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Egon Von Greyerz : Les Etats-Unis doivent au monde trois fois l’or produit dans l’histoire

Le spectaculaire déclin des mines d’or en Afrique du Sud

Les États-Unis doivent au monde 453 000 tonnes d’or, soit près de trois fois la quantité d’or produite au cours de l’histoire.

Tandis que les observateurs du marché s’inquiètent de ce que fera la Fed ou du sort de l’Obamacare, personne ne semble voir que les États-Unis se dirigent vers la ruine totale en accumulant des déficits budgétaires depuis un-demi siècle et des déficits commerciaux depuis 40 ans. L’économie américaine semble marcher sur l’eau, et cette opinion est alimentée par des observateurs chevronnés comme Ambrose Evans-Pritchard, du Telegraph. Dans un récent article, il utilise des données sélectives pour démontrer que « le déclin stratégique des États-Unis est un mythe ».

Encore un journaliste qui tombe dans le panneau des statistiques manipulées et va dans la mauvaise direction. Par exemple, le fait que les Américains achètent un nombre considérable de voitures neuves dont ils n’ont pas besoin n’est pas le signe d’une économie forte. Surtout qu’ils le font à l’aide de prêts subventionnés, ce qui engendre de mauvaises créances qui ne seront jamais remboursées. Les déficits, la baisse des salaires, un taux réel de chômage de 23% et la chute du PIB réel ne sont cependant pas des mythes.

LE DOLLAR A PERDU 80% DEPUIS 1999

Il n’y a qu’une chose qui puisse expliquer que les États-Unis aient pu vivre au-dessus de leurs moyens pendant plus de 50 ans : leur dollar, faible, est la devise de réserve internationale. Mais comment le monde peut-il faire confiance à une devise de réserve basée sur une création illimitée de dette et d’impression monétaire ? Depuis que Nixon a aboli l’adossement du dollar à l’or le 15 août 1971, la devise américaine a entamé une longue glissade. Mesuré au franc suisse, par exemple, le dollar a perdu 71% depuis 1971. Contre la seule monnaie qui ait survécu dans l’histoire et qui représente un pouvoir d’achat stable, c’est-à-dire l’or, le dollar a décliné de 80%.

 

Dollars vs Gold 1999-2017

 

L’Américain moyen n’a aucune idée de ce qu’il arrive à sa monnaie, vu qu’il ne voyage pas hors de son pays. Il ne réalise pas combien les prix montent chaque année, surtout que les chiffres officiels de l’inflation n’ont rien à voir avec l’inflation réelle.

La seule raison pour laquelle le dollar tient toujours debout est qu’il est utilisé comme devise pour les transactions commerciales, et surtout pour le pétrole. Au début des années 1970, les États-Unis se sont entendus avec l’Arabie saoudite qui était, à l’époque, le plus grand producteur pétrolier, et de loin. En échange d’armes américaines et de protection, l’Arabie saoudite a accepté de vendre son pétrole en dollars US, ce qui signifiait que le monde entier échangerait le pétrole en dollars US. Ce fut le début du pétrodollar. Il existe toujours, mais ce n’est qu’une question de temps avant que de nombreux pays ne commencent à échanger le pétrole dans leurs propres devises. C’est déjà le cas de la Russie, la Chine et l’Iran, par exemple.

CELA FAIT 44 ANS QUE LES ÉTATS-UNIS DÉPENSENT DE L’ARGENT QU’ILS N’ONT PAS

Regardons les conséquences d’une « monnaie adossée sur rien d’autre que la dette et l’impression monétaire ». Jusqu’à 1970, les États-Unis enregistraient un solide excédent commercial annuel. Puis, à cause d’un ralentissement de l’économie et d’une escalade des coûts pour la Guerre du Vietnam, le dollar se mit à chuter. Le président français, Charles de Gaulle, avait pointé depuis longtemps les problèmes économiques des États-Unis et avait exigé que les dettes du pays soient payées en or. L’adossement du dollar à l’or par les États-Unis signifiait que tout pays souverain pouvait demander des paiements en or. Mais Nixon a réalisé que l’or des États-Unis pourrait disparaître rapidement et a donc abandonné le système de Bretton Woods, qui était en place depuis 1944. Ainsi, les États-Unis ne régleraient plus leurs dettes souveraines en or, mais en dollars qui se déprécient.

Depuis ce sombre jour d’août 1971, les États-Unis ont entamé un déclin continu avec des dettes grandissantes, une devise qui s’effondre, et un niveau de vie qui n’est plus basé sur la créativité, mais sur le crédit. Laissez-moi vous montrer la preuve la plus évidente que les États-Unis sont en faillite.

Depuis 1970, les États-Unis ont enregistré un déficit commercial chaque année, sauf en 1972 et 1974. Cela a engendré un déficit cumulatif de 20 000 milliards $, sur vingt ans, jusqu’à 1999. Les choses ont ensuite explosé. Entre 1999 et 2017, le déficit commercial cumulatif a été de 12 000 milliards $.

Très peu de gens réalisent ce que 12 000 milliards $ de déficit signifie réellement. Alors revenons à l’or. Dans un monde honnête avec de la monnaie honnête, les dettes se règlent avec de la monnaie véritable. Une monnaie véritable n’est pas imprimée à souhait, mais elle représente la valeur de biens et de services. Disons que la population américaine travaille durant un mois et produit 1 500 milliards $ de biens et de services… si, en même temps, le gouvernement presse un bouton pour produire en une milliseconde la même quantité de monnaie, cette monnaie ne vaut, bien sûr, absolument rien, vu que le gouvernement n’a pas réellement livré de biens ou de services. C’est pourquoi les États-Unis et le reste du monde sont en sursis.

Intéressons-nous aux conséquences d’un système monétaire sain, où les dettes se règlent avec de la monnaie véritable. Le déficit commercial a débuté son escalade en 1999, au même moment où l’or connaissait son bas, à 250 $ l’once. Il est bien plus facile de comprendre le déficit commercial de 12 000 milliards $ si on le mesure en or. Parce que, jusqu’en 1971, ce déficit devait être réglé en or. Le prix moyen de l’or depuis 1999 est de 819 $ l’once : 12 000 milliards $, à 819 $ l’once, équivaut à 453 000 tonnes d’or.

 

Cumulative US Trade Deficit between 1999 and 2017

 

LES DÉTENTEURS DE DOLLARS AMÉRICAINS OU DE BONS DU TRÉSOR VONT TOUT PERDRE

Les États-Unis détiennent prétendument 8 000 tonnes d’or, mais la quantité réelle est probablement inférieure à la moitié. On estime à 170 000 tonnes l’or produit durant toute l’histoire. Si les États-Unis devaient régler leurs folles dépenses dans le monde avec de l’or, ils auraient besoin de 2,7 fois tout l’or jamais produit. À la place, le gouvernement américain a concocté une méthode bien plus pratique : il n’a qu’à imprimer des morceaux de papier sans valeur, qu’il s’agisse de billets de banque ou de bons du Trésor, et à appeller cela de la monnaie. C’est un système de Ponzi, une fraude. Tous ceux qui détiennent des dollars ou des bons du Trésor auront entre les mains des morceaux de papier sans valeur, parce que c’est ainsi que toutes les systèmes de Ponzi se terminent. Cette issue est garantie à l’avance pour notre soi-disant système monétaire actuel. Les gouvernements, les banques centrales et les banquiers ont, par leurs actions, détruit l’économie mondiale des cent dernières années. Les gens n’en sont pas du tout conscients, parce qu’ils ne comprennent pas que leur automobile ou leur iPhone est le fruit d’un système de Ponzi, plutôt que d’un véritable travail.

Donc, ce n’est pas une question de si, mais de quand cela se terminera. Les déclencheurs seront probablement le dollar et le marché des obligations, surtout celles à long terme. Les bons du Trésor à dix ans ont atteint leur bas en juillet dernier et sont maintenant dans une forte tendance à la hausse qui atteindra au moins les 13-19%, comme dans les années 1970 et début 1980. Il est encore plus probable que la dette gouvernementale américaine devienne sans valeur, et les rendements infinis.

Le dollar est dans une tendance baissière depuis le début des années 1970. Il a repris un peu de force ces dernières années, mais il semble maintenant que cette correction à la hausse soit terminée et que nous observerons une forte tendance baissière au cours de 2017.

LA TENDANCE À LA HAUSSE DE L’OR ET DE L’ARGENT EST REVENUE

L’or a, partiellement, reflété l’impression monétaire et la dépréciation en étant multiplié par 35 – et l’argent par 10 seulement – depuis 1971. La principale raison qui explique cette montée relativement faible de l’or, et surtout de l’argent, est la manipulation et la suppression constantes de leur prix sur le marché papier. Sans cela, les prix de l’or et de l’argent seraient bien plus élevés. Mais ce marché papier pourrait s’effondrer à tout moment et, une fois qu’il le fera, il y aura une explosion des prix de l’or et l’argent physique, tandis que les métaux « papier » n’auront plus aucune valeur.

Le prochaine hausse des métaux a sans doute débuté, et nous pourrions voir l’or atteindre 1 350 $ et l’argent dépasser 20 $ dans un délai relativement court. Je ne serais pas surpris de voir des sommets historiques en 2017.

Mais les investisseurs qui comprennent la nature de l’or et de l’argent n’en achètent pas pour réaliser des gains de placements. Dans une période où les risques à travers le système financier mondial sont plus grands qu’ils ne l’ont jamais été, il faut acheter des métaux précieux pour protéger son patrimoine et détenir une assurance.

L’or à 1 250 $ et l’argent à 18 $ sont des aubaines absolues que l’on risque de ne jamais revoir.

Source

XAUUSD H4

 
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Publié par le 5 avril 2017 dans général, or et argent métal

 

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Des milliards d’hommes doivent disparaître !

 
 

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Suède : les municipalités doivent se préparer à la guerre à la demande du gouvernement

Suède : les municipalités doivent se préparer à la guerre à la demande du gouvernement
Toujours plus proches de l’OTAN, les autorités suédoises ressuscitent une doctrine datant de la guerre froide, celle de la «stratégie de défense totale». Dans ce cadre les collectivités locales sont tenues de réactiver des mesures de défense civile.

Le gouvernement suédois a décidé de remonter le temps. Les autorités locales doivent ressortir des tiroirs des mesures de défense civiles afin d’être en mesure de faire face à un confit majeur. Il leur incombe de renforcer les services de secours ainsi que les dispositifs de protection civile. La «stratégie de défense totale», une doctrine datant de la guerre froide, implique que l’action militaire soit aussi complété par un effort du secteur économique et de la population.

Les autorités justifient la décision, annoncée en décembre 2015, par une «aggravation de la situation internationale». Selon une lettre de l’Agence de protection civile suédoise, la MSB, adressée aux municipalités, ces dernières doivent en conséquence se préparer à la «guerre et aux conflits». «Cette stratégie n’est pas nouvelle, nous l’avons mise en œuvre durant la guerre froide», indique la MSB, précisant toutefois : «Il n’y a rien qui indique qu’une guerre soit probable, mais le gouvernement nous a chargé de nous y préparer».

Le 25 mai 2016, le parlement suédois a ratifié un accord de coopération renforcée avec l’organisation politico-militaire de l’Alliance atlantique (OTAN). Cette dernière peut, depuis, déployer ses troupes dans le pays et mener des exercices militaires. Alors que la Suède n’est toujours pas, stricto sensu, membre de l’OTAN, Stockholm a décidé de se ranger sous son parapluie, le ministère de la Défense évoquant une «menace croissante de la Russie».

 
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Publié par le 26 décembre 2016 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, International, Politique

 

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Egon Von Greyerz : Les gens doivent maintenant se préparer à un effondrement économique mondial massif

ALERT: Legend Warns That People Must Now Prepare For A Massive Global Collapse

J’avais diffusé ce papier en version courte, voici une version complète – Alors que nous nous dirigeons vers le 2nd trimestre de l’année 2016 après un début d’année complètement fou sur les marchés financiers, aujourd’hui l’homme qui est devenu une légende pour ses anticipations de quantitative Easing(Planche à billets), dans les fluctuations des devises et sur des événements mondiaux majeurs vient d’avertir kingworldnews sur le fait que les gens doivent maintenant se préparer à un effondrement économique mondial massif.

Egon von Greyerz fondateur de Matterhorn Asset Management & GoldSwitzerland – Les gens doivent maintenant se préparer à un effondrement économique mondial massif.

Egon von Greyerz: ” Les valeurs bancaires indiquent dorénavant aux investisseurs que le temps est venu de retirer l’argent et les actifs du système bancaire. Comme vous le savez Eric, nous avions averti les investisseurs bien avant la crise de 2006-2009 à sortir du système bancaire. A cette époque, les banques avaient été sauvées par un plan de sauvetage global de 25.000 milliards de dollars, mais cela ne se reproduira pas. Le crédit à travers le monde a augmenté de 70% depuis 2006 et le système bancaire ainsi que l’économie mondiale se retrouvent maintenant dans une situation bien pire qu’ils ne l’étaient à cette époque là.

Lors de la dernière crise, les gouvernements ont sauvé le système financier avec le plus grand programme de renflouement externe des banques (bail-out) par l’État(le contribuable) de toute l’histoire. Ainsi, les déposants bancaires comme les banquiers ont été sauvés par des programmes massifs d’impressions monétaires et de crédit.

Alerte: Sortir du système bancaire

Tout ceci s’est fait bien sûr au détriment des citoyens ordinaires qui supportent dorénavant l’augmentation massive de la dette publique. Bien que tous les gouvernements dans le monde augmentent de façon exponentielle leur dette, personne ne s’est jamais posé la question quant à son remboursement. Et bien sûr, la dette ne sera jamais remboursée. Au lieu de cela, au cours des prochaines années, elle implosera au travers d’une vague de défauts souverains. Dans le même temps, tous les actifs qui ont été gonflés par cette dette imploseront également comme les actions, les biens immobiliers et les obligations.

Vous savez Eric, la prochaine fois, les banques ne seront pas sauvées par les gouvernements. Au lieu de cela, on assistera à un renflouement interne (Bail-in). Cela signifie que l’argent et les actifs des déposants seront utilisés pour sauver les banques. Mais puisque la plupart des banques ont un effet de levier de 20 à 50 fois ce qu’ils possèdent voire beaucoup plus si l’on prend en compte les dérivés, les actifs des clients ne seront pas suffisants pour sauver les banques. Par conséquent, je m’attends à ce que l’on assiste au plus grand programme mondial d’impression monétaire de tous les temps. Bien entendu, cette stratégie ne sauvera pas le monde, mais cela aura pour conséquence de provoquer une onde de choc hyperinflationniste dans premier temps qui sera ensuite suivi d’une implosion déflationniste.

Effondrement des valeurs bancaires

Pour en revenir aux valeurs bancaires, actuellement, elles s’effondrent à la fois aux États-Unis et en Europe. Aux Etats-Unis, elles viennent d’atteindre un plus bas de plusieurs années par rapport aux autres valeurs du marché et en Europe les valeurs bancaires ont chuté de 20% en quatre semaines. Les actions Deutsche Bank et Credit Suisse sont maintenant revenus à leur plus bas de 2009. L’augmentation récente de l’impression monétaire par la BCE n’a eu qu’un effet très court terme, et maintenant, c’est bien l’odeur du sang que l’on renifle un peu partout. C’est une certitude absolue que la plupart des banques sont insolvables si l’on prend en compte leurs actifs toxiques au prix actuel du marché. Un quantitative Easing(Planche à billets) ne changera rien à la situation, mais cela pourrait donner un répit de quelques mois aux banques.

Il est très clair pour moi que les valorisations des valeurs bancaires nous montrent ce que certains d’entre nous ont vu depuis un certain temps, à savoir que nous entrons maintenant dans une période où le marché commence à reconnaître que d’importants risques menacent le système financier. Ironie du sort, la politique des taux d’intérêts à zéro ou négatifs des banques centrales contribue également à la mort des banques. Tout d’abord les banques ne peuvent pas gagner une véritable marge sur les dépôts. Deuxièmement, les faibles taux tuent totalement toute incitation à déposer de l’argent. Sans épargne importante, les investissements diminueront également. Et dans une économie déflationniste avec des taux bas, il est impossible d’obtenir un réel retour sur investissement sans prendre de gros risques.

Les alertes répétées du FMI

Le FMI met désormais en garde contre le risque systémique sur le marché de l’assurance-vie. Avec des taux aussi faibles, ces sociétés ne peuvent pas obtenir un rendement suffisant pour leurs clients. Ainsi, cette industrie qui pèse 24.000 milliards de dollars prend des paris très risqués dans le but d’obtenir des rendements plus élevés. La même chose se passe sur le marché des pensions de retraite. La plupart des fonds de pension, à la fois privés et publics, sont sévèrement sous-financés. Lorsque cette crise aura pris fin, il ne restera plus grand chose pour les retraités pauvres.

Un grand nombre d’indicateurs dans le monde entier nous indiquent que l’économie mondiale rentre maintenant dans une grave récession. Le commerce mondial décline rapidement comme les bénéfices dans de nombreux pays. La production industrielle est en train de chuter également et au Japon par exemple, elle est maintenant tombée à son plus faible niveau depuis 2011. Les problèmes de la Grèce ne sont toujours pas résolus, leurs banques sont dans le pétrin, le taux de chômage est de 25% et le PIB est en baisse de 27% depuis le début de la crise.

Désastre en Grèce et à travers l’Europe

Rappelez-vous que pendant la grande dépression des années 1930 aux États-Unis, le PIB avait chuté de 32% et la Grèce n’est pas loin de ce niveau. Le problème est que la Grèce est en faillite et la seule solution consiste pour elle à faire défaut, à quitter l’Union européenne et à mettre en place une nouvelle monnaie. La situation n’est pas meilleure en Italie, en Espagne, au Portugal voire même en France. Les marchés émergents étaient le moteur de la croissance pour l’économie mondiale. La Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie représentaient 50% de la croissance mondiale au cours des 15 dernières années. Mais avec l’effondrement du prix des matières premières, tous ces pays assistent maintenant à un effondrement sévère de leur économie.

Avec tous ces pays dont on voit l’économie se détériorer, la Banque mondiale ne cesse de réviser à la baisse le PIB mondial. Pour l’année 2015, ses prévisions sont passées de 4% l’an dernier à 2% en Janvier, et aujourd’hui elle anticipe 2,5% de croissance pour l’année 2016. Je m’attends à ce qu’elle anticipe une croissance négative pour 2017.

Effondrement économique mondial

Avec un système financier extrêmement fragile et une économie mondiale qui décline rapidement, la préservation de son patrimoine devient un enjeu majeur. Dans certains pays, les marchés actions ont considérablement rebondi après la chute à laquelle nous avions assisté en début d’année, mais je m’attends à ce que la crise reprenne bientôt. Et quasiment chaque marché financier a chuté par rapport au cours de l’or en 2016.

Depuis le début de l’année, l’or se comporte bien, ayant progressé de 7 à 18 % en fonction de la devise. C’est en dollars que l’or a le plus grimpé, de 18 % depuis le début de l’année, alors que le billet vert se déprécie par rapport aux autres monnaies. Par rapport au Franc suisse, par exemple, le dollar a baissé de 5 % depuis janvier. Je pense que la baisse du billet vert va s’accélérer dans les mois à venir alors que ce dollar surévalué démarre sa descente vers sa valeur intrinsèque, qui est de zéro. La plupart des autres devises suivront dans son sillage. Vu la dévaluation continue des devises, mesurer un rendement ou un patrimoine en euros ou en dollar n’a aucun sens. L’or est bien sûr le meilleur étalon, car il s’agit de la seule monnaie qui a survécu à l’épreuve du temps.

Comme vous le savez Eric, je pense qu’il est essentiel de posséder de l’or physique et de la conserver en dehors du système bancaire et à l’extérieur de votre pays de résidence. Ne pas le stocker dans des banques est évident parce que si le système bancaire vient à s’effondrer, votre or ne sera plus accessible et ce pour longtemps. Plus vraisemblablement, si une banque fait faillite, les clients découvriront alors que leur banque a donné leur or à quelqu’un d’autre ou qu’elle l’aura vendu.

La raison pour laquelle il doit être stocké en dehors de votre pays de résidence a été prouvé à maintes reprises dans l’histoire. Lorsque les gouvernements sont sous pression, ils deviennent oppressants. A de nombreuses reprises dans l’histoire, beaucoup de gens voulaient quitter leur pays. Ce fut le cas par exemple avec les Juifs en Allemagne et les Asiatiques en Ouganda. Beaucoup d’entre eux avaient placé leur or dans un autre pays comme la Suisse, ce qui leur avait permis d’avoir des fonds pour redémarrer après la guerre. En outre, quand une monnaie est sous pression comme le dollar le sera, il y aura un contrôle des changes. A ce moment là, votre argent sera bloqué. Il est également probable que les gouvernements forceront les gens à utiliser leur épargne pour acheter des obligations d’Etat pour soutenir l’économie en faillite du pays. Ces obligations d’Etat seront bien sûr devenues sans valeur une fois que les gouvernements en auront émis une quantité illimitée.

Un avantage pour les résidents américains est que l’or physique stocké sous leur propre contrôle aux Etats-Unis n’a pas à être déclarés à l’IRS. Tout gain en raison d’une vente doit être naturellement déclaré.

Le cours de l’or va monter en flèche

Nous avons acheté beaucoup d’or pour nos clients en 2002, lorsqu’il était à 300 dollars l’once. Il s’est ensuite envolé jusqu’à 1900 dollars pour valoir aujourd’hui 1240 dollars. À ce niveau, son prix ajusté à l’inflation réelle est quasi le même qu’en 2002. Non seulement l’or n’est pas aujourd’hui en odeur de sainteté, mais il est aussi sous-évalué.

En outre, l’or a maintenant terminé sa correction et reprend une tendance haussière à long terme vers de nouveaux sommets. Ainsi, non seulement l’Or est la meilleure garantie permettant de protéger son patrimoine, mais c’est également un excellent investissement au niveau du cours actuel.

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Publié par le 14 avril 2016 dans économie, général, International

 

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McCain : « les USA doivent frapper les troupes d’Assad en réponse aux raids russes » !

Cet homme et sa clique (les néocons) sont des fous furieux, des tarés . Voilà une des sources du grand danger qui nous menace tous ..

Le président de la commission des forces armées du Sénat américain, le républicain John McCain, a déclaré jeudi que les Etats-Unis devaient frapper les sites militaires ayant une grande importance pour Bachar el-Assad en réponse aux raids aériens russes en Syrie.

Cette déclaration intervient peu après que les militaires russes et américains aient annoncé avoir échangé des propositions sur la façon d’assurer la sécurité des vols dans le ciel syrien.

Selon le sénateur McCain, l’implication de Moscou dans le conflit en Syrie « requiert une plus grande présence des Etats-Unis » dans cette région.

« Si la Russie poursuit ses attaques contre l’opposition que nous soutenons, nous devrons augmenter le prix qu’elle va payer pour imposer ses intérêts, par exemple en attaquant des ouvrages qui ont une grande importance pour le régime syrien », a indiqué le sénateur lors de débats au Sénat.

Parmi les moyens de pression sur Moscou, il a également cité les livraisons d’armes à l’Ukraine, les nouvelles sanctions et le renforcement de l’isolement international de la Russie.

Et il est partout john !  

Syrie, Ukraine, aucun théâtre d’opération ne lui (leur) échappe .

Apres  avoir déclaré que le refus d’armer Kiev est une honte pour les USA , Le sénateur McCain insiste sur les livraisons d’armes à Kiev :

Le projet de budget militaire pour l’exercice financier 2016 n’engage pas le Pentagone à livrer des armes à l’Ukraine, mais autorise le secrétaire à la Défense à prendre une telle décision.

Proposé par le Parti républicain, ce document comprend des dispositions autorisant Washington à livrer des armes à Kiev, y compris des systèmes antichars de grande précision Javelin, a annoncé mardi le sénateur républicain John McCain.

Selon lui, l’armée ukrainienne n’a pour le moment rien à opposer au matériel de guerre utilisé par les républiques autoproclamées du Donbass.

« C’est la raison pour laquelle les Javelin figurent parmi les systèmes clés que nous devons livrer », a déclaré McCain qui préside la commission des forces armées du Sénat.

Le président de la commission similaire à la Chambre des représentants, le républicain Mac Thornberry, a pour sa part affirmé que cette initiative bénéficiait d’un « soutien sérieux » au Congrès.

Le projet de budget militaire n’engage pas le Pentagone à livrer des armes à Kiev, mais accorde au secrétaire à la Défense le droit de prendre une telle décision. Il est prévu de débloquer à cet effet 300 millions de dollars. D’après le document, le soutien préconisé par les républicains doit comprendre l’octroi de renseignements, ainsi qu’une « aide létale », dont des armes perforantes, des mortiers, des lance-grenades, des armes d’infanterie et des munitions ».L’administration américaine s’est déjà opposée à ce projet de budget militaire. La Maison Blanche a fait savoir qu’elle avait seule le droit de décider comment dépenser les fonds budgétaires. Il n’est pas exclu que le président Barack Obama oppose un veto à ce texte.

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Les entreprises doivent se préparer à un monde sans espèces, selon un directeur de Paypal

Pour la première fois de l’histoire britannique, les paiements effectués par carte de crédit et autres moyens de paiement électroniques ont supplanté ceux qui ont été réalisés en espèces au Royaume Uni

Pour les entreprises du pays, il s’agit d’un tournant, avertit Rob Harper, sur City A.M.. Harper dirige le commerce mobile chez Paypal UK. Il estime que les sociétés doivent impérativement s’adapter à cette nouvelle donne du marché qui va s’imposer plus rapidement que prévu.

Il rappelle que selon les statistiques, 52% des transactions sont désormais effectués sans recourir aux espèces, et que ce nombre est encore plus élevé lorsque l’on exclut les transactions de montants inférieurs à une livre sterling. La plupart de ces paiements électroniques sont encore réalisés au moyen de cartes de crédit, mais avec les progrès des technologies de paiement sans contact, leur proportion va bientôt se réduire au profit de cette dernière dans les toutes prochaines années.

« Si l’introduction de la puce, du code secret et de l’internet ont été les forces motrices de la dernière décennie, celle des paiements mobiles à partir d’un appareil connecté ouvrira la voie de la prochaine », écrit Harper.

Il rapporte les résultats d’une étude du cabinet Deloitte, qui montre que 35 millions de Britanniques possèdent un smartphone, et qu’un sur 6 le consulte plus de 50 fois par jour. Il ajoute que les recherches menées par ses propres services indiquent que le taux de croissance annuel des achats mobiles est de 36% au Royaume Uni, alors que celui de l’ensemble des achats en ligne n’est que de 10%. Ce sont autant d’opportunités pour entreprises qui sauront proposer la possibilité de régler leurs achats avec leur téléphone à leurs clients.

« En résumé, du fait que les téléphones mobiles deviennent de plus en plus centraux dans nos vies modernes, les consommateurs ne peuvent plus se satisfaire de pouvoir seulement choisir le moyen de paiement, ils veulent aussi décider du moment où ils le font. Cela peut être dans le bus, dans la salle de départ d’un aéroport, ou assis dans un café. Cela pourrait aussi avoir lieu dans leur canapé confortable, sans qu’ils aient besoin de démarrer leur ordinateur portable pour le faire », précise-t-il.

Dans un avenir proche, il sera aussi naturel aux gens de payer avec leur téléphone ou leur tablette que cela l’est actuellement avec un billet de 5 euros. Pour s’adapter à cette société sans espèces, les entreprises doivent comprendre qu’elles ne pourront plus se contenter de ne proposer qu’un paiement par carte de crédit, ou d’offrir d’autres moyens de payer en ligne. Pour rester réellement dans le coup, elles devront aussi proposer des plateformes de paiement par téléphone mobile simples, rapides, et sécurisés.

« Ouvrez-vous à l’avenir, et le succès vous attend. Ignorez-le, et vous constaterez que vos clients sont sur le départ », conclut-il.

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Publié par le 5 juin 2015 dans économie, général, International

 

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“Les Français doivent se battre contre le projet d’une énième loi antiterroriste” !

Des militaires du camp de Satory à Versailles, au garde-à-vous, en attendant le discours du ministre de la Défense dans le cadre du plan Vigipirate alerte attentat.

Des militaires du camp de Satory à Versailles, au garde-à-vous, en attendant le discours du ministre de la Défense dans le cadre du plan Vigipirate alerte attentat.

Excellent ITW relayé par Télérama : on a plus rien sans rien, et si on veut certaines choses, il faut se faire un peu de mal, il faut se battre. Il va falloir se bouger, (par exemple) s’investir avec un Blog comme le notre, qui sommes engagés, qui nous battons pour vous (nous), qui défendons LA LIBERTÉ , NOTRE liberté . La liberté a un prix, je l’ai déjà dit . Ce n’est pas en restant dans son fauteuil à critiquer qu’on fait avancer quoi que ce soit . Z .  

Un “Patriot Act à la française” est-il souhaitable ? Pas pour le philosophe italien Giorgio Agamben, qui considère que, dans un Etat sécuritaire, la vie politique est impossible. Et la démocratie en danger.

Alors que Bernard Cazeneuve doit présenter de nouvelles mesures pour lutter contre le terrorisme demain en Conseil des ministres, le philosophe Giorgio Agamben, pendant italien de Michel Foucault, a accepté d’évoquer avec nous les séquelles politiques de l’attaque contre Charlie Hebdo. Vilipendeur de l’état d’exception (qu’il a disséqué dans sa trilogie Homo Sacer), il a consacré une bonne partie de sa vie à pointer les dérives du biopouvoir, ce pouvoir qui s’exerce sur les corps et gouverne les hommes.

Tandis que certaines voix parlementaires réclament déjà un « Patriot Act à la française » (du nom de ce texte américain voté sept semaines après le 11 septembre 2001), il dresse le portrait sévère d’une société où le droit à la sécurité, à la sûreté préempte tous les autres, qu’il s’agisse de la vie privée ou de la liberté d’expression. La conséquence des politiques ultra-sécuritaires ? Un système qui abandonne toute volonté de gouverner les causes pour n’agir que sur les conséquences.

Après le choc de Charlie, la classe politique nous parle beaucoup du « droit à la sécurité ». Faut-il s’en méfier ?
Au lieu de parler de la liberté de la presse, on devrait plutôt s’inquiéter des répercussions que les réactions aux actes terroristes ont sur la vie quotidienne et sur les libertés politiques des citoyens, sur lesquelles pèsent des dispositifs de contrôle toujours plus pervasifs. Peu de gens savent que la législation en vigueur en matière de sécurité dans les démocraties occidentales – par exemple en France et en Italie – est sensiblement plus restrictive que celle en vigueur dans l’Italie fasciste. Comme on a pu le voir en France avec l’affaire Tarnac, le risque est que tout dissentiment politique radical soit classé comme terrorisme.

Une conséquence négative des lois spéciales sur le terrorisme est aussi l’incertitude qu’elles introduisent en matière de droit. Puisque l’enquête sur les crimes terroristes a été soustraite, en France comme aux Etats-Unis, à la magistrature ordinaire, il est extrêmement difficile de pouvoir jamais parvenir à la vérité en ce domaine. Ce qui prend la place de la certitude juridique est un amalgame haineux de notice médiatique et de communiqués de police, qui habitue les citoyens à ne plus se soucier de la vérité.

On va vous accuser de faire le lit du conspirationnisme… (ndlr : ça reste Télérama…)
Non. Dans notre système de droit, la responsabilité d’un crime doit être certifiée par une enquête judiciaire. Si celle-ci devient impossible, on ne pourra jamais assurer comme certaine la responsabilité d’un délit. On fait comme si tout était clair et le principe juridique selon lequel personne n’est coupable avant le jugement est effacé. Les théories conspirationnistes qui accompagnent invariablement ce type d’événement se nourrissent de la dérive sécuritaire de nos sociétés occidentales, qui jette un voile de suspicion sur le travail politico-judiciaire.

A cet égard, la responsabilité des médias est flagrante. L’indifférence et la confusion qu’ils produisent nous font ainsi oublier que notre solidarité avec Charlie Hebdo ne devrait pas nous empêcher de voir que le fait de répresenter de façon caricaturale l’Arabe comme un type physique parfaitement reconnaissable rappelle ce que faisait la presse antisémite sous le nazisme, où on avait forgé dans le même sens un type physique du juif. Si aujourd’hui on appliquait ce traitement aux juifs, ça ferait scandale.

Avant les attentats, les spécialistes du renseignement répétaient tous :« La question n’est pas de savoir si la France sera touchée par un attentat, mais quand elle le sera.  » Présenter l’acte terroriste comme inéluctable est-il un premier moyen de conditionnement du citoyen ?
Le terrorisme est aujourd’hui un élément stable de la politique gouvernamentale des Etats, dont on ne saurait se passer. Il ne faut donc pas s’étonner qu’il soit présenté comme inéluctable. Peut-on imaginer la politique étrangère des Etats-Unis sans le 11-Septembre ? Cela est tellement vrai qu’en Italie, qui a eté dans les années dites « de plomb », le laboratoire pour les stratégies d’utilisation du terrorisme, on a eu des attentats, comme celui de Piazza Fontana à Milan, dont on ne sait toujours pas s’ils ont été commis par les services secrets ou par les terroristes. Et je crois que le terrorisme est par definition un système où services et fanatisme travaillent ensemble, parfois sans le savoir.

Je partage entièrement la conviction de Marie-José Mondzain [une philosophe française spécialiste des l’image, ndlr] : il n’est pas vrai que nous sommes tous égaux face aux événements terroristes. Une majorité les vit uniquement sur le plan affectif, mais il y a aussi ceux qui veulent en tirer parti politiquement (on les voit déjà à l’œuvre). Il y a, enfin, une minorité qui essaie de comprendre et de réflechir aux causes véritables. Il faut travailler à ce que cette minorité devienne une majorité.

On a l’impression que les lois antiterroristes sont largement consensuelles à gauche comme à droite, mais que les citoyens ont déserté le débat public autour d’elles.
Pour comprendre l’unité systémique qui s’est établie entre Etat et terrorisme, il ne faut pas oublier que les démocraties occidentales se trouvent aujourd’hui au seuil d’un changement historique par rapport à leur statut politique. Nous savons que la démocratie est née en Grèce au Ve siècle par un processus de politisation de la citoyenneté. Tandis que jusque-là l’appartenance à la cité était définie avant tout par des conditions et des statuts de différentes espèces (communauté cultuelle, noblesse, richesse, etc.), la citoyenneté, conçue comme participation active à la vie publique, devient désormais le critère de l’identité sociale.

Nous assistons aujourd’hui à un processus inverse de dépolitisation de la citoyenneté, qui se reduit de plus en plus à une condition purement passive, dans un contexte où les sondages et les élections majoritaires (devenus d’ailleurs indiscernables) vont de pair avec le fait que les décisions essentielles sont prises par un nombre de plus en plus réduit de personnes. Dans ce processus de dépolitisation, les dispositifs de sécurité et l’extension au citoyen des techniques de contrôleautrefois reservées aux criminels récidivistes ont joué un rôle important.

Quelle place a le citoyen dans ce processsus ?
Le citoyen en tant que tel devient en même temps un terroriste en puissance et un individu en demande permanente de sécurité contre le terrorisme, habitué à être fouillé et vidéo-surveillé partout dans sa ville. Or il est évident qu’un espace vidéo-surveillé n’est plus une agora, n’est plus un espace public, c’est-à-dire politique. Malheureusement, dans le paradigme sécuritaire, les stratégies politiques coïncident avec des intérêts proprement économiques. On ne dit pas que les industries européennes de la sécurité, qui connaissent aujourd’hui un développement frénétique, sont les grands producteurs d’armements qui se sont convertis au business sécuritaire, qu’il s’agisse de Thales, Finmeccanica, EADS ou BAE Systems.

La France a voté quinze lois antiterroristes depuis 1986, certains appellent déjà de leurs vœux un « Patriot Act à la française », et pourtant, nous n’avons pu empêcher ni Merah, ni les frères Kouachi, ni Coulibaly. Comment expliquer la faillibilité de ces dispositifs ?
Les dispositifs de sécurité ont d’abord été inventés pour identifier les criminels récidivistes : comme on a pu le voir ces jours-ci et comme il devrait être évident, ils servent pour empêcher le deuxième coup, mais pas le premier. Or le terrorisme est par définition une série de premiers coups, qui peuvent frapper n’importe quoi et n’importe où. Cela, les pouvoirs politiques le savent parfaitement. S’ils persistent à intensifier les mesures de sécurité et les lois restrictives des libertés, c’est donc qu’il visent autre chose.

Ce qu’il visent, peut-être sans en avoir conscience, car il s’agit là de transformations profondes qui touchent l’existence politique des hommes, est le passage des démocraties de masse modernes à ce que les politologues américains appellent leSecurity State, c’est-à-dire à une societé où la vie politique devient de fait impossible et où il ne s’agit que de gérer l’économie de la vie reproductive. Le paradoxe est ici qu’on voit un libéralisme économique sans bornes cohabiter parfaitement avec un étatisme sécuritaire tout aussi illimité. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cet Etat, dont le nom renvoie étymologiquement à une absence de souci, ne peut au contraire que nous rendre plus soucieux des dangers qu’il entraîne pour la démocratie. Une vie politique y est devenue impossible, et une démocratie sans vie politique n’a pas de sens. C’est pour cela qu’il est important que les Français se battent contre le projet annoncé par le gouvernement d’une enième loi contre le terrorisme.

Je pense aussi qu’il faut situer le prétendu affrontement entre le terrorisme et l’Etat dans le cadre de la globalisation économique et technologique qui a bouleversé la vie des sociétés contemporaines. Il s’agit de ce que Hannah Arendt appelait déjà en 1964 la « guerre civile mondiale », qui a remplacé les guerres traditionnelles entre Etats. Or ce qui caractérise cette situation, c’est justement qu’on ne peut pas distinguer clairement les adversaires et que l’étranger est toujours à l’intérieur. Dans un espace globalisé, toute guerre est une guerre civile et, dans une guerre civile, chacun se bat pour ainsi dire contre lui-même. Si les pouvoirs publics étaient plus responsables, ils se mesureraient à ce phénomène nouveau et essayeraient d’apaiser cette guerre civile mondiale au lieu de l’alimenter par une politique étrangère démentielle qui agit au même titre qu’une politique intérieure.

Comment résister à cette tentation sécuritaire ? Existe-t-il des garde-fous ?
Il est clair que, face à une telle situation, il nous faut repenser de fond en comble les stratégies traditionnelles du conflit politique. Il est implicite dans le paradigme sécuritaire que chaque conflit et chaque tentative plus ou moins violente pour le renverser n’est pour lui que l’occasion d’en gouverner les effets au profit des intérêts qui lui sont propres. C’est ce qui montre la dialectique qui lie étroitement terrorisme et réponse étatique dans une spirale vicieuse et virtuellement infinie. La tradition politique de la modernité a pensé les changements politiques radicaux sous la forme d’une révolution plus ou moins violente qui agit comme le pouvoir constituant d’un nouvel ordre constitué. Je crois qu’il faut abandonner ce paradigme et penser quelque chose comme une puissance purement destituante, qui ne saurait être capturée dans le dispositif sécuritaire et dans la spirale vicieuse de la violence.

Jusqu’à la modernité, la tradition politique de l’Occident etait fondée sur la dialectique entre deux pouvoir hétérogènes, qui se limitaient l’un l’autre : la dualité entre l’auctoritas du Sénat et la potestas du consul à Rome ; celle du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel au Moyen-Age ; et celle du droit naturel et du droit positif jusqu’au XVIIIe siècle. Les démocraties modernes et les Etats totalitaires du XXe siècle se fondent, par contre, sur un principe unique du pouvoir politique, qui devient ainsi illimité. Ce qui fait la monstruosité des crimes commis par les Etats modernes, c’est qu’il sont parfaitement légaux. Pour penser une puissance destituante, il faudrait imaginer un élément, qui, tout en restant hétérogène au système politique, aurait la capacité d’en destituer et suspendre les décisions.

http://www.telerama.fr/medias/les-francais-doivent-se-battre-contre-le-projet-d-une-enieme-loi-contre-le-terrorisme-giorgio-agamben,121729.php

 
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Publié par le 21 janvier 2015 dans général, Politique, société

 

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