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Archives de Tag: disparaître

Des milliards d’hommes doivent disparaître !

 
 

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Le trou de la couche d’ozone est bien en train de disparaître

Comme le montre la vidéo ci dessus, la couche d’Ozone se reconstitue depuis des années déjà . Hé bien quoi, et le réchauffement climatique ? Et la lutte pour sauver la planète de la pollution humaine, … et la couche d’Ozone ???

Certains avaient quelques doutes sur la réalité de l’efficacité du Protocole de Montréal visant à restaurer la couche d’ozone à l’horizon 2050. Mais d’après un groupe de chercheurs, le fameux trou d’ozone apparaissant périodiquement chaque année au-dessus de l’Antarctique est bien en train de lentement se refermer, ce qui est une bonne nouvelle.

En 1985, la découverte d’un important trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique a été un choc pour une grande partie de la communauté scientifique. Mais pas pour toute, car en 1974 unesonnette d’alarme avait été déjà tirée par les chimistes Frank Rowland et Mario Molina qui avaient compris que le mécanisme chimique de destruction de l’ozone par des émissions d’oxyde nitrique (contre lesquelles leur collègue Paul Crutzen avait déjà mis en garde en 1970) avait un analogue avec les émissions de chlorofluorocarbones, les désormais célèbres CFC, qui conduisaient à la destruction des molécules d’O3 via des atomes de chlore. Les travaux des trois chercheurs virent leur bien-fondé reconnu en 1976 par l’Académie nationale des sciences américaine de sorte que l’emploi des CFC comme gaz propulseur dans les aérosols fut banni en 1978 par le Canada, la Norvège et les États-Unis.

Couche d’ozone et protocole de Montréal

Mais l’ampleur du trou de la couche d’ozone découvert indiquait qu’il fallait aller bien plus loin dans l’interdiction des CFC et même des hydrochlorofluorocarbones (HfCFC), comme ceux commercialisés sous le nom de Fréons par la société DuPont de Nemours. C’est pourquoi la plupart des pays producteurs et utilisateurs de CFC ont ratifié en 1987 le protocole de Montréal et ont rapidement mis sur le marché des produits de remplacement. En récompense de leurs travaux, Paul Crutzen, Frank Rowland et Mario Molina se virent attribuer le prix Nobel de chimie 1995.

Tout sur le trou de la couche d’ozone. Aujourd’hui, le protocole de Montréal a été ratifié par 197 nations. On s’est aussi rendu compte que la préservation de la couche d’ozone est un levier sur lequel il faut jouer aussi, si l’on veut préserver la stabilité du climat. © UNEP, YouTube

Ces efforts allaient-ils être couronnés de succès ? On en a l’impression depuis quelques années mais des doutes subsistaient, notamment parce qu’en 2015, la lente diminution du trou de la couche d’ozone observée depuis une décennie environ semblait s’inverser. Jusque là, les mesures suggéraient que depuis 2000 le trou de la couche d’ozone avait diminué d’environ 4 millions de kilomètres carrés soit plus que la surface de l’Inde.

Des fluctuations du trou d’ozone d’origine volcanique

Susan Solomon, du MIT, s’est penchée sur l’anomalie de 2015 et avec ses collègues, elle vient de publier le résultat de ses travaux sur le sujet dans Science. La chercheuse n’est pas une inconnue. En 1986, c’est elle qui avait réussi à déterminer le lieu exact de la destruction des molécules d’ozone par les atomes de chlore, à savoir des nuages dans la stratosphère, et elle avait joué un rôle important dans les aspects scientifiques de l’élaboration du Protocole de Montréal puis dans le suivi de ses effets.

En compagnie de Solomon, les chercheurs ont conduit des simulations en 3D performantes de l’atmosphère afin d’étudier plus en détail l’impact réel du Protocole. Il est apparu que si la variabilité naturelle du climat avait elle aussi un rôle important dans la dynamique du trou d’ozone, sa taille record en octobre 2015 pouvait aussi s’expliquer par l’injection massive d’aérosols soufrés dans l’atmosphère de l’hémisphère sud. En effet, 6 mois auparavant, le volcan Calbuco au Chili (qui a été étudié il y a des décennies par Haroun Tazieff), avait fait une grosse éruption.

Joints aux mesures réalisées depuis le sol ou par satellites et ballons, les résultats publiés dans Science semblent établir de façon plus solide et convaincante que le trou de la couche d’ozone est bien en train de disparaître, ce qui devrait arriver à l’horizon 2050.

 
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Publié par le 21 septembre 2016 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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Le café risque de disparaître d’ici 2080

Fèves de café

Une vie sans tasse de café matinale vous semble un cauchemar? Ce cauchemar pourrait bien devenir réalité si le réchauffement climatique continue de gagner du terrain.

Si vous êtes un accro du café, il est grand temps de faire des provisions. Selon un nouveau rapport du Climat Institute, un institut de recherche indépendant, d’ici 2050, la moitié des zones de culture du café pourrait être inutilisable suite à la hausse des températures et à la prolifération de champignons et de parasites.

La disparition du café aurait un impact profond sur les 120 millions de personnes dépendantes de cette industrie dont beaucoup vivent dans les pays les plus pauvres du monde, rapporte The Independent. Pour quelques-uns des 70 pays producteurs dans le monde, comme le Burundi et l’Ethiopie, l’industrie du café est un véritable poumon économique.

En outre, un réchauffement de 3 Co ou plus pourrait influencer plusieurs autres facteurs, dont la saveur du café, son prix ou sa disponibilité.

Après une période de températures exceptionnellement élevées et des pluies en 2012, les cultures d’Amérique centrale ont été infectées par le champignon phytopathogène hemileia vastatrix. Conséquence: 350.000 ouvriers de la région se sont retrouvés sans travail. Le Climat Institute n’est pas le premier à sonner l’alerte sur l’avenir sombre de la fève de café. Selon un rapport récent des scientifiques britanniques des Jardins botaniques royaux de Kew, le monde est menacé d’être à court de café d’ici la fin du siècle, en raison du changement climatique et de l’agriculture intensive.

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Publié par le 5 septembre 2016 dans général, Insolite, société

 

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Pourquoi et comment les élites veulent faire disparaître les espèces

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Comme je l’ai noté précédemment, la guerre contre l’argent liquide s’intensifie.

Ces quelques derniers mois :

1)   Le SEC et d’autres régulateurs ont mis en place des lois permettant aux fonds des marchés monétaires de geler les comptes pour une durée de dix jours en cas de crise financières (ce qui signifie que vous n’aurez plus accès à votre argent).

2)     La FDIC a mis en place une législation lui permettant de saisir les banques « de grande importance systémique » et de convertir leurs dépôts en actions (un système de bail-ins comme celui utilisé par Chypre en 2013).

3)   JP Morgan et d’autres grosses banques ont commencé à rejeter les plus gros dépôts.

4)   La France a interdit toute transaction en liquide supérieure à 1.000 euros. L’Espagne interdit déjà les transactions en liquide de plus de 2.500 euros, et l’Uruguay a interdit les transactions en liquide de plus de 5.000 dollars. Et la tendance se poursuit.

Nous assistons à une campagne globale d’éradication de l’argent liquide. Un phénomène qu’une source est désormais venue nous confirmer.

Le Dr. Harald Malmgren est l’un des personnages les plus connectés de l’élite politique de Washington DC. Il a servi de conseiller à quatre Présidents ainsi qu’au Comité des finances du Sénat.

Il s’agit de quelqu’un qui est au courant de ce que pensent les élites du système financier et de l’économie des Etats-Unis.

Dr. Malmgren a récemment donné une interview à Sinclair & Co que je ne peux qualifier que de choquante.

En voici la première phrase :

Aux Etats-Unis et en Europe, les banques tentent de développer un système de transactions sans espèces. L’idée est d’établir un registre complet pour les transactions entrantes et sortantes de chaque personne ou entreprise, ainsi que pour tous leurs actifs – prêts immobiliers, portefeuilles d’investissement, dettes, obligations financières, et tout autre bien de valeur comme les bateaux de plaisance, les voitures et autres équipements.

Il poursuit…

Les gouvernement voudraient pouvoir mettre en place de tels registres parce qu’ils leur permettraient de suivre en temps réel tout ce qui se passe sur le plan financier, d’évaluer les avoirs nets et d’établir des tendances relatives aux dépenses et aux revenus ainsi que de pouvoir déterminer instantanément les activités imposables.

Je vous en parle déjà depuis des mois. Et le Dr. Malmgren est venu nous le confirmer. Les acteurs clés de ce plan global cherchent à faire disparaître l’argent liquide et la confidentialité financière.

Ce n’est pas une idée en l’air. Blythe Masters, l’architecte des opérations de trading organisées sur les titres adossés à des actifs tels que les prêts immobiliers ou les créances hypothécaires de JP Morgan, travaille désormais au développement d’un système universel de transactions sans espèces. Elle attire non seulement l’intérêt des investisseurs, la Réserve fédérale ainsi que d’autres agences du gouvernement américain se sont également penchés de plus près sur l’utilité et l’efficacité potentielle d’un tel système.

https://www.linkedin.com/pulse/cash-policy-to…almgren-tavares

La description offerte par le line ci-dessus est quelque peu technique, c’est pourquoi je la reprendrai en langage simple. Il s’agit de la femme qui a promu et institutionnalisé les titres qui ont fait exploser le système financier en 2008.

Après avoir quitté JP Morgan (après un procès au cours duquel Masters s’est vue accusée de mentir sous serment), Masters cherche désormais à développer un système qui permettra aux gouvernements de suivre en temps réel tout ce que vous faites avec votre argent.

Ce n’est pas une conspiration, ce sont des faits. Masters s’entretien déjà avec des directeurs financiers pour promouvoir cette idée. Et les banques centrales l’apprécient énormément.

C’est une affirmation courageuse, mais Masters n’est pas la seule voix à proclamer l’arrivée du Blockchain. La Banque d’Angleterre, dans un rapport publié plus tôt cette année, l’appelle une « première tentative de lancement d’un internet des finances », alors que la Banque fédérale de Saint Louis la qualifie de « coup de maître ». Dans un article du mois de juin, le Forum économique mondial a stipulé que « le protocole Blockchain menace de désintermédiation l’intégralité des processus de services financiers ».

http://www.bloomberg.com/news/features/201…nges-everything

Vous pouvez être certain que tout ce que la Fed qualifie de « coup de maître » sera désastreux pour Main Street. Et plus encore au vu de ceux qui sont impliqués dans ces dégâts.

Ce n’est que le tout début d’une stratégie bien plus large de guerre contre l’argent liquide.

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Aujourd’hui, guerre contre les espèces – demain, guerre contre l’or ?

La guerre contre l’argent liquide fait beaucoup parler d’elle sur les sites habituels (voyez ici, ici et pour quelques exemples), et il n’est pas surprenant de voir quelques écrits alarmistes comme celui-ci, de Martin Armstrong (qui a été discrédité par Bullion Baron ici). En général, les observateurs perçoivent ce développement comme ayant des conséquences positives pour l’or, mais sur le long terme, je ne suis pas certain qu’ils aient raison.

L’idée est que pour contourner le problème de la « borne zéro » – les banques centrales ne peuvent pas réduire les taux d’intérêt trop loin en-dessous de zéro sans quoi les gens retirent leur argent pour éviter de souffrir des taux négatifs (voir JP Koning pour en savoir plus) – les banques centrales mettront en place une taxe punitive sur l’argent. Pour éviter d’en souffrir, les gens achèteront de l’or plutôt que de conserver leurs dépôts bancaires, et se mettront à régler des transactions en métal précieux, ce qui fera grimper la demande en or ainsi que son prix.

Je suis d’avis qu’il s’agisse ici d’un scénario viable qui pourrait bientôt faire parler de lui si le gouvernement gagnait en agressivité. En revanche, voici quelques citations concernant le problème des espèces, qui sont assez représentatives de la pensée conventionnelle :

  • Frances Coppola: « ce ne sont que ceux qui cherchent à fuir les politiques monétaires qui découvrent la convertibilité suspendue »
  • Jim Leaviss: « les autorités seront en mesure de nous encourager à dépenser plus en période de ralentissement économique ou à dépenser moins en période de surchauffe »
  • Peter Bofinger: « il serait plus simple pour la banque centrale d’imposer sa politique monétaire »
  • Kenneth Rogoff: « compte tenu du problème récurrent et persistant de la borne zéro »

Soulignons au passage l’utilisation des termes « fuir » et « imposer » (et ignorons qu’ils parlent tous de politiques, et non de lois) – l’idée est qu’une banque centrale ne peut pas se voir limitée dans sa bataille contre un choc déflationniste. Elle doit être capable de réduire les taux d’intérêt autant que possible jusqu’à ce que les gens se plient à ses désirs. Le fonctionnement ou le caractère contreproductif de ses politiques ne sont pas pris en compte, et en cas d’échec, il est préférable de doubler la dose de médicaments déjà administrés.

Avec une telle attitude, si les gens trouvent un autre moyen de fuir la politique qui vise à forcer les dépenses aux dépens de l’épargne, nous pouvons être certains que ce moyen sera lui-aussi interdit. Comme le note Rogoff :

« La facilité de l’usage d’argent anonyme en tant que substitut dans le cadre des transactions demeure peu claire, mais elle pourrait être entachée par la restriction d’autres véhicules transactionnels anonymes potentiels. »

Je ne pourrais pas le dire autrement. J’aime également le terme « véhicules transactionnels anonymes potentiels » – l’or et l’argent sont certainement les seuls substituts internationaux à l’argent liquide (Bitcoin n’est pas encore aisément utilisé ou compris par les masses).

Je n’ai jamais par le passé perçu une confiscation de l’or comme un scénario potentiel, mais c’était avant que les taux d’intérêt n’entrent dans le rouge. Si les banques centrales continuent dans la même voie et parviennent à convaincre les gouvernements qu’il leur est nécessaire de forcer les gens à dépenser, alors le potentiel de confiscation s’en trouve grandement transformé.

Mais je refuse d’être alarmiste moi aussi. En termes politiques, l’interdiction de l’argent liquide n’est pas une vision universelle, et nous ne spéculons que dans l’idée que les gens prendront une telle interdiction sans résister. Kenneth Rogoff mentionne également certains coûts liés à l’interdiction des espèces qui pourraient pousser les législateurs à se montrer prudents. Considérons également ces penséesde Carl-Ludwig Thiele, de la Bundesbank :

« Nous sommes d’avis qu’il devrait exister un mélange de différents instruments de paiement et que les agences du gouvernement n’ont pas le droit d’imposer un véhicule de paiement particulier à leurs citoyens. »

Mais une fois encore, l’Allemagne rapatrie une grande quantité d’or depuis les Etats-Unis, bien qu’elle ne le fasse pas très rapidement.

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Le Big Data peut il faire disparaitre le hasard ?

algorithme

Encore abstraites, les technologies du Big data et de l’intelligence artificielle pourraient elles aboutir à la disparition du hasard au profit d’un monde où tout puisse être anticipé ? C’est l’interrogation de René Trégouët, dans cette nouvelle chronique .

Certaines ruptures technologiques sont particulièrement visibles et frappent les esprits : c’est par exemple le cas pour les tablettes numériques, les voitures électriques ou encore de l’éclairage par LED. Mais certaines révolutions techniques se déroulent sous nos yeux sans que nous en soyons vraiment conscients : tel est le cas des « Données massives » (Big Data). En seulement cinq ans, les données massives et leur traitement intelligent ont déjà profondément bouleversé l’ensemble des secteurs d’activité économique et scientifique… et ce n’est qu’un début !

Dans le domaine capital de la production d’énergie propre par exemple, nous allons être confrontés au cours du prochain quart de siècle à un redoutable défi mondial : assurer au moins la moitié de notre production totale d’énergie à partir de sources d’énergies renouvelables, principalement le vent, le soleil, et les énergies marines. Mais ces sources d’énergie, si elles présentent l’immense avantage d’être à la fois gratuites, inépuisable et très faiblement émettrices de gaz à effet de serre, présentent aussi le redoutable inconvénient d’être diffuses et intermittentes. Dès lors, pour que les réseaux de distribution -et notamment le réseau électrique- soient capables d’absorber une part de plus en plus importante d’énergie issue de ces sources renouvelables, il est absolument capital de pouvoir lisser et gérer les fluctuations considérables de production liées aux brusques changements météorologiques. Les outils de prévision de production d’énergie solaire ont d’ailleurs été désignés comme « technologie de rupture majeure » par le MIT en 2014.

La jeune société Reuniwatt, basée à la Réunion et fondée en 2010, a décidé de relever ce défi en combinant les technologies du Big Data, Intelligence Artificielle, météorologie, traitement d’images-satellites et d’images grand-angle du ciel. En quelques années seulement, Reuniwatt est devenue l’un des leaders mondiaux de la prévision d’énergie solaire grâce à son outil d’aide à la décision Soleka. Ile très ensoleillée, La Réunion souhaitait intégrer dans son mix énergétique une part majoritaire provenant des énergies renouvelables. Mais une telle montée en puissance des énergies propres, et notamment de l’énergie solaire, n’était envisageable qu’à la condition de pouvoir prévoir de manière particulièrement fiable l’évolution de la production d’électricité solaire en fonction des aléas de la météo.

Au terme de cinq années de recherche, Reuniwatt a réussi à mettre au point un remarquable logiciel prédictif, baptisé Soleka. Cet outil, reconnu au niveau mondial pour son excellence, fonctionne à trois horizons temporels (les prévisions allant de la minute à plusieurs jours à l’avance) et pour l’ensemble des acteurs de l’énergie, producteurs, distributeurs et consommateurs. En utilisant de manière intelligente et particulièrement ingénieuse des données massives, Soleka a donc réussi à faire sauter un obstacle très important vers la production prévisible à très grande échelle d’énergie solaire.

Autre domaine dans lequel les données massives sont en train de s’imposer : la biologie et la médecine. A l’institut Pasteur, le professeur Marco Vignuzzi et son équipe ont développé une méthode très innovante pour comprendre les mutations virales des ARN à partir de souches du Chikungunya ayant été isolées avant qu’elles ne mutent. Appliqué au virus du Chikungunya, de l’hépatite C ou de la grippe, cet outil permet de comprendre et de prévoir ce mécanisme de progression infectieuse. « Avant, on était obligé de séquencer un seul génome de virus à la fois ; mais à présent le séquençage à haut débit permet de couvrir la totalité d’une population virale qui existe au sein d’un même échantillon », souligne M. Vignuzzi.

Cette nouvelle approche prédictive devrait non seulement permettre de repérer en amont les mutations virales au potentiel épidémique important, mais devrait également déboucher sur la conception d’une nouvelle génération de vaccins plus efficaces, créés à partir des données observées et des schémas de mutations qui en découlent.

Une autre équipe américaine de l’Université d’Harvard, dirigée par le professeur Kou, a présenté il y a quelques semaines un modèle baptisé ARGO (AutoRegression with GOogle search data), capable de suivre en temps réel différentes épidémies de grippe. Ce modèle statistique de nouvelle génération, qui utilise notamment les données de Google, est présenté comme « flexible, robuste, auto-correctif et évolutif ». Bientôt disponible en « open source », ARGO va constituer un outil particulièrement précieux pour les pouvoirs publics et autorités de santé qui vont pouvoir planifier et gérer de manière beaucoup plus fiable les campagnes de vaccination contre la grippe. Il faut en effet rappeler que cette maladie, parfois présentée à tort comme bénigne, tue environ 500 000 personnes dans le monde chaque année. Il faut également rappeler qu’en France, plus de 18 000 personnes sont mortes de la grippe l’année dernière…

On peut aussi évoquer le lancement cet été par la fédération Unicancer d’un outil d’analyse sémantique appelé ConSoRe (Continum soins-recherche) qui va exploiter l’ensemble des données générées par les 18 centres de lutte contre le cancer (CLCC) afin notamment de simplifier la mise en place de programmes de recherche. Il permet d’effectuer des recherches en texte libre, « à la Google », ou multicritères. Le système fonctionne comme « une moulinette de traitement » qui effectue « une analyse sémantique des dossiers ». Son point fort est qu’il peut lancer des requêtes sur l’ensemble du corpus documentaire du patient. Concrètement, l’outil peut faire le lien entre un critère A présent dans un compte rendu et un critère B présent dans la base pharmaceutique, par exemple.

Cet outil permet de simplifier la mise en place de programmes de recherche par la constitution facilitée de cohortes de patients. Mais à terme, ConSoRe a des objectifs bien plus vastes et ambitieux et permettra, comme le fait déjà Watson, l’ordinateur intelligent d’IBM aux Etats-Unis, de proposer à chaque patient un traitement entièrement « sur mesure », conçu en fonction des spécificités biologiques et génétiques individuelles du malade.

Comme je vous l’ai déjà dit il y a quelques semaines, l’utilisation de ces données massives s’est également imposée dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le crime. L’année dernière par exemple, la ville de Santa Cruz, en Californie, a réussi à faire baisser de 27 % sa criminalité globale grâce à l’utilisation du nouveau logiciel PredPol. Cet outil de prévision criminelle est également utilisé depuis un an par la police du Kent, en Grande-Bretagne. Se présentant sous la forme d’une carte, actualisée en permanence, PredPol existe aussi en version « mobile », pour smartphone ou tablette, et permet aux policiers de mieux prévenir activement la criminalité en concentrant leurs actions sur les zones à risques.

PredPol est dérivé des programmes de prévention des séismes. Il analyse, grâce à des algorithmes spécifiques, une multitude d’informations contenues dans une gigantesque base de données qui recense toutes les infractions passées dans une aire précise (quartier, ville ou région). À présent, de nombreuses grandes villes américaines, comme New York ou Los Angeles, utilisent avec beaucoup de satisfaction PredPol.

En Europe, des chercheurs ont mis au point après cinq ans de travaux, dans le cadre d’un programme européen de recherche, l’outil Indect qui vise à mieux lutter contre les activités criminelles ou terroristes grâce à la détection automatique intelligente d’événements et de situations « à risque ». Ce système permet, notamment, d’effectuer, avec des taux de réussite pouvant dépasser les 90 %, le traçage et le suivi de personnes et d’objets, ainsi que leur identification. Couplé aux caméras de vidéosurveillance, Indect peut aussi repérer des comportements anormaux dans une foule, ce qui peut évidemment s’avérer extrêmement précieux dans le nouveau contexte actuel de lutte mondiale contre le terrorisme.

En France, la gendarmerie expérimente depuis quelques mois un nouveau logiciel prédictif pour anticiper les grandes tendances de la délinquance sur le territoire. L’idée est d’analyser certaines catégories de délits fréquents – les cambriolages, les vols, les trafics de stupéfiants ou encore les agressions sexuelles – s’étant produits au cours des cinq dernières années, pour en extraire les points de comparaison et les singularités et essayer de prévoir où et quand ces types de crimes et délits risquent de se reproduire dans un proche avenir.

Outre-Atlantique, la ville de New York utilise depuis juillet 2013 un nouvel outil logiciel destiné à mieux prévenir les 3 000 incendies majeurs qui se déclenchent chaque année dans cette mégapole. Cet outil prédictif explore et recoupe 60 critères, puis attribue une note de risque à chacun des 330 000 immeubles répertoriés dans sa base de données. Chaque semaine, ce logiciel peut ainsi fournir aux pompiers de la ville la liste des bâtiments à aller inspecter car pouvant être le foyer du prochain incendie (Voir The Wall Street Journal).

Les outils d’analyse prédictive ont également récemment fait leur apparition dans le secteur de l’industrie aéronautique. Depuis quelques mois, l’ensemble des 1,6 giga-octets de données provenant de 24 000 capteurs embarqués et correspondant à chaque vol d’un Airbus A380, sont récupérées par Wi-Fi puis transmises au centre d’ingénierie et de maintenance d’Air France KLM à Toulouse. Ces données sont alors comparées et recoupées, grâce à un moteur d’analyse prédictive, avec des données d’exploitation de toute la flotte des A380 pendant les deux dernières années. Ce nouvel outil a fait la preuve de son efficacité pour prévoir et détecter les pannes sur la pompe de circulation, le composant le plus fragile du circuit qui amène le carburant aux moteurs. A partir de janvier 2016, le système sera étendu à d’autres équipements fragiles des A380 puis à d’autres avions de la compagnie comme les Boeing 777.

Ce système est si fiable et si précis que les techniciens peuvent à présent intervenir rapidement et directement sur la pièce responsable de la panne, sans suivre le manuel technique de l’avion. Le temps d’identification et de localisation de l’origine de la panne passe ainsi de 6 heures à seulement 5 minutes, ce qui permet un gain de temps et d’argent très important pour la compagnie.

À Lyon, la start-up ForCity, fondée en janvier 2014, a développé une plate-forme du même nom qui permet de modéliser une ville miroir numérique. Cette ville miroir est ensuite rendue dynamique par des modèles mathématiques simulant l’évolution du territoire au cours du temps. Cet outil de simulation numérique permet alors aux collectivités et aux entreprises de simuler une multitude de scénarios correspondants à des évolutions de territoire, en faisant varier de nombreux paramètres  (population, transports, énergie, attractivité d’un quartier, etc). Parmi les clients de ForCity, on trouve par exemple Veolia Asia pour qui cette société a développé une maquette numérique de Hong Kong, afin d’étudier les interactions entre le territoire et les métiers de Veolia : valorisation des déchets, cycle de l’eau, distribution de froid dans les bâtiments.

La gestion et la comptabilité des entreprises n’échappent pas non plus à cette révolution des données massives : Cegedim SRH a ainsi développé une solution de pilotage pour gérer la masse salariale et formuler des hypothèses de manière prédictive. Cet outil est entièrement dédié au pilotage de la masse salariale. Il permet aux entreprises d’anticiper les départs à la retraite, d’évaluer les futurs besoins en compétences, ou encore de bâtir un plan prévisionnel de gestion des ressources humaines en tenant compte de l’évolution de la pyramide des âges dans l’entreprise…

Là encore, ce logiciel exploitant le Big Data a permis d’effectuer un saut décisif entre la simulation et la prédiction. Grâce à ce système, lorsqu’une entreprise octroie une augmentation ou une prime à ses collaborateurs, elle peut désormais avoir une vue d’ensemble, sur le long terme, des impacts que sa politique salariale  va avoir sur les charges sociales et patronales, sur les mutations, sur les processus de mobilité interne.

Mais cette analyse d’une masse gigantesque de données peut également permettre aux recruteurs publics ou privés de mieux cerner le profil et les aptitudes d’un candidat pour un poste donné. Il existe déjà des tests, comme le questionnaire de personnalité PAPI, qui consiste à vous faire répondre à une longue série de questions, qui croisées, créent une sorte d’organigramme reflétant votre comportement en entreprise. Mais en combinant les potentialités des données massives et de l’apprentissage automatique, on peut aller encore plus loin. Ainsi, le service Watson Developer Cloud BlueMix d’IBM permet d’analyser votre personnalité, et d’en dresser là aussi une carte.

En outre, les algorithmes peuvent même permettre de prédire le départ d’un salarié. Le Crédit Suisse utilise ainsi ses données pour évaluer les risques qu’un employé quitte l’entreprise, en fonction de ses performances, de son lieu de vie, de ses traits de personnalité, ou encore de ses interactions sociales. L’objectif est bien sûr de repérer les collaborateurs les plus précieux qui risquent de partir, afin de les garder au moyen de primes et d’augmentations de salaires… (Voir The Wall Street Journal).

Les outils prédictifs intelligents sont également en train de révolutionner le secteur de la vente et de l’immobilier. Aux États-Unis, Smartzip propose par exemple à un agent immobilier de scanner une zone, à partir du code postal, ce qui correspond aux Etats-Unis à un quartier. Ce logiciel permet d’analyser l’ensemble des données associées à toutes les adresses répertoriées et le professionnel peut ainsi savoir très rapidement si tel ou tel résident est propriétaire, depuis quand et quel est le montant et la durée de son crédit immobilier. Au final, cet outil permet d’identifier les biens immobiliers qui ont le plus de chances d’être vendus dans l’année qui suit. Signalons au passage qu’en France, l’utilisation de ce type d’outils prédictifs extrêmement puissants n’est pas encore possible car il se heurte à un cadre législatif et réglementaire européen et national plus strict qu’aux États-Unis et qui restreint de manière beaucoup plus drastique l’utilisation à des fins commerciales des données personnelles sans le consentement exprès des consommateurs…

Il faut encore évoquer l’outil prédictif très futuriste mis au point par une jeune chercheuse israélienne, Kira Radinsky, qui a été classée parmi les 35 jeunes les plus innovants au monde, par le magazine MIT Tech Review. L’algorithme imaginé par cette brillante scientifique repose sur un vaste ensemble de faits de toute nature (épidémies, guerres, catastrophes, crises économiques) qui se sont déroulés dans le passé. Selon Kira Radinsky, même si, chaque événement survient dans des circonstances particulières, il obéit tout de même à un modèle déjà observé dans le passé et qui obéit à certaines lois subtiles et utilisables. Ce logiciel de recoupement de données (Link Data), croise des milliards d’informations afin d’en extraire les corrélations et points communs. Il est alors possible, en recourant à des modèles mathématiques de prévisions, de calculer les probabilités d’occurrence de faits semblables. Cet outil serait capable, selon sa conceptrice, de prévoir 90 % des risques épidémiques, une performance hors d’atteinte pour le cerveau humain.

L’exploitation intelligente des données massives est donc devenue très rapidement l’un des nouveaux moteurs de mutation numérique en cours dans nos économies développées. Il suffit d’ailleurs pour s’en convaincre d’observer la progression de ce marché au niveau mondial. Selon une récente étude du cabinet IDC, celui-ci passera globalement de 3,2 milliards de dollars en 2010 à 48 milliards en 2019 ! On le voit, cette révolution des données massives n’en est encore qu’à ses prémices : selon une étude réalisée par Pure Storage, trois entreprises sur quatre déclarent collecter des informations qui ne sont pas exploitées, soit par manque de moyens humains et techniques soit par manque de temps.

Soulignons enfin que les enjeux liés à la généralisation de ces nouveaux outils de prédiction intelligente ne sont pas seulement scientifiques et économiques mais également sociaux et humains. Face à un chômage de masse persistant, l’utilisation intelligente des données massives pourrait en effet permettre une mise en relation beaucoup plus fluide et efficace de l’offre et de la demande de compétences sur le marché du travail. Il faut en effet savoir qu’en France, on estime (selon les données de Pôle Emploi et du Medef) à 570 000 par an le nombre de postes qui ne peuvent être pourvus qu’avec de grandes difficultés et à 400 000 chaque année celui des emplois qui ne trouvent pas preneurs, faute de candidats possédant les compétences requises…

L’utilisation généralisée de ces nouveaux outils extrêmement puissants dans les domaines du travail et de la formation professionnelle devrait donc permettre d’exploiter bien plus efficacement de vastes gisements d’emplois, aujourd’hui inaccessibles mais également d’adapter et d’anticiper de manière active l’évolution des filières de formation professionnelle, ce qui permettrait à chacun de trouver sa place dans notre société, et à notre Pays de tirer pleinement profit les mutations techno économiques en cours au lieu de les subir.

Reste que l’utilisation de plus en plus pertinente et pointue d’une quantité toujours plus grande de données concernant nos activités et nos vies soulèvent de réelles interrogations éthiques et politiques. Comment en effet s’assurer que l’utilisation à des fins scientifiques mais également commerciales, sociales ou politiques de toutes ces données, se fait bien avec le consentement « libre et éclairé », selon la formule juridique consacrée, de tous les acteurs ? Jusqu’où sommes-nous prêts à limiter la protection de nos données personnelles pour vivre dans une société plus efficace, plus performante et plus confortable ? Ces questions essentielles, qui ne peuvent avoir de réponses simples, seront, soyons-en assurés, au cœur du débat démocratique de ces prochaines années.
Initialement publié sur RTflash, cet article est reproduit sur Übergizmo France avec l’aimable autorisation de René TRÉGOUËT, Sénateur Honoraire et fondateur du Groupe de Prospective du Sénat de la République Française.

 
 

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La 1er ministre Polonaise recommande « plus d’espèces » : « Ne comptez pas sur vos cartes bancaires et les distributeurs de billets »

▪ Notre indicateur technique de court terme nous donne un avertissement. Il prédit un rendement de MOINS 4,5% pour les valeurs US au cours des trois prochains mois. Et selon notre modèle de long terme, il faut nous attendre à une perte de 9,6% par an sur les 10 prochaines années.

Prévisions boursières long terme

Prévisions boursières court terme

Ces modèles seront-ils exacts ? Nous verrons bien.

▪ Dynamisme… dynamite
Nous avons également appris qu’Ewa Kopacz, Premier ministre en Pologne, a conseillé aux Polonais se rendant en Grèce de prendre « plus d’espèces » avec eux.

Pourquoi ? Parce que la situation pourrait être « très dynamique », dit-elle.

« Ne comptez pas sur vos cartes bancaires et les distributeurs de billets ; amenez plus d’espèces avec vous ».

Ce n’est pas la situation dynamique qui nous inquiéterait. C’est la dynamite qui se trouve sous le système monétaire mondial dans son intégralité. C’est un système fondamentalement déficient. C’est-à-dire qu’il est basé sur l’indépendance et de l’intégrité de ses gardiens. Non que nous pensions que Madame Yellen (et les autres) soit idiote. Nous ne doutons pas non plus de son honnêteté. Mais elle n’est qu’humaine, après tout. Or la planification centrale d’une économie à 18 000 milliards de dollars… en manipulant la devise papier, les prix des actifs et les taux d’intérêt… c’est une entreprise surhumaine. Probabilités que quelque chose tourne mal : 100%.

Un lecteur pose une bonne question :

« J’ai une question sur la recommandation de détenir du cash. Si les entreprises mettent en place un contrôle des capitaux et des banques, sous quelle forme doit-on détenir du liquide ? En dollars US ou autre devise. Si nous nous dirigeons vers une ‘société sanscash‘, à quoi servirait-il d’avoir un tas de billets ? »

Nous aimerions avoir une meilleure réponse, mais nous n’avons que celle-ci :

L’argent est toujours une convention. C’est un accord — qui n’est quasiment jamais écrit — par lequel les gens reconnaissent une forme d’ »argent » comme représentant la richesse. Depuis le début de la civilisation, les gens ont expérimentés avec diverses sortes de monnaie. Ils ont terminé — quasiment toujours et quasiment partout — avec de l’or et de l’argent-métal. Pourquoi ? Parce que ces métaux sont pratiques. Et difficiles à produire. Il s’agissait de « cash » que les gouvernements ne pouvaient pas contrôler. Il n’y avait pas besoin de surhommes pour les gérer.

Bien entendu, les gouvernements — les gens qui peuvent dire aux autres quoi faire — veulent toujours contrôler la devise. Ils y mettent leur visage. Ils battent monnaie. Ils rognent les pièces. Ils impriment des bouts de papier et appellent ça de l’argent. Mais ils n’ont jamais pu réellement et complètement contrôler le « cash« . Les gens ont accumulé de l’or. Ils l’ont caché. Ils se sont enfuis avec. Ils l’ont utilisé pour échanger entre eux — sans se soucier de ce que disaient les autorités.

Et lorsque la devise officielle finissait par rendre l’âme — ce qu’elle fait toujours — les gens sont revenus à l’or parce qu’ils savaient qu’ils pouvaient lui faire confiance.

▪ Restez méfiant
A présent, les autorités font peut-être une nouvelle tentative pour contrôler entièrement la devise. Les économistes prétendent que c’est plus pratique pour le consommateur (plus besoin d’attendre que le caissier rende la monnaie à la personne devant vous). Ou ils tentent de vendre ça comme un outil macro-économique utile pour les planificateurs centraux (ils pourront stimuler la demande en imposant des taux négatifs… c’est-à-dire une taxe sur votre compte en banque). Ou bien ils disent qu’un monde sans cash sera plus sûr — les terroristes auront plus de mal à trouver des financements et les barons de la drogue auront plus de mal à nettoyer leur argent.

La vraie raison est la suivante : le contrôle. Si les autorités peuvent éliminer le cash, elles peuvent facilement suivre, taxer et confisquer votre argent. Et si elles peuvent contrôler votre argent, elles pourront vous contrôler aussi. Vous avez une opinion qu’elles ne veulent pas entendre ? Vous appartenez à un groupe dont elles veulent se débarrasser ? Vous voulez savoir ce qu’on a fait de l’argent de vos impôts ?

Attention, en un clic de souris, on pourrait vous faire « disparaître ».

« Parfois, quand le gouvernement vous dit de faire une chose, il vaut mieux faire le contraire », nous dit un voisin français.

En 1944, son père était maire adjoint d’une petite ville dans le sud-ouest de la France. Les Alliés avaient débarqué en Normandie et l’armée allemande ramenait ses troupes vers le Rhin.

Notre ami raconte :

« Quelqu’un avait fait exploser un camion allemand pendant qu’il passait dans la ville. C’est ce que les gens faisaient. Ils tiraient sur les Allemands. Et les SS n’appréciaient pas. Ils rassemblaient le maire et quelques autres personnes. S’ils ne dénonçaient pas le coupable, ils tuaient le maire — et, parfois, la ville entière.

Mon père a reçu un message disant qu’il était convoqué sur la place du village. Il a préféré partir dans les bois… et il a bien fait. Sinon je ne serais pas là ».

Quand avez-vous besoin d’une pile de cash ? Quand les autorités tentent de le rendre hors-la-loi.

Ayez des billets. Et de l’or.
[NDLR : Vous pouvez aussi agir ! Demandons au gouvernement français de mettre fin à la dématérialisation du cash : notre pétition est en ligne — pour la signer à votre tour, il suffit de cliquer ici.]

source

 

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Quand votre banque fait disparaître votre argent

Marie, 89 ans, détient depuis près de vingt ans un Livret A à La Banque Postale. Elle a bien failli avoir une attaque en découvrant, à la mi-janvier, son relevé de compte annuel : « Votre nouveau solde au 5/1 [s’élève à] 0,00 euro » En clair, selon la banque, ses économies – plus de 10 000 euros – se sont tout bonnement volatilisées. Par quel miracle ? Le relevé indique : « retrait intégral du 16 décembre/clôture pour motif réglementaire ». Par qui ? Pourquoi ? Mystère.

« Je n’ai reçu aucun courrier préalable m’avisant d’un quelconque problème sur ce livret ! » peste Marie. Pas plus que le début d’une indication sur le compte qui abrite désormais ses économies. Ni sur la démarche à suivre pour récupérer sont précieux pécule. La chasse au trésor démarre. Notre épargnante commence par contacter le centre financier régional de Marseille, émetteur dudit relevé. Mauvaise pioche : « Nous ne sommes pas détenteurs de vos fonds. Voyez avec le bureau de poste de Vaison-la-Romaine. » A Vaison-la-Romaine, le préposé au guichet ne semble pas plus au courant : « Votre argent n’est pas ici. Il a certainement été transféré à la Caisse des dépôts. Adressez-lui une demande de restitution. » Et toujours aucune explication recevable sur cette fameuse clôture « pour motif réglementaire ».

A la mi-février, soit deux mois après la fermeture du compte, la direction des services bancaires de la Caisse des dépôts annonce : « Après recherche au sein des fonds consignés par La Banque postale, nous avons le regret de vous informer qu’aucun dépôt (…) n’à été effectué à votre nom (…). Votre requête a été adressée à La Banque postale pour suite à donner. » Retour à la case départ. La poisse !

Nouvelle visite à l’agence de Vaison-la-Romaine, où le discours varie : « Adressez un dossier de demande de restitution au centre financier de Lyon, avec toutes ces pièces justificatives. » Faudrait savoir ! Mais Marie ne saura jamais. Sitôt rentrée chez elle, un conseiller de la banque Chaix, établissement où notre retraitée détient aussi des avoirs, l’informe que l’argent de sont Livret A vient d’y être entièrement transféré par La Banque postale. Nous sommes le 25 février. Il était temps. Un peu plus, et Marie allait finir par croire que son argent était perdu… Enfin, pas pour tout le monde !

Je vous invite à cette occasion de (re)voir deux reportages sur les banques et notre dossier « Les Banksters»

– Banques : votre argent les intéressent
http://news360x.fr/banques-votre-argent-les-interessent/

– Les banquiers sont-ils des voleurs ?
http://news360x.fr/les-banquiers-sont-ils-des-voleurs/

 
2 Commentaires

Publié par le 17 avril 2015 dans économie, général, Insolite

 

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