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Commerzbank et Deutsche Bank risquent de ne plus faire partie du gotha des entreprises cotées

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Les 2 banques Allemandes continuent leur descente en enfer … « Deutsche Bank a vu sa capitalisation fondre de 32,3 % depuis le début de l’année – et de 90 % depuis dix ans  » , rien que ça !! Ça peut craquer n’importe quand cette affaire . Z 

Sauf coup de théâtre, les deux principales banques cotées allemandes devraient sortir de leurs indices boursiers respectifs à la rentrée. En cause, leur difficulté à rassurer les marchés, et des capitalisations devenues trop faibles.

Il faudrait un incroyable retournement de situation pour éviter ce scénario. A moins que leurs cours ne se redressent de façon spectaculaire, les deux principales banques allemandes risquent de devoir quitter leurs indices boursiers respectifs d’ici à trois semaines, au moment de la révision de leur composition.

Deutsche Bank, qui a vu sa capitalisation fondre de 32,3 % depuis le début de l’année – et de 90 % depuis dix ans – ne ferait ainsi bientôt plus partie de l’Euro STOXX, qui liste les principales entreprises cotées de la zone euro. Selon Bloomberg, il lui aurait fallu (entre juillet et septembre prochain) un rebond de 40 % du cours pour éviter ce sort. Or, elle ne s’est ressaisie pour l’heure que de 12 %.

Danger similaire pour Commerzbank, qui à la rentrée pourrait céder sa place au sein du DAX, l’indice des valeurs phare à la Bourse de Francfort. Elle risque d’y être remplacée par une fintech,  la start-up munichoise de solutions de paiements Wirecard . Ce serait « le scénario du pire » mais « cela ne changerait rien à notre importance pour l’économie réelle allemande », a insisté cette semaine Stephan Engels, directeur financier de Commerz lors de la présentation de ses résultats.

Une gifle pour l’économie allemande

Symboliquement, les deux principales banques cotées allemandes ne feraient ainsi plus partie du gotha de la finance, une gifle pour la première économie de la zone euro. Une telle décision aurait des conséquences sonnantes et trébuchantes pour chacun des deux établissements : en particuliers les investisseurs dits « passifs », qui suivent une stratégie indicielle, reproduisent la composition d’un indice dans leurs portefeuilles. Dès qu’une entreprise sort de cet indice, elle est mécaniquement moins suivie.

La sortie de l’indice provoque ainsi des ventes pour les titres concernés, ce qui les tire toujours plus à la baisse. Une fois cet effet technique digéré, toutefois, la sortie de l’indice n’a pas d’autre effet… et l’entreprise ne peut compter que sur le retour de la confiance des marchés pour redresser la barre.

Séquence cauchemardesque

C’est bien cette confiance qui manque aujourd’hui aux deux champions fatigués de l’économie allemande. Deutsche Bank peine à sortir d’une séquence cauchemardesque : après trois années d’affilée dans le rouge (entre 2015 et 2017) et un enchaînement impressionnant de litiges, elle a fait un peu meilleure figure depuis, présentant un bénéfice supérieur aux attentes à fin juin. Mais sa feuille de route reste incertaine aux yeux des marchés. En avril, l’établissement a dû se séparer de son patron John Cryan,  remplacé par l’allemand Christian Sewing , avant d’affronter une violente tempête boursière début juin.

Quant à Commerzbank, son cours de Bourse ne s’est enflammé qu’en septembre dernier, lorsque les marchés ont voulu croire  au scénario d’un projet de mariage avec BNP Paribas ou UniCredit. La deuxième banque allemande a elle aussi renoué avec la rentabilité au deuxième trimestre mais n’atteint pas ses objectifs de réduction des coûts.

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Publié par le 10 août 2018 dans économie, général, International

 

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Le contrôle des entreprises sur l’agriculture se renforce

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Par le biais des traités de commerce internationaux

La sélection et l’entretien intelligents des graines les plus adaptées à un site déterminé sont au cœur de l’agriculture paysanne et des systèmes agro-sylvicoles. La biodiversité de centaines de milliers de variétés agricoles et de races animales que l’on trouve dans les champs des paysans du monde entier en a découlé, et constitue la pierre angulaire du système alimentaire mondial. Les agriculteurs paysans et les variétés locales qu’ils ont développées nourrissent encore aujourd’hui la majorité d’entre nous. En revanche, l’agriculture industrielle dominée par un petit nombre de sociétés transnationales a radicalement réduit la variété des produits agricoles cultivés. En plus, elle n’a pas tardé à empiéter sur les terres dont les paysans dépendent pour produire des aliments et sur leur accès à la diversité de semences qui constitue la base de l’agriculture paysanne et des systèmes agro-sylvicoles.

Des millénaires durant, les agriculteurs ont gardé, échangé et ressemé des graines d’année en année, créant ainsi l’énorme biodiversité agricole qui est la pierre angulaire du système alimentaire mondial. Cette diversité a toujours été une source d’irritation pour les grandes entreprises de semences, qui sont décidées à contrôler le marché et, par là, à diminuer leur diversité. Elles veulent que les agriculteurs leur achètent les semences chaque année et, à cette fin, ils poussent sans cesse les gouvernements à adopter des lois et des traités toujours plus rigoureux pour obliger les agriculteurs à entrer dans le circuit des semences commerciales.

Les traités de commerce sont l’un des principaux moyens de contrôler l’accès des agriculteurs aux semences. Il y a plus de vingt ans, les semenciers industriels ont réussi à forcer les gouvernements à inclure dans l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) l’obligation pour tous les pays de prévoir des droits de propriété intellectuelle sur toutes les variétés végétales. Cela veut dire en fait que les entreprises peuvent réclamer des droits de propriété sur les semences qu’elles développent et sur le matériel génétique qu’elles contiennent, empêchant ainsi les agriculteurs de faire ce qu’ils font depuis des millénaires : garder, échanger et améliorer leurs semences. C’était un point de départ important pour l’industrie des semences qui, depuis, essaie toujours d’imposer son programme. Le deuxième objectif était d’obtenir que les pays adhèrent à l’UPOV, l’Union pour la protection des obtentions végétales, une convention qui accorde des droits de propriété intellectuelle sur les variétés de semences. Au moment où les entreprises exerçaient des pressions pour que les droits de propriété intellectuelle sur les variétés végétales soient inclus dans l’accord de l’OMC, la convention de l’UPOV a été amendée. En 1991, l’UPOV a éliminé le droit des agriculteurs de garder et d’échanger des semences « protégées », c’est-à-dire qui appartenaient à des entreprises qui avaient acquis des titres de l’UPOV sur elles. Ces deux éléments combinés ont donné aux entreprises un moyen idéal pour exercer davantage de contrôle sur la provision de semences du monde.

Les traités de commerce bilatéraux et régionaux servent à renforcer le contrôle des entreprises sur les semences

Cette dernière décennie, les traités de commerce bilatéraux et régionaux ont été utilisés pour renforcer encore les droits de propriété des entreprises sur les semences. En juillet de cette année, GRAIN a publié une nouvelle liste des traités de commerce qui font justement cela. (1) L’un après l’autre, ces traités signés par les gouvernements incluent la condition de souscrire aux normes de l’UPOV, ou bien de renforcer les droits de propriété intellectuelle sur la biodiversité de leurs pays. De telles conditions équivalent ni plus ni moins qu’à légaliser le vol, puisque ces semences ont été développées à partir des variétés obtenues et entretenues par les paysans.

Parmi les accords de commerce bilatéraux et régionaux qui limitent le plus la maîtrise des agriculteurs sur les semences qu’ils cultivent figurent les suivants :

  •  L’Accord économique et commercial global (AECG) ou Comprehensive Economic Trade Agreement (CETA) entre l’Union européenne et le Canada, qui suit à l’heure actuelle une route accidentée vers sa ratification. Il donne aux entreprises semencières canadiennes et européennes de nouveaux instruments puissants pour faire valoir des droits de propriété intellectuelle contre les agriculteurs, comme la confiscation des semences et des injonctions basées sur le simple fait de soupçonner une infraction, y compris la conservation de semences.
  • Les accords de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et les pays africains, qui engagent les signataires à élaborer de nouvelles normes sur les droits de propriété intellectuelle, y compris sur les semences.
  • Pendant ce temps, le gouvernement des États-Unis ne cesse de pousser ses partenaires commerciaux à respecter leurs engagements en matière de droits de propriété intellectuelle. Dans un rapport récent, il critique le Chili et la Colombie pour n’avoir pas adopté la version 1991 de l’UPOV (l’UPOV 91, qui élimine le droit des agriculteurs de garder et d’échanger des semences protégées), comme ils étaient convenus de faire en application des traités bilatéraux de commerce de 2003 et 2006 avec les États-Unis.
  • Le Partenariat transpacifique (TPP) contraint 12 pays d’Asie et des Amériques à adhérer à l’UPOV 91. Ce faisant, beaucoup d’entre eux seront obligés de prendre des mesures contre les agriculteurs qui gardent des semences de variétés protégées. Les industries biotechnologiques et semencières états-uniennes pensent aussi que ce traité ouvrira la voie au brevetage des plantes en général, et elles considèrent le TPP comme « le meilleur instrument » pour imposer des normes de propriété intellectuelle plus contraignantes, non seulement en Asie mais dans le monde entier.

Il y a eu quelques efforts au niveau de l’ONU pour protéger les droits des agriculteurs et des communautés locales sur la biodiversité dont ils se sont bien occupés au cours des siècles. L’un d’eux est le Traité sur les semences, négocié et adopté il y a quinze ans par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture de l’ONU (FAO). Il comporte une clause sur les droits des agriculteurs, qui reconnaît leur droit « de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre des semences de ferme ». Cependant, le Traité sur les semences reconnaît aussi les droits de propriété intellectuelle des entreprises sur les semences. Au cours d’une réunion officielle à ce sujet, tenue en octobre 2016 en Indonésie, le mouvement paysan La Vía Campesina a considéré comme très décevant que, quinze ans plus tard, le Traité ait fait si peu pour mettre en œuvre et garantir les droits des agriculteurs. Une fois de plus, le mouvement a exhorté les pays membres du traité à cesser de négocier des droits de propriété intellectuelle et des lois qui portent atteinte aux droits des paysans et qui criminalisent ces derniers.(2)

Un autre traité de l’ONU à ce sujet est le Protocole de Nagoya, adopté en 2010 par la Convention sur la diversité biologique (CDB). Il porte sur l’accès aux ressources génétiques et sur le partage des avantages découlant de leur utilisation. En théorie, ce protocole défend le consentement préalable en connaissance de cause et la protection des droits des communautés concernées. Or, on lui reproche en réalité de réduire les semences à de simples marchandises, plutôt que de les considérer comme un élément essentiel du patrimoine culturel des peuples. En juin 2016, une décision du Tribunal constitutionnel du Guatemala a suspendu l’application du protocole dans le pays (voir l’article à ce sujet dans le présent bulletin), pour une bonne part grâce aux campagnes des organisations de peuples autochtones et d’agriculteurs, qui affirmaient que l’objectif du protocole devrait être de protéger la biodiversité et non de la commercialiser.(3)

La bonne nouvelle, après une décennie d’assauts des entreprises contre les droits des agriculteurs sur les semences qu’ils utilisent, est que l’opposition aux traités de commerce et aux accords sur les droits de propriété intellectuelle croît de jour en jour, et que les mobilisations contre la privatisation de la biodiversité sont un aspect très important de cette opposition. Dans beaucoup de pays, comme le Chili, l’Argentine, la Colombie et le Guatemala, les mouvements sociaux ont défié avec succès les nouvelles lois sur les semences. Dans d’autres, les nouveaux traités de commerce sont de plus en plus contestés dans les rues. C’est là que réside notre force pour maintenir la biodiversité entre les mains des peuples indigènes, des agriculteurs paysans et des communautés locales.

Inclus dans le bulletin numéro 227 du Mouvement Mondial pour les Forêts Tropicales, http://wrm.org.uy/fr/les-articles-du-bulletin-wrm/section1/les-traites-de-commerce-risquent-denlever-aux-agriculteurs-la-gestion-de-la-biodiversite-des-semences/


(1) GRAIN (2016). Avec de nouveaux accords commerciaux, le vol organisé par les multinationales est légalisé et les semences paysannes deviennent illégales. https://www.grain.org/fr/article/entries/5523-avec-de-nouveaux-accords-commerciaux-le-vol-organise-par-les-multinationales-est-legalise-et-les-semences-paysannes-deviennent-illegales. La base de données peut être téléchargée depuis : http://www.grain.org/attachments/3926/download
(2) La Vía Campesina et ITPGRFA (2016). Lors de la consultation sur les droits des agriculteurs, La Vía Campesina réclame la création d’un groupe de travail sur le traité qui comprenne des organisations paysannes, afin de contribuer à mettre en œuvre les droits des paysans. https://viacampesina.org/en/index.php/main-issues-mainmenu-27/biodiversity-and-genetic-resources-mainmenu-37/2149-itpgrfa-at-consultation-on-farmers-rights-la-via-campesina-demands-a-working-group-in-the-treaty-comprising-peasants-organisations-to-help-implement-peasants-rights.
(3) Karen Hansen-Kuhn, IATP (2016). Seeds of Corporate Power vs Farmers’ Rights: We need to start tilting the field back in favor of farmers and the environment. http://www.iatp.org/blog/201609/seeds-of-corporate-power-vs-farmers-rights-we-need-to-start-tilting-the-field-back-in-fa.

 

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La dette des entreprises américaines a doublé depuis la crise – Fin août, le calme avant la tempête

Pas inquiétudes TOUT va bien ! La preuve, tout le monde s’endette toujours plus, y compris les entreprises « solides » !

Paul Singer le dit « Tout le monde est dans le noir »;  et Met en garde contre une « soudaine, et intense chute du marché » :

Bien qu’il y ait eu quelques entrants récents très importants dans le  Club des milliardaires baissiers, comme Bill Gross, Jeff Gundlach, Carl Icahn et George Soros, qui est récemment passé de optimiste sur le marché pour prédire la déprime : le patron d’ Elliott Paul Singer.

Et, bien sûr, dans sa dernière lettre , il ne déçoit pas, en distribuant sa dose habituelle de ce que Kate Kelly appelle « tristesse « , avertissant que le marché obligataire est « cassé « , et lorsque les actions de la banque centrale sans précédent de ces dernières années ne peuvent plus empêcher une chute du marché – considèant que la Banque du Japon et de la BCE seront a cours d’obligations monetisable peut être plus tôt que beaucoup ne l’attendaient – « la perte subséquente de confiance pourrait être sévère. »

«  trop de pouvoir de la banque centrale, trop d’avilissement monétaire, rendront l’ inflation inévitable, et « quand elle arrivera , ça pourrait être rapide et impossible à tasser. « 

Voici un Article de Zero Hedge, publié le 18 août 2016 :

« Hier, dans les notes du comité de la Fed, un aveu saisissant est apparu : « plusieurs participants ont exprimé des craintes à propos de la période étendue de taux bas qui risque d’augmenter l’encouragement des investisseurs à rechercher le rendement, ce qui pourrait mener à des mauvaises allocations de capital et à une évaluation erronée du risque, avec d’éventuelles conséquences adverses pour la stabilité financière ». À ce propos, le stratégiste en chef crédit de Bank of America Hans Mikkelsen propose une réplique amusante :

« Nous sommes d’accord. Cependant, vu que nous sommes toujours à portée d’une phase de rendement, nous restons optimistes sur les écarts de rendement des obligations d’entreprises de haute qualité. »

Autrement dit, il y a une bulle. Tout le monde, même la Fed, le sait, comme une enquête récente de Bank of America l’a révélé. Mais tout le monde poursuit ses achats, tout bêtement car il n’y a pas d’autre alternative. Mais qui achète quoi, et pour combien ?

En réponse à la première question, Mikkelsen note que le marché obligataire corporate (obligations de haute qualité) a plus que doublé en taille depuis la crise financière. En effet, comme le montre le graphique ci-dessus, depuis la crise financière les obligations de sociétés solides ont grimpé, passant de plus de 2 trillions de dollars à un peu moins de 6 trillions de dollars.

Et concernant l’identité des acheteurs « de toute cette dette », la réponse est surprenante : il s’agit principalement d’investisseurs particuliers et étrangers.

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Suite et fin

Un autre graphique intéressant sur les achats de la dette des marchés émergents qui ont explosé :

Fin août, le calme avant la tempête

Article de Brian Maher, publié le 18 août 2016 sur DailyReckoning.com :

« L’heure de vérité approche… Les investisseurs légendaires comme Carl Icahn sont des aigles, ils ne se rassemblent pas en troupeau. Ils sont isolés de la masse, et voient bien plus loin que les autres.

Ce que le multimillionnaire voit, perché à 3000 m d’altitude, est un marché content de lui qui se laisse porter par les flots, en état de béatitude… jusqu’à la chute d’eau.

« Lorsque tout va bien, le marché semble attractif… Mais c’est à ce moment-là qu’il faut faire un pas en arrière et arrêter d’acheter. »

Or, c’est précisément à ce moment-là que les lemmings baissent leur garde, bien entendu, lorsque tout semble rouler. Mais pas les aigles. Les foules les effraient, surtout lorsque l’autosatisfaction prédomine. À ce titre, Icahn affirme ne jamais avoir adopté tout au long de sa carrière d’investisseurs une position aussi défensive par rapport aux actions qu’aujourd’hui.

Il a raison. L’autosatisfaction règne sur les marchés. Et pourquoi cela ne devrait-il pas être le cas ? À chaque fois que M. Marché baisse, la Fed le saisit par les hanches pour le redresser. Il ne chute jamais. C’est arrivé à de si nombreuses reprises que les investisseurs pensent que cela ne s’arrêtera jamais.

Les marchés ont débuté l’année de la pire façon de leur histoire. Le début de la fin ? Pas vraiment. Pour des raisons connues par Dieu mais aussi tout le monde, les marchés sont repartis à la hausse, en raison de l’anticipation des interventions de la Fed pour sauver la mise. Depuis son plus bas de la mi-février, le Dow Jones a bondi de plus de 3.000 points.

Le Brexit a eu ensuite lieu en juin. Cela devait être le gros coup fatal qui devait mettre au tapis le marché. Bien sûr, cela a été pendant un moment la panique, il a quelque peu vacillé sur ses jambes, mais il est resté debout. Il a ensuite repris du poil de la bête, et après avoir encaissé ce gros uppercut il affichait de nouvelles valorisations records quelques semaines plus tard.

Ce jeudi dernier, le Dow Jones, le S&P et le Nasdaq ont tous affichés des valorisations records pour la première fois depuis 1999. Et ce malgré une croissance quasi à l’arrêt depuis le début de l’année. Malgré un commerce mondial dans les limbes. Malgré les bénéfices des entreprises en baisse depuis 4 trimestres consécutifs. Envers et contre tout.

Le VIX, l’indice de la peur, a plongé à un plus bas de 52 semaines, à un fifrelin de son plus bas record de 1993. L’ambiance semble aussi guillerette que celle d’un mariage au mois de juin. C’est tout le problème. Le marché a-t-il atteint un pic d’autosatisfaction ?

Greg Rutherford, CEO et cofondateur de Cavalier Investments :

« Le VIX est extrêmement bas, mais simultanément il y a beaucoup de choses négatives qui devraient inquiéter les investisseurs et qui semblent être ignorées. »

Conclusion à la Roosevelt : « la seule chose que nous devons craindre, c’est l’absence de crainte. »

suite et fin

 
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Publié par le 19 août 2016 dans économie, général, International

 

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Les Stocks des entreprises croissent au rythme le plus lent depuis Janvier, les Ratios de vente Signalent une récession imminente !

Les stocks n,’ont augmenté que de 0,1% en Juillet – après forte hausse de Juin

Chute de l’activité, donc les gens consomment moins et les entreprises accumulent les stocks (accumulés par rapport aux prévisions plus positives que prévu), tout simplement . C’est un indicateur de performance de l’économie .

Une bonne gestion du besoin en fonds de roulement nécessite, entre autres mesures, de maîtriser la rotation des stocks. Pour faire court, ceux-ci doivent être renouvelés le plus vite possible tout en respectant certaines contraintes.

La rotation des stocks est le nombre de fois où l’on doit remplacer le stock au cours d’une période donnée – en général un an. C’est l’un des ratios les plus utilisés dans la gestion des stocks, étant donné qu’il reflète l’efficacité globale de la chaîne logistique, depuis le fournisseur jusqu’au client. Ce ratio peut être calculé pour tout type de stock (matériaux et fournitures, travaux en cours, produits finis, ou le tout combiné), et il peut être utilisé aussi bien pour la distribution que pour la fabrication.

Le gestionnaire de stocks possède toute une batterie de techniques applicables à telle ou telle situation, selon que les volumes ou les dates de commandes sont fixes ou variables, que la demande est certaine ou aléatoire, etc. Ces méthodes ne sont pas souvent applicables de façon aussi rigoureuse que ne le voudrait la théorie pour de multiples raisons mais la base de données de l’entreprise permet en tout état de cause de connaître la durée d’une rotation de stock pour chaque article

Comme le rapporte Zero Hedge :

Après 0,8% de hausse en Juin des stocks des entreprises (le plus en 4 ans), qui a faire bondir le ratio stocks ventes (ratio de rotation des stocks)  à 1.37x – le plus élevé depuis 2009 – les données de Juillet confirment que la récession lorgne grandement alors que l’accumulation des stocks semble avoir touché sa limite, jusqu’à seulement 0,1% MoM (le ratio stocks sur ventes-plane à 1.36x –  des niveaux de récession historiques).

Le ratio de rotation des stocks demeure obstinément élevé alors que les ventes ne semblent juste pas apparaître en dépit de tous les «signaux» d’un marché axé purement sur la politique fallacieuse de la Fed …

 

Se souvenant que ces données furent retardées de 2 mois (en face du désastreux effondrement des stocks de l’Empire de la Fed   , l’effondrement de la production automobile et de la faiblesse des ventes au détail), il semble que l’économie du « si nous le construisons, ça viendra » vient de se prendre une gifle au visage par la réalité, et que le  «Field of Dreams» (champs des rêves de la FED) était une fiction, tout comme «la reprise » aux États-Unis. Temps pour la Fed de relever ses taux ?

 

Graphiques: Bloomberg

Zero Hedge – resistanceauthentique

 
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Publié par le 15 septembre 2015 dans économie, général, International

 

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Philippe Béchade 15/01 et 17/01 ; et Olivier Delamarche

Philippe Béchade VS Cyrille Collet: Publication des résultats des entreprises – 15/01 : partie 1/2

Le bilan hebdo de Béchade & Cussac: tendance haussière du CAC40, effondrement de Best Buy… 17/01

Olivier Delamarche VS Marc Riez: « Chiffres chinois : du plus haut comique » – 20/01

 
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Publié par le 20 janvier 2014 dans économie

 

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