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L’helicopter money… jusqu’où ira le délire monétaire des banques centrales ?

Helicopter By: Tony AlterCC BY 2.0

 

Nous approchons d’un genre de moment de Minsky des médias (et puis des marchés), celui où tout le monde s’aperçoit de la folie monétaire actuelle. La « bulle de l’argent  » est en train d’éclater .

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Apparemment l’activisme monétaire ne connaît plus aucune limite et visiblement personne – et surtout pas les dirigeants des banques centrales – ne semble prêt à admettre que la politique monétaire au mieux est inefficace au pire délétère. En effet, ce début d’année très chaotique a redonné du grain à moudre aux interventionnistes de tout poil… en particulier aux artificiers de la politique monétaire. Se discute de plus en plus ouvertement dans les milieux autorisés l’idée de mettre en œuvre le concept d’« helicopter money » – jusqu’à Mario Draghi qui a ouvertement admis que le projet était sérieusement discuté au sein de la BCE.

La paternité de l’expression revient à Milton Friedman qui dans son traité sur la monnaie The Optimum Quantity of Money (1969) l’utilise comme métaphore afin d’illustrer l’idée forte de la théorie quantitative de la monnaie, à savoir que l’inflation est avant tout un phénomène monétaire. En effet, si l’ensemble de la population se retrouvait avec une augmentation de leurs avoirs monétaires alors elle dépenserait ce supplément en biens de consommation ce qui conduirait, toutes choses égales par ailleurs – la quantité de production restant inchangée – à une augmentation immédiate et généralisée des prix. Dans l’esprit de Friedman, l’« helicopter money » n’a aucune valeur prescriptive.

Aujourd’hui les plus acharnés activistes de la politique se sont empressés de transformer cette métaphore en recommandation d’action politique. Les frontières de l’illusion monétaire sont repoussées toujours plus loin, aussi bien par les théoriciens de la monnaie que par les politiques très heureux de reprendre cette idée à leur compte.

Plus de limite à la déraison monétaire

Mais pourquoi un tel acharnement à entretenir l’illusion selon laquelle la création de richesses peut se décider par la Banque Centrale ? Comment peut-on imaginer – après ces années d’injection monétaire continue, qu’elle s’appelle Quantitative Easing ou politique monétaire non orthodoxe – que la réponse à la stagnation de la croissance puisse être apportée par une politique monétaire encore plus agressive et interventionniste ? L’absence de résultats de ces dernières années n’inspire donc aucune réflexion sur le constat d’échec. Pire, à l’âne qui ne veut pas boire, on propose désormais de lui mettre un entonnoir pour le forcer à boire. En effet puisque l’activité économique ne veut pas redémarrer, alors donnons de l’argent directement aux consommateurs finaux pour qu’ils puissent le dépenser, cela va bien finir par marcher !

Des erreurs conceptuelles fatales

Cette pensée unique commet plusieurs erreurs théoriques fondamentales. La première est de considérer que la monnaie est créatrice de richesse. La monnaie ne crée rien, la monnaie est un moyen d’échange, elle facilite les transactions économiques. En réalité, la création de richesses émane des entreprises qui investissent. Certes le taux d’intérêt joue un rôle important mais il n’est pas la variable clef surtout dans des périodes de crises et de forte incertitude. L’investissement requiert une confiance dans l’avenir, en particulier cela vaut la peine d’investir si les opportunités de profits dans l’économie sont bonnes. Or c’est là que le bât blesse et cela pour au moins deux raisons. La première est que justement les perspectives de profit sont faibles dans nos pays développés dans la mesure où le fardeau réglementaire et fiscal qui pèse sur les entreprises est devenu trop lourd. La seconde – et sans doute la plus importante aujourd’hui – est que nous sommes entrés dans une période de désendettement net des entreprises.

Ce phénomène, décrit par l’économiste Richard C. Koo, est contraire au fonctionnement normal des entreprises qui généralement s’endettent pour investir. Il est néanmoins la conséquence normale d’un surendettement massif au cours des dernières décennies qu’il faut maintenant épurer. Nombre d’entreprises ont réalisé que la valeur de leurs actifs était surévaluée, elles ont vu leurs profits diminuer et dans la mesure où elles sont encore capables de fonctionner, elles préfèrent se désendetter plutôt que de repartir à l’aventure. Ce désendettement caractérise l’économie japonaise depuis maintenant 25 ans. La zone euro est maintenant dans la même phase et les États-Unis sont en passe de l’être.

Donc quand bien même les banques voudraient octroyer des prêts, la demande pour ces derniers n’est tout simplement pas suffisante par manque d’appétence des entreprises. Ajoutons à cela qu’elles font face à de nouvelles contraintes réglementaires qui peuvent entraver l’octroi de prêt.

En bout de ligne, les grands bénéficiaires de la politique monétaire ultra-accommodante sont les acteurs du marché financier et bien sûr les gouvernements qui peuvent s’endetter à moindre frais et qui de fait se substituent aux acteurs privés. Une autre erreur est de croire que les injections massives de monnaie n’ont pas d’impact, la preuve étant qu’il n’y a pas d’inflation. Nous faisons face ici à une contradiction : les activistes monétaires partent du principe que la monnaie n’est pas neutre. Or s’ils concluent que les injections monétaires n’ont pas d’impact sur l’économie, c’est qu’implicitement ils supposent une forme de neutralité. La neutralité est ou n’est pas, il faut choisir ! Quant à la soi-disant disparition de l’inflation, rien n’est moins sûr. Cette conclusion découle d’une analyse très superficielle et simpliste de l’inflation.

L’inflation, l’Arlésienne

L’inflation s’observe à travers la hausse généralisée des prix mais quid de l’inflation, résultat de la non-déflation ou inflation négative ? En effet, ce thème n’est jamais abordé par les spécialistes, pourtant il mériterait qu’on y accorde une attention particulière. Les politiques monétaires de Quantitative Easing ont eu comme principal résultat d’empêcher la baisse massive du prix des actifs sous-jacents à la crise des subprimes et par conséquent de limiter la baisse du niveau général des prix atténuant la gravité de la récession. En effet, au regard de la sévérité de la crise, la déflation n’a presque pas eu lieu aux États-Unis. Le soutien artificiel apporté par ces politiques n’a pas permis « la purge » de l’économie US. Le problème est que des ressources « mal employées » le sont restées au lieu d’être libérées pour d’autres utilisations. De même, le maintien de la politique de Quantitative Easing a aggravé la mauvaise allocation des ressources puisqu’elle maintient le taux d’intérêt à des niveaux artificiellement bas et le prix des actifs artificiellement élevés. Le processus de désendettement à l’œuvre aujourd’hui est justement une tentative graduelle des entreprises d’assainir leurs bilans qu’elles savent surévalués du fait de la politique monétaire.

La mise en œuvre de l’« helicopter money » ne ferait qu’aggraver davantage la mauvaise allocation des ressources et ferait pour le coup apparaître une réelle augmentation généralisée des prix des biens de consommation courante. Aujourd’hui, tous les experts semblent d’accord pour faire le constat que l’inflation aurait disparu. Seulement, ils oublient de prendre en compte le fait que les prix des actifs auraient dû chuter et surtout qu’elle est bel et bien à l’œuvre dans certains secteurs, en particulier les marchés financiers. Si elle n’apparaît pas aujourd’hui dans le prix des biens à la consommation, c’est que les entreprises nettoient actuellement les désastres d’un surendettement passé. L’« helicopter money », dans l’hypothèse où les consommateurs se montreraient plus confiants que les entreprises, pourrait provoquer l’inflation voire l’hyperinflation du prix des biens avec son lot d’effets pervers.

La politique monétaire impuissante… changeons de modèle !

Si le constat d’impuissance est partagé, la solution ne se trouve pas dans la mise en œuvre de l’« helicopter money ». Il serait bienvenu que Mario Draghi se serve de son pouvoir pour forcer les gouvernements à faire les réformes structurelles qu’ils tardent à faire. Il pourrait inviter un Quantitative Easing où le montant de la dette publique achetée serait fonction de la mise en œuvre de réformes structurelles. Quitte à être créatif, autant mettre sa créativité au service d’une politique qui serve les intérêts de tous !

Sur le web

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Publié par le 19 avril 2016 dans économie, général, International

 

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Egon Von Greyerz – La baguette magique des banques centrales n’aura pas d’effets

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Les dirigeants des banques centrales se prennent pour des magiciens qui, à coup de baguette magique, peuvent créer les conditions économiques qu’ils désirent. Mais le problème est qu’ils se trompent toujours dans leurs analyses de l’économie, alors ils ne savent pas quoi faire avec la baguette. Cette baguette n’a rien de magique, c’est du toc. C’est le problème de toutes les banques centrales : on leur donne des pouvoirs illimités pour manipuler les politiques monétaires et pour imprimer de la monnaie.

Mais lorsque vous dotez de pouvoirs infinis quelqu’un qui ne peut ni analyser la situation correctement, ni ne comprend les conséquences de ses actions, c’est comme donner des armes de destruction massive à des enfants. C’est même pire que cela, car les banquiers utilisent ces armes pour créer de la richesse chez leurs amis banquiers. Les banques centrales ont ainsi créé de la méga-richesse pour une minorité infiniment faible et de la dette illimitée et de la misère pour le reste du monde. Les banques centrales créent des expansions et des contractions d’une ampleur qui détruit totalement l’économie. Et c’est exactement ce qui arrivera dans les prochaines années.

L’économie mondiale fonctionnerait bien mieux sans les banques centrales. Au lieu de ces expansions et contractions massives auxquelles nous assistons, nous verrions simplement des cycles naturels d’autocorrection de moindre ampleur. Le cycle qui a débuté changera le monde pour très longtemps. Une centaine d’années de mauvaise gestion aura mené à une misère économique et humaine qui pourrait durer des décennies, voire des siècles, comme après la fin de l’Empire romain.

IL N’Y A PAS DE POLITICIENS HONNÊTES

En décembre, après la hausse des taux par la Fed, nous disions que la Fed avait encore pris la mauvaise décision et qu’elle allait revenir dessus. Cette semaine, dans sa déclaration au Congrès, Janet Yellen a déjà commencé à revoir sa position. Mais, comme tous les politiciens, elle ne voit pas, ou ne veut pas admettre, que la plupart des problèmes économiques découlent de la politique monétaire des États-Unis. C’est parce que les États-Unis vivent au-dessus de leurs moyens depuis un demi-siècle et inondé le monde de dollars imprimés sans valeur que nous sommes dans ce pétrin. Mais c’est une politicienne et elle ne l’admettra jamais. Au contraire, cette semaine, elle a blâmé les turbulences globales sur les marchés et les risques plus élevés en Chine, qui auraient créé des conditions moins propices à la croissance américaine. Il est étonnant de voir que les politiciens ont du mal à être honnêtes et à voir la poutre dans leur œil plutôt que la paille dans l’œil du voisin.

Cela me rappelle Gordon Brown, l’ancien premier ministre du Parti travailliste, qui, alors qu’il était Chancellier de l’Échiquier, avait dit au parlement qu’il avait aboli les cycles d’expansion et de contraction. Mais, quand la crise de 2006-2009 a débuté, il a jeté le blâme sur les conditions internationales plutôt que sur sa propre mauvaise gestion de l’économie du Royaume-Uni. C’est cela, l’immoralité des politiciens : ils prennent le crédit pour tout ce qui est bien, mais ils blâment les autres pour les catastrophes qu’ils créent eux-mêmes.

LES ÉTATS-UNIS REJOINDRONT LE CLUB DES TAUX D’INTÉRÊT NÉGATIFS

Donc Janet Yellen a commis une nouvelle erreur, admise à moitié. Comme je l’avais dit en décembre, il ne sera plus question d’une augmentation de taux, mais bien d’une réduction de taux, et probablement même de taux négatifs. Elle a confirmé que la Fed étudiait les taux négatifs, en déclarant : « Nous voudrions être prêts si nous avions à être plus accommodants. » Ce langage de la Fed est tout simplement irréel. Pourquoi n’utilisent-ils pas un langage que les gens ordinaires peuvent comprendre ? Ils créent des termes fantaisistes comme « assouplissement quantitatif » et « accommodation » pour faire croire aux gens que la Fed fait quelque chose de complexe et d’intelligent. Pourquoi ne pas utiliser les mots justes, comme impression monétaire et manipulation des taux d’intérêt ? Car le monde se rendrait alors compte de la supercherie, c’est pourquoi ils doivent cacher leurs actions derrière du Fedspeak incompréhensible. De toute manière, Janet Yellen sait que les taux d’intérêt négatifs seront probablement instaurés et que les États-Unis se joindront aux 13 pays qui les ont déjà.

La compétition visant à déterminer qui aura les taux les plus bas s’échauffe. La Suisse mène actuellement, à -0,75%. Mais la Suède veut les rattraper, et elle est maintenant à -0,5% (je vous jure qu’il ne s’agit que d’une coïncidence si je suis à la fois suédois et suisse !). L’économie suédoise se portant relativement bien, une réduction des taux n’est pas vraiment justifiée. Mais la raison officielle donnée par la Riksbank est que l’inflation est trop faible. Ils ne réalisent pas est que les taux bas ou négatifs ne stimulent pas l’économie. Cela décourage l’épargne et, donc, l’investissement aussi. Mais la vraie raison pour baisser les taux n’est pas la faible inflation, mais de gagner la course vers le bas des devises. La Suède et la Suisse sont en compétition, avec au moins onze autre pays qui ont des taux négatifs.

LES INVESTISSEURS NE DEVRAIENT PAS FAIRE CONFIANCE AUX BULLES QUE SONT LES MARCHÉS

Les marchés financiers, pendant des années, ont ignoré la réalité économique et ont applaudi l’impression monétaire et la création de crédit. Cela fait longtemps que nous soulignons que ces fausses conditions amèneraient leur lot de larmes, et c’est ce qui arrive finalement depuis le début de 2016. Ce n’est que le début. Il n’y a pas encore de panique sur les marchés, mais cela viendra bientôt. La semaine dernière, j’ai rencontré plusieurs individus richissimes. Ils sont inquiets, mais pas au point de changer de stratégie d’investissement, qui est principalement constituée d’actions, d’obligations, de hedge funds et d’immobilier. Les hedge funds, en général, ont connu une mauvaise année 2015. Les actions et obligations sont évaluées de manière fantaisiste. Très peu d’investisseurs réalisent qu’ils ne pourraient obtenir que la moitié de la valeur dans les conditions actuelles du marché. Il est fascinant de voir le nombre d’investisseurs immobiliers qui croient détenir un actif qui protège leur patrimoine. Ils ne réalisent pas que la brique et le mortier n’ont quasiment aucune valeur lorsque les édifices sont vides et qu’ils n’offrent plus de source de revenus.

UNE DESTRUCTION DE RICHESSE SANS PRÉCÉDENT

Nous allons assister à la destruction de richesse la plus massive de l’histoire. La plupart des investisseurs vont s’accrocher jusqu’au plancher, alors que près de 200 000 milliards $ d’investissement se seront évaporés. Très peu des riches investisseurs que je rencontre possèdent de l’or ou en comprennent la signification. Mais c’est normal, vu que moins de 0,5% des actifs financiers mondiaux sont de l’or. Très peu réalisent que le Dow Jones et les autres bourses ont perdu 71% par rapport à l’or depuis 1999. Mais, encore plus important, le Dow Jones a déjà perdu 22% par rapport à l’or en 2016. Avant que cette destruction d’actifs ne soit terminée, le Dow Jones aura perdu encore au moins 90% par rapport à l’or. Il faudrait que les investisseurs réalisent qu’en mettant, disons, 20% de leurs investissements sur le marché dans l’or physique, ils détiendraient à la fois une police d’assurance pour leurs actifs et préserveraient leur richesse.

2007-2009 N’ÉTAIT QU’UN COUP DE SEMONCE

Les mauvaises nouvelles arrivent dorénavant de partout. Prenez AP Möller Maersk, par exemple. Ils ont la plus grande flotte de conteneurs maritimes, et ils ont essuyé une perte de 2,5 milliards $ au quatrième trimestre. Leur président a déclaré que les conditions sont pires qu’en 2008. Je répète ce que j’ai dit plusieurs fois : la crise de 2007-2009 n’était qu’une avant-première. Ce qui est arrivé à cette époque ne sera rien à côté de l’effondrement économique à venir dans les prochaines années. En 2006, les taux d’intérêt étaient beaucoup plus élevés dans le monde entier. Aux États-Unis, par exemple, les taux à court terme étaient de 5%. Depuis, il y a eu 637 réductions de taux, et 500 millions de personnes vivent dans des pays avec des taux d’intérêt zéro ou négatifs. Depuis 2007, les gouvernements ont dépensé plus de 12 000 milliards $ pour acheter des actifs, dont une majeure partie ne valent rien.

LE SYSTÈME FINANCIER SURVIVRA-T-IL ?

Et, finalement, les investisseurs réalisent que la plupart des banques ne sortiront pas intactes, si elles s’en sortent, de la prochaine crise. Les actions des banques à travers le monde ont baissé de 20-40% cette année. Le coût des CDS (Credit Default Swap, une forme d’assurance) pour ces banques grimpe en flèche. Les traders d’obligations décrivent la situation comme étant « pire que Lehman Brothers ». Des banques comme Crédit Suisse et Deutsche Bank perdent des milliards. Les produits dérivés de la Deutsche Bank représentent plus de vingt fois le PIB allemand, et le système bancaire suisse est d’environ sept fois le PIB de la Suisse, si on en exclut les produits dérivés. Il n’y a pas que les dépôts bancaires qui sont à risque, mais tous les actifs en dépôt, tels que les actions ou obligations. Ce n’est pas le moment de détenir des actifs dans le système financier.

L’ÉCONOMIE MONDIALE REPOSE SUR UNE FONDATION DE DETTE

Nous rentrons dans une phase très dangereuse. La confiance s’évapore rapidement et est remplacée par la peur. Nous savons que l’économie mondiale repose sur une fondation de dette et de fausses promesses des gouvernements. Le monde commence maintenant à réaliser que la majeure partie de cette dette ne vaut rien et que les promesses vides des gouvernements ne mènent à rien.

Il y a tant de trous noirs qu’à tout moment nous pourrions nous réveiller et apprendre qu’une banque ou un état souverain ont disparus. Oui, les gouvernements imposeront davantage de taux négatifs et imprimeront des montants infinis de monnaie, mais cela ne donnera rien. Le processus d’implosion des actifs pourrait survenir très rapidement et de manière inattendue. Mais que cela survienne dans quelques mois ou que cela prenne, disons, cinq ans, le monde changera après les bouleversements à venir.

Nous avons vu la première phase du retournement des marchés en janvier. L’actuelle reprise ne durera sans doute pas longtemps. Bientôt, les problèmes de l’économie mondiale reprendront le dessus et entraîneront des chutes rapides des actifs, des marchés et des devises. L’or et l’argent grimperont très fortement.

Les quelques chanceux qui peuvent se permettre de détenir de l’or physique traverseront mieux la tempête, financièrement. Mais personne ne pourra échapper à la misère qui frappera dans les années à venir.

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Simone Wapler – La monnaie des banques centrales n’est pas synonyme de richesse

Et même la FED elle même prévoit une croissance du PIB annualisée de 0.1 % : mais on vous répète que c’est la reprise … Une hausse des taux ? Impossible à tenir sans croissance forte et durable, elle ne peut etre au mieux que symbolique (un 10e de point, soit 0.1) Z .

▪ Les banquiers centraux ont échoué. Il n’y a ni croissance véritable, ni inflation, et l’une ou l’autre serait cependant indispensable pour ronger les dettes.

Les maquillages statistiques américains trompent de moins en moins de monde ; en Europe les perspectives restent moroses. Le Fonds monétaire international prévient que la croissance ne reviendra pas car la population vieillit et les investissements productifs diminuent.

La hausse des taux américains sera probablement repoussée au moment où les poules auront des dents en or (pour reprendre l’expression de ma collègue Cécile Chevré). Elle est impossible.

La monnaie ne fait pas la richesse, contrairement à une illusion d’optique toujours trop répandue

L’explication de cet échec des politiques monétaires est très simple : la monnaie ne fait pas la richesse, contrairement à une illusion d’optique toujours trop répandue.

En revanche qui contrôle la monnaie peut capter la richesse à son profit. Aristote, Oresme, Cantillon, Baudin et d’autres l’ont expliqué avec talent. Les banquiers centraux de nos démocraties actuelles arrivent cependant à défendre que cette captation des richesses s’effectue aujourd’hui pour le bien commun. Le génie du keynésianisme consiste à faire croire que les tours de passe-passe monétaire profitent au peuple.

▪ Allons faire quelques courses…
Imaginez un supermarché et des clients. Ce supermarché est un peu spécial : les clients en approvisionnent eux-mêmes les rayons. Ils y apportent les marchandises ou les offres de service qu’ils souhaitent vendre aux autres clients. On y paye la marchandise avec des bons d’achats.

Des chefs de rayon, qui ne fournissent rien eux-mêmes, disposent la marchandise ; ils décident des taxes qu’ils vont prélever pour se payer et financer le supermarché (bâtiment, électricité, nettoyage, sécurité et système de caisse). Ils décident aussi quels produits ou services vont être plus ou moins mis en valeur sur les rayons.

Malheureusement, ces choix ne sont pas toujours judicieux car ils ne se fondent pas sur le succès rencontré auprès d’une clientèle totalement libre de choisir. Plutôt que de laisser jouer la concurrence et de s’assurer qu’elle

soit loyale, les chefs de rayon préfèrent orienter les choix des clients. Petit à petit, les produits correspondent de moins en moins aux goûts véritables des chalands. Un chef de rayon a un cousin boulanger et souhaite promouvoir la viennoiserie au détriment de la charcuterie. Un autre déteste le bricolage et pense que la couture est une activité à promouvoir…

Plus il y a de chefs de rayon, moins il y a de clients approvisionneurs

Chacun continue d’approvisionner le supermarché mais en essayant d’optimiser son apport en fonction des diktats des chefs de rayon plutôt qu’en recherchant à fournir des biens et services qui plaisent aux autres clients. Petit à petit, les gondoles deviennent moins bien garnies. On multiplie les postes de chefs de rayon, les règles de sélection, de contrôle et de mise en valeur, les offres promotionnelles pour enrayer le déclin, mais rien n’y fait. Il est vrai aussi que plus il y a de chefs de rayon, moins il y a de clients approvisionneurs. Mais les chefs de rayon sont si gentils, si empressés, si désireux de bien faire, les clients n’y voient aucun mal…

La situation de notre supermarché empire. Les frais de fonctionnement gonflent et grèvent les prix. Les caissiers ont beau faire crédit de bons d’achat, rien n’y fait. Dans le cadre d’une opération commerciale choc, le directeur du supermarché décide alors d’une distribution de bons d’achats. Cette opération vise à insuffler de l’optimisme aux clients. Avec plus de bons d’achat, les rayons se videront et voyant ceci, les clients s’empresseront de les remplir à nouveau.

▪ Un raisonnement imparable, n’est-ce pas ?
Non, bien entendu. Ce n’est pas parce que les bons d’achat ont été multipliés que les produits en rayon vont eux aussi se multiplier par magie. Les rayons ne se vidaient pas par manque de bons d’achat. Ils ne se rempliront pas parce qu’il y a plus de bons d’achat.

Les opérations des banquiers centraux ont consisté jusqu’à présent à distribuer des bons d’achat, mais pas aux clients-approvisionneurs de notre supermarché. Ces bons ont été donnés aux chefs de rayon (les gouvernements) et aux caissiers (le système bancaire). Ces opérations se soldent par un échec, sauf pour les intéressés évidemment.

Les gouvernements ont ainsi trouvé à financer leurs promesses électorales stupides et à payer encore plus de postes de chefs de rayon. Les investissements ralentissent car on ne peut à la fois financer l’augmentation des frais de fonctionnement du supermarché et le développement de nouveaux produits.

Les banques font croire qu’elles sont assainies. Elles ne le sont évidemment pas puisque nous avons des taux négatifs. Ceci signifie que les gens qui ont de grosses sommes d’argent préfèrent payer pour avoir une créance signée d’un Etat ou d’une multinationale, plutôt que de laisser leur argent dans une banque (car un compte au solde créditeur est en réalité une créance que vous détenez sur votre banque).

L’helicopter money de Ben Bernanke décollera bientôt

Bien sûr, gouvernements et banquiers centraux ne vont pas crier sur les toits qu’ils se sont enrichis sur votre dos avec leurs opérations de création monétaire. Pas vu, pas pris. Ils vont continuer à profiter de l’ignorance. Si nécessaire, ils seront prêts à distribuer des bons d’achat à la foule. L’helicopter money de Ben Bernanke décollera bientôt.

Cela ne marchera pas mieux puisque la création de monnaie n’a rien à voir avec la création de richesse. Mais cela prolongera l’illusion. Les prévaricateurs continueront à s’enrichir car — comme Richard Cantillon l’a démontré il y a trois siècles — ceux qui sont au plus près de la source de création monétaire en profitent toujours. Les malheurs sont pour ceux qui en sont éloignés. Les faux-monnayeurs officiels ont encore de beaux jours devant eux puisque le peuple n’a pas de mémoire. Donnez-lui des bons d’achat et il se croit plus riche. Ca ne coûte rien, c’est l’Etat qui paie, pour paraphraser notre président.
[NDLR : Retrouvez toutes les analyses et explications de Simone Wapler jour après jour — avec en plus, des recommandations concrètes pour vos investissements : il suffit de cliquer ici…]

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Publié par le 9 avril 2015 dans économie, général

 

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Philippe HERLIN : Le marché des changes, nouveau terrain de jeu des banques centrales ?

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Apparemment , aprés le LIBOR , L’EURIBOR , l’ISDAFIX etc Les grandes banques sont dans le viseur de la justice américaine pour avoir manipuler le marché des changes ; Quant à la guerre des devises, rappelons que en un siècle le dollar a perdu 95 % de sa valeur face à l’or ; dollar-en-or-depuis-1900 

Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

Les banques centrales n’en parlent pas, mais on ne peut pas croire que cela ne fasse pas partie de leur politique, que ça constitue même sans doute leur nouvelle stratégie de rechange : la manipulation du cours des monnaies.

L’injection de liquidités, ça ne marche pas, les taux zéro non plus. Les espoirs de reprise économique se sont envolés, la croissance est désespérément nulle. La déflation menace, ce qui rendrait le poids des dettes publiques absolument insupportable. Que faire ? Mais si, il reste un instrument : dévaluer sa monnaie. Les avantages attendus sont multiples : relance des exportations et, donc, de la croissance, inflation importée (par le renchérissement du prix des matières premières) et, donc, éloignement du spectre de la déflation… la solution idoine !

La Banque du Japon (BoJ), toujours en avance sur les autres, actionne ce levier depuis longtemps déjà. Le yen a perdu 20% de sa valeur face au dollar durant l’année 2013 et 15% depuis janvier 2014. Le dollar a franchi, mercredi 1er octobre, la barre symbolique des 110 yens pour la première fois depuis la crise financière de 2008. Début 2012 il valait 76 yens… on mesure la dégringolade de la monnaie nippone. En ce qui concerne l’euro, l’évolution est plus récente, mais pas moins importante, puisqu’il a perdu 10% face à la monnaie américaine sur les quatre derniers mois, ce qui représente un décrochage significatif sur ces marchés très vastes et habituellement calmes. Les déclarations de Mario Draghi souhaitant étendre ses rachats d’actifs, et celles de Janet Yellen annonçant la fin du Quantitative easing, expliquent ce mouvement.

Mais au fait, est-ce que ça marche ? La croissance est-elle repartie au Japon, la menace déflationniste a-t-elle disparu ? Pas du tout, comme chacun le sait, mais cela n’empêche pas la BoJ de persévérer… En réalité les bénéfices « attendus » d’une dévaluation relèvent largement de mirages (keynésiens) aussi illusoires que ceux de la planche à billets qui relancerait la croissance ou du taux zéro qui inciterait les entreprises à investir. Ponctuellement et à court terme des bénéfices peuvent certes apparaître, mais s’il suffisait de dévaluer sa monnaie pour retrouver instantanément productivité et croissance, ça se saurait.

Par contre, ce petit jeu stérile risque de dégénérer. Une monnaie qui perd de sa valeur, cela représente une perte sèche pour les investisseurs étrangers qui ont acquis des actifs libellés dans cette monnaie, que ce soit des actions ou des obligations d’État, et cela les incite à s’en débarrasser. Des turbulences sont à prévoir ! Le Japon est à l’abri pour sa dette publique (détenue à plus de 95% dans le pays), mais pas l’Europe.

Surtout, le grand risque provient des États-Unis, car ils n’ont pas pour habitude d’avoir un dollar fort. On se rappelle leur colère contre le yuan chinois sous-évalué… le Japon s’y remet depuis la crise de 2008, et voici que la BCE entre dans la danse ! La Fed ne peut pas rester sans réagir face à une trop forte remontée du dollar (voici un excellent argument pour Janet Yellen de prolonger le QE ou les taux zéro). Et si la Fed se met également à jouer sur ce terrain, les pays émergents ne pourront pas rester l’arme au pied, eux dont beaucoup dépendent de la monnaie américaine. Une période de « dévaluations compétitives », de troubles, sinon de guerre des changes peut survenir, avec tous les dégâts que cela provoquerait en retour sur l’ensemble des autres actifs financiers…

Avec leurs politiques laxistes, les banques centrales ont déjà provoqué des bulles un peu partout ainsi qu’un écrasement des primes de risque, ce qui a rendu les marchés littéralement aveugles. Seul le marché des changes demeurait relativement calme, à l’écart de ces turbulences… cette période risque de bientôt s’achever.

https://www.goldbroker.com/fr/actualites/marche-changes-nouveau-terrain-jeu-banques-centrales-613

 
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Publié par le 13 octobre 2014 dans économie, général

 

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Point sur la demande d’or physique des Banques Centrales et de l’industrie au 1er trimestre 2014

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Bien évidemment, les chiffres du  World Gold Council sont forts incomplets : ils ne nous permettent d’avoir une idée que partielle sur ce qui se passe … La russie qui n’achète que 6 tonnes est une blague par exemple : c’est une couverture …. Le Dr Willie estime les avoirs de la Russie à 20 000 tonnes !!! Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

Les achats nets des banques centrales ont enregistré 122,4 tonnes au premier trimestre, conformément à la ligne adoptée depuis trois ans. La grande surprise est venue de la banque centrale irakienne qui a augmenté ses réserves d’or de 36 tonnes au mois de mars. Et d’après les dires d’un grand responsable, l’Irak n’aurait aucunement l’intention de vendre son or ! La Russie et le Kazakhstan ont respectivement acheté 6 et 5 tonnes d’or, poursuivant leur objectif dans le cadre de la diversification de leurs réserves. Dans la zone euro avec l’adhésion de la Lettonie à l’Union Européenne, les réserves d’or ont augmenté de 7,7 tonnes au premier trimestre dont 1,1 tonne transférés à la BCE. L’Allemagne demeure le seul signataire actif de l’accord concernant la limitation des ventes d’or fixée jusque là à 2000 tonnes sur cinq ans, en raison de son programme de frappe de pièces d’or. Elle a d’ailleurs cédé moins de 1 tonne durant ce premier trimestre afin de respecter cet engagement. Le graphique ci-dessous retrace le mouvement depuis l’année 2000.  Nous remarquerons que les institutions signataires, une fois encore n’ont pas un réel appétit pour vendre leur or !

*Central Bank Gold Agreement (CBGA)

L’Industrie technologique :

La demande d’or dans le secteur technologique a baissé de 4% par rapport à l’année dernière en faveur d’autres métaux financièrement plus accessibles pour les producteurs. Même si la demande dans l’industrie électronique a progressé, la part d’or utilisée a baissé. L’industrie des semi-conducteurs a enregistré un record de ventes de 78,5 Milliards de dollars au premier trimestre, toutefois l’utilisation de plus en plus fréquente de cuivre, d’argent et d’aluminium se fait au détriment de l’or. L’industrie de la décoration a également enregistré une baisse équivalente à 4% de la demande d’or plutôt attendu, puisque c’est l’Inde qui est leader dans ce domaine mais supporte les conséquences des restrictions sur les importations d’or, lesquels demeurent encore en pourparlers.. Enfin, dans l’industrie dentaire, le remplacement du métal jaune par la céramique car plus économique et surtout plus esthétique, explique la baisse de la demande dans ce secteur et plus particulièrement aux Etats-Unis, au Japon et en Europe.

Source : World Gold Council

http://www.gold.fr/news/2014/06/05/point-sur-la-demande-dor-des-banques-centrales-et-de-lindustrie-au-1er-trimestre-2014/14768/

 
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Publié par le 6 juin 2014 dans général, or et argent métal

 

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La politique des banques centrales est-elle si dangereuse que cela ?

leadimg

revue de presse 2013 Z@laresistance 

Depuis 2008, la faiblesse économique est persistante. Même si les prévisions optimistes pour 2014 devaient se vérifier, la tendance resterait trop faible pour pouvoir parler d’un redressement autonome dans les pays industrialisés.

Ces perspectives au mieux mitigées ont poussé les plus importantes banques centrales à poursuivre une politique monétaire ultra-expansive. Voilà cinq ans d’affilée que les taux d’intérêt sont proches de 0%.

Chaque mois, la Fed injecte dans les marchés 85 milliards de dollars et la Banque du Japon 65 milliards. Au total, sur un an, ces mesures se chiffreront à 1 800 milliards de dollars.

Malgré l’échec manifeste d’une telle politique, la croyance que la reprise économique viendra avec encore plus d’argent moins cher est encore très largement répandue.

Cependant, la politique budgétaire n’offre plus aucune marge d’action à cause du surendettement excessif dont souffre la plupart des pays. En matière de politique monétaire, un tel recours aux mesures non conventionnelles est historiquement inédit.

Aux critiques de la politique de taux d’intérêt zéro s’oppose l’argument suivant : en quoi des taux d’intérêts aussi bas peuvent-ils être dangereux ?

Et cependant, une politique monétaire ultra-expansive a de sérieux inconvénients.

Les achats d’obligations souveraines par les banques centrales ne sont pas anodins pour la stabilité des prix à long terme, contrairement à ce que les gouvernements et les banques centrales ont essayé de faire croire aux marchés.

Le terme banalisé et anodin de quantitative easing cache en fait une forte inflation des bilans des banques centrales. Les achats d’obligations souveraines au prix du marché maintiennent les cours artificiellement élevés, ce qui empêche les rendements de s’établir au juste niveau qu’aurait fixé un marché libre. Quand les taux augmentent, les cours baissent dangereusement (voir graphe ci-dessous).

Rendements

Personne ne s’inquiète des épargnants, des fonds de retraite ou des assureurs-vie dont les revenus diminuent et qui sont donc forcés de réduire les paiements à leurs clients. Les investissements sur les marchés monétaires et obligataires qui, théoriquement, devraient financer les nouveaux équipements industriels sont pénalisés car, en termes réels, ils subissent une moins-value puisqu’ils ne compensent même pas l’inflation et les impôts.

Toute la courbe des taux est donc déformée. Les crédits ne vont plus de manière optimale vers les investissements productifs et prometteurs, dysfonctionnement qui pourrait être le ferment de nouvelles crises.

S’il est si facile de financer les nouvelles dettes publiques avec de l’argent abondant et pas cher, les Etats vont préférer utiliser ce moyen peu coûteux en efforts, sans trop se soucier de la future charge d’intérêts. Il est autrement plus difficile et impopulaire d’augmenter les impôts ou de couper dans les dépenses, et ceci d’autant plus avant des élections ! Les dangers d’inflation ne se traduiront pas forcément par une augmentation rapide des prix à la consommation, mais une bulle peut se former sur d’autres prix comme, par exemple, ceux des actions ou des obligations. A l’exemple de la bulle sur le marché immobilier américain ces bulles, qui donnent l’impression d’une prospérité qui n’est que factice, finissent par éclater et empoisonner l’économie mondiale.

Conclusion : vouloir combattre le surendettement par une politique monétaire expansive c’est, à coup sûr, ouvrir la voie qui conduira à l’inflation.

Pour aller plus loin aujourd’hui : antifragile, vous connaissez ?
– Des investisssements antifragiles… la notion est issue du dernier livre de Nassim Nicholas Taleb, auteur du Cygne noir, et est au centre de la dernière Stratégie de Simone Wapler.

Taleb mentionne trois types d’investissement antifragiles : les options (accessibles sur les marchés américains et plutôt réservées aux investisseurs-traders avertis), les obligations convertibles et certains fonds de couverture bien spécifiques.

Lorsque vous demandez à quelqu’un quel est le contraire de “fragile”, le plus souvent, le premier mot qui lui viendra à l’esprit est “robuste”. Mais Taleb souhaite dépasser cette idée. Ce qui est fragile se brise facilement avec les épreuves. Ce qui est robuste se brise certes difficilement mais, en n’évoluant pas, finit par se briser d’un coup. En revanche, ce qui est antifragile possède une propriété assez rare : celle de s’améliorer avec les épreuves.

Les concepts de “fragile” et de “robuste” font bien l’affaire dans les temps ordinaires. C’est finalement assez simple de choisir le camp du robuste, celui qui ne pliera pas. Mais lorsque les épreuves vont se multiplier ou devenir intenses, ce sont les antifragiles qui sortiront réellement vainqueurs et profiteront des difficultés.

Ce mois-ci, Simone vous propose donc un investissement qui n’est que antifragile. Un investissement qui saura à la fois résister à une forte inflation et une forte baisse des marchés actions… Pour découvrir cette meilleure arme contre les crises financières, rendez-vous dans La Stratégie de Simone Wapler de novembre.

– See more at: http://quotidienne-agora.fr/2013/11/06/politique-banques-centrales-si-dangereuse-que-cela/#sthash.RAqVELk8.dpuf

 
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Publié par le 6 novembre 2013 dans général

 

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Doutes sur le 4ème accord sur l’or des banques centrales

98ade-lingot-degussa

C’est peut être qu’elle se rendent compte que de vendre le précieux métal jaune (pour faire baisser son prix) ne renforce plus la perception sur la monnaie fiat, qu’il faut en garder en réserves stratégiques, et que le transfert de richesses vers l’est arrive a sa fin .

Les réserves d’or des banques centrales d’Europe de l’ouest baissent.

Les ventes d’or par les banques centrales européennes sont tombées à un bas de 25 ans.

Les ventes d’or par les banques centrales en Europe de l’ouest ont chuté au cours des douze derniers mois à un bas de 25 ans selon des données publiées mercredi dernier. Ce qui remet en doute le renouvellement de l’accord sur l’or des banques centrales ou Central Bank Gold Agreement (CBGA).

Prenant fin le 26 septembre 2014, la dernière année du CBGA actuel (sous lequel les dirigeants politiques de l’Europe de l’ouest s’étaient mis d’accord pour plafonner les cessions d’or des banques centrales en 1999) a vu 5,0 tonnes vendues entre la zone euro, la Suède et la Suisse, selon le World Gold Council qui a publié les chiffres mercredi dernier.

Ceci marque le plus bas niveau de vente nette de l’or parmi les banques centrales d’Europe de l’ouest depuis 1988 selon l’analyse de BullionVault. La Bundesbank allemande compte pour les cinq tonnes d’or vendues, toutes pour la production de pièces d’investissement. Le seul autre vendeur en Europe, la Banque nationale tchèque, a vendu 0,7 tonnes. Il ne s’agit pas d’un membre de la zone euro ou d’un signataire du CBGA.

Déclin des réserves d'or des banques centrales d'Europe de l'ouest

Déclin des réserves d’or des banques centrales d’Europe de l’ouest

Le premier accord avait été signé en septembre 1999 après l’annonce soudaine des ventes d’or par la banque centrale britannique poussant les cours vers des bas de 20 ans, au désarroi des autres vendeurs européens ainsi que des professionnels du marché. L’accord cherchait à avertir le marché de ventes intentionnelles, ainsi que de plafonner la quantité d’or vendue au cours de chaque année sur une période de cinq ans.

L’accord actuel de cinq ans, connu sous le nom de CBGA-3, devrait expirer en septembre 2014. Il permet des ventes annuelles de 400 tonnes entre les banques centrales signataires.

Les porte-paroles de la Bundesbank, la Banque de France et la Banque d’Angleterre ont tous refusé de commenter la probabilité qu’un nouvel accord CBGA soit signé. Les analystes des marchés ont questionné le besoin de signé l’accord en 2009, alors que les ventes d’or en Europe de l’ouest ont coulé vers les niveaux bas historiques d’aujourd’hui pendant la crise financière mondiale.

« Au début des années 2000, cet accord été vu comme un réel support clé pour le marché de l’or », a affirmé l’analyste Matthew Turner du Macquarie Group, s’adressant à Bloomberg.

« Maintenant cela semble un peu superflu. »

Une analyse par BullionVault détermine la proportion de l’or de toutes les banques centrales du monde détenu maintenant dans les banques centrales d’Europe de l’ouest à un bas de cinq décennies, sous les 39%. Le changement arrive malgré le ralentissement des ventes, alors que les centrales banques d’Asie et des marchés émergents ont continué d’accumuler de l’or.

Net-net, les banques centrales du monde entier ont acheté 535 tonnes d’or en 2012, le plus grand volume depuis 1964. Le total de cette année pourrait atteindre 350 tonnes, selon les estimations du World Gold Council.

http://delor.bullionvault.fr/mise-en-doute-du-4eme-accord-sur-l-or-des-banques-centrales-18102

 
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Publié par le 18 octobre 2013 dans général, or et argent métal

 

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