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Craintes sur une éruption du Yellowstone alors que le plus grand geyser au monde érupte pour la 8ème fois depuis Mars après des années de silence

Selon Zero Hedge, Les craintes d’éruption de la caldera de Yellowstone ont augmenté lorsque le plus grand geyser du supervolcan est entré en éruption pour la huitième fois . Jusqu’à présent, les scientifiques ne sont pas certains de la raison pour laquelle le geyser Steamboat continue d’exploser, ajoutant aux craintes.

Après des années de silence, le geyser Steamboat de Yellowstone a craché de l’eau bouillante à plusieurs dizaines de mètres de hauteur à huit reprises depuis Mars.  Steamboat, le plus grand geyser dans le vaste parc national de Yellowstone, n’est pas fiable du tout, contrairement au célèbre Old Faithful qui crache sa vapeur avec régularité . Mais le fait est que Steamboat a été plus fidèle, du moins ces derniers temps, en entrant en éruption huit fois depuis le 14 mars, après avoir été silencieux pendant près de quatre ans. Mais cette régularité est terrifiante et déroutante pour les scientifiques . 

Steamboat ne dégonfle pas. Considéré comme le plus grand geyser actif du monde à ce jour, il présente un regain d’activité inhabituel.

La cause de ce brusque réveil rend perplexes les géologues qui avouent ne pas être en mesure de l’expliquer . 

Voici des précisions

Le Steamboat Geyser dans le Parc National de Yellowstone inquiète les scientifiques qui se posent beaucoup de questions après sa huitième éruption depuis le mois de mars. Elle s’est produite à 9h04 le 4 juin 2018 et a propulsé de l’eau bouillante à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Le geyser a ensuite laissé échapper de volumineux panaches de vapeur.

Le Steamboat Geyser se manifeste très rarement, contrairement au Vieux Fidèle qui est très régulier. Sa dernière grosse éruption remonte à 2014. Les scientifiques ne savent pas pourquoi le geyser connaît subitement ce regain d’activité. Il se peut qu’un petit séisme ait ouvert un nouveau passage à la vapeur suchauffée qui fait jaillir l’eau à la surface. Il se peut aussi que la source magmatique ait subi une modification à la verticale du Steamboat. Les scientifiques prévoient de le surveiller plus activement et de mieux l’étudier pour comprendre ce qui a provoqué le changement soudain de son comportement. Ainsi, les géologues de l’Université de l’Utah ont mis en place une série de capteurs sismiques autour du geyser pour enregistrer les vibrations pendant les éruptions. Ils espèrent obtenir un modèle du réseau d’alimentation du geyser en mesurant les ondes sonores qui le traversent.

Les éruptions d’un geyser sont en surface les expressions de la libération de la pression dans le sous-sol. Au fur et à mesure que l’eau s’écoule dans le sol, elle se rapproche de la roche chauffée par le magma et se transforme en vapeur. Ce processus crée de l’eau surchauffée et sous pression qui se trouve piégée sous la surface de la Terre. Finalement, cette eau bouillante et cette vapeur rassemblent assez de pression pour surmonter la pression de l’eau qui les surmonte. Elles sont brusquement expulsées et donnent naissance à une éruption spectaculaire.

Les autorités du Parc conseillent aux personnes qui ont l’intention de se rendre à Yellowstone de prévoir la visite du Steamboat Geyser vers le 11 ou 12 juin, soit sept à huit jours après la dernière éruption.

 

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Publié par le 8 juin 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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États-Unis : le plus grand déficit commercial depuis la crise financière

Lorsque vous retirez les produits pétroliers – qui ont récemment connu des exportations record aux États-Unis grâce au schiste – le déficit commercial américain n’a jamais été aussi grand.

 
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Publié par le 5 avril 2018 dans économie, général, International

 

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Les taux courts américains à leur plus haut niveau depuis 9 ans …

Un graphique à bien garder en mémoire, et une évolution à surveiller de prés . C’est assez simple, plus les taux montent, plus le risque d’explosion des énormes bulles qui se sont crées ces dernières années sur les marchés (obligataire, action, immobilier etc) augmente, jusqu’au moment où ce n’est plus soutenable (nous nous en approchons assez vite comme vous pouvez le voir) et où tout ça s’effondre, c’est le collapse . Et comme vous pouvez le voir, les taux (à court terme mais aussi à long terme) remontent fort ! La courbe des taux US, du taux de Refinancement aux taux directeurs au 1 mois au 30 ans, c’est la clef pour prédire l’effondrement économique . C’est pourquoi en montant ses taux au vu de la montagne de dette qu’on a, la FED appuie sur le bouton nucléaire . J’appelle ça un effondrement programmé, comme l’a toujours fait l’élite qui lance la ligne de pêche (expansion, croissance) puis la ramène (récession, collapse) . C’est ce qui crée les cycles économiques, mais cette fois ci la dette globale est tellement faramineuse et ingérable (sauf par le FMI ?) que le prochain collapse sera fatal et conduira à un reset généralisé, ce qui fera beaucoup de dégâts . Pour simplifier à l’extrême ….

 
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Publié par le 21 mars 2018 dans économie, général, International

 

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Qui peut croire que la propagande de guerre qui bat son plein depuis des mois débouchera un jour sur la paix ?…

Résultat de recherche d'images pour "Qui peut croire que la propagande de guerre qui bat son plein depuis des mois débouchera un jour sur la paix ?…"

S’inventer un ennemi, ça ressemble à de la politique extérieure mais c’est en réalité de la politique intérieure. C’est imposer la politique de la bourgeoisie à la masse crédule qu’elle domine et exploite, c’est obliger toutes les forces de la nation à se ligoter autour du projet bourgeois et c’est, last but not least, faciliter le transfert de l’argent public vers les coffres-forts des grosses fortunes privées.

Et pour les ladres qui ont pris le pouvoir et mettent des liasses de billets dans les poches à double fond des costards de leurs marionnettes présidentielles et ministérielles, une guerre qui rapporte sera toujours préférable à une paix qui menace les profits et laisse aux consciences le temps de s’éveiller. Car la guerre, en plus de rapporter et de meurtrir le corps des nations, ça interdit de penser, ça discipline les esprits, ça oblige les insectes qui la contredisent à s’écraser, sous peine de mort.

Notre époque ressemble de plus en plus à une avant-guerre. L’Amérique et les nations-caniches qu’elle promène en laisse ont beau avoir perdu sur tous les fronts, elles persistent. Elles ont beau trouver leurs projets enlisés en Ukraine, ajournés en Syrie et bloqués sous les murailles de la forteresse nord-coréenne, elles ont beau être, pour le moment, condamnées à imposer des sanctions économiques agrémentées de flots de mensonges et d’injures – qui sont l’ADN unique de leur presse au pluralisme trompeur -, elles n’en persévèreront pas moins dans leur projet de bouleverser les équilibres et de dynamiter les obstacles qui se dressent sur la route fangeuse de la mondialisation heureuse qui est leur paradis sur Terre. Qui peut croire que la propagande de guerre qui bat son plein depuis des mois débouchera un jour sur la paix?

Les Etats-Unis continueront de viser, en particulier, le démembrement de la Russie tel qu’exposé, il y a vingt ans, par le défunt Zbigniew Brzezinski qui avait pris sa règle et son crayon pour diviser, dans un numéro de Foreign Affairs, l’empire hérité des tsars en trois bandes égales, pour faire d’un grand pays une nation réduite et enclavée – à l’image de la Serbie privée du Monténégro et condamnée à vendre sa flotte aux enchères – et récupérer – en le plaçant sous mandat international et en appelant un mouvement de colonisation massive – un bassin de Sibérie occidentale au sol-sous bourré de gaz et de pétrole.

Non, je crois que l’Amérique ne cessera jamais de poursuivre le projet de transformer le monde d’abord en champ de ruines puis en level playing field ouvert à l’usure, à l’escroquerie et aux mathématiques truquées de la finance. Et je suis bien certain qu’aucun raisonnement ne parviendra à émouvoir la conscience rabougrie de ceux qui vivent du sang et de la chair des autres. L’État hyper violent américain et les États bonimenteurs européens qui nagent dans son sillage rougi à l’hémoglobine du Pauvre, n’abandonneront qu’à contrecœur leur projet de conquête globale. Pour qu’ils l’abandonnent, il faudra nécessairement qu’un conquérant, une armée, un empire ou une force inconnue leur brise les jambes, leur coupe les bras, piétine leurs corps et leur transperce le cœur. Car la Sainte Voracité qui commande à Washington et gargouille dans l’estomac jamais assagi des capitales européennes ne connaît, derrière la farceuse légalité inventée pour l’occasion et la morale indignée dont elle pare sa scrofuleuse nudité, que le langage de la force qui fait se dresser les vainqueurs et se coucher les vaincus.

Bruno Adrie

Publié par Mondialisation.ca

 
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Publié par le 23 février 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale

 

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La Russie est en train de mettre au point l’arme nucléaire la plus puissante depuis plus d’un demi-siècle !

https://www.zerohedge.com/sites/default/files/inline-images/20180118_doom1.png

 » Kanyon est conçu pour ravager les régions littorales de l’ennemi et les rendre invivables pour des générations. »

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Un brouillon de la Revue de Posture Nucléaire rédigée par le Pentagone confirme l’existence d’un drone sous-marin à propulsion nucléaire russe, une capacité dont le département américain de la défense n’avait jamais fait état publiquement jusqu’à présent. 

L’existence de l’arme avait d’abord été  divulguée par la télévision russe en novembre 2015 . 

Ce document clé des États-Unis sur les armes nucléaires confirme que le gouvernement russe est en train de mettre au point l’arme nucléaire la plus puissante depuis plus d’un demi-siècle.

« En plus de moderniser les systèmes nucléaires hérités de l’Union Soviétique, la Russie développe et déploie de nouveaux lanceurs et têtes nucléaires, » indique ce brouillon non-classifié de la Revue de Posture Nucléaire.

Le drone sous-marin russe — surnommé “Kanyon” par le Pentagone et dont le nom complet est système multi-fonction océanique Status-6 — a été testé au moins une fois.

Le test impliquant le vaisseau mère sous-marin de classe Sarov a été  divulgué en décembre 2016 .

Kanyon est censé être un véhicule sous-marin autonome à très longue portée qui a une portée de 6 200 miles, une profondeur maximale de 3 280 pieds, et une vitesse de 100 noeuds selon les allégations dans les documents russes qui ont fuités.

Mais ce qui fait vraiment  de Kanyon un cauchemar est la charge utile de la torpille du drone : une arme thermonucléaire de 100 mégatonnes. A titre de comparaison, la bombe atomique larguée sur Hiroshima était de 16 kilotonnes, soit l’équivalent de 16 000 tonnes de TNT.

L’arme nucléaire de Kanyon serait l’équivalent de 100 000 000 tonnes de TNT. C’est deux fois plus puissant que la Tsar Bomba , l’arme thermonucléaire la plus puissante jamais testée. Lâchée à New York, une bombe de 100 mégatonnes  tuerait 8 millions de personnes  et en blesserait 6 millions de plus.

Kanyon est conçu pour attaquer les zones côtières, détruisant les villes, les bases navales et les ports. La méga-bombe engendrerait également un tsunami artificiel qui se propagerait à l’intérieur des terres, propageant la contamination radioactive avec l’eau qui progresse. Pour aggraver les choses, on rapporte que l’ogive est «salée» avec l’isotope radioactif Cobalt-60. Les zones contaminées seraient interdites à l’humanité jusqu’à pendant 100 ans.

Kanyon est conçu pour contourner les défenses antimissiles balistiques américaines, principalement les  missiles Ground Interceptor basé en Alaska et en Californie. 

Bien que le système étasunien vise à contrer un petit nombre de missiles balistiques intercontinentaux provenant de pays voyous tels que l’Iran et la Corée du Nord, la Russie veut montrer clairement qu’elle pourrait encore pénétrer les défenses américaines même si elles étaient élargies pour faire face à un des plus puissant arsenaux nucléaire .

PopularMechanics.com – resistanceauthentique

 
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Publié par le 19 janvier 2018 dans général, Guerre - 3e guerre mondiale, International

 

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Lait infantile contaminé : Lactalis était informé des salmonelles depuis plusieurs mois

Lait infantile contaminé : Lactalis était informé des salmonelles depuis plusieurs mois

Les industriels n’en ont que faire de notre santé, y compris celle de nos enfants !! Ce qui est révélé ici est proprement scandaleux !! Des Laits infantiles contaminés auraient été mis dans le circuit malgré le fait qu’on ait trouvé une infection aux salmonelles dans l’usine . Sans aucun scrupules … Z 

Le Canard enchaîné affirme, dans son édition du mercredi 3 janvier, que Lactalis était au courant de la contamination à la salmonelle du lait infantile produit dans son usine de Craon (Mayenne). D’après l’hebdomadaire satirique, dès le mois d’août, l’organisme Lactalis Nutrition Santé avait constaté l’existence des salmonelles sur les carrelages et du matériel de nettoyage. Des résultats confirmés en novembre, un mois avant que le scandale n’éclate. « Le numéro 1 mondial des produits laitiers n’ayant pas l’obligation de communiquer sur ses contrôles internes, il s’est bien garder d’ébruiter l’affaire », écrit ainsi le journal.

Selon les informations du Canard enchaîné, une délégation de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) avait pourtant mené, au mois de septembre, une inspection de routine sur place. Mais les experts vétérinaires rattachés au ministère de l’Agriculture n’avait alors rien trouvé de suspect. « Comment les contrôleurs s’y sont-ils pris pour ne détecter en septembre aucune salmonelle alors que l’on sait aujourd’hui que l’usine était infectée depuis février, au moins ? » s’étonne un expert en sécurité sanitaire des aliments dans les colonnes de l’hebdomadaire.

Une enquête préliminaire a été ouverte le 22 décembre par le pôle santé publique du parquet de Paris après la contamination par salmonelle de laits infantiles dans l’usine Lactalis de Craon (Mayenne), notamment pour « blessures involontaires », « mise en danger de la vie d’autrui », « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit d’origine animale ou de denrée en contenant préjudiciable à la santé ».

 

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Publié par le 3 janvier 2018 dans général, Santé - nutrition

 

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Le monde est-il à la veille de l’une des plus grave crises depuis 1900 ?

[titre article pour referencement]

De plus en plus d’économistes sont convaincus que le monde est à la veille d’un gigantesque krach boursier qui va ébranler non seulement le marché des actions mais aussi la plupart des actifs de notre économie.

Même Goldman Sachs, l’une des plus importantes banques d’investissementau monde, celle dont les actes ou même les seules  déclarations suffisent à influer sur les tendances économiques à l’échelle internationale, dit aujourd’hui que les marchés sont allés trop loin et que la chute s’annonce à la fois imminente et terrifiante.

Et pour que cette noble institution, qui fait pourtant partie de celles qui profitent à fond de cette envolée des indices depuis plusieurs années maintenant, en arrive aujourd’hui à redouter le pire, c’est peut-être parce que le pire est déjà à nos portes et qu’il n’y a plus guère d’alternative. Toujours selon une allocution de Goldman Sachs datée du 29 novembre dernier, une telle situation ne s’est présentée que deux fois depuis le début du XXe siècle : dans les années 1920 (juste avant la Grande Dépression) et dans les années 1950 où la fin de la Guerre avait toutefois permis aux USA de se ménager des “tampons” pour absorber le choc des valeurs qui s’en est suivi.

L’historique du Dow Jones semble annoncer une prochaine crise majeure

D’ailleurs, si on reprend la courbe historique de l’évolution du Dow Jones de ces seules 20 dernières années, on compte déjà pas moins de 3 crises majeures dont la dernière n’a dû sa résorption rapide qu’à une manipulation des taux de la FED à marche forcée ainsi qu’à un effet “Trump” qui a su vendre aux Américains des rêves d’impérialisme renaissant au moment où ils en avaient le plus besoin.

24hGold - Le monde est-il à la...

1997, le Dow Jones flirte avec les 5000 points. Vingt ans plus tard, sa valeur a quasiment été multipliée par 5 !

En 2000, après une brusque montée sous l’influence des valeurs des nouvelles technologies et de leurs leaders de l’époque qui prédisaient un XXIe siècle conforme aux rêves de science fiction des années 1950, la réalité est venue brutalement faire retomber le soufflé de près de 30% en quelques mois. La bulle Internet avait explosé.

Idem en 2008, alors que les banques de plus en plus avides de monnaie-dettes avaient fini par accorder des crédits à presque tout le monde, on s’est aperçu que, bizarrement, certains emprunteurs risquaient de ne jamais pouvoir rembourser la maison ou l’appartement qu’ils avaient pu acquérir grâce à des conditions particulièrement souples (et un peu complaisantes aussi). Les subprimes avaient fait perdre plusieurs dizaines de milliards de dollars aux banques du monde entier. Là encore, chute brutale des cours, mais cette fois-ci de plus de 50%.

Une crise avortée grâce au jeu des illusions

Une fois encore, le Dow Jones se relève de ses cendres et en 2016, alors que matières premières et devises sont en berne, tous les médias se font l’écho de la crainte grandissante d’une nouvelle crise majeure. Mais désormais bien rodée la FED arrive à limiter la casse en faisant chauffer la planche à billets et, surtout, Donald Trump est élu président des États-Unis, avec des contes de fées plein sa grande bouche? Certes, ses fables populistes restent totalement inaudibles pour qui connaît un peu la réalité du monde économique, mais elles séduisent finalement l’Américain moyen. Ce même Américain fier de son drapeau, de sa nation, mais qui est aussi resté  un grand enfant un peu capricieux, et surtout convaincu de faire partie de la première puissance du monde.

Conséquence, les cours accusent un petit coup de mou mais repartent à la hausse comme jamais, boostés par un discours impérialiste comme on n’en avait plus entendu depuis plus d’un demi-siècle et les investisseurs décident d’accompagner l’illusion naissante en accordant toute confiance aux promesses électorales, sans même plus se soucier de la corrélation entre réalité économique et appréciation du marché.

Mais on sent bien que, quelque part, on a juste reculé pour mieux sauter. Et aujourd’hui, alors que les actions, les obligations et le crédit se retrouvent orientés dans le bon sens en même temps comme ça n’était pratiquement jamais arrivé jusqu’alors, quelques voix d’économistes commencent à s’élever pour mettre en garde contre un optimisme un peu forcé, plus proche de la méthode Coué que de l’analyse rationnelle des signaux macroéconomiques bien concrets.

Un optimisme forcé et contagieux

Quoi qu’il en soit, et immanquablement, les autres places boursières mondiales suivent le rythme imposé par les USA, certains avec plus ou moins de facilités suivant leur propre situation interne, qu’elle soit économique ou politique. Et tous ces indices commencent joyeusement à grimper vers des sommets stratosphériques qui semblent ne plus inquiéter personne. Même si les modèles jusqu’ici applicables ne fonctionnent plus, même si les systèmes de régulation semblent être devenus inopérants, et surtout même si de nombreux indicateurs semblent prouver que tout ne va pas aussi bien qu’on voudrait le croire.

Peu à peu, certains économistes, certains banquiers même, commencent à se dire que la mariée est trop belle et que la fête risque fort de tourner au carnage dans pas longtemps. Avec une inflation qui reste désespérément plate depuis des lustres (au point qu’on en vient à espérer qu’elle remonte alors qu’on la craignait il y a encore 15 ans), des taux d’intérêt nuls, voire négatifs, couplés à une création monétaire permanente qui rendent le crédit quasi inépuisable, tout concourt à faire croire que l’argent pousse sur les arbres. Mais cet argent a-t-il encore une valeur ?

Une analyse technique réaliste montre que le pire est devant nous

On commence alors à se poser des questions techniques, car c’est toujours par l’analyse qu’on cherche avant tout à se rassurer. Sauf que là, on s’inquiète.

La Banque des Règlements Internationaux, souvent qualifiée de banque centrale pour les banques centrales, a publié un propre rapport dimanche dernier, et ses conclusions semblent malheureusement conforter les craintes des experts de Goldman Sachs. Il semblerait en effet que les marchés se soient quelque peu emballés et que les cours des actions dans le monde entier, et surtout aux États-Unis, soient largement surévalués. On parle en moyenne de 25% de plus-value injustifiée, à plus forte raison quand on les compare aux statistiques établies depuis…1881 !

Pire encore, l’appréciation du marché obligataire, généralement à contre-courant de celui des actions mais qui semble étrangement lui aussi ne pleine forme, apparaît désormais comme complètement déconnectée de la réalité économique. La raison ? Principalement les politiques monétaires accommodantes (Quantitative easing ou QE) mises en place par la plupart des banques centrales dans le monde et qui ont permis de purger le stock d’obligations qui menaçait d’imploser.

À noter que cette même préoccupation avait déjà été exprimée par l’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, lequel n’est pas forcément du genre à avancer des hypothèses sans raison. Et les conclusions du rapport laissent entendre qu’il n’y a que deux issues possibles à la situation actuelle. La première envisage l’amorce à court terme d’une baisse régulière des marchés qui devrait s’étaler sur les 18 à 24 mois qui arrivent. La seconde hypothèse, en revanche, prévoit une chute brutale des cours qui risque fort de ne pas laisser assez de temps aux investisseurs pour s’y préparer et sauver ce qui peut l’être.

En clair, dans un cas comme dans l’autre, on dirait bien que les marchés ont mangé leur pain blanc. Et qu’il va sans doute falloir commencer à s’habituer aux croûtons…

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Publié par le 10 décembre 2017 dans économie, général, International

 

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