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Depuis 7 000 ans, le climat ne cesse de se refroidir

Depuis 7 000 ans, le climat ne cesse de se refroidir

Le réchauffement actuel n’est qu’un sous-cycle dans la tendance générale à long terme de l’holocène. Il est peu significatif quand on le compare aux dix derniers millénaires. Et il est bienvenu. Car nous sortons d’une des périodes les plus froides depuis la dernière glaciation.Politisation

Comment le sait-on ? Par la reconstruction du climat du passé au moyen, entre autres, des carottes de glace du Groenland du forage GISP2. L’image 1 (cliquer pour agrandir) montre cette reconstruction ; la courbe verte est la tendance lissée de manière très globale sur cette post-glaciaire appelée l’holocène.

L’image 2 présente un lissage plus nuancé, selon les périodes. On voit la même tendance globale vers un refroidissement. Toutes les reconstructions du climat de l’holocène indiquent la même tendance.

On constate des variations abruptes sur à peine quelques siècles. Peut-être en vivons-nous une actuellement. Trois repères historiques marquent les périodes chaudes : la civilisation minoenne, l’époque romaine et l’optimum climatique médiéval.

La plupart des graphiques utilisés pour démontrer le réchauffement actuel le présentent comme unique et extrême. Ils prennent comme date de départ le XIXe siècle, éventuellement le XVe, ou l’an 1000. Souvent même on ne montre qu’un siècle d’évolution des températures. Cela produit un effet grossissant. C’est ce qu’on nomme l’effet loupe : on ne regarde qu’une section courte et on la prend pour représentative de l’histoire du climat.

Cet effet loupe fait émerger (ou justifie) l’alarmisme, qui lui-même sert la politisation du sujet. Une fois le sujet politisé, il est très difficile de revenir à un débat ouvert. Les enjeux biaisent l’analyse.

 

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Al Gore

Aujourd’hui il faudrait vouloir « sauver la planète » pour être bien vu de ses pairs. Quelle prétention exorbitante et peu raisonnable ! Et si l’on garde l’esprit critique envers les théories et prédictions scientifiques, on se fait au mieux traiter de négationniste. Peu importe.

Bien sûr des faits sont là : le retrait des glaciers, la fonte de la banquise, la montée de certaines espèces vers le nord en Europe. Malheureusement les tenants du réchauffement anthropique comme Jean Jouzel ou Al Gore ont des intérêts économiques personnels dans cet alarmisme. Ils ont fermé le débat.

À ce sujet la présentation récente du deuxième film d’Al Gore (vidéo en fin de billet) est à mon avis malhonnête. Les extraits sont destinés à caricaturer la situation. L’évocation de l’ouragan Sandy ne démontre rien d’autre qu’un ouragan puissant passant près de New York. Exceptionnel par sa rareté mais pas significatif d’une évolution globale. Pas plus que les ouragans Harvey ou Irma, que j’ai traités et documentés ailleurs.

Le texte, le ton, la dramatisation musicale, sont des méthodes de propagande que les nazis n’auraient pas renié (je pèse ma comparaison). En réalité ce nouveau film, qui n’a pas amené les foules au cinéma, est d’évidence à classer dans les films politiques à usage interne des États-Unis dans la guerre des démocrates contre Donald Trump.

Pour moi comme pour beaucoup d’autres le débat sur le réchauffement n’est pas clos. Benoît Rittaud, mathématicien et scientifique de pointe, l’un des premiers à dénoncer la supercherie de la montée en crosse de hockey des températures établie par Michael Mann et reprise (puis abandonnée) par le GIEC, n’y souscrit pas.

 

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Banquise 2017

Dans son livre Le mythe climatique Benoît Rittaud rappelle que « La courbe en crosse de hockey due à Michael Mann ne résiste pas à l’examen. C’est elle pourtant qui avait donné une justification à l’alarmisme climatique puisqu’elle dessinait un réchauffement brutal de la planète tout au long du XXe siècle et minimisait l’optimum médiéval et le petit âge glaciaire. »

D’autre part la contribution anthropique au réchauffement actuel (d’ailleurs stable depuis bientôt vingt ans sauf suite au dernier El Niño), l’effet de cycle, la date de référence du début du réchauffement, les aspects positifs jamais abordés, les risques éventuels d’une action volontariste pour modifier le climat, font partie des points qui sont toujours ouverts.

Bien. Les températures augmentent. En particulier les températures automnales et hivernales, qui font monter les moyennes annuelles. En Suisse, en plaine, les automnes sont plus chauds qu’il y a trente ans. Est-ce dû en partie à la diminution constatée des jours de brouillard (image 3 Météosuisse), brouillard qui gardait le froid au sol quand les sommets environnants étaient plus chauds ? Et quelle part prend la diminution constatée du stratus hivernal dans la douceur relative des hivers ?

Cela n’explique cependant pas le recul actuel des glaciers ni la diminution de la banquise arctique. Elle a atteint, l’hiver dernier, sa plus basse extension hivernale. Un effet probable du très fort El Niño de 2016, qui a donné un coup de chaud à toute la planète et qui cette fois n’a pas été suivi par une Niña refroidissante.

 

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Adaptation

Autre diminution historique de sa surface en 2012 : un ouragan polaire exceptionnel, comme il en arrive épisodiquement, avait été déterminant dans la fonte exceptionnelle de l’été. En 2017 on constate toutefois que la banquise s’est en partie reconstituée au printemps. Actuellement et depuis l’été elle est dans la zone moyenne de baisse (image 4, trait rouge).

On observe aussi des cycles dans le réchauffement. Ils semblent en partie superposés à l’ONA (NAO en anglais), ou Oscillation Nord-Atlantique (images 5 et 6, XXe siècle). Cette ONA est considérée comme le pendant atlantique de El Niño, en moins ample dans ses effets. Elle conditionne le type d’hivers (froids ou doux, secs ou humides) en Europe et en partie en Amérique du nord. Pour les cycles depuis le petit âge glaciaire, voir cette page internet.

Ces jours la COP 23 se déroule à Berlin. On doit y préciser le concret des accords de Paris de 2015 (COP 21). De l’avis de plusieurs analystes ces engagements de 2015 ne pourront pas être tenus. La décision de Trump de retirer les USA de l’accord n’y est pour rien. Aujourd’hui les esprits raisonnables misent non plus sur la réduction des températures de 1,5° ou 2°, mais sur l’adaptation au réchauffement. Ce que je répète depuis des années. De Science & Avenir :

« Même si les pertes et dommages représentent un sujet central cette année, l’adaptation sera sur la table et dans l’esprit de tous les pays alors que depuis 1992 il était le parent pauvre des débats. La limitation du réchauffement à 2°c sera un objectif extraordinairement difficile à atteindre. On doit donc chercher un objectif d’adaptation commun. »

 

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Oasis

La limitation du CO2 reste cependant en ligne de mire même si la production humaine de ce gaz ne représente qu’une infime partie de la totalité des émission. D’ailleurs, saviez-vous que la respiration des sept milliards d’humains, qui exhalent du CO2 à chaque expir, compte pour 8,5% des émissions humaines totales ? C’est loin d’être négligeable. Et d’ailleurs le CO2 est indispensable à la vie sur Terre. C’est un ami bien plus qu’un polluant (voir aussi ce document de l’Uni Lausanne).

France-Info a cependant continué dans l’alarmisme, l’information univoque et la sur-dramatisation. Quelques rapides commentaires sur cet article « hollywoodien » (catastrophiste).

 

1. Baisser les émissions de CO2.

Oui, c’est bien pour l’air des villes entre autres, mais l’adaptation est aujourd’hui un objectif majeur. La reforestation par exemple contribuera en bonne partie à absorber le gaz, de même que le plancton dont la quantité augmente avec le réchauffement des océans (rétroaction négative). Mais baisser le CO2 ne suffira pas. Et puis, ne jouons pas trop aux démiurges qui pensent pouvoir changer la grosse et complexe machine climatique sans risques pour les générations futures.

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3. Canicules extrêmes devenues réalité.

Cela reste limité. Les archives météos montrent d’ailleurs que ce n’est pas nouveau : d’incroyables canicules ont eu lieu dans le passé. Il faudra s’y adapter, quelque soit la cause prévalente du réchauffement. Chercheurs et innovateurs n’ont pas attendu pour s’y atteler, entre autres dans l’architecture, l’aménagement urbain et l’agriculture (nouvelles espèces végétales adaptées, nouveaux modes de production inspirés de la culture maraîchère dans les oasis).

 

Alarmisme

4. Réchauffement de l’Antarctique.

Depuis des années la masse de glace antarctique augmente. Ce qui explique peut-être en partie le vêlage récent d’une grande masse de glace.

5. La montée des eaux s’accélère.

Lentement, très lentement, semble-t-il. Le réchauffement réel depuis 20 ans se situe dans la fourchette la plus basse des modélisations du GIEC. New York ne devrait pas être submergée en 2100. Au besoin on construira des digues géantes, comme l’ont fait les Pays-Bas depuis longtemps, ou on déplacera les villes. Là encore, adaptation.

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6. Les coraux du monde entier meurent.

Faux. On constate des adaptations de certaines familles de coraux depuis plusieurs années, par exemple en Nouvelle-Calédonie et en Mer Rouge.

7. Catastrophes de plus en plus destructrices.

Ce n’est pas démontré. Les ouragans de cet été ne prouvent rien, comme je l’ai documenté dans plusieurs billets. Quant aux famines, elles ont toujours existé. Les moyens et méthodes de production modernes, ainsi que la solidarité internationale, peuvent d’ailleurs améliorer ce point.

 

Beaucoup reste donc en discussion, dont en particulier : l’alarmisme lui-même. Agir dans l’urgence comporte des dangers. Il est donc urgent de réfléchir davantage et de débattre encore.

Puissent les délégués de la COP 23 faire ce même constat, ou avoir cette même intuition.

 

 

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Publié par le 14 novembre 2017 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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Le QI des français est en chute libre depuis dix ans

Ouille ! La revue Intelligence a confirmé ce que beaucoup de chercheurs craignaient : les européens sont de moins en moins intelligents. Quatre points de QI en moins pour les français en l’espace de seulement dix ans, quatorze de moins pour les britanniques depuis la seconde révolution industrielle.

Diantre… Cela confirme l’impression que peut laisser une promenade en ville pour un citoyen érudit, ouvert à la culture et dôté d’un peu de lucidité. Les incivilités, le repli sur soi, le langage léger, l’absence d’ouverture d’esprit… La fréquentation des lieux publics est parfois déprimante. Comment expliquer cette chute de l’intelligence chez nos contemporains ?

D’après la revue, il y a évidemment les addictions aux médias, surtout la télévision, ce qui n’est pas nouveau. Les émissions « populaires », reality-shows et variétés débiles, séries crétines et overdose de spectacles sportifs ont eu les conséquences que chacun comprend sur le niveau intellectuel des occidentaux. Moins attendu, on apprend que les longs trajets quotidiens en voiture ont aussi un effet néfaste sur la cervelle : fatigue et stress défavorisent la lucidité. La dictature des consciences par la médiocrité intellectuelle ?

Tout ceci est très ennuyeux pour les pays occidentaux qui entendent amener leurs citoyens vers l’enseignement supérieur et développer des industries de pointe. Il y a quelques années, on estimait que 115 points de QI étaient indispensables pour accéder au deuxième cycle universitaire… On peut noter que le fossé entre les « intelligents » et les « autres » ne peut que se creuser. Les uns consomment autant de télévision que les seconds, mais autrement : les chaines documentaires présentent des programmes de qualité (science et vie TV, la chaine Histoire, Arte…) mais elles ne sont regardées que par une élite. Les pauvres ne font pas la démarche d’aller vers la culture, comme en témoignent ces médiathèques désertes de zones rurales défavorisées.

Autre raison peut-être plus taboue : la reproduction sociale de la pauvreté culturelle. Plus on est pauvre, plus on fait des gosses, phénomène boosté par l’assistanat généralisé et la sédentarisation de la misère dans nos parcs HLM en extension, avec les problèmes que chacun connait. Comment faire de la mixité sociale quand la bêtise s’allie aux inégalités économiques ? Peut-on reprocher à un cadre supérieur de préférer le voisinage d’un médecin à celui d’un cas social dont les gosses vont lui pourrir la vie, en plus de ne pouvoir communiquer avec lui ?

De plus, indépendance individuelle et intellectuelle obligent, les QI au-dessus de la moyenne sont souvent les plus célibataires, les plus autonomes. Ils peuvent se passer des autres. Dans notre entourage, les bac+5 ont rarement plus d’un enfant (à discerter…) à moins d’être catholiques traditionnalistes. Souvent, ils émigrent vers des pays à hauts salaires, où le talent est mieux reconnu qu’au pays de l’inversion des valeurs. Dans l’autre sens, ce sont des populations pauvres qui ont majoritairement immigré depuis quarante ans… Les banlieues en sont le résultat.

Télévision, puis révolution numérique avec ses smartphones et ses tablettes qui ont rendu le peuple encore plus paresseux et plus passif. Comme quoi progrès technologique ne rime pas avec progrès humain…

Quelles solutions peut-on proposer ? Mettre des chaines documentaires sur la TNT ? Développer la construction de médiathèques en zone sensible ? Mettre à l’honneur les bons élèves des écoles plutôt que les rappeurs et les cancres ? La laicité a aussi son rôle à jouer, car l’oscurantisme a les conséquences que l’on voit avec l’extrêmisme religieux : les terroristes actuels (très loin de ceux de l’ultra-gauche d’il y a quarante ans) n’ont qu’une petite cervelle et aucune culture (voir les rapport d’Europol sur le sujet).

Plus de quarante ans après l’évènement du tout médiatique, une révolution des consciences s’impose pour ne pas sombrer dans le crétinisme qui ne profiterait qu’à une minorité politico-économique, qui dominerait le peuple par la médiocrité imposée à tous :le meilleur des mondes d’Aldous Huxley ou 1984 d’Orwell. Au fait, qui arrive encore, dans votre entourage, à effectuer à la main une division avec diviseur à deux ou trois chiffres ? Vaste question existentielle…

Une des sources de l’article :

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Publié par le 20 octobre 2017 dans Education - information, général, société

 

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Une 4e éruption solaire massive en une semaine (classe X 8.2) a eu lieu hier : Les éruptions solaires les plus puissantes depuis 12 ans !

Cette semaine, le Soleil manifeste une activité anormalement importante. Hier le 10 septembre, une nouvelle éruption solaire de classé X s’est produite,  , une X 8 .2 . En observant l’éjection de masse coronale, on s’aperçoit que la terre est passé tout prés du feu (cf vidéo ci dessus) Les prévisionnistes de NOAA disent qu’il y a 60% de chance de tempêtes géomagnétiques modérément fortes ( G2 ) le 13 septembre lorsque la CME  (éjection de masse coronale) – qui avait quand même une composante terrestre- impactera le champ magnétique terrestre. 

C’est la CME qui s’est produite dans l’espace suite à la puissante éruption solaire de classe X8 d’hier. Aux États-Unis, les aurores pouvaient apparaître aussi loin qu’à New York, dans le Wisconsin et à l’état de Washington.

Attention car la série d’éruptions massives qu’on a pu observer cette semaine a fragilisé notre champs magnétique qui est impacté par les vagues successives de CME. Espérons qu’il n’y en aura pas une énorme face à nous , car elle pourrait nous être fatale – mais le soleil semble très actif en ce moment, alors que nous ne sommes pas en période de maximum . 

L’équipage de la Station spatiale internationale (ISS)  a du s’abriter de toute urgence le 10 septembre dans une pièce spéciale compte tenu du danger lié aux éruptions solaires très puissantes enregistrées ces derniers temps.

«Le 10 septembre, le signal d’alerte s’est déclenché sur l’ISS, si bien que les astronautes ont dû s’abriter pour un certain temps», a déclaré aux journalistes le Président de l’Institut Skobeltsine de l’Université d’État Lomonossov de Moscou, Dr. Mikhaïl Panassiouk.

Les éruptions solaires les plus puissantes depuis 12 ans !

Les deux éruptions solaires les plus puissantes depuis 2005 se sont produites les 6 et 10 septembre. D’autres éruptions majeures ont été observées dans le même laps de temps. Toutes ont pris naissance depuis la région active 2673 de notre Soleil.

Après deux éruptions majeures le 4 septembre, d’abord de classe X2.2, puis de classe X9.3 trois heures plus tard (voir article plus bas), le Soleil a commis deux autres grandes éruptions :

  • une de classe X1.3, le 7 septembre ;
  • une, beaucoup plus puissante, ce dimanche 10 septembre, classée X8.2. Survenue à 16 h 06 TU, elle s’est hissée à la 11e place du top 50 des éruptions solaires depuis vingt ans, supplantant celle du 20 janvier 2005 (X7.1).

La très active région 2673

Comme pour les évènements de la semaine dernière, c’est la région active 2673 qui est à l’origine de cette nouvelle éruption majeure. À présent, le groupe de taches solaires a franchi le limbe ouest de notre étoile et n’est plus visible sur l’hémisphère qui fait face à la Terre. Ce n’est pas fini pour autant : si AR2673 continue de se développer, elle devrait réapparaître dans deux semaines après avoir transité sur la face solaire opposée à notre planète. Peut-être que cet archipel de taches sombres durera plusieurs semaines, voire des mois, à l’instar du record absolu de 1943 (depuis les premières observations), lequel était resté actif durant presque six mois !

Sur ces images de Soho (le Soleil est masqué par un disque ; sa taille correspond au cercle blanc), on peut voir l’éjection de masse coronale après l’éruption de classe X8.2 du dimanche 10 septembre. © Nasa, ESA, Soho

Comme on peut le voir sur les images de Soho (ci-dessus), une tempête de vent solaire a accompagné l’éruption. La forte éjection de masse coronale (en anglais, CME) a brouillé les caméras de ce satellite observant le Soleil depuis 1996. Une tempête de protons relativement forte s’est abattue quelques heures plus tard sur le champ magnétique terrestre. Des aurores embrasent le ciel aux hautes latitudes (voir ces photos) depuis le début de cette série de puissantes éruptions solaires.

Une série d’éruptions solaires majeures

Article de Xavier Demeersman publié le 8 septembre 2017

Ce 6 septembre, il se produisit sur le Soleil l’éruption de la décennie ! De classe X9.3, elle a été la puissante depuis 2005. Un autre événement de classe X (X2.2) l’a précédée trois heures plus tôt. Ces derniers temps, l’activité de notre Soleil était minimale.

Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé ! Le Soleil, plutôt d’humeur tranquille ces derniers temps à l’approche du minimum d’activité de son cycle de 11 ans (en moyenne), vient de produire deux énormes éruptions, dont une est la plus puissante de la décennie.

Le matin du 6 septembre, deux jours après un soubresaut de classe M (plutôt modéré), la région active 2673 (AR 2673) a été le théâtre de deux évènements majeurs de classe X. Le premier, survenu à 9 h 10 TU, a été classé X2.2. Et le second, à 12 h 02 TU, qui est de classe X9.3, s’est propulsé directement à la 8e place du Top 50 des éruptions depuis 1996 et à la 14e place depuis 1976 (voir le classement ici). Elle a été la plus puissante éruption solaire depuis 2005 (X17 il y a 12 ans et 1 jour). Le 7 septembre, à 14 h 41 TU, une nouvelle éruption majeure a été observée. Elle était de classe X1.3.

Sur cette animation, on peut voir les deux éruptions solaires survenues le 6 septembre. © Nasa, GSFC, SDO

Quelle a été la plus puissante éruption solaire ?

Le phénomène a pris naissance au sein de la plus petite des deux taches sombres — sa taille est approximativement de 9 fois la Terre — qui compose la région active située près du limbe. Bien que celle-ci ne faisait pas directement face à notre planète, la tempête de particules solaires pourrait provoquer des aurores polaires au cours des prochains jours. La NOAA a indiqué que les rayonnements X et ultraviolets ont causé un puissant black-out dans les hautes fréquences (de classe R3) et dégradé les signaux dans les basses fréquences, en particulier sur l’Afrique, l’Europe et l’océan Atlantique.

L’éruption solaire la plus puissante enregistrée depuis 40 ans a été celle dite d’Halloween, de classe X28, elle était survenue le 4 novembre 2003. Fort heureusement, ce jour-là, la bourrasque de vent solaire ne s’est pas dirigée vers notre planète, épargnant aux Terriens, devenus très dépendants de l’électricité, une tempête géomagnétique catastrophique.


Une puissante éruption solaire observée comme jamais

Article de Xavier Demeersman publié le 27 mai 2014

Le 29 mars 2014, la région active 2017 fut le théâtre d’une puissante éruption solaire de classe X1. L’ensemble des satellites dédiés à l’observation du Soleil se sont empressés de la scruter dans les moindres détails livrant ainsi une vision inédite et tridimensionnelle de l’événement. Les images viennent d’être publiées.

À la faveur du pic d’activité du cycle solaire 24 que nous en sommes en train de vivre — plus de mille jours consécutifs se sont écoulés, en effet, sans qu’au minimum un groupe de taches sombresne soit observé à la surface de notre étoile —, des chercheurs ont coordonné plusieurs satellites et télescopes sur l’une des régions les plus actives afin de l’étudier avec un maximum de détails.

Disposant d’une flottille d’instruments spatiaux et terrestres dédiés à l’observation du Soleil dans différentes longueurs d’onde, l’équipe de physiciens solaires a ainsi concentré toute sa puissance de feu, le 29 mars dernier, sur la région active 2017. Ce magnifique archipel de taches sombres distinctes dans le rayonnement visible — la photosphère — présentait alors les signes particuliers d’une intensification de son champ magnétiquesymptôme tangible d’une possible et imminente éruption importante. La cible choisie par l’équipe du télescope solaire Dunn (Observatoire Solaire National) au Nouveau-Mexique s’est avérée prometteuse car, en effet, quelques heures après le début des opérations, la région fut le théâtre d’une violente éruption de niveau X1 (la classe X est plus élevée ; la classe M concerne des éruptions plus modérées et fréquentes).

Les données collectées par toute la flotte de satellites dédiés à l’observation du Soleil dans différentes longueurs d’onde — auxquels s’est associé le télescope Dunn — offrent aux physiciens solaires une merveilleuse occasion de reconstituer avec une précision inégalée l’événement (éruption de classe X1) qui a secoué la surface de notre étoile, le 29 mars 2014 vers 17 h 46 TU. © Nasa, ONS, GSFC

Toute la flotte de satellites d’observation solaire mobilisée

Très soucieux de comprendre l’émergence de ces phénomènes, les scientifiques sont ravis de leur moisson. « C’est l’ensemble de données le plus complet jamais recueillies par les observatoires d’héliophysique de la Nasa » commente Jonathan Cirtain, membre de l’équipe de Hinode, satellite développé par les agences spatiales américaine (Nasa) et japonaise (Jaxa) et sollicité pour cette étude. Ce dernier offrit un point de vue inédit sur les caractéristiques du champ magnétique avant et pendant la puissante éruption du 29 mars à 17 h 48 TU. Au moyen de son spectromètre EUV, les scientifiques ont pu suivre l’évolution à travers 4.800 kilomètres dans les couches externes de l’étoile. Bien sûr, la mission SDO (Solar Dynamics Observatory) fut mise à contribution pour déterminer avec précision la position de la région la plus active.

Lancée en juin 2013, la mission Iris (Interface Region Imaging Spectrograph) fut également mobilisée pour observer en très haute résolution — et différentes longueurs d’onde — les transferts d’énergie, températures et vitesses des couches inférieures de la région active. Parallèlement, le spectroscope Rhessi (Reuven Ramaty High Energy Solar Spectroscopic Imager) délivra des détails sur les hautes énergies (jusqu’à 25 millions de degrés Celsius) déployées dans la couronne solaireet l’accélération des particules dans la chromosphère. Enfin, ajoutons qu’au même moment les coronographes du vénérable Soho enregistraient l’éjection de masse coronale qui suivit l’éruption de classe X. Dans la banlieue terrestre, le satellite géostationnaire Goes (de la NOAANational Oceanic and Atmospheric Administration) enregistrait, quant à lui, le pic de rayonnement X produit par notre étoile.

Fort de cette masse de données inédites, les hélio-physiciens ont d’ores et déjà commencé à les traiter, à dessein de mieux appréhender ces phénomènes qui, lorsqu’ils sont dirigés vers notre planète, peuvent un avoir un impact non négligeable sur nos sociétés ultra-connectées.

 
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Publié par le 11 septembre 2017 dans Climat - Environnement, Espace, général, Sciences

 

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Insultes, verrouillage, pression : Les journalistes inquiets depuis l’arrivée de Macron

Insultes, verrouillage, pression : la communication de l’Élysée sur le banc des accusés

Insultes, verrouillage, pression : la communication de l’Élysée sur le banc des accusés

Depuis quelques jours, la polémique enfle : la communication sans faute d’Emmanuel Macron cacherait-elle un verrouillage qui menace la liberté de la presse ? Dernier éclat en date : le choix des journalistes autorisés à suivre le chef d’Etat en déplacement imposé par l’Élysée. Un choix démenti par la présidence.

L’Elysée assure ne pas avoir cherché à “imposer un journaliste plutôt qu’un autre” lors du déplacement du chef de l’État au Mali. C’est la réponse donnée par l’équipe du nouveau président aux sociétés de journalistes de plusieurs grands médias.

Plusieurs quotidiens français ont en effet publié jeudi une lettre ouverte, intitulée  “Monsieur le président, il n’appartient pas à l’Elysée de choisir les journalistes”, pour protester contre l’organisation de la communication du nouveau président de la République.

Ils pointaient du doigt notamment le fait que ce soit la présidence qui choisisse les journalistes autorisés à l’accompagner lors de son premier déplacement au Mali ce vendredi. “Aucun de vos prédécesseurs ne s’est prêté à ce genre de système, au nom du respect de la liberté de la presse”, écrivent-ils.

“L’Élysée n’entend pas faire le travail des rédactions”

Dans son courrier adressé ce vendredi à Reporters sans frontières (RSF), la présidence indique : “Il va de soi que nous avons ouvert l’option aux rédactions mais jamais imposé un journaliste plutôt qu’un autre (…). Les journalistes qui se sont inquiétés peuvent se rassurer : l’Élysée n’entend pas faire le travail des rédactions”.

Selon le courrier cité par RSF, l’Élysée affirme que sa démarche “est le contraire d’une démarche de fermeture : elle est une démarche d’ouverture”.

Il y est expliqué que le chef de l’État “est très attaché au traitement de fond des sujets et souhaite ouvrir l’Élysée aux journalistes sectoriels qui portent sur l’action présidentielle un autre regard. C’est dans cet esprit qu’il a été proposé aux rédactions d’élargir aux journalistes spécialisés Défense ou Diplomatie le voyage officiel auprès des forces armées”. Sous-entendu que ce ne soit pas seulement les journalistes politiques qui suivent le chef de l’État.

Il s’inspire d’Obama

Cette polémique pourrait retomber comme un soufflé s’il n’y avait pas d’autres signaux de verrouillage plus inquiétants. Alors la communication d’Emmanuel Macron va-t-elle trop loin ? C’est la question à laquelle tentent de répondre des journalistes dans une enquête publiée dans M le magazine Le Monde.

Ils décortiquent le système de communication autour du candidat, qui s’inspirerait grandement du précédent Obama, ce président cool et irréprochable sur papier glacé.

Mais comme pour le président américain, cette image parfaite a un revers : celui d’un verrouillage extrême de la communication avec un conseiller de l’Èlysée parfois prêt à décrocher son téléphone pour injurier les journalistes…

“Gros connard”

Deux exemples sont cités dans l’article. Le premier remonte au soir du premier tour et au traitement de l’affaire de la Rotonde, du nom de cette brasserie parisienne parfois comparée au Fouquet’s de Nicolas Sarkozy.

Le lendemain, selon le magazine M, le directeur de la communication d’Emmanuel Macron, appelle l’émission Quotidien, et “l’animateur de l’émission, se fait agonir par Sylvain Fort. ‘Gros connard.’ ‘Débile profond.’ (après lecture le 18 mai, l’intéressé dément le deuxième terme)”. Sylvain Fort confirme donc implicitement avoir usé du premier à l’endroit de Yann Barthès…

Michel Field également aurait fait les frais de la nervosité du même Sylvain Fort. Au soir du second tour, ce dernier aurait reproché à France 2 de ne pas consacrer toute sa soirée à la victoire d’Emmanuel Macron et de diffuser par exemple le discours de Jean-Luc Mélenchon en direct.

Source

Les journalistes inquiets depuis l’arrivée de Macron

Une quinzaine de rédactions, dont « Le Monde », signent une lettre ouverte au président de la République afin de lui « transmettre nos inquiétudes quant à l’organisation de la communication présidentielle ».

Vous effectuez demain votre premier déplacement de chef d’Etat au Mali. Avant votre décollage, nous souhaitons vous transmettre nos inquiétudes quant à l’organisation de la communication présidentielle qui est en train de se mettre en place depuis votre entrée en fonction.

Pour des raisons de place ou de sécurité, nous comprenons la nécessité de constituerdes pools de journalistes – parfois, et à condition que toutes les rédactions y aient accès selon un roulement établi. En revanche, il n’appartient en aucun cas à l’Elysée de choisir ceux d’entre nous qui ont le droit ou non de couvrir un déplacement, quel qu’en soit le thème (défense, diplomatie, économie, éducation, social…). Ce n’est pas au président de la République, ou à ses services, de décider du fonctionnement interne des rédactions, du choix de leurs traitements et de leurs regards. Ce choix relève des directions des rédactions et des journalistes qui la composent, qu’ils soient permanents ou pigistes, JRI ou reporters, photographes ou dessinateurs.

Aucun de vos prédécesseurs ne s’est prêté à ce genre de système, au nom du respect de la liberté de la presse. Alors que la défiance pèse de plus en plus sur l’information, choisir celui ou celle qui rendra compte de vos déplacements ajoute à la confusion entre communication et journalisme, et nuit à la démocratie.

Les sociétés des journalistes de l’AFP, BFM TV, Europe 1, Le Figaro, France Info,France Inter, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, Le Parisien, Le Point, RFI, RMC, Télérama, TF1

Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de RTL

Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières

Guillaume Dubois, directeur de L’Express

Johan Hufnagel, directeur des éditions de Libération

Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde

David Pujadas viré du 20 heures. L’effet Macron ?

Convoqué par les dirigeants de France  Télévisions, David Pujadas s’est vu signifier son limogeage. Le présentateur du 20 heures de France 2, dont les audiences étaient pourtant excellentes, paye, semble-t-il ses mauvaises relations avec le patron de l‘info du groupe, Michel Field. Des négociations sont en cours quant aux modalités de son départ de la chaîne.

Il se dit qu’Anne-Sophie Lapix est la première sur la liste pour remplacer l’emblématique D. Pujadas qui aura été le visage des français durant plus de 16 ans.

Tout l’équipe du 20 heures semaine est également écartée. Trois jours après l’investiture d’Emmanuel Macron et du très écolo Edouard Philippe, l’heure est au grand nettoyage sur les chaînes de TV publique.

 
 

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Faillite du 51ème état américain ! Les initiés n’ont jamais vendu leurs actions à un tel rythme depuis 2008

Puerto Rico Map On A Globe - Photo by TUBS

Le territoire de Porto Rico s’est effondré financièrement et vient de demander mercredi à ce qu’il soit déclaré en situation de faillite.

Lorsque cela a été annoncé mercredi, cette nouvelle a rapidement fait le tour de la planète. Depuis des décennies, Porto Rico est considéré comme le territoire ayant une forte probabilité de devenir « le 51ème état américain », et il y a même eu des rumeurs selon lesquelles nous pourrions bientôt assister à de nouvelles avancées sur l’obtention du statut d’État. Mais cette question semble avoir été mise de côté aujourd’hui car pour le moment, Porto Rico est aux prises avec une crise financière cauchemardesque, découlant d’un effondrement économique accéléré. Malheureusement, beaucoup d’américains n’ont toujours rien compris puisqu’ils pensent que ce qui est arrivé à Porto Rico ne peut pas se produire sur le sol américain, et ce en dépit de signaux identiques annonçant que des des problèmes économiques majeurs surgissent un peu partout aux Etats-Unis.

Il y a presque deux ans, j’avais déjà tiré la sonnette d’alarme à propos de Porto Rico qui s’enfonçait dans la crise de la dette, et aujourd’hui, l’heure de vérité est arrivée pour la «Grèce des Caraïbes»

Porto Rico s’est déclaré en défaut de paiement et devient ainsi la plus importante collectivité territoriale des États-Unis à faire faillite. Le gouverneur a déclenché une procédure pour restructurer la dette, qui s’élève à 123 milliards de dollars.

Ricardo Rossello, le gouverneur de Porto Rico, a déclenché une procédure permettant à l’île de restructurer sa dette, qui s’élève à 123 milliards de dollars. Ce territoire dépendant des États-Unis doit 74 milliards de dollars à ses créanciers et 49 milliards de dollars en retraites impayées.

Il y a fort à parier, d’après le New York Times, que les créanciers lancent une série de procédures judiciaires pour contester toute tentative de Porto Rico de ne pas tout rembourser. Des tracas judiciaires qui risquent de prendre du temps. L’île n’en a pas : en faillite, elle n’a plus les moyens de payer ses fonctionnaires ou d’entretenir les infrastructures. La population locale, dont près de la moitié vit sous le seuil de pauvreté, n’a pas les moyens d’attendre.

Comme pour la Grèce, le Zimbabwe, le Venezuela et tant d’autres pays, ce qui s’est passé à Porto Rico nous montre qu’il n’est tout simplement pas possible de vivre au-dessus de ses moyens indéfiniment. Si votre endettement augmente beaucoup plus rapidement que votre croissance économique, la catastrophe financière finit par devenir inévitable. C’est une leçon que les dirigeants de Washington DC se doivent de retenir au plus vite avant qu’il ne soit trop tard pour les Etats-Unis.

Depuis 2007, la population de Porto Rico a baissé de 10% et le nombre d’emplois sur ce territoire a chuté de 20%. Alors que l’effondrement économique dure depuis 10 ans, la situation continue de se détériorer mois après mois.

Malheureusement pour Wall Street, de nombreux grands établissements financiers américains ont investi massivement dans les obligations portoricaines, aveuglés par des rendements élevés et une totale défiscalisation. En fait, on estime que 180 fonds communs américains possèdent 5% de leurs actifs financiers en obligations portoricaines.

A l’heure actuelle, ces établissements financiers sont en passe de perdre des milliards de dollars et voir leurs investissements partir en fumée. Bon nombre de ces établissements financiers pensaient que cette situation n’arriverait jamais.

L’effondrement financier risque d’engendrer d’énormes pertes pour les détenteurs d’obligations portoricaines qui, depuis des années, en ont acheté massivement.(L’archipel propose aux investisseurs qui achètent ses bons du Trésor, une exemption de taxes locales et fédérales. Raison pour laquelle les titres obligataires de Porto Rico étaient devenus très populaires auprès des fonds de pension américains.)

L’ampleur de la restructuration est bien plus importante que ce que nous avions connu lors de la faillite de Détroit d’un montant de 18 milliards de dollars. Nous ne savons pas combien de temps durera la procédure judiciaire, pas plus que ce que pourraient perdre les détenteurs d’obligations portoricaines.

Alors, quel sera l’impact de l’effondrement financier de Porto Rico sur le système financier américain ?

C’est difficile à dire, mais nul doute que c’est une préoccupation majeure.

Parallèlement, nous venons d’apprendre que les initiés à savoir ceux qui gravitent aux plus hautes fonctions dans les entreprises, se débarrassent de leurs actions à un rythme qui n’avait pas été observé depuis sept ans. Les informations suivantes proviennent de Business Insider

Alors que les investisseurs continuaient d’acheter frénétiquement des actions, propulsant ainsi les trois principaux indices à des niveaux record au cours des derniers mois, ceux qui se situent aux plus hautes fonctions de grandes entreprises se sont débarrassés des actions à un rythme qui n’avait pas été observé depuis sept ans. Selon les données enregistrées par Trim Tabs au cours du mois de mars 2017, les ventes ont été évaluées à 10 milliards de dollars.

Cette tendance est plutôt paradoxale au regard d’un marché boursier qui s’attaque déjà aux records qui avaient été atteints lors de la bulle internet en 2000. En d’autres termes, si les dirigeants qui ont des informations privilégiées au sujet de leurs entreprises sont en train de se débarrasser de leurs actions, alors pourquoi les investisseurs devraient-ils continuer à acheter des actions alors que les indices se situent actuellement à des sommets historiques ?

Qu’est-ce que ces dirigeants de sociétés savent que nous ne savons pas ?

Peut-être qu’ils ont tout simplement du bon sens. Si je faisais partie des initiés de l’une de ces licornes de Wall Street qui ont des capitalisations boursières de plusieurs dizaines de milliards de dollars, alors qu’elles perdent constamment des centaines de millions de dollars par an, je vendrais aussi.

En bourse, vous gagnez que lorsque vous vendez au bon moment. Ceux qui avaient vendu leurs actions Pets.com au sommet de la bulle internet sont devenus extrêmement riches, mais ceux qui étaient restés dessus durant le krach ont tout perdu.

Certains analystes expliquent que l’unique moyen de gagner de l’argent consiste à répliquer ce que font les initiés. S’ils achètent, alors c’est le moment d’acheter, et s’ils se vendent, alors débarrassez vous de vos actions .

Personnellement, je préfère utiliser le peu d’argent que j’ai, afin de faire face à cette terrible crise qui se profile, et ce même si beaucoup de gens ne sont pas forcément d’accord avec moi.

La crise que connait Porto Rico s’est développée sur une longue période, et il y avait beaucoup de signes avant-coureurs.

Donc, tous ceux qui détiennent encore des obligations américaines sont tout complètement fous !

De même aux Etats-Unis, davantage de signaux montrent que les problèmes ne cessent de s’aggraver. Hier par exemple, de très mauvaises nouvelles sont tombées pour l’industrie automobile américaine et l’Amérique est sur le point de battre le record des fermetures de commerces de détail sur une seule année.

Ce n’est pas parce que l’on ne peut pas prévoir le moment précis où cette crise éclatera qu’elle n’arrivera pas.

J’avais prévenu de l’effondrement financier imminent de Porto Rico en 2015, mais il aura fallu attendre près de 2 ans. Et même si le système financier américain semble être toujours debout, il ne le doit qu’en empruntant toujours davantage.

Par conséquent, ne vous moquez pas des problèmes de Porto Rico, parce que cela pourrait très bien arriver aux Etats-Unis et beaucoup plus rapidement qu’on ne le pense.

Source: theeconomiccollapseblog via BB

 
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Publié par le 15 mai 2017 dans économie, général, International

 

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« Trump face à l’Europe »: Les États-Unis mènent leurs guerres depuis le continent européen

Couverture "Trump face à l'Europe"

Peut-on éviter une nouvelle guerre mondiale ?

Après avoir dénoncé la complicité de nombreux hommes politiques français avec des groupes terroristes dans son précédent livre « 56 », Jean-Loup IZAMBERT publie « Trump face à l’Europe », un livre qui analyse les stratégies guerrières des États-Unis et les conséquences sur l’Europe que la nomination de Donald Trump au poste de président va entraîner.

L’élection, fin 2016, de Donald Trump comme quarante-cinquième président des États-Unis peut-elle changer favorablement les relations des États-Unis avec le monde ainsi qu’il s’y est engagé ?

« Une voie difficile« , estime le président russe Vladimir Poutine. D’autant plus difficile que depuis leur fondation en 1776, les États-Unis ont consacré plus de 93% de leur existence à faire la guerre aux peuples pour s’approprier leurs richesses et imposer leur hégémonie.

Les dirigeants du « pays de la guerre » ont fait des millions de morts et de personnes déplacées, détruit des pays entiers, et favorisé le développement de la misère et du terrorisme jusqu’au cœur de l’Europe.

Aussi, le dossier « Europe », non de la petite Europe de Bruxelles mais de la grande Europe, qui s’étend de Lisbonne à Vladivostok, est l’un des plus importants auquel Donald Trump doit faire face.

Après avoir détruit l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et la Syrie, comment les États-Unis portent-ils la guerre en Europe ?  Et, face au péril, quel est ce nouveau monde qui met l’espoir en chantier ?


Les États-Unis mènent leurs guerres depuis le continent européen

L’activité de propagande de Washington en Europe est d’autant plus aisée que, depuis les années 70, la France n’a plus de politique étrangère indépendante. Depuis 1982, en dehors de la période où Dominique de Villepin fut Premier ministre (2005-2007), le ministère des Affaires étrangères est sous l’influence d’un cartel de diplomates atlantistes qui imposent leurs vues sur tous les dossiers.

Ces campagnes incessantes, relayées par les milieux atlantistes en Europe et les médias, ont pour objectif principal d’occuper militairement l’espace européen. Les pays qui ont permis l’installation de bases de l’OTAN sur leur sol ont ainsi pris le risque de devenir eux-mêmes les cibles d’une première frappe. C’est le cas des Pays baltes, de la Pologne, de l’Ukraine, de la Roumanie, de la Grèce, de l’Italie, mais aussi de l’Allemagne, qui est quadrillée militairement par les États-Unis. La base militaire étasunienne de Ramstein, située au sud-ouest de l’Allemagne dans le district de Rhénanie-Palatinat, est l’un des centres de coordination important des activités militaires étasuniennes en Europe occidentale. Les activités militaires de cette base US contre des pays d’Europe ou d’autres régions, déployées sans l’accord du gouvernement allemand, illustrent la manière dont Washington n’hésite pas à utiliser le territoire d’un pays européen pour ses seuls intérêts. Il en va de même pour l’Italie.

Après la Seconde Guerre mondiale, mais surtout à partir des années 90, de nouvelles bases militaires ont été implantées par Washington près des frontières russes. L’Italie servit ainsi, en 1990, de paillasson à la soldatesque étasunienne pour bombarder les Balkans depuis les bases étasuniennes et de l’OTAN qui y sont implantées en nombre. Celles-ci sont supervisées par le Commandement Africa (Africom), qui a en Italie deux importants commandements subordonnés : l’U.S. Army Africa (Armée US pour l’Afrique), dont le quartier général est à la caserne Ederle de Vicence (Vénétie), et les U.S. Naval Forces Europe-Africa (Forces navales US pour l’Europe et l’Afrique), dont le quartier général est situé dans la base de Capodichino, à Naples. Leur « aire de responsabilité » couvre la Russie, l’Europe et l’Afrique (sauf l’Égypte, qui entre dans celle du Commandement central), y compris la moitié de l’Atlantique, du Pôle Nord à l’Antarctique. S’y ajoutent les chasseurs des porte-avions et les drones armés basés à Sigonella, en Sicile.

Dans un article publié début octobre 2016 dans le quotidien Il Manifesto, le géographe et géopolitologue Manilo Dinucci indique que « parmi ses nombreuses “missions”, l’Africom est en train de construire au Niger une base de drones armés, officiellement à fonction “antiterroriste”. Elle sert aux opérations militaires que les USA conduisent depuis des années, avec la France, dans l’Afrique du Sahel, surtout au Mali, au Niger et au Tchad. Pays parmi les plus pauvres du monde (avec un taux d’analphabétisme, au Niger, de 70 % chez les hommes et 90 % chez les femmes), mais très riches en matières premières – coltan et or au Mali, uranium au Niger, pétrole au Tchad –, ils sont exploités par des multinationales étasuniennes et françaises qui redoutent la concurrence des sociétés chinoises, lesquelles offrent aux pays africains des conditions beaucoup plus favorables »[1].

La Grèce du gouvernement Syriza-« nationalistes » est également partie prenante pour des opérations menées contre la Libye, l’Afrique et le Moyen-Orient avec les bases de l’OTAN toujours présentes sur son territoire. Le Kosovo accueille « Camp Bondsteel », la deuxième plus grande base US en Europe, qui sert de soutien logistique aux opérations menées dans les Balkans et le Moyen-Orient. En Islande, la base de Keflavik, mise en sommeil en 2006, est réactivée en 2015 pour contrôler tout l’espace aérien de l’Atlantique Nord, notamment le détroit entre l’Islande et les Shetlands et les Orcades au nord de l’Écosse, et mener des opérations d’espionnage aux frontières de la Fédération de Russie. Mais à quoi peut bien servir la base allemande de Ramstein aujourd’hui ?

Dans une interview accordée en septembre 2016 à l’agence de presse Sputnik, Willy Wimmer, ex-vice-président de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et ex-secrétaire du ministère allemand de la Défense, indique que « la base légale de la présence des troupes américaines sur le territoire allemand, c’est toujours l’OTAN. Cependant, après la réunification de l’Allemagne, la nécessité même de l’existence de l’OTAN a été remise en cause, en absence de menace du côté oriental ». Et de rappeler qu’« il est d’autant plus important que les accords concernés ont été signés alors que l’OTAN se situait à un millier de kilomètres de la frontière russe ».

L’Allemagne n’ayant jamais été menacée en aucune manière ni par l’URSS ni par la Fédération de Russie, « dès lors, l’OTAN a changé son principe d’une alliance défensive, intentionnellement et sans accord des parlements des pays membres, de telle sorte que cette organisation est devenue une machine agressive qui s’appuie sur sa nouvelle doctrine militaire datant de 1999 », souligne-t-il. Il ne s’agit plus d’une fonction défensive de l’OTAN : « Cela signifie que les structures américaines sont utilisées en dehors de tout lien avec l’Allemagne pour réaliser et appuyer les missions meurtrières des troupes américaines à travers le monde. Ainsi, nous n’avons pas affaire à des forces armées qui nous défendent d’après les accords, mais sommes plutôt confrontés à la capacité d’agression internationale des États-Unis », précise-t-il.

Les États-Unis se servent ainsi de bases militaires du continent européen pour mener leurs actions de guerre (enlèvements, assassinats, bombardements, espionnage, etc.) vers d’autres pays et espionner non seulement des pays européens, mais également la Fédération de Russie et son environnement. Plusieurs avions-espions seront interceptés par la chasse russe lors de leurs missions ou raccompagnés vigoureusement hors de l’espace aérien qu’ils avaient violé. L’espionnage régulier de la Fédération de Russie et de l’Europe occidentale, le positionnement de troupes importantes étasuniennes sous couvert de l’OTAN aux frontières de la Fédération de Russie, le déploiement de nouvelles bases militaires comme les tentatives répétées de violations de son espace aérien traduisent la volonté de Washington de préparer un conflit majeur et de rechercher un incident déclencheur.

Ces faits sont d’autant plus graves que Washington utilise ses bases en Europe pour des actes de guerre, indique l’ex-Secrétaire du ministère allemand de la Défense : « Des missions meurtrières de drones américains à travers le monde sont aussi menées depuis la base de Ramstein. Le gouvernement fédéral le sait, mais il le cache à son peuple. C’est une honte ! », déclare-t-il[2].

Jean-Loup Izambert

[1] L’Italie, base US pour l’Afrique, par Manilo Dinucci, « Il Manifesto », 4 octobre 2016, traduit par Marie-Ange Patrizio.

[2] « C’est une honte ! » : les bases militaires allemandes au service des USA, http://www.fr.sputnik.com, 21 septembre 2016.

Source

 

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12 raisons de croire que la FED a peut-être commis sa plus grosse erreur depuis la crise financière

Le marché obligataire s’effondre : ça vend du treasury ! (ici le 10 ans)

La FED a-t-elle complètement perdu les pédales ? Mercredi, elle a relevé son taux directeur pour la seconde fois en trois mois tout en indiquant que de nouvelles hausses sont prévues dans les mois à venir.

12 raisons de croire que la FED s’est trompée

Lorsque la FED baisse son taux directeur, le loyer de l’argent devient moins cher, emprunter est meilleur marché, ce qui a tendance à stimuler l’activité. Et lorsqu’elle fait le contraire, le crédit coûte plus cher, ce qui a tendance à ralentir l’activité économique. Pourquoi, malgré ces évidences, la FED a relevé son taux directeur alors que l’économie américaine montre déjà des signes majeurs de ralentissement ? Voici 12 raisons de croire que la FED a peut-être commis sa plus grosse erreur depuis la crise financière :

1. Croissance en berne

Quelques heures avant l’annonce du relèvement du taux directeur de la FED, la FED d’Atlanta a abaissé ses projections de croissance pour le T1 à seulement de 0,9 %. Si cette projection devait être exacte, il s’agira du taux de croissance trimestriel le plus bas de ces 37 dernières années durant lequel un relèvement des taux a eu lieu.

2. Coût du crédit

Plus que jamais, le crédit joue un rôle crucial dans l’activité économique. Des taux plus élevés signifient des remboursements plus élevés sur les crédits hypothécaires à taux variable, les crédits auto à taux variable et les en-cours des cartes de crédit. Inutile de dire que cela va ralentir substantiellement l’économie :

« (…) Les consommateurs ayant un encours carte de crédit, un crédit hypothécaire à taux variable ou des lignes de crédit sont les plus susceptibles d’être impactés par la hausse des taux, a déclaré Greg McBride, analyste en chef de Bankrate.com. (…) »

3. Retards de paiement en hausse sur les crédits auto

En parlant des crédits auto, le nombre d’Américains qui font défaut sur leur crédit avait déjà commencé à augmenter, même avant la hausse du taux directeur de la FED :

« Le nombre d’Américains qui ont cessé de rembourser leurs crédits auto augmente, une nouvelle ayant le potentiel d’avoir des conséquences sur l’économie américaine.

Les pertes sur les crédits auto subprime ont fortement grimpé durant ces derniers mois d’après Steven Ricchiuto, économiste en chef de Mizuho États-Unis. Ils ont grimpé jusqu’à 9,1 % en janvier, contre 7,9 % en janvier 2016.

«Les recouvrements sur les crédits auto subprime ont également chuté jusqu’à seulement 34,8 %, la plus mauvaise performance de 7 dernières années», a-t-il écrit dans une note. »

4. Catastrophe pour le commerce de détail

Des taux plus élevés vont probablement accélérer la « catastrophe du commerce du détail ». Nous avons récemment appris que les ventes des grandes surfaces n’ont jamais autant chuté depuis que ces statistiques sont compilées.

5. Les commerçants sont en difficulté

Nous avons également appris que le nombre de commerçants en difficulté aux États-Unis est désormais à son niveau le plus élevé depuis la dernière récession.

6. La pire reprise économique

Nous venons de vivre « la pire reprise économique de ces 65 dernières années », et désormais les actions de la FED menacent de nous précipiter dans une nouvelle crise.

7. Les consommateurs américains ont une marge de manœuvre très faible

Les consommateurs américains ne prospèrent pas. En cas de ralentissement économique, ils seront nombreux à être touchés de plein fouet. En fait, environ la moitié des Américains sont dans l’incapacité de signer un chèque de 500 $ pour faire face à une dépense d’urgence.

8. Le marché obligataire est déjà en difficulté

Le marché obligataire s’effondre déjà. Les observateurs distraits des marchés se focalisent sur les actions, mais la vérité est que le marché obligataire s’effondre toujours avant les marchés actions. Depuis l’élection de Donald Trump, les obligations tombent comme une pierre, nous ne sommes déjà pas loin d’une crise en bonne et due forme. Si vous suivez régulièrement mon travail, vous savez qu’il s’agit de l’un de mes chevaux de bataille. Si les obligations continuent de baisser, je vais beaucoup écrire à leur sujet dans les semaines à venir.

9. Nouvelle crise du plafond de la dette

Cerise sur le gâteau, nous pourrions assister à une nouvelle crise du plafond de la dette. Sa suspension a expiré, Donald Trump pourrait bien éprouver les pires difficultés à rassembler les votes nécessaires pour le relever. (…)

10. Des rentrées fiscales en baisse

Et même si le plafond de la dette devait être relevé, cela ne signifie pas que tout est réglé. Les rentrées fiscales du gouvernement américain viennent juste de connaître leur plus grosse baisse depuis la dernière crise financière.

11. Les CEO pas optimistes en ce qui concerne leurs propres titres

Que savent les CEO que nous ignorons ? Les achats d’actions par les initiés des entreprises concernées sont à leur plus bas niveau de ces trois dernières décennies.

Suite et fin 

Le marché obligataire s’effondre :

 
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Publié par le 20 mars 2017 dans économie, général, International

 

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