entre des nations. Aucune puissance dotée de l’arme nucléaire – que ce soit les États-Unis, la Chine ou la Russie – n’accepterait dans un conflit conventionnel une défaite face à un adversaire de la même catégorie sans lui avoir aussi infligé la peine maximale.

C’est là une très bonne raison expliquant pourquoi la Troisième Guerre mondiale telle que nous la concevons est peu probable ; c’est aussi pourquoi toutes les possibilités évoquées ci-dessous incluent des entités ayant l’arme nucléaire ou la possibilité de l’avoir.

La Corée du Nord contre le Reste du Monde

Les informations en provenance de Pyongyang ces dernières semaines faisant état d’un Kim Jong-Un malade ont rappelé au monde que l’Asie du Nord avait sa propre variété très particulière d’extrémistes manifestant sans réserve des convictions préfabriquées. L’opinion générale intelligente sur la Corée du Nord est que ses ‘provocations’, pour employer le terme en usage, sont des étapes graduées dans un jeu d’escalade contrôlé que Kim joue pour recevoir des concessions sous forme d’aides ou d’offres économiques généreuses de la part de la communauté internationale.

Les discussions en cours entre la Corée du Nord et le Japon au sujet du problème ancien des enlèvements [NDT : de femmes japonaises par les services secrets nord-coréens durant les années 70] en sont juste une déclinaison particulièrement cruelle, par laquelle Pyongyang cherche à exploiter l’importance politique de ce problème au Japon au moment où les deux parties sont en manque d’alliés en Asie du Nord-Est.

La théorie de la “provocation” tient bien la route, jusqu’au moment où vous réalisez qu’en fin de compte, la Corée du Nord continue à développer un programme d’armes nucléaires et de lanceurs mobiles capable d’envoyer des têtes nucléaires. Dans le même temps, la Corée du Sud fabrique son propre antidote sous la forme d’une « chaîne de la mort » qui se fixe l’objectif ambitieux de détruire les armes nucléaires de Pyongyang avant même qu’elles n’aient pu quitter le sol. Ajoutez à cela que la Chine semble avoir perdu patience – et, plus important, son influence – sur la Corée du Nord depuis les purges et l’exécution de Jang Song Thaek, et la situation dans la péninsule devient beaucoup moins prévisible.

Il est sûr que le fondement même du comportement de la Corée du Nord est la logique absolue de survie du régime. Cependant si Kim meurt ou s’il n’est plus en mesure d’assurer à l’élite de Pyongyang qu’elle tire avantage de son régime, tous les paris sont ouverts.

La Chine contre l’Inde (contre le Pakistan)

La confrontation à la frontière entre l’Inde et la Chine, qui s’est finalement calmée le 27 septembre après presque trois semaines [de tensions], est la dernière illustration en date du point inquiétant que peuvent atteindre les relations entre les deux puissants voisins. L’arrivée récente au Sri Lanka d’un sous-marin de type 039 de la marine populaire chinoise de libération – l’incursion la plus à l’ouest d’un sous-marin chinois – est un autre signe que les priorités stratégiques de Delhi et de Pékin peuvent s’opposer.

En dehors de l’histoire et d’un esprit sanguinaire, il n’y a pas de réelle raison pour laquelle ces deux pays seraient destinés à entrer en guerre. La Chine a conclu un certain nombre de négociations réussies avec les pays voisins sur des conflits frontaliers, — la Ligne de Contrôle Réel [NdT : ligne de démarcation entre les territoires sous autorité indienne et ceux contrôlés par la Chine. En fait la frontière entre l’Inde et la Chine] est le seul différend restant, en fait – et l’Inde est en position stratégique et a la puissance militaire pour exercer la suprématie régionale sur la Région de l’Océan Indien (IOR). Les frontières naturelles de l’Himalaya et de l’Asie du Sud-est ont créé des sphères d’influence géographiques qui devraient satisfaire les deux parties.

Cependant, « l’amitié tout-temps » de Pékin avec le Pakistan et ses mouvements dans l’océan Indienmenacent l’hégémonie régionale de l’Inde, alors que la politique tournée vers l’Est de l’Inde est mal perçue en Chine, parce qu’elle rapproche Delhi du Vietnam et du Japon. Ce genre de compétition stratégique – ajouté aux mauvaises décisions sur les points chauds comme le Ladakh et le Cachemire – pourrait entraîner une escalade dont aucun des deux camps ne pourrait sortir.

L’imbroglio du Moyen-Orient

La situation actuelle au Moyen-Orient – que ce soit Daech, l’Irak, Gaza, la Syrie, l’Iran, Israël, le Liban ou les retombées des Printemps arabes – est si déroutante, confuse, horrible et insurmontable que la seule chose qu’on puisse dire en sa faveur est qu’au moins, elle n’a pas provoqué la Troisième Guerre mondiale.

Pour que cela arrive, l’équilibre nucléaire de la région devrait être irrévocablement déstabilisé. Une façon évidente d’y arriver serait que l’Iran obtienne la bombe et qu’Israël réagisse en utilisant les siennes « à l’existence largement suspectée, mais dont il ne faut pas parler ».

Une autre possibilité méritant d’être étudiée de plus près qu’elle ne l’est serait que les Saoudiens renforcent leurs missiles balistiques DF-3 en y adjoignant des SF-21 – une rumeur persistante – ou adaptent des têtes nucléaires sur les plus anciens et moins précis DF-3.

Un autre élément de ce scénario est la question de savoir contre qui seraient pointés ces missiles – l’Iran ou Israël ?

Les autres surprises possibles dans la région comprennent la possibilité pour la Corée du Nord d’aider le régime d’Assad, ou à Daech de mettre la main d’une façon ou d’une autre sur une réserve jusqu’alors inconnue de matériaux fissiles, et d’avoir les cerveaux pour en faire des armes.

À la lumière de tout cela, les tentatives américaines d’empêcher l’Iran d’obtenir la bombe sont encore plus pertinentes ; les raisons pour lesquelles ils n’examinent pas avec la même minutie les intentions des Saoudiens en ce domaine le sont nettement moins.

La Russie contre l’OTAN

Avant que la campagne aérienne contre Daech ne fasse les premières pages des journaux, le grand sujet de l’année était l’interrogation sur ce qui allait exactement se passer dans l’est de l’Ukraine. La destruction en vol d’un avion de ligne, les multiples violations de frontières par les troupes russes et l’annexion de la Crimée se sont additionnés pour forcer les Occidentaux à mener une réévaluation majeure de leur relation avec la Russie de Vladimir Poutine.

La rapidité et l’intelligence de la campagne russe est de mauvais augure pour l’OTAN et les autres organisations multilatérales comme l’UE, empêtrées dans leur approche de décision par comité qui ralentit leur temps de réponse.

Pour être juste avec l’OTAN, l’alliance est consciente de ce problème et a mené diverses tentative pour renforcer ses positions en Europe de l’est. Au sommet du pays de Galles de septembre, elle a commencé à travailler sur les détails d’un Plan d’Action Immédiate qui inclura une force de réaction très rapide et le déploiement d’équipements et de munitions prépositionnés le long de ses frontières orientales.

Cette nouvelle force contrastera avec ce que le correspondant du IHS Jane’s [NdT : Jane’s , célèbre éditeur anglais spécialisé dans les publications militaires, racheté par IHS, entreprise américaine semblable] Brooks Tigner a brillamment appelé « la Force de Réaction vraiment pas rapide de l’OTAN, à laquelle il faut des mois pour déployer entièrement ses 20 000 soldats et leur équipement ».

L’OTAN devra aussi s’employer à gagner la guerre de l’information, que Poutine a menée en Ukraine avec autant d’habileté que toutes les confrontations sur le terrain.

Mis à part ces considérations tactiques, le cœur du problème est le mouvement vers l’Est de l’OTAN, auquel sans surprise s’oppose la Russie, ainsi que l’affirmation par Moscou de son droit à « protéger » les minorités russophones dans d’autres pays, ce contre quoi l’OTAN devrait avoir à réagir si des nations membres comme les pays baltes ou la Pologne étaient menacés.

La Chine contre l’Amérique (via Taïwan, le Japon ou la Mer de Chine du Sud)

Dernier point mais non le moindre, le plus important de tous ces conflits potentiels. La menace du « Piège Thucydide » – celui d’une puissance grandissante et d’une puissance dominante finissant par entrer en guerre – est devenue un sujet insigne de discussion dans les relations sino-américaines de ces dernières années.

Certains analystes diront que l’analyse de Thucydide sur la relation entre Sparte et Athènes est une analogie bien faible des relations entre Chine et États-Unis. Néanmoins, il est indéniable que l’émergence de la Chine et son effort militaire change l’équilibre du pouvoir et a un effet dangereux sur un nombre suffisant de points de friction en Asie du Nord-Est.

La caractéristique la plus dangereuse de ces tensions est qu’elle affecte des parties tierces : la mer de Chine du Sud, le Japon, Taïwan ou la Corée du Nord pourraient tous déclencher des conflits locaux menaçant de dégénérer. Les tensions les plus dangereuses, à mon sens, sont les disputes territoriales maritimes, c’est-à-dire qui ont lieu dans les eaux et territoires proches de la Chine, que Pékin réclame et tentera probablement de contrôler si le statu quo devait changer à l’encontre de ses intérêts.

En tête viennent les possibilités de conflit entre Japon et Chine pour les îles Senkaku/Diaoyu, couvertes par le traité de défense américano-japonais, comme le secrétaire américain adjoint à la défense Robert Work vient juste de le répéter.

Un autre point de déflagration potentiel est la mer de Chine du Sud, où les Philippines – elles aussi liées aux USA par un traité – s’alarment de plus en plus des constructions chinoises dans les îles Spratley. Les USA ont été plus réticents à aider Manille qu’ils n’ont été rapide à défendre le Japon, mais ces deux endroits appartiennent à ce que la Chine appelle ses « intérêts centraux » – des mots-codes pour désigner toute chose pour laquelle elle est prête à se battre.

Cependant, le plus gros problème « d’intérêt central » non-résolu est probablement Taïwan. Le spectaculaire pivotement de la puissance militaire de Taïwan vers la Chine a été l’un des plus importants changements dans la sécurité en Asie du Sud-Est au cours des quinze dernières années.

Ian Easton, du Projet 2049 Institute, a récemment affirmé que « contrairement à ce qui a été rapporté, Taïwan a la capacité d’empêcher la Chine d’avoir la supériorité aérienne et sera probablement en état de maintenir cette capacité dans l’avenir ». C’est possible, mais quoi qu’il en soit, le vrai problème serait la réponse des États-Unis. Un « abandon » de Taïwan par Washington aurait des conséquences si dévastatrices pour sa réputation en tant que partenaire militaire que les USA seront mis dans l’obligation d’intervenir pour défendre l’île. De sorte que les militaires américains se mettraient à la portée de systèmes chinois spécifiquement conçus pour les en empêcher.

Une frappe directe sur un porte-avion américain par un missile balistique anti-navire DF-21D chinoisferait monter la situation d’un cran, et toute attaque des bases américaines au Japon ferait entrer Tokyo dans la guerre. Ce qui adviendrait ensuite dépendrait de la volonté des deux camps de continuer avec des armes conventionnelles – ou bien de ce que les chefs dans l’un ou l’autre pays se sentent contraints d’appuyer sur le bouton.

James Hardy est le rédacteur en chef pour la région Asie Pacifique de la revue IHS Jane’s Defence Weekly. Les opinions exprimées sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement les vues de IHS.

Image: Flickr/U.S. Department of Defense/CC by-nc-nd 2.0

Source : National Interest, le 17/10/2014

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 
 

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