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Des poumons développés en laboratoire ont été transplantés avec succès dans des porcs

Un bon espoir pour les malades, et le « sans rejet » est primordial, car les traitements anti rejets sont à vie et trés dangereux .. une alternative en attendant que les imprimantes 3D fabriquent des organes .  La médecine avance vite dans pas mal de domaines et de nouvelles technologies comme l’IA ou les nanosciences se développent vite, dans 10 ans le paysage médical sera fort différent . Z 

La demande d’organe est un problème de plus en plus important, le nombre de demandeurs n’arrêtant pas de croître. De nombreux chercheurs tentent de trouver une alternative en essayant de générer les organes défaillants grâce, par exemple, aux cellules souches. Toutefois, une nouvelle méthode ayant permis de reproduire des poumons de porcs et les transplanter avec succès pourrait faire disparaître à jamais les listes d’attente.

Des chercheurs de la branche médicale de l’Université du Texas ont démontré une méthode de bio-ingénierie innovante ayant permis de générer des poumons de porcs dans leur laboratoire, qu’ils ont ensuite réussi à transplanter.

Mais pour atteindre leur objectif, ils ne se sont pas servis des cellules souches des porcs comme base, mais plutôt des protéines constituant leurs poumons. En effet, ils ont effectué une pneumonectomie (ablation des poumons) sur quatre porcs et ont retiré toutes traces de cellules et de sang sur les poumons, ne laissant que les protéines pulmonaires, qu’ils nomment « l’échafaudage des poumons », ces protéines étant considérées comme le squelette de l’organe.

Ils ont ensuite placé les quatre « échafaudages » dans un bioréacteur rempli de nutriments, y ont ajouté des cellules pulmonaires provenant de chaque porc respectif, et ont laissé la culture croître pendant un mois dans le but de former de nouveaux poumons. Ces derniers ont été transplantés dans les quatre porcs sur lesquels ils avaient effectué la pneumonectomie.

Les chercheurs ont ensuite observé si les poumons s’intégraient correctement dans leur organisme, en examinant le bon développement des vaisseaux sanguins et des différents tissus composant les poumons, la prolifération des cellules, et aussi s’il n’y avait pas de réactions de rejet — ce qui ne devrait pas être le cas étant donné que ces poumons ont été générés avec les cellules des porcs respectifs.

Une rapide vascularisation des poumons ainsi que la formation des alvéoles pulmonaires ont été constatés.

Ils n’ont remarqué aucune réaction de rejet contre les nouveaux poumons, même au bout du deuxième mois d’observation. À présent, l’équipe de recherche reste attentive à ce qu’il n’y ait pas, sur le long terme, d’apparitions d’anomalies au sein des nouveaux poumons, et si leur durée de vie n’est pas altérée.

Au vu des résultats positifs, les scientifiques espèrent passer aux tests cliniques sur des poumons humains d’ici cinq à dix ans, en transplantant d’abord sur des personnes en situation critique ou dont leur pronostic vital est engagé, et qu’il n’y a pas d’autres alternatives de traitement que la greffe.

La bio-ingénierie des organes est considérée comme le futur de la recherche sur la transplantation. L’utilisation des propres cellules du receveur élimine de nombreux aspects négatifs de la greffe d’organe d’un autre donneur, comme les réactions de rejet et la prise constante d’immunosuppresseurs. Un avantage non négligeable réside aussi dans le fait que les organes peuvent être développés en laboratoire.

Il est possible que grâce aux progrès qui seront effectués dans ce domaine à l’avenir, la demande d’organes devienne peu à peu de l’histoire ancienne et la greffe d’organes, une opération aussi banale que la pose d’une prothèse dentaire.

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Publié par le 5 août 2018 dans général, Sciences

 

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Des hybrides mouton-humain ont été développés en laboratoire !

Une société pervertie évolue sous nos yeux ébahis et impuissants. LHK

Cette avancée significative rapproche les chercheurs de la culture d’organes humains qui pourront servir la greffe d’organes. Des cellules humaines ont été implanté dans cet embryon de porc au début de son développement, qui a duré quatre semaines. L’expérience avait déjà fait les gros titres en 2017 ; la science va aujourd’hui plus loin dans l’espoir d’apporter une alternative aux dons d’organes.

Basant leurs travaux sur une découverte pour le moins controversée faite en 2017, les scientifiques ont annoncé samedi 17 février qu’ils étaient parvenus à créer en laboratoire un deuxième type d’hybrides humains-animaux : des embryons de moutons, humains à 0,01 % d’un point de vue cellulaire.
Les embryons, qui n’ont pu être développés au-delà de 28 jours faute d’autorisation, rapprochent un peu plus les chercheurs de la culture d’organes humains en laboratoire à des fins médicales.

En France, plus de 14 500 personnes sont sur liste d’attente pour recevoir un cœur, un foie, un poumon, un pancréas, un rein ou un intestin. Et chaque année, plus de 500 personnes meurent parce qu’elles n’ont pu recevoir d’organe. Sur les 22 617 personnes inscrites sur liste d’attente en 2016, seules 5 891 ont pu être soignées grâce à des prélèvements d’organes sur personnes décédées ou vivantes compatibles.

C’est précisément pour pallier ce manque d’organes que les chercheurs travaillent à élargir l’offre de manière artificielle. Certains tentent d’imprimer des organes 3D en laboratoire. D’autres travaillent sur des organes artificiels et mécaniques. D’autres encore créent des chimères, et plus précisément des organes à la croisée de deux espèces, dans l’espoir de cultiver des organes humains chez des porcs ou des moutons.

DE PLUS EN PLUS HUMAINS

Pour fabriquer ces chimères, les chercheurs isolent les cellules souches d’un animal, qui peuvent se transformer en n’importe quel type de cellules dans le corps. Ils injectent ensuite des cellules souches d’une espèce dans l’embryon d’une autre espèce – une procédure aussi délicate que complexe.

Si l’ADN de l’embryon est modifié pour faire en sorte qu’il ne développe pas un organe donné, les cellules intercalées sont les seules à pouvoir combler l’espace laissé. C’est ainsi que les chercheurs ont été en mesure de faire pousser un foie humain à l’intérieur d’un cochon vivant.

Les muscles artificiels se rapprochent peu à peu des muscles naturels

En 2017, des chercheurs ont réussi à développer des pancréas de souris chez le rat et ont montré que les greffes des dits pancréas pouvaient guérir les souris diabétiques. Tout de suite après, les chercheurs de l’Institut Salk ont ​​annoncé qu’ils pourraient maintenir en vie pendant 28 jours des embryons de porc auxquels avaient été ajoutées des cellules souches humaines.

Les experts se sont réjoui de l’expérience menée sur les embryons hybrides, mais ont noté que le nombre de cellules humaines implantées dans les embryons de porcs (1/100 000) était trop faible pour des greffes d’organe chez l’homme.

Le chercheur Pablo Ross de l’Université de Californie a annoncé samedi 17 février à Austin, au Texas, que son équipe et lui-même avaient mis au point la procédure visant à augmenter le nombre de cellules humaines dans les embryons de moutons à 1/10 000.

« Nous estimons que ce n’est pas encore assez pour générer un organe  prêt à être greffé » a déclaré Ross lors d’une conférence de presse. Selon The Guardian environ 1 % de cellules devraient être humaines pour que la greffe d’organe fonctionne. Et pour prévenir le rejet immunitaire, des mesures supplémentaires seraient nécessaires pour s’assurer que les restes de virus animaux sont éliminés de l’ADN du porc ou du mouton. Mais les récents progrès scientifiques tendent vers le développement d’organes plus viables.

RAMIFICATIONS ÉTHIQUES

Pour Pablo Ross, les recherches pourraient aller plus vite si elles étaient mieux financées. Les instances de santé publiques des États-Unis, où l’étude a été menée, interdisent actuellement le financement public d’hybrides humains-animaux, bien qu’elles aient déclaré en 2016 que ce moratoire pourrait être levé. Jusqu’à présent, ce sont des donateurs privés qui ont financé les recherches préliminaires.

À mesure que les recherches avancent, l’examen éthique se durcira certainement. Pablo Ross et ses collègues reconnaissent la nature controversée de leur travail, mais ils estiment avancer avec prudence.

« La part des cellules humaines est pour l’instant très faible. Cela n’a rien d’un cochon à visage humain ou doté d’un cerveau humain », a déclaré Hiro Nakauchi, chercheur à l’Université de Stanford, qui a participé à l’étude. M. Nakauchi a ajouté que les chercheurs tentaient de déterminer où les cellules humaines proliféraient, afin de s’assurer qu’elles ne s’installeraient ni dans le cerveau, ni dans les organes sexuels des animaux.

Pablo Ross, pour sa part, voit dans la recherche qu’il conduit sur le développement d’organes artificiels une source réelle d’optimisme.

« Toutes les approches sont controversées, et aucune d’entre elles n’est parfaite, mais elles apportent un nouvel espoir aux personnes qui souffrent et attendent désespérément une greffe, » a-t-il dit. « Nous devons explorer toutes les alternatives possibles pour fournir des organes aux personnes malades. »

http://www.nationalgeographic.fr/sciences/2018/02/des-hybrides-mouton-humain-ont-ete-developpes-en-laboratoire

Publié sur le  Blog de Liliane Held Kawham

 
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Publié par le 20 février 2018 dans Education - information, général, Insolite, Sciences, société

 

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Robots : les emplois qualifiés menacés dans les pays développés

Le rapport de la CNUCED recommande qu’une politique industrielle numérique soit mise en œuvre pour veiller à ce que la robotique contribue à un développement inclusif et non à l’entraver.
Le rapport de la CNUCED recommande qu’une politique industrielle numérique soit mise en œuvre pour veiller à ce que la robotique contribue à un développement inclusif et non à l’entraver. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
Le débat sur les conséquences de la « robolution », c’est-à-dire de la révolution robotique qui en est à ses balbutiements, n’est pas près de se terminer ! Au contraire, il va s’amplifier et devenir de plus en plus violent, entre ceux qui pensent que les robots prennent le boulot, et ceux qui pensent qu’il n’y a rien de grave, que c’est aussi vieux que le monde, qu’il ne faut craindre ni les progrès ni le changement ! (source)

Dans son dernier rapport, la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) plaide en faveur de l’usage de robots collaboratifs dans l’industrie.

Les travailleurs qualifiés vont-ils se faire remplacer par des robots ? A l’heure où une compagnie d’assurance japonaise a remplacé 34 de ses salariés par des robots et des banques américaines testent des agences automatiques sans employés, les emplois qualifiés pourraient être de plus en plus menacés par l’automatisation du travail. Selon le dernier rapport de la CNUCED, « la menace que fait peser la robotisation sur les bons emplois s’étend à certains pays en développement ». Le secrétaire général de l’organisation Mukhisa Kituyi a ajouté :

« L’utilisation de robots menace les emplois aussi bien dans les pays développés que dans les pays émergents, mais comme pour toute nouvelle technologie, cette situation offre des possibilités autant qu’elle présente des risques. »

Une conjoncture macroéconomique défavorable

Pour éclairer leur point de vue, les auteurs du document expliquent que les changements technologiques en cours « ne peuvent pas expliquer les problèmes actuels du marché du travail ». D’après ces experts, la véritable nouveauté réside moins dans la multiplication des technologies dans de nombreux secteurs économiques que dans le fait « qu’elles apparaissent à un moment où la conjoncture macroéconomique est faible dans les pays avancés et où la transformation structurelle est en panne dans de nombreux pays en développement ». L ‘agence de l’ONU regrette ainsi les faibles investissements réalisés dans le secteur privé « pour permettre la bonne absorption des nouvelles technologies et la création de nouveaux secteurs susceptibles de donner de meilleures possibilités d’emploi aux travailleurs qui ont perdu leur activité ».

Des pays développés menacés

Pour les experts de l’organisation internationale, les pays les plus exposés par la robotisation industrielle sont souvent ceux où le niveau de développement est relativement élevé.

« Le remplacement de travailleurs par des robots est plus facilement réalisable dans les activités manufacturières à forte intensité de compétences et à rémunération élevée, que dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre et à faible rémunération […]. Les pays les plus exposés à la robotisation industrielle sont ceux où l’industrie manufacturière est importante et comporte principalement des activités relativement bien rémunérées, par exemple dans les secteurs de l’automobile et de l’électronique. »

A l’inverse, les pays en développement seraient moins menacés « et il est peu probable que cela change dans un avenir proche ».Les économistes de la CNUCED expliquent ce faible impact par une diversification économique insuffisante et un moindre degré de modernisation technologique dans ces Etats.

> Lire aussi : Robots : les propos alarmants de la Banque mondiale sur l’emploi

Relativiser l’impact des robots

Malgré toutes les inquiétudes et l’anxiété qui existent autour des robots, l’organe de l’ONU veut relativiser l’usage de tels outils dans l’industrie. Pour l’instant, il n’existe « que » deux millions de robots industriels, principalement utilisés dans les activités automobile, électronique et électrique de quelques pays comme l’Allemagne, les Etats-Unis et le Japon.

« La densité robotique (le nombre de robots industriels par employé dans le secteur manufacturier) est la plus élevée dans les pays développés et les anciens pays en développement qui sont parvenus à un stade avancé de leur industrialisation, comme la République de Corée. »

exposition robots

Pour des robots collaboratifs

Face aux peurs suscitées par l’automatisation du travail, la CNUCED préconise l’usage de plusieurs types de technologies notamment dans les petites et moyennes entreprises.

« Le développement des robots collaboratifs pourrait s’avérer particulièrement utile aux petites entreprises, car ces appareils sont faciles à mettre en place sans l’aide d’un intégrateur de système spécialisé et s’adaptent rapidement aux nouveaux processus et aux nouveaux besoins liés au cycle de production. »

L’antenne de l’ONU préconise également d’associer les robots aux technologies de l’impression 3D.

« L’utilisation de robots associée à l’impression tridimensionnelle pourrait offrir aux petites entreprises manufacturières de nouveaux moyens de surmonter les contraintes liées à leur taille et de mener leurs activités à une échelle bien plus grande. »

Une répartition des revenus plus équitable

La CNUCED pointe le risque d’une répartition inégalitaire des revenus issus de la production robotique. »Si rien n’est fait, les effets distributifs de la robotisation accroîtraient la part du revenu revenant aux propriétaires des robots et aux détenteurs des droits de propriété intellectuelle qui y sont associés, ce qui aggraverait les inégalités existantes. » Elle recommande donc une certaine vigilance.

« Pour éviter cette situation, on pourrait mettre en place des dispositifs par lesquels les revenus des employés seraient liés à la rentabilité de leur entreprise et proviendraient donc pour une part substantielle de la détention de capital et non du travail. »

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Publié par le 19 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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