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La Russie est en train de mettre au point l’arme nucléaire la plus puissante depuis plus d’un demi-siècle !

https://www.zerohedge.com/sites/default/files/inline-images/20180118_doom1.png

 » Kanyon est conçu pour ravager les régions littorales de l’ennemi et les rendre invivables pour des générations. »

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Un brouillon de la Revue de Posture Nucléaire rédigée par le Pentagone confirme l’existence d’un drone sous-marin à propulsion nucléaire russe, une capacité dont le département américain de la défense n’avait jamais fait état publiquement jusqu’à présent. 

L’existence de l’arme avait d’abord été  divulguée par la télévision russe en novembre 2015 . 

Ce document clé des États-Unis sur les armes nucléaires confirme que le gouvernement russe est en train de mettre au point l’arme nucléaire la plus puissante depuis plus d’un demi-siècle.

« En plus de moderniser les systèmes nucléaires hérités de l’Union Soviétique, la Russie développe et déploie de nouveaux lanceurs et têtes nucléaires, » indique ce brouillon non-classifié de la Revue de Posture Nucléaire.

Le drone sous-marin russe — surnommé “Kanyon” par le Pentagone et dont le nom complet est système multi-fonction océanique Status-6 — a été testé au moins une fois.

Le test impliquant le vaisseau mère sous-marin de classe Sarov a été  divulgué en décembre 2016 .

Kanyon est censé être un véhicule sous-marin autonome à très longue portée qui a une portée de 6 200 miles, une profondeur maximale de 3 280 pieds, et une vitesse de 100 noeuds selon les allégations dans les documents russes qui ont fuités.

Mais ce qui fait vraiment  de Kanyon un cauchemar est la charge utile de la torpille du drone : une arme thermonucléaire de 100 mégatonnes. A titre de comparaison, la bombe atomique larguée sur Hiroshima était de 16 kilotonnes, soit l’équivalent de 16 000 tonnes de TNT.

L’arme nucléaire de Kanyon serait l’équivalent de 100 000 000 tonnes de TNT. C’est deux fois plus puissant que la Tsar Bomba , l’arme thermonucléaire la plus puissante jamais testée. Lâchée à New York, une bombe de 100 mégatonnes  tuerait 8 millions de personnes  et en blesserait 6 millions de plus.

Kanyon est conçu pour attaquer les zones côtières, détruisant les villes, les bases navales et les ports. La méga-bombe engendrerait également un tsunami artificiel qui se propagerait à l’intérieur des terres, propageant la contamination radioactive avec l’eau qui progresse. Pour aggraver les choses, on rapporte que l’ogive est «salée» avec l’isotope radioactif Cobalt-60. Les zones contaminées seraient interdites à l’humanité jusqu’à pendant 100 ans.

Kanyon est conçu pour contourner les défenses antimissiles balistiques américaines, principalement les  missiles Ground Interceptor basé en Alaska et en Californie. 

Bien que le système étasunien vise à contrer un petit nombre de missiles balistiques intercontinentaux provenant de pays voyous tels que l’Iran et la Corée du Nord, la Russie veut montrer clairement qu’elle pourrait encore pénétrer les défenses américaines même si elles étaient élargies pour faire face à un des plus puissant arsenaux nucléaire .

PopularMechanics.com – resistanceauthentique

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Publié par le 19 janvier 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, International

 

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Lait infantile contaminé : Lactalis était informé des salmonelles depuis plusieurs mois

Lait infantile contaminé : Lactalis était informé des salmonelles depuis plusieurs mois

Les industriels n’en ont que faire de notre santé, y compris celle de nos enfants !! Ce qui est révélé ici est proprement scandaleux !! Des Laits infantiles contaminés auraient été mis dans le circuit malgré le fait qu’on ait trouvé une infection aux salmonelles dans l’usine . Sans aucun scrupules … Z 

Le Canard enchaîné affirme, dans son édition du mercredi 3 janvier, que Lactalis était au courant de la contamination à la salmonelle du lait infantile produit dans son usine de Craon (Mayenne). D’après l’hebdomadaire satirique, dès le mois d’août, l’organisme Lactalis Nutrition Santé avait constaté l’existence des salmonelles sur les carrelages et du matériel de nettoyage. Des résultats confirmés en novembre, un mois avant que le scandale n’éclate. « Le numéro 1 mondial des produits laitiers n’ayant pas l’obligation de communiquer sur ses contrôles internes, il s’est bien garder d’ébruiter l’affaire », écrit ainsi le journal.

Selon les informations du Canard enchaîné, une délégation de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) avait pourtant mené, au mois de septembre, une inspection de routine sur place. Mais les experts vétérinaires rattachés au ministère de l’Agriculture n’avait alors rien trouvé de suspect. « Comment les contrôleurs s’y sont-ils pris pour ne détecter en septembre aucune salmonelle alors que l’on sait aujourd’hui que l’usine était infectée depuis février, au moins ? » s’étonne un expert en sécurité sanitaire des aliments dans les colonnes de l’hebdomadaire.

Une enquête préliminaire a été ouverte le 22 décembre par le pôle santé publique du parquet de Paris après la contamination par salmonelle de laits infantiles dans l’usine Lactalis de Craon (Mayenne), notamment pour « blessures involontaires », « mise en danger de la vie d’autrui », « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit d’origine animale ou de denrée en contenant préjudiciable à la santé ».

 

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Publié par le 3 janvier 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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Le monde est-il à la veille de l’une des plus grave crises depuis 1900 ?

[titre article pour referencement]

De plus en plus d’économistes sont convaincus que le monde est à la veille d’un gigantesque krach boursier qui va ébranler non seulement le marché des actions mais aussi la plupart des actifs de notre économie.

Même Goldman Sachs, l’une des plus importantes banques d’investissementau monde, celle dont les actes ou même les seules  déclarations suffisent à influer sur les tendances économiques à l’échelle internationale, dit aujourd’hui que les marchés sont allés trop loin et que la chute s’annonce à la fois imminente et terrifiante.

Et pour que cette noble institution, qui fait pourtant partie de celles qui profitent à fond de cette envolée des indices depuis plusieurs années maintenant, en arrive aujourd’hui à redouter le pire, c’est peut-être parce que le pire est déjà à nos portes et qu’il n’y a plus guère d’alternative. Toujours selon une allocution de Goldman Sachs datée du 29 novembre dernier, une telle situation ne s’est présentée que deux fois depuis le début du XXe siècle : dans les années 1920 (juste avant la Grande Dépression) et dans les années 1950 où la fin de la Guerre avait toutefois permis aux USA de se ménager des “tampons” pour absorber le choc des valeurs qui s’en est suivi.

L’historique du Dow Jones semble annoncer une prochaine crise majeure

D’ailleurs, si on reprend la courbe historique de l’évolution du Dow Jones de ces seules 20 dernières années, on compte déjà pas moins de 3 crises majeures dont la dernière n’a dû sa résorption rapide qu’à une manipulation des taux de la FED à marche forcée ainsi qu’à un effet “Trump” qui a su vendre aux Américains des rêves d’impérialisme renaissant au moment où ils en avaient le plus besoin.

24hGold - Le monde est-il à la...

1997, le Dow Jones flirte avec les 5000 points. Vingt ans plus tard, sa valeur a quasiment été multipliée par 5 !

En 2000, après une brusque montée sous l’influence des valeurs des nouvelles technologies et de leurs leaders de l’époque qui prédisaient un XXIe siècle conforme aux rêves de science fiction des années 1950, la réalité est venue brutalement faire retomber le soufflé de près de 30% en quelques mois. La bulle Internet avait explosé.

Idem en 2008, alors que les banques de plus en plus avides de monnaie-dettes avaient fini par accorder des crédits à presque tout le monde, on s’est aperçu que, bizarrement, certains emprunteurs risquaient de ne jamais pouvoir rembourser la maison ou l’appartement qu’ils avaient pu acquérir grâce à des conditions particulièrement souples (et un peu complaisantes aussi). Les subprimes avaient fait perdre plusieurs dizaines de milliards de dollars aux banques du monde entier. Là encore, chute brutale des cours, mais cette fois-ci de plus de 50%.

Une crise avortée grâce au jeu des illusions

Une fois encore, le Dow Jones se relève de ses cendres et en 2016, alors que matières premières et devises sont en berne, tous les médias se font l’écho de la crainte grandissante d’une nouvelle crise majeure. Mais désormais bien rodée la FED arrive à limiter la casse en faisant chauffer la planche à billets et, surtout, Donald Trump est élu président des États-Unis, avec des contes de fées plein sa grande bouche? Certes, ses fables populistes restent totalement inaudibles pour qui connaît un peu la réalité du monde économique, mais elles séduisent finalement l’Américain moyen. Ce même Américain fier de son drapeau, de sa nation, mais qui est aussi resté  un grand enfant un peu capricieux, et surtout convaincu de faire partie de la première puissance du monde.

Conséquence, les cours accusent un petit coup de mou mais repartent à la hausse comme jamais, boostés par un discours impérialiste comme on n’en avait plus entendu depuis plus d’un demi-siècle et les investisseurs décident d’accompagner l’illusion naissante en accordant toute confiance aux promesses électorales, sans même plus se soucier de la corrélation entre réalité économique et appréciation du marché.

Mais on sent bien que, quelque part, on a juste reculé pour mieux sauter. Et aujourd’hui, alors que les actions, les obligations et le crédit se retrouvent orientés dans le bon sens en même temps comme ça n’était pratiquement jamais arrivé jusqu’alors, quelques voix d’économistes commencent à s’élever pour mettre en garde contre un optimisme un peu forcé, plus proche de la méthode Coué que de l’analyse rationnelle des signaux macroéconomiques bien concrets.

Un optimisme forcé et contagieux

Quoi qu’il en soit, et immanquablement, les autres places boursières mondiales suivent le rythme imposé par les USA, certains avec plus ou moins de facilités suivant leur propre situation interne, qu’elle soit économique ou politique. Et tous ces indices commencent joyeusement à grimper vers des sommets stratosphériques qui semblent ne plus inquiéter personne. Même si les modèles jusqu’ici applicables ne fonctionnent plus, même si les systèmes de régulation semblent être devenus inopérants, et surtout même si de nombreux indicateurs semblent prouver que tout ne va pas aussi bien qu’on voudrait le croire.

Peu à peu, certains économistes, certains banquiers même, commencent à se dire que la mariée est trop belle et que la fête risque fort de tourner au carnage dans pas longtemps. Avec une inflation qui reste désespérément plate depuis des lustres (au point qu’on en vient à espérer qu’elle remonte alors qu’on la craignait il y a encore 15 ans), des taux d’intérêt nuls, voire négatifs, couplés à une création monétaire permanente qui rendent le crédit quasi inépuisable, tout concourt à faire croire que l’argent pousse sur les arbres. Mais cet argent a-t-il encore une valeur ?

Une analyse technique réaliste montre que le pire est devant nous

On commence alors à se poser des questions techniques, car c’est toujours par l’analyse qu’on cherche avant tout à se rassurer. Sauf que là, on s’inquiète.

La Banque des Règlements Internationaux, souvent qualifiée de banque centrale pour les banques centrales, a publié un propre rapport dimanche dernier, et ses conclusions semblent malheureusement conforter les craintes des experts de Goldman Sachs. Il semblerait en effet que les marchés se soient quelque peu emballés et que les cours des actions dans le monde entier, et surtout aux États-Unis, soient largement surévalués. On parle en moyenne de 25% de plus-value injustifiée, à plus forte raison quand on les compare aux statistiques établies depuis…1881 !

Pire encore, l’appréciation du marché obligataire, généralement à contre-courant de celui des actions mais qui semble étrangement lui aussi ne pleine forme, apparaît désormais comme complètement déconnectée de la réalité économique. La raison ? Principalement les politiques monétaires accommodantes (Quantitative easing ou QE) mises en place par la plupart des banques centrales dans le monde et qui ont permis de purger le stock d’obligations qui menaçait d’imploser.

À noter que cette même préoccupation avait déjà été exprimée par l’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, lequel n’est pas forcément du genre à avancer des hypothèses sans raison. Et les conclusions du rapport laissent entendre qu’il n’y a que deux issues possibles à la situation actuelle. La première envisage l’amorce à court terme d’une baisse régulière des marchés qui devrait s’étaler sur les 18 à 24 mois qui arrivent. La seconde hypothèse, en revanche, prévoit une chute brutale des cours qui risque fort de ne pas laisser assez de temps aux investisseurs pour s’y préparer et sauver ce qui peut l’être.

En clair, dans un cas comme dans l’autre, on dirait bien que les marchés ont mangé leur pain blanc. Et qu’il va sans doute falloir commencer à s’habituer aux croûtons…

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Publié par le 10 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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Enorme scandale : Ces médicaments qui rétrécissent le cerveau… depuis 30 ans

En 1982, le gouvernement britannique apprenait que les benzodiazépines (dérivés du valium : Xanax, Lexomil, Lysanxia, Myolastan…) pouvaient provoquer des troubles neurologiques graves. 30 ans plus tard… les médecins continuent de distribuer les pilules comme des Smarties !

The Independent vient de lâcher une bombe. Le canard britannique s’est procuré des documents confidentiels plutôt gênants. En 1981, suite aux trouvailles du professeur (aujourd’hui émérite) Malcolm Lader, chercheur de renom dans le domaine de la psychiatrie, le Medical Research Council (MRC, institut gouvernemental) avait organisé un brainstorming scientifique pour évoquer le rétrécissement du cerveau survenu chez certains patients gobant des benzodiazépines.

 L’année suivante, le MRC décidait d’approfondir le sujet pour évaluer l’impact à long terme de ces molécules. Puis, plus rien. Le ministère de la Santé n’a pas donné suite.

La bourse ou l’avis

Aucun test « officiel » de toxicité neurologique à long terme n’a jamais été réalisé sur ces médicaments (Xanax, Lexomil, Lysanxia, Myolastan…) vendus à des dizaines de millions d’exemplaires, censés lutter contre l’anxiété, le stress, l’insomnie et les spasmes musculaires. Le Pr Lader a déclaré : « Je recevais de l’argent pour d’autres recherches et ne voulais pas être étiqueté comme la personne qui a tué les benzodiazépines… J’aurais dû être plus proactif… J’ai supposé que la prescription allait se tarir, mais les médecins ont continué de les balancer comme des Smarties ».

La camelotte qui ramolit le cerveau

En 1995, Heather Ashton, professeur émérite de psychopharmacologie clinique, a elle aussi fait une proposition à la MRC pour étudier le lien entre la consommation de « benzos » et les dommages permanents induits sur le cerveau. Sa proposition a été rejetée. La MRC se défend en prétendant qu’une fois « acceptées les conclusions du rapport de Malcolm Lader », elle était prête à financer « toute demande de recherche répondant aux normes scientifiques requises »… ce qui n’est, prétend-elle, toujours pas arrivé à ce jour. La faute à pas-de-chance…

« Enorme scandale »

Députés et avocats se liguent aujourd’hui pour dénoncer un « énorme scandale »  (dixit Jim Dobbin, président d’un groupe parlementaire multipartite sur les addictions médicamenteuses) qui pourrait ouvrir la voie à des recours collectifs pouvant impliquer jusqu’à 1,5 million de patients devenus accros à leurs dépends. Un grand nombre d’entre eux présenterait des symptômes neurologiques compatibles avec les constations de Malcolm Lader. Dans les années 1960, annoncés comme totalement inoffensifs, les benzos étaient présentés comme la première merveille du monde pharmaceutique. En une décennie, ils sont devenus les plus couramment utilisés au Royaume-Uni. Sauf que ces médocs révolutionnaires induisent une addiction particulièrement puissante, et cela en quelques jours.

Descente aux enfers

Valerie Bell a fait une attaque de panique, en 1984. Son médecin lui a immédiatement prescrit du lorazépam. Aujourd’hui, elle a 67 ans. Elle est sevrée depuis 2007 mais souffre toujours de douleurs neurologiques à la tête, au cou et aux pieds.

« Nous avions deux magasins de fleurs dans l’Essex, avec mon mari. Nous avons eu une belle vie […] j’ai eu une attaque de panique lors d’une soirée. Mon médecin m’a dit qu’il y avait un nouveau médicament merveilleux en provenance des Etats-Unis, alors je l’ai pris sans poser de questions. Immédiatement après, je me suis senti mal. Le médecin a dit que c’était ma maladie et a augmenté les doses, tout en ajoutant un antidépresseur. Cela a duré pendant des années, une nouvelle pilule suivait de nouvelles pilules. Certains jours, je ne pouvais même pas sortir du lit.

J’ai vu 32 médecins, mais personne n’a dit que mes symptômes pouvaient provenir des pilules. Pendant des années, j’ai cru ces hommes en blouse blanche et costumes Armani. Quand j’ai décidé que ça suffisait, il m’a fallu 15 ans pour m’en sortir […] j’étais totalement incohérente, j’entendais des voix, j’étais incapable de faire du thé. Aucun être humain ne devrait souffrir comme ça. Nous avons perdu notre maison et nos entreprises. Les médicaments ont détruit nos vies ».

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Publié par le 30 novembre 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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Depuis 7 000 ans, le climat ne cesse de se refroidir

Depuis 7 000 ans, le climat ne cesse de se refroidir

Le réchauffement actuel n’est qu’un sous-cycle dans la tendance générale à long terme de l’holocène. Il est peu significatif quand on le compare aux dix derniers millénaires. Et il est bienvenu. Car nous sortons d’une des périodes les plus froides depuis la dernière glaciation.Politisation

Comment le sait-on ? Par la reconstruction du climat du passé au moyen, entre autres, des carottes de glace du Groenland du forage GISP2. L’image 1 (cliquer pour agrandir) montre cette reconstruction ; la courbe verte est la tendance lissée de manière très globale sur cette post-glaciaire appelée l’holocène.

L’image 2 présente un lissage plus nuancé, selon les périodes. On voit la même tendance globale vers un refroidissement. Toutes les reconstructions du climat de l’holocène indiquent la même tendance.

On constate des variations abruptes sur à peine quelques siècles. Peut-être en vivons-nous une actuellement. Trois repères historiques marquent les périodes chaudes : la civilisation minoenne, l’époque romaine et l’optimum climatique médiéval.

La plupart des graphiques utilisés pour démontrer le réchauffement actuel le présentent comme unique et extrême. Ils prennent comme date de départ le XIXe siècle, éventuellement le XVe, ou l’an 1000. Souvent même on ne montre qu’un siècle d’évolution des températures. Cela produit un effet grossissant. C’est ce qu’on nomme l’effet loupe : on ne regarde qu’une section courte et on la prend pour représentative de l’histoire du climat.

Cet effet loupe fait émerger (ou justifie) l’alarmisme, qui lui-même sert la politisation du sujet. Une fois le sujet politisé, il est très difficile de revenir à un débat ouvert. Les enjeux biaisent l’analyse.

 

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Al Gore

Aujourd’hui il faudrait vouloir « sauver la planète » pour être bien vu de ses pairs. Quelle prétention exorbitante et peu raisonnable ! Et si l’on garde l’esprit critique envers les théories et prédictions scientifiques, on se fait au mieux traiter de négationniste. Peu importe.

Bien sûr des faits sont là : le retrait des glaciers, la fonte de la banquise, la montée de certaines espèces vers le nord en Europe. Malheureusement les tenants du réchauffement anthropique comme Jean Jouzel ou Al Gore ont des intérêts économiques personnels dans cet alarmisme. Ils ont fermé le débat.

À ce sujet la présentation récente du deuxième film d’Al Gore (vidéo en fin de billet) est à mon avis malhonnête. Les extraits sont destinés à caricaturer la situation. L’évocation de l’ouragan Sandy ne démontre rien d’autre qu’un ouragan puissant passant près de New York. Exceptionnel par sa rareté mais pas significatif d’une évolution globale. Pas plus que les ouragans Harvey ou Irma, que j’ai traités et documentés ailleurs.

Le texte, le ton, la dramatisation musicale, sont des méthodes de propagande que les nazis n’auraient pas renié (je pèse ma comparaison). En réalité ce nouveau film, qui n’a pas amené les foules au cinéma, est d’évidence à classer dans les films politiques à usage interne des États-Unis dans la guerre des démocrates contre Donald Trump.

Pour moi comme pour beaucoup d’autres le débat sur le réchauffement n’est pas clos. Benoît Rittaud, mathématicien et scientifique de pointe, l’un des premiers à dénoncer la supercherie de la montée en crosse de hockey des températures établie par Michael Mann et reprise (puis abandonnée) par le GIEC, n’y souscrit pas.

 

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Banquise 2017

Dans son livre Le mythe climatique Benoît Rittaud rappelle que « La courbe en crosse de hockey due à Michael Mann ne résiste pas à l’examen. C’est elle pourtant qui avait donné une justification à l’alarmisme climatique puisqu’elle dessinait un réchauffement brutal de la planète tout au long du XXe siècle et minimisait l’optimum médiéval et le petit âge glaciaire. »

D’autre part la contribution anthropique au réchauffement actuel (d’ailleurs stable depuis bientôt vingt ans sauf suite au dernier El Niño), l’effet de cycle, la date de référence du début du réchauffement, les aspects positifs jamais abordés, les risques éventuels d’une action volontariste pour modifier le climat, font partie des points qui sont toujours ouverts.

Bien. Les températures augmentent. En particulier les températures automnales et hivernales, qui font monter les moyennes annuelles. En Suisse, en plaine, les automnes sont plus chauds qu’il y a trente ans. Est-ce dû en partie à la diminution constatée des jours de brouillard (image 3 Météosuisse), brouillard qui gardait le froid au sol quand les sommets environnants étaient plus chauds ? Et quelle part prend la diminution constatée du stratus hivernal dans la douceur relative des hivers ?

Cela n’explique cependant pas le recul actuel des glaciers ni la diminution de la banquise arctique. Elle a atteint, l’hiver dernier, sa plus basse extension hivernale. Un effet probable du très fort El Niño de 2016, qui a donné un coup de chaud à toute la planète et qui cette fois n’a pas été suivi par une Niña refroidissante.

 

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Adaptation

Autre diminution historique de sa surface en 2012 : un ouragan polaire exceptionnel, comme il en arrive épisodiquement, avait été déterminant dans la fonte exceptionnelle de l’été. En 2017 on constate toutefois que la banquise s’est en partie reconstituée au printemps. Actuellement et depuis l’été elle est dans la zone moyenne de baisse (image 4, trait rouge).

On observe aussi des cycles dans le réchauffement. Ils semblent en partie superposés à l’ONA (NAO en anglais), ou Oscillation Nord-Atlantique (images 5 et 6, XXe siècle). Cette ONA est considérée comme le pendant atlantique de El Niño, en moins ample dans ses effets. Elle conditionne le type d’hivers (froids ou doux, secs ou humides) en Europe et en partie en Amérique du nord. Pour les cycles depuis le petit âge glaciaire, voir cette page internet.

Ces jours la COP 23 se déroule à Berlin. On doit y préciser le concret des accords de Paris de 2015 (COP 21). De l’avis de plusieurs analystes ces engagements de 2015 ne pourront pas être tenus. La décision de Trump de retirer les USA de l’accord n’y est pour rien. Aujourd’hui les esprits raisonnables misent non plus sur la réduction des températures de 1,5° ou 2°, mais sur l’adaptation au réchauffement. Ce que je répète depuis des années. De Science & Avenir :

« Même si les pertes et dommages représentent un sujet central cette année, l’adaptation sera sur la table et dans l’esprit de tous les pays alors que depuis 1992 il était le parent pauvre des débats. La limitation du réchauffement à 2°c sera un objectif extraordinairement difficile à atteindre. On doit donc chercher un objectif d’adaptation commun. »

 

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Oasis

La limitation du CO2 reste cependant en ligne de mire même si la production humaine de ce gaz ne représente qu’une infime partie de la totalité des émission. D’ailleurs, saviez-vous que la respiration des sept milliards d’humains, qui exhalent du CO2 à chaque expir, compte pour 8,5% des émissions humaines totales ? C’est loin d’être négligeable. Et d’ailleurs le CO2 est indispensable à la vie sur Terre. C’est un ami bien plus qu’un polluant (voir aussi ce document de l’Uni Lausanne).

France-Info a cependant continué dans l’alarmisme, l’information univoque et la sur-dramatisation. Quelques rapides commentaires sur cet article « hollywoodien » (catastrophiste).

 

1. Baisser les émissions de CO2.

Oui, c’est bien pour l’air des villes entre autres, mais l’adaptation est aujourd’hui un objectif majeur. La reforestation par exemple contribuera en bonne partie à absorber le gaz, de même que le plancton dont la quantité augmente avec le réchauffement des océans (rétroaction négative). Mais baisser le CO2 ne suffira pas. Et puis, ne jouons pas trop aux démiurges qui pensent pouvoir changer la grosse et complexe machine climatique sans risques pour les générations futures.

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3. Canicules extrêmes devenues réalité.

Cela reste limité. Les archives météos montrent d’ailleurs que ce n’est pas nouveau : d’incroyables canicules ont eu lieu dans le passé. Il faudra s’y adapter, quelque soit la cause prévalente du réchauffement. Chercheurs et innovateurs n’ont pas attendu pour s’y atteler, entre autres dans l’architecture, l’aménagement urbain et l’agriculture (nouvelles espèces végétales adaptées, nouveaux modes de production inspirés de la culture maraîchère dans les oasis).

 

Alarmisme

4. Réchauffement de l’Antarctique.

Depuis des années la masse de glace antarctique augmente. Ce qui explique peut-être en partie le vêlage récent d’une grande masse de glace.

5. La montée des eaux s’accélère.

Lentement, très lentement, semble-t-il. Le réchauffement réel depuis 20 ans se situe dans la fourchette la plus basse des modélisations du GIEC. New York ne devrait pas être submergée en 2100. Au besoin on construira des digues géantes, comme l’ont fait les Pays-Bas depuis longtemps, ou on déplacera les villes. Là encore, adaptation.

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6. Les coraux du monde entier meurent.

Faux. On constate des adaptations de certaines familles de coraux depuis plusieurs années, par exemple en Nouvelle-Calédonie et en Mer Rouge.

7. Catastrophes de plus en plus destructrices.

Ce n’est pas démontré. Les ouragans de cet été ne prouvent rien, comme je l’ai documenté dans plusieurs billets. Quant aux famines, elles ont toujours existé. Les moyens et méthodes de production modernes, ainsi que la solidarité internationale, peuvent d’ailleurs améliorer ce point.

 

Beaucoup reste donc en discussion, dont en particulier : l’alarmisme lui-même. Agir dans l’urgence comporte des dangers. Il est donc urgent de réfléchir davantage et de débattre encore.

Puissent les délégués de la COP 23 faire ce même constat, ou avoir cette même intuition.

 

 

 
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Publié par le 14 novembre 2017 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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Le QI des français est en chute libre depuis dix ans

Ouille ! La revue Intelligence a confirmé ce que beaucoup de chercheurs craignaient : les européens sont de moins en moins intelligents. Quatre points de QI en moins pour les français en l’espace de seulement dix ans, quatorze de moins pour les britanniques depuis la seconde révolution industrielle.

Diantre… Cela confirme l’impression que peut laisser une promenade en ville pour un citoyen érudit, ouvert à la culture et dôté d’un peu de lucidité. Les incivilités, le repli sur soi, le langage léger, l’absence d’ouverture d’esprit… La fréquentation des lieux publics est parfois déprimante. Comment expliquer cette chute de l’intelligence chez nos contemporains ?

D’après la revue, il y a évidemment les addictions aux médias, surtout la télévision, ce qui n’est pas nouveau. Les émissions « populaires », reality-shows et variétés débiles, séries crétines et overdose de spectacles sportifs ont eu les conséquences que chacun comprend sur le niveau intellectuel des occidentaux. Moins attendu, on apprend que les longs trajets quotidiens en voiture ont aussi un effet néfaste sur la cervelle : fatigue et stress défavorisent la lucidité. La dictature des consciences par la médiocrité intellectuelle ?

Tout ceci est très ennuyeux pour les pays occidentaux qui entendent amener leurs citoyens vers l’enseignement supérieur et développer des industries de pointe. Il y a quelques années, on estimait que 115 points de QI étaient indispensables pour accéder au deuxième cycle universitaire… On peut noter que le fossé entre les « intelligents » et les « autres » ne peut que se creuser. Les uns consomment autant de télévision que les seconds, mais autrement : les chaines documentaires présentent des programmes de qualité (science et vie TV, la chaine Histoire, Arte…) mais elles ne sont regardées que par une élite. Les pauvres ne font pas la démarche d’aller vers la culture, comme en témoignent ces médiathèques désertes de zones rurales défavorisées.

Autre raison peut-être plus taboue : la reproduction sociale de la pauvreté culturelle. Plus on est pauvre, plus on fait des gosses, phénomène boosté par l’assistanat généralisé et la sédentarisation de la misère dans nos parcs HLM en extension, avec les problèmes que chacun connait. Comment faire de la mixité sociale quand la bêtise s’allie aux inégalités économiques ? Peut-on reprocher à un cadre supérieur de préférer le voisinage d’un médecin à celui d’un cas social dont les gosses vont lui pourrir la vie, en plus de ne pouvoir communiquer avec lui ?

De plus, indépendance individuelle et intellectuelle obligent, les QI au-dessus de la moyenne sont souvent les plus célibataires, les plus autonomes. Ils peuvent se passer des autres. Dans notre entourage, les bac+5 ont rarement plus d’un enfant (à discerter…) à moins d’être catholiques traditionnalistes. Souvent, ils émigrent vers des pays à hauts salaires, où le talent est mieux reconnu qu’au pays de l’inversion des valeurs. Dans l’autre sens, ce sont des populations pauvres qui ont majoritairement immigré depuis quarante ans… Les banlieues en sont le résultat.

Télévision, puis révolution numérique avec ses smartphones et ses tablettes qui ont rendu le peuple encore plus paresseux et plus passif. Comme quoi progrès technologique ne rime pas avec progrès humain…

Quelles solutions peut-on proposer ? Mettre des chaines documentaires sur la TNT ? Développer la construction de médiathèques en zone sensible ? Mettre à l’honneur les bons élèves des écoles plutôt que les rappeurs et les cancres ? La laicité a aussi son rôle à jouer, car l’oscurantisme a les conséquences que l’on voit avec l’extrêmisme religieux : les terroristes actuels (très loin de ceux de l’ultra-gauche d’il y a quarante ans) n’ont qu’une petite cervelle et aucune culture (voir les rapport d’Europol sur le sujet).

Plus de quarante ans après l’évènement du tout médiatique, une révolution des consciences s’impose pour ne pas sombrer dans le crétinisme qui ne profiterait qu’à une minorité politico-économique, qui dominerait le peuple par la médiocrité imposée à tous :le meilleur des mondes d’Aldous Huxley ou 1984 d’Orwell. Au fait, qui arrive encore, dans votre entourage, à effectuer à la main une division avec diviseur à deux ou trois chiffres ? Vaste question existentielle…

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Publié par le 20 octobre 2017 dans Education - information, général, société

 

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Une 4e éruption solaire massive en une semaine (classe X 8.2) a eu lieu hier : Les éruptions solaires les plus puissantes depuis 12 ans !

Cette semaine, le Soleil manifeste une activité anormalement importante. Hier le 10 septembre, une nouvelle éruption solaire de classé X s’est produite,  , une X 8 .2 . En observant l’éjection de masse coronale, on s’aperçoit que la terre est passé tout prés du feu (cf vidéo ci dessus) Les prévisionnistes de NOAA disent qu’il y a 60% de chance de tempêtes géomagnétiques modérément fortes ( G2 ) le 13 septembre lorsque la CME  (éjection de masse coronale) – qui avait quand même une composante terrestre- impactera le champ magnétique terrestre. 

C’est la CME qui s’est produite dans l’espace suite à la puissante éruption solaire de classe X8 d’hier. Aux États-Unis, les aurores pouvaient apparaître aussi loin qu’à New York, dans le Wisconsin et à l’état de Washington.

Attention car la série d’éruptions massives qu’on a pu observer cette semaine a fragilisé notre champs magnétique qui est impacté par les vagues successives de CME. Espérons qu’il n’y en aura pas une énorme face à nous , car elle pourrait nous être fatale – mais le soleil semble très actif en ce moment, alors que nous ne sommes pas en période de maximum . 

L’équipage de la Station spatiale internationale (ISS)  a du s’abriter de toute urgence le 10 septembre dans une pièce spéciale compte tenu du danger lié aux éruptions solaires très puissantes enregistrées ces derniers temps.

«Le 10 septembre, le signal d’alerte s’est déclenché sur l’ISS, si bien que les astronautes ont dû s’abriter pour un certain temps», a déclaré aux journalistes le Président de l’Institut Skobeltsine de l’Université d’État Lomonossov de Moscou, Dr. Mikhaïl Panassiouk.

Les éruptions solaires les plus puissantes depuis 12 ans !

Les deux éruptions solaires les plus puissantes depuis 2005 se sont produites les 6 et 10 septembre. D’autres éruptions majeures ont été observées dans le même laps de temps. Toutes ont pris naissance depuis la région active 2673 de notre Soleil.

Après deux éruptions majeures le 4 septembre, d’abord de classe X2.2, puis de classe X9.3 trois heures plus tard (voir article plus bas), le Soleil a commis deux autres grandes éruptions :

  • une de classe X1.3, le 7 septembre ;
  • une, beaucoup plus puissante, ce dimanche 10 septembre, classée X8.2. Survenue à 16 h 06 TU, elle s’est hissée à la 11e place du top 50 des éruptions solaires depuis vingt ans, supplantant celle du 20 janvier 2005 (X7.1).

La très active région 2673

Comme pour les évènements de la semaine dernière, c’est la région active 2673 qui est à l’origine de cette nouvelle éruption majeure. À présent, le groupe de taches solaires a franchi le limbe ouest de notre étoile et n’est plus visible sur l’hémisphère qui fait face à la Terre. Ce n’est pas fini pour autant : si AR2673 continue de se développer, elle devrait réapparaître dans deux semaines après avoir transité sur la face solaire opposée à notre planète. Peut-être que cet archipel de taches sombres durera plusieurs semaines, voire des mois, à l’instar du record absolu de 1943 (depuis les premières observations), lequel était resté actif durant presque six mois !

Sur ces images de Soho (le Soleil est masqué par un disque ; sa taille correspond au cercle blanc), on peut voir l’éjection de masse coronale après l’éruption de classe X8.2 du dimanche 10 septembre. © Nasa, ESA, Soho

Comme on peut le voir sur les images de Soho (ci-dessus), une tempête de vent solaire a accompagné l’éruption. La forte éjection de masse coronale (en anglais, CME) a brouillé les caméras de ce satellite observant le Soleil depuis 1996. Une tempête de protons relativement forte s’est abattue quelques heures plus tard sur le champ magnétique terrestre. Des aurores embrasent le ciel aux hautes latitudes (voir ces photos) depuis le début de cette série de puissantes éruptions solaires.

Une série d’éruptions solaires majeures

Article de Xavier Demeersman publié le 8 septembre 2017

Ce 6 septembre, il se produisit sur le Soleil l’éruption de la décennie ! De classe X9.3, elle a été la puissante depuis 2005. Un autre événement de classe X (X2.2) l’a précédée trois heures plus tôt. Ces derniers temps, l’activité de notre Soleil était minimale.

Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé ! Le Soleil, plutôt d’humeur tranquille ces derniers temps à l’approche du minimum d’activité de son cycle de 11 ans (en moyenne), vient de produire deux énormes éruptions, dont une est la plus puissante de la décennie.

Le matin du 6 septembre, deux jours après un soubresaut de classe M (plutôt modéré), la région active 2673 (AR 2673) a été le théâtre de deux évènements majeurs de classe X. Le premier, survenu à 9 h 10 TU, a été classé X2.2. Et le second, à 12 h 02 TU, qui est de classe X9.3, s’est propulsé directement à la 8e place du Top 50 des éruptions depuis 1996 et à la 14e place depuis 1976 (voir le classement ici). Elle a été la plus puissante éruption solaire depuis 2005 (X17 il y a 12 ans et 1 jour). Le 7 septembre, à 14 h 41 TU, une nouvelle éruption majeure a été observée. Elle était de classe X1.3.

Sur cette animation, on peut voir les deux éruptions solaires survenues le 6 septembre. © Nasa, GSFC, SDO

Quelle a été la plus puissante éruption solaire ?

Le phénomène a pris naissance au sein de la plus petite des deux taches sombres — sa taille est approximativement de 9 fois la Terre — qui compose la région active située près du limbe. Bien que celle-ci ne faisait pas directement face à notre planète, la tempête de particules solaires pourrait provoquer des aurores polaires au cours des prochains jours. La NOAA a indiqué que les rayonnements X et ultraviolets ont causé un puissant black-out dans les hautes fréquences (de classe R3) et dégradé les signaux dans les basses fréquences, en particulier sur l’Afrique, l’Europe et l’océan Atlantique.

L’éruption solaire la plus puissante enregistrée depuis 40 ans a été celle dite d’Halloween, de classe X28, elle était survenue le 4 novembre 2003. Fort heureusement, ce jour-là, la bourrasque de vent solaire ne s’est pas dirigée vers notre planète, épargnant aux Terriens, devenus très dépendants de l’électricité, une tempête géomagnétique catastrophique.


Une puissante éruption solaire observée comme jamais

Article de Xavier Demeersman publié le 27 mai 2014

Le 29 mars 2014, la région active 2017 fut le théâtre d’une puissante éruption solaire de classe X1. L’ensemble des satellites dédiés à l’observation du Soleil se sont empressés de la scruter dans les moindres détails livrant ainsi une vision inédite et tridimensionnelle de l’événement. Les images viennent d’être publiées.

À la faveur du pic d’activité du cycle solaire 24 que nous en sommes en train de vivre — plus de mille jours consécutifs se sont écoulés, en effet, sans qu’au minimum un groupe de taches sombresne soit observé à la surface de notre étoile —, des chercheurs ont coordonné plusieurs satellites et télescopes sur l’une des régions les plus actives afin de l’étudier avec un maximum de détails.

Disposant d’une flottille d’instruments spatiaux et terrestres dédiés à l’observation du Soleil dans différentes longueurs d’onde, l’équipe de physiciens solaires a ainsi concentré toute sa puissance de feu, le 29 mars dernier, sur la région active 2017. Ce magnifique archipel de taches sombres distinctes dans le rayonnement visible — la photosphère — présentait alors les signes particuliers d’une intensification de son champ magnétiquesymptôme tangible d’une possible et imminente éruption importante. La cible choisie par l’équipe du télescope solaire Dunn (Observatoire Solaire National) au Nouveau-Mexique s’est avérée prometteuse car, en effet, quelques heures après le début des opérations, la région fut le théâtre d’une violente éruption de niveau X1 (la classe X est plus élevée ; la classe M concerne des éruptions plus modérées et fréquentes).

Les données collectées par toute la flotte de satellites dédiés à l’observation du Soleil dans différentes longueurs d’onde — auxquels s’est associé le télescope Dunn — offrent aux physiciens solaires une merveilleuse occasion de reconstituer avec une précision inégalée l’événement (éruption de classe X1) qui a secoué la surface de notre étoile, le 29 mars 2014 vers 17 h 46 TU. © Nasa, ONS, GSFC

Toute la flotte de satellites d’observation solaire mobilisée

Très soucieux de comprendre l’émergence de ces phénomènes, les scientifiques sont ravis de leur moisson. « C’est l’ensemble de données le plus complet jamais recueillies par les observatoires d’héliophysique de la Nasa » commente Jonathan Cirtain, membre de l’équipe de Hinode, satellite développé par les agences spatiales américaine (Nasa) et japonaise (Jaxa) et sollicité pour cette étude. Ce dernier offrit un point de vue inédit sur les caractéristiques du champ magnétique avant et pendant la puissante éruption du 29 mars à 17 h 48 TU. Au moyen de son spectromètre EUV, les scientifiques ont pu suivre l’évolution à travers 4.800 kilomètres dans les couches externes de l’étoile. Bien sûr, la mission SDO (Solar Dynamics Observatory) fut mise à contribution pour déterminer avec précision la position de la région la plus active.

Lancée en juin 2013, la mission Iris (Interface Region Imaging Spectrograph) fut également mobilisée pour observer en très haute résolution — et différentes longueurs d’onde — les transferts d’énergie, températures et vitesses des couches inférieures de la région active. Parallèlement, le spectroscope Rhessi (Reuven Ramaty High Energy Solar Spectroscopic Imager) délivra des détails sur les hautes énergies (jusqu’à 25 millions de degrés Celsius) déployées dans la couronne solaireet l’accélération des particules dans la chromosphère. Enfin, ajoutons qu’au même moment les coronographes du vénérable Soho enregistraient l’éjection de masse coronale qui suivit l’éruption de classe X. Dans la banlieue terrestre, le satellite géostationnaire Goes (de la NOAANational Oceanic and Atmospheric Administration) enregistrait, quant à lui, le pic de rayonnement X produit par notre étoile.

Fort de cette masse de données inédites, les hélio-physiciens ont d’ores et déjà commencé à les traiter, à dessein de mieux appréhender ces phénomènes qui, lorsqu’ils sont dirigés vers notre planète, peuvent un avoir un impact non négligeable sur nos sociétés ultra-connectées.

 
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Publié par le 11 septembre 2017 dans Climat - Environnement, Espace, général, Sciences

 

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