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« Poids des dettes : le scénario catastrophe du FMI » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je dois vous avouer mes amis que je ne boude pas mon plaisir face aux titres apocalyptiques et “fin du mondiste” de la grande presse financière et des quelques organes de gouvernance de l’économie mondiale, parmi lesquels, évidemment, le FMI tient une place centrale.

Alors quand le FMI tremble devant le poids des dettes et que Les Échos titrent « Le scénario catastrophe du FMI », je me dis que finalement, je suis d’une trop grande sobriété.

Si Les Échos vous parlent d’une catastrophe, de vous à moi, il faut préparer vos abris immédiatement et n’oubliez pas la dotation réglementaire en boîte de raviolis bio de chez Carrefour et en filets de sardines à l’huile d’olive avec un zeste de citron.

Les boîtes de sardines ont cela de prodigieux qu’avec le temps, il en va des sardines comme du bon vin. Cela se bonifie avec le temps.

Mais cessons de parler cuisine.

Revenons à notre FMI.

Le FMI vient de mettre en exergue les fragilités du système financier international. « Dans leur document, les experts du Fonds ont élaboré un scénario catastrophe qui s’étale sur cinq ans jusqu’en 2022 sur la base des constats d’aujourd’hui. »

Cinq facteurs de fragilités

Après le blabla d’usage et de rigueur où il convient de saluer (le chapeau bien bas et avant de devoir le « bouffer ») « les mesures qui ont été prises à la suite de la crise de 2008 avec, notamment, un renforcement de la surveillance bancaire et financière sans oublier le renforcement des fonds propres des plus grandes banques », le FMI n’observe pas moins quelques faits alarmants.

Et pour notre FMI, il y a 3 facteurs principaux de vulnérabilité répertoriés.

1/ Il y a trop d’argent et à titre d’exemple, il n’y a plus que 2 000 milliards d’obligations de bonne qualité offrant un rendement supérieur à 4 % contre 16 000 milliards avant la crise de 2008.
Cela veut dire qu’il n’y a plus d’actifs rentables sur lesquels placer l’épargne abondante et liée à la création monétaire excessive…

2/ 135 000 milliards de dollars, c’est le montant des dettes publiques, des entreprises non-financières et des ménages des pays du G20, soit un endettement équivalent à environ 235 % du PIB en… moyenne. Ce n’est pas bon.

3/ La finance de l’ombre poursuit sa croissance et en Chine c’est là où ce serait le pire…
La finance de l’ombre chinoise inquiète.

Le meilleur pour la fin : la fin du monde selon le FMI

« Les ministres des Finances du G20 auront droit, vendredi, à un petit exercice d’alerte précoce où le FMI leur présentera son scénario catastrophe. Ce dernier se déroule en deux phases. Jusqu’à 2020, l’économie mondiale et les marchés suivent la tendance actuelle. Les marchés progressent, les taux d’intérêt restent bas, les dettes progressent encore.

« L’intensité du choc est égale à un tiers de celle enregistrée en 2008 »

À partir de 2020, le FMI imagine une hausse rapide des taux d’intérêt, une chute de 15 % des marchés et un recul de 7 % des prix de l’immobilier. En faisant tourner ses modèles économétriques, le résultat montre une production mondiale en chute de 1,7 % en moyenne. ”L’intensité du choc est égale à un tiers de celle enregistrée en 2008”, souligne l’institution. Chacun peut imaginer le désastre si d’aventure les marchés dévissent de manière plus importante. »

Ohhh, mes amis, c’est exquis, que dis-je, divin.

Attendez, je répète, je ne m’en lasse pas.

« Chacun peut imaginer le désastre si d’aventure les marchés dévissent de manière plus importante »…

Donc tout le monde sait bien que le prochain choc ne sera pas égal à un tiers de ce que fut celui de 2008, car la situation n’est pas deux tiers moins grave, mais tous les indicateurs se sont largement empirés.

Le prochain choc sera redoutable, et le système économique, tel qu’il est conçu, ne s’en remettra probablement pas, ce qui ne signifie pas que ce soit la fin du monde en tant que tel, mais bien la fin d’un système économique.

Un autre émergera, et devra d’ailleurs émerger, car tous les paramètres du système actuel sont au rouge.

Ce système est au bout du rouleau, et les premières victimes seront les actifs purement financiers et virtualisés qui s’évaporeront au premier coup de canon.

Celles et ceux qui me lisent régulièrement savent imaginer le “désastre” à venir.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Publié par le 12 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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Du Baygon sur les épargnants qui sont des parasites ! L’alerte inquiétante du FMI sur la dette mondiale !!

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La Dette mondiale atteint 325% du PIB mondial, à $ 217 Billions (ce graph est une estimation relativement juste de 2015)

Ton « pifomètre » est très bon Charles . Mon instinct (et mes sources diverses) me disent la même chose . C’est logique . Oui, il y a un combat à mort contre les mondialistes , et il est déjà gagné pour les nations . Le système construit par les élites Atlanto-sionistes s’écroule en ce moment même , il n’était simplement pas tenable à la base (1913 et la création de la FED à jekyll island est une date clef) , ce n’était qu’une question de temps  .

L’empire va être démantelé , Trump sera investi . Mais finira -t-il son mandat ? Je laisse votre instinct en décider (ça ne changera rien au final, le système des élites est intrinsèquement bancal) .  En tous cas Rassurez vous tous, c’est un processus irréversible qui a commencé en notre faveur .

En attendant, soldez progressivement votre épargne comme je vous l’ai déjà dit . Débancarisez .  Z .

Voici Charles SANNAT qui a un excellentissime pifomètre je confirme : 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, mon « pifomètre » frétille, que dis-je, il s’affole… Bon, je vous l’accorde bien volontiers, le « pifomètre » n’est pas un instrument très « scientifique », pourtant c’est comme le « louchomètre », c’est parfois très efficace. Bref, et vous, que vous disent vos « pifomètres » ?

Je sens que les marchés ont beaucoup monté, trop monté même. Depuis quelques jours, l’or qui consolidait repart à la hausse avec une belle dynamique… une dynamique trop belle pour être « honnête », et mon « pifomètre » me souffle que quelques « grosses mains » (comprendre « des riches qui ont les bonnes informations parce qu’ils connaissent les bonnes personnes ») sont en train de vendre des actions pour acheter de l’or.

Mon pifomètre me susurre également aux oreilles que le combat de titan qui se joue entre les nationalistes à la Trump et les mondialistes à la Clinton est une bataille à mort et qu’elle ne va pas tarder à dégénérer sur le front économique sans doute lorsque Trump aura été investi et sera le locataire officiel de la Maison Blanche.

Voilà donc ce que me souffle l’instinct, rien de scientifique donc, pourtant les raisons pour une grande secousse ne manquent pas, et aujourd’hui je voulais revenir sur le dernier rapport accablant du FMI concernant la dette mondiale.

Au pays merveilleux du « tout va très bien », vous penserez donc à prendre quelques précautions et à sortir couverts par quelques actifs tangibles et onces de métaux précieux.

Rapport alarmiste du FMI…

Quand je dis à ma femme que le monde croule sous les dettes et que l’épargne, c’est la dette et la contrepartie à l’endettement généralisé – ce qui veut dire peu ou prou que si l’on ne rembourse pas les dettes, on ne rembourse pas l’épargne –, elle a du mal à me croire. Quand c’est le FMI qui le dit, cela va mieux. C’est sérieux le FMI. Ce sont des « zexperts » aux FMI. Tenez, regardez donc leurs résultats en Grèce. C’est brillant n’est-ce pas !

« Le 4 janvier 2017, le rapport semestriel alarmiste du FMI (Fiscal Monitor) fait froid dans le dos : huit ans après la détonation de la bulle immobilière qui avait enfanté la pire crise financière depuis la Grande Dépression du Jeudi Noir 1929, la dette n’a fait que continuer de s’enfler. En effet, la dette du secteur non-financier de l’économie mondiale (dette mondiale) a doublé (à prix courants) et atteint son apogée avec le montant record de 152 000 milliards de dollars, soit plus du double (2,25) de la richesse mondiale.

Ce phénomène a été facilité par les taux d’intérêt très bas, voire négatifs, imposés par plusieurs grandes banques centrales. Beaucoup de gouvernements se sont en effet endettés à travers des programmes de relance via des politiques d’assouplissement monétaire des grandes banques centrales pour tenter de relancer les économies nationales atones.

La plus grande partie de la dette est polarisée dans les pays nantis, mais la Chine demeure le pays qui a le plus emprunté qu’auparavant sur les dernières années. En effet, la dette chinoise a quadruplé depuis 2007 : alimentée par le secteur de l’immobilier et le shadow banking, la dette totale de la Chine est passée de 7 000 milliards de dollars en 2007 à 28 000 milliards de dollars à la mi-2014. À 282 % du PIB, la part de la dette chinoise, par rapport au PIB mondial, est plus importante que peut représenter celle des États-Unis ou de l’Allemagne.

La dette du Japon devrait atteindre 250 % de son PIB, celle de la Grèce 183 % tandis que celle de la France devrait frôler les 100 %, selon les nouveaux pronostics du FMI.

En outre, même si les pays les plus pauvres sont relativement moins endettés, beaucoup ont eu tendance à augmenter fortement leur recours au crédit.

Au niveau de la répartition sectorielle, les deux tiers de cette dette émanent du secteur privé, mais la dette publique de moult pays s’est aussi beaucoup développée depuis la crise financière.

Pour le FMI, cette envolée de l’endettement pose 4 problèmes différents

« – Le premier problème est le remboursement d’une telle dette : Comment rembourser une dette qui est plus de deux fois plus importante que la richesse de l’économie mondiale ?

– Le deuxième problème est le remboursement, par les pays riches, d’une telle dette au regard d’une croissance économique anémique.

– Le troisième problème tient au remboursement de la dette par les pays du Sud : pour rembourser leurs dettes, les pays du Sud doivent puiser fortement dans les réserves de change qu’ils ont accumulées au cours des dernières années en raison de la hausse des prix de leurs exportations. Ces réserves menacent de fondre à un rythme plus ou moins rapide (c’était notamment le cas de la République démocratique du Congo, de l’Équateur, du Pakistan, du Sri Lanka, du Bangladesh).

– Le quatrième problème est le remboursement d’une telle dette au regard du scénario fort probable d’une reprise de la hausse des taux d’intérêt. L’épargne présente dans le secteur bancaire, au lieu de servir à l’investissement productif, que ce soit sous la responsabilité des pouvoirs publics ou celle des acteurs privés, est systématiquement déviée vers un comportement parasitaire de rentier. »

Si vous avez bien suivi jusqu’ici les raisonnements du FMI auxquels j’adhère pour une fois sans trop de réserve, ils peuvent donc se résumer à un seul énorme problème : comment va-t-on rembourser ces dettes. Vous noterez également que l’épargnant est qualifié de « rentier parasite ».

Vous connaissez la suite ?

Vous savez comment on traite les parasites

Il y a la méthode écolo, et puis la méthode industrielle. Au FMI, on ne joue pas les danseuses. Alors dans leur esprit, c’est assez simple : c’est toujours cette histoire du grand « reset », le grand « baygonnage » des parasites d’épargnants que vous êtes tous. Pour payer les dettes, il suffit de prendre votre épargne. Cela couinera dans les chaumières, mais les épargnants n’ont jamais fait de révolution.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Répartition de la dette mondiale :

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Ratio dette/PIB par pays :

Dette au PIB

Ratio Dette/Revenu par pays  :

Dette à Revenu

Aux US, la capitalisation des marchés (actions , obligations, hypothécaire) en Billions chute , les « initiés » vont dans les valeurs refuge, notamment l’or  (Bill Bonner avit prévenu – Vendez des actions… Achetez de l’or) :

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Visualiser le Problème à 20 Billions $ de Donald Trump – L’or réglera le problème (cf FEKETE et mon papier d’hier : A Lire – Les DTS feront le pont entre le dollar US et le Bancor) :

Dette Par présidents US :

La dette contractée au titre de chaque président

Dette publique US vs PIB :

la dette du gouvernement américain au PIB

 
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Publié par le 13 janvier 2017 dans économie, général, International

 

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Jim Rickards sur les détonateurs possibles de la prochaine crise : Les options de la Fed et du FMI face à Trump

Variation des devises majeures vs le dollar – fin 2016

L’élément le plus déterminant dans la mise en oeuvre du programme économique de Trump est la réaction de la Réserve Fédérale. Alors qu’une hausse des taux par la Fed en décembre était pratiquement certaine, la direction des taux en 2017 à la suite de cette hausse sera cruciale pour la réussite ou l’échec du programme de Trump. La Fed peut choisir de se montrer très conciliante face aux importants déficits de Trump.

Dans les faits, elle n’anticipera pas l’inflation mais attendra jusqu’à ce que cette dernière soit réellement là. L’inflation est encore très en dessous du taux cible de la Fed, qui est de 2%. Puisque la Fed vise une inflation moyenne de 2%, elle pourrait autoriser que l’inflation dépasse les 2% pendant un moment, ce qui serait cohérent avec une moyenne de 2%, au vu des niveaux bas actuels.

Pour la Fed, les taux réels négatifs sont également un type de stimulus. Les taux réels négatifs existent lorsque le taux d’inflation est plus élevé que le taux d’intérêt nominal. Cette condition peut exister à n’importe quel niveau de taux.

Par exemple, une inflation de 3% avec un taux nominal de 2,5% donne un taux réel négatif de 0,5%. De même, une inflation de 4% avec un taux nominal de 3,5% produit le même taux réel négatif de 0,5%.

Nul doute que la Fed ne veut pas d’une inflation à 3,5%. Toutefois, elle peut atteindre des taux réels négatifs à n’importe quel niveau, en utilisant la répression financière pour contenir les taux d’intérêt nominaux.

Un nouveau QE furtif pour continuer la répression financière

Comment ? En obligeant les banques à acheter des bons du Trésor même si le bilan de la Fed n’est pas reluisant. Cela revient à une sorte de « QE caché » qui utilise les bilans des banques pour y fourguer des obligations au lieu de les porter sur le bilan de la Fed.

Ce type de compromis face à des déficits plus élevés est également appelé « dominance budgétaire, » une idée élaborée par l’ancien gouverneur de la Fed, Rick Mishkin, et ses collègues théoriciens. L’idée est que l’indépendance de la Fed est surtout un mirage et que la Fed fera ce qui est nécessaire pour faciliter les desiderata budgétaires du Congrès, tout en protestant du contraire.

Sous la dominance budgétaire, on permet qu’une inflation faible perdure pendant une longue période. Elle rongera petit à petit la valeur du dollar et la dette du Trésor libellée en dollars. C’est de cette manière que les Etats-Unis ont réduit leur ratio dette/PIB entre 1946 et 1970.

L’inconvénient de cette méthode ? L’inflation n’est pas un pur phénomène monétaire mais également un phénomène comportemental. A elle seule, la planche à billets ne produit pas de l’inflation. Elle doit se combiner à la volonté des individus à emprunter, dépenser et investir.

Une telle volonté est principalement psychologique — elle dépend des « esprits animaux » décrits par Keynes. Toutefois, une fois que les anticipations passent de déflationnistes à inflationnistes, elles s’inversent difficilement. Cela pourrait mener à une situation où les anticipations d’inflation passent de 1% à 3%, puis passent rapidement à 5% ou plus.

L’ascendant psychologique de la Fed reste à prouver

La Fed croit qu’elle peut faire baisser les anticipations inflationnistes par exemple, de 3% à 2%. Mais elle pourrait bien prendre ses désirs pour des réalités. Un effort pour relever les taux et traiter une hausse des anticipations d’inflation pourrait avoir l’inverse de l’effet escompté car les consommateurs considèrent des taux plus élevés comme une validation que l’inflation est devenue hors de contrôle.

C’est exactement ce qui est arrivé en 1974–1981. La Fed a pris du retard par rapport à l’inflation dès le départ et n’a plus bougé jusqu’aux mesures extrêmes du président de la Fed en exercice, Paul Volcker, en 1980–1981.

Autre scénario, la Fed pourrait choisir de s’appuyer sur le potentiel d’inflation de la politique de Trump et remonter brusquement les taux en 2017. Cette politique pourrait se fonder sur la lecture par Janet Yellen de la courbe de Phillips et la notion largement acceptée selon laquelle la politique monétaire agit avec un certain décalage.

Le chômage enregistre son plus bas niveau depuis la récession ; en outre, les demandes initiales de prestation chômage enregistrent un plus bas record. Par conséquent, l’analyse de Yellen est que la manifestation des pressions inflationnistes liées aux revendications salariales n’est qu’une question de temps. Puisque le resserrement monétaire fonctionne avec un décalage de six à douze mois, il est important de relever les taux aujourd’hui pour garder une longueur d’avance sur cette inflation.

Relever les taux pour mieux les baisser ?

Indépendamment de l’état du marché du travail aujourd’hui, la Fed est prête à tout pour relever les taux autant que possible. Cela devrait lui permettre d’avoir un peu plus de munitions pour réduire les taux lors de la prochaine récession.

Pour la Fed, l’euphorie qui a régné sur le marché boursier après l’élection de Trump compte pour un assouplissement des conditions financières. Un tel assouplissement est le prétexte parfait pour un resserrement en compensation par la Fed. Cette dernière recherchera un équilibre délicat entre assouplissement (des actions) et resserrement (des taux) qui lui permettra d’atteindre son objectif de normalisation des taux sans faire entrer l’économie en récession.

Le dernier joker est le dollar. Un cycle de resserrement par la Fed renforcera le dollar. Ceci est déflationniste parce que les Etats-Unis sont un importateur net et qu’un dollar plus fort rend les marchandises importées meilleur marché pour les consommateurs américains et les autres participants à la chaîne d’approvisionnement mondiale.

La combinaison d’un dollar plus fort, d’une déflation importée et de taux plus élevés dans une économie déjà faible pourrait faire entrer les Etats-Unis en récession.

Il faut envisager également le pire résultat économique : la stagflation. Il s’agit de la combinaison malheureuse d’une inflation plus forte et d’une croissance réelle faible ou en récession.

Les grands plans de dépenses de Trump et les esprits animaux pourraient produire de l’inflation tandis que la hausse des taux et le resserrement monétaire par Yellen favoriseraient une récession. Les Etats-Unis ont déjà connu cette situation entre 1976 et 1981

Une situation rendue de plus en plus périlleuse par le gonflement de la bulle de crédit

En plus des risques macroéconomiques, le risque systémique est plus dangereux que jamais. Il pourrait jouer un rôle important et inattendu dans les plans économiques de Trump. Les banques « trop-grosses-pour-faire-faillites » n’ont jamais été aussi grosses, elles possèdent une part plus élevée des actifs totaux du système financier et elles ont en portefeuille bien plus de produits dérivés.

Dans des systèmes à la dynamique complexe comme le sont les marchés de capitaux, le risque est une fonction exponentielle de la taille du système. Cela signifie qu’un système plus grand implique une crise de liquidité mondiale future et une panique de marché bien plus importantes que celle de 2008.

La capacité des banques centrales à traiter une nouvelle crise de liquidité est fortement limitée par des taux d’intérêt bas et des bilans surgonflés qui n’ont pas été normalisés depuis la dernière crise. Dans la prochaine panique, qui pourrait éclater n’importe quand, les banques centrales se tourneront vers le FMI pour leur fournir la liquidité nécessaire.

Cette liquidité prendra la forme d’émissions de milliers de milliards de droits de tirage spéciaux ou DTS (monnaie mondiale). Cette émission de DTS de secours sera hautement inflationniste et mettra fin au rôle du dollar US comme monnaie de réserve mondiale.

Les détonateurs possibles de la prochaine crise

Il existe de nombreux catalyseurs potentiels qui pourraient déclencher une telle crise : la Deutsche Bank, des défauts de livraison d’or, une crise de la dette libellée en dollars des marchés émergents, une catastrophe naturelle, etc. Le catalyseur d’une telle panique est sans importance — ce qui compte, c’est l’instabilité du système dans son ensemble.

Lorsque le catalyseur déclenchera la panique, des dynamiques impersonnelles se développeront de façon incontrôlée. Ces dynamiques sont indifférentes à l’idéologie politique ou à la politique publique des responsables politiques.

Une administration Trump pourrait rapidement être submergée par une crise mondiale de liquidité comme l’a été l’administration Bush en 2007-2008. Dans un tel cas, les élites mondiales qui opèrent via le FMI, la BRI et le G20 imposeront leurs solutions puisqu’elles contrôlent les leviers de liquidité restants, en particulier les DTS.

Trump pourrait accepter la solution des élites, ce qui impliquerait une coopération avec la Chine ; ou alors il pourrait lutter contre les élites, auquel cas une nouvelle grande crise comme celle de 1929 pourrait en résulter.

En résumé, l’économie mondiale est sur la corde raide entre inflation et déflation.

Le vecteur inflationniste pourrait rapidement dominer, si les déficits de Trump trouvent un compromis à la Fed. A l’inverse, le vecteur déflationniste pourrait dominer sur la base de facteurs fondamentaux comme un dollar fort, le désendettement, la démographie et la technologie combinées avec un resserrement prématuré de la part de la Fed.

A l’horizon, plane le spectre d’une crise systémique, qui pourrait entraîner une inflation (due à une émission massive de DTS) ou une déflation (due à l’absence d’une réponse mondiale coordonnée).

Plus d’infos sur : http://la-chronique-agora.com/fed-fmi-trump/
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La banque centrale Chinoise (POBC) souhaite augmenter l’utilisation des Devises de réserve du FMI

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Le yuan, également appelé renminbi, va donc rejoindre le dollar, l’euro, la livre sterling et le yen, comme devise de référence de l’organisation. Néanmoins cette décision ne sera pas applicable avant fin septembre 2016 .

La banque centrale Chinoise (POBC) qui souhaite augmenter l’utilisation des DTS du FMI confirme l’affirmation de James Rickards qui prédit que le DTS sera la prochaine devise mondiale (après le Big reset qui se fera en réévaluant fortement le prix de l’or pour absorber la dette de la masse monétaire), quand le FMI viendra à la rescousse des banques après la prochaine grande crise mondiale – et que la Chine est pour une devise papier facile à contrôler.

La Chine Bluff -t-elle (et prépare-t-elle un « coup ») comme souvent (aucun des chiffes qu’elle donne, quel qu’il soit,  n’est correct – surtout sur l’or : elle ne déclare que 1600 t alors quelle en produit entre 500 et 600t / an) ou est elle sérieuse ? 

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Le yuan chinois fait partie du panier de devises du FMI depuis l’an dernier.

Le gouverneur de la banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, a déclaré que le gouvernement ferait des efforts pour augmenter l’utilisation du panier de devises du FMI dans son économie nationale.

M. Zhou dit que la Chine utilisera des dollars US et des droits de tirage spéciaux (DTS) dans les réserves de devises étrangères du pays dans un avenir rapproché, selon la transcription de ses propos publiés sur le site de la banque centrale vendredi.

Le gouvernement envisage aussi l’émission d’obligations libellées en DTS en Chine, a-t-il déclaré après une réunion avec les officiels du groupe des 20 plus grandes économies à Paris, jeudi.

Le gouverneur de la banque centrale a dit le mois dernier que, en tant qu’hôte du G20 de cette année, elle encouragera une augmentation progressive de l’utilisation des DTS du FMI comme un moyen d’améliorer la gestion des risques financiers.

Le FMI a décidé, l’an dernier, d’inclure le yuan dans son panier de devises de réserve étrangères, dans le but de stimuler une plus grande libéralisation dans la deuxième plus grande économie du monde. Beijing considère que cette décision d’inclure le yuan, qui sera effective en octobre, est l’opportunité de promouvoir l’utilisation de sa devise locale dans l’économie mondiale.

Les réserves de devises étrangères de la Chine, les plus grandes au monde, ont baissé de 28,6 milliards $ en février, par rapport à 3,202,000 milliards $le mois précédent, après une chute de 99,5 milliards $ en janvier.

« La Chine est très claire. Le monde s’éloigne du dollar. L’or va revenir dans le système monétaire, mais pas de nouveau étalon-or. #énorme »

Source

 
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Publié par le 4 avril 2016 dans économie, général, International

 

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Énorme / Exclusif – Wikileaks révèle le plan du FMI de « provoquer un événement de crédit en Grèce et de déstabiliser l’Europe » !!!

Depuis plusieurs années, Bruxelles impose des politiques d'austérité à la Grèce

On va devoir définitivement retirer le terme de « théorie du complot » du dictionnaire ou lui trouver une autre définition du genre : 

« Vérité attaquée de toutes parts qui précède la révélation d’une réalité que les élites et pouvoirs en place souhaitent cacher à la population – gage fiable qu’il y a anguille sous roche »

Voici les plus grands médias, alternatifs et mainstreams – de notre monde, ce que vous ne lirez nulle part ailleurs :

L’une des préoccupations récurrentes quant aux crises économiques, financières et sociales, qui frappent apparemment perpétuellement l’Europe , est que celles-ci ont été largement prédéterminées, «scriptées» et que ce sont des actes délibérés.

Ceci est quelque chose que l’ancien chef de la Banque d’Angleterre a admis il y a un mois lorsque Mervyn King a déclaré que la dépression économique en Europe « est le résultat de  choix politiques délibérés prises par les élites de l’ UE  (Incroyable révélation par l’Ancien patron de la Banque d’Angleterre (Mervyn King) : La dépression européenne était un acte « volontaire » des élites  , petit rappel :

Comme le rapporte The Telegraph aujourd’hui , selon l’ancien chef de la Banque d’Angleterre , la dépression économique en Europe « est le résultat de« choix politiques délibérés » prises par les élites de l’ UE .

«Je ne pensais pas que nous aurions jamais dans un pays industrialisé une dépression plus profonde que celle que les États-Unis ont connu dans les années 1930 et c’est ce qui est arrivé en Grèce.

Mais la plus grande question de la dépression en Europe a toujours été de savoir si elle était le résultat de la stupidité pure et de décisions économiques pauvres, ou si elle était délibérée. La réponse de King était magnifique : « c’était épouvantable et c’est arrivé presque comme un acte politique délibéré, ce qui la rend encore pire ».

La raison pour laquelle cette déclaration est profonde, est car il valide ce « que » le rapport de AIG de 2008 avait prédit il y a longtemps , et certainement avant que la crise européenne n’eut été déclenchée, à savoir que l’ Europe a spécifiquement créé une crise financière (ainsi qu’une crise environnementale, ainsi que le terrorisme) afin de fortifier « l’Empire Européen. »

C’est également ce qu’a dit le stratège de la Banque AIG Bernard Connolly en 2008 dans « Qu’est – ce que l’ Europe veut « 

 Rappelons ce que le stratège de la Banque AIG Bernard Connolly a déclaré :

 Utiliser les problèmes mondiaux comme excuses pour étendre son pouvoir :

  • les questions environnementales : accroître le contrôle sur les pays membres ; c’est une vision avancée de la gouvernance mondiale
  • terrorisme : utiliser une excuse pour un plus grand contrôle sur la police et les questions judiciaires; accroître l’ étendue de la surveillance
  • crise financière mondiale : tuer deux oiseaux (marché libre, les économies anglo-saxonnes) avec une pierre ( à l’ échelle européenne de réglementation ; ce sont des tentatives de gouvernance financière mondiale)
  • UEM : créer une crise pour forcer l’ introduction d’un « gouvernement économique européen »

Ce matin , nous avons eu une autre confirmation de la façon dont l’organisation supranationale « planifie » les crises européennes à l’ avance pour faire avancer leurs objectifs, lorsque Wikileaks a publié la transcription d’une téléconférence qui a eu lieu le 19 Mars, 2016 , entre les deux hauts responsables du FMI chargé de la gestion de la crise de la dette grecque- Poul Thomsen, le chef du département Europe du FMI, et Delia Velkouleskou, le chef de mission du FMI pour la Grèce.

Dans le compte rendu de l’audience, les membres du personnel du FMI sont pris sur en flagrant délit en train de planifier de dire à l’Allemagne que l’organisation abandonnerait la troïka si le FMI et la commission ne parvenait pas à un accord sur l’allégement de la dette grecque.

Plus précisément, les responsables du FMI disent que la menace d’une catastrophe financière imminente comme le Guardian le dit, est nécessaire pour forcer les autres joueurs à accepter ses mesures telles que couper les pensions grecques et s’attaquer aux conditions de travail, ou comme Bloomberg le précise, il s’agit d’élaborer un plan pour provoquer un événement de crédit en Grèce et déstabiliser l’Europe « .

Selon la conversation qui a fuité, le FMI – qui a fait pression pour un haircut de la dette de la Grèce depuis le 3e plan de sauvetage grec de Août dernier – estime qu’un événement de crédit est la seule chose qui pourrait déclencher un deal avec la Grèce ; « l ‘événement» dont il est fait allusion est mentionné comme ayant lieu quelque part autour du référendum du 23 Juin sur le Brexit.

Comme indiqué par Bloomberg, la fuite montre que les fonctionnaires lient la question grecque avec le référendum en GB , risquant de provoquer une déstabilisation politique générale en Europe.

La transcription de la fuite révèle comment le FMI envisage d’utiliser la Grèce comme un pion dans sa négociation en cours avec la chancelière Allemande afin d’obtenir la réduction souhaitée de la dette grecque à propos de laquelle l’Allemagne a été ostensiblement été contre : dans la fuite nous apprenons l’intention du FMI de menacer la chancelière Angela Merkel pour la forcer à accepter les demandes du FMI à un moment critique. 

D’après la transcription :

Le FMI est également montré comme continuant à tirer les ficelles du gouvernement grec qui a jusqu’à présent refusé de faire des compromis sur les réformes majeures, comme cela a été le cas depuis le premier plan de sauvetage.

Comme le note The guardian , le ministre des Finances grec Euclide Tsakalotos a accusé le FMI d’imposer des mesures draconiennes, y compris sur la réforme des retraites. La transcription cite Velculescu comme disant: «Ce qui est intéressant cependant est que [ la Grèce] a laché un peu de terrain … un peu à la fois sur la réforme de l’ impôt sur ​​le revenu et sur ​​ … à la fois sur le crédit d’impôt et les retraites complémentaires ». L’avis de Thomsen était que les Grecs  » ne se sont pas prêts  d’accepter nos points de vue ». Velculescu fait valoir que «si [le gouvernement grec] avait assez de pressions, ils le feraient … Mais ils ne sont pas incités et ils savent que la commission est prête à faire des compromis, de sorte que le problème soir réglé. »

Ci – dessous le résumé de Paul Mason de ce qui s’annonce comme le prochain scandale politique :

Le Fond monétaire international a été pris en flagrant délit de complot en vue de mettre en scène un «événement de crédit» qui précipitera la Grèce au bord de la faillite, en utilisant le prétexte du référendum sur le Brexit.

 

Non, ce n’est pas l’intrigue du prochain film de James Bond. C’est la transcription d’une téléconférence entre le négociateur en chef du FMI, Poul Thomsen et Delia Velculescu, chef de mission du FMI à la Grèce. 

 

Publié par Wikileaks, la discussion a eu lieu à Athènes juste avant que le FMI ne soit sorti de pourparlers visant à accorder à la Grèce le feu vert pour la prochaine étape de son plan de sauvetage.

 

La situation est la suivante: le FMI ne croit pas aux chiffres utilisés par la Grèce et l’Europe pour faire la prochaine étape de la transaction. Il ne veut pas prendre part au plan de sauvetage. Pendant ce temps, l’UE ne peut pas faire l’affaire sans le FMI – parce que le Parlement allemand ne le permettra pas.

 

* * *

 

Permettez – moi de décoder. Un «événement» est une crise financière qui portera la Grèce proche de défaut. Tout comme l’ année dernière, lorsque les banques ont fermé, des millions de personnes seront confrontées à une catastrophe économique et psychologique.

 

Seulement, cette fois, le FMI veut infliger cette catastrophe sur une nation accueillant des dizaines de milliers de réfugiés et chargée de l’une des missions de police internationale des frontières les plus complexe et juridiquement douteuse de l’histoire moderne.

 

Le gouvernement grec est furieux : « nous ne laisserons pas le FMI jouer avec le feu, » une source m’a dit.

 

Mais la question n’est pas dans les mains des grecs. En fin de compte, comme Thomsen en fait allusion dans le compte rendu, la Commission européenne et surtout le gouvernement allemand peuvent décider d’honorer les termes de l’accord qu’ils ont conclus pour renflouer la Grèce en Juillet dernier.

 

La transcription, qui a bien sur été reçue avec fureur et incrédulité en Grèce, va tomber comme une bombe sur la Commission et la BCE. Ce sont eux qui détiennent 300 milliards d’euros + de dette grecque. C’est toute l’Europe, en d’ autres termes, contre laquelle le FMI conspire, pour la frapper avec sa doctrine de choc.

Les Grecs sont naturellement en colère et confus – La Grèce veut des explications du FMI qui prévoit la faillite du pays d’ici juillet, selon Wikileaks

Comme Bloomberg l’a rapporté plus tôt, « la Grèce veut savoir si le rapport de WikiLeaks concernant le FMI anticipant un défaut grec au moment du référendum du 23 juin au Royaume-Uni sur son adhésion à l’UE, est la position officielle du fond » à dit le porte-parole du gouvernement Olga Gerovasili samedi dans un communiqué envoyé par courrier électronique . Pour sa part, un porte-parole du FMI dans un e-mail a déclaré samedi qu’il n’a pas à « commenter les fuites ou supposés rapports de discussions internes. »

Deux observations secondaires :

1. Un lanceur d’alertes à la « Snowden » a maintenant émergé au FMI ; nous pouvons donc nous attendre a beaucoup plus de telles bombes dans les semaines à venir; …. ou peut-être que la raison de la fuite est moins nuancée : un hôtel qui a buggé :

2. Nous aurons surement un autre été turbulent en Europe.

La source

The Guardian – Zero HedgeThe Telegraph – Bloomberg – resistanceauthentique – RT  – Wikileaks

 

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Evo Morales à l’UE : « Débarrassez-vous de l’influence américaine, de la dictature du FMI »

Evo Morales à l’UE_«Débarrassez-vous de l’influence des USA» — RT en Français

Çà c’est un président ! Mais hélas, vu le niveau de soumission de l’Europe et surtout de l’Allemagne,  aucune chance que l’Europe se Débarrasse de l’influence américaine dans un avenir proche. Z .

Les pays européens devraient se libérer de la domination politique américaine et de la dictature du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré le président bolivien sur les ondes de RT.

Dans son interview pour la chaîne RT en espagnol réalisée à Bruxelles, le président bolivien Evo Morales a souligné qu’il était désolé de voir «qu’au lieu se libérer des chaînes de l’Empire de l’Amérique du Nord, certains pays continuaient à vivre dans la soumission».

«Je voudrais conclure une alliance avec l’Europe pour nous libérer ensemble de la domination impériale [des Etats-Unis] et de sa mentalité néocoloniale en quête d’hégémonie», a-t-il déclaré en demandant à l’Europe de «se débarrasser de l’influence politique des USA» et de se «libérer des dictats du Fonds monétaire international dans le domaine économique».

«Tout va bien ici, en Amérique Latine : la Bolivie manifeste une croissance économique significative grâce au fait que nous avons gagné en indépendance politique. Les Etats-Unis ne dirigent plus notre pays via leur ambassade et ils ne prennent pas de décision pour nous. Le FMI ne décide pas pour nous dans le domaine de l’économie», a-t-il ajouté.

Morales a souligné que le nombre d’Européens en Amérique Latine avait considérablement augmenté au cours des dernières années.

«Les taux de chômage croissants en Europe sont un signal très alarmant. C’est pourquoi le nombre des Européens arrivés en Amérique Latine et dans les Caraïbes augmente», a déploré le président bolivien. Selon une étude publiée en juin par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), c’est la première fois depuis 14 ans que le nombre des Européens se déplaçant en Amérique Latine (près de 180 000 en 2012) est plus élevé que celui des Latino-américains qui déménagent à destination de l’Europe.

Evo Morales a noté que l’Amérique latine n’avait «jamais utilisé la loi pour expulser [les Européens] de nos pays. Nous n’avons jamais construit d’infrastructure pour y emprisonner les Européens. C’est de là que viennent nos profondes différences». Le président bolivien a encore souligné l’importance de l’égalité sociale, en disant que cela est aussi important que la paix dans le monde entier. Il aussi appelé l’Union européenne à créer des programmes sociaux pour combattre la pauvreté.

Quant aux relations entre les Etats-Unis et la Russie, Evo Morales, qui est à Bruxelles pour participer au sommet Union Européenne-CELAC qui réunit les dirigeants Européens, Latino-américains et des Caraïbes, a confié à RT que « la politique actuelle de Washington était celle de «l’expansion militaire».

«Nous supportons entièrement la lutte de la Russie pour sa souveraineté, aussi bien que nous comprenons les différences qui existent en Ukraine. Il est nécessaire d’être guidé par ce que veut le peuple. On ne peut pas imposer sa volonté en poursuivant des intérêts géopolitiques», a expliqué Evo Morales.

Le président bolivien a enfin déclaré que les Etats-Unis utilisaient toujours des méthodes comme les «coups d’Etat et les dictatures militaires» pour imposer leur politique en«poursuivant des intérêts géopolitiques». Une politique à laquelle Evo Morales s’est toujours opposé».

Les relations entre les Etats-Unis et la Bolivie se sont aggravées en 2013, suite à l’atterrissage forcé de l’avion de Morales à Vienne. Sur son chemin de retour à la maison depuis Moscou, certains pays européens avaient fermé leur espace aérien à son avion car ils le soupçonnaient d’emmener avec lui le lanceur d’alerte qui a dénoncé les abus de la NSA américaine, Edward Snowden toujours recherché aux Etats-Unis pour l’espionnage. En réaction, Evo Morales avait menacé de fermer l’ambassade des Etats-Unis.

Entre l’Amérique latine et les Etats-Unis, les relations se sont nettement dégradées depuis que les pays du Sud du continent ont appris qu’ils étaient largement épiés par la NSA.

RT 

 
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Publié par le 15 juin 2015 dans général, International, Politique

 

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La Grèce En défaut effectif utilise ses réserves de DTS du FMI pour «rembourser» … le FMI !

Alors ça c’est ÉNORME !!!

Du foutage de gu*** à trés grande échelle ! haha ! 

La Grèce En défaut effectif utilise les réserves de DTS du FMI pour «rembourser» …… le FMI !

Et elle à maintenant un mois pour reconstituer sa réserve de DTS (tous les pays ont une réserve de DTS)

En gros elle rembourse le FMI …. avec son propre argent (celui du FMI !!!) hahaha !!!!!!

Comme nous l’apprend Zero Hedge :

Lorsque la réunion de l’Eurogroupe lundi s’est conclu sans accord entre la Grèce et ses créanciers, ça aurait dû être Game Over pour Athènes.

Avec les retraités à leur point de rupture et avec les gouvernements locaux qui hésitent à se conformer à un décret rendant obligatoire une ponction des réserves de trésorerie excédentaires, l’idée que la Grèce serait en quelque sorte en mesure de ramasser € 750.000.000 euros pour une échéance de paiement au FMI aujourd’hui semblait fort loin , ce qui explique pourquoi nous nous étions posé  la question le lundi après-midi :

Nous connaissons maintenant la réponse à cette question. Comme le rapporte Bloomberg, citant Kathimerini, la Grèce a exploité ses réserves du FMI pour payer .. hé bien, pour payer le FMI:

La Grèce a utilisé jusqu’à ~ 650 millions d’euro de ses réserves d’avoirs en DTS du FMI afin de satisfaire au paiement du prêt de ~  750 me du au Fonds aujourd’hui, selon les rapports du journal Kathimerini, sans citer personne.

Les Réserves gardés dans les compte du FMI ont besoin d’être réapprovisionné dans le mois

Le FMI a accepté  leur utilisation ce week-end, compte tenu de la situation critique en liquidité de la Grèce, et sans l’utilisation de ces réserves, le paiement d’aujourd’hui n’aurait pas été possible.

Reuters annonce un peu plus la couleur :

 La Grèce a exploité ses réserves d’urgence dans son compte de dépôt au Fonds monétaire international pour faire un paiement crucial de € 750 000 000 (£ 539 000 000)  de sa dette au Fonds lundi, ont déclaré mardi deux représentants du gouvernement .

Avec Athènes près de manquer de liquidités et un accord avec ses créanciers internationaux encore insaisissable , il y avait eu des doutes sur si le gouvernement de gauche paierait le FMI ou opterait pour économiser de l’argent afin de payer les salaires et les pensions plus tard ce mois.

Les pays membres du FMI ont deux comptes – celui où leurs quotas annuels sont déposés et un compte de dépôt qui peut être utilisé pour les urgences.

Un fonctionnaire a déclaré à Reuters qu’Athènes a utilisé environ 650 millions d’euros du compte de dépôt pour effectuer le paiement.

«Nous avons fait usage de l’argent dans notre compte de dépôt dans le fonds, » a dit le fonctionnaire , refusant d’être nommé. « Le gouvernement a également utilisé environ 100 millions de ses réserves de trésorerie. »

Cela explique pourquoi Yanis Varoufakis était si confiant dans le fait que le paiement serait effectué . (…)

Compte tenu de cela, il n’est certainement pas surprenant que Christine Lagarde et Co ne sont pas ravis de la perspective de participer plus dans ce qui est devenu une farce pure et simple et comme le rapporte El Mundo,le fonds a dit à la BCE et à la Commission européenne qu’il ne souhaite pas faire parti d’un nouveau programme pour la Grèce.

Via El Mundo :

Le Fonds monétaire international (FMI) a montré à l’Eurogroupe leur désir de ne pas faire partie d’un éventuel troisième plan de sauvetage de la Grèce, qui reviendrait à 50,000 millions d’euros et serait vital pour la survie du pays hellénique. L’absence d’action par l’exécutif  a provoqué le fait que le FMI veut laisser tout le poids de l’aide à la Grèce dans les mains de la zone euro et la BCE.

 

Le fait que le FMI veut cesser de faire partie du plan de sauvetage d’un pays est particulièrement grave, cette institution est toujours le dernier recours des économies dont la situation est plus compliquée. Par conséquent, le FMI a la priorité sur les autres créanciers et, dans toute l’histoire, seul le Zimbabwe, la Somalie et le Soudan ont manqué à leurs obligations par rapport à elle. Toutefois, étant donné les difficultés pour débloquer une nouvelle tranche d’aide de sauvetage qui vient à échéance le 30 Juin, l’organisation basée à Washington craint que la Grèce ne devienne la première économie dans un pays développé, qui encourt un défaut.

Pour l’Allemagne (où les législateurs ont déjà mis la pression sur Angela Merkel pour stopper les pertes Grecques ) cela peut être la goutte d’eau.

  • Schaeuble DIT que le FMI doit rester impliqué dans le PROGRAMME D’AIDE EN GRÈCE

La Grèce est maintenant tributaire d’un régime de financement circulaire ridicule pour payer les employés du secteur public de sorte que les retraités ne recevront les paiements que si le gouvernement a réussi à capter le cash des fonds de pension

Via Bloomberg:

 La Grèce peut être en mesure de répondre aux paiements des traitements et pensions fin mai, si les fonds de pension, et les municipalités, engagent plus de  leurs réserves de trésorerie.

Et parce que tout ce qui précède ne suffit pas , la Grèce dépendra du versement de 7,2 milliards € dans son programme actuel (dont environ la moitié proviendra du FMI) pour reconstituer les fonds de ses réserves de SDR :

 La Grèce assume qu’un accord sera trouvé d’ici la fin mai  pour le décaissement des fonds de sauvetage, de sorte qu’elle pourra reconstituer ses avoirs en réserves au FMI.

*

En somme:. Le FMI a lui-même payé pour le compte de la Grèce et sera désormais contraint de se payer en retour pour pouvoir se payer plus tard ce mois-ci ou, en d’autres termes,  la Grèce a payé d’avance le FMI avec l’argent du FMI qu’ils n’ont pas.

Pendant ce temps, les retraités grecs sont prêts à adopter un schéma d’auto-de paiement similaire ridicule dans quelques semaines..

Et juste pour prouver la gravité de la situation , Market News vient d’annoncer la news suivante :

  • Les réserves de trésorerie de la GRÈCE sont à ENVIRON 90 MILLIONS EUR – SOURCES DE L’EUROSYSTÈME (un niveau ridiculement bas ndr)

La fin de partie grecque est maintenant proche.

http://www.zerohedge.com/news/2015-05-12/greece-effectively-defaults-imf-using-sdr-reserves-repay-fund-1-month-countdown-begi – resistanceauthentique

 Autre news plus ironique (ZH)  :

Est-ce pour cette raison que les distributeurs automatiques de billets grecque sont vides ? se demande Zero Hedge .

La police a lancé une chasse à l’homme SUR un homme de 45 ans originaire de Crète, qui est soupçonné d’avoir volé € 540 000 à la firme de sécurité dans laquelle il avait travaillé.

Le père de deux enfants est soupçonné d’avoir fait main basse sur un paquet d’argent, soit samedi soir ou dimanche matin dans les bureaux de l’entreprise dans le domaine de Katsamba. La firme était responsable des transferts de trésorerie entre les banques et la fourniture de machines automatiques de transaction.

 

 

Sa famille affirme qu’ils ont aucune idée de ses allées et venues, tandis que les autorités enquêtent sur ​​la possibilité qu’il a quitté le pays.*

http://www.zerohedge.com/news/2015-05-12/why-greek-atms-are-empty – resistanceauthentique

 
 

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