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La liste complète du gouvernement d’Edouard Philippe, et les réactions politiques …

Macron vient d’exploser les partis « traditionnels », et il fait passer ce grand recyclage de ceux qui occupent le paysage politique depuis 30 ans – pour de la nouveauté …

Dix-huit ministres et quatre secrétaires d’Etat ont été nommés, mercredi 17 mai. Le gouvernement est strictement paritaire avec 11 femmes et 11 hommes.

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Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a annoncé mercredi 17 mai la composition du gouvernement d’Edouard Philippe. Strictement paritaire, le gouvernement a 54,6 ans de moyenne d’âge. Trois personnalités du MoDem ont été nommées, deux des Républicains, quatre du Parti socialiste et deux du Parti radical de gauche.

Quatre secrétaires d’Etat ont aussi été nommés :

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Presque la parité. On peut compter 11 ministres hommes et 11 femmes, mais ce serait oublier le premier ministre. En ajoutant M. Philippe, le gouvernement est donc à 12 hommes pour 11 femmes. Et si Sylvie Goulard hérite d’un ministère régalien (ministre des armées), on notera que les femmes occupent des postes qui ne sont pas en tête de l’ordre protocolaire, comme l’égalité femmes-hommes, le handicap, les sports, la santé ou la culture.

  • Moins d’énarques. Autre signe de renouvellement, une certaine diversité dans les formations des ministres. On ne compte que deux énarques (Bruno Le Maire et Sylvie Goulard), trois avec le premier ministre. Deux ministres n’ont aucune formation universitaire : Nicolas Hulot et Marielle de Sarnez.
  • Quatre anciens ministres. La grande majorité des membres du gouvernement découvriront pour la première fois la fonction, puisque seuls quatre d’entre eux ont déjà été ministres : deux sous la présidence de François Hollande (Jean-Yves Le Drian et Annick Girardin), un sous Nicolas Sarkozy (Bruno Le Maire), et le dernier, François Bayrou, qui a été ministre de l’éducation nationale sous François Mitterrand et a gardé le même portefeuille ministériel après l’élection de Jacques Chirac.
  • Un gouvernement relativement jeune. L’âge moyen des ministres et secrétaires d’Etat s’élève à 54 ans. L’équipe compte trois trentenaires : Mounir Mahjoubi, (secrétaire d’Etat chargé du numérique) a 33 ans ; Marlène Schiappa (égalité entre femmes et hommes) et Gérald Darmanin (action et comptes publics) ont tous deux 34 ans. Les plus âgés sont deux des trois ministres d’Etat, Gérard Collomb (intérieur) et Jean-Yves Le Drian (Europe et affaires étrangères), ainsi que le ministre de l’agriculture Jacques Mézard, tous trois âgés de 69 ans.

Les réactions politiques au gouvernement d’Edouard Philippe

Le PS craint une remise en cause des « protections des salariés »

« En choisissant de confier Bercy à Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, le premier ministre, Edouard Philippe, aura l’assurance de pouvoir mener une politique économique de droite et en même temps… de droite, dont les priorités consisteront à augmenter la CSG, supprimer l’ISF, remettre en cause les protections des salariés, réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires et casser les services publics », fustige le Parti socialiste dans un communiqué.

Les socialistes regrettent par ailleurs « le non-respect de plusieurs engagements pris par Emmanuel Macron devant les Français ».

Le gouvernement regroupe 22 membres au lieu des 15 promis et il n’y aura pas de ministère plein et entier des droits des femmes.

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Zocchetto (UDI) souhaite « courage et succès » au gouvernement

François Zocchetto, président du groupe UDI-UC au Sénat, a lui aussi commenté la composition du nouveau gouvernement. Estimant que ce gouvernement a « une tâche immense devant lui », le sénateur centriste de la Mayenne « souhaite courage et succès dans l’accomplissement de ses missions ».

Nicolas Hulot est ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire, il sera également en charge de l’énergie. 

Le militant écologiste hérite notamment du dossier empoisonné et hautement symbolique du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Noël Mamère : « Bon courage Nicolas. Nous t’aiderons s’il le faut »

« La nomination de Nicolas Hulot, avec rang de ministre d’Etat est une bonne nouvelle… à condition qu’il ait les moyens de ses ambitions pour réussir la transition écologique ! », prévient Noël Mamère. Et le député de Gironde, qui a quitté EELV en 2013, de préciser : « Il faut espérer qu’il a obtenu certaines garanties qui lui éviteront de servir de caution à un président et un premier ministre, ancien d’Areva, qui n’ont jamais fait de l’écologie leur priorité. »

Comptons sur Nicolas Hulot et sa détermination pour qu’enfin la question écologique trouve la place qu’elle mérite dans nos politiques publiques. Nous sommes nombreux à placer beaucoup d’espoirs dans sa nomination. Et nous lui disons: bon courage , Nicolas. Nous t’aiderons s’il le faut »

Bernard Accoyer : les membres de LR qui ont choisi de rejoindre ce gouvernement ne font plus partie des Républicains

C’est ce qu’affirme le secrétaire général du parti Les Républicains dans un communiqué publié sur son compte Twitter

François Baroin « regrette » l’entrée de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin et Jean-Luc Mélenchon dénonce un « gouvernement de droite ».

Front national : « Le système UMPS est aux manettes »

Le Front national a réagi mercredi dans un communiqué à la composition du gouvernement Philippe. « En recasant de nombreuses anciennes gloires de la vie politique, issues des vieilles droite et gauche, le gouvernement Macron confirme que le système UMPS est aux manettes. »

Le nombre important de ministres issus des rangs des Républicains, en plus du premier ministre lui-même, confirme par ailleurs que LR ne pourra aucunement prétendre à être une force d’opposition au pouvoir en place.

Le Front national s’inquiète également de la nomination de Sylvie Goulard comme ministre des armées.

« C’est très préoccupant, quand on sait que c’est une ultra-européiste convaincue : cela fait peser la menace d’une mise sous tutelle européenne de notre défense nationale », est-il écrit dans le communiqué.

Le parti de Marine Le Pen donne rendez-vous aux législatives. « Toutes ces raisons doivent pousser les électeurs à se tourner vers les candidats patriotes aux élections législatives, afin de garantir une véritable opposition à l’Assemblée nationale. »

Lagarde (UDI) : « Le caractère européen, une bonne chose » 

Jean-Christophe Lagarde, le dirigeant de l’UDI, a réagi par communiqué à la nomination du gouvernement par le nouveau premier ministre, Edouard Philippe. « Ce qui marque dans sa composition c’est surtout le caractère très européen », estime le centriste, qui fait référence à la création d’un ministère de l’Europe et des affaires étrangères, attribué à Jean-Yves Le Drian.

Jean-Luc Mélenchon : « Un gouvernement de droite. Point »

En marge du dépôt de sa candidature aux législatives à la préfecture des Bouches-du-Rhône, mercredi 17 mai, Jean-Luc Mélenchon a estimé que le premier gouvernement de la présidence d’Emmanuel Macron était « un gouvernement de droite. Point ». Le leader de La France insoumise s’est notamment inquiété de « la présence d’un premier ministre nucléariste », de la nomination de Jean-Michel Blanquer à la tête de l’éducation nationale et de celle de Nicolas Hulot, qu’il a qualifiée de  « crève-cœur ».

On a le plus vif doute quant au sort qui sera réservé à l’impératif écologique. Quand on a pour premier ministre un homme qui était central dans le lobby nucléariste, le reste devient presque un décor.

« Le chef de l’Etat ne manque pas de ruse de maquignon, type IVe République », a expliqué M. Mélenchon.

Voilà un gouvernement qui a dorénavant trois candidats par circonscription : un du PS, l’autre de LR et le troisième d’En marche ! Il ne reste aux gens qui veulent une alternative républicaine que les candidats de La France insoumise.

La « recomposition » politique voulue par Emmanuel Macron et décrite comme un piège par la droite et le centre se poursuit et constitue un véritable casse-tête politique pour ceux qui voudront la contester.

En effet, les nominations de Bruno Le Maire au ministère de l’économie et de Gérald Darmanin au ministère de l’action et des comptes publiques confient les problématiques économiques – dont l’emploi, la croissance et la fiscalité – à deux hommes issus du parti Les Républicains (LR).

Non seulement le premier ministre Edouard Philippe ouvre donc le gouvernement au-delà de la famille politique d’origine d’Emmanuel Macron à des postes-clefs mais en plus donne-t-il une orientation nettement libérale à la politique économique qu’il entend mener.

Ainsi, Emmanuel Macron prive-t-il la droite et le centre du thème majeur de l’économie en vue des élections législatives de juin 2017.

Autre angle d’attaque majeur avec la nomination d’un ministre des Armées – et non de la défense – en la personne de Sylvie Goulard, et dont on en déduit qu’Emmanuel Macron – constitutionnellement le chef de l’Etat et des Armées – vise à se saisir également des problématiques régaliennes chères à la droite.

 
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Publié par le 17 mai 2017 dans général, Politique

 

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Suède : les municipalités doivent se préparer à la guerre à la demande du gouvernement

Suède : les municipalités doivent se préparer à la guerre à la demande du gouvernement
Toujours plus proches de l’OTAN, les autorités suédoises ressuscitent une doctrine datant de la guerre froide, celle de la «stratégie de défense totale». Dans ce cadre les collectivités locales sont tenues de réactiver des mesures de défense civile.

Le gouvernement suédois a décidé de remonter le temps. Les autorités locales doivent ressortir des tiroirs des mesures de défense civiles afin d’être en mesure de faire face à un confit majeur. Il leur incombe de renforcer les services de secours ainsi que les dispositifs de protection civile. La «stratégie de défense totale», une doctrine datant de la guerre froide, implique que l’action militaire soit aussi complété par un effort du secteur économique et de la population.

Les autorités justifient la décision, annoncée en décembre 2015, par une «aggravation de la situation internationale». Selon une lettre de l’Agence de protection civile suédoise, la MSB, adressée aux municipalités, ces dernières doivent en conséquence se préparer à la «guerre et aux conflits». «Cette stratégie n’est pas nouvelle, nous l’avons mise en œuvre durant la guerre froide», indique la MSB, précisant toutefois : «Il n’y a rien qui indique qu’une guerre soit probable, mais le gouvernement nous a chargé de nous y préparer».

Le 25 mai 2016, le parlement suédois a ratifié un accord de coopération renforcée avec l’organisation politico-militaire de l’Alliance atlantique (OTAN). Cette dernière peut, depuis, déployer ses troupes dans le pays et mener des exercices militaires. Alors que la Suède n’est toujours pas, stricto sensu, membre de l’OTAN, Stockholm a décidé de se ranger sous son parapluie, le ministère de la Défense évoquant une «menace croissante de la Russie».

 
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Publié par le 26 décembre 2016 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, International, Politique

 

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En catimini, Manuel Valls a placé la Cour de cassation sous contrôle du gouvernement juste avant son départ !!

En catimini, Manuel Valls juste avant son départ de Matignon a placé la plus haute juridiction française sous l’autorité du gouvernement, par un simple décret. . En plaçant la Cour de cassation sous contrôle du gouvernement qui plus est juste avant son départ , son Indépendance est remise en cause, et la séparation des pouvoirs est «mise en défaut» .. Incroyable !

C’est par un simple décret, pris dans une grande discrétion, que l’ancien Premier ministre a modifié l’organisation institutionnelle de la Cour de cassation. Celle-ci exige des explications, tandis que des avocats dénoncent une décision «sidérante».

«En rupture avec la tradition républicaine». C’est ainsi que la Cour de cassation qualifie elle-même l’arrêté pris par Manuel Valls le lundi 5 décembre dernier, quelques heures avant sa démission de Matignon, qui place la plus haute juridiction judiciaire française sous l’autorité… du gouvernement.

Bertrand Louvel, premier président de la Cour de cassation, dans un courrier public adressé à Bernard Cazeneuve, Premier ministre depuis le 6 décembre, demande des explications à celui-ci quant à cette décision, alors que le ministère de la Justice n’a, semble-t-il, pas donné suite à une première demande d’explication qui lui aurait été adressée.

Très concrètement, ce décret confie à l’Inspection générale des services judiciaires, une autorité sous les ordres du gouvernement, le contrôle de la Cour de cassation. Si celle-ci était déjà contrôlée par la Cour des comptes ou le Conseil de la magistrature, ces deux institutions sont néanmoins indépendantes – ce qui n’est pas le cas de l’Inspection générale des services judiciaires.

La Cour de cassation redoute de se voir placée «sous le contrôle direct du gouvernement». Plusieurs avocats et magistrats ont d’ores et déjà fait part de leur inquiétude face à une décision qui touche au point sensible de la séparation entre pouvoir exécutif et judiciaire, et disent craindre une «instrumentalisation» de la justice.

Le gouvernement ne s’est pas encore expliqué sur les raisons qui ont motivé la rédaction de ce décret, d’ailleurs publié dans une discrétion substantielle. Cet épisode, après les propos tenus par François Hollande sur les juges et révélés dans le livre Un Président ne devrait pas dire ça, pourrait détériorer encore davantage les relations entre l’exécutif et la justice.

«Dictateur fou» : réactions indignées après le décret de Valls sur la Cour de cassation

Le dernier décret de Manuel Valls a enflammé les réseaux sociaux. De nombreux responsables politiques craignent la fin de l’indépendance de la justice et certains n’ont pas hésité à qualifier l’ancien Premier ministre de «dictateur».

L’arrêté signé en grande discrétion par Manuel Valls le lundi 5 décembre, quelques heures avant sa démission de Matignon, a confié le contrôle de la Cour de cassation à l’Inspection générale des services judiciaires, une autorité placée sous les ordres du gouvernement.

Le 7 décembre, le Premier président de la Cour, Bertrand Louvel, et son procureur général, Jean-Claude Marin, ont rendu public un courrier envoyé le 6 décembre au nouveau Premier ministre Bernard Cazeneuve. Les deux plus hauts magistrats de France réclament des explications sur le décret qui place selon eux la Cour de cassation «sous le contrôle direct du gouvernement».

Tandis que des avocats ont dénoncé une décision «sidérante», de nombreuses personnalités politiques ainsi que des élus ont rapidement fait état de leur stupeur et de leur colère.

Si la gauche s’est montrée discrète à réagir, les hommes et femmes politiques de droite et du Front national tirent à boulets rouges contre Manuel Valls. Certains d’entre eux n’hésitent pas à comparer le décret à une décision dictatoriale.

Scandalisée par la «mise sous tutelle de la justice», Dominique Bilde, eurodéputée du Front national, a qualifié l’ancien Premier ministre de «dictateur fou».

Nicolas Bay, secrétaire général du Front national et également eurodéputé, a pour sa part traité Manuel Valls «d’apprenti-dictateur jusqu’au bout».

 
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Publié par le 8 décembre 2016 dans général, Insolite, Politique

 

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Combien de coups d’état états-uniens en Amérique Latine ? La destitution de la présidente Dilma Roussef : «Un coup d’état» selon l’ex-ministre du gouvernement brésilien Jacques Wagner

Bonjour les théoriciens du complot : Selon Dilma Rousseff elle meme : «Ma destitution est un coup d’Etat» :

Brasilia, le 19 mai – Dilma Rousseff, évincée du pouvoir par le Parlement brésilien il y a une semaine, a déclaré lors d’une interview exclusive à RT que sa destitution était un coup d’Etat puisqu’elle n’a pas enfreint la Constitution de son pays.

RT : Vous êtes désormais au palais Alvorada et d’une certaine façon bannie dans votre propre pays. Comment vous sentez-vous moralement ?

Dilma Rousseff (D. R.) : Je suis assez positive. Je continue de me battre non pas juste pour conserver mon poste de présidente, mais surtout pour la démocratie dans mon pays. Honnêtement, je n’ai pas l’intention de rester cloîtrée dans ma résidence officielle – le palais Alvorada. Je veux me rendre dans beaucoup de villes au Brésil, discuter avec le peuple, rencontrer beaucoup de gens. Cela va me permettre de dire aux Brésiliens, et peut-être même au monde entier, ce qu’il se passe réellement dans ce pays, et que nous allons nous battre contre ce que nous considérons être une tentative de coup d’Etat.

Déstabilisation en direct du Brésil  – La Cia était passé par là … C’est reconfirmé . Z

La vague des mouvements progressistes qui a déferlé dans l’ensemble latino-américain depuis le début du siècle en apportant liberté et démocratie pour le bénéfice premier des peuples, un processus développé avec l’ALBA sous le leadership de plusieurs chefs d’État et, en particulier, Fidel Castro à Cuba, Hugo Chavez Frias au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et Rafael Correa en Équateur, a ébranlé les assises de l’ordre impérial dicté par les grandes puissances et, tout spécialement, par les États-Unis. Pour arrêter cette vague ceux-ci se sont évertués depuis à utiliser toutes sortes de stratagèmes et de subterfuges afin de confiner et de neutraliser les efforts de ces visionnaires et de ces leaders. L’impérialisme ne peut supporter des gouvernements nationaux qui veillent au bien-être de leurs peuples. Celui-ci veut dominer et tout contrôler en fonction de ses intérêts.

Les États-Unis n’ont jamais cessé de dominer la scène politique et économique en Amérique latine. Depuis près de deux siècles ils veillent au maintien de leurs intérêts selon les préceptes de la doctrine Monroe. Ces intérêts doivent être sauvegardés en tout temps. Pour ce faire Ils ont, dans le temps, fait appel, pour le sous-continent, aux formes de gouvernance propres à assurer leur mainmise sur l’ensemble et tout spécialement au régime des dictatures comme ce fut le cas au Brésil, en Uruguay, au Chili et en Argentine au cours de la dernière partie du XXème siècle. Pour exercer leur suprématie sur toutes les composantes de la politique et de l’économie ils sont intervenus fréquemment en fomentant des coups d’État propres à renverser des gouvernements démocratiques tels que celui du Chili en 1973, celui du Honduras en juin 2009 et celui du Brésil auquel nous assistons en mai 2016, en faisant disparaître des chefs d’État, en appuyant financièrement les forces de l’opposition aux pouvoirs hostiles à Washington comme c’est le cas présentement au Venezuela ou en procédant à une invasion armée.

Les États-Unis ont envahi et occupé environ 70 pays depuis leur Déclaration d’Indépendance, dont environ cinquante depuis 1945. Ils ont envahi et occupé 17 pays latino-américains à partir de 1836.

Il importe de le rappeler. Les forces armées des États-Unis sont intervenues directement dans plusieurs pays afin d’assurer « l’ordre et la stabilité ».  Quand leur suprématie a été réellement remise en question les États-Unis ont tout simplement procédé à une invasion et c’est ce qu’ils ont fait dans 17 pays latino-américains depuis leur indépendance et, dans plusieurs cas, à de multiples occasions (tableau 1). Aujourd’hui, la IVème Flotte veille dans les eaux entourant l’Amérique du Sud.

Tableau 1. Liste des pays de l’Amérique latine envahis par les États-Unis depuis 1836

– Mexique 1836-1846, 1913, 1914-1918, 1923

– Nicaragua : 1856-1857, 1894, 1896, 1898, 1899, 1907, 1910, 1912-1933, 1981-1990

– Argentine : 1890

– Chili : 1891, 1973

– Haïti : 1891, 1914-1934, 1994, 2004-2005

– Panama : 1895, 1901-1914, 1908, 1912, 1918-1920, 1925, 1958, 1964, 1989

– Cuba : 1808-1902, 1906-1909, 1912, 1917-1933, 1061, 1962

– Porto Rico : 1898, 1950

– Honduras : 1903, 1907, 1911, 1912, 1919, 1924-1925, 1983-1989

– République dominicaine : 1903-1904, 1914, 1916-1924, 1965-1966

– Guatemala : 1920, 1954, 1966-1967

– El Salvador 1932, 1981-1992

– Uruguay : 1947

– Grenade : 1983-1984

– Bolivie : 1986

– Iles Vierges : 1989

– Colombie : 2002

Source : http://www.countercurrents.org/polya050713.htm

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Les événements qui ont marqué le devenir des nations latino-américaines au cours des dernières années laissent présager un avenir difficile pour les peuples de cette région du monde. Les changements substantiels observés dans la gouvernance de plusieurs États doivent nous inquiéter au plus haut point. L’assaut perpétré par les forces réactionnaires de la droite appuyées par les grandes puissances met en péril les avancées sociales obtenues au cours des 20 dernières années.

Nous reproduisons, ici, l’intégrale d’une entrevue réalisée par Euronews avec Jacques Wagner, ex-ministre du gouvernement brésilien, entrevue diffusée le 18 mai dernier concernant la destitution de la Présidente du Brésil.

Une entrevue d’Euronews avec Jacques Wagner, ex-ministre du gouvernement brésilien (traduction de l’anglais par l’auteur)

Le Brésil connaît un moment sans précédent dans son histoire avec le retrait de la Présidente élue Dilma Rousseff. Son remplacement par le Vice-président Michel Temer comme chef de l’État a été fait dans un processus de mise en accusation et peut-être même plus.

Jacques Wagner a été pour une courte période l’homme de confiance de Dilma Rousseff. L’ancien chef du personnel qui a quitté le gouvernement pour faire place à Lula.

Michel Santos d’Euronews l’interroge sur le processus de mise en accusation et sur l’avenir.

Michel Santos “Jacques Wagner, vous avez dit que ce qui s’est passé est un coup d’État au Brésil”

Jacques Wagner: «En effet, ce que nous vivons au Brésil est un coup d’État. Je l’appelle un «coup d’État» parce qu’ils ont utilisé la disposition constitutionnelle de mise en accusation pour faire une élection indirecte. Le monde a vu la session dans la chambre basse – la Chambre des députés – et la session de recevabilité au Sénat et aucun ou très peu ont parlé de criminalité, parce que la présidente n’a commis aucun crime.

«Je sais qu’ils ont utilisé une disposition constitutionnelle pour quelque chose qui est sacrée dans la démocratie – Quelle signification peut-on donner à une délégation par un vote pour usurper le pouvoir d’un président élu avec 54 millions de voix.

«Depuis la fin de l’élection ils cherchaient tout le temps une façon d’essayer d’annuler l’élection et d’avoir une sorte de troisième tour. Ils ont interrogé les sondages. Ils se sont interrogés sur la légalité de la campagne électorale du Président de la Haute Cour et ce pendant 18 mois, ils ont créé ce fantasme qu’est la destitution ou la recherche d’une raison qui n’a pas existé et continue de ne pas exister».

EuroNews: “Qui sont ces mouvements conservateurs? Y a-t-il un État ou États en particulier? “

Jacques Wagner: «De toute évidence, il y a des forces conservatrices aux États-Unis, en Europe et même en Asie, qui sont intéressées à un autre type de gouvernement en Amérique latine dans son ensemble, Parce que, ici, en Amérique latine, nous avons eu une augmentation de gouvernements populaires.

 «Je sais que cette attaque systématique a été faite. Donc, je préfère caractériser les secteurs conservateurs du marché financier, déployés dans le monde entier contre les mouvements sociaux, contre le caractère populaire et progressiste des gouvernements “.

Euronews: “Est-il possible de renverser la situation au Sénat?”

Jacques Wagner: “Oui, il est possible de renverser la situation au Sénat, je ne doute pas qu’il est possible de l’inverser. Ils avaient seulement 55 voix sur la recevabilité. Si nous prenons deux de leurs 55 voix, le processus de mise en accusation sera arrêté. Nous avons déjà 22 … 24 votes – des votes très sûrs, je pense.

 «Je sais maintenant que pendant l’exercice de nombreuses contradictions vont émerger et je suis sûr qu’avec les mouvements sociaux dans les rues ainsi que le mouvement du Congrès nous avons tout ce qui est nécessaire pour obtenir une victoire pour la démocratie et son retour pour la continuation de son mandat. ”

EuroNews: “Plusieurs pays et organisations d’Amérique du Sud ont réagi négativement à la suppression de Dilma. Croyez-vous que l’Union européenne devrait avoir la même attitude? “

Jacques Wagner: «Je crois que tous les démocrates de l’Union européenne et du monde entier bien sûr, auront à se soucier de pays comme le Brésil – qui est l’une des plus grandes démocraties du monde occidental – quand un processus n’est pas transparent, Lorsqu’un processus de mise en accusation est en cours de fabrication, je crois qu’il est source de préoccupations pour tous. Et à l’interne, au Brésil, nous allons poursuivre la résistance et nous comptons sur la solidarité internationale “.

 

Références

AFP. 2016. Brésil. Roussef part, Temer arrive. Journal Le Devoir, le 13 mai 2016, p. B 9.

AFP. 2016. Maduro donne un autre tour de vis. Le leader vénézuélien étend ses pouvoirs tous azimuts. Journal Le Devoir, le 17 mai 2016, p. B 7.

BELAICH, Charlotte. Brésil. Ou en est la destitution? Le point sur la crise politique qui dure depuis plusieurs mois. Journal Le Devoir, le 13 mai 2016, p. B 9.

DUFOUR, Jules. 2008. La libération des otages colombiens, Hugo Chavez et l’Amérique latine. Mondialisation.ca. Le 21 janvier 2008. En ligne : http://www.mondialisation.ca/la-lib-ration-des-otages-colombiens-hugo-chavez-et-l-am-rique-latine/7860

DUFOUR, Jules. 2008. Le retour de la IVième Flotte et l’avenir de l’Amérique latine. Mondialisation.ca. Le 4 juillet 2008. En ligne: http://www.mondialisation.ca/le-retour-de-la-quatri-me-flotte-et-l-avenir-de-l-am-rique-latine/9503

DUFOUR, Jules. 2009. Le coup d’État au Honduras : un autre épisode des guerres impériales en Amérique latine. Mondialisation.ca. Le 27 juillet 2009. En ligne : http://www.mondialisation.ca/le-coup-d-tat-au-honduras-un-autre-pisode-des-guerres-imp-riales-en-am-rique-latine/14547

DUFOUR, Jules. 2009. Hugo Chavez et l’opinion publique mondiale : Manipulation et stratagèmes des grandes puissances. Mondialisation.ca. Le 7 septembre 2009. En ligne :http://www.mondialisation.ca/hugo-chavez-et-l-opinion-publique-mondiale-manipulation-et-stratag-mes-des-grandes-puissances/15095

DUFOUR, Jules. 2015. « L’empire militaire US »: Puissance, compressions budgétaires et redéploiement mondial. La sécurité acquise par la déstabilisation des États souverains et les guerres. Mondialisation.ca, le 28 juillet 2015. En ligne : http://www.mondialisation.ca/lempire-militaire-us-puissance-compressions-budgetaires-et-redeploiement-mondial/5465360

EURONEWS. 2016. Former Brazilian minister Jacques Wagner confident Rousseff can return to power. Entrevue. Le 18 mai 2016. En ligne :

http://www.euronews.com/2016/05/18/jacques-wagner-a-former-government-minister-in-brazil-is-confident-dilma/

LADOUCEUR, Micheline. 2016. “Révolution de couleur” à la brésilienne. Qui a peur de Dilma?Mondialisation.ca. Le 19 mars 2016. En ligne : http://www.mondialisation.ca/revolution-de-couleur-a-la-bresilienne-qui-a-peur-de-dilma/5514116

POLVA, Gideon. 2013. Les États-Unis ont envahi environ 70 pays depuis leur Déclaration d’Indépendance, dont environ cinquante depuis 1945. Les Envahisseurs. Le Grand Soir. Le 17 juillet 2013. En ligne : http://www.legrandsoir.info/les-envahisseurs

SANCHEZ, Maria Isabel. 2016. Venezuela: l’opposition renforce la pression internationale sur Maduro.  LAPRESSE.CA. Le 19 mai 2016. AFP. En ligne : http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201605/19/01-4983296-venezuela-lopposition-renforce-la-pression-internationale-sur-maduro.php

VAN AUKEN, Bill. 2016. Roussef chassée, le vice-président assemble un gouvernement de droite au Brésil. Mondialisation.ca et WSWS.org. Le 17 mai 2016. En ligne :http://www.mondialisation.ca/roussef-chassee-le-vice-president-assemble-un-gouvernement-de-droite-au-bresil/5525766

WROCLAVSKY, Damian. 2016. Brésil: Dilma Rousseff, présidente virtuelle. AFP. LAPRESSE.CA. Le 19 mai 2016.  En ligne : http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201605/19/01-4983294-bresil-dilma-rousseff-presidente-virtuelle.php

Source

Et Wikileaks aussi est sur l’affaire, mentionnant des liens entre le président par intérim du Brésil et le Renseignement : 

 

 

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Loi Travail – Nouveau passage en force du gouvernement (49.3) : les associations appellent à la mobilisation

Pourquoi écouter le peuple quant il y a l’article 49.3 – Manuel Valls s’est exprimé face aux députés à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire qui s’est tenu mardi après-midi. Le Premier ministre a, dans un premier temps, défendu le projet de loi travail qui est selon lui « le fruit des compromis ». Manuel Valls a ensuite annoncé le recours à l’article 49.3 : « Parce que le pays doit avancer, le Conseil des ministres m’a autorisé à engager la responsabilité du gouvernement ».

Raphael Jolivet de change.org se déclare même « en état d’insurrection » et lance une pétition dans ce sens !

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Un conseil des ministres extraordinaire a été convoqué ce mardi 10 mai dans l’après-midi pour autoriser le recours à l’article 49-3 afin de faire adopter le projet de loi Travail. Devant ce déni ultime de démocratie, le mouvement Nuit Debout appelle à un rassemblement ce soir à 18h devant l’Assemblée nationale.

Ensemble refusons le 49.3 ! Rassemblons nous tout(e)s ce soir à 18H pour un sit-in devant l’Assemblée Nationale.

1 307 000 signataires contre la loi travail, des centaines des milliers de manifestant-e-s à plusieurs reprises dans les rues, 200 #NuitDebout en France, 71% de la population contre la loi travail : la seule réponse du gouvernement c’est le passage en force et la répression !

49.3 et Loi « Travail », une insulte au peuple

Après deux mois de manifestations massives contre le projet de « Loi Travail » et une opinion publique majoritairement opposée à ce texte, le gouvernement Hollande-Valls menace d’utiliser le 49.3 pour empêcher le débat à l’Assemblée nationale. Le rapporteur du projet, le député PS Christophe Sirugue, avoue qu’il manque 40 voix au parlement pour l’approuver. La majorité est donc divisée face à cette loi qui serait un recul sans précédent des droits des travailleuses et des travailleurs en France, un retour au XIXe siècle.

En mars, Manuel Valls menaçait de démissionner s’il était empêché d’appliquer la loi El Khomri. Aujourd’hui il brandit la menace du 49.3. Ce déni de démocratie après un mouvement social qui a regroupé des centaines de milliers de personnes dans la rue, dans les entreprises, les universités, les lycées et sur les places de France est une insulte au peuple de ce pays.

Plusieurs commissions de Nuit Debout Paris dénoncent cette volonté de passage en force. Si Manuel Valls persiste dans cette voie, nous répondrons par tous les moyens légitimes en proportion au mépris affiché. Nous appelons toutes et tous les démocrates à se mobiliser contre cette dernière attaque contre nos droits sociaux et notre démocratie.

Démocrates, debout !

Source Bastamag – Informations et modalités de ce rassemblement sur la page facebook.

49.3 et Déclaration d’insurrection !

En marge de l’appel lancé par le collectif, une pétition appelant à l’insurrection vient d’être lancée par Raphael Jolivet sur change.org, exprimant ainsi une colère non dissimulée face à un gouvernement qui dépasse les bornes en crachant au visage de la constitution et droits de l’homme. En voici le contenu :

En signant cette pétition je déclare :

Dans le cas où le gouvernement utiliserait le 49.3 pour faire passer la loi travail, contre la volonté du peuple (1.3 millions de signatures, 71% d’opinion défavorable), du parlement et de sa propre majorité; je considérerais ce gouvernement en état de haute trahison.

Je me déclare en état d’insurrection :

  • Je considère la souveraineté populaire comme bafouée ;
  • Je ne reconnais plus la légitimité du gouvernement et de l’appareil étatique ;
  • Je ne serai plus tenu de respecter les lois de la république ;
  • Je me réserve le droit de participer activement au renversement de l’état, par tous les moyens nécessaires.

Ceci, conformément a l’article 35 de la déclaration des Droits de l’Homme 24 juin 1793 :

Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Lien vers la pétition


 

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9 Façons simples d’avoir votre nom sur une liste du gouvernement

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par Alice Jones Webb

Big brother devient omniprésent, que ce soit outre atlantique ou ici . Ce qui se passe aux US est souvent précurseur de ce qui se passera en France et en Europe . Sauf qu’avec la flopée de lois qui ont été votées chez nous ces derniers temps, la France est en avant garde dans le domaine de la surveillance de masse . IL existe de nombreux fichiers où vous pourriez apparaître, et pour de nombreux motifs .

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Vous pourriez penser que les listes de surveillance du gouvernement sont réservées aux extrémistes radicaux violents. Vous pourriez avoir tort.

Il y a une très sérieuse guerre qui a lieu, une « guerre contre le terrorisme « . Ce qui devrait paraître ridicule pour tout être humain pensant et rationnel. Comment pouvons-nous mener une guerre contre le terrorisme ? La terreur étant une conséquence de la guerre elle – même. Vous ne pouvez pas mener une guerre sur quelque chose que la guerre produit ? C’est un cercle vicieux. Et la terreur n’existe pas seulement à l’étranger. Il y a des gens apparemment très dangereux ici sur le sol national, aussi. De dangereuses personnes qui ne suivent pas le troupeau .Qui ne marchent pas dans les lignes ordonnées. Des gens effrayants qui s’opposent aux systèmes corrompus.

Certaines personnes considèrent que gagner une place sur une liste de surveillance du gouvernement est un insigne d’honneur. Heureusement pour eux, il ne semble pas trop difficile d’apparaitre sur une de ces listes de surveillance gouvernementale (au moins si vous avez déjà eu une pensée indépendante de celles des médias qui constamment vous nourrissent a la cuillère … ou si vous êtes un être humain assez normal, et ennuyeux ). Voici une courte liste de façons non terrifiantes et faciles pour figurer sur une liste de surveillance du gouvernement.

1. Afficher des Autocollants pour voiture sur votre véhicule

Si vous pensez que l’affichage d’autocollants snarky pour voiture partout sur votre mini – fourgonnette est juste une forme d’expression de soi, vous avez tort. Ça pourrait être un acte de terrorisme. Selon un manuel de formation  utilisé dans les programme d’État et locaux de lutte contre le terrorisme  (Slatt) pour l’ application de la loi (et financé par le ministère de la Justice) des autocollants pour voiture pourrait être des indications d’ une activité terroriste. Certains sujets d’autocollants suspects comprennent : les pro-vie, pro-liberté, l’ ingénierie anti-génétique, les anti-Nations Unies, et le patriotisme (parce que patriotisme = terrorisme … intéressant). Vous avez l’ un de ces autocollants sur votre pare -chocs ? Vous pourriez être un terroriste … parce que, vous savez … les terroristes eux-mêmes se présentent toujours avec des autocollants.

2. Faire du shopping au Club Costco ou chez Sam

L’ achat d’aliments en vrac  (au moins assez pour durer plus de 7 jours) pourrait être interprété comme une activité suspecte . Même si vous aimez tout simplement la commodité de faire moins de voyages à l’épicerie, ou si vous avez une grande famille, ou peut-être que vous êtes payé mensuellement, ou que pour économiser de l’argent (ce qui est probablement juste une couverture de toute façon), vous stockez de méga quantités de beurre d’arachide , de papier toilettes , ou de raviolis, … tout cela pourrait signifier que vous êtes un terroriste.

3. Payer en espèces

Méfiant, n’est – ce pas ? A tel point Que vous payez tout en espèces sonnantes et trébuchantes  ? Peut-être parce qu’il est plus difficile pour les pouvoirs en place de garder un œil sur les achats au comptant que ceux électroniques. Réfléchissez y a 2 fois avant de payer en cash pour votre café du matin. C’est probablement encore plus terrifiant si vous payez pour votre vrac de beurre d’arachide, de papier toilette, ou de raviolis avec quelques piécettes .

4. Voter pour un parti tiers

Sortez de l’illusion politique du bipartisme et vous pourriez être considéré comme une menace terroriste. Un  rapport d’application de la loi  (2009) du Missouri Information Analysis Center (CCMI) considére les libertaires (et partisans de Ron Paul) comme des menaces terroristes potentielles. En 2011,  le vice – président Biden  a assimilé des partisans du Tea Party avec les terroristes. Hey, vous n’aurez probablement même pas à voter pour un parti un tiers, peut – être juste de penser à voter pour quelqu’un en dehors du système à deux partis serait suffisant pour vous causer des ennuis avec les «police de la pensée» .

5. Arborer le drapeau Americain

Selon ce même rapport du MIAC, les gens qui font flotter le drapeau des États-Unis (ou l’ un des nombreux drapeaux américains historiques comme le « drapeau de Betsy Ross »  ou le  « drapeau Gadsden » ) pourraient être assimilées à des groupes extrémistes domestiques haineux et terroristes.Soyez prudent pendant l’​​Independence Day. Ces terroristes potentiels sont partout.

Flag Gadsden

6. L’école à la maison

À moins que vous enseignez à vos enfants comment démonter un fusil en moins d’ une minute , vous pensez probablement que vous êtes en sécurité. Tous ces devoirs à domicile, ces visites de musées pour apprendre, ne pouvaient être une menace pour la sécurité nationale. Pourtant , le film documentaire,  9/11: The Road To Tyranny , a présenté des images d’un conférencier lors d’ un symposium de la FEMA avec les premiers intervenants indiquant que ceux qui allaient à l’école à la maison étaient des terroristes et devaient être traités avec la plus grande suspicion et brutalité en cas d’urgence nationale. Sensationnel. Ici , je pensais que je fournissais une éducation ..supérieure.

7. Entretenir un jardin

. Si vous voulez des légumes frais ou que vous voulez en profiter pour vous salir les mains, vous pourriez être un terroriste domestique Selon une loi d’application qui a 18 ans, le Department of Homeland Security forme la police locale à reconnaître les terroristes nationaux potentiels. Sur la liste : l’autosuffisance. Et si vous conservez vos tomates supplémentaires, ce qui pourrait être interprété comme «empilement de stock alimentaire », c’est un autre élément sur ​​leur liste de critères. Acheter des engrais pour votre jardin pourrait également attirer l’  attention du FBI , surtout si vous avez posé trop de questions au magasin de fournitures agricoles.

8. Prendre des photos ou des vidéos

Qui ne prend pas des photos de monuments symboliques pendant les vacances ? Afficher trop d’ intérêt ou prendre des photos « inappropriés » de sites importants pourraient vous faire gagner un peu  d’ attention de la part du FBI . Réfléchissez à deux fois avant de capturer un instant de famille devant le Capitol Building la prochaine fois que vous serez en vacances à Washington DC

9. Croyez aux « théories du complot »

Après avoir lu cette liste, il est facile de croire en une conspiration du gouvernement qui fiche chaque citoyen américain sur une liste de surveillance . Méfiez – vous:  Croire dans les théories de la conspiration … eh bien, ça suffit pour faire atterrir votre nom sur une liste de surveillance gouvernementale.

Daily sheeple – resistanceauthentique

 

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La dérive autoritaire du gouvernement Hollande et la tentation du parti unique

La dérive autoritaire du gouvernement Hollande et la tentation du parti unique

Tant qu’on le pourra et qu’on aura le public avec nous , rien ne pourra taire la voix de la vérité . Z 

Suite aux attentats du 13 novembre qui ont frappé la capitale française, le gouvernement de François Hollande a placé le pays en état d’urgence, un régime juridique d’exception renvoyant à un « péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public ou événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique » comme le stipule la constitution.

Fixé par défaut à une durée de douze jours,  l’état d’urgence a été prolongé le 20 novembre pour une durée de trois mois, dans l’attente d’une modification de la constitution destinée à aménager certaines dispositions existantes, notamment les articles 16 et 36.

Le président français a justifié ces mesures exceptionnelles débouchant de fait sur un état d’exception, par le fait que le pays était « en guerre » contre le terrorisme. Ces dispositions législatives et leur justification ne sont pas sans rappeler le « Patriot Act » américain voté après les attentats du 11 septembre 2001 sous l’administration Bush et justifié là aussi par la « guerre contre le terrorisme »…

Les modifications que souhaite apporter l’exécutif français à la définition juridique de l’état d’urgence participent de la même logique et visent à faire sortir ce dernier d’un régime d’exception lié à des actes de guerre afin d’en faire perdurer l’application lorsque la menace ayant justifié son instauration a disparu. Ainsi, l’article 36-1 que souhaite insérer l’exécutif dans la constitution précise :

« Lorsque le péril ou les événements ayant conduit à décréter l’état d’urgence ont cessé mais que demeure un risque d’acte de terrorisme, les autorités civiles peuvent maintenir en vigueur les mesures prises en application du premier alinéa pendant une durée maximale de six mois. »

Ces mesures visent à faire entrer la France dans le régime politique de la « guerre au terrorisme » qui, par définition, constitue un « état d’exception permanent » à portée performative caractérisé par la restriction des libertés intérieures et un engagement armé extérieur ayant pour résultat le développement du terrorisme international, comme je l’avais montré dans un précédent article.

Dans l’état actuel du texte législatif, l’état d’urgence étend considérablement le pouvoir des autorités de police qui peuvent, sans l’intervention du pouvoir judiciaire :

  • Instaurer un couvre-feu dans des lieux qui pourraient être exposés de manière importante à des troubles publics
  • Restreindre la circulation des personnes ou des véhicules dans des lieux et des horaires déterminés
  • Instituer des zones où le séjour des personnes est réglementé
  • Interdire l’accès à un département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics
  • Assigner à résidence toute personne dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public
  • Réquisitionner des personnes ou des biens si le maintien de l’ordre le nécessite
  • Ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature
  • Interdire les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre
  • Effectuer des perquisitions à domicile de jour et de nuit
  • Prendre des mesures pour assurer le contrôle de la presse et des médias

Ces restrictions à l’état de droit viennent s’ajouter aux dispositions précédentes de la loi sur le renseignement votée en juillet 2015 suite aux attentats de janvier, qui comprenait des mesures autorisant l’espionnage massif des internautes ainsi que la censure administrative des sites Internet.

Dans les deux cas, la restriction des libertés individuelles et civiles a été adoptée à une large majorité aussi bien par le parlement que le sénat, dans un large consensus des deux partis de gouvernement, Les Républicains et le parti « socialiste ».

La portée des dispositions légales définies par l’état d’urgence a en outre été modifiée par le gouvernement et les parlementaires lors de sa prolongation le 19 novembre.

Certaines dispositions ont notamment été durcies. Le régime des assignations à résidence a ainsi été élargi « à toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre public. » Ce qui permet dans les faits aux autorités administratives d’assigner à peu près n’importe qui à résidence, et rend potentiellement criminelle toute contestation de « l’ordre public. »

Les modifications apportées par les parlementaires prévoient également la possibilité de « dissoudre les associations ou groupements qui participent, facilitent ou incitent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public, et qui comportent en leur sein des personnes assignées à résidence. » Cette disposition ouvre donc la possibilité de la dissolution de tous les groupes militants ou associatifs opposés à la politique gouvernementale.

Outre ces dispositions qui relèvent clairement d’un régime de consentement imposé par la force, le gouvernement a intégré plusieurs mesures proposées par Les Républicains ou encore le Front National. Ainsi, la révision constitutionnelle intègre la déchéance de nationalité pour les auteurs d’actes terroristes, mesure défendue historiquement par le Front National.

Le gouvernement a également saisi le conseil d’état pour évaluer la constitutionnalité de la proposition du député du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, de créer des centres de rétentions destinés aux individus fichés « S », c’est à dire des camps d’internement destinés aux individus évalués comme « radicaux » par les services de police…

Cibler les citoyens et les libertés publiques pour masquer les échecs des services de renseignement

Comme l’a montré la loi sur le renseignement adoptée suite aux attentats de janvier 2015 et censée faciliter le repérage et le suivi des personnes radicalisées afin de prévenir leur passage à l’acte, ces mesures liberticides se révéleront tout aussi inefficaces dans la prévention de nouvelles attaques terroristes. Elles jouent le rôle de contre-feux destinés à détourner l’attention de l’opinion publique et à masquer la responsabilité de l’exécutif ainsi que l’échec des services de renseignement dans leur mission de protection des citoyens français. Rappelons que les services de sécurité s’étaient illustrés en levant leur dispositif de surveillance des auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo, les frères Kouachi, six mois avant les attentats de janvier, car ils avaient été évalués à « faible risque ». Pour masquer la responsabilité de ses services, le gouvernement avait alors présenté les terroristes comme des « loups solitaires » radicalisés via Internet afin de faire du réseau d’information un bouc émissaire. Les frères Kouachi appartenaient pourtant à une cellule d’Al-Qaïda au Yémen où ils avaient effectué un voyage en 2011 et avaient déjà été condamnés pour des faits en lien avec le terrorisme, tout comme l’auteur de la tuerie de l’hyper cacher, Amedy Coulibaly.

Tout comme pour les attentats de Janvier, la responsabilité de l’exécutif français et des services de renseignement est écrasante; pourtant, sous le couvert de l’unité nationale et des « valeurs de la république », les responsables politiques échappent une nouvelle fois à toute mise en cause au détriment des citoyens qui voient leurs libertés civiles une nouvelle fois attaquées.

La France a également fourni des armes aux djihadistes syriens combattants aux côtés d’Al-Qaïda depuis 2011, comme l’a révélé François Hollande lors d’un entretien avec le journaliste Xavier Panon, dans l’objectif de renverser le gouvernement de Bachar al-Assad.

L’exécutif français a refusé de collaborer avec les services de sécurité syriens qui lui proposait une liste des djihadistes français opérant en Syrie, comme la révélé l’ancien patron de la DGSE Bernard Squarcini dans un entretien à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles.

Alors que le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a dénoncé le manque de coordination des services de renseignement européens au lendemain des attentats de novembre, affirmant n’avoir reçu aucune information sur l’imminence des actes terroristes, ses déclarations ont été complètement infirmées par les services secrets algériens qui avaient fait parvenir une note à la DST concernant Omar Ismaïl Mostefaï, l’un des auteurs de l’attaque du Bataclan. Selon El-Watan et Mondafrique, les services secrets algériens avaient de plus averti dans le courant du mois d’octobre leurs partenaires français de la préparation d’une attaque terroriste dans la région parisienne…

La traque des réfractaires

Au lieu de faire face à ses responsabilités, l’exécutif français, tout comme pour les attentats de Janvier, s’est lancé une nouvelle fois dans une politique de chasse aux réfractaires et de surenchère sécuritaire teintée d’autoritarisme. En Janvier dernier, le parquet avait reçu des consignes strictes destinées à traquer « ceux qui n’étaient pas Charlie »; consignes qui s’étaient traduites par des peines de prison ferme à l’encontre de citoyens musulmans en état d’ébriété ou de déficients mentaux s’étant rendus coupables d’apologie du terrorisme. Des cibles certainement plus à la portée des services de police…

Le 30 novembre, soit un peu plus de deux semaines après les attentats de novembre, le gouvernement a dressé un premier bilan chiffré de l’état d’urgence.

Les forces de police ont ainsi procédé à 2000 perquisitions, 529 gardes à vue, et prononcé 300 assignations à résidence.

Or, sur les 529 gardés à vue, figurent 317 manifestants écologistes arrêtés dans le cadre de la COP 21.  24 militants écologistes ont également été assignés à résidence. Le pouvoir politique n’a donc pas mis longtemps pour utiliser l’état d’urgence afin de faire taire toute contestation. La dérive du pouvoir vers l’autoritarisme et la répression la plus brutale a cependant bénéficié de l’assentiment passif de la population et de l’opinion publique résultant du choc émotionnel et du climat d’exception nés des attentats du 13 novembre.

Cette passivité post-traumatique et son corollaire, la manifestation du besoin d’ordre et de sécurité, sont les préliminaires à la mise en place d’un régime policier que le parti « socialiste » semble déterminé à faire advenir.

La tentation du parti unique

La dérive autoritaire de l’exécutif se couple à une tentation politicienne née des élections régionales de faire basculer le parti « socialiste » vers une forme de parti unique de gouvernement opposée au « danger » du Front National diabolisé comme parti « antirépublicain ». Ce « néo-républicanisme » s’affirme comme une stratégie de contournement des aspirations des classes populaires et de l’électorat traditionnel de gauche dans le but de positionner le P « S » comme grand parti du centre doté de la seule légitimité républicaine face au danger représenté par les « extrêmes » et plus particulièrement le Front National.

Un grand parti centriste rassemblant les représentants de la classe dominante et ses différentes composantes, selon qu’elles sont plus ou moins dotées en capital économique ou culturel, traduit dans la composition du champ politique la collaboration de classe observée à l’occasion du second tour des élections régionales et qui a vu le désistement des listes « socialistes » arrivées en troisième position au profit de leurs opposants théoriques Les Républicains. Cette volonté de constituer une vaste coalition centriste acquise à l’euro-libéralisme et aux intérêts des classes dominantes concrétise la stigmatisation des partis constituant une véritable opposition aux politiques menées par les partis de gouvernement et ayant placé la France dans une position de protectorat sous mandat de Bruxelles. Cette proposition concrétise également la fin officielle de la fiction de l’alternance politique telle qu’elle a été organisée depuis les années 80 par les partis au pouvoir.

Ainsi, au lendemain du second tour des élections régionales, le premier ministre Manuel Valls affirmait vouloir en finir « avec les querelles au sein des partis » et défendait le besoin de travailler « tous ensemble », droite comprise.

Toujours motivé par l’alibi du Front National, le président François Hollande a abondé dans le même sens en appelant à la concorde et en soulignant « une volonté commune face à l’essentiel » dans la lutte contre le terrorisme ou le chômage qui sont pourtant les deux échecs majeurs de son mandat. Toutefois, du fait d’une opposition diabolisée sous la forme du Front National et avec pour principale force d’alternance un parti qui a mené à peu de choses près la même politique, aucune force de contestation ne semble en mesure d’émerger sur la scène publique ni de contrecarrer le « pacte républicain » érigé en casemate de l’exécutif.

Le parti « socialiste » se pose donc en prévision des élections législatives de 2017 en « rempart républicain » contre le Front National avec la complicité des Républicains qui ont largement profité du retrait des listes « socialistes » aux régionales. La seule agitation du spectre de la « guerre civile » tient désormais lieu à la fois de programme politique et de contre-feux masquant le bilan catastrophique du mandat de François Hollande, notamment pour ce qui concerne le volet du chômage ou de la sécurité intérieure.

Ce « néo-républicanisme » s’accommode exceptionnellement bien des valeurs des Républicains et de leur islamophobie traditionnelle, en mettant en avant les « valeurs de la République » résumées dans les faits à la seule laïcité utilisée comme moyen de stigmatisation des musulmans et comme succédané de « gauche » au racisme décomplexé de la droite traditionnelle, ainsi que l’a montré Emmanuel Todd dans son analyse des manifestations ayant suivies la tuerie de Charlie Hebdo1.

C’est ainsi sans surprise qu’un certain nombre d’élus et responsables des Républicains ont répondu favorablement aux appels du pied du gouvernement, manifestant en cela leur collaboration de classe par-delà les divergences de façade.

L’ancien premier ministre de Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, s’est ainsi dit prêt à « travailler avec le gouvernement », justifiant son propos par le sempiternel alibi du Front National :

« Le Front national est un adversaire commun et […] nous l’avons battu ensemble dans les élections. Il faut le battre ensemble par l’action et donc il y a des actions communes que nous devons engager. »

Interviewé par le journal Les Echos, l’ancien ministre « socialiste » et commissaire européen Pierre Moscovici surenchérit :

« On peut aller vers un changement de culture, qui rompe avec l’ambiance de camps retranché et qui privilégie ce qui rassemble. Si la situation politique l’exigeait, une coalition large ne doit pas selon moi être exclue par principe en France. »

Pour enfoncer le clou et préparer l’opinion à la fin de la fiction de l’alternance politique en France, la presse aux ordres sortait un sondage au lendemain des élections régionales à l’initiative du journal Le Parisien dans lequel 70% des sondés se déclaraient favorables à « un rapprochement entre la gauche, la droite et le centre pour formuler des propositions communes. »

La fiction de l’alternance politique semble donc devoir être appelée à disparaître officiellement pour « faire barrage » à la « menace » que fait peser le Front National sur la reproduction des élites politiques. Loin des « valeurs de la république » érigées en caution morale à tout bout de champ et aussitôt bafouées, comme le montrent la prolongation de l’état d’urgence et l’accumulation des lois liberticides, les appels au « rassemblement » et à la constitution d’une « coalition nationale » constituent la réponse des partis de gouvernement et de leurs élites face à la nouvelle concurrence du parti frontiste qui menace pour la première fois l’équilibre et la reproduction de leurs positions dans le champ politique.

Doit-on s’en plaindre ou s’en réjouir ?

Guillaume Borel

1Emmanuel Todd, Qui est Charlie ?: sociologie d’une crise religieuse, Paris, Seuil, 2015

Guillaume Borel s’intéresse aux questions de macro-économie ainsi qu’à la géopolitique. Il est particulièrement attentif aux questions de propagande et d’intoxications médiatiques et est l’auteur de l’essai Le travail, histoire d’une idéologie. Éditions Utopia: 2015.

Photo: Photo prise le 25 novembre 2015/REUTERS/Christian Hartmann

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