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Archives de Tag: d’or

Simone Wapler : “Parlons un peu d’or, pour changer”

Pendant ce temps des pays comme la Russie ne cessent d’accroître leurs réserves d’or. En juillet dernier, la Banque centrale Russe a acquis 26,1 tonnes, ce qui est un record absolu de cette année . Z

La récente chute de l’or intrigue. Elle montre que la confiance dans le dollar reste encore solide mais tout peut changer rapidement.

Au dernier fixing, l’or vaut 1 192,60 $ l’once. Remettons les choses en perspective.

Nous affectionnons l’or (et le bitcoin) parce que c’est une monnaie « anti-système ».

Le système monétaire actuel repose sur du crédit disponible en quantité illimitée à un taux d’intérêt forcé à la baisse. Il ne tient que parce que la plupart des gens pensent que les crédits seront remboursés, y compris par les générations futures dans le cas des emprunts d’Etat.

Au contraire, l’or est disponible en quantité limitée. Lorsque la confiance a disparu, lorsqu’on ne veut plus faire crédit, l’or sert de monnaie ultime. C’est à ce moment là qu’il redevient précieux. C’est pour cela que malgré toutes leurs folies, les banquiers centraux en conservent encore./br>
La baisse récente de l’or dont le cours est exprimé en dollar prouve que les gens ont toujours confiance dans le dollar. Les taux d’intérêt en dollar ont récemment remonté et même si l’inflation aux Etats-Unis n’est pas négligeable, le dollar s’est apprécié par rapport aux autres monnaies.

Ajoutons aussi une composante saisonnière. C’est la saison des achats d’or en Asie or la baisse des monnaies des pays émergents qui renchérit le métal jaune freine les ardeurs.

Bref, malgré des taux d’intérêt réels (taux d’intérêt diminué du taux d’inflation) légèrement négatifs à court terme, le dollar est encore préféré à l’or. Le dernier chiffre d’inflation aux Etats-Unis est à 2,90 %. Un bon du Trésor à 1 an rapporte 2,42%, un bon du Trésor à 2 ans rapporte 2,64% et un bon du Trésor à 10 ans rapporte 2,96%. Donc, si vous avez une monnaie qui se déprécie par rapport au dollar, stocker votre argent en prenant un bon du Trésor à 10 ans vous rapporte 0,06% alors que l’or ne vous rapporte rien.

Revenons à la courbe d’évolution de l’or depuis 10 ans. Un paroxysme de méfiance concernant le système monétaire a été atteint en 2011. C’était à la fois la « crise de la dette en euro » et le moment où la Fed se livrait à une création monétaire sans vergogne depuis novembre 2010 (date du premier quantitative easingou QE).

Finalement, l’incendie de la « crise de la dette en euro » a été noyé sous les liquidités de la BCE et les QE de la Fed n’ont semé de l’inflation que dans la sphère financière, gonflant les prix de tous les actifs financiers mais pas les salaires ni les prix.

La confiance a été partiellement restaurée. Partiellement, car l’or n’est cependant pas revenu à son niveau de pré-crise (environ 800 $ l’once) et encore mois à son niveau de pré-crise de 2008 (200 $ l’once).

Quand la confiance sera-t-elle à nouveau sapée ?

Pour que la méfiance revienne enflammer le cours de l’or il faudrait que :

  • La Fed revienne sur son opération de resserrement monétaire et lâche à nouveau les taux (ce que souhaite Donald Trump)
  • Les taux d’intérêt réels aux Etats-Unis deviennent très négatifs en raison d’une remontée de l’inflation
  • Soudainement, les amateurs de dollar décident que les déficits américains deviennent insoutenables

Il y a là-dedans plus de psychologie que de technique.

Dans toutes les désastreuses expériences monétaires, l’inflation monétaire précède l’inflation des prix. Le passage de l’une à l’autre, la transmission, se fait lorsque les gens – au lieu de stocker la monnaie en surplus ou de « l’investir » dans des actifs dont les prix leur apparaissent tout-à-coup excessifs – décident de la dépenser. Alors, l’incendie de l’inflation des prix se propage rapidement.

Aujourd’hui, on peut seulement constater qu’en janvier 2016, un point bas des matières premières et de l’or a été touché. Depuis, la confiance n’est plus ce qu’elle était puisque l’or a remonté, malgré le resserrement monétaire de la Fed. Mais le prix de l’assurance anti-inflation qu’est l’or reste encore très raisonnable.

L’or comme le bitcoin sont disponibles en quantité limitée et ne dépendent pas de manipulations des banques centrales. Aujourd’hui, l’or est un des rares actifs dont le prix ne soit pas soufflé par la bulle de tout. Ceci suffit à le rendre attractif. L’or est redevenu un investissement contrarien, c’est-à-dire injustement délaissé.

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Publié par le 24 août 2018 dans général, or et argent métal

 

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« Personne ne vend d’or ou d’argent physique »

[titre article pour referencement]

Nous observons, à maintes reprises, de la fraude sur le marché des métaux précieux. Des milliers de tonnes d’argent-papier et d’or-papier sont déversées sur le marché en quelques heures ou quelques jours. Pour ceux qui ne comprendraient pas ce qu’il se passe, laissez-moi affirmer catégoriquement que cela n’a rien à voir avec le marché réel, physique, de l’or et de l’argent. Non, il s’agit d’une manipulation flagrante par les gouvernements, les banques centrales, et les spéculateurs. Les gouvernements étant impliqués, ils cautionnent cette manipulation et n’appliquent aucune sanction particulière pour les traders qui truquent le marché.

Les banques de négoce d’or craignent le jour où elles devront convertir l’or-papier en or physique

Ce qui se passe n’a rien à voir avec les marchés réels ou l’offre et la demande réels. Les gouvernements essaient de dissumuler leur mauvaise gestion de l’économie et de leur devise. Jusqu’à présent, les banques de négoce d’or s’en tirent bien, parce que les détenteurs d’or et d’argent papier ne les forcent pas à dévoiler leur jeu en exigeant la livraison des métaux. Car nous savons, et les banques le savent aussi, que le jour où elles devront fournir de vrais lingots d’or et d’argent, ce sera la fin de la fête. Parce qu’elles n’ont même pas assez d’or ou d’argent physique pour couvrir ne serait-ce qu’une fraction de leurs positions vendeuses. Entre les marchés à terme, les banques de négoce d’or, les produits dérivés sur les métaux précieux, il y a des centaines d’onces d’or ou d’argent papier pour chaque once physique.

Le problème est que les banquiers ne sont pas les seuls responsables. Non, les gouvernements le sont tout autant. Les banques occidentales détiennent, officiellement, plus de 30 000 tonnes d’or. Mais aucune de ces banques n’a effectué un audit de son or. Le dernier audit, aux États-Unis, date de l’administration Eisenhower, en 1963 !

Les banques centrales occidentales, au cours des dernières décennies, ont liquidé une grande partie de leur or. Par exemple, le Royaume-Uni a vendu la moitié de son or à la fin des années 1990 et la Suisse, plus de la moitié. La Norvège, quant à elle, a vendu TOUTES ses réserves d’or au début des années 2000.

Ce que les banques centrales n’ont pas vendu, elles l’ont prêté ou loué sur le marché pour obtenir un rendement sur leur or. La plupart de ces prêts s’effectuent via les banques de la LBMA (London Bullion Market Association) à Londres et New York. Donc, une banque centrale pouvait prêter une partie de son or sur le marché, et cet or restait à Londres ou à New York. Mais cela a changé dans les années 2000. Les gros acheteurs d’or sont dorénavant la Chine et l’Inde. Ces deux pays ne souhaitent pas conserver leur or à Londres ou à New York – ils en exigent la livraison physique. Généralement, les lingots de 400 onces sont envoyés, surtout de Londres, aux raffineurs suisses, afin d’être refondus en lingots de 1 kilogramme. Ces lingots sont ensuite exportés de Suisse vers les pays acheteurs que sont la Chine, d’Inde, et la Russie, entre autres. C’est la raison pour laquelle le Royaume-Uni est un exportateur majeur d’or.

Accumulez de l’or physique avant que le marché ne s’essouffle

Les répercussions des ces transactions sont très graves pour les banques centrales occidentales. L’or qu’elles ont prêté sur le marché n’existe plus. Il a été refondu en lingots de 1 kg et acheté par les pays de la Route de la soie. Les banques centrales occidentales, évidemment, ne reverront jamais leur or. Tout ce qu’elles ont est un I.O.U. (titre de créance) d’une banque de négoce d’or. Vu que l’or n’est plus en Occident, la banque ne pourra jamais effectuer la livraison de l’or promis sur papier.

Étant donné qu’il n’y a jamais eu d’audits, personne ne sait combien d’or non grevé se trouve encore dans les coffres des banques centrales occidentales. Il est peu probable qu’il reste même 50% des 30 000 tonnes qu’elles détiennent officiellement. Les gens et les pays qui comprennent qu’il s’agit d’un schème de Ponzi ne paniquent pas, car ils savent que ceux qui détiennent l’or détiennent aussi le pouvoir. Mais ce n’est pas qu’une question de pouvoir; c’est plutôt la confiance dans le fait que l’or physique protégera ceux qui en comprennent l’importance.

Comme nous le voyons actuellement sur le marché des métaux précieux, les « mains faibles » ont peur et sortent du marché. Ce sont des spéculateurs qui achètent de l’or sur marge. Je voudrais être très clair : vous ne devez jamais acheter un actif de préservation de richesse comme effet de levier ou pour emprunter. Quand vous empruntez avec votre or ou votre argent en collatéral, il ne vous appartient plus – il appartient à la banque ou au créancier. Il n’y a aucun intérêt à acheter de l’or physique pour l’utiliser à d’autres fins que de préserver la richesse – c’est de la pure spéculation. Dans ce cas, pourquoi même acheter de l’or physique ? Vous pourriez acheter des contrats à terme sur l’or… mais cela n’a, bien sûr, rien à voir avec la préservation de richesse.

Les spéculateurs sont des « mains faibles ». Ils achètent de l’or lorsqu’il grimpe, et vendent lorsqu’il baisse. Cela n’a rien à voir avec la préservation de richesse. On se procure de l’or et de l’argent pour se protéger de tous les risques majeurs dans l’économie mondiale et le système financier. On en achète pour sauvegarder son patrimoine, et ils devraient être à la base de votre pyramide de richesse.

À une époque où les gouvernements impriment des quantités illimitées de monnaie et augmentent la création de crédit à l’infini, les métaux précieux sont les seuls actifs qui maintiendront leur pouvoir d’achat et préserveront la richesse. Mais, bien sûr, ils doivent être stockés dans un pays politiquement sûr, hors du système bancaire.

On entend parler, ces temps-ci, de liquidations majeures d’or et d’argent, surtout sur le marché de détail. Les gens qui vendent ne comprennent pas l’intérêt de détenir de l’or et de l’argent. Ils veulent juste faire de l’argent rapidement, mais il ne leur restera rien lorsque la véritable crise frappera. Vous pouvez être absolument certain que nous vivrons la plus grande crise financière de l’histoire dans les années à venir.

Forte demande soutenue de l’Asie

24hGold -

Notre société est très proche du marché physique, et nous sommes en mesure de dire que nous ne voyons pas de liquidation d’or ou d’argent physique. Nos clients comprennent les métaux précieux et ils connaissent la raison pour laquelle ils en détiennent. Ils ne sont pas touchés par les manipulateurs qui tentent de les effrayer afin qu’ils se débarassent de leurs or ou argent physique. Ils savent que, dans les années à venir, leurs métaux précieux vont, non seulement, maintenir leur pouvoir d’achat, mais qu’ils performeront bien mieux que tous les autres investissements, pendant que la plupart des actifs, incluant la papier-monnaie, s’effondreront.

Nous discutons aussi avec nos amis les raffineurs suisses, qui produisent 60-70% des lingots d’or de la planète. Ils nous rapportent une demande forte et soutenue de l’Asie, et particulièrement de la Chine et de l’Inde. L’Ouest vend son or physique depuis des décennies, tandis que l’Est continue d’en acheter massivement.

Inspirez-vous de la sagesse orientale

La Chine a commencé à sérieusement accumuler de l’or en 2008, lors de la Grande crise financière. Les Chinois savaient que le système financier occidental ne pourrait survivre à l’impression monétaire massive dans lequel il s’est embarqué dans une tentative futile de se sauver lui-même. Les Chinois savent également que la crise de 2006-2009 n’était qu’une répétition. C’est pourquoi ils ont augmenté substantiellement leurs réserves d’or depuis.

Parmi les pays de la Route de la soie, seules la Turquie et l’Inde détenaient des réserves d’or importantes au début de la crise, en 2006, tout juste sous les 2 000 tonnes au total. La Chine a commencé à acheter de l’or à plus grande échelle en 2008. Depuis, la Chine en a accumulé 15 000 tonnes. Les achats totaux des quatre pays de la Route de la soie, la Chine, l’Inde, la Russie et la Turquie, depuis 2005, s’élèvent à 27 400 tonnes d’or. Cela signifie que quatre pays, ces douze dernières années, ont absorbé toute la production mondiale d’or. Ces pays ont bien assimilés les risques incontrôlables du système financier mondial, et ils savent aussi que l’or constitue la meilleure protection contre ces risques.

Les investisseurs devraient s’inspirer de la sagesse orientale et continuer à accumuler de l’or et de l’argent aux prix actuels, très avantageux. Il n’y a aucun doute que, d’ici quelques années, l’or et l’argent seront à des multiples de leurs prix actuels.

 
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Publié par le 17 mai 2017 dans général, or et argent métal

 

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La demande d’or a augmenté en 2016

pièces d'or Britannia

Bonjour à tous . La demande de métal jaune explose (les investisseurs se précipitent dans les valeurs refuges) . D’ailleurs Les ventes de pièces d’or de la Royal Mint grimpent sur fond d’instabilité politique .

La demande d’or a augmenté en 2016 

La demande mondiale d’or a augmenté en 2016 malgré un fort ralentissement au dernier trimestre, les investisseurs institutionnels délaissant le métal en fin d’année alors que les particuliers y reprenaient goût, selon un rapport du Conseil mondial de l’or (CMO) publié aujourd’hui. La demande annuelle d’or est ressortie à 4.309 tonnes l’an passé, en hausse de 2% par rapport à 2015, où elle avait atteint 4.216 tonnes. 

Sur les trois derniers mois de l’année, la demande d’or a en revanche reculé de 11% par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 994,1 tonnes, reculant à la fois dans la bijouterie (-15% à 2.389 tonnes) et dans l’investissement. Pourtant, « sur l’année, la demande des investisseurs a augmenté de 70%. Pendant les trois premiers trimestres, les investisseurs institutionnels se protégeaient du risque représenté par le Brexit, par les élections américaines », ce qui les a poussé à se tourner vers le métal précieux, a résumé auprès de l’AFP John Mulligan, un des responsables du Conseil mondial de l’or, fédération internationale qui réunit des producteurs d’or.

Mais au dernier trimestre, les investisseurs professionnels ont délaissé en masse les ETF (fonds d’investissements adossés à des stocks physiques) après l’élection de Donald Trump, préférant au métal jaune des actifs plus risqués, et l’intérêt ravivé des particuliers pour l’or en lingots et en pièces n’a pas suffi à retourner la tendance. La demande venue des ETF équivaut ainsi à 532 tonnes d’or sur l’année, malgré une baisse de 193 tonnes au quatrième trimestre.

Sur l’année, la Chine reste le premier consommateur mondial, à 914 tonnes, suivi par l’Inde (676 tonnes) et les Etats-Unis (212 tonnes). Enfin, la demande d’or des banques centrales a fortement reculé en 2016. « Alors que leurs réserves de devises sont en baisse, les banques centrales ont diminué leurs achats, qui se sont établis à 384 tonnes sur l’année », a commenté le CMO dans un communiqué.

 
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Publié par le 6 février 2017 dans général, or et argent métal

 

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La baisse de l’offre d’or est inéluctable

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Comme je vous l’ai toujours duis, une pénurie d’or se développe – La semaine dernière, nous avons vu comment l’offre d’argent pourrait être fortement mise à mal si les Indiens poursuivaient leur rotation de l’or vers l’argent. Cette semaine, nous allons continuer de nous pencher sur l’offre, mais cette fois de l’or.

Le facteur inquiétant à propos de la crise de l’offre d’or qui arrive est qu’elle n’a pas besoin d’une force extérieure pour se produire. Elle est inscrite dans le marbre. Je déteste utiliser le mot « garanti », mais peu importe les développements du secteur à venir, la production d’or est en berne et peu de choses peuvent être faites pour renverser la tendance.

La première raison pour laquelle l’offre d’or tombera est que la production des mines est mûre pour une baisse. Les sociétés minières ne peuvent aisément ou rapidement augmenter la production même si le cours de l’or bondit, comme nous allons le voir. C’est quelque chose que je maîtrise assez bien, vu que j’ai travaillé dans le secteur minier en tant qu’analyste pendant un bon nombre d’années.

Si vous réduisez vos dépenses pour chercher de l’or, quelles sont les conséquences à votre avis ?

Les graphiques suivants dressent un tableau clair de ce qui s’est passé dans le secteur minier de l’or.

Lorsque le cours de l’or grimpait, les producteurs ont dépensé beaucoup d’argent pour l’exploration. Mais lorsque le cours s’est effondré, devinez quel poste a vu son budget baisser ? L’exploration fut l’un de ceux qui fut le plus réduit, car il s’agit d’une méthode simple pour abaisser rapidement les coûts lorsque vous gagnez moins d’argent.

exploration-ot-evolutionDepuis 2012, les sommes dépensées pour l’exploration et la recherche d’or ont baissé de 2/3. Il s’agit d’une baisse incroyable. Car évidemment, si vous dépensez moins de temps et d’argent pour trouver de l’or… vous en trouverez moins.

Voici la preuve. Même avant le massacre du cours de l’or, voyez la tendance des découvertes de gisements d’or durant la décennie précédente.

or-depots-decouvertesC’est incroyable, mais le nombre d’onces d’or découvertes pour les marchés par l’industrie minière a plongé de 85 % en seulement 10 ans.

Mais c’est encore pire que cela. Non seulement de nombreux producteurs ont baissé leur budget d’exploration, mais ils ont aussi dépensé moins pour le développement de nouveaux projets. En bref, cela signifie qu’ils n’ont pas construit l’infrastructure nécessaire pour produire plus de minerai, que ce soit sur des projets existants ou à venir. Même si le cours de l’or devait exploser demain, il leur faudra des années pour augmenter la production et être capable d’offrir davantage de métal au marché.

En raison de tout ceci, ainsi qu’un cours de l’or assez bas, la quantité de métal dont la production est rentable a chuté. Le mot « réserve » a des critères légaux bien définis, mais inutile de préciser qu’il se réfère à du minerai dont tout porte à croire qu’il contient la quantité d’or… estimée par la société qui possède ces réserves.

Soit, voyons ce qui s’est passé avec les réserves depuis 2011 :

reserves-orLes quantités d’onces qui peuvent être extraites à travers le monde ont chuté de plus d’un tiers depuis 2011. Clairement, dépenser moins d’argent pour trouver de l’or mène à une baisse de la production.

Cette tendance est également due en partie à ce qu’on appelle le « high grading »… la plupart des dépôts ont des filons qui possèdent une densité plus ou moins importante d’or. Habituellement, les gestionnaires mélangent les minerais afin d’obtenir un rendement à la tonne constant. Mais lorsque le cours de l’or a chuté comme une pierre d’une falaise, que pensez-vous que les gestionnaires ont fait ? Ils furent nombreux à exploiter les filons les plus riches des dépôts. Cela leur a permis de rester profitables malgré des prix en berne. La conséquence de cette pratique fut également d’épuiser plus rapidement les réserves, mais aussi de laisser sur le carreau les filons les moins riches en or, dont beaucoup sont devenus non rentables. Mélangés à des filons riches, ils étaient exploitables, mais maintenant que ces filons ont été épuisés, il ne sera pas intéressant de les exploiter. Une grande quantité de ce minerai ne sera pas rentable même à des prix plus élevés. Et même si c’était le cas, les sociétés minières seront très réticentes à l’idée d’investir pour récupérer du « low grade ».

On ne peut tout simplement pas échapper au fait que…

La production minière est en train d’atteindre un pic

Les chiffres définitifs pour 2016 ne sont pas encore sortis, mais la plupart des analystes s’accordent à dire que la production 2016 sera inférieure à celle de 2015. Si cette baisse devait se confirmer, le début de la baisse de la production d’or des mines aura démarré.

En admettant que ce ne soit pas le cas, il est virtuellement inévitable pour que cela démarre bientôt, comme le montrent les graphiques ci-dessus.

Tous les rapports des analystes que j’ai lus sur le sujet anticipent une baisse de la production d’or des mines dans les années à venir. Le moment auquel cela se produira est le seul point de désaccord. Ils mettent tous en exergue que les sous-investissements du secteur auront des conséquences durables.

Combien de temps cette pénurie durera ? Crédit Suisse estime que même si le cours de l’or rebondit, l’offre en 2022 sera, au mieux, inférieure de 4 % par rapport à 2015. BMO Capital Markets pense que l’offre des mines continuera de baisser au moins jusqu’en 2025. (…)

  • Voici un point intéressant à éclaircir : des cours de l’or plus élevés ne mettront-ils pas un terme à ces problèmes ? Non, pour plusieurs raisons :
  • Il faut des années pour lancer un projet de production. Même les projets sur une voie de garage ne peuvent reprendre la production rapidement. Il faut du temps et de l’argent, ainsi qu’une main-d’œuvre conséquente, pour augmenter l’exploration, trouver des dépôts rentables, les développer et démarrer la production commerciale.
  • Les dirigeants seront très hésitants à accroître significativement l’exploration et les coûts de développement. Pour ce faire, il faudra que le cours de l’or soit significativement plus élevé, et que cette hausse soit durable. Ils se sont brûlés durant ces dernières années, si bien qu’ils ne seront pas enclins à ouvrir le robinet jusqu’à ce que le cours de l’or soit plus élevé, et susceptible de le rester.
  • Même à un prix moyen de l’or à 1300 $ l’once, l’offre continuera de baisser. Chaque analyste propose en guise de coût moyen pour produire une once d’or un chiffre différent, mais les plus réputés parlent de 1200 $ l’once (ce chiffre inclut l’ensemble des coûts opérationnels des mines, il est donc plus élevé que les chiffres cités dans les rapports des sociétés minières). Quand on voit le cours actuel de l’or, quel profit pensez-vous que les sociétés minières dégagent ? Si la plupart des mines ne peuvent générer de profits lorsque l’or est au-dessus de 1200 $ l’once, combien pensez-vous qu’elles dépensent pour le développement de nouveaux projets et l’exploration ? Le secteur ne sera pas au point mort, mais on ne risque pas d’assister à une croissance digne de ce nom aux cours actuels.
  • Ceci est également vrai pour le recyclage. En général, cette source de l’offre a besoin de cours élevés pour encourager les recycleurs à travailler au maximum de leurs capacités. De nouveau, le secteur du recyclage de l’or ne mourra pas, mais il ne se développera pas sans un cours de l’or significativement plus élevé.

Le seul scénario qui pourrait renverser cette tendance est celui d’un monde qui atteindrait une véritable croissance économique et la stabilité. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je ne retiens pas ma respiration dans l’attente d’une telle éventualité. La dette mondiale, les problèmes des devises et de la fiscalité doivent être d’abord résolus. Difficile de voir comment cela pourrait être le cas sans une crise majeure (ou plutôt des crises, comme c’est plus probable).

Tout ceci nous mène donc à une conclusion inévitable :

Dites bonjour à la crise de l’offre

La baisse de l’offre minière est un facteur important, car il s’agit, et de loin, de la source la plus importante de métal frais arrivant sur le marché. Donc, si votre source numéro 1 baisse abruptement, et que l’on s’attend à ce qu’elle reste réduite pendant des années, cela aura évidemment des implications sur le métal disponible.

Et je ne pense pas que les arguments à propos de la quantité totale d’or disponible en surface changent quoi que ce soit. Oui, il y a une grande quantité d’or disponible en surface, oui la majorité de l’or produit durant l’histoire de l’humanité existe toujours, et il est aussi vrai que l’offre croît d’environ 1,5 % par an.

Mais lorsqu’il s’agit, pour vous et moi, d’acheter une pièce d’or, ces faits n’ont pas beaucoup d’importance. La majorité de cet « or à la surface » n’est simplement pas disponible.

  • Va-t-on démonter la chapelle Sixtine afin de pouvoir recycler son or en pièces ?
  • Va-t-on réduire le nombre d’ordinateurs et de téléphones que l’on fabrique ?
  • Va-t-on déterrer les cadavres des défunts qui avaient des dents en or ?

Rappelez-vous, les pièces et les lingots pour les investisseurs (cela exclut les achats des banques centrales et les bijoux en or en Inde) sont fabriqués avec environ 15 % seulement d’or « existant à la surface ». Le reste provient de la production minière, soit la grande majorité.

Et ne pensez pas que vous pourrez simplement acheter des lingots et des pièces produits auparavant. En toute logique, ils ne seront pas disponibles. Si les cours de l’or grimpent, les investisseurs ne vendront pas, ils achèteront. Cela réduira encore plus l’or d’investissement disponible.

Quel sera l’impact de cette crise de l’offre de l’or ?

L’offre d’or étant mûre pour décliner durant de nombreuses années, il y aura des conséquences. Bonnes ou mauvaises, cela dépend de si vous possédez déjà de l’or ou si vous souhaitez en acheter.

1. Le cours de l’or sera dopé rien que par ce fait, peu importe ce qui se passe à ce moment. En conjonction avec une crise financière, cette crise de l’offre aurait les conséquences que vous pouvez imaginer.

2. Les pièces et les lingots d’or seront de plus en plus difficiles à trouver, et de plus en plus chers. Les primes seront sans conteste plus élevées, les délais de livraison allongés tandis que le rationnement n’est pas à exclure.

3. Vendre son or durant une crise de l’offre permettra aux acheteurs de la première heure de maximiser leurs profits. Nous obtiendrons un magnifique prix de revente, nous récupérerons une grande partie de la prime que nous avons payée tandis que les acheteurs se bousculeront au portillon.

Vendre durant une ruée ? C’est la seule chose dans la vie qui me donne la chair de poule. Il est clair que si la crise de l’offre se matérialise telle que prédite par les analystes, vous serez récompensés si vous êtes déjà positionné ou vous aurez de gros regrets si vous ne l’avez pas fait. (…)

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Publié par le 1 février 2017 dans général, or et argent métal

 

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Les Bunkers militaires secrets Suisses sont pris d’assaut par des Milliardaires qui y cachent leur Or – à la recherche « d’Alternatives aux dépôts bancaires »

Suisse

D’après Sputnik , Bien décidés à échapper à la loi FATCA, des milliardaires américains conservent désormais leurs avoirs en or dans d’anciens bunkers de l’armée suisse, perdus en plein cœur des Alpes.

Suite à la ratification de la loi FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act), les banques suisses, mises au pied du mur, sont dorénavant obligées de fournir au fisc américain les noms et les informations des contribuables américains ayant un compte dans leur établissement. Cependant, certains milliardaires ont trouvé le moyen de « piéger le système ».

Il s’agit en fait d’anciens bunkers de l’armée suisse prêts à conserver des avoirs en tout genre, sans fournir à l’IRS, le service fiscal américain, les « noms réels » de leurs détenteurs. Ainsi, les projets de l’IRS visant à contrer les techniques d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent éclatent comme bulles de savon, écrit l’agence Bloomberg. 

Je ne crois pas du tout que des milliardaires aillent enterrer leur or dans des bunkers militaires secrets Suisse que à cause du FACTA … Il y a surement une autre raison, plus rationnelle .

Selon Zero Hedge, les Bunkers militaires secrets Suisses sont pris d’assaut par des Milliardaires qui y cachent leur Or – à la recherche « d’Alternatives aux dépôts bancaires »:

Pendant des décennies, la Suisse avait une réputation de secret bancaire qui en a fait le plus recherché des paradis fiscal pour les milliardaires du monde entier. Mais, après plus de 80 ans de secret, une série d’accords bilatéraux avec des pays à travers le monde, y compris concernant le Foreign Account America Tax Compliance Act (FATCA), ont forcé l’industrie privée bancaire en Suisse à embrasser une nouvelle ère de transparence qui exige un échange complet d’informations pertinentes sur les taxes et impots  avec plus d’une centaine de pays.

Ce qui , comme Bloomberg le souligne, a été une aubaine pour les opérateurs suisses d’entrepôts privés qui ne sont pas soumis à la même transparence et aux exigences de déclaration que les banques . En fait, ces installations de stockage super-secrets à usage privé enterrés autour des Alpes suisses peuvent essentiellement tout stocker sans rien dire à personne parce qu’ils ne sont même pas tenus de signaler toute activité suspecte de blanchiment d’argent au Bureau de la communication en Suisse .

« Il y a une croissance dans le marché de l’or, » dit Wipfli. « Depuis 2008 , il y a eu un réel intérêt pour les alternatives aux dépôts bancaires . » La société puise explicitement dans cette demande. Swiss Data Safe « est indépendant du système bancaire et toute autre organisation ou groupe d’intérêt «  , selon une présentation PowerPoint montrée aux clients par Wipfli . L’entreprise et son rival anonyme ne sont pas réglementés par la Finma, les services financiers suisse de régulation.

 

Pas plus que ces sociétés doivent signaler toute activité suspecte de blanchiment d’ argent au Bureau de la communication Suisse. Dans le passé, des soumissions à l’agence ont conduit le procureur général suisse à ouvrir des enquêtes sur la corruption à la FIFA, l’organisme mondial de football, et sur les liens bancaires du scandale de corruption  Petrobras au Brésil.

 

En outre, les citoyens américains ne sont pas tenus en vertu du FATCA de déclarer l’ or stocké à l’ extérieur des institutions financières. Alors peut-être qu’il n’est pas surprenant que, selon le département de la défense suisse, sur quelque 1000 anciens bunkers militaires encore en existence à travers la Suisse, plusieurs centaines d’entre eux ont été vendus à des particuliers qui les exploitent maintenant  comme des sites de stockage privé pour planquer l’or des plus riche milliardaires du monde.

« Le commerce de l’or occupe une place prépondérante dans l’économie du pays. Cela m’étonne que les autorités suisses ne prennent pas de mesures plus efficaces pour endiguer le blanchiment d’argent dans ce domaine. Forcément, les puissants ne veulent pas s’y embourber », dénonce John Cassara, ancien inspecteur du département américain du Trésor.

Il est à noter qu’au cours du premier semestre de 2016, plus de 1 357 tonnes d’or ont été importées en Suisse. Du moins, c’est ce qu’estiment les services douaniers du pays.

Et, bien sûr, lorsque vous stockez des milliards de dollars en lingots d’or, le secret est un must. Comme un opérateur de coffre – fort a déclaré à Bloomberg, son entrepot se trouve à côté d’ une piste d’atterrissage privée qui permet un accès rapide à son ancien bunker militaire enfoui profondement  dans le granit d’ une montagne dans les Alpes suisses.

Zero Hedge – resistanceauthentique

 
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Publié par le 3 octobre 2016 dans général, or et argent métal

 

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L’Inde à l’offensive pour réduire ses achats massifs d’or

Temple Sree Padmanabhaswamy (Etat Kerala), souterrains contiendraient trésor 1.000 milliards roupies (près 13,5 milliards d'euros)... autant d'offrandes apportées pélerins.

Temple de Sree Padmanabhaswamy (Etat du Kerala), dont les souterrains contiendraient un trésor de 1.000 milliards de roupies (près de 13,5 milliards d’euros)… autant d’offrandes apportées par les pélerins. – Photo Excel Media/Rex Featu/Sipa

Le gouvernement de MODI continue de tout faire pour aspirer l’or et réduire les achats massifs d’or physique par les indiens, qui sont les plus gros consommateurs du métal jaune au monde . Mais jusqu’à présent ça reste accessoire et ça ne pèse que très peu sur la demande . Les indiens sont attaché culturellement et viscéralement au vrai or physique . Pour atteindre son objectif le gouvernement incite les particuliers à acheter de l’or « papier » via une obligation qui rapporte 2.75 % d’intérêt . Une opération qui pourrait coûter très cher à l’état Indien .

Le gouvernement a lancé un emprunt d’Etat libellé en grammes d’or. Même les temples hindous sont incités à déposer leurs trésors à la banque.

Une obligation qui vaut son pesant d’or. C’est, littéralement, ce que propose le gouvernement indien aux investisseurs particuliers. La valeur de cet emprunt d’Etat, dont la cinquième souscription est ouverte jusqu’au 9 septembre, n’est pas libellée en roupies, mais directement en grammes d’or. Ces obligations souveraines s’inscrivent dans un programme plus vaste et particulièrement ambitieux lancé en 2015 par le gouvernement de Narendra Modi, destiné d’une part à freiner la demande d’or des ménages, d’autre part à capter le métal qui dort dans les maisons et dans les temples.

L’Inde est le plus gros acheteur de la planète. Le pays importe chaque année entre 800 et 1.000 tonnes d’or, dont 300 tonnes sont destinées à l’investissement et le reste à la bijouterie, selon le ministère des Finances. Mais ces importations massives, qui se sont envolées ces dernières années, ont un coût puisqu’elles ont fortement dégradé la balance courante du pays. Le gouvernement a testé toute une série de mesures pour freiner la ruée vers le métal : taxe sur les importations, obligation de réexporter une partie du métal acheté, avec plus ou moins de succès. En 2014, la contrebande a ainsi forcé le gouvernement à changer son fusil d’épaule.

Au prix d’une révolution culturelle. « En Inde, les bijoux en or sont une réserve de valeur, un signe de richesse et de réussite sociale et une part fondamentale de nombreux rituels. Dans la population rurale, une grande affinité pour l’or va de pair avec les considérations pratiques liées à la portabilité et à la sécurité du bijou en tant qu’investissement », note le Conseil mondial de l’or.

24.000 tonnes d’or

Au total, le pays abriterait ainsi entre 22.000 et 24.000 tonnes d’or, selon le Conseil mondial de l’or (CMO). Des dizaines de milliards d’euros sous forme de bijoux, de lingots, de pièces. Dans la région du Kerala se trouve le temple réputé le plus riche au monde. D’après un audit réalisé il y a cinq ans, les coffres du Sree Padmanabhaswamy contiendraient 1.000 milliards de roupies, l’équivalent de près de 13,5 milliards d’euros… autant d’offrandes apportées par les pélerins.

Un système de monétisation de l’or a donc été mis en place, qui incite les détenteurs d’or à le déposer à la banque – peu importe sa forme – en offrant un intérêt jusqu’à 2,5 %. Ce pour une durée de un à quinze ans.

Mais la partie la plus originale de ce plan gouvernemental vise à encourager les particuliers à acheter de l’or « papier », via des obligations souveraines en or. Ces titres, qui ont une maturité de huit ans seront remboursés en fonction du cours de l’or au jour de l’échéance. Les porteurs peuvent donc suivre les évolutions du métal, sans devoir en détenir physiquement. Ils bénéficient de la garantie du gouvernement et d’intérêts de 2,75 % par an. Depuis son lancement, ce dispositif a atteint l’équivalent de près de 8 tonnes d’or, avec un engouement variable.

Pour que la cinquième opération soit un succès, le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens afin de convaincre la population. Une campagne de publicité invite les familles à « protéger l’avenir de leurs filles » grâce aux « sovereign gold bonds ». Ces derniers peuvent désormais être achetés auprès des banques, des bureaux de poste et même auprès des sociétés de gestion d’actifs. Le montant d’achat minimum est passé de 2 grammes à 1 gramme. Surtout, la plus-value potentielle sera exonérée d’impôt si le titre est conservé jusqu’à terme.

En cas de forte mobilisation et si le cours de l’or augmente, cela pourrait toutefois se révéler coûteux pour l’Inde. A l’heure actuelle, les investisseurs qui ont acheté des titres de la première tranche d’obligation, ont gagné 20 % en presqu’un an. Les titres ne peuvent commencer à être remboursés par anticipation qu’au bout de cinq ans. Ce qui laisse à l’or tout le temps de s’apprécier.

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Publié par le 6 septembre 2016 dans général, or et argent métal

 

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La demande mondiale d’or boostée par l’investissement au premier trimestre (CMO)

Bijoux

Et pourtant la demande en Inde a diminué de 39 pour cent au cours du premier trimestre de cette année à 116,5 tonnes en raison de la grève des bijoutiers quant à la réintroduction des taxes d’accise qui ont affecté le segment d’achat de mariage, selon un rapport.  

Au premier trimestre de 2016, la demande d’or en Inde était en baisse de 39 pour cent à 116,5 tonnes par rapport à la période Janvier-Mars 2015.selon le World Gold Council,(CMO)

Et en Chine aussi moins de demande , mais plus 21 % de demande globale ! (parfois je corrige trés tard , dont mes coms, relisez ceux d’hier sur l’or et le GSR c’était un peu fouillis)

Londres – La demande mondiale d’or a bondi de 21% au premier trimestre 2016, s’affichant à un niveau quasiment record grâce à l’intérêt accru des investisseurs financiers dans un contexte d’incertitude économique croissante, selon un rapport du Conseil mondial de l’or (CMO) publié jeudi.

« Deux grands thèmes ont émergé au cours du premier trimestre 2016 », a résumé Alistair Hewitt, analyste en chef au CMO, citant le secteur de l’investissement comme principal moteur de la demande d’or et le fait qu’à l’inverse, « la demande de bijoux a subi un trimestre difficile », surtout en Inde et en Chine.

De janvier à mars 2016, la demande mondiale de métal jaune est ainsi ressortie à 1.290 tonnes, contre 1.070 tonnes au premier trimestre 2015, a indiqué le CMO, une fédération qui réunit les grands producteurs d’or de la planète.

Cette forte hausse, qui fait du premier trimestre 2016 le second plus important jamais enregistré pour la demande mondiale d’or en termes de volume, « a été portée par d’énormes flux entrants d’ETF (fonds d’investissements adossés à des stocks physiques d’or, ndlr), alimentés par les inquiétudes des investisseurs concernant la fragilité de l’économie et un paysage financier incertain », précise le communiqué du CMO.

Ces flux entrants d’ETF se sont en effet établis à 364 tonnes sur les trois premiers mois de l’année – au plus haut depuis le premier trimestre 2009 -, contre 26 tonnes à la même période l’an passé.

Le métal jaune, estime le CMO, a trouvé grâce aux yeux des investisseurs cherchant à diversifier leurs prises de risques dans un environnement marqué par des taux d’intérêt négatifs en Europe et au Japon, l’incertitude entourant la santé de l’économie chinoise, l’anticipation de hausses de taux moins rapides qu’attendu aux États-Unis et des marchés boursiers mondiaux dans la tourmente.

Dans un environnement de taux négatifs, « ceux qui ce reposent sur les obligations souveraines pour obtenir des revenus sûrs, stables et fixes devraient revoir » leurs positions, a expliqué à l’AFP John Mulligan, responsable des relations avec les membres et les investisseurs pour le Conseil mondial de l’or.

« Au lieu de générer un revenu fixe, (votre obligation) génère une perte fixe, vous êtes sûrs de perdre de l’argent en le possédant », c’est pourquoi les investisseurs privés se tournent vers l’or dont il a été prouvé qu’il « améliore le profil risque/rendement d’un portefeuille d’actifs », a détaillé M. Mulligan.

Ainsi, avec une demande de pièces et lingots d’or restée quasiment stable sur un an (à 253,9 tonnes contre 252,2 tonnes), la demande mondiale d’or en tant qu’investissement dans son ensemble a progressé de 122% sur un an.

Elle est en effet passée de 278 tonnes au premier trimestre 2015 à 618 tonnes au premier trimestre 2016, ce qui a permis au cours du métal jaune de gagner quelque 17% en dollars sur les trois premiers mois de l’année.

Mais en dehors du secteur de l’investissement, l’intérêt pour le métal jaune a souffert au premier trimestre, en particulier dans le domaine de la joaillerie, qui est pourtant traditionnellement une importante source de croissance de la demande.

L’attrait pour les bijoux en or a en effet nettement décliné sur les trois premiers mois de l’année, baissant de 19% à 482 tonnes, contre 597 tonnes au premier trimestre 2015.

La majeure partie (99,3 tonnes) de ce déclin est le fait de seulement deux marchés: l’Inde et la Chine, a noté le CMO, expliquant ce recul de la demande pour la joaillerie par la hausse des prix de l’or sur la période, mais également par des grèves dans le secteur en Inde, consécutives à la mise en place de nouvelles taxes gouvernementales.

La demande de bijoux en or a ainsi chuté de 41% sur un an en Inde au premier trimestre 2016 pour ressortir à 88,4 tonnes, au plus bas en sept ans, tandis qu’elle a baissé de 17% en Chine, à 179,4 tonnes.

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Publié par le 12 mai 2016 dans général, or et argent métal

 

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