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Banques US : 20% des agences fermeraient en cinq ans – Trump réitère sa menace de démanteler les grandes banques

Pendant ce temps, Trump réitère sa menace de démanteler les grandes banques :

Donald Trump a réitéré lundi sa menace de démanteler les grandes banques et de rétablir les dispositions de la législation dite « Glass-Steagall » qui a séparé les activités de banque de dépôt et d’investissement aux Etats-Unis de 1933 à 1999.

« C’est ce que je suis en train de considérer », a déclaré le président américain dans un entretien à l’agence Bloomberg News donné à la Maison-Blanche, sans toutefois donner de plus amples détails. « Il y a des gens qui veulent revenir à l’ancien système, n’est-ce pas ? Donc, nous allons regarder cela », a ajouté Donald Trump.

Banques : 20% des agences fermeraient en cinq ans (aux Etats-Unis)

A l’heure du numérique et de la banque sur mobile, les grandes banques abandonnent le modèle « une agence à chaque coin de rue ». Aux Etats-Unis, le cabinet de conseil JLL anticipe la fermeture de 18.000 agences en cinq ans.

Il est d’usage de dire que les Etats-Unis ont cinq ans d’avance sur l’Europe. Aussi cette prévision peut-elle éclairer l’évolution des réseaux des banques de détail dans les années à venir de ce côté-ci de l’Atlantique. Selon une étude du cabinet de conseil en immobilier JLL (ex-Jones Lang LaSalle), à l’horizon 2022, les grandes banques américaines devraient réduire de 20% leur parc d’agences, qui compte actuellement 90.000 points de vente. Cela se traduirait donc par 18.000 fermetures, alors qu’il n’y en a eu que 7.700 (soit -8%) depuis la crise financière, selon les chiffres de la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation), le régulateur bancaire américain.

« Avec l’évolution des services bancaires en ligne et sur mobile, le modèle d’agences à tous les coins de rue a évolué. La question n’est plus seulement de savoir quelle marque a le plus d’emplacements – les « briques ». Il s’agit désormais de savoir comment la banque donne accès à ses clients efficacement à ses services à distance, à tout moment, n’importe où – les « clics » », résument les auteurs de l’étude sur les perspectives immobilières des banques.

Banques américaines agences

[En rouge, les zones où le nombre d’agences bancaires a baissé depuis 2010, en noir celles où il a progressé. C’est en Virginie et dans l’Indiana que les fermetures ont été les plus importantes. Crédits : JLL]

Les « briques » contre les « clics »

A titre de comparaison, 90.000 agences pour 321 millions d’habitants, c’est deux fois moins que les 37.500 agences pour 67 millions d’habitants en France. En Europe, notre pays a conservé une densité importante d’agences bancaires, trois fois plus forte qu’au Royaume-Uni, comme le montrent les chiffres de la BCE et d’Eurostat. Même si presque tous les groupes bancaires français ont annoncé des plans de fermetures ces derniers mois (20% du parc de la Société Générale d’ici à 2020, 400 agences chez BPCE).

Banques comparaison agences Europe

[En violet, nombre d’agences par million d’habitants en 2015 en France, en Allemagne, en Belgique et au Royaume-Uni. En jaune, le pourcentage d’utilisateurs des services bancaires en ligne chez les 16-74 ans. Crédits : Fitch Ratings]

« Cela n’implique pas que l’agence bancaire disparaisse », souligne l’étude, qui évoque la nécessité d’adapter le réseau physique aux nouveaux usages et à l’essor des startups de la Fintech.

Les banques américaines continuent d’ouvrir des agences, mais beaucoup moins (moins d’une centaine à l’heure actuelle et le solde est négatif), et souvent de plus petite taille. Les agences actuelles seront transformées, de plus en plus automatisées (Bank of America teste ainsi des agences sans employé, avec salle de visioconférence). Il y a évidemment un enjeu d’optimisation des coûts pour les banques qui pourraient, au total, réaliser plus de 8,3 milliards de dollars d’économies en loyers en réduisant ainsi leur parc immobilier. Le cabinet JLL table sur 71.500 agences à horizon 2027, soit 25.000 de moins en vingt ans.

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Publié par le 2 mai 2017 dans économie, général, International

 

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France : Fermeture en masse des agences bancaires

Coup d'accélérateur fermeture agences bancaires France

Tiens,  Lesechos.fr qui titre sur le « coup d’accélérateur sur la fermeture des agences bancaires en France » – Il n’y a pas que la crise de responsable de la fermeture des agences même si cela permet de faire beaucoup d’économies, il y a également l’évolution de la banque en ligne qui prend de plus en plus d’importance. À quoi bon verser des salaires à des humains si des robots et des algorithmes peuvent faire la même chose pour bien moins cher… De plus en plus de banquiers vont donc rejoindre les 600 000 déjà virés depuis 2008, et puisque nous nous dirigeons vers une société sans argent liquide, l’humain n’est vraiment plus indispensable…

De ce fait, c’est l’hécatombe qui a commencé au niveau des agences bancaires, un carnage qui ne fait pourtant pas beaucoup de bruit…

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LCL annonce à son tour une réduction de son réseau d’ici à 2019.
Annonces en bonne et due forme ou stratégies discrètes, la fermeture d’agences bancaires semble aujourd’hui être un phénomène inéluctable qui concerne la plupart des banques françaises.

LCL vient d’annoncer qu’il fermera 240 agences d’ici à fin 2019, en privilégiant celles de grande taille. C’est la dernière des banques commerciales à se lancer dans la réduction de son réseau, après Société Générale – qui va fermer 20 % de ses agences d’ici à 2020 – et BNP Paribas. Les acteurs mutualistes inscrits depuis toujours dans la proximité et les territoires se font quant à eux plus discrets. Néanmoins, le Crédit Agricole avait été l’une des premières banques à annoncer en 2013 la fermeture de 50 agences en Ile-de-France. En zone rurale, on s’oriente plutôt vers une réduction des créneaux d’ouverture sans fermetures d’agence.

Les raisons de ce mouvement sont multiples. Tout d’abord l’évolution du comportement des clients : la digitalisation des services bancaires provoque une baisse de la fréquentation des agences physiques, alors même que le nombre de contacts augmente, via les mails, les applis, etc. Selon l’Observatoire de l’image des banques 2015, 21 % des personnes interrogées fréquentent leurs agences plusieurs fois par mois, contre 52 % en 2010.

Ensuite, la pression sur les marges des banques, liée aux taux bas et au contexte déflationniste, oblige les établissements à s’appliquer ce qu’ils suggèrent à leurs clients entreprises : à savoir la baisse de leur structure de charge.

Source et suite ici , lu ici 

 
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Publié par le 23 mars 2016 dans économie, général, Insolite

 

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Dégradation de la note russe : l’instrumentalisation politique des agences de notation (Sapir)

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La décision de l’agence Standard & Poor’s de dégrader la note de la Russie n’a à l’évidence aucune raison économique. Mais elle s’explique parfaitement d’un point de vue politique. Pour justifier sa décision, qui désormais fixe à « BB+ » cette note, ce qui la fait passer en catégorie spéculative, cette agence a mis en avant la détérioration de la flexibilité monétaire du pays, ainsi que la dégradation de ses perspectives de croissance. Par ailleurs, elle n’exclut pas un abaissement ultérieur. Or, la « note » d’un pays dépend de plusieurs paramètres.

 

Sur quoi se base une notation ?

Le premier est la solvabilité du pays. Or, avec une dette publique qui se monte à 9 % du PIB (soit 10 fois moins que la France) et un déficit budgétaire pour 2015 qui devrait se situer entre 0,7 % et 1,5 % du PIB, la Russie apparaît comme particulièrement solvable. L’ampleur des paiements que devront faire les entreprises à leurs créanciers étrangers ne devrait pas dépasser les 65 milliards de dollars pour 2015. Or, le solde du commerce extérieur devrait être de 100 à 120 milliards de dollars dans la même période. Les entreprises russes sont donc en général très solvables.

On peut objecter que les perspectives de croissance sont aussi prises en compte. Mais, si la croissance devrait être négative en 2015, la baisse ne devrait pas dépasser les – 1,5 %. En réalité, on s’attend à une forte chute au 1er trimestre 2015, puis une stabilisation progressive aux 2ème et 3ème trimestres, et un retour de la croissance au 4ème trimestre. Que la Russie ne soit pas notée AAA se comprend. Qu’elle soit notée en « risque spéculatif » n’a aucune base économique. Il n’y a aucun risque de défaut en Russie, ce que reconnaissent implicitement de nombreux acteurs des marchés financiers [1].

Notons qu’une autre agence, Fitch, avait dégradée la Russie de BBB à BBB-, ce qui correspondait à une notation juste avant le défaut. On voit bien qu’il n’y a aucune rationalité économique [2] derrière cette notation, sinon le discrédit politique imposé par les États-Unis sur les marchés vis-à-vis de la Russie. Cette dernière devra donc payer un coût supplémentaire évalué entre 20 et 30 milliards d’euro en 2015. On peut donc considérer que cette dégradation arbitraire de la note de la Russie correspond à une sanction qui ne dit pas son nom. C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré Vassili Nebenzia, vice-ministre des Affaires étrangères. Il faut signaler qu’Anton Silouanov, le ministre russe des Finances, a estimé que l’agence d’évaluation financière faisait preuve d’un « pessimisme excessif », appelant à ne « pas dramatiser ».

 

La dynamique d’une hystérie antirusse

On voit donc que seules des raisons politiques peuvent expliquer cette dégradation. D’ailleurs, l’agence chinoise Dragon Global Credit (DGC), au contraire, confère à la Russie une excellente note. Les États-Unis sont notés A- et la Russie reste avec une note A. On peut contester bien entendu que la Russie soit un moindre risque que les États-Unis. Mais il est vrai que sur des critères purement financiers, cette notation est bien plus logique que celle de Fitch ou de Standard & Poor’s. Les réserves de la Russie sont importantes, qu’il s’agisse de celles de la Banque centrale ou de celles des différends fonds souverains gérés par le ministère des Finances.

Sur le fond, cela pose la question de la crédibilité des agences de notations. Tant que l’on fera commerce des dettes, que ce soit celles des États ou celles des compagnies privées, il faudra bien porter un jugement sur la solvabilité de l’emprunteur. C’est la raison fondamentale de l’existence des agences de notations. Or, leur existence implique que des raisons politiques n’interviennent pas, ou du moins n’interviennent qu’à la marge, sur leur jugement quant à la solvabilité d’un emprunteur. En se prêtant au jeu politique des États-Unis, ces agences ont compromis leur crédibilité générale.

 

Les conséquences de long terme de l’hystérie antirusse

Par la même occasion, elles ont retiré du marché un instrument important, quoique imparfait – et l’on se souvient du revirement brutal de ces mêmes agences au moment de la crise des subprime– d’évaluation et donc de fonctionnement de ces mêmes marchés. Ceci ne peut que conduire à terme à la fragmentation croissante de ces dits marchés, et à une inversion progressive du processus de globalisation financière. En effet, si l’on ne peut plus disposer d’avis plus ou moins crédible quant à la solvabilité d’un emprunteur, seule la connaissance particulière que peut donner la proximité avec cet emprunteur permettra de juger de sa réelle solvabilité. Mais, cette exigence de proximité rend impossible tout marché globalisé des dettes, privées ou publiques. Sans s’en rendre compte, le gouvernement des États-Unis vient peut-être de porter un coup fatal à la globalisation financière, dont il fut – et reste – l’un des principaux bénéficiaires.

Ceci met en évidence la dynamique politique très perverse de la politique américaine, que l’on voit d’ailleurs aussi à l’œuvre sur d’autres terrains, et en particulier dans la lutte contre le terrorisme. La responsabilité des États-Unis dans la naissance de l’organisation qui se fait appeler l’État islamique a été bien mise en évidence dans le témoignage du Général Vincent Desportes [3] devant le Sénat de la république française. Pourtant, aujourd’hui, les États-Unis cherchent à organiser une coalition pour lutter contre ce même « État islamique » qu’ils ont porté sur les fonds baptismaux. Cette incohérence se retrouve dans la politique qui les conduit à faire pression sur les agences de notation pour qu’elles dégradent la note de la Russie.

 

Soulever une grosse pierre pour se la laisser retomber sur les pieds (proverbe chinois)

À la recherche d’avantages locaux, et ici d’un avantage par rapport à la Russie, ils n’hésitent pas à compromettre des instruments qui sont – ou qui devraient – être considérés comme des biens publics, soit des biens appartenant à tous, et dont aucun acteur du marché ne peut priver les autres. L’établissement d’une notation d’un emprunteur était une « connaissance commune » qui fonctionnait comme un « bien public » sur le marché international des dettes. Il se pourrait bien que l’on constate la disparition de ce « bien public » et avec lui d’un mécanisme essentiel au fonctionnement d’un marché globalisé, ce qui pourrait précipiter la fragmentation financière, et l’émergence de diverses monnaies plus où moins convertibles comme instruments financiers au sein de ces espaces fragmentés. Une telle évolution sera-t-elle négative ? Probablement pas pour les pays émergents, ni même pour la majorité des pays du monde. Mais, elle portera un coup fatal à la puissance des grands centres financiers, et donc, par ricochet, aux États-Unis

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Publié par le 28 janvier 2015 dans économie, général, International

 

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