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Goldman Sachs voit l’or « surperformer », sur fond de crainte de correction des marchés

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Hé bien il serait temps que l’or se réveille ! Ce n’est pas possible il va bien décoller un jour !! Toutefois le métal jaune continue tout de même sa marche haussière si on prend un peu de hauteur . Des niveaux de résistance importants ont été franchis ces derniers temps, même si ensuite on a un pull back aux dernières nouvelles ….. Z 

Pour la première fois depuis plus de cinq ans, la banque d’investissement américaine est optimiste pour les prix du métal jaune. Selon les analystes de Goldman, les signes de hausse de l’inflation et le risque accru d’une correction sur les marchés boursiers devraient soutenir les prix de l’or.

« Notre équipe dédiée aux matières premières croit que l’écart entre les prix de l’or et les taux américains va perdurer », ont déclaré des analystes de Goldman Sachs, avec en tête Eugene King, dans une note de recherche publiée lundi.

« Selon les données empiriques des six derniers cycles de resserrement, on voit que l’or a surperformé à quatre reprises suite aux hausses de taux », ont ajouté les analystes.

PRÉVISION « CONTRE-INTUITIVE » POUR L’OR

La semaine dernière, la Réserve fédérale a relevé ses taux directeurs d’un quart de point, comme largement anticipé, dans une fourchette de 1,50% à 1,75%. Jerome Powell, qui présidait sa première réunion de politique monétaire, a laissé entendre que la banque centrale pourrait adopter une conduite plus agressive à l’avenir.

La Fed a maintenu sa prévision de deux autres hausses de taux en 2018 alors que le marché avait spéculé sur un éventuel changement à quatre hausses en tout cette année. Elle a, en revanche, porté ses anticipations à trois hausses de taux en 2019, contre deux attendues auparavant. La banque centrale prévoit deux autres relèvements en 2020.

Même si les analystes de Goldman Sachs ont admis que leurs prévisions haussières pour l’or pouvaient sembler « contre-intuitives », ils estiment que les données des derniers cycles de resserrement permettent d’être optimiste pour les prix des métaux précieux.

L’or se négociait à 1 347,92 $ l’once à 13h40, heure de Londres, après avoir atteint son plus haut niveau depuis la mi-février, plus tôt dans la session.

 

Source originale: CNBC

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Publié par le 28 mars 2018 dans général, or et argent métal

 

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Retournement des marchés : le jour dont on parlera dans 20 ans…

N’oubliez pas que les coups de semonce se multiplient quant au marché obligataire alors que les taux remontent ; par exemple Selon Alan Greenspan, la plus grande bulle obligataire de tous les temps est sur le point d’éclater :

Sommes-nous au bord de l’un des plus grands krachs financiers de toute l’histoire américaine ?

A plusieurs reprises, je vous ai signalé que cette gigantesque bulle boursière risquait d’exploser à tout moment, et voilà que maintenant, l’ancien président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, explique que la bulle obligataire présente un danger encore plus important.

Lorsque vous observez les graphiques sur une échelle de temps importante, vous constatez qu’une énorme bulle obligataire s’est formée depuis le début des années 1980, et lorsqu’elle implosera, le carnage financier qui en découlera sera pire que tout ce que l’on aura pu observer auparavant.

Depuis la dernière crise financière, les banques centrales mondiales ont acheté des milliers de milliards de dollars d’obligations, ce qui a envoyé les taux d’intérêt à des niveaux extrêmement bas. Mais bien entendu, cet situation ne pourra pas durer éternellement, et c’est ce que vient d’expliquer Alan Greenspan, le Maestro, l’économiste des économiste, l’ancien président de la réserve fédérale américaine. Alan Greenspan est extrêmement inquiet sur ce qui risquerait de se passer lorsque les taux commenceront à remonter

La hausse des taux se poursuit sur le marché obligataire américain renversant une tendance trentenaire. Mais qui entend l’alarme avant le krach ?

Avec le remue-ménage autour de la Loi sur la fiscalité, nous l’avons presque manqué : mardi dernier, alors que les actions atteignaient de nouveaux sommets en anticipation d’une gigantesque aubaine fiscale pour les entreprises américaine, les obligations ont chuté.

Le rendement du bon du Trésor à 10 ans (il monte lorsque le prix de l’obligation chute) – la référence en termes de rendement supposément « sans risque » – a grimpé à 2,39%. C’est une hausse par rapport au plancher record enregistré en juillet 2016, de seulement 1,39%

Bien entendu, il est encore trop tôt pour en être certain. Mais nous nous demandons si nous (ou quelqu’un d’autre) parlera encore de ce moment dans 20 ans :

« C’était tellement évident. Je ne comprends pas pourquoi personne n’a rien vu venir. Après 30 ans d’argent facile, les banques centrales ont resserré leurs politiques monétaires. Elles avaient prévenu. Nous aurions dû le savoir ; le marché haussier était terminé. Les actions et les obligations allaient avoir la vie très dure ».

On dit qu’ »aucune cloche ne sonne » lorsqu’un sommet est un atteint. Ce n’est que plus tard, souvent des années après, que le bruit et la confusion se dissipent. Alors, on l’entend très clairement.

Plus d’offre et moins de demande pousseront les rendements à la hausse

Si l’on avait écouté en 1980, par exemple, on aurait peut-être entendu Paul Volcker, chef de la Fed à l’époque, faire une annonce importante. « C’est la fin du marché baissier pour les obligations », a-t-il dit, ou à peu près. Il a promis d’écraser l’inflation, faisant ainsi baisser les rendements et les taux d’intérêt. Les prix des obligations devaient grimper. Les actions aussi.

Il a tenu parole, et le rendement du T-Bond à 10 ans a plongé de 15% en 1980 jusqu’aux 1,39% mentionnés ci-dessus en juillet 2016. Les actions ont grimpé, de 1 000 points sur le Dow à 24 700 environ à l’heure où nous écrivons ces lignes. Le monde financier dans son intégralité – y compris nos habitudes et nos attentes – a été façonné par ce marché haussier de 30 ans. Et nous sommes devenus sourds.

A présent, pour la première fois depuis trois décennies, les autorités ont changé de cap. Au lieu de forcer les taux d’intérêt à la baisse, elles oeuvrent des deux côtés du marché – l’offre et la demande – pour les faire grimper.

Du côté de l’offre, la nouvelle Loi sur la fiscalité, combinée à une hausse des dépenses, exigera que les autorités empruntent plus d’argent. Selon Bloomberg :

« Les Etats-Unis étant sur le point de vendre une somme record de dette sur ces huit dernières années, le secrétaire au Trésor US Steven Mnuchin se trouvera peut-être dépendant d’une base d’acheteurs qui souhaitera constater des rendements plus élevés avant de passer à l’achat.

Les ventes de dette gouvernementales devraient plus que doubler en 2018, faisant passer les émissions nettes à 1 300 Mds$, le plus haut niveau depuis 2010, selon les estimations de JPMorgan Chase & Co. Alors que la Réserve fédérale réduit ses détentions obligataires et que les déficits sont en voie d’augmentation avant même que la réforme fiscale soit prise en compte, tous les signes pointent vers une hausse des coûts de financement… Les négociants voient les émissions augmenter pour les années qui viennent. Les coûts sociaux augmentant encore, la dette américaine devait déjà grimper de 10 000 Mds sur la prochaine décennie. A présent, la réforme fiscale pourrait alourdir le déficit d’un milliard supplémentaire sur la même période ».

Toujours du côté de l’offre, nous notons que les émissions de dette dans le monde ont atteint un nouveau record en 2017, à 6 800 Mds$. Plus de la moitié de ces emprunts ont été faits par les entreprises. Sans doute que les directeurs financiers veulent émettre de la dette tant que c’est une bonne affaire – c’est-à-dire tant que les taux sont bas. Peut-être anticipent-ils une future hausse des taux, et moins de prêteurs.

Et la demande ?

Ce qui nous amène à la demande. Les banquiers centraux ont été les plus grands acheteurs de dette ces 30 dernières années. Ils sont en train de devenir les plus grands vendeurs. La Fed promet trois hausses de taux en 2018, et prévoit de réduire son bilan à hauteur de 250 Mds$ de baisse. D’ici la fin de l’année, elle se débarrassera de ses obligations au rythme de 600 Mds$ par an. Dans l’ensemble, elle s’est engagée à réduire son portefeuille de plus de 2 000 Mds$.

La Fed a commencé son cycle de resserrement il y a deux mois. Pour l’instant, cela n’a eu aucun effet sur les actions… et très peu d’effet sur les obligations. Les achats ont été soutenus par les banques centrales étrangères et les fonds de pension. Mais cela aussi semble prendre fin.

Les banquiers centraux aussi bien que les gestionnaires de fonds de pension lisent les mêmes rapports… sortent des mêmes écoles… et croient aux mêmes théories charlatanesques. Et ils doivent tous protéger leurs fonds en devises et leurs économies. Lorsque les Etats-Unis injectaient du crédit… les autres devaient faire de même. A présent, la banque centrale US écope la liquidité au lieu de l’augmenter ; ils doivent donc éponger eux aussi.

La Banque centrale européenne, dirigée par Mario Draghi, ancien de Goldman Sachs, parle désormais de réduire son programme d’assouplissement quantitatif (achats d’obligations) plus tard dans l’année.

La Chine était une autre source considérable de liquidité mondiale – c’était même le plus grand marché étranger pour la dette US. La Chine voulait stimuler son économie avant le couronnement de Xi Jinping en tant que dirigeant chinois le plus puissant depuis Mao ; elle a donc augmenté ses réserves de change pour soutenir le yuan. A présent, le Congrès du Parti est passé… et le yuan s’est stabilisé. Par ailleurs, tout comme la Fed, les autorités chinoises aimeraient inverser les politiques d’argent facile qui ont créé de la dette – une dangereuse épée de Damoclès.

Et qu’avons-nous nous entendu, là ? Est-ce une cloche qui sonne ? Ou juste un bruit supplémentaire ?… Goldman Sachs, en tout cas, tend l’oreille. La banque d’investissement s’attend à ce que le rendement du bon du Trésor US à 10 ans dépasse 3% d’ici la fin de l’année prochaine.

Qui sait : peut-être atteindra-t-il 4%… mettant fin au monde tel que nous le connaissons.

Source: la-chronique-agora

 
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Publié par le 27 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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Un haut spécialiste financier met en garde contre une chute des marchés de près de 40%

Shiller CAPE PE Ratio

Y aura-t-il un important krach boursier avant la fin de l’année 2017 ?

Pour beaucoup d’entre nous, cela fait longtemps déjà que nous attendons l’éclatement de cette gigantesque bulle boursière. Les experts nous mettent à nouveau en garde sur le fait que les actions ne peuvent pas continuer à augmenter indéfiniment comme elles le font actuellement, et pourtant ce marché semble vouloir continuer à défier coûte que coûte les lois de l’économie. Or, la plupart des gens ne s’en souviennent pas, mais nous avons traversé une situation similaire avant la crise financière de 2008. J’ai récemment parlé à un investisseur qui avait joué le marché à la baisse trois ans avant le Krach. Il avait fini par avoir raison, mais son timing était tout sauf juste, et la même chose se reproduira avec d’autres experts qui bien qu’ils aient raison sur le fond, auront joué bien trop tôt la baisse des marchés.

Lundi, j’ai été extrêmement surpris d’apprendre ce que Brad McMillan venait de dire au sujet du marché. Il est considéré comme étant l’un des esprits les plus brillants de la communauté financière, et il a déclaré sur CNBC que les actions devaient chuter « entre 30 et 40% pour voir le marché revenir à un niveau acceptable »

Brad McMillan – qui conseille des financiers indépendants représentant 114 milliards de dollars d’actifs sous gestion – a déclaré sur CNBC lundi que le marché boursier était clairement survalorisé.

« Le marché devrait probablement chuter entre 30 et 40% pour atteindre un niveau de valorisation acceptable, selon les standards historiques », a commenté Brad McMillan, responsable de l’investissement chez Commonwealth Financial.

Vidéo McMillan

L’analyse de McMillan est très similaire à la mienne. Cela fait longtemps que je mets en garde face à une chute des marchés d’au moins 40% ou 50% pour qu’ils reviennent vers leur moyenne de long terme.

Et les valorisations boursières reviennent toujours vers leur moyenne de long terme. Mais cette fois-ci, ce retour sera absolument catastrophique tant cette bulle boursière gigantesque a été gonflée artificiellement.

Parallèlement, de nombreux signaux nous montrent que l’économie continue de se détériorer. Par exemple, nous venons d’apprendre que Toys R Us serait au bord de la faillite

Toys R Us aurait embauché récemment la firme d’avocats Kirkland and Ellis pour aider à restructurer une dette de 400 millions de dollars que l’entreprise doit rembourser en 2018. CNBC avait déjà signalé que l’annonce d’une faillite était probable.

Kirkland a refusé de s’exprimer.

Plus tôt lundi, Reorg Research, un service de presse spécialisé en matière de faillite et de créances en difficulté, a rapporté que Toys R Us pourrait se déclarer en faillite dès lundi.

C’est bien un signe supplémentaire qui montre que 2017 sera la pire année de toute l’histoire américaine en termes de fermetures de commerces de détail. Je ne sais pas qui pourrait affirmer que l’économie américaine se porte bien en prenant le temps de se pencher sur le secteur du commerce de détail ou sur celui de l’industrie automobile.

Mais la plupart des Américains semblent se forger une opinion non pas sur la situation économique mais sur la performance du marché boursier, et grâce à une intervention sans précédent de la réserve fédérale, les actions se sont littéralement envolées et continuent d’augmenter.

A bien des égards, ce que nous observons aujourd’hui, ressemble exactement à ce que nous avons connu à la fin des années 1990 avec la bulle internet, et c’est quelque chose que McMillan a également souligné lors de son entretien sur CNBC

Dans sa démonstration, McMillan s’appuie sur les niveaux élevés des « Fang », à savoir les actions « Facebook, Amazon, Netflix et Google devenue Alphabet depuis peu », et donc que la survalorisation de ces actions semblent rappeler la bulle internet de la fin des années 1990.

Voilà ce qu’a déclaré McMillan dans l’émission « Sqawk Box » sur CNBC: « Je le dis depuis un an, pour moi 2017 ressemble beaucoup à l’année 1999 ». « Si vous regardez les paramètres économiques sous-jacents [et] si vous regardez le marché boursier, les similitudes sont incroyables. »

Je suis étonné que tant d’experts de renoms continuent de tirer la sonnette d’alarme au sujet des marchés financiers, et pourtant, la plupart des Américains semblent être complètement indifférents à toutes ces mises en garde.

C’est presque comme si rien n’était arrivé en 2008. Aucun des problèmes n’a été résolu après cette crise, et ce qui est extrêmement inquiétant, c’est que la bulle actuelle à laquelle nous sommes confrontés est beaucoup plus grosse que celle qui avait fini par éclater à l’époque.

Je ne sais pas pourquoi il n’y a pas davantage de gens à voir ces faits. La bulle boursière atteint un tel niveau aujourd’hui que « même Goldman Sachs s’inquiète »

La bulle boursière est dorénavant tellement grosse que même Goldman Sachs s’inquiète.

Soyons clairs: Quand Wall Street se porte bien et fait d’énormes profits, c’est lorsque les actions sont en forte hausse. Donc, si la plus grande banque de Wall Street, à savoir Goldman Sachs, commence à s’inquiéter ouvertement de savoir si les marchés vont ou non s’effondrer, c’est qu’il doit vraiment avoir un très gros problème.

Effectivement, dans une dernière note, son indice qui lui sert à déterminer s’il y a un risque de « Bear Market » tutoie dorénavant les niveaux qui avaient été atteints juste avant le déclenchement des deux derniers krachs.

Cette fois-ci, lorsque les marchés s’effondreront, ce sera encore pire que ce que nous avons connu en 2008.

Au lendemain de ce krach, nous aurons besoin de gens qui remettront à plat la manière dont notre système fonctionne actuellement, et j’espère que je pourrais en faire partie. Nous ne pouvons pas baser notre système financier sur une pyramide de dettes, et nous ne pouvons pas permettre à Wall Street de continuer de fonctionner tel un casino géant. Notre économie entière est littéralement devenue une immense chaîne de Ponzi, et à un moment donné, ça se terminera très mal.

Mais pour l’instant, les gens continuent de faire l’autruche, et la plupart des Américains ne se réveilleront que lorsque tout se sera effondré.

Source: theeconomiccollapseblog –  via BB

 
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Publié par le 25 septembre 2017 dans économie, général, International

 

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L’automatisation des marchés va-t-elle causer notre perte ?

La technologie peut avoir de bons comme de mauvais cotés . Nous avons abandonné le « pouvoir » aux Algos (Intelligence artificielle), et cela crée de gros dysfonctionnements . L’effondrement systémique se rapproche … Il serait temps de réagir . Z .

’intelligence artificielle appliquée aux marchés financiers va-t-elle précipiter nos sociétés dans un chaos indescriptible ? C’est en tout cas ce que croient certains analystes économiques qui redoutent un effondrement du système financier mondial en raison, notamment, des effets de levier colossaux liés à l’utilisation systématique de la technologie au cœur même des mécanismes de régulation et de négociation sur les marchés.

L’absence de réaction des marchés inquiète

John P. Embry est un expert reconnu de l’industrie des métaux précieux, et ses analyses sur le secteur de l’or font autorité depuis plus de 40 ans maintenant. Mais c’est également un spécialiste des questions financières et bancaires traditionnelles, du fait notamment de ses nombreuses fonctions directoriales au sein de prestigieux fonds d’investissements depuis la fin des années 80. Or, il reconnaît de plus en plus volontiers qu’il n’arrive plus à anticiper comme avant les réactions des marchés dont les mécanismes étaient pourtant jusqu’ici assez bien rodés pour permettre une certaine prévisibilité.

Ces derniers mois ont d’ailleurs été assez représentatifs de la difficulté à appréhender désormais l’impact des évènements majeurs sur les marchés. On prévoyait un effondrement des bourses européennes à la suite du Brexit de juin 2016, et on eut à peine un petit mouvement de baisse de quelques jours, très vite rattrapé et dépassé, comme si les marchés avaient été aiguillonnés par cette déconvenue politique. On prédisait un « Brexit puissance 3 » si par malheur Donald Trump était élu, et c’est à peine si les marchés frémirent durant quelques heures avant de repartir à la hausse comme jamais auparavant. On évoqua alors (avec un peu plus de circonspection, néanmoins) l’éventualité d’un choc boursier en cas de déni politique majeur en Italie, par l’intermédiaire d’un référendum remettant en cause l’action-même du gouvernement en place, et on ne fut finalement presque pas surpris… de ne rien voir du tout.

Les marchés désormais otages des algorithmes

Pour John Embry (et pour beaucoup d’autres), ce dysfonctionnement serait à mettre sur le compte de la haute technologie qui, désormais, régit l’essentiel des marchés financiers dans le monde. Une intelligence artificielle qui ne raisonne plus en termes d’affect mais qui, au contraire, tend à pondérer à l’excès les moindres variations d’indices en multipliant les ajustements micrométriques à très haute fréquence. Impossible dès lors d’appliquer une « logique » humaine aux réactions du marché, et par conséquent, impossible aussi de les anticiper à moins d’avoir une connaissance parfaite et complète de tous les éléments susceptibles de varier en temps réel. Ce qui, bien évidemment, n’est plus à notre portée. Les marchés sont devenus otages de la technologie qui devait les réguler.

Effets de levier considérables et niveau de risque « no-limit »

Entendons-nous bien, l’homme a peut-être un certain âge, et on pourrait en déduire un peu vite qu’il est sans doute un peu réfractaire à l’innovation qu’ont pu connaître les marchés financiers depuis les années 2000, voire qu’il est hermétique aux nouvelles technologies qui s’insinuent désormais un peu partout, y compris dans la finance. Mais le fait est que la place de plus en plus énorme occupée par les techniques « d’innovation financière », au nombre desquelles on trouve les algorithmes de négociations à haute fréquence, ont peu à peu amené les marchés à tolérer des effets de leviers de plus en plus considérables. Un peu comme si la précision accrue des actions correctrices avait rendu le risque plus facilement surmontable. Il est vrai qu’on peut plus sûrement atteindre de très grandes vitesses en suivant un rail auquel on est solidement attaché, plutôt qu’en se lançant sur une route libre et sans garde-fou où on reste à la merci du moindre moment d’inattention comme du plus petit défaut sur l’asphalte. Mais la situation des marchés financiers ne peut guère tenir la comparaison car, si la prise de vitesse est désormais plus sûre avec les nouvelles technologies (ce qui a permis aux différents indices boursiers de connaître des progressions telles qu’on en avait rarement vues, indépendamment des circonstances), la sécurité des véhicules en revanche n’est plus du tout assurée.

En particulier, la qualité des produits dérivés se révèle de plus en plus problématique, l’exposition des principaux acteurs financiers (qu’il s’agisse de banques systémiques ou de fonds d’investissement géants) est devenue complètement disproportionnée, et l’envolée de la dette semble aujourd’hui totalement incontrôlable. Pour John Embry, ce sont les signes d’une prochaine catastrophe car le système s’emballe et l’absence de réaction des marchés ces derniers mois montre que cela a déjà commencé. Il ne sait pas quand ça va exploser, mais d’après lui, chaque jour nous rapproche de l’inéluctable et il est plus que temps de prévoir des alternatives de précaution dans l’or et l’argent notamment.

 
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Publié par le 2 février 2017 dans économie, général, International, Politique, société

 

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Tenez-vous prêts à une hausse des taux d’intérêt, à une récession majeure et à un effondrement des marchés

Les Minutes du FOMC Confirmentune hausse des taux Imminente «Pour préserver la crédibilité »

Depuis la victoire de Donald Trump au soir des élections, nous avons assisté au pire krach obligataire depuis 15 ans.

Les investisseurs obligataires du monde entier ont vu des milliers de milliards de dollars de richesse disparaître depuis le 8 Novembre 2016, et les analystes avertissent déjà qu’une nouvelle semaine difficile se profile. Le consensus général qui se dégage dans le milieu des investisseurs, c’est que l’arrivée de l’administration Trump se traduira par une inflation beaucoup plus élevée, et par conséquent, les investisseurs commencent déjà à exiger des taux d’intérêt plus élevés. Malheureusement pour nous, l’histoire a montré que des taux d’intérêt plus élevés provoquent toujours un ralentissement économique. Et c’est parfaitement logique, puisque l’activité économique ralentit naturellement lorsqu’il devient plus coûteux d’emprunter de l’argent. De toute façon, l’administration Obama avait déjà réuni toutes les conditions pour que le prochain président soit confronté à une récession majeure, mais maintenant ce krach obligataire menace d’éclater plus tôt que prévu.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le marché obligataire, lorsque les taux montent, les prix des obligations baissent. Et lorsque les prix des obligations baissent, c’est une très très mauvais signal pour la croissance économique.

Donc, en général, personne ne souhaite voir les taux augmenter.

Malheureusement, les taux ont littéralement bondi au cours des deux dernières semaines, et le taux sur les bons à 10 ans du trésor américains ont augmenté de près « d’1% depuis Juillet »

Philippe Béchade: « ATTENTION, les taux viennent de se tendre de façon SPECTACULAIRE ! »

le rendement de l’obligation du Trésor US à 10 ans a bondi à 2,36% lors des échanges vendredi soir, le taux le plus élevé depuis Décembre 2015, en hausse de 66 points de base depuis l’élection, et de près d’1% depuis Juillet !

Le rendement à 10 ans arrive à un moment critique. Pour être clair, la première chose qui pourrait arriver est une augmentation des taux d’intérêt de la Fed en Décembre, après une année de stagnation. Un grand nombre de déclarations post élections par les dirigeants de la Fed – comme celle de Janet Yellen très récemment – ont poussé la probabilité d’assister à une hausse des taux à 98% de chance.

Comme je l’ ai expliqué l’autre jour, il y a énormément de choses dans notre système financier actuel qui dépendent des rendements des bons du Trésor américain. Il suffit de regarder ce qui se passe par rapport aux prêts hypothécaires. Comme Wolf Richter l’a signalé, le taux moyen sur les prêts hypothécaires à 30 ans vient d’atteindre la stratosphère…

Le carnage sur les obligations a des conséquences. Un prêt hypothécaire de 30 ans à taux fixe s’échangeait vendredi à 4,125% pour les meilleures offres. Cela représente une hausse de 0,5 % par rapport à ce qui était proposé avant l’élection, selon le site Mortgage News Daily. Ce qui a classé le mois « sur la courte liste des 4 pires mois depuis plus d’une décennie. »

Si les taux hypothécaires continuent d’augmenter, nous assisterons à un nouvel effondrement du secteur immobilier.

Les taux sur les prêts automobiles, sur les cartes de crédit et sur les prêts étudiants seront également impactés.

Etats-Unis: Les trois bulles de crédit qui menacent d’exploser à tout moment…

Etats-Unis: la bulle de plus de 1000 milliards de dollars sur les prêts automobiles commence à éclater

Dans notre système économique, il deviendra beaucoup plus coûteux pour emprunter de l’argent, et cela ralentira inévitablement l’économie.

Si les investisseurs obligataires sont aussi nerveux actuellement, c’est en raison de déclarations comme celle-ci provenant de Steve Bannon

steve-bannonSteve Bannon a assuré qu’il n’était pas un partisan de la suprématie blanche mais «un nationaliste économique» qui voulait bâtir un «nouveau mouvement politique» sur la base de grands travaux créateurs d’emplois.

«Je ne suis pas un suprématiste blanc, je suis un nationaliste, je suis un nationaliste économique», a déclaré dans un premier entretien depuis sa nomination Steve Bannon, ancien patron du site d’information Breitbart et ex-directeur général de la campagne de Donald Trump.

«Comme le populisme d’Andrew Jackson, nous allons bâtir un mouvement politique complètement nouveau», explique-t-il, en référence à l’ancien président des Etats-Unis (1829-1837) qui se voulait le défenseur de «l’Américain ordinaire», à l’origine d’une loi forçant les Amérindiens à quitter le pays.

«Tout est lié aux emplois», insiste cet ex-banquier et ancien producteur de film dans un entretien publié le 18 novembre sur le site du magazine professionnel de cinéma Hollywood Reporter.

«Les conservateurs vont devenir fous. Je suis celui qui pousse un plan de grands travaux de milliers de milliards de dollars. Avec des taux d’intérêt négatifs dans le monde, c’est la meilleure occasion de tout reconstruire.»

Les chantiers navals, les usines sidérurgiques on va tout relancer.

«Ce sera aussi enthousiasmant que pendant les années 1930, plus grand que la révolution Reagan, les conservateurs avec les populistes dans un mouvement économique nationaliste.»

Steve Bannon sera l’une des voix les plus influentes dans la nouvelle administration Trump, et il est absolument déterminé à obtenir ce « plan d’infrastructures de 1000 milliards de dollars » par le Congrès.

Et cela débouchera sur beaucoup plus d’emprunts et beaucoup plus de dépenses pour un gouvernement qui est en passe d’ajouter 2400 milliards de dollars de dette supplémentaire sur l’année fiscale en cours.

L’argent et le déraillement de la dette américaine

Michael Snyder: Le remboursement de la dette américaine est mathématiquement impossible

Malheureusement, tout cela vient au moment où l’économie américaine commence déjà à montrer des signes importants de ralentissement. les analystes s’attendent à une nouvelle baisse des bénéfices du S&P 500, pour le 6ème trimestre consécutif, ainsi qu’une contraction de la production industrielle pour le 14 mois d’affilée .

En réalité, l’économie américaine fait du surplace depuis un certain temps maintenant, et il n’en faudrait pas beaucoup pour la voir plonger. Ce qui suit provient de l’économiste Lance Roberts

lance-robertsAvec un Pib inférieur à 2%, des consommateurs déjà lourdement endettés, une faible croissance des salaires pour la majeure partie des américains, Il n’y a pas eu beaucoup de place pour les erreurs politiques.

La combinaison d’une économie faible avec des taux d’intérêt plus élevés, qui se répercutera négativement sur la consommation, mêlé à un dollar plus fort, qui pèse sur les exportations, et vous obtenez le cocktail idéal pour qu’une récession arrive plus rapidement que prévue.

Oui, le marché boursier a immédiatement grimpé après l’élection de Donald Trump, mais ce n’est absolument pas parce que la situation économique s’est améliorée.

Si vous regardez l’histoire, un krach boursier suit presque toujours un krach obligataire majeur. Donc, si les prix des obligations continuent de chuter aussi rapidement, ce sera alors un très mauvais signe pour les traders et donc pour la bourse.

Et l’histoire nous a également montré qu’aucun marché haussier ne peut survivre à une récession majeure. Si l’économie subit un important ralentissement dès le début de l’administration Trump, nous assisterons de façon inévitable à l’effondrement des marchés actions.

Les derniers jours de l’administration Obama nous assurent de voir des taux d’intérêt plus élevés, une récession majeure et un énorme krach boursier.

Bien entendu, tous les problèmes qui surgiront après le 20 Janvier 2017 seront imputés à Donald Trump, mais la vérité c’est que cette responsabilité incombera plus à Barack Obama qu’à Donald Trump.

En ce moment, beaucoup de gens sont encore dans un état d’euphorie étant donné que Donald Trump a remporté l’élection.

C’est une énorme erreur !

Le monde financier ressent déjà de légères secousses, et ces secousses pourraient facilement se transformer en un séisme.

Aujourd’hui, ce n’est plus le moment de faire la fête. Au contraire, il est temps de fermer les écoutilles et de se préparer à une mer très agitée.

Préparez-vous pendant qu’il est encore temps, car le temps presse…

Source: theeconomiccollapseblog , via BB

 
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Publié par le 24 novembre 2016 dans économie, général, International

 

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Maguire : les planificateurs centraux perdent le contrôle des marchés des MP – Opération du Blog avec www.pieces-or.com (code « résistant »)

or physique

Interview d’Andrew Maguire, publiée le 22 avril 2016 sur KWN :

« Nous assistons aux premiers remous d’une tempête qui se prépare et qui mènera à des cours bien plus élevés pour l’or et l’argent. Tout cela en raison du marché physique qui commence à dicter l’évolution des cours et qui entrave la liberté de manœuvre des acteurs du marché papier.

Penchons-nous sur les éléments qui alimentent cette tempête. Cette semaine nous avons assisté aulancement du très attendu fix or de Shanghai, un événement qui a été délibérément minimisé par les médias dominants. Ensuite, dans la foulée du lancement du fix du SGE, la Banque de Chine et la Banque centrale de Russie ont annoncé plancher sur une plate-forme commune d’échange d’or. Il s’agit d’un acte de guerre contre les planificateurs centraux occidentaux.

Mais je pense qu’il est important de se pencher sur l’histoire de la création de ce fix or et pourquoi il fut tant combattu par les planificateurs centraux occidentaux, vu qu’il attire l’attention sur les implications sous-estimées qu’il aura sur la découverte du prix juste, qui était déterminé jusqu’à présent par les marchés papier.

Suite et fin

Régulièrement je vous parle de nos amis du site Pièces-or qui un site Français d’achat d’or et d’argent physique avec possibilité de garde en coffre en dehors du système bancaire .

Je rappel qu’il existe différents moyens d’investir dans les métaux précieux avec eux : 

– Soit acheter directement de l’or et de l’argent physique et se le faire livrer, notez bien que c’est la Brinks qui livre (avec un camion banalisé et des personnes qui se déplacent) .  

Ou vous pouvez garder votre physique dans un coffre en dehors du systeme bancaire et aller le récupérer directement en coffre quand bon vous semble.

Ils ont un coffre suisse en port franc .  (le coffre Brink’s Suisse étant un port Franc l’achat d’argent n’est pas soumis à TVA tant que les pièces ou lingots restent dans les coffres. Vous pouvez ainsi acheter puis vendre de l’argent physique sans acquitter la TVA)

Et un coffre en France, accessible de partout en France en quelques heures (il est sur Paris)  

Vous pouvez retirer vos avoirs n’importe quand , où que vous soyez.

Donc cette fois ci il y a une promo générale sur leur site :  Pour tout achat supérieur à 5000 e , les frais de récupérations sont offerts .

Un rappel des avantages de Pièces-or

  • Propriété en nom propre de vos pièces et lingots
  • Garde en coffre hors système bancaire
  • Séparation des coffres
  • Possibilité d’épargne mensuelle des 1 gr d’or ou une once d’argent
  • Livraison à tout moment partout en France
  • Exonération des frais de garde sous conditions

En effet, un autre moyen d’investir avec  eux est de faire un plan d’épargne or et argent : 

Vous avez la possibilité d’acheter ce que vous voulez en or ou argent,  au moment où vous le souhaitez et qui correspond le mieux à votre stratégie financière, ce qui vos permet de lisser vos achats, ce que j’ai toujours conseillé.

C’est comme un plan épargne classique , sauf que vous épargnez de l’or et de l’argent physique à votre rythme, à tout moment et sans obligation ni période d’engagement : vous pouvez ouvrir un compte avec 2 onces d’argent minimum, ou 1 gramme d’or ..  (en cas de décès, votre Plan Epargne prévoit le versement de l’épargne constituée au(x) bénéficiaire(s) que vous avez désigné(s) dans le cadre de votre succession)

Les Frais de garde en coffre sont gratuit si vous achetez au moins un gramme d’or par mois .

Et donc, pour nos lecteurs, avec le code « resistant », Pièces-or vous offre un gramme d’or pour tout achat minimum de 5000e , jusqu’au 15 mai.  Et la livraison gratuite . 

Faire une telle opération avec un Blog comme le notre qui dénonce la finance internationale et qui prône l’achat de MP (un acte de résistance face à cette finance) , ça a beaucoup de sens .

A noter aussi comme avantages :

 – Si le client veut approvisionner son compte il peut maintenant utiliser une convention de compte séquestre avec notre conseil (CARPA) ainsi ses fonds ne sont débloqués qu’une fois que Brink’s a dans ses coffres ses avoirs

– Pour la garde en coffre le client choisit soit de payer ses frais de garde soit d’acheter tous les mois un gramme ou plus d’or. Ainsi il peuvent s’exonérer de frais de garde et capitaliser pour eux.

– Lors de l’entrée en coffre si le client le souhaite il peut choisir de faire photographier ses pièces et/ou lingots ou pas et obtient ainsi une réduction de prix puisqu’une prestation Brink’s n’est pas effectuée. (Cela est mis en place suite à la demande de clients qui se font livrer et qui se fichent d’avoir la photo de leurs piéces)

Et voici 3 bonnes raisons d’investir dans l’or avec Pieces d’or  :

• Une gestion totalement autonome de vos avoirs en or et argent physique.

• Une garde en coffre hors système bancaire, avec notre partenaire et tiers de confiance BRINK’S.

• Conseil et suivi lors de l’achat mais également lors de la revente.

Pieces-or vous permet d’optimiser la revente de vos biens soit par l’intermédiaire de sa plateforme de vente interne (entre clients PIÈCES D’OR ) ou directement sur le marché des professionnels. (dans une gestion active de vos avoirs, il faut aussi penser à pouvoir revendre de manière optimale)

Donc Pièces-or  offre de nombreux avantages, surtout en ce moment avec l’opération menée avec notre blog – n’hésiter pas à aller visiter leur site et à les appeler directement pour en savoir plus .  (si vous avez des questions contactez un de leur conseillers, ou faites vous rappeler : Que vous soyez connaisseur ou que vous soyez novice , vous aurez la possibilité de bénéficier d’un accompagnement et d’une expertise) 

 
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Publié par le 25 avril 2016 dans général, or et argent métal

 

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L’effondrement des marchés papiers de l’or et de l’argent est-il pour bientôt ?

COMEX-LongTerm-Silver-Chart

Il se passe aujourd’hui sur les marchés quelque chose qui ne le devrait pas. C’est aussi vrai pour les marchés papiers de l’or et de l’argent. Pour qu’un marché papier de contrats à terme sur les métaux précieux puisse fonctionner correctement, il doit disposer de quantités suffisantes de métal physique. Mais la tendance actuelle de réduction des stocks souligne un problème croissant sur les marchés de l’or et de l’argent.

Il faut garder à l’esprit que bien qu’un effondrement ne survienne pas du jour en lendemain, la même chose ne peut pas être dite d’une explosion finale. Nous pouvons clairement le voir au travers de ce qui est arrivé au système monétaire romain :

24hGold - L’effondrement des m...

Comme nous pouvons le voir ici, la dévaluation de la pièce romaine, le denier d’argent, a commencé assez lentement en 50 après Jésus Christ. Elle s’est poursuivie jusqu’au plongeon final de la valeur du denier en 241, qui a eu un profond impact sur la population de Rome, comme le montre ce deuxième graphique :

Population-Of-Rome

La population romaine a atteint un pic d’approximativement 1,6 million d’habitants autour de 100 après Jésus Christ, avant de décliner lentement puis de s’effondrer à la fin du cinquième siècle. La population de Rome est passée de plus d’un million d’habitants à seulement 12.000 en très peu de temps. L’effondrement du système monétaire romain a entraîné la désintégration de Rome elle-même.

Ce qui s’est passé en Rome antique se passe de nouveau aujourd’hui dans notre monde high-tech et globalisé. Quelques années après la décision de Nixon d’abandonner la convertibilité du dollar en or en 1971, des marchés de contrats à terme sont nés. La devise de réserve du monde n’était plus garantie par l’or, et a été remplacée par un dollar évalué contre le prix de l’or échangé sur les marchés des contrats à terme.

Hausse exponentielle du nombre de propriétaires par once d’or livrable

Une fois de plus, pour qu’un marché à terme puisse fonctionner, il doit disposer de quantités suffisantes de métal physique. En revanche, si nous observons la tendance de long terme des stocks d’or livrable du Comex, quelque chose ne colle pas :

COMEX-LongTerm-Gold-Chart

Ce graphique montre les stocks d’or livrable du Comex en haut, et le nombre de propriétaires par once en bas. Entre 2001 et 2013, la courbe du nombre de propriétaires par once était relativement plane. Mais quelque chose a changé en 2013 avec l’effondrement du prix de l’or de 1.600 à 1.150 dollars l’once sur une très courte période.

A mesure que les quantités d’or livrable ont diminué, le nombre de propriétaires par once est passé à plus de cent au début de l’année 2014. La courbe a ensuite chuté pour demeurer plane jusqu’en 2015. A cette date, la Grèce menaçait de quitter l’Union européenne, et beaucoup s’inquiétaient d’un effondrement des marchés avant l’automne.

Le nombre de propriétaires par once d’or a récemment flambé pour atteindre plus de 500, alors que les stocks d’or livrables plongeaient pour passer à seulement 74.000 onces. Depuis lors, quelques petits dépôts ont été enregistrés dans la catégorie livrable, et le nombre actuel de propriétaires par once est d’environ 250.

Craig, de chez TFmetals, a récemment écrit sur ce qui s’est passe lorsque 73% des stocks d’or livrable ont disparu en une seule journée dans son article intituléConnecting The Comex Dots:

1. Une fois de plus, le processus de livraison du Comex se prouve n’être rien de plus qu’un système qui permet aux banques de demander une livraison de métal un mois, puis de l’émettre à nouveau le mois suivant. L’or ne quitte que rarement les entrepôts du Comex, et ne se déplace que très rarement d’un coffre à un autre.

2. Les réserves d’or livrable du Comex n’ont jamais été aussi peu importantes. Bien que de l’or ait récemment été transféré depuis la catégorie éligible vers la catégorie livrable, les stocks d’or livrable du Comex ne représentent aujourd’hui que 145.000 onces, avec 3.687 contrats ouverts au 16 février, soit 368.700 onces d’obligations de livraison.

En observant le nombre de propriétaires par once d’or livrable, nous pouvons remarquer que la tendance est devenue exponentielle. Et les tendances exponentielles ont tendance à ne pas durer. Nous pouvons le voir sur le graphique du système monétaire romain observé plus haut.

Ce qui s’est passé sur le marché de l’or livrable du Comex semble aujourd’hui affecter le marché de l’argent.

Nombre de propriétaires par once d’argent livrable : la tendance s’aligne-t-elle à celle du marché de l’or ?

Selon les données publiées par Sharelynx.com, les stocks d’argent livrable du Comex et le nombre de propriétaires par once d’argent livrable suivent la même trajectoire que pour l’or. En observant le graphique de la tendance sur un an, nous pouvons voir que le nombre de propriétaires par once d’argent était approximativement de cinq en janvier 2014.

COMEX-1-Year-Silver-Chart

Ce nombre est passé à près de vingt-cinq après qu’environ 8 millions d’onces d’argent livrable ont été transférées vers la catégorie éligible le 28 janvier :

COMEX-Silver-Inventories-012916

Le transfert le plus important a été celui de 3,9 millions d’onces issu de l’entrepôt CNT. Ce qui est intéressant ici, c’est que cet entrepôt ne compte que 436.500 onces d’inventaires livrables, contre près de 30 millions en avril 2015.

En observant les stocks d’argent livrable du Comex sur le long terme, nous pouvons voir émerger des tendances divergentes :

COMEX-LongTerm-Silver-Chart

Avant l’effondrement de l’industrie des banques d’investissement et du marché de l’immobilier américains en 2009, le nombre de propriétaires par once est passé de dix en 2005 à cinq en 2009. Puis, à mesure que les inventaires d’argent livrable ont décliné depuis un record à la hausse de 90 millions d’onces en 2008 pour atteindre 26 millions d’onces en 2011, le nombre de propriétaires par once est passé à plus de vingt.

Comme nous pouvons le voir, les stocks d’argent livrable ont commencé à grimper après que le prix du métal a atteint un record historique de 49 dollars en mai 2011, et ont atteint un pic de 70 millions d’onces au début du mois d’avril 2015. A mesure que se sont répandues les inquiétudes quant à la stabilité des marchés globaux et américains au courant de l’été dernier, la demande d’investissement record sur l’argent a fait passer les délais d’attente pour les achats de détail à plus de deux mois.

Depuis lors, le drain des stocks d’argent livrable s’est intensifié. Aujourd’hui, le nombre de propriétaires par once livrable se rapproche de trente. Bien que ce soit moins important que ce qu’enregistre le marché de l’or, ce nombre n’avait plus été aussi élevé depuis au moins dix ans.

Notons également qu’une tendance divergente s’installe. Quand le nombre de propriétaires par once d’argent est passé au-dessus de vingt en 2011, la raison en était la hausse de la demande industrielle et d’investissement idée au fait que les négociants s’imaginaient que le prix continuerait de grimper. Mais un nouveau record de vingt-sept propriétaires par once d’or a été enregistré récemment, alors que le prix de l’argent est aujourd’hui 70% inférieur à son record de 2011, et que la demande industrielle est au plus bas.

Quelque chose ne tourne pas rond sur les marchés de l’or et de l’argent. Selon moi, les graphiques ci-dessus sont les indicateurs d’un effondrement imminent des marchés papiers des métaux précieux. Je ne dis pas que cet effondrement surviendra aujourd’hui, le mois prochain ou encore cette année… mais la tendance est exponentielle. Et toutes les tendances exponentielles finissent par s’effondrer. Sans exception.

Je crains que l’effondrement des marchés papiers de l’or et de l’argent ne nous mène vers de nouveaux Dark Ages. Suffisamment de rumeurs circulent dans les médias alternatifs selon lesquelles les pouvoirs en place tenteraient de couvrir la désintégration du système de monnaie fiduciaire basé sur le dollar.

Il est fort possible que l’effondrement des systèmes économique et financier survienne du jour au lendemain. Malheureusement, les investisseurs qui continuent de jouer à la roulette russe sur les marchés l’apprendront bien assez tôt.

Disposer d’or et d’argent hors du système bancaire est la meilleure alternative face à la folie qui sera bientôt déchainée.

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Publié par le 9 février 2016 dans général, or et argent métal

 

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