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Des milliards d’hommes doivent disparaître !

 
 

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Il a probablement existé des milliards de civilisations extraterrestres

Orion / NASA/JPL-Caltech/T. Megeath (University of Toledo, Ohio).

Orion / NASA/JPL-Caltech/T. Megeath (University of Toledo, Ohio).

Une nouvelle étude veut remettre la civilisation humaine à sa place.

En 1961, l’équation de Drake, du nom de l’astronome qui l’a suggéré Frank Drake, donnait une estimation du nombre de civilisations dans l’univers. À l’époque, il avait deux hypothèses: soit la race humaine était la seule à s’être développée, soit il y en a des centaines ou plusieurs milliers. Le débat consistait alors à savoir quels facteurs il fallait prendre en considération pour faire ces calculs.

Aujourd’hui, des chercheurs de l’université de Rochester à New York ont mis à jour cette équation pour en proposer une version «archéologique». Ils ont découvert quel’estimation de Drake pourrait s’élever à plusieurs milliards de civilisations si l’on remonte bien avant le développement de la vie sur Terre. «Ils ont repris la fameuse équation de Drake pour en faire une “version archéologique” qui ne prend pas en compte le temps de présence des civilisations extraterrestres», explique le site LiveScience. Les chercheurs ont aussi incorporé les observations du télescope de la Nasa Kepler et d’autres instruments qui indiquent que 20% des planètes pourraient héberger de l’eau, et donc de la vie.

Remise en perspective

«La probabilité pour que l’humanité soit la première espèce technologiquement avancée que le cosmos n’ait jamais connue devrait être de 1/1022», écrit LiveScience, qui relaie l’étude. En clair, la probabilité pour que l’Homme soit la première espèce intelligente et développée est infime, ce qui laisse la porte ouverte à des hypothèses fascinantes. «Pour moi, explique Adam Frank, auteur principal de l’étude, cela implique que des espèces intelligentes et technologiquement avancées ont évolué avant nous.» Son équipe et lui en ont déduit que ce qui est arrivé sur Terre avec l’Homme a pu arriver ailleurs environ dix milliards de fois durant l’histoire cosmique.

Mais cela ne veut évidemment pas dire que des milliards d’extraterrestres ne demandent qu’à être découverts. «L’univers est vieux de plus de 13 milliards d’années, explique Woodruff Sullivan, autre auteur de l’étude. Cela veut dire que s’il y a eu 1.000 civilisations dans notre propre galaxie, et qu’elles ont vécu aussi longtemps que nous, alors elles sont probablement toutes éteintes. Et les autres n’évolueront pas d’ici notre propre disparition. Pour avoir une chance de trouver une autre civilisation technologique active et contemporaine, il faut qu’elle survive bien plus longtemps que notre propre durée de vie actuelle.»

Cette nouvelle recherche relève de l’hypothèse, mais elle a un grand avantage: elle permet de replacer l’Homme dans une histoire qui le dépasse et dans laquelle il n’est que de passage.

 

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Pendant ce temps, la Grèce imprime tranquillement des milliards d’euros : Que valent les billets grecs (Y) ?

Au moment où la planche à billet grecque tourne à plein régime, la question devient vraiment très pertinente, et tout le monde commence à se la poser : est ce que les billet grecs, qui commencent par un Y, valent la même chose que les billets allemands (X) par exemple ?? Les billets Y vaudront-ils encore la même chose en cas de Grexit ?

Comme l’explique le Pr FEKETE , juridiquement, non . Un billet euro dépend fondamentalement du pays qui l’a émis, et la raison est simple (outre juridique) : il n’y a pas de mutualisation de la dette (ni des économies) au niveau Européen, et donc pas le même marché obligataire, et les disparités économiques entre les pays membres sont énormes .

Je dirais même que le QE européen a signé la fin de l’union monétaire, car outre la planche à billet de 60 milliards /mois , seulement 20 % des risques sont supportés par la BCE, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’harmonisation monétaire entre les pays, ce qui est quelque part une reconnaissance que la zone Euro ne fonctionne pas . 

La décision de limiter le mécanisme de solidarité devant les risques à 20% des achats signifie que, pour 80% de ces mêmes achats de titres, le risque devra être porté par la Banque Centrale du pays considéré. Or, le principe de mutualisation est à la base du fonctionnement de la zone Euro. Donc avec cette décision on a régressé vers la situation de 1999, c’est à dire au moment de la mise en place de la zone Euro, en matière de mutualisation .

Autrement dit l’Euro ne reflète ni l’Europe comme une entité monétaire ni la réalité économique des nations, et fondamentalement, un billet imprimé à Athènes ne vaut pas un euro imprimé à Vienne, puisque la monnaie est censée être le reflet de l’économie, et que la structure de l’économie, le montant de la dette de chaque pays européen, et plusieurs autres facteurs, sont différents d’un pays à l’autre .

L’euro à la même valeur dans chaque pays car c’est un concensus politique, mais si c’étaient les marchés qui s’en chargeaient, la valeur d’un euro Allemand ne serait absolument pas la même que un euro Grec, à cause des profondes divergences économiques structurelles (c’est pourquoi un euro fort peut être un avantage ou un inconvénient, selon la structure économique du pays)

La dévaluation récente de l’Euro n’a pas eu le même effet à ce que je sache, selon que vous soyez en Allemagne (économie basée sur l’exportation) ou au portugal.

Cette action de la BCE (le QE , ou planche à billet) a ouvert la porte à une renationalisation de la politique monétaire par les pays membres de la zone Euro, car il deviendra de plus en plus difficile aux politiciens de la Zone Euro de prétendre que nous nous trouvons dans un système fédéral, alors que la politique monétaire redevient désormais nationale. 

Revenons donc à la question des billet Y , les choses sont devenues intéressantes quand Zero Hedge a rapporté le témoignage suivant : 

Alors que les prévisions de la Grèce étant vouée à sortir de l’euro atteignent un paroxysme , il y a beaucoup de spéculation sauvage – et en en faisant le tour on s’aperçoit que les vacanciers devraient être inquiet de détenir des billets en euros grecs.

Le cabinet de Voyage DialaFlight a même créé un blog , rapidement retiré, rendant certaines revendications assez audacieuses, quant à savoir si les billets en euros grecs prouveraient quelque chose si la nation troublée sortait de la monnaie unique.

Il se demandait : « Est-ce que les autres membres de la zone euro les accepteraient ? Quiconque  détenant des Euros grecs, ces derniers peuvent devenir sans valeur.  » 

Bonne question  n’est ce pas ??!

 « Est-ce que les autres membres de la zone euro les accepteraient ?  « Est-ce que les billets grecs peuvent devenir sans valeur ? 

Hé bien d’après FEKETE (et ce que je viens de rappeler) , si la Grèce sortait de la zone euro,  il est fort possible  que les billets Y ne valent plus du tout la même chose que ce qu’ils valent de nos jours . Car fondamentalement, un billet Y ne vaut d’ores et déjà pas la même chose qu’un billet X .

C’est pourquoi de plus en plus de personnes se posent la question .

La situation a pris une tournure innatendue quand une journaliste du Figaro m’a posé la question, à peu pres en ces termes : 

« Bonjour,

Journaliste au figaro.Fr, j’écris un article sur la peur que les billets en euros grecs (dont le numéro de série commence par la lettre Y) ne soient plus acceptés ailleurs dans la zone euro. Je recherche des témoignages de personnes qui prendraient au sérieux ce risque et s’assureraient en effet d’ « écouler » ou du moins ne pas garder voire ne pas accepter des coupures dont le numéro de série commence par un Y. Savez-vous vers qui je peux me tourner ? »

(justement, pour lui donner un coup de pouce , n’hésitez pas à laisser vos témoignages, mail dans le menu)

C’est à dire que même au Figaro, on se pose sérieusement la question … et qu’on essaye un peu de « jauger » le phénomène, et c’est justifié !

Cette question de cette journaliste, que je présente comme un témoignage, montre bien que beaucoup de monde se demande la même chose, et vraiment partout …

Cette affaire est presque devenu ubuesque quand, dans un article de  ZH, on apprenait que « Pendant ce temps, la Grèce imprime tranquillement des milliards d’euro » (Y) , dépassant les quotas autorisés, pour pouvoir survivre : 

Plus tôt ce jour, nous avons montré pourquoi les derniers jours de la Grèce sont comptés. Les 2,9 milliards d’euros combinés de capitalisation ELA, « généreusement » accordés la semaine dernière par la BCE à un secteur bancaire grec en pleine agitation, semblent avoir été à peine assez pour empêcher « une fin bien différente » (pour citer Kathimerini) aux distributeurs automatiques de billet vendredi dernier.

Mais  il y a un élément peut-être plus important encore à une échelle macroscopique, c’est que la Grèce a peut-être déjà dépassé la limite supérieure de sa base d’emprunt. JP Morgan a établi les garanties éligibles des banques grecques à 121 milliards d’euros (38 milliards en obligations EFSF, 8 milliards en titres d’état et 75 milliards de « créances privées »). Avec l’augmentation ELA de vendredi, le total des emprunts du pays (OMO plus ELA) se chiffre à environ 125 milliards d’euros. Pourquoi la BCE permettrait-elle cela ? Parce qu’elle sait que la brèche sera rapidement renflouée ou inversée dès lundi, ou alors un accord sera trouvé.

Donc, c’est littéralement l’heure du « quitte ou double », car si JPM a vu juste et que les garanties éligibles étaient soit épuisées il y a deux semaines soit, dans le meilleur des cas, juste à la limite, les contrôles de capitaux vont devoir être mis en place dès mardi suite à quoi les distributeurs automatiques de billet s’arrêteront officiellement de distribuer des euros fraichement imprimés ce qui, accessoirement, soulève un point très important. Comme Barclays le fait remarquer, pendant la même période où les banques grecques ont perdu près de 30 milliards d’euros de dépôts, les billets de banque en circulation ont bondi de quelques 13 milliards d’euros. En bref, parce que les grecs sont de plus en plus enclins à cacher des euros sous leur matelas, une grande proportion de la fuite des dépôts est venue sous la forme de retraits physiques de devises. Ce qui signifie que la Banque de Grèce est obligée de (littéralement) imprimer des milliards d’euros en billets physiques :

Une grande partie des retraits de dépôts s’est faites sous la forme de billets de banque, dont l’usage a augmenté de manière significative depuis la fin de l’année dernière (+44%). Dans les faits, sur des sorties de dépôt de 29 milliards d’euros (depuis la fin novembre 2014 jusqu’à la fin avril 2015), le montant des billets en circulation en Grèce a augmenté de 13 milliards d’euros.

Mais la monnaie papier imprimée au delà des quotas BCN (fixés par la BCE) représente une dette attribuée à l’Eurosystème et doit donc être ajoutée à la balance négative TARGET2 de la Grèce pour déterminer l’exposition totale de l’UEM envers elle :

Le montant des billets de banque au delà du quota de la Grèce (environ 27 milliards d’euros) représente une dette de la Banque Centrale de Grèce envers l’Eurosystème en plus des dettes nettes liées aux transactions avec les autres Banques Centrales de l’Eurosystème (dettes Target 2). A la fin du mois d’avril, les dettes nettes liées aux allocations de billets de banque en euros étaient de 16,2 milliards et la balance Target 2 négative d’environ 99 milliards. Par conséquent, l’exposition totale de l’Eurosystème par rapport à la Grèce était d’environ 115 milliards d’euros. Cela correspond à la somme des emprunts en liquidité de l’Eurosystème (OMO + ELA), comme le montre la figure 4. En considérant l’augmentation du plafond ELA comme une indication des sorties de dépôt / utilisation de billets de banque ainsi que l’augmentation du financement de l’Eurosystème, une telle exposition peut, d’après nos calculs, avoir augmenté à l’heure actuelle à 125 milliards d’euros.

Bien sûr, étant donné le crédit massif de l’Allemagne à la BCE, une dette envers l’Eurosystème est, en tout état de cause, une dette envers l’Allemagne :

Nous pouvons donc ajouter l’impression discrète de 13 milliards d’euros en billets de banque à la longue liste de raisons qui ont fait perdre toute patience envers Athènes au Ministre des Finances allemand Wolfgang Schaeuble, à un nombre croissant de parlementaires allemands, et, de plus en plus, au peuple allemand.

Quant à tous les Athéniens qui ont récemment puisé dans les distributeurs automatiques, vérifiez vos euros. Si le numéro de série commence par un « Y », cela signifie qu’il a été imprimé par la Banque de Grèce et que vous devriez probablement vous y accrocher car vous pourriez très bientôt être en mesure de le revendre à un musée avec une prime.

Alors jamais la question n’a été aussi pertinente : que valent ces milliards d’Euros de billet Y qu’est en train d’imprimer la grece, que vaudront -ils ?

Le problème a encore pris une autre envergure aujourd’hui, comme le rapporte ZH :

« Plus tôt aujourd’hui, la BCE a confirmé que l’ensemble de l’ELA d’urgence du vendredi avait déjà été utilisée, et avec le précédemment noté 1 milliard € de retraits de dépôts grecs avant ce lundi (et selon des rapports non confirmés 1,7 milliard € déjà retiré aujourd’hui) la BCE a été forcée de repartir en randonnée avec l’ELA une fois de plus cette fois pour ce qui est encore une somme inconnue. Cependant, cette fois le coup de pouce ELA est venu avec un ultimatum explicite, lorsque Nowotny de la BCE a déclaré que la dernier round de financement était juste assez pour que les banques grecques tiennent la journée.

Que fera la BCE quand les banques grecques réclameront un autre 1 ou 2 milliards aujourd’hui, pour palier au bank run et à la fuite des capitaux ?

Hé bien, la question a été déplacée pour encore 24 heures, et la preuve vient de la courtoisie d’un lecteur à la Place du restaurant de Arnie à Nidri en Grèce, où il ya quelques instants la machine ATM a été généreusement remplie comme on le voit sur ​​les photos ci-dessous.

Alors, d’où est ce que vient l’argent ? Rappelons que également ce week-end, nous avons montré quelque chose de troublant, à savoir que la fuite des dépôts au cours des derniers mois, correspond à impression  » d’argent » par les banques grecques , et Barclays a calculé que les billets en euros en circulation ont bondi de 13 milliards € sur la même période, affirme ZH .

Autrement dit, la Grèce imprime ce dont elle a besoin, et dernièrement elle a imprimé autant d’argent qu’il en est « sorti » à cause du bank run . Pas mal n’est ce pas !

C’est là que revient sur la table la questions des billets Y :

Le  « remplissage » dess ATM d’aujourd’hui vient il de billets de banque dont le numéro de série commence par la lettre Y pour la Grèce (ou peut-être X pour l’Allemagne) ? se demande Zero Hedge  

La réponse est surprenante : NON . Au lieu de cela, comme le montre la photo suivante d’un retrait de € 50 , la généreuse source du dernier (si non définitif) réapprovisionnement des guichets était un V … c’est à dire l’Espagne.

Donc, pour conclure, tout ça nous montre que la question de savoir ce que valent les billets Grecs, et de ce qu’ils vaudront en cas de sortie de la Grèce de la zone euro est une question, que chacun devrait sérieusement se poser, et qui se pose déjà sérieusement .

 
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Publié par le 22 juin 2015 dans économie, général, Insolite, International

 

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Les « super-Terres » pourraient abriter des océans durant des milliards d’années

océans super-terres
Crédits : David A. Aguilar (CfA)

Combien de temps les super-Terres, ces planètes dont la masse est comprise entre une et 10 fois la masse terrestre, sont-elles capables de maintenir des océans à leur surface ? Jusqu’à 10 milliards d’années, selon une nouvelle étude menée par des astronomes américains.

Pour apparaître, la vie telle que nous la connaissons a besoin de présence d’eau. Ainsi, sur la Terre, on sait que les océans y existent depuis plusieurs milliards d’années. Par conséquent, il est légitime de penser que les planètes autres que la nôtre susceptibles d’abriter la vie ont elles aussi besoin d’eau, par exemple sous la forme d’océans, existant depuis plusieurs milliards d’années également.

Mais de tels océans sont-ils capables d’y exister sur une durée aussi longue, notamment sur les planètes de type « super Terres » (une super-Terre est un corps dont la masse est comprise entre une et dix fois la masse terrestre), comme cela est le cas sur notre planète ? Une nouvelle étude suggère que tel pourrait bien être le cas : selon ces travaux, une fois apparus sur ses super-Terres, les océans seraient capables d’y rester durant des milliards d’années.

Pour affirmer cela, Laura Schaefer (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, États-Unis) et ses collègues ont réalisé des simulations informatiques afin de voir si les super-Terres seraient capables de maintenir l’eau existant à leur surface, comme c’est le cas sur la Terre avec le volcanisme. Un mécanisme qui permet à l’eau située dans le manteau terrestre de remonter périodiquement à la surface, entretenant ainsi le stock d’eau des océans.

Résultat : les auteurs de cette nouvelle étude sont parvenus à la conclusion que les planètes dont la masse est de deux à cinq fois supérieure à celle de la Terre sont parfaitement capables de faire apparaître et d’entretenir des océans à leur surface, et ce durant une période de temps pouvant aller jusqu’à 10 milliards d’années. Plus encore, toujours selon ces chercheurs, ces planètes bénéficieraient d’une probabilité pour qu’un tel phénomène se produise en leur sein supérieure à la Terre !

Et Laura Schaefer d’en conclure : « Ces travaux suggèrent que si vous voulez rechercher de la vie ailleurs que sur la Terre, vous devriez regarder du côté des super-Terres », indique-t-elle dans un communiqué publié par le Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics.

Ces travaux ont été présentés le 5 janvier 2015 lors d’une conférence organisée par la Société Américaine d’Astronomie.

http://www.journaldelascience.fr/espace/articles/super-terres-pourraient-abriter-oceans-durant-milliards-dannees-4415

 

 
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Publié par le 9 janvier 2015 dans Espace, général, Sciences

 

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« Pour Angela Merkel, la Grèce peut sortir de l’euro. L’euro n’est donc plus irréversible ! » – Bank run : les épargnants grecs retirent des milliards des banques !!

grèce pouce vers le bas
Et on retrouve Charles Sannat, rentré de vacances , pour cette question économique clef du moment .

les épargnants grecs retirent des milliards des banques !! selon Der Spiegel :

Merci à notre camarade Julien qui m’a transmis cet article en provenance d’Allemagne. Cela ne fait pas encore la « une » en France mais si le mouvement se poursuit, et avec les dernières déclarations de la chancelière allemande cela devrait être le cas la semaine prochaine, c’est toute la population grecque qui va se précipiter aux distributeurs pour retirer des euros… que les Grecs préféreront détenir plutôt que la future éventuelle monnaie grecque.

En effet, les Grecs ont retiré plus de 2,5 milliards d’euros en quelques jours, ce qui est considérable.

Encore une fois, en cas de crise monétaire, comme ce fut le cas avec le rouble russe, l’une des meilleures protections reste l’or. Hélas, les gens pensent avant tout « billets » et pas « or », ils pensent papier et pas métal, ce qui est le résultat d’années de manipulation et de lobotomisation des peuples autour des métaux précieux.

D’un autre côté, créer les conditions d’une nouvelle panique bancaire en Grèce à quelques semaines des élections pourrait aussi être une manœuvre désespérée des europathes pour inciter les peuples grecs à voter comme il faut (pour plus d’Europe et plus d’austérité).

source

Z .

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

C’est avec un immense plaisir que je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle année qui démarre sur les chapeaux de roues avec l’Allemagne qui envisage tout simplement officiellement pour la première fois de laisser sortir la Grèce de la zone euro… C’est une sacrée nouvelle et nous y reviendrons longuement dans ce premier édito de l’année.Avant toute chose, je souhaitais, à tous, vous présenter mes meilleurs vœux de bonheur et de santé, le reste n’étant que de l’intendance qui suivra plus ou moins bien. L’essentiel est bien le bonheur alors ce n’est que cela que je vous souhaiterai pour 2015. Soyez heureux.

2015 s’annonce une année complexe !

J’ai eu quelques messages raillant le fait qu’il n’y avait pas eu d’attaque de Noël de la part des marchés. Certes, et alors ? Pour celles et ceux qui n’auraient pas compris ou qui ne veulent pas comprendre, parler d’un risque, évoquer des rumeurs sérieuses et crédibles ne veut pas dire par définition que cela devient une certitude. Nous n’avons pas de certitudes sur tous les sujets.

Alors bien sûr, il n’y a pas eu d’attaque et nous devons nous en réjouir. Certes Mario Draghi a déclaré qu’il irait jusqu’au bout de son mandat mais uniquement parce que la rumeur enflait tellement qu’il a été obligé d’intervenir publiquement pour la démentir, ce qui prouve bien que dans notre monde ultramédiatisé il n’y a pas de fumée sans feu.

Nous sommes au tout début de 2015, nous entamons la 8e année après la crise dite des « subprimes », et que s’est-il passé depuis ? Le constat est implacable.

La croissance économique est au mieux anémique. Les mécanismes européens sont une vaste fumisterie tant il s’agit soit d’artifices de communication (l’Union bancaire par exemple), soit d’une grande plaisanterie économique où des pays surendettés s’endettent encore plus avec de l’argent qu’ils n’ont pas pour prêter le tout à des pays carrément en faillite comme la Grèce qui jamais ne pourront rembourser. Les dettes d’États justement s’envolent… Jamais nous n’avons cumulé des déficits aussi importants et des dettes aussi monstrueuses.

L’Allemagne n’acceptera pas la monétisation de la part de la BCE…

Cela fait donc huit ans que l’Allemagne, la première économie de la zone euro, a réussi à ne pas engager son économie pour renflouer les autres pays européens. Certes l’Allemagne a consenti quelques efforts et quelques dépenses mais somme toute particulièrement limités par rapport à ce qu’elle aurait pu faire. Pour le moment, l’Allemagne n’a pris aucun risque et prône une vertu monétaire sans faille que la baisse du bilan de la BCE matérialise sans conteste.

En zone euro, sous la pression allemande, la masse monétaire baisse et cela leur convient très bien. La rigueur. Rien de plus, rien de moins.

Tout le monde veut croire qu’au pied du mur l’Allemagne dira à Mario Draghi : « Vas-y Mario, fais péter les billets… » C’est ce que veulent croire nos hommes politiques en France (si l’Allemagne cède au dernier moment, Hollande n’aura pas à faire une rigueur et une austérité trop forte), c’est ce que veulent croire nos journalistes et nos médias, et c’est évidemment ce que veulent croire les marchés véritablement drogués à l’argent gratuit des « quantitative easing ».

Vouloir le croire ne veut pas dire que cela va se produire. Je peux évidemment me tromper et cela ne me pose aucun problème. Je ne vous donne pas LA vérité, je partage avec vous des raisonnements. Certains seront bons et justes, d’autres erronés. Dans tous les cas, votre responsabilité personnelle et votre libre-arbitre vous permettront de vous forger votre propre conviction.

Mon analyse consiste à dire que rien ne garantit plus de voir l’Allemagne céder au dernier moment que de la voir ne rien céder du tout au sujet de la mutualisation des dettes et de la création monétaire. Partir du principe que l’Allemagne, qui refuse avec une constance exemplaire depuis maintenant presque 8 ans de se lancer dans une telle politique monétaire débridée, le fera au bout de la 9 année… me semble intellectuellement un peu léger et je ne prendrai pas le pari là-dessus pour engager mon patrimoine sur cette hypothèse. Au contraire. Je préfère partir de l’hypothèse inverse et si mon patrimoine peut résister justement à un refus de l’Allemagne de la fuite en avant monétaire, alors il devrait survivre au fait que l’Allemagne cède plus ou moins partiellement au « dernier moment » et « au pied du mur ».

L’Allemagne refuse tout bluff ou chantage grec. La Grèce peut donc sortir de l’euro…

«Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie (de la Grèce) de la zone euro, si le chef de l’opposition Alexis Tsipras (Gauche radicale Syriza) dirige le gouvernement après les élections (législatives), abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays », affirme le site Web de l’hebdomadaire, en s’appuyant sur « des sources proches du gouvernement allemand »…

Voilà ce que l’on a appris ce week-end et c’est en revanche, depuis le début de la crise en 2007, une immense première. Pour la première fois, la chancelière allemande explique et fait passer le message que la Grèce peut sortir de l’euro, que cela ne représente plus du tout un risque systémique pour la zone euro et que si elle souhaite rester dans l’euro, la Grèce devra boire le calice de l’austérité jusqu’à la lie.

En effet, « Wolfgang Schäuble avait jugé que la Grèce était tenue de continuer sur la voie des réformes déjà engagées, «sans aucune alternative», quel que soit le résultat du futur scrutin ».

Les choses sont donc très clairement dites par les Allemands. Ils ne négocient rien, n’acceptent rien depuis 8 ans et ne veulent pas plus rembourser les dettes des autres aujourd’hui qu’hier… Alors pourquoi accepteraient-ils désormais l’inverse ? Pour le moment, ils disent aux Grecs « souffrez ou sortez, on s’en fout mais on paiera pas un euro de plus pour vous »… Et vous savez quoi ? Ils diront exactement la même chose à la France ou à l’Italie qui, de surcroît, montrent leur incapacité à se réformer et à tenir leurs dépenses publiques. L’Allemagne n’a aucune bonne raison de faire confiance à la France et à l’administration Hollande.

J’ai toujours dit que la Grèce devait sortir de l’euro et qu’elle finirait par en sortir.

Et c’est évidemment ce que je souhaite à nos amis Grecs pour cette année 2015. Ho, la sortie de l’euro de la Grèce ne sera pas un remède miracle, mais… cela leur permettra, en récupérant leur souveraineté monétaire, de retrouver des marges de manœuvre.

Cela va créer également un précédent politique majeur, en montrant à tous les autres pays en difficulté (dont la France) que sortir de l’euro est possible et réalisable.

Finalement, je peux vous dire que tout cela n’est qu’une question de temps. La Grèce devait sortir de l’euro il y a 7 ans. Nous avons fait souffrir tout un peuple pour rien pendant 7 ans mais la réalité a la peau dure et les faits finissent par s’imposer à tous. Néanmoins, que de temps perdu pour rien et de souffrances inutiles…

Finalement, je peux vous dire que si les dettes française et italienne n’ont pas été attaquées à Noël, elles le seront un jour ou l’autre tant notre situation financière devient chaque jour un peu plus dramatique et tant notre pays s’approche un peu plus de l’insolvabilité. C’est une évidence. Je ne connais pas le moment, mais là encore notre niveau de dettes et notre incapacité à l’endiguer finiront par nous poser de graves problèmes surtout si l’euro, avec la sortie de la Grèce, n’est plus « irréversible ».

Finalement, je peux vous dire que la vérité et la réalité sont un mur et que l’on finit toujours par le percuter. Seule l’interrogation du moment perdure.

L’année 2015 verra probablement le retour sur le devant de la scène du risque d’explosion de la zone euro et c’est une bonne nouvelle car, depuis 8 ans encore une fois, nous n’avons rien fait, nous avons juste gagné du temps. 2015 sera l’année des actes, plus celle des paroles, et cela risque de s’avérer particulièrement difficile. En démarrant l’année avec un nouvel épisode grec, nous devons comprendre que désormais, l’euro… n’est plus irréversible.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

Source 20 Minutes ici – http://www.lecontrarien.com/

 
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Publié par le 5 janvier 2015 dans économie, général

 

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Des milliards pour les banquiers et la dette pour le peuple

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 Si le peuple américain autorise un jour des banques privées à contrôler sa monnaie, d’abord par l’inflation et ensuite par la déflation, les banques et les sociétés qui grandiront autour d’elles (et également autour des banques), vont détrousser le peuple au point que ses enfants se réveilleront un jour sans même un toit au-dessus de leur tête, sur ce continent que leurs ancêtres avaient conquis ».

 

Thomas Jefferson

 

 

Les américains, qui vivent dans ce qui est appelé la plus riche nation au monde, ont toujours l’impression de ne pas avoir assez d’argent. Les femmes mariées travaillent dans une proportion sans précédent, les maris espèrent pouvoir faire des heures supplémentaires pour gagner plus ou bien prennent des emplois à temps partiel le soir ou le week-end, les dettes des ménages grimpent toujours plus haut et les psychologues disent qu’une des causes les plus importantes des querelles familiales et des ruptures sont les « disputes d’argent ». Notre système actuel de « monnaie-dette » peut expliquer une bonne part de ce phénomène. Trop peu d’américains réalisent pourquoi les pères fondateurs [de la République] ont porté à l’article I de la constitution américaine : Le Congrès aura le pouvoir de battre monnaie et de réguler la valeur de celle-ci.

 

 

Ils ont fait ceci, comme nous allons le voir, dans le fervent espoir de prévenir qu’un « amour de l’argent » ne détruise la République qu’ils avaient fondée. Nous allons montrer comment  une subversion de l’article I nous a livré les horreurs dont Jefferson nous avait avertis.

 


LA MONNAIE EST LA SEULE « CREATION » HUMAINE

 

 

Les économistes utilisent le terme « créer » quand ils parlent du processus par lequel on donne naissance à la monnaie. En fait, création signifie produire quelque chose qui n’existait pas auparavant. Les menuisiers font des planches en utilisant des arbres, les charpentiers font des maisons en utilisant des planches et les usines produisent des automobiles en utilisant du métal, du verre et d’autres matériaux. Dans tout ce qu’ils font, ils ne « créent » rien, ils ont simplement transformé des matériaux préexistants en quelque chose de plus pratique et donc de valeur plus élevée. Il n’en va pas de même pour la monnaie. Dans ce cas, et dans ce cas seulement, l’homme « crée » effectivement quelque chose à partir de rien. Un bout de papier de peu de valeur est imprimé afin qu’il possède la valeur d’une planche de bois. Imprimé avec des chiffres différents, il peut permettre d’acheter une automobile ou bien même une maison. Sa valeur a bien été créée, au sens propre du mot.

 


UNE CREATION MONETAIRE PROFITABLE

 

 

Comme nous l’avons vu précédemment, produire de la monnaie est très bon marché, et quiconque crée de la monnaie dans une nation peut amasser un profit astronomique. Les maçons travaillent dur pour faire un profit de 5% au-dessus des coûts de fabrication d’une maison.

 

Les producteurs de voitures vendent leurs automobiles 1 à 2% au-dessus de leur prix de revient et c’est considéré être une bonne affaire. Mais les « producteurs de monnaie » n’ont pas de limites à leurs profits, car il ne leur en coûte que quelques cents pour produire un billet de 1 dollar ou de 10.000 dollars.

 

 

 

Ce profit constitue une partie de notre article, mais considérons une autre caractéristique unique de la chose en question –la monnaie-,  l’amour qui lui est porté, « racine de tous les maux ».

 

 

NECESSITE D’UNE OFFRE DE MONNAIE ADEQUATE

 

 

Une offre de monnaie adéquate est indispensable à une société civilisée. On pourrait se passer de nombreuses autres choses mais sans monnaie, l’industrie s‘arrêterait, les fermes ne seraient plus que les unités auto-suffisantes, les surplus alimentaires disparaîtraient, les travaux exigeant plus d’une personne ou d’une famille ne seraient plus réalisés, le transport et les grands mouvements de marchandises cesseraient, les gens affamés pilleraient et tueraient pour rester en vie, et tous les gouvernements excepté les familles et les tribus cesseraient de fonctionner.

 

 

Une exagération, vous dîtes? Pas du tout. La monnaie est le sang de notre société, le moyen de tous les échanges excepté le simple troc. C’est la mesure et l’instrument grâce auquel un produit est vendu et un autre acheté. Ôtez la monnaie, ou même diminuez l’offre en dessous de ce qui est nécessaire au fonctionnement actuel du commerce et les résultats sont catastrophiques. Il suffit de regarder la Grande Dépression en Amérique au début des années trente.

 


LA DEPRESSION DES BANQUIERS DES ANNEES 30

 

 

En 1930, l’Amérique ne manquait pas de capacités industrielles, de terres fertiles, d’ouvriers qualifiés et désireux de travailler ou bien de fermes familiales industrieuses. Elle avait un système de transport important et très efficace composé de voies ferrées, de réseaux routiers, de canaux fluviaux et côtiers. Les communications entre les régions et les localités étaient les meilleures du monde, et utilisaient le téléphone, le  télex, la radio et un système efficace de transport du courrier opéré par le gouvernement. Aucune guerre n’avait ravagé les villes ou les campagnes, aucune épidémie affaibli la population et aucune famine ne s’était abattue sur le pays. Il ne manquait aux Etats-Unis qu’une seule chose : une offre de monnaie adéquate pour soutenir le commerce et les échanges. Au début des années trente, les Banquiers, la seule source de monnaie nouvelle et de crédit, refusaient délibérément des crédits aux industries, aux commerces et aux fermes.

 

 

Cependant, les remboursements des crédits existants étaient exigés et rapidement, la monnaie disparut de la circulation. Des biens étaient disponibles à l’achat, des travaux attendaient d’être réalisés mais le manque d’argent amena la nation à s’arrêter.

 

 

Par cette simple manœuvre, l’Amérique fut mise en “dépression” et les banquiers cupides prirent possessions de centaines de milliers de fermes, de maisons, et d’entreprises. On disait aux gens : « les temps sont durs » et « la monnaie est rare ». Ne comprenant pas le système, ils étaient cruellement dépossédés de leurs revenus, de leur épargne et de leur propriété.

 

DE L’ARGENT POUR LA PAIX? NON ! DE L’ARGENT POUR LA GUERRE ? OUI !

La seconde guerre mondiale mit fin à cette “dépression”. Les mêmes banquiers qui au début des années trente n’octroyaient pas de crédits pour les maisons paisibles, de la nourriture et des vêtements, eurent soudainement des milliards à prêter pour des casernes, des rations de soldats et des uniformes. Une nation qui, en 1934 ne pouvait pas produire de la nourriture pour la vendre, put tout d’un coup produire des bombes à envoyer gratuitement sur l’Allemagne et le Japon ! (Davantage de détails concernant cette énigme plus loin).

 

 

Grâce à cette augmentation soudaine de la masse monétaire, des gens furent employés, des fermes vendirent leurs légumes, les usines passèrent à deux équipes, les mines ré-ouvrirent et la « Grande Dépression » fut terminée ! Quelques politiciens furent blâmés et d’autres furent félicités pour avoir réussi à y mettre un terme. La vérité est que le manque d’argent (causé par les banquiers) causa la dépression et une offre adéquate de monnaie y mis fin. On ne dit jamais aux gens cette simple vérité. Dans cet article, nous allons tenter de montrer que ces mêmes banquiers, qui contrôlent notre monnaie et le crédit, ont usé de leur pouvoir pour piller l’Amérique et nous réduire en esclavage.

 

 

POUVOIR DE BATTRE ET REGLEMENTER LA MONNAIE 

 

 

Lorsque nous voyons les résultats désastreux d’une pénurie artificielle de monnaie, nous pouvons mieux comprendre pourquoi nos Pères Fondateurs insistèrent sur le fait de ne placer le pouvoir de « créer » de la monnaie et de la contrôler  qu’entre les mains du Congrès Fédéral. Ils pensaient de plus que TOUS les citoyens profiteraient d’une monnaie adéquate et stable et que donc, les gouvernements nationaux devaient être, de par la loi, les UNIQUES contrôleurs de la valeur de la monnaie.

 

Comme le Congrès Fédéral était le seul corps législatif soumis au suffrage de tous les citoyens par les urnes, il était aussi, dans leur esprit, le seul endroit possible dans lequel déposer autant de profits et de pouvoir avec sécurité. Ils écrivirent la phrase simple mais résumant tout : « Le Congrès aura pouvoir de battre monnaie et d’en réguler sa valeur ».

 lire la suite :  http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-des-milliards-pour-les-banquiers-et-la-dette-pour-le-peuple.aspx?article=2214667138G10020&redirect=false&contributor=R%C3%A9flexion+du+jour

 
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Publié par le 23 janvier 2014 dans économie

 

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Plus de 1000 planètes recensées, des milliards à découvrir

Pensez vous vraiment que nous sommes seuls dans l’univers : quelle prétention ! revue de presse 2013 Z@laresistance

Cette classification des exoplanètes, mise en avant par le laboratoire d’habitabilité planétaire (PHL) d’Arecibo (université de Porto Rico, États-Unis), reste néanmoins un peu factice. «Dans la pratique, il n’existe pas de distinction claire entre ces catégories», souligne Jean Schneider. «Nous avons affaire à un véritable continuum allant de petits cailloux comme Mercure aux naines brunes (sortes d’étoiles avortées, NDLR).»

La définition même de «planète» reste floue. Jean Schneider s’est fixé une limite supérieure de 25 masses de Jupiter (ou masses joviennes) «parce que c’est un chiffre rond». La Nasa utilise dans son propre catalogue le chiffre 24, sans raison apparente.

«Notre définition de travail est plus restrictive: 13 masses joviennes», souligne Alain Lecavelier des Étangs, directeur de recherche au CNRS et président de la commission «exo­planètes» à l’Union astronomique internationale (IAU). «Cela représente la masse minimale pour que des atomes de deutérium (hydrogène lourd, NDLR) puissent fusionner au cœur de l’astre. Mais il n’est pas sûr que cette limite soit la plus pertinente pour distinguer une étoile d’une planète.» L’IAU hésite donc à faire bouger son curseur lors de sa prochaine assemblée générale, en 2015. Comme les géologues, les astronomes sont des gens prudents.

«Ce qui est fondamental, c’est que nous commençons à toucher du doigt l’extrême diversité de ces objets», souligne Alain Lecavelier des Étangs. Des planètes tournant autour d’étoiles doubles ou de pulsars, de petites rocheuses faisant le tour de leur étoile en quelques heures seulement, des géantes gazeuses de toutes tailles, de densités très variables, aux orbites parfois très excentriques ou inversées, des planètes qui s’évaporent, le tout réuni dans des systèmes aux architectures très variées, de compacités très différentes, les astronomes en ont vu de toutes les couleurs. Ils ont même détecté une dizaine de planètes sans étoile (hors catalogue pour le moment). «Cela nous a véritablement ouvert une nouvelle fenêtre sur l’Univers», se réjouit Tristan Guillot, planétologue à l’Observatoire de la Côte d’Azur.

Et les astronomes ne sont pas au bout de leurs surprises. Les deux principales méthodes de détection, dite «de transit» (satellites CoRoT ou Kepler, instruments au sol tel que SuperWasp, HatNet) et «de la vitesse radiale» (instrument Harps) ont en effet induit un biais de détection. La première méthode permet de détecter la légère baisse de luminosité d’une étoile quand une planète lui passe devant (sorte de miniéclipse) alors que la deuxième consiste à repérer les mouvements d’une étoile liés à la présence d’une planète qui lui tourne autour. Le transit permet de déterminer le rayon d’une planète, la vitesse radiale sa masse.

Quelle que soit la méthode, ce sont donc les planètes les plus grosses et les plus proches de leur étoile qui sont les plus faciles à déceler. D’où cette surabondance apparente de Jupiters chaudes et la difficulté à trouver des Terres potentiellement habitables.

Les recherches menées par le satellite Kepler, qui a fourni près de 3000 candidates au titre d’exoplanète avant de tomber en panne cet été, laissent pourtant penser que les Terres sont en fait bien plus nombreuses. «Il est assez raisonnable de penser que 50 % des étoiles en abritent au moins une, contre 10 % pour les géantes gazeuses», estime Tristan Guillot.

Au moins une étoile sur deux dans la Galaxie aurait une planète rocheuse en orbite

Des années seront nécessaires pour éplucher toutes les données collectées à ce jour et confirmer cette intuition. Le télescope spatial européen Gaia, lancé à la fin de l’année, promet par ailleurs de détecter 10.000 nouvelles exoplanètes, notamment les gazeuses situées loin de leur étoile.

Les astronomes rêvent déjà de découvrir des lunes extrasolaires. «On pensait en trouver avec Kepler, mais cela n’a pas été le cas», regrette Jean Schneider. Ce «déficit en exolunes» dans la moisson actuelle étonne moins Tristan Guillot. «Les planètes proches de leur étoile ont peu de chances d’avoir des satellites naturels. Soit ils sont éjectés, soit ils tombent sur l’étoile. Et pour les planètes plus lointaines, les instruments actuels manquent peut-être encore un peu de précision.»

Quant à déceler une première planète extragalactique, il faudra probablement attendre de nouvelles générations d’instruments. Leur existence ne fait pourtant déjà aucun doute.

 
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Publié par le 31 octobre 2013 dans général

 

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