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Archives de Tag: des élites

Michel Drac : La stratégie de tension au service des élites mondialisées

Michel Drac est éditeur et essayiste. Fondateur du site scriptoblog, il est spécialiste de la géopolitique. Dans son ouvrage Triangulation, aux éditions Le Retour aux Sources, il revient au fil de trois conférences sur le concept de mondialisme. A travers une discussion autour du terme d’ « empire », Michel Drac précise le rôle des élites mondialisées -qu’elles agissent dans le monde économique, médiatique ou politique – dans la perte systémique de la souveraineté des états. Face à une époque complexe, l’auteur fait un parallèle avec l’époque italienne des années 70 et 80, en commentant une stratégie de tension diffusée en Europe et particulièrement en France, notamment face à l’islamisme radical.

 

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Interview de Jim Rickards par Simone Wapler : Le plan secret des élites mondiales

Jim rickards, qui prévoit que les DTS vont remplacer le dollar incessamment sous peu (dans les 5 semaines), dévoile ce qu’il nomme les « accords secrets de shangai » lors du dernier G20, qui visent entre autres à dévaluer le yuan et le dollar . 

Il parle aussi du « grand plan secret » des élites qui visent à effacer la dette publique (1 million de milliards avec les dérivés), par l’inflation .

Pour cela 4 moyens :

  • taux négatifs
  • hélicoptère monétaire
  • Les DTS
  • Augmenter le prix de l’or

Donc quoi qu’il arrive il y aura de l’inflation …

 

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Le plan de bataille des élites

Les conséquences et les motifs de la guerre, que ce soit par une nation contre une autre ou par un gouvernement contre ses citoyens, changent rarement. Cependant, les méthodes de la guerre ont largement évolué avec les temps modernes. Les guerres par les élites contre les populations sont souvent si subtiles que beaucoup de gens pourraient même ne pas reconnaître qu’ils sont l’objet d’attaques jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Chaque fois que j’examine les conceptions de guerre potentielle entre des individus et l’oligarchie, invariablement une personne bien têtue crie: «Que voulez-vous dire avecquand? Nous sommes en guerre en ce moment!» Dans ce cas, je ne parle pas de traces subtiles de la guerre. Je ne parle pas de guerre de l’information, de guerre de propagande, de guerre économique, de guerre psychologique ou la guerre biologique. Je parle de la guerre pure et simple, et quiconque pense que nous avons déjà atteint ce point n’a aucune idée de ce à quoi la vraie guerre ressemble.

La récente découverte de l’exercice Jade Helm 15 à l’échelle nationale a rendu beaucoup de gens soupçonneux, et avec raison. Les exercices fédéraux de crise ont une tendance historique étrange à coïncider soudainement avec des événements de crise très réels. Nous ne pouvons en savoir que très peu sur Jade Helm au delà des communications du gouvernement, des objectifs revendiqués et des fausses pistes. Mais à tout le moins, nous savons que Jade est un acronyme pour: aide conjointe pour le déploiement et l’exécution, un programme conçu pour créer des plans d’action et de déploiement à l’aide de modèles informatiques destinés à accélérer les temps de réaction pour les planificateurs militaires au cours d’un scénario de crise. Il est lié avec un autre programme appelé ACOA (Adaptive Course of Action), la base de ce qui est essentiellement l’utilisation du succès de missions passées et des modèles informatiques pour planifier les missions futures. Les deux sont des produits de l’Agence DARPA.

Pour autant que je sache, personne n’a présenté aucune preuve tangible de ce que HELMsignifie vraiment, mais la partie JADE de l’exercice se concentre explicitement sur une planification d’un déploiement rapide de forces dans les situations de crise, selon le livre blanc du gouvernement (voir le lien ci-dessus). Ce seul fait remet en question les déclarations du ministère de la Défense que Jade Helm n’est rien de plus que d’un programme de formation pour préparer les unités militaires au déploiement à l’étranger. Ceci est clairement un mensonge si Jade Helm tourne autour de situations de crise (qui dénote des menaces intérieures), plutôt que des opérations à l’étranger.

Bien sûr, si vous considérez aussi le fait que les forces des opérations spéciales s’entraînent toujours comme elles se battent, et dans des environnements similaires à l’endroit où elles vont se battre, la rhétorique de Jade Helm évoquant une préparation pour les théâtres étrangers, ne tient pas debout. Si les forces des opérations spéciales vont se battre en Irak, Iran ou en Syrie, elles vont sur des terrains d’entraînement dans des endroits comme le Koweït. Si elles sont formées dans des endroits comme Fort Lauderdale, en Floride (y compris à la formation d’infiltration), il n’y a pas moyen d’éviter de penser qu’elles s’entraînent pour combattre dans un lieu similaire à Fort Lauderdale avec une culture et population similaire.

Les exercices militaires au centre ville de Fort Lauderdale ont provoqué une certaine émotion

Je note en outre que les exercices Jade Helm sont aussi des exercices conjoints avec des organismes de l’État comme le FBI et la DEA. Encore une fois, pourquoi inclure ces organismes nationaux d’application de la loi à un exercice militaire simplement destiné à préparer les troupes pour les opérations à l’étranger? J’entends souvent l’argument que l’armée ne serait jamais associée avec un tel programme, mais les gens qui prennent cette position plutôt présomptueuse ne comprennent pas la psychologie de crise. Dans le cas d’une catastrophe nationale, de nombreux militaires et les employés du gouvernement peuvent déterminer qu’ils vont faire ce qui est le mieux pour eux et leurs familles. Et si obéir aux ordres garantit la sécurité de leurs familles (sécurité alimentaire, logement, etc.), ils peuvent très bien suivre un ordre, peu importe les doutes. En outre, une crise de grande ampleur pourrait être utilisée comme une justification de la loi martiale ; autrement dit des militaires hommes et femmes, bien intentionnés, pourrait être convaincus que la perte des libertés constitutionnelles pourrait être nécessaire pour le plus grand bien du plus grand nombre. Je crois que certains militaires vont en effet résister à ces efforts, mais bien sûr, Jade Helm peut également être une méthode permettant de repérer ces personnes indélicates avant de mettre en œuvre une opération réelle.

Donc, si Jade est en fait un système de planification de crise pour l’armée et que l’armée s’entraîne pour des opérations nationales, quelle est la crise pour laquelle cette formation est planifiée? Il est difficile de le dire. Je crois que cela va découler d’un désastre économique, car nos structures économiques et sociales sont si faibles que presque tout événement majeur pourrait déclencher cet effondrement. Les attaques terroristes, les cyberattaques, un cas de pandémie, un vent un peu fort, trouvez vous-même. Il est clair que le gouvernement s’attend à une crise. Et avec l’avènement de cette crise, la guerre ultime contre le peuple américain va commencer.

Pourquoi s’attendre une situation de crise? Avec la couverture d’un événement de crise, l’opposition au pouvoir est plus facilement ciblée. Pour mon point de départ de la stratégie de guerre de l’élite, je voudrais utiliser la présentation suivante sur la guérilla par Max Boot qui est  un membre expérimenté du CFR, (Council on Foreign Relations) et un conseiller militaire à l’élitiste World Affairs Council.

Max Boot : Leçons de l’histoire au sujet des luttes de guérillas

Je voudrais d’abord souligner que Boot affirme que son travail est simplement une étude à caractère historique de personnages intéressants du domaine de l’insurrection et de la contre-insurrection, et n’est pas polémique. Je crains devoir sortir mon joker sur cela. Boot est conseiller direct du ministre de la Défense. Son travail et cette présentation étaient de toute évidence une étude sur la tactique de guérilla dans la perspective de la contre-insurrection et une tentative d’explorer des méthodes stratégiques pour contrôler et éradiquer la guérilla et les terroristes.

Toute défense que le peuple américain pourrait mobiliser contre le démantèlement, par les élites, des libertés constitutionnelles tournerait inévitablement à une insurrection. Donc, en utilisant les points de vue de Boot, membre du CFR, en matière de contre-insurrection comme ligne directrice, les élites feront très probablement une guerre ouverte aux personnes au sein de la population américaine qui ont la volonté de se battre.

Contrôle de l’opinion publique

Boot insiste sur la nécessité absolue du contrôle de l’opinion publique pour vaincre une insurrection. Une grande partie de son analyse est en fait tout à fait exacte, à mon avis, en termes de succès par rapport aux échecs des mouvements de guérilla. Cependant, son obsession sur l’opinion publique est, en partie, maladive. Boot suppose que la Révolution américaine est un excellent exemple de l’action de l’opinion publique contre les puissances dominantes, affirmant que l’opinion publique britannique avait forcé le parlement et le roi George III à arrêter toute nouvelle opération dans les colonies.

Maintenant, il est important de reconnaître que les élites ont une tendance récurrente à marginaliser le succès de la Révolution américaine, en particulier comme étant un coup de chance dans l’histoire. Boot, bien sûr, néglige complètement le fait que la guerre avait duré bien plus longtemps que prévu et que la direction britannique a souffert sous le poids des dettes considérables. Il néglige également le fait que les colons pro-indépendantistes étaient beaucoup moins nombreux que les conservateurs loyaux à la couronne jusqu’à la fin de la guerre. La révolution n’a jamais été en position majoritaire, et l’opinion publique n’était pas du côté des révolutionnaires.

L’idée même de la Révolution américaine est un peu une blessure sur l’ego collectif des élites, et leur biais les amène à faire des études inexactes de l’événement. La réalité est que la plupart des révolutions, même celles qui ont réussi, restent l’affaire de minorités durant une bonne partie, sinon la totalité, de leur déroulement. La majorité des gens ne participent pas à l’histoire. Ils ont plutôt tendance à flotter, impuissants, dans les marées, en attendant de s’accrocher à quelque mouvement minoritaire semblant être en position de l’emporter.

Boot suggère que si les Pères fondateurs avaient fait face à l’Empire romain plutôt qu’à l’Empire britannique, ils auraient été crucifiés et la rébellion aurait immédiatement flanché, parce que les Romains n’avaient aucune préoccupation pour l’opinion publique. Voilà où nous entrons dans l’esprit réel des élitiste.

Pour l’instant, l’establishment choisit d’influencer l’opinion publique avec une désinformation soigneusement élaborée. Mais quelle est la meilleure façon de traiter avec l’opinion publique, quand il s’agit de combats d’une révolution moderne? Il faut sortir l’opinion publique de l’équation, de sorte que l’élite au pouvoir soit libre d’agir aussi vicieusement qu’elle le souhaite. Une crise préfabriquée, et la crise économique en particulier, occulte d’autres menaces potentielles, y compris les taux de criminalité élevés, les pillages, les émeutes, la famine, les conflits internationaux, etc. Dans un tel environnement, l’opinion publique a très peu de poids, si tant est que les gens fassent même attention à quelque chose au-delà de leur propre désespoir. Une fois cet objectif atteint, l’oligarchie a le champ libre pour mener des actions moralement discutables, sans crainte de futurs retours de flamme.

Contrôler le public

Un autre principe essentiel que Boot décrit comme essentiel dans la défaite de l’insurrection est le contrôle du gros de la population afin de prévenir le recrutement de nouveaux membres par la révolution, et lui interdire d’utiliser la foule comme couverture. Il précise que le contrôle du public ne signifie pas gagner les cœurs et les esprits dans un sens diplomatique, mais de dominer par des moyens tactiques et psychologiques.

Il présente d’abord l’exemple de la contre-insurrection française en Algérie, en déclarant que la stratégie française de la torture généralisée, alors qu’elle était moralement répréhensible, a réussi dans les faits à débusquer et à détruire la les meneurs de l’insurrection. Là ou les Français ont échoué, c’est qu’ils n’ont pas réussi à brider et à occulter la campagne de torture. Boot utilise une fois de plus l’argument de l’opinion publique comme la raison de la perte éventuelle de l’Algérie par les Français.

Ce que Boot semble suggérer, c’est que la torture systématique est viable, au moins comme une stratégie hypothétique, tant qu’elle reste inaperçue du public en général. Il réitère également cela indirectement dans sa liste définitive des articles sur l’insurrection et la contre-insurrection quand il affirme que «quelques contre-insurrections (gouvernements) ont réussi, en infligeant une terreur de masse, au moins dans des pays étrangers», ce qui suggère que la terreur de masse peut être une option contre une rébellion domestique.

Boot va ensuite décrire un scénario plus efficace, le succès des Britanniques contre les insurgés en Malaisie. Il attribue la victoire britannique contre la rébellion à trois facteurs :

1) Les Britanniques ont séparé de grandes parties de la population, des villages entiers, dans des camps de concentration, entourés par des clôtures et des gardes armés. Cela empêche ces insurgés de recruter dans les classes plus opprimées ou les insatisfaits. Et cela les isole dans des zones où ils peuvent être plus facilement matés.

2) Les Britanniques ont utilisé les forces d’opérations spéciales en ciblant des groupes rebelles spécifiques et des leaders plutôt que de tenter de manœuvrer à travers de vastes régions dans une attaque vaine du style du Vietnam.

3) Les Britanniques ont fait des promesses qui ont séduit le grand public, y compris la promesse de l’indépendance. Cela a rendu le public plus souple et plus disposés à coopérer.

Maintenant, je n’ai aucun espoir que les élites puissent offrir l’indépendance au public américain pour leur coopération dans la lutte contre une insurrection de patriotes, mais je pense qu’ils vont offrir quelque chose peut-être de plus séduisant : la sécurité.

Je crois que l’exemple britannique/malaisien donné par Boot sera la principale méthode pour les élites et le gouvernement fédéral dans le cas où une rébellion aux États-Unis s’opposerait aux atteintes à la République constitutionnelle, ou à l’instauration de la loi martiale à la suite d’une urgence nationale.

Isoler les centres de population

Il y a une raison pour laquelle certaines villes américaines sont ensevelies sous des réseaux de surveillance biométriques technologiquement sophistiqués, et je pense que l’exemple malaisien en donne la clé. Certaines villes (pas toutes) peuvent être transformées en énormes camps isolés, ou zones vertes. Elles seraient étroitement contrôlées, et les voyages seraient très limités. L’alimentation, le logement et la sécurité seraient probablement offerts, après qu’une période de catastrophe aurait été expérimentée. Quelques mois de famine et le manque de médicaments pour les dépendants aux médicaments pourraient sans doute tuer des millions de personnes. Les survivants non préparés afflueraient vers ces zones dans l’espoir de recevoir de l’aide. Les forces gouvernementales pourraient confisquer les fournitures vitales dans les zones rurales à chaque fois que cela serait possible afin de forcer encore plus de gens à se concentrer dans les régions contrôlées.

J’ai vu la stratégie d’isolement en action en partie, lors du sommet du G20 à Pittsburgh. Plus de 4 000 policiers et soldats de la Garde nationale ont verrouillé le centre-ville, ne laissant qu’une seule voie pour circuler. Le premier jour, il n’y avait presque pas de manifestants ; la plupart des militants étaient si effrayés par le spectacle de cette force en mode shock-and-awe – qu’ils n’ont pas osé quitter leurs maisons. Ceci est l’exemple le plus proche que j’ai personnellement vécu lors de la mise en place de la loi martiale en paysage urbain.

Décapiter les leaders

Le mouvement de la liberté a toujours été un mouvement sans leader, ce qui rend l’approche style nuit des longs couteaux légèrement moins efficace. Je ne vois pas d’avantages immédiat pour les élites dans l’enlèvement ou le meurtre de membres éminents du mouvement, même si cela ne signifie pas qu’ils ne vont pas essayer quand même. Les partisans de la liberté les plus connus sont les enseignants, et non des généraux ou des politiciens charismatiques. Les enseignants laissent tous leurs enseignements derrière, et personne n’a besoin de généraux ou des politiciens. Le mouvement ne serait pas nécessairement perdu sans nous.

Cela dit, il y a un facteur de peur impliqué dans un tel événement. Le black-bagging[étouffement, NdT] des voix de la liberté populaire pourrait terroriser tous les autres et leur imposer la soumission ou l’inaction. Voilà pourquoi je soutiens sans cesse le besoin de leadership individuel ; chaque personne doit être capable et disposée à prendre des mesures individuelles sans être commandée pour la défense de ses propres libertés, si le besoin s’en fait sentir. Les groupes devraient garder une direction locale, et la centralisation nationale du leadership doit être évitée à tout prix.

Selon les promoteurs mêmes des exercices Jade-Helm, la formation sera axée sur des équipes de réaction rapide frappant une zone avec le soutien d’hélicoptères, puis un retrait dans les 30 minutes ou moins. Presque tous les anciens combattants de la guérilla avec lesquels je me suis entretenu concernant ce style d’action ont dit qu’elle est utilisée pour saisir et arracher, c’est à dire capturer ou tuer des cibles de grande valeur, puis se retirer avant que l’ennemi ne puisse riposter.

La guerre de quatrième génération

La méthode finale pour la guerre contre le peuple américain est celle dont Boot ne parle pas : l’utilisation de la guerre de quatrième génération. Certains appellent cela la guerre psychologique, mais c’est beaucoup plus que cela. La guerre de quatrième génération est une stratégie par laquelle une partie de la population que vous souhaitez contrôler est tournée contre une autre partie de la population que vous souhaitez contrôler également [Triangle de Karpman ou Conflit triangulé, NdT]. C’est la guerre sans l’utilisation immédiate des armées. Au contraire, les élites tournent la population ennemie contre elle-même et encouragent une guerre interne pour leur laisser faire le gros du boulot. Nous pouvons voir cette stratégie en développement déjà aux États-Unis dans la manipulation des questions raciales et la militarisation de la police.[et surtout dans tout le Moyen-Orient, NdT]

L’utilisation de provocateurs lors de troubles dans des endroits comme Ferguson, Missouri, et Baltimore suggère que la course à la guerre  fait partie d’un plan plus vaste. Je crois que les responsables de l’application des lois se sont également donné un faux sentiment d’invincibilité. Avec des jouets militaires et le financement fédéral, mais des philosophies tactiques pauvres et une formation dépassée, les LEO [argot : flics de base, NdT] sont utilisés comme chair à canon lorsque SHTF [argot : ça commence à chauffer sérieusement, NdT]. Leur échec inévitable sera utilisé comme une raison pour une plus grande participation militaire locale ; mais en attendant, les Américains seront incités à se battre et à se tuer les uns les autres, tandis que les élites pourront s’asseoir et regarder le spectacle.

La guerre de quatrième génération consiste également à tromper la population cible en l’incitant à soutenir des mesures qui sont secrètement destructrices pour elle. Par exemple, le support des mouvements pour la liberté en soutien à une opposition contrôlée par l’élite [Révolutions de couleur, NdT] comme en Russie ou en Chine, ou le soutien des mêmes mouvements pour un coup d’État militaire dans lequel les hauts gradés sont des marionnettes de l’élite, comme l’est l’administration Obama. Vous pensez que cela semble tiré par les cheveux? C’est déjà arrivé dans notre histoire récente! Le Major général Smedley Butler du corps des Marines a été embauché par des grands dirigeants d’entreprise pour mener une armée professionnelle dans un coup d’État contre Franklin D. Roosevelt (également un fantoche élitiste) en 1933. Butler heureusement a exposé le complot avant qu’il n’ait pris son essor. Les deux parties sont restées sous contrôle, mais le coup, en cas de succès, aurait pu apporter un soutien populaire à un coup de rabot expéditif contre la Constitution, plutôt que la lente érosion qui a eu lieu. Ceci est la quintessence de la guerre de quatrième génération – faire penser aux gens qu’ils sont en train de gagner, quand ils sont réellement en train de vous aider à les vaincre.

Connaître son ennemi

J’ai indiqué ci-dessus les tactiques non pas parce que je pense qu’elles prévaudront nécessairement, mais parce qu’il est important que nous sachions exactement à qui nous avons affaire afin de mieux nous défendre. Ces méthodes peuvent être contrées par la préparation des communautés, en évitant une direction centrale, l’application de mesures aléatoires plutôt que d’actions prévisibles, etc. La plupart d’entre nous, champions de la liberté, devront fournir un certain niveau de sûreté et de sécurité pour les gens autour de nous s’ils veulent perturber les efforts de l’establishment pour attirer par ruse ou de force la population dans des régions contrôlées. La crise est la meilleure arme que les élites ont à leur disposition, et des exercices comme Jade Helm montrent qu’ils peuvent utiliser cette arme à court terme. La meilleur défense est la préparation – et pas seulement pour vous-même, mais pour les autres autour de vous. La guerre est à venir, et alors que nous ne pouvons pas en connaître la date exacte, nous pouvons supposer le pire et faire de notre mieux pour y être prêt le plus rapidement possible.

 

Note du Saker Francophone

En France, on peut voir en temps réel, et en accéléré par rapport au USA, le même processus enclenché après le 11 Septembre. On vote ces jours-ci des lois liberticides censées nous protéger d’un terrorisme islamique, mais avec des éléments de langage du gouvernement ciblant les mouvements identitaires (Cazeneuve à l’Assemblée nationale) et surtout le complotisme sur internet qui est en voie de criminalisation dans l’esprit de l’opinion publique, voire même de médicalisation comme au plus beau temps des procès soviétiques. La France n’étant pas construite autour du nationalisme, comme les États-Unis, prompts à brandir la bannière étoilée mais prônant la liberté d’expression comme horizon indépassable, cela nous promet des contradictions proprement hallucinantes de la part des élites et donc une approche de plus en plus totalitaire de l’exercice du pouvoir.

Liens : http://www.entrefilets.com/infestation.html

A savourer, cette autre analyse du site entrefilets qui analyse aussi la G4G et les tests grandeur nature en Palestine ou sur Internet.

http://lesakerfrancophone.net/quand-les-elites-declareront-la-guerre-a-lamerique-voila-leur-plan-de-bataille/

Do You Still Think Nothing Is Going On? UN Military Equipment In New Mexico

 

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La capitulation des élites : la mise en place du Nouvel Ordre Mondial

Jean-Claude Juncker, ancien premier ministre luxembourgeois et président de la commission européenne, est également l ‘instigateur d’un système d’optimisation fiscal en vigueur au Luxembourg qui a permis à près de 340 multinationales d’échapper à l’impôt dans les pays où elles exercent leurs activités…

Les élites au pouvoir en France et dans la majeure partie des pays du bloc américano-occidental, se caractérisent par leur servitude volontaire aux impératifs idéologiques et économiques du Nouvel Ordre Mondial. Par Nouvel Ordre Mondial il faut entendre le processus de la mondialisation et la constitution de pouvoirs financiers et économiques transnationaux qui dictent leurs réglementations aux représentations nationales. La libre circulation du capital et des marchandises induit de fait une prise de pouvoir de la sphère économique et financière mondialisée sur la sphère politique nationale. En ce sens, le Nouvel Ordre Mondial qui s’est mis en place dans les années 90 et 2000 suite à l’instauration de zones de libre échange régionales, comme l’UE ou l’ALENA, et de nouvelles règles commerciales internationales dans le cadre de l’OMC, signe effectivement la fin des histoires et des destins nationaux et la soumission des nations et des pouvoirs politiques locaux aux pouvoirs économiques transnationaux.

Comment cette capitulation des élites nationales et leur dépossession du pouvoir politique a t-elle pu s’effectuer, quels mécanismes idéologiques et opérationnels ont-ils été mis en œuvre ?

La soumission des nations par l’oligarchie mondiale

L’oligarchie mondiale désigne ici les structures de pouvoir à portée internationale et susceptibles d’influencer les réglementations et le droit international et en retour les politiques et les réglementations nationales. Typiquement, il s’agit de structures telles que l’OMC, le FMI, la Banque Mondiale, ou encore l’ONU et l’UE.

Il faut distinguer à l’intérieur de cet ensemble les structures s’appuyant sur les représentations démocratiques de celles opérant en dehors de ces mêmes cadres démocratiques. L’ONU, en tant qu’organisation reposant sur la représentation nationale et des processus de prise de décision démocratiques (bien que certaines puissances disposent d’un droit de veto), n’a ainsi été que faiblement impliquée dans les développements successifs du Nouvel Ordre Mondial, ce dernier consistant précisément à dépasser de tels types de structures délibératives, et faute d’hégémonie américano-occidentale au sein du conseil de sécurité comme de l’assemblée des Nations-Unies. L’ONU a cependant été l’agent de l’imposition de certains volets idéologiques attachés à la conception et la définition des droits humains, comme le montrent les fondements de sa charte ainsi que la déclaration universelle des droits de l’homme qui ont vocation à s’imposer aux conceptions et législations nationales et à supprimer les différences culturelles. Les droits de l’homme sont ainsi devenus le justificatif moral des guerres néo-coloniales dites « humanitaires » ou de « libération » du bloc américano-occidental, ce qui n’a été rendu possible que par leur prétention à l’universalité. En ce sens, les droits de l’homme sont un volet opérationnel à part entière du Nouvel Ordre Mondial.

L’Union Européenne est un autre exemple d’institution internationale à mi-chemin entre une organisation dite démocratique, basée sur les représentations nationales, et une techno-structure de lobbying au service des intérêts du pouvoir économique et financier. La porosité entre la commission, le parlement, leur bureaucratie et les grands lobbies privés est l’exemple typique de l’imbrication structurelle de l’oligarchie financière et commerciale et des structures du pouvoir politique même lorsque ces dernières incluent des mécanismes de régulation dits « démocratiques ». D’après Corporate Europe Observatory, entre 15 et 30 000 personnes travailleraient pour les lobbies à Bruxelles. Dés l’origine, l’UE a d’abord été conçue comme un marché commun, et Jacques Delors n’a jamais caché avoir relancé la construction européenne dans les années 80 avec l’aide de la Table Ronde des Industriels, un lobby rassemblant les 45 plus grosses firmes européennes. Le projet des industriels européens sera publié en janvier 1985 dans un document intitulé : «  Europe 1990 : un agenda pour l’action » qui se donnait comme objectifs de faire tomber les barrières commerciales, douanières et fiscales. Il sera repris presque tel quel par Jacques Delors et donnera naissance au traité de Maastricht en 1992. Cette imbrication du lobbying et de la représentation européenne dite démocratique est symbolisée par la plaque commémorative de l’inauguration du parlement européen à Bruxelles, sur laquelle figure le logo de la SEAP : Society of european affairs professionnals, la Fédération européenne du lobbying :

Ces structures, bien que dotées d’une légitimité institutionnelle, ne reposent cependant pas toutes sur des mécanismes de fonctionnement dits « démocratiques » impliquant les représentations nationales ou des mécanismes délibératifs, comme le montrent les exemples du FMI ou de la Banque Mondiale, dont les structures de pouvoir sont fortement inégalitaires et dominées par les intérêts financiers anglo-saxons et dont les politiques économiques sont décidées par des « experts » et des technocrates tout en se plaçant au dessus des débats et des processus démocratiques nationaux. Le FMI a été le principal artisan et promoteur des politiques économiques néo-libérales, particulièrement dans les pays en voie de développement, c’est à dire présentant un modèle économique monétariste axé sur la politique de l’offre et la libre circulation des capitaux et des marchandises ainsi que la dérégulation et la mise en concurrence des secteurs protégés. Concrètement, les politiques du FMI ont abouti dans la très grande majorité des cas au pillage des pays ayant sollicité ses services par les multinationales, et à une aggravation dramatique de la situation économique, plaçant un certain nombre d’états dans une situation de servitude à l’égard de la technocratie du fonds monétaire, comme on a pu l’observer récemment avec le cas de la Grèce ou de l’Ukraine.

L’OMC constitue un cas particulier puisque l’organisation est avant tout un cadre de négociation intergouvernemental. Crée en 1995, son but est de définir les règles du commerce international et de porter les revendications de l’oligarchie mondiale visant à la faciliter la circulation du capital financier et des marchandises. Elle est chargée notamment de faire respecter les accords du GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) et de l’AGCS (accord général de libéralisation des services) et dispose pour ce faire d’un pouvoir de justice visant à régler les litiges entre les différents états signataires. Son mode de fonctionnement démocratique représentatif, un pays égal une voix, à cependant conduit à son abandon pour les développements ultérieurs de la mondialisation négociés dans le cadre de traités bilatéraux ou régionaux, comme l’ALENA ou actuellement le TAFTA.

Ces différentes structures sont toutes portées par une idéologie commune et représentent les intérêts de l’oligarchie mondiale, c’est à dires des pouvoirs financiers et économiques. Leurs buts sont ainsi sensiblement identiques malgré leurs attributions et leurs compétences différentes et visent à une libéralisation des économies nationales dans le cadre d’un vaste marché mondial sacralisant la libre circulation du capital, la concurrence et le commerce international. Les politiques structurelles mises en place dans le cadre des prêts consentis par le FMI ou la Banque Mondiale sont ainsi toujours orientées vers une libéralisation des économies nationales, une privatisation des secteurs publics et une ouverture aux investissements étrangers.

Ces politiques servent dans les faits les intérêts de la finance internationale et des groupes transnationaux qui constituent de facto l’oligarchie mondiale. Le Nouvel Ordre Mondial mis en place par ses différentes structures de gouvernance répond ainsi aux exigences opérationnelles des grands groupes financiers et commerciaux. Aux intérêts nationaux, qui passent par la protection ou la nationalisation de secteurs économiques fragiles ou stratégiques, s’est ainsi substitué les intérêts de l’oligarchie mondiale qui leur a substitué un Nouvel Ordre Mondial réalisant la soumission des intérêts nationaux à ceux du capital mondialisé. Le Nouvel Ordre Mondial s’est donc réalisé contre les peuples et les nations. Il vise leur destruction et la réduction des cultures et des particularismes locaux dans une pop-culture industrielle homogène. Une question se pose cependant : pourquoi les différentes représentations et les élites nationales se sont-elles démis de leur pouvoir politique pour se placer elles et leurs peuples, dans une situation de servitude volontaire ?

Guillaume Borel – source

 
 

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