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« Le plus gros hedge fund du monde parie 22 milliards contre l’Europe !! »

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Voilà une information comme je les affectionne. Certaines mauvaises langues, qui jugent bien vite, diront, évidemment, c’est inquiétant, apocalyptique et donc c’est bon pour vendre sa “soupe”… pessimiste.

Laissons-les dire.

Évidemment, ce type d’information, au premier abord, peut sembler inquiétant. Pourtant, ce n’est pas là ni l’important ni l’essentiel.

Trouver cela inquiétant est une émotion. Considérer cela comme faisant peur, c’est laisser les émotions et l’irrationalité prendre le pas sur l’intelligence et la réflexion.

Cette information totalement vraie et vérifiable (vous avez le lien tout en bas de l’article comme à chaque fois) est simplement révélatrice du fonctionnement de nos économies, de notre système mondialisé.

Cette information pointe du doigt, froidement, nos faiblesses, nos abandons, nos résignations et nos lâchetés de souveraineté.

Une entité au pouvoir financier considérable peut donc effectivement en toute impunité “jouer” et miser 22 milliards de dollars contre les intérêts souverains de pays européens qui sont composés de gens formant ce que l’on appelle des peuples !

Le plus gros hedge fund du monde mise 22 milliards contre l’Europe

Voilà ce que nous rapporte cet article du quotidien économique Les Échos.

“L’analyse des positions «vendeuses» du fonds Bridgewater montre qu’il parie contre nombre d’entreprises allemandes, françaises et italiennes.
Bridgewater mise gros contre l’Europe. En quelques mois, le plus grand fonds spéculatif au monde, gérant environ 160 milliards de dollars d’actifs, a sensiblement augmenté ses positions à la baisse dans des entreprises du Vieux Continent. Selon les chiffres analysés par Reuters et Bloomberg, le total de ces positions s’élèverait à 22 milliards de dollars.

Tout a commencé en Italie cet automne lorsque le fonds a pris des positions « short » sur les banques du pays. Les bilans de la plupart d’entre elles sont criblés de créances douteuses, qui minent leur performance et font peser d’importants risques en matière de régulation. La Banque centrale européenne presse les établissements de les nettoyer, mettant sous pression leur cours de Bourse. Bridgewater s’est notamment attaqué à Intesa Sanpaolo.

Le hedge fund a ensuite pris des positions vendeuses sur d’autres sociétés italiennes : Enel et Eni… pour un total de 18 sociétés représentant 3 milliards de dollars. Ces dernières semaines, il a étendu ses paris à la baisse à toute l’Europe. Le fonds est « short » sur les allemands Siemens et Deutsche Bank, l’européen Airbus, la française BNP Paribas, la banque néerlandaise ING, Sanofi, Nokia ou encore sur le pétrolier Total… Il a pris des positions courtes sur près de la moitié des sociétés du DAX allemand, pour un total de 7,3 milliards de dollars outre-Rhin. Dans l’Hexagone, le total s’élève à 4,5 milliards.”

L’abandon du politique et des… opportunités économiques !

Ce que nous montre cette information, c’est que nos pays ont été abandonnés en rase campagne par l’élite au pouvoir, censée veiller aux intérêts des populations qu’elle représente.
Elle représente encore officiellement et incarne “en semblant”  – comme dirait mon petit dernier quand il joue – le pouvoir, mais un pouvoir qu’elle n’exerce pas pour laisser volontairement le champ libre aux forces spéculatives et de marché.
Le combat à mener doit être donc politique par la reconquête de notre souveraineté, c’est-à-dire du choix de décider nous-mêmes, citoyens, de notre destin et de la façon dont nous souhaitons utiliser nos ressources. L’action politique n’a de sens que lorsqu’elle est orientée vers le service du bien commun.

Pour le reste, et en l’absence pour le moment d’alternative politique crédible et cohérente, il ne vous reste plus qu’à considérer vos propres opportunités économiques à titre personnel.

Et cet article vous en dit beaucoup sur ce que vous pouvez faire et les opportunités que vous pouvez éventuellement saisir.

Je ne vous inciterai jamais à la spéculation, mais si le plus gros hedge fund de la planète joue à la baisse massivement sur le secteur bancaire européen, vous pouvez vous aussi parier à la baisse sur ces mêmes banques à travers des trackers parfois éligibles dans vos PEA.

Autre élément de réflexion à vous soumettre : si Bridgewater joue massivement à la baisse le secteur bancaire européen, cette entreprise crée les conditions éventuelles d’une nouvelle crise bancaire de grande ampleur nécessitant à terme une intervention massive de la BCE… ou aboutissant à l’explosion de la monnaie unique l’euro.

Vous le voyez, en réalité, nous tournons en rond, comme des poissons rouges dans un bocal, nous sommes toujours prisonniers du même bocal. Ce bocal, c’est celui de l’Union européenne.

Notre soumission à l’Europe entraîne notre soumission à des entreprises comme Bridgewater.

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Publié par le 20 février 2018 dans économie, général, International

 

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Suède : La plus grande bulle immobilière du monde sur le point de craquer !

Comme l’explique Zero Hedge aujourd’hui à grand renfort de graphiques :

« Novembre Noir » … L’indice des prix des logements de Stockholm s’effondre à un niveau proche de son niveau record lors de la crise financière de 2008.

Nous aimons souligner que bien que la bulle immobilière en Suède n’est pas la plus longue (cette distinction est attribuée à l’Australie à 55 ans), mais elle est probablement la plus grande au monde, même si elle est relativement peu couverte par les médias financiers traditionnels.

Pour comprendre l’ampleur du problème, Voici ce qu’avait pressenti et ce que rapportait il y a un an La Tribune au sujet de la bulle  immobilière en Suède qui menaçait déjà :

Rien ne semble freiner la hausse des prix immobiliers en Suède. Une bulle alimentée par les taux négatifs et dont l’issue est bien incertaine, et certainement périlleuse.

C’est un des risques les plus connus, mais aussi les plus oubliés de la situation économique actuelle. La Suède, un des pays à la croissance la plus vigoureuse d’Europe (4,1 % en 2015) et un des rares pays encore noté triple A par les grandes agences de notation, apparaît d’une solidité sans faille. Pourtant, dans ce pays nordique se développe une des bulles immobilières les plus importantes du vieux continent.

Forte hausse des prix

L’augmentation des prix de l’immobilier en Suède n’est pas un phénomène nouveau. Elle a commencé au début des années 1990, après la grave crise qui a frappé les pays nordiques, et rien ne l’a véritablement stoppée : ni la crise de 2000-2001, ni celle de 2008. Au premier trimestre 2016, selon le bureau central des statistiques de Suède (SSB), le prix des résidences principales a progressé sur un an de 12,9 %. Sur la même période, les prix à la consommation ont progressé en Suède de 0,78 %. Au niveau européen, la Suède a connu sur un an, la troisième plus forte progression de l’UE, derrière la Hongrie et l’Autriche. Mais la hausse des prix est beaucoup plus soutenue qu’au Royaume-Uni, par exemple, où les prix n’ont progressé que de 8 %. Et, surtout, dans le temps, la hausse des prix de l’immobilier n’est nulle part aussi forte qu’en Suède.

Une hausse historiquement élevée

Ainsi, si l’on prend un peu de recul historique, les chiffres donnent le vertige. Le prix de l’immobilier suédois a grimpé en 5 ans de 28,9 % (contre 1,8 % pour les prix à la consommation). En vingt ans, les prix ont bondi de 285 %, alors que les prix à la consommation ont progressé de 22,8 % sur la même période. La différence entre l’inflation suédoise et les prix à la consommation semblent montrer qu’il existe bien une bulle immobilière en Suède. Mais cette bulle a une particularité : elle est très résistante aux chocs extérieurs. Là où la bulle irlandaise ou la bulle espagnole ont explosé dans la foulée de la crise de 2008, la bulle suédoise a résisté et a même continué à gonfler. Jusqu’à quand ? C’est la question que se pose, depuis ce printemps avec de plus en plus d’acuité, les observateurs et les dirigeants économiques du pays.

Les flux de capitaux étrangers

Pour comprendre les caractéristiques de cette bulle, il faut en expliquer les causes. La première est le caractère de « havre de sécurité » que représente la Suède depuis la crise des années 1990. Avec une croissance supérieure à la moyenne, un Etat peu endetté et une notation optimale, la Suède a tout pour attirer les investisseurs soucieux de protéger leur argent. A chaque crise, le pays connaît donc d’importantes entrées de capitaux. Lesquels sont particulièrement attirés par les rendements du marché immobilier. L’immobilier suédois est longtemps apparu – avec raison – comme capable de fournir sécurité et rendement. Le rêve de l’investisseur dans un monde de taux bas et d’inflation faible. Cet effet a permis aux prix de résister à la crise de 2008, par exemple, où la baisse des prix a été limitée à 2,2 % sur un an au premier trimestre 2009.

Les particularités des crédits immobiliers suédois

Deuxième élément : les pratiques de crédits immobiliers en Suède. En théorie, la hausse des prix permet de stabiliser le marché en réduisant la demande. En Suède, ceci ne s’est pas produit parce que les ménages ont continué à avoir accès à des crédits qui, jusqu’en mai 2016, avaient des durées illimitées (la durée moyenne des crédits est de 140 ans), et dont, pour un tiers d’entre eux, on ne rembourse que les intérêts (largement déductibles de l’impôt sur le revenu). Alors que la croissance économique a alimenté la croissance du revenu des ménages, ses derniers ont pu continuer à s’endetter, même avec la hausse vertigineuse des prix. Ceci a conduit à un niveau d’endettement des ménages très élevé (366 % du revenu pour les ménages ayant un crédit immobilier) qui ne se ressent que très modérément sur le niveau de vie des ménages. La demande reste donc soutenue.

Les éléments structurels

Troisième élément : le caractère structurel de la bulle. Les loyers sont très régulés en Suède et sont souvent maintenus très bas, notamment dans les quartiers très recherchés des grandes villes. Ceci conduit les locataires à ne pas quitter les appartements qu’ils occupent pour conserver ces avantages. Cette situation alimente une pénurie de logement, particulièrement dans les zones les plus recherchées. Alors que la demande est forte, l’offre est rare. Les prix explosent donc. Autre élément : la croissance démographique, relativement soutenu dans un pays qui, avec l’Irlande et la France, est un de ceux ayant la fécondité la plus élevé de l’UE. La hausse de la population et les familles nombreuses sont des éléments qui alimentent la demande de logements.

L’effet de la politique monétaire

Dernier élément de cette bulle, la politique de la banque centrale suédoise, la Riksbank. Une récente étude réalisée par deux économistes de l’université de Lund, Frederik Andersson et Lars Jonung a souligné l’importance de la politique monétaire dans l’accélération des prix immobiliers en Suède. La Riksbank a en effet été parmi les premières banques à faire usage des taux négatifs, non seulement pour les facilités de dépôts, mais aussi pour les taux de refinancement. La banque centrale a un objectif d’inflation de 2 % qu’elle peine à atteindre malgré la vigueur de la croissance. Menacée par une tendance haussière de la couronne, elle a dû mener une politique agressive pour réduire l’effet du taux de change sur l’inflation. Aussi, en février, est-elle allée encore plus loin dans les taux négatifs, avec une baisse de 15 points de base à -0,5 % de son taux de refinancement. Cette politique porte doucement ses fruits avec un taux d’inflation en juin qui a atteint 1 % pour la première fois depuis 4 ans.

Mais cette politique a aussi naturellement incité les banques à prêter beaucoup et à des taux faibles, alors même que de nouveaux acteurs sur le marché, comme les banques danoises, augmentait la concurrence. Ceci a accéléré fortement la croissance de la demande en incitant les ménages à s’endetter.

Vulnérabilité du système bancaire

La bulle immobilière suédoise est donc un des produits des taux négatifs. Mais aujourd’hui, le niveau des prix inquiète très clairement. En juin, la Riksbank elle-même s’est émue dans son rapport de stabilité financière du danger et a pointé la « vulnérabilité aux chocs internes et externes » du marché immobilier et, partant, du système financier suédois. Avec des bilans remplis de crédits immobiliers suédois potentiellement surévalués, les banques du pays pourraient devoir faire face, en cas de chute des prix, à un défi insurmontable. Un signe ne trompe pas. Le ratio de solvabilité des banques suédoisespondérés des risques selon une méthode définie par les banques elles-mêmes (méthode officiellement reconnue), s’établit à 18,8 % contre 13,5 % pour les banques de la zone euro. Mais si on se passe de cette pondération, le rapport entre les fonds propres et les actifs des banques suédoises tombe à 4,8 % contre 8 % pour les banques de la zone euro. out est donc question de point de vue. Si le marché immobilier n’est pas jugé risqué alors qu’il a progressé deux fois plus vite que le PIB en vingt ans, tout va bien. Sinon, les risques sont réels. Et c’est ce qui a inquiété la Riksbank en juin.

Correction violente à venir ?

Dans leur étude, Frederik Andersson et Lars Jonung ont estimé que le niveau global d’endettement des ménages qui est de 180 % des revenus disponibles était jugé surévalué de 50 points de pourcentage par rapport au niveau « soutenable » de la dette des ménages. Cette différence dit assez quel pourrait être l’ampleur de la correction en cas d’éclatement de la bulle. Près d’un tiers de la valeur des prêts pourraient s’envoler. Or, comme le souligne les deux chercheurs « l’histoire nous apprend qu’une période prolongée de hausse du crédit et des prix des actifs pose généralement les bases d’une correction, souvent sous la forme d’une crise financière ». Néanmoins, ces deux chercheurs ne voient pas arriver cette correction tant que durera la croissance. Mais en cas de hausse des taux ou d’affaiblissement de cette croissance, le risque d’un éclatement de la bulle est réel.

Un pays dopé aux taux bas

En attendant, les autorités semblent avoir pris conscience du risque. Le gouvernement suédois a modifié la régulation pour contraindre les ménages à l’amortissement de leur dette immobilière et la réduction de la limite de remboursement des crédits à… 105 ans. Des mesures insuffisantes qui ont pourtant fait pousser des cris d’orfraies aux banquiers suédois. Comme toujours, la bulle est devenue si importante que le niveau d’équilibre est quasiment impossible. Réguler le crédit ou relever les taux pourraient conduire à une correction. Aussi préfère-t-on gagner du temps pour repousser l’inévitable.

La Riksbank, malgré sa mise en garde de juin, a ainsi, en juillet, confirmé sa position très accommodante, a repoussé toute hausse des taux et s‘est même dite prête à faire encore davantage. Elle n’a pas le choix : si la bulle éclate en cas de resserrement monétaire et de ralentissement de la croissance, il faut à tout prix maintenir la politique actuelle. La Suède est désormais dopée aux taux négatifs et à une croissance forte elle-même cause et conséquence de la bulle immobilière. Avec le Brexit, la Riksbank devait, par ailleurs, éviter toute fuite vers la qualité vers la Suède, ce qui aurait encore alimenté la demande en biens immobiliers. Trouver une issue à une telle situation n’est décidément pas simple. Et le réveil pourrait être très douloureux.

La situation vient donc de s’accélérer et est sur le point de dégénérer …

 
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Publié par le 12 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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L’intelligence artificielle de Google vient de créer l’IA la plus puissante du monde

google brain intelligence artificielle

L’intelligence artificielle de Google Brain, AutoML, vient de créer une intelligence artificielle plus performante et que toutes celles créées par les êtres humains jusqu’à présent. Si cet exploit est impressionnant et va permettre d’offrir de nouvelles possibilités technologiques, il soulève également d’importantes questions éthiques et suscite l’inquiétude quant au devenir de l’humanité.

C’est au sein de Google Brain, la division Google spécialisée dans l’intelligence artificielle, que l’impensable s’est produit. En début d’année 2017, les chercheurs de Google Brain ont créé AutoML, une intelligence artificielle capable de créer d’autres programmes d’intelligence artificielle. En ce mois de décembre 2017, AutoML vient de créer une intelligence artificielle surpassant toutes celles créées par les humains jusqu’à présent.

Pour tester l’IA créée par AutoML, elle a été chargée de reconnaître des objets tels que des personnes, des voitures, des lampes, des sacs à main et autres éléments au sein d’une vidéo en temps réel. Ce système, baptisé NASNet, a été capable d’identifier les objets avec une précision de 82,7%. Jusqu’à présent, le précédent record de précision était détenu par une IA créée par les humains et s’élevait à 81,5%. Ce record établi par une machine créée par une machine marque donc le début d’une nouvelle ère.

L’intelligence artificielle de Google pourrait bien devenir hors de contrôle

Pour Google Brain, ce progrès va permettre de résoudre les problèmes qui limitent les technologies telles que la vision par ordinateur, notamment utilisée par les robots ou les smartphones récents comme le Huawei Mate 10 Pro pour la reconnaissance d’images. Cependant, pour l’humanité, NASNet pourrait aussi signer le début de la fin. Il est réellement possible que AutoML crée des systèmes si performants que l’intelligence humaine ne pourra plus suivre la cadence. Pour l’heure, NASNet se contente de simuler la vision humaine, mais le Machine Learning permet aussi d’imiter des facultés humaines comme la réflexion, l’apprentissage ou la conceptualisation.

L’intelligence artificielle pourrait alors devenir suffisamment intelligente pour manipuler les humains, par exemple en diffusant de fausses informations pour monter les gouvernements les uns contre les autres, ou pourquoi pas en nous privant d’accès à internet. Dans un monde de plus en plus dépendant de l’informatique, l’intelligence artificielle ultra-performante pourrait régner en maître. Sur le court terme, il est aussi possible que NASNet soit utilisé pour les systèmes de surveillance automatisés avant même que les régulations puissent être mises en place pour contrôler de tels systèmes.

De quoi donner du crédit à Elon Musk selon qui l’humanité n’a que 10% de chances de survivre à l’intelligence artificielle. Même le directeur de l’ingénierie de Google, Ray Kurzweil, admet que, même si l’IA devrait s’avérer bénéfique pour l’humanité, les êtres humains risquent d’endurer des épisodes difficiles sur le chemin qui mènera à l’harmonie. Selon ses dires, la technologie est une épée à double tranchant : le feu nous réchauffe, cuit notre nourriture, mais peut aussi brûler nos maisons. C’est également le cas de l’intelligence artificielle. (source)

 
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Publié par le 6 décembre 2017 dans général, Insolite, International, Sciences

 

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Supercalculateurs : la Chine devient la première puissance informatique du monde

La Chine est devenue le pays qui a la plus importante puissance de calcul avec le parc le plus important de supercalculateurs !

“Selon Top 500, qui liste tous les trois mois les supercalculateurs les plus puissants du monde, la Chine est devenu le numéro 1 mondial en puissance de calcul cumulée.”

Si cela fait deux ans que l’empire du Milieu peut se targuer d’avoir l’ordinateur le plus puissant du monde, c’est la première fois que la Chine passe devant les États-Unis dans la puissance de calcul disponible, et en plus elle détient plus de supercalculateurs que les États-Unis avec 202 pour Pékin contre 143 seulement pour les USA.

Plus surprenant, la progression de la Chine est fulgurante car il y a 6 mois, les Américains détenaient 169 supercalculateurs contre 160 pour les Chinois. En quelques mois, le rapport de force s’est totalement inversé.

Cela veut dire que la montée en gamme de la Chine vient de connaître un nouveau tournant, et s’imaginer que les Allemands n’ont rien à craindre de l’industrie chinoise est une chimère, d’ailleurs c’est assez symptomatique de voir le télescopage de ces deux informations.

Siemens licencie massivement au moment où la Chine devient le leader de la puissance de calcul.

Charles SANNAT.

Source Challenges ici

 
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Publié par le 17 novembre 2017 dans général, International, Sciences

 

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Les forêts du monde rejettent désormais plus de CO2 qu’elles n’en absorbent

(Photo Flickr/ Matt Zimmerman)

Je ne suis pas d’accord avec la  référence au réchauffement climatique dans le papier suivant , mais la déforestation massive oui, c’est une triste réalité qui amène à ce constat que les forêts du monde rejettent désormais plus de CO2 qu’elles n’en absorbent. Z

Les résultats d’une étude publiée dans la revue scientifique généraliste « Science » nous apprennent qu’à cause de l’action de l’homme, les forêts tropicales sont, lentement mais sûrement, en train de perdre leur fonction de « puits de carbone ».*

Nous les avions peut-être un peu trop vite comptées dans les rangs de nos alliées dans la lutte contre le réchauffement climatique. À en croire les résultats d’une étude dont les résultats ont été publiés jeudi dernier dans la revue scientifique « Science », nous avons tant maltraité nos forêts qu’au lieu de continuer à remplir leur rôle de « puits de carbone » et d’absorber le carbone de l’atmosphère (NDLR, et par conséquent de lutter contre le réchauffement climatique en contribuant à diminuer la quantité de CO2 atmosphérique), elles commencent à en émettre davantage. Les auteurs de l’étude sont catégoriques : la déforestation massive, mais aussi et surtout la dégradation forestière et autres troubles causés par l’homme dans les régions tropicales sont les principaux responsables de ce basculement.

Ces résultats sont le fruit d’analyses de données récoltées par image satellite pendant douze ans, mais aussi de relevés effectués sur le terrain entre 2003 et 2014. Ce faisant, l’équipe de chercheurs du Woods Hole Research Center (WHRC), une ONG de recherche scientifique, et de l’université de Boston s’est concentrée sur des aspects fréquemment négligés de la déforestation, comme la « dégradation forestière » (NDLR, la disparition à petite échelle des arbres), précise le Guardian.

« Cela montre que l’on ne peut pas rester inactif. La forêt ne fait pas ce que nous pensions qu’elle faisait », a déclaré au Guardian Alessandro Baccini, l’un des coauteurs de l’étude. « Comme toujours, les arbres retirent du carbone de l’atmosphère, mais le volume des forêts n’est plus suffisant pour compenser les pertes. La région [du fleuve Amazone] n’est plus un puits ».

Si près de 60% de la disparition forestière tropicale a lieu en Amérique du Sud, les chercheurs ont constaté un phénomène similaire dans de nombreuses forêts d’Afrique (24%) et d’Asie (16%). Résultat : Les régions tropicales du monde dégageraient maintenant dans l’atmosphère près de 425 kilotonnes nets par an.

Les chercheurs appellent désormais les responsables politiques à réagir promptement pour mettre un frein à la déforestation, ainsi qu’aux autres formes moins connues de dégradation de nos forêts — dont les conséquences sont tout particulièrement mises en avant dans cette étude. Selon eux, les conséquences de ces phénomènes pourraient se révéler désastreuses. La biomasse (NDLR, ensemble de la matière organique, qu’elle soit d’origine végétale ou animale) pourrait même à terme s’en trouver réduite de 75%. Problème : il est plus difficile de surveiller par satellite les éclaircies, entraînant une baisse de la densité des forêts, ou l’élimination d’une biodiversité qui peut sembler protégée par la forêt que la déforestation (NDLR, action de déboisement et de défrichement de surfaces forestières, sans se préoccuper du renouvellement de ces forêts).

« Avant, nous savions que la dégradation était un problème, mais nous ne savions pas à quel point » commente dans le Guardian Wayne Walker, un autre coauteur de l’étude. Les chercheurs précisent que grâce à leur étude, il est désormais possible de savoir quelles zones sont affectées par le phénomène et de travailler à la restauration des forêts avant qu’elles ne disparaissent pour de bon. « C’est plus facile de s’attaquer au problème quand il y a encore une partie des forêts qui tient debout ».

Selon eux, la priorité doit être donnée à la protection des forêts vierges ayant une haute densité de carbone. L’une des manières les plus efficaces d’y parvenir étant de supporter les droits fonciers des peuples autochtones. « Ceux qui vivent dans les forêts peuvent faire une différence », conclut Wayne Walker (source)

 
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Publié par le 3 octobre 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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«La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», s’alarme Julian Assange

«La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», s'alarme Julian Assange 
Julian Assange sur un écran géant lors d’une conférence retransmise en direct à Barcelone, le 26 septembre

Et le trés important référendum en Catalogne se tient en ce moment même – Les tentatives de Madrid de blocage des applications facilitant la tenue du référendum en Catalogne constituent une véritable «guerre sur internet» selon Julian Assange, qui a lancé un appel appuyé afin de lutter contre ces mesures.

Julian Assange, le célèbre fondateur du site Wikileaks, s’est invité à sa manière dans la campagne du référendum sur l’indépendance de la Catalogne, qui doit se tenir le 1er octobre malgré son interdiction par la justice espagnole. Impitoyable défenseur de la liberté d’expression, le lanceur d’alerte s’est insurgé contre les mesures prises par Madrid pour tenter d’empêcher la tenue du scrutin, ciblant particulièrement les mesures de censure dans le domaines des télécommunications.

«La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», a écrit Julian Assange sur Twitter, le 30 septembre. «Les habitants et le gouvernement [de la région de Catalogne] utilisent internet pour organiser le référendum d’indépendance de dimanche [1er octobre], tandis que les services espagnols de renseignement gèlent les télécommunications et se livrent à la censure de centaines de sites, de protocoles, etc…», a détaillé le célèbre lanceur d’alerte.

S’appuyant notamment sur des informations relayées par le journal catalan El Nacional le 29 septembre, Julian Assange a dénoncé l’intrusion de la garde civile espagnole dans un bâtiment de télécommunications de Barcelone, qui visait à bloquer 29 applications que le gouvernement catalan comptait utiliser pour organiser le vote et compter les voix.

J’appelle tous nos soutiens et les informaticiens à révéler les méthodes de censure de la garde civile et des services de renseignement espagnols

Une mesure qui a révolté le lanceur d’alerte et contre laquelle il souhaite faire naître une mobilisation internationale : «J’appelle tous nos soutiens et les informaticiens où qu’ils soient, à nous aider à révéler, puis à contourner les méthodes de censure de la garde civile et des services de renseignement espagnols.»

Madrid, qui n’a pas autorisé le scrutin, cherche par tous les moyens à empêcher son organisation. La justice espagnole a notamment demandé au géant américain Google de désactiver une application expliquant comment et où se rendre pour voter. (source)

 
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Publié par le 1 octobre 2017 dans général, International, Politique

 

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Dans 40 ans, Israël devrait avoir la plus forte densité de population du monde occidental

(Photo Flickr/ amira_a)
(Photo Flickr/ amira_a)

Et le territoire actuel de l’entité sioniste sera devenu bien trop petit … Si la déstabilisation du moyen orient continue, notamment via des groupes comme DAESH, cela devrait ouvrir certaines perspectives territoriales … (vers le grand Israël et la pax Judaica)

À en croire les projections commanditées par le gouvernement israélien, la population du pays du Proche-Orient devrait atteindre les 18 millions d’ici 40 ans, soit plus du double d’aujourd’hui. Parmi ces Israëliens, 29% devraient être des haredim (NDLR, Juifs ultra-orthodoxes). Ce groupe connu pour rejeter partiellement la « modernité », qui ne constitue à l’heure actuelle que 9% de la population israélienne, pourrait bien dépasser les Arabes israéliens pour devenir la première minorité du pays.

La population de l’État d’Israël devrait doubler en l’espace de 40 ans. C’est du moins ce que supposent les dernières projections du Bureau central israélien de statistique, commanditées par le gouvernement israélien. « Israël aura la densité démographique la plus élevée du monde occidental », a ainsi expliqué le démographe Sergio DellaPergola, l’un des auteurs de l’étude, au Jerusalem Post.

Comme le souligne le journal, le Bureau central israélien de statistique a donc revu à la hausse de précédentes projections établies en 2012. À l’époque, le Bureau considérait en effet que la population atteindrait les 15,5 millions en 2059. Cette différence importante s’expliquerait par le fait que le Bureau avait, visiblement à tort, considéré que le taux de fécondité continuerait de baisser.

Résultat : si ces nouvelles projections venaient à se vérifier, Israël, petit État du Proche-Orient de 20 770 km2, pourrait devenir le pays avec la plus forte densité de population du monde occidental — plus densément peuplé que la Cisjordanie et la bande de Gaza de 2017 réunies. De plus, Sergio DellaPergola n’hésite pas cette fois-ci à affirmer que sauf bouleversement majeur ces projections devraient se révéler justes à quelques centaines de milliers de personnes près.

Étant donné l’important taux d’urbanisation (92%), et l’existence d’une situation géographico-politique extrêmement complexe avec la Palestine, certains experts mettent en garde le pays contre une catastrophe démographique imminente. Cependant, d’autres, à l’instar de DellaPergola, considèrent que le pays a encore les moyens de s’étendre en dehors de son centre géographique, la région Tel Aviv-Jérusalem, en installant ces nouveaux Israéliens vers ce que le pays appelle la périphérie. « Israël possède une énorme aire qui est très sous-peuplée. Si vous répartissez la population de façon plus égale dans la périphérie, la densité n’est pas un problème. Néanmoins, je n’ai observé aucune stratégie [allant dans ce sens] de la part du gouvernement », conclut le démographe.

Optimiste, Gilad Malach, un analyste du think tank Israel Democracy, interrogé par le Jerusalem Post, note qu’ailleurs dans le monde d’autres sociétés se sont montrées capables de s’adapter à de fortes densités de population : « Ce n’est pas nécessairement un désastre. Singapour et Hong Kong sont encore plus peuplées, et ce sont des États prospères. ».

Autre point d’intérêt de l’étude, le fait que la société israélienne devrait devenir encore plus religieuse. « Il est intéressant de noter que les haredim vont dépasser les Arabes et devenir la plus importante minorité », commente ainsi Sergio DellaPergola.

À l’heure actuelle, on compte 9% de haredim (NDLR, les « Craignant-Dieu », en hébreu, forment un ensemble hétéroclite de Juifs orthodoxes ayant pour point commun une pratique religieuse particulièrement forte) dans le pays. Pourtant, d’ici 2040 ces derniers pourraient bien représenter 20% de la population du pays et même 29% dans 40 ans, atteignant les 5,25 millions, explique Jerusalem Online. De leur côté, les Arabes israéliens qui représentent actuellement 21% de la population totale, pourraient compter pour environ 20% d’ici 40 ans.

À noter que cette croissance rapide n’a rien de bien étonnant. En effet, si le pays peut se prévaloir d’un taux de fécondité record (3,13 enfants par femme), c’est en grande partie grâce aux haredim qui enregistrent actuellement un taux de fécondité de 6,9 enfants par femme, résultat des politiques familiales et natalistes de l’État d’Israël. (source)

 
 

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