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Bitcoin dépasse la « tulipomanie » et devient la plus grosse bulle de l’histoire

Bon ça va on a compris que c’était une bulle, mais c’est vrai qu’elle est énorme celle ci . En attendant si ils sortent assez tôt, ceux qui y ont cru encore pas plus tard que début 2017 font une énorme marge ! Et croyez moi ça fait pas de mal !! Comme je le disais hier, les bulles sont d’immenses occaz’ quand on entre et on sort au bon moment . La bulle du BTC n’en est peut être qu’au début c’est ça le pire ! Qui sait ?? Z .

Il y a un mois, un graphique de Convoy Investments a fait le buzz car il montrait que le bitcoin était juste derrière la fameuse « tulipomanie » du 17ème siècle dans le classement des plus célèbres bulles d’actifs de l’histoire.

 

Un mois plus tard, le prix du bitcoin a explosé encore plus haut. Il est temps de se poser pour voir où le bitcoin se situe dans la course à la plus grosse de l’histoire, et s’il a finalement dépassé la « tulipomanie ».

Howard Wang et Robert Wu, deux anciens analystes de Bridgewater qui composent Convoy, ont donné la réponse en publiant une mise à jour de leur graphique. Dans un nouveau commentaire, Wang écrit que le prix du bitcoin a plus que doublé depuis la dernière mise à jour, et que « son prix a été multiplié par 17 cette année, par 64 au cours des trois dernières années et a dépassé la hausse de la tulipe néerlandaise au cours de la même période. »

C’est une réalité : le bitcoin est devenu officiellement la plus grande bulle de l’histoire de la finance, après avoir surpassé la « tulipomanie » de 1634-1637.

 

 

Le pionnier des cryptomonnaies, Mike Novogratz, a eu raison une fois de plus lorsqu’il a déclaré : « C’est une bulle et il y a beaucoup de mousse. Ce sera la plus grosse bulle de notre vie. » Ce qui, bien sûr, ne l’empêche pas d’y investir des centaines de millions de dollars. Tout en admettant que les cryptos sont la plus grosse bulle de tous les temps, « Novo » s’attend également à ce que le bitcoin atteigne 40 000 $.

« Le bitcoin pourrait être à 40 000 $ à la fin de 2018. Il pourrait y parvenir facilement, » a déclaré Novogratz lundi sur CNBC« L’ethereum, qui vient de toucher les 500 $ ou qui s’en approche, pourrait également tripler. »

Voici quelques observations supplémentaires de Wang :

« J’évoque ici un des principaux moteurs des bulles : Lorsque nous observons une hausse spectaculaire des prix des actifs, il y a souvent une lutte interne entre les deux types d’investisseurs qui sommeillent en nous. Le premier est l’investisseur axé sur la valeur, « cet investissement devient-il trop cher ? » Le deuxième est l’investisseur momentum, « suis-je en train de manquer une tendance ? » Je crois que l’équilibre de ces deux approches, tant en nous qu’à l’intérieur d’un marché, détermine finalement la propension à adopter un comportement de type bulle. Lorsqu’il y a un marché nouveau ou en évolution rapide, notre foi en l’investisseur axé sur la valeur peut s’affaiblir et l’investisseur momentum peut prendre le dessus. D’autres marchés qui structurellement n’ont pas de base d’évaluation sont encore plus sensibles aux revirements de tendances, car le principal indicateur de la valeur future est la perception qu’a le marché de la valeur récente. »

 

Source originale: Zerohedge

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Publié par le 14 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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La Corée du Nord devient un état nucléaire : tir réussi d’un missile balistique intercontinental

La Corée du Nord a annoncé mercredi avoir testé avec succès un nouveau type de missile balistique intercontinental (ICBM), le Hwasong-15, susceptible d’atteindre les États-Unis en tous points de leur territoire 

Aprés avoir assisté au lancement du missile Hwasong-15, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a déclaré «avec fierté que désormais nous sommes parvenus à réaliser notre grande cause historique, l’achèvement d’une force nucléaire d’État», selon l’agence officielle KCNA.

Le tir a provoqué les foudres de la communauté internationale. Le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, a évoqué une avancée qui représente «une menace partout dans le monde».

Il s’agissait du premier tir de missile par la Corée du Nord depuis le 15 septembre. Il anéantit les espoirs que la trêve observée par Pyongyang ait eu pour objectif d’ouvrir la porte à une solution négociée à la crise suscitée par ses programmes nucléaire et balistique.

«Le système d’armes de type ICBM Hwasong-15 est un missile intercontinental équipé d’une ogive lourde extra-large capable de frapper la totalité du continent américain», a affirmé KCNA.

Le développement de cet armement protégera la Corée du Nord de «la politique de chantage et de menace nucléaires des impérialistes américains», a-t-elle ajouté.

Pyongyang doit encore démontrer qu’il maîtrise la technologie de rentrée des ogives dans l’atmosphère depuis l’espace. Mais les spécialistes estiment que la Corée du Nord est sur le point de développer une capacité de frappe intercontinentale opérationnelle.

 
 

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Supercalculateurs : la Chine devient la première puissance informatique du monde

La Chine est devenue le pays qui a la plus importante puissance de calcul avec le parc le plus important de supercalculateurs !

“Selon Top 500, qui liste tous les trois mois les supercalculateurs les plus puissants du monde, la Chine est devenu le numéro 1 mondial en puissance de calcul cumulée.”

Si cela fait deux ans que l’empire du Milieu peut se targuer d’avoir l’ordinateur le plus puissant du monde, c’est la première fois que la Chine passe devant les États-Unis dans la puissance de calcul disponible, et en plus elle détient plus de supercalculateurs que les États-Unis avec 202 pour Pékin contre 143 seulement pour les USA.

Plus surprenant, la progression de la Chine est fulgurante car il y a 6 mois, les Américains détenaient 169 supercalculateurs contre 160 pour les Chinois. En quelques mois, le rapport de force s’est totalement inversé.

Cela veut dire que la montée en gamme de la Chine vient de connaître un nouveau tournant, et s’imaginer que les Allemands n’ont rien à craindre de l’industrie chinoise est une chimère, d’ailleurs c’est assez symptomatique de voir le télescopage de ces deux informations.

Siemens licencie massivement au moment où la Chine devient le leader de la puissance de calcul.

Charles SANNAT.

Source Challenges ici

 
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Publié par le 17 novembre 2017 dans général, International, Sciences

 

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Sophia devient le premier robot de la planète à devenir citoyen d’un pays

Sophia, la première citoyenne robot de la planète

Le robot humanoïde Sophia va devenir saoudienne. Le pays le plus peuplé du Golfe multiplie les annonces destinées à montrer ses ambitions dans les technologies du futur. Le prince héritier a dévoilé hier le projet d’une ville futuriste nécessitant un investissement de 500 milliards de dollars.

 
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Publié par le 8 novembre 2017 dans général, Insolite, société

 

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Quelles conséquences si Kevin Warsh devient le prochain président de la FED ?

Kevin Warsh

Trump est sur le point de mettre un de ses hommes à la tete de la FED et si cela se produit, ce qui risque fort de se produire, on peut s’attendre à ce que le système qu’ont mis en place l’élite financière , qui ne peut survivre que par toujours plus de dette – provoque la liquidation de Trump et des US . Si ces derniers ne sont pas liquidés par d’autres moyens que par le marché. Z .  

Kevin Warsh serait en pole position pour reprendre le siège de président de la FED qui pourrait être vacant en février si Yellen ne rempile pas. Voici quelques éléments pour essayer de comprendre ce que sa nomination pourrait signifier pour les politiques monétaires de la FED. De l’article de Daniel Nevins, publié le 2 octobre 2017 sur realinvestmentadvice.com :

« Comme rapporté ce matin par le Wall Street Journal, le président Trump et le secrétaire du Trésor Mnuchin ont rencontré Kevin Wash le 1er octobre afin de discuter du poste qui pourrait se libérer en février à la FED.

Walsh a déjà une expérience en tant que banquier central vu qu’il fut membre du Comité de la FED entre février 2006 et mars 2011. 2 ans et demi après sa démission, il s’est érigé en tant que critique des politiques du Comité de la FED, notamment de celles auxquelles il a contribué. Il a ainsi publié un article d’opinion dans l’édition du 12 novembre 2013 du Wall Street Journal. Vu que cette date coïncidait avec l’ouverture de la chasse, nous avions suggéré que Warsh avait ouvert la saison de la chasse des banquiers centraux.

Mais, à l’époque, nous pensions également que son article devait être « traduit ». Il était rédigé de façon polie, avec des messages à décrypter entre les lignes, comme c’est souvent le cas lorsqu’un membre de l’establishment écrit. Il semblait faire montre de réserve. Nous avions proposé notre propre interprétation. Et vu les chances de voir Warsh devenir le prochain président de la FED, il est intéressant de nous replonger dans ses déclarations pour connaître sa pensée.

Warsh sur les QE

»L’achat d’actifs à long terme du Trésor afin d’obtenir des taux négatifs est un acte extraordinaire, un changement sans précédent de politique depuis l’accord de 1951 entre le Trésor et la FED.

La FED influence directement le prix des obligations américaines à long terme, l’actif le plus important de la planète, l’élément qui influence quasi toutes les décisions d’investissement. Plus tôt cette année, l’annonce que la FED pourrait légèrement baisser ses achats a entraîné des remous significatifs sur les marchés financiers. Cet épisode devrait pousser à l’humilité à tous les niveaux. »

Ce qu’il a voulu dire : la situation serait meilleure si les dieux des banques centrales, moi inclus, n’avaient pas été aussi arrogants de croire que nous comprenions les QE. Ce n’est pas le cas, et jamais nous n’aurions dû nous aventurer sur ce terrain.

Warsh sur la focalisation sur l’inflation

(…)

Ce qu’il a voulu dire : l’objectif d’inflation est stupide. Ce n’est pas le CPI qui nous tue, ce sont les cycles d’expansion et de récession du crédit. La meilleure façon de se sortir de ce pétrin et d’être plus flexible avec l’objectif d’inflation est de revenir aux bases, à savoir de  »fermer l’open-bar lorsque la fête bat toujours son plein ».

Warsh sur la sortie des mesures extraordinaires

»Les attributs dont la FED a le plus besoin pour mettre un terme à ces interventions extraordinaires, à savoir pour remonter les taux, sont le courage et la conviction. On a vertement critiqué la FED pour avoir fourni du sucre au marché. Imaginez ce qui arrivera lorsqu’on leur proposera un régime basé sur les épinards. »

Ce qu’il a vraiment voulu dire : les experts qui louent le courage des banquiers centraux sont à l’ouest. La vérité est que nous choisissons toujours la solution de facilité. Si les responsables actuels voulaient faire preuve de courage, ils penseraient à long terme au lieu de proposer des solutions à court terme.

La relation de la FED avec Washington

(…)

Ce qu’il a vraiment voulu dire : si la FED ne prend pas ses responsabilités, vous pouvez compter sur le Congrès pour poursuivre la destruction des finances de la nation, et le vol des générations futures.

À qui le QE profite, et ne profite pas

»La plupart des gens ne remettent pas en question les bonnes intentions de la FED, mais ses politiques ont des gagnants et des perdants, ce qui devrait être admis.

La FED achète des MBS, offrant un soutien direct à ceux qui possèdent déjà de l’immobilier au détriment des locataires et des candidats acquéreurs. La FED achète des obligations afin de faire baisser les taux, ce qui pousse les investisseurs vers les actifs les plus risqués et dope donc les marchés actions.

Les bénéficiaires immédiats sont les ménages des classes supérieures et les sociétés qui possèdent des actifs et ont l’appétit du risque tout en ayant accès au crédit bon marché. Les avantages pour les retraités et les travailleurs dont les obligations financières sont plutôt fixes sont bien plus atténués. L’amélioration par corollaire du marché du travail n’offre qu’un petit réconfort. »

Ce qu’il a vraiment voulu dire : mes anciens collègues ne reconnaissent toujours pas que leurs politiques tuent les classes moyennes au profit de la ploutocratie. Leur silence doit s’arrêter, tout comme leurs politiques. (…)

suite et fin

 
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Publié par le 5 octobre 2017 dans économie, général, International

 

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Les scientifiques préviennent que le super-volcan italien Campi Flegrei devient «de plus en plus dangereux» au fur et à mesure que le Magma remonte à la surface

La «zone chaude» du Campi Flegrei

Après que le super-volcant dormant Campi Flegrei (Champs phlégréen en Français ndlr) s’est réveillé à la fin de l’année dernière, une équipe de scientifiques qui a identifié la source du magma du volcan maintenant actif affirme qu’une éruption potentiellement dévastatrice pourrait être juste au coin de la rue.

Le Campi Flegrei est une caldeira volcanique (super volcan de catégorie 7 = qui peut détruire toute vie sur terre) à l’ouest de Naples qui a éclaté au XVIe siècle. Il y a toujours été calme depuis, à l’exception de quelques petits tremblements dans les années 80. Les données sismographiques de ces grondements ont permis aux scientifiques de repérer la source du magma qui a inondé la chambre et la caldeira du Campi Flegrei, selon United Press International. Les résultats sont sans équivoque: une analyse de la zone chaude du supervolcain suggère que le Campi Flegrei pourrait être proche d’une éruption.

 « Ce que cela signifie en termes d’échelle pour toute éruption future , nous  ne pouvons pas dire, mais il ne fait aucun doute que le volcan devient de plus en plus plus dangereux », a déclaré De Siena.

« La grande question à laquelle nous devons répondre maintenant, c’est de savoir si c’est une grande couche de magma qui monte à la surface, ou quelque chose de moins inquiétant qui pourrait trouver son chemin vers la surface en mer ».

Les chercheurs comparent la zone chaude du volcan à un bol de soupe bouillant. Au cours des dernières années, le volcan est devenu considérablement plus chaud .

Il y a quatre ans, les scientifiques ont prévenu que toute éruption pourrait tuer des millions de personnes vivant près ou au-dessus du volcan.

« Ces zones peuvent donner lieu aux seules éruptions qui peuvent avoir des effets catastrophiques au niveau mondial,  comparables aux impacts majeurs des météorites », a déclaré Giuseppe De Natale, responsable d’un projet de suivi de l’activité du volcan.

Maintenant, sur la base d’une évaluation des flux actuels, les scientifiques craignent qu’une éruption potentiellement mortelle puisse se produire près d’un centre de population comme la ville de Naples.

«Au cours des 30 dernières années, le comportement du volcan a changé, tout en devenant plus chaud en raison des fluides qui imprègnent toute la caldeira», a expliqué le Dr De Siena.

« Tout ce qui a produit  de l’activité sous Pozzuoli dans les années 1980 a migré ailleurs, donc le danger ne se situe plus seulement au même endroit, il pourrait maintenant être beaucoup plus proche de Naples, plus densément peuplé.

« Cela signifie que le risque provenant de la caldeira n’est plus seulement au centre, mais il a migré. En effet, vous pouvez maintenant caractériser le Campi Flegrei comme un bol de soupe bouillant sous la surface.

« Ce que cela signifie en termes d’échelle pour toute éruption future , nous  ne pouvons pas le dire, mais il ne fait aucun doute que le volcan devient de plus en plus plus dangereux ».

L’étude, que  rapporte  Phys.org et qui fournit une référence qui pourrait aider à déterminer le moment des éruptions futures, a été dirigée par le Dr Luca De Siena à l’Université d’Aberdeen en collaboration avec l’INGV Osservatorio Vesuviano, le laboratoire RISSC de l’Université de Naples , et l’Université du Texas à Austin.

Pourtant, les scientifiques ont des questions.

« Une question qui rend perplexe les scientifiques est l’endroit où le magma est situé sous la caldeira, et notre étude fournit la première preuve qu’une zone chaude sous la ville de Pozzuoli  s’étend vers la mer à une profondeur de 4 km », a déclaré le Dr De Siena.

« Bien que ce soit l’emplacement le plus probable d’une petite poche de magma, il pourrait également s’agir du dessus d’une chambre  magmatique plus large, remplie de liquide chauffé  , situé même plus profondément ».

L’étude du Dr De Siena suggère que le magma a été empêché de s’élever vers la surface dans les années 1980 grace à la présence d’une formation rocheuse d’un à deux kilomètres qui a bloqué son chemin, ce qui l’oblige à libérer de l’énergie dans une autre direction. Bien que les implications de cela ne soient pas complètement comprises, la quantité relativement faible d’activité sismique dans la région depuis les années 1980 suggère que des pressions se forment dans la caldeira, ce qui augmente le risque d’une éruption.

Il y a quelques jours, les scientifiques ont mis en garde contre le fait que le Mont Paektu , un supervolcan dormant en Corée du Nord, puisse être réveillé pour une éruption potentiellement menaçante si la nation isolée continue de mener des essais nucléaires sur son site de test nucléaire de Punggye-ri.

Pendant ce temps, les autorités gouvernementales américaines surveillent une situation similaire qui se déroule à Yellowstone au Wyoming, un autre « supervolcan « . Une éruption à Yellowstone pourrait plonger la Terre dans un hiver volcanique, selon les scientifiques de la NASA, qui ont conçu un plan incroyablement risqué pour sauver les États-Unis du réveil du volcan.

Bien sûr, certains scientifiques disent que le plan de la NASA risque de déclencher l’éruption qu’ils essaient de prévenir.

La NASA croit que la solution la plus viable pourrait être de percer jusqu’à 10 km dans le super volcan et de pomper l’eau à haute pression. L’eau circulante reviendrait à une température d’environ 350 ° C (662 ° F), lentement jour après jour,  extrayant la chaleur du volcan. Et si un tel projet atteindrait un coût estimé à environ 3,46 milliards de dollars, il s’agit d’une idée attrayante qui pourrait convaincre les politiciens (contribuables) de faire l’investissement.

Bien sûr, le forage dans un supervolcan comprend ses propres risques, comme l’éruption que les scientifiques sont désespérés de prévenir.

Zero Hedge – resistanceauthentique

 
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Publié par le 19 septembre 2017 dans Climat - Environnement, général, Insolite, International

 

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Orthorexie : quand l’envie de manger sainement devient une maladie…..

Orthorexie : quand l'envie de manger sainement devient une maladie

Manger sainement oui évidemment (même si j’admet souvent que c’est de plus en plus difficile), mais ce ne doit pas tourner à la paranoïa non plus …

Comment l’obsession d’une alimentation saine et équilibrée peut devenir pathologique, et même dangereuse ?

Il n’y a pas très longtemps, alors que j’étais en famille, quelque chose m’a interpellée. Qui dit réunion de famille dit grande tablée, des plats qui défilent toute la journée : un vrai marathon.

Tout le monde discutait, buvait, mangeait, rigolait. Sauf ma cousine. Ma cousine Manon et ses milles questions :

« D’où viennent les fruits de mer ? Est-ce que les légumes sont bio ? Et quand les fruits ont-ils été cueillis ? »

S’intéresser à ce qu’on a dans son assiette, c’est une bonne démarche à priori. Sauf que Manon n’a pas avalé une bouchée au cours du repas (si vous sentiez l’odeur du bœuf bourguignon de mon père, vous comprendriez que cela relève de l’exploit).

Elle a même sous-entendu qu’elle n’aurait pas dû venir, qu’elle aurait dû manger chez elle. En fait, le comportement de ma cousine n’est pas nouveau, s’énerve ma tante :

« Elle est orthorexique ! »

Isolement socio-relationnel

Le mot vient du grec : « orthos » droit, correct, et « orexis » appétit, alimentation. Il apparaît pour la première fois dans l’article de 1997 « The Health Food Eating Disorder », du médecin américain Steven Bratman, et fait son entrée dans le Larousse en 2012.

L’orthorexie est l’obsession pour la qualité de l’alimentation : celle-ci doit répondre à des exigences que le mangeur s’impose en vue d’être en bonne santé, jusqu’à être assujetti à cette idée fixe.

Cela mène à des comportements énigmatiques : mâcher 50 fois un aliment avant de pouvoir avaler, exiger que le fruit que l’on mange ait été cueilli il y a quelques minutes seulement, etc.

Chercher à manger sainement est bien sûr louable, et si notre intérêt pour l’orthorexie s’explique par la hausse de ce comportement (Conseil Européen de l’information sur l’alimentation), l’obsession pour la « junk food » et ses conséquences en matière de santé publique restent prévalentes.

De même, l’idée n’est pas de dire que certaines approches nutritionnelles particulières comme le végétarianisme, le véganisme, ou autres régimes « free », relèvent de l’orthorexie.

Non, le problème, c’est la démesure du comportement, qui, exacerbé, devient un trouble des conduites alimentaires : quand l’alimentation surplombe toutes les autres préoccupations, et conduit tant à des carences nutritionnelles mauvaises pour la santé, qu’à un isolement socio-relationnel mauvais pour le psychique.

« Quelque chose ne tourne pas rond »

En consultant les forums, on se rend compte que beaucoup de personnes sont concernées, surtout des femmes. Comme Katechou :

« Je louche sur les étiquettes, je fais mon pain et mes yaourts moi-même, vais au marché pour mes fruits et légumes, utilise des modes de cuisson que je trouve plus appropriés, passe trois plombes à préparer le repas…
Cela ne m’arrange plus d’être invitée car je serais obligée de manger des aliments dont les qualités nutritives ne m’intéressent pas. Au fond de moi, je me doute que quelque chose ne tourne pas rond. »

Obsession du XXIe siècle

D’où vient cette pathologie ? Depuis « Et devant moi, le monde », de Joyce Maynard, on sait que JD Salinger observait un régime alimentaire d’ascète : des légumes crus, de l’agneau sans hormones cuit à moins de 150 degrés, des graines de tournesol, du miel non pasteurisé…

Il était en avance sur son temps ?

Nous avons discuté avec Nathalie Dumet, psychologue clinicienne, auteure de « L’inconscience dans l’assiette, 12 petites histoires pour se libérer des tyrannies alimentaires » :

« L’orthorexie est une pathologie propre aux obsessions du XXIe siècle. Il est possible d’établir une corrélation avec le discours contemporain ambiant et culpabilisant sur la nécessité d’une alimentation équilibrée. »

Les récents scandales alimentaires ont aussi leur part de responsabilité. En marquant fortement les consommateurs-mangeurs, ils ont avivé le caractère anxiogène de l’alimentation.

À ce sujet, le sociologue Claude Fischler parle d’OCNI : objets comestibles non-identifiés, pour parler des aliments « suspects » car modifiés, transportés, conditionnés.

Dans son livre, Nathalie Dumet évoque l’histoire de Christophe, un homme orthorexique, qui s’est fixé de nombreuses règles alimentaires restrictives. Elle le cite :

« Avec tout ce qu’on entend dans les médias – le scandale de la viande chevaline, la grippe aviaire, la vache folle, sans compter le rôle des pesticides et autres produits chimiques dans les cancers, etc. – on ne sait plus quoi avaler sans prendre un risque, on ne sait plus à qui se fier. »

La sensibilité des femmes enceintes

Interrogé par Rue89, Gérard Apfeldorfer, psychiatre, président de l’association GROS (Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids, ndlr), confirme :

« En tant qu’omnivores, nous avons le besoin biologique d’ingérer des aliments très variés, en conséquence la peur de s’empoisonner a toujours existé.
Mais aujourd’hui, la dramatisation de la santé est exacerbée, omniprésente. Cette tendance sociale, due à l’inquiétude quant aux modes de production et d’industrialisation, tend à favoriser l’émergence de pratiques orthorexiques. »

Une dramatisation qui touche en particulier certains publics, comme les femmes enceintes, à qui l’ont répète à outrance qu’elle risquent d’empoisonner leur bébé en mangeant ceci ou cela.

À ce sujet, lire l’entretien de Jean Michel Lecerf pour L’Obs, dans lequel le chef du Service nutrition à l’Institut Pasteur de Lille analyse le caractère anxiogène du « régime Dukan » destiné aux femmes enceintes :

« Nous n’avons jamais mangé aussi bien et aussi sainement dans les pays riches qu’aujourd’hui. Pourtant, à entendre certains experts de la nutrition, comme Dukan, nous nous empoisonnons. »

« Il me reprochait d’être casanière »

Pour se « protéger », la personne orthorexique s’impose énormément de règles. Cela commence assez simplement, en s’intéressant à de nouvelles pratiques qui surfent sur la tendance.

On suit quelques comptes Instagram « healthy », des blogueuses « food » type « green me up », « clean cuisine », ou le site Goop de Gwyneth Paltrow – absolument impossible à suivre consciencieusement à moins d’être riche et de ne pas avoir de travail (absolument impossible, donc).

Et puis on se tourne vers des régimes plus ou moins douteux, des nutritionnistes, diététiciens, des médecines alternatives, avant de se retrouver submerger par un tas de diktats et de règles.

C’est l’histoire de Camille, une jeune femme de 30 ans, qui flirte avec l’orthorexie depuis quelques temps, comme une funambule sur la fine limite entre ce qui est normal et pathologique.

Je la rejoins quai de Valmy, dans le 10ème arrondissement. Elle est venue avec sa dernière acquisition : le livre « Nature, D.I.Y. » d’Anna Carlile. Le ton est donné.

Elle a commencé à s’intéresser aux vertus d’une bonne alimentation parce qu’elle était fatiguée, qu’elle avait du mal à se concentrer, et qu’elle avait envie de perdre quelques kilos aussi.

Peu convaincue par le régime hyper-protéiné que lui avait recommandé une diététicienne, Camille s’est mise à la naturopathie. Un bilan vital et une séance d’iridologie plus tard, elle se lance dans le nouveau régime alimentaire préconisé :

« Au début, j’ai voulu tester la semaine uniquement au fruit, chaque mois. Mais c’était trop violent, même si j’ai remarqué des effets positifs, j’ai dû arrêter. »

Camille raconte qu’un moment est venu pour elle où les apéros entre amis l’angoissaient plus qu’autre chose, qu’aller à des barbecues était presque devenu une corvée, et qu’une proposition pour aller au ciné lui faisait automatiquement penser au temps qu’elle n’aurait pas pour acheter / préparer son alimentation.

« En fait, j’étais bien… et en même temps je n’étais pas bien, de ne pas voir les gens.
Même avec mon ex, si ce n’est pas la cause directe de notre rupture, ça a participé à la dégradation de notre relation. Il me reprochait souvent d’être casanière. »

Orthorexie paranoïaque et dérives sectaires

Aujourd’hui Camille fait toujours attention à son alimentation, mais elle a une vie normale. Elle met même en garde :

  • Il vaut mieux consulter un nutritionniste, vrai professionnel, que de récolter des conseils plus ou moins sérieux à droite et à gauche.
  • Il faut savoir être raisonnable, sinon cela devient très chronophage et on a plus de vie sociale.
  • Et surtout, « surtout », faire attention aux gourous :
« J’ai fait un stage de naturopathie d’une semaine, avec Régénère, l’association de Thierry Casasnovas [Rue89 s’est déjà penché sur son cas, ndlr]. J’ai pensé qu’il s’apparentait à un gourou, et que ses activités étaient sectaires.
Il y avait même comme des séances de prières, subtilement il trouvait le moyen de faire passer un message religieux. Ce n’était pas du tout l’idée du stage, ce n’était pas prévu.
Quand je pense que je lui ai acheté un extracteur de jus de plus de 300 euros… »

Pour Gérard Apfeldorfer ce risque est très sérieux. C’est ce qu’il appelle l' »orthorexie paranoïaque » :

« Certains revendiquent l’existence d’un complot organisé par les industries agroalimentaires, de mèche avec les politiques et les médias. À tel point qu’on peut tomber dans des dérives sectaires. Et là, ça devient dangereux. »

On n’en doute pas :

Mais alors, suis-je orthorexique ?

On en convient, c’est extrême. Mais la limite entre le pathologique et le normal est très fine. Alors quoi, si vous aimez bien votre petite épicerie bio, si vous prenez toujours votre salade au même producteur local, c’est que vous êtes orthorexique ? À quel moment cela devient excessif ?

Nathalie Dumet :

« Sans nul doute, il existe un fossé entre le simple voire légitime souci du bien manger et cette nouvelle pathologie qu’est l’orthorexie, mais la limite est parfois ténue. »

En 1997, Steven Bratman accompagne son article d’un test en 10 items pour aider les gens à se départager :

  • Vous pensez à votre alimentation plus de 3 heures par jour.
  • Vous ajoutez vos croyances propres à une théorie alimentaire existante.
  • Vous vous sentez souillé, anxieux après avoir mangé un aliment que vous ne considérez pas sain…

Si vous correspondez à l’une de ces affirmation, désolée de vous l’annoncer : vous êtes probablement orthorexique. Gérard Apfeldorfer veut nuancer la pertinence de ce test :

« Si on suit cela, on trouve forcément une prévalence de l’orthorexie très importante. Sur une étude effectuée auprès de diététiciens nutritionnistes au Brésil, nous sommes arrivés à une prévalence de 88,7% !
D’autres études critiques de cette approche, plus récentes et plus fiables, estiment le niveau général d’orthorexie à 1%. »

Il faut donc relativiser : vous êtes orthorexique quand votre vie tourne entièrement autour de l’alimentation. Le point de bascule, c’est quand on ne peut plus faire autrement, par exemple quand on commence à refuser des repas chez des amis uniquement pour cette raison.

Anorexie et orthorexie

Pour Nathalie Dumet, les comportements alimentaires s’inscrivent dans l’histoire affective des personnes, il faut prendre en compte à la fois les dimensions sociales et psychopathologiques :

« Il existe un continuum entre la pression sociale extérieure de plus en plus prégnante sur l’alimentation, et des causes psychiques, psycho-affectives, inhérentes aux individus.
Dans le cas de Christophe, cité dans mon livre, son trouble était le report sur l’alimentation d’un trauma issu de sa relation avec son père, ou plutôt son absence, donc d’un sentiment d’abandon vécu dans sa jeunesse. »

D’ailleurs, l’orthorexie converge généralement avec d’autres troubles alimentaires, comme me l’indique Nathalie Dumet dans un lapsus : elle se trompe en utilisant le terme d’anorexie au lieu d’orthorexie.

« J’aimerais m’en sortir »

Comment en finir avec l’orthorexie ? La difficulté, c’est que beaucoup de personnes s’en accommodent très bien finalement, ce que Gérard Apfeldorfer qualifie d' »orthorexie hypocondriaque » :

« Pour sortir de ce trouble, il faut qu’il engendre une vraie gêne : des carences entraînant un affaiblissement physique, un isolement social, un mal être psychologique.
Mais même en présentant ces symptômes, très peu d’orthorexiques demandent de l’aide, car ils sont persuadés de détenir la vérité, de ne pas avoir besoin d’être soignés. »

C’est un peu ce que « Sarahmichelle » exprime sur un forum :

« J’en souffre énormément et j’aimerais m’en sortir. Mais ma tête contrôle tout et aujourd’hui je veux guérir alors que demain matin je me sentirai très bien comme ça. Je ne sais pas comment m’en sortir. »

Reconnaître sa pathologie, c’est déjà un premier pas. Parfois cela demande une « douche froide », comme pour Christophe, lorsque l’une de ses stagiaires l’interpelle :

« Vous ne buvez jamais le même café que nous (…). Je ne vous ai jamais vu non plus partager un repas avec vos assistantes ou vos collaborateurs, au restaurant du personnel ou ailleurs. Et quand il y a un pot dans la société, c’est tout juste si vous portez vos lèvres à la coupe. »

C’est cet événement qui l’a poussé à aller toquer à la porte de Nathalie Dumet :

« C’est un cheminement psychique, de la reconnaissance du trouble à l’identification de ses racines jusqu’au travail de reconstruction. La psychologie n’a pas le monopole, mais elle a un rôle important. »
 
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Publié par le 22 mai 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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