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Insultes, verrouillage, pression : Les journalistes inquiets depuis l’arrivée de Macron

Insultes, verrouillage, pression : la communication de l’Élysée sur le banc des accusés

Insultes, verrouillage, pression : la communication de l’Élysée sur le banc des accusés

Depuis quelques jours, la polémique enfle : la communication sans faute d’Emmanuel Macron cacherait-elle un verrouillage qui menace la liberté de la presse ? Dernier éclat en date : le choix des journalistes autorisés à suivre le chef d’Etat en déplacement imposé par l’Élysée. Un choix démenti par la présidence.

L’Elysée assure ne pas avoir cherché à “imposer un journaliste plutôt qu’un autre” lors du déplacement du chef de l’État au Mali. C’est la réponse donnée par l’équipe du nouveau président aux sociétés de journalistes de plusieurs grands médias.

Plusieurs quotidiens français ont en effet publié jeudi une lettre ouverte, intitulée  “Monsieur le président, il n’appartient pas à l’Elysée de choisir les journalistes”, pour protester contre l’organisation de la communication du nouveau président de la République.

Ils pointaient du doigt notamment le fait que ce soit la présidence qui choisisse les journalistes autorisés à l’accompagner lors de son premier déplacement au Mali ce vendredi. “Aucun de vos prédécesseurs ne s’est prêté à ce genre de système, au nom du respect de la liberté de la presse”, écrivent-ils.

“L’Élysée n’entend pas faire le travail des rédactions”

Dans son courrier adressé ce vendredi à Reporters sans frontières (RSF), la présidence indique : “Il va de soi que nous avons ouvert l’option aux rédactions mais jamais imposé un journaliste plutôt qu’un autre (…). Les journalistes qui se sont inquiétés peuvent se rassurer : l’Élysée n’entend pas faire le travail des rédactions”.

Selon le courrier cité par RSF, l’Élysée affirme que sa démarche “est le contraire d’une démarche de fermeture : elle est une démarche d’ouverture”.

Il y est expliqué que le chef de l’État “est très attaché au traitement de fond des sujets et souhaite ouvrir l’Élysée aux journalistes sectoriels qui portent sur l’action présidentielle un autre regard. C’est dans cet esprit qu’il a été proposé aux rédactions d’élargir aux journalistes spécialisés Défense ou Diplomatie le voyage officiel auprès des forces armées”. Sous-entendu que ce ne soit pas seulement les journalistes politiques qui suivent le chef de l’État.

Il s’inspire d’Obama

Cette polémique pourrait retomber comme un soufflé s’il n’y avait pas d’autres signaux de verrouillage plus inquiétants. Alors la communication d’Emmanuel Macron va-t-elle trop loin ? C’est la question à laquelle tentent de répondre des journalistes dans une enquête publiée dans M le magazine Le Monde.

Ils décortiquent le système de communication autour du candidat, qui s’inspirerait grandement du précédent Obama, ce président cool et irréprochable sur papier glacé.

Mais comme pour le président américain, cette image parfaite a un revers : celui d’un verrouillage extrême de la communication avec un conseiller de l’Èlysée parfois prêt à décrocher son téléphone pour injurier les journalistes…

“Gros connard”

Deux exemples sont cités dans l’article. Le premier remonte au soir du premier tour et au traitement de l’affaire de la Rotonde, du nom de cette brasserie parisienne parfois comparée au Fouquet’s de Nicolas Sarkozy.

Le lendemain, selon le magazine M, le directeur de la communication d’Emmanuel Macron, appelle l’émission Quotidien, et “l’animateur de l’émission, se fait agonir par Sylvain Fort. ‘Gros connard.’ ‘Débile profond.’ (après lecture le 18 mai, l’intéressé dément le deuxième terme)”. Sylvain Fort confirme donc implicitement avoir usé du premier à l’endroit de Yann Barthès…

Michel Field également aurait fait les frais de la nervosité du même Sylvain Fort. Au soir du second tour, ce dernier aurait reproché à France 2 de ne pas consacrer toute sa soirée à la victoire d’Emmanuel Macron et de diffuser par exemple le discours de Jean-Luc Mélenchon en direct.

Source

Les journalistes inquiets depuis l’arrivée de Macron

Une quinzaine de rédactions, dont « Le Monde », signent une lettre ouverte au président de la République afin de lui « transmettre nos inquiétudes quant à l’organisation de la communication présidentielle ».

Vous effectuez demain votre premier déplacement de chef d’Etat au Mali. Avant votre décollage, nous souhaitons vous transmettre nos inquiétudes quant à l’organisation de la communication présidentielle qui est en train de se mettre en place depuis votre entrée en fonction.

Pour des raisons de place ou de sécurité, nous comprenons la nécessité de constituerdes pools de journalistes – parfois, et à condition que toutes les rédactions y aient accès selon un roulement établi. En revanche, il n’appartient en aucun cas à l’Elysée de choisir ceux d’entre nous qui ont le droit ou non de couvrir un déplacement, quel qu’en soit le thème (défense, diplomatie, économie, éducation, social…). Ce n’est pas au président de la République, ou à ses services, de décider du fonctionnement interne des rédactions, du choix de leurs traitements et de leurs regards. Ce choix relève des directions des rédactions et des journalistes qui la composent, qu’ils soient permanents ou pigistes, JRI ou reporters, photographes ou dessinateurs.

Aucun de vos prédécesseurs ne s’est prêté à ce genre de système, au nom du respect de la liberté de la presse. Alors que la défiance pèse de plus en plus sur l’information, choisir celui ou celle qui rendra compte de vos déplacements ajoute à la confusion entre communication et journalisme, et nuit à la démocratie.

Les sociétés des journalistes de l’AFP, BFM TV, Europe 1, Le Figaro, France Info,France Inter, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, Le Parisien, Le Point, RFI, RMC, Télérama, TF1

Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de RTL

Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières

Guillaume Dubois, directeur de L’Express

Johan Hufnagel, directeur des éditions de Libération

Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde

David Pujadas viré du 20 heures. L’effet Macron ?

Convoqué par les dirigeants de France  Télévisions, David Pujadas s’est vu signifier son limogeage. Le présentateur du 20 heures de France 2, dont les audiences étaient pourtant excellentes, paye, semble-t-il ses mauvaises relations avec le patron de l‘info du groupe, Michel Field. Des négociations sont en cours quant aux modalités de son départ de la chaîne.

Il se dit qu’Anne-Sophie Lapix est la première sur la liste pour remplacer l’emblématique D. Pujadas qui aura été le visage des français durant plus de 16 ans.

Tout l’équipe du 20 heures semaine est également écartée. Trois jours après l’investiture d’Emmanuel Macron et du très écolo Edouard Philippe, l’heure est au grand nettoyage sur les chaînes de TV publique.

 
 

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Faillite du 51ème état américain ! Les initiés n’ont jamais vendu leurs actions à un tel rythme depuis 2008

Puerto Rico Map On A Globe - Photo by TUBS

Le territoire de Porto Rico s’est effondré financièrement et vient de demander mercredi à ce qu’il soit déclaré en situation de faillite.

Lorsque cela a été annoncé mercredi, cette nouvelle a rapidement fait le tour de la planète. Depuis des décennies, Porto Rico est considéré comme le territoire ayant une forte probabilité de devenir « le 51ème état américain », et il y a même eu des rumeurs selon lesquelles nous pourrions bientôt assister à de nouvelles avancées sur l’obtention du statut d’État. Mais cette question semble avoir été mise de côté aujourd’hui car pour le moment, Porto Rico est aux prises avec une crise financière cauchemardesque, découlant d’un effondrement économique accéléré. Malheureusement, beaucoup d’américains n’ont toujours rien compris puisqu’ils pensent que ce qui est arrivé à Porto Rico ne peut pas se produire sur le sol américain, et ce en dépit de signaux identiques annonçant que des des problèmes économiques majeurs surgissent un peu partout aux Etats-Unis.

Il y a presque deux ans, j’avais déjà tiré la sonnette d’alarme à propos de Porto Rico qui s’enfonçait dans la crise de la dette, et aujourd’hui, l’heure de vérité est arrivée pour la «Grèce des Caraïbes»

Porto Rico s’est déclaré en défaut de paiement et devient ainsi la plus importante collectivité territoriale des États-Unis à faire faillite. Le gouverneur a déclenché une procédure pour restructurer la dette, qui s’élève à 123 milliards de dollars.

Ricardo Rossello, le gouverneur de Porto Rico, a déclenché une procédure permettant à l’île de restructurer sa dette, qui s’élève à 123 milliards de dollars. Ce territoire dépendant des États-Unis doit 74 milliards de dollars à ses créanciers et 49 milliards de dollars en retraites impayées.

Il y a fort à parier, d’après le New York Times, que les créanciers lancent une série de procédures judiciaires pour contester toute tentative de Porto Rico de ne pas tout rembourser. Des tracas judiciaires qui risquent de prendre du temps. L’île n’en a pas : en faillite, elle n’a plus les moyens de payer ses fonctionnaires ou d’entretenir les infrastructures. La population locale, dont près de la moitié vit sous le seuil de pauvreté, n’a pas les moyens d’attendre.

Comme pour la Grèce, le Zimbabwe, le Venezuela et tant d’autres pays, ce qui s’est passé à Porto Rico nous montre qu’il n’est tout simplement pas possible de vivre au-dessus de ses moyens indéfiniment. Si votre endettement augmente beaucoup plus rapidement que votre croissance économique, la catastrophe financière finit par devenir inévitable. C’est une leçon que les dirigeants de Washington DC se doivent de retenir au plus vite avant qu’il ne soit trop tard pour les Etats-Unis.

Depuis 2007, la population de Porto Rico a baissé de 10% et le nombre d’emplois sur ce territoire a chuté de 20%. Alors que l’effondrement économique dure depuis 10 ans, la situation continue de se détériorer mois après mois.

Malheureusement pour Wall Street, de nombreux grands établissements financiers américains ont investi massivement dans les obligations portoricaines, aveuglés par des rendements élevés et une totale défiscalisation. En fait, on estime que 180 fonds communs américains possèdent 5% de leurs actifs financiers en obligations portoricaines.

A l’heure actuelle, ces établissements financiers sont en passe de perdre des milliards de dollars et voir leurs investissements partir en fumée. Bon nombre de ces établissements financiers pensaient que cette situation n’arriverait jamais.

L’effondrement financier risque d’engendrer d’énormes pertes pour les détenteurs d’obligations portoricaines qui, depuis des années, en ont acheté massivement.(L’archipel propose aux investisseurs qui achètent ses bons du Trésor, une exemption de taxes locales et fédérales. Raison pour laquelle les titres obligataires de Porto Rico étaient devenus très populaires auprès des fonds de pension américains.)

L’ampleur de la restructuration est bien plus importante que ce que nous avions connu lors de la faillite de Détroit d’un montant de 18 milliards de dollars. Nous ne savons pas combien de temps durera la procédure judiciaire, pas plus que ce que pourraient perdre les détenteurs d’obligations portoricaines.

Alors, quel sera l’impact de l’effondrement financier de Porto Rico sur le système financier américain ?

C’est difficile à dire, mais nul doute que c’est une préoccupation majeure.

Parallèlement, nous venons d’apprendre que les initiés à savoir ceux qui gravitent aux plus hautes fonctions dans les entreprises, se débarrassent de leurs actions à un rythme qui n’avait pas été observé depuis sept ans. Les informations suivantes proviennent de Business Insider

Alors que les investisseurs continuaient d’acheter frénétiquement des actions, propulsant ainsi les trois principaux indices à des niveaux record au cours des derniers mois, ceux qui se situent aux plus hautes fonctions de grandes entreprises se sont débarrassés des actions à un rythme qui n’avait pas été observé depuis sept ans. Selon les données enregistrées par Trim Tabs au cours du mois de mars 2017, les ventes ont été évaluées à 10 milliards de dollars.

Cette tendance est plutôt paradoxale au regard d’un marché boursier qui s’attaque déjà aux records qui avaient été atteints lors de la bulle internet en 2000. En d’autres termes, si les dirigeants qui ont des informations privilégiées au sujet de leurs entreprises sont en train de se débarrasser de leurs actions, alors pourquoi les investisseurs devraient-ils continuer à acheter des actions alors que les indices se situent actuellement à des sommets historiques ?

Qu’est-ce que ces dirigeants de sociétés savent que nous ne savons pas ?

Peut-être qu’ils ont tout simplement du bon sens. Si je faisais partie des initiés de l’une de ces licornes de Wall Street qui ont des capitalisations boursières de plusieurs dizaines de milliards de dollars, alors qu’elles perdent constamment des centaines de millions de dollars par an, je vendrais aussi.

En bourse, vous gagnez que lorsque vous vendez au bon moment. Ceux qui avaient vendu leurs actions Pets.com au sommet de la bulle internet sont devenus extrêmement riches, mais ceux qui étaient restés dessus durant le krach ont tout perdu.

Certains analystes expliquent que l’unique moyen de gagner de l’argent consiste à répliquer ce que font les initiés. S’ils achètent, alors c’est le moment d’acheter, et s’ils se vendent, alors débarrassez vous de vos actions .

Personnellement, je préfère utiliser le peu d’argent que j’ai, afin de faire face à cette terrible crise qui se profile, et ce même si beaucoup de gens ne sont pas forcément d’accord avec moi.

La crise que connait Porto Rico s’est développée sur une longue période, et il y avait beaucoup de signes avant-coureurs.

Donc, tous ceux qui détiennent encore des obligations américaines sont tout complètement fous !

De même aux Etats-Unis, davantage de signaux montrent que les problèmes ne cessent de s’aggraver. Hier par exemple, de très mauvaises nouvelles sont tombées pour l’industrie automobile américaine et l’Amérique est sur le point de battre le record des fermetures de commerces de détail sur une seule année.

Ce n’est pas parce que l’on ne peut pas prévoir le moment précis où cette crise éclatera qu’elle n’arrivera pas.

J’avais prévenu de l’effondrement financier imminent de Porto Rico en 2015, mais il aura fallu attendre près de 2 ans. Et même si le système financier américain semble être toujours debout, il ne le doit qu’en empruntant toujours davantage.

Par conséquent, ne vous moquez pas des problèmes de Porto Rico, parce que cela pourrait très bien arriver aux Etats-Unis et beaucoup plus rapidement qu’on ne le pense.

Source: theeconomiccollapseblog via BB

 
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Publié par le 15 mai 2017 dans économie, général, International

 

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« Trump face à l’Europe »: Les États-Unis mènent leurs guerres depuis le continent européen

Couverture "Trump face à l'Europe"

Peut-on éviter une nouvelle guerre mondiale ?

Après avoir dénoncé la complicité de nombreux hommes politiques français avec des groupes terroristes dans son précédent livre « 56 », Jean-Loup IZAMBERT publie « Trump face à l’Europe », un livre qui analyse les stratégies guerrières des États-Unis et les conséquences sur l’Europe que la nomination de Donald Trump au poste de président va entraîner.

L’élection, fin 2016, de Donald Trump comme quarante-cinquième président des États-Unis peut-elle changer favorablement les relations des États-Unis avec le monde ainsi qu’il s’y est engagé ?

« Une voie difficile« , estime le président russe Vladimir Poutine. D’autant plus difficile que depuis leur fondation en 1776, les États-Unis ont consacré plus de 93% de leur existence à faire la guerre aux peuples pour s’approprier leurs richesses et imposer leur hégémonie.

Les dirigeants du « pays de la guerre » ont fait des millions de morts et de personnes déplacées, détruit des pays entiers, et favorisé le développement de la misère et du terrorisme jusqu’au cœur de l’Europe.

Aussi, le dossier « Europe », non de la petite Europe de Bruxelles mais de la grande Europe, qui s’étend de Lisbonne à Vladivostok, est l’un des plus importants auquel Donald Trump doit faire face.

Après avoir détruit l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et la Syrie, comment les États-Unis portent-ils la guerre en Europe ?  Et, face au péril, quel est ce nouveau monde qui met l’espoir en chantier ?


Les États-Unis mènent leurs guerres depuis le continent européen

L’activité de propagande de Washington en Europe est d’autant plus aisée que, depuis les années 70, la France n’a plus de politique étrangère indépendante. Depuis 1982, en dehors de la période où Dominique de Villepin fut Premier ministre (2005-2007), le ministère des Affaires étrangères est sous l’influence d’un cartel de diplomates atlantistes qui imposent leurs vues sur tous les dossiers.

Ces campagnes incessantes, relayées par les milieux atlantistes en Europe et les médias, ont pour objectif principal d’occuper militairement l’espace européen. Les pays qui ont permis l’installation de bases de l’OTAN sur leur sol ont ainsi pris le risque de devenir eux-mêmes les cibles d’une première frappe. C’est le cas des Pays baltes, de la Pologne, de l’Ukraine, de la Roumanie, de la Grèce, de l’Italie, mais aussi de l’Allemagne, qui est quadrillée militairement par les États-Unis. La base militaire étasunienne de Ramstein, située au sud-ouest de l’Allemagne dans le district de Rhénanie-Palatinat, est l’un des centres de coordination important des activités militaires étasuniennes en Europe occidentale. Les activités militaires de cette base US contre des pays d’Europe ou d’autres régions, déployées sans l’accord du gouvernement allemand, illustrent la manière dont Washington n’hésite pas à utiliser le territoire d’un pays européen pour ses seuls intérêts. Il en va de même pour l’Italie.

Après la Seconde Guerre mondiale, mais surtout à partir des années 90, de nouvelles bases militaires ont été implantées par Washington près des frontières russes. L’Italie servit ainsi, en 1990, de paillasson à la soldatesque étasunienne pour bombarder les Balkans depuis les bases étasuniennes et de l’OTAN qui y sont implantées en nombre. Celles-ci sont supervisées par le Commandement Africa (Africom), qui a en Italie deux importants commandements subordonnés : l’U.S. Army Africa (Armée US pour l’Afrique), dont le quartier général est à la caserne Ederle de Vicence (Vénétie), et les U.S. Naval Forces Europe-Africa (Forces navales US pour l’Europe et l’Afrique), dont le quartier général est situé dans la base de Capodichino, à Naples. Leur « aire de responsabilité » couvre la Russie, l’Europe et l’Afrique (sauf l’Égypte, qui entre dans celle du Commandement central), y compris la moitié de l’Atlantique, du Pôle Nord à l’Antarctique. S’y ajoutent les chasseurs des porte-avions et les drones armés basés à Sigonella, en Sicile.

Dans un article publié début octobre 2016 dans le quotidien Il Manifesto, le géographe et géopolitologue Manilo Dinucci indique que « parmi ses nombreuses “missions”, l’Africom est en train de construire au Niger une base de drones armés, officiellement à fonction “antiterroriste”. Elle sert aux opérations militaires que les USA conduisent depuis des années, avec la France, dans l’Afrique du Sahel, surtout au Mali, au Niger et au Tchad. Pays parmi les plus pauvres du monde (avec un taux d’analphabétisme, au Niger, de 70 % chez les hommes et 90 % chez les femmes), mais très riches en matières premières – coltan et or au Mali, uranium au Niger, pétrole au Tchad –, ils sont exploités par des multinationales étasuniennes et françaises qui redoutent la concurrence des sociétés chinoises, lesquelles offrent aux pays africains des conditions beaucoup plus favorables »[1].

La Grèce du gouvernement Syriza-« nationalistes » est également partie prenante pour des opérations menées contre la Libye, l’Afrique et le Moyen-Orient avec les bases de l’OTAN toujours présentes sur son territoire. Le Kosovo accueille « Camp Bondsteel », la deuxième plus grande base US en Europe, qui sert de soutien logistique aux opérations menées dans les Balkans et le Moyen-Orient. En Islande, la base de Keflavik, mise en sommeil en 2006, est réactivée en 2015 pour contrôler tout l’espace aérien de l’Atlantique Nord, notamment le détroit entre l’Islande et les Shetlands et les Orcades au nord de l’Écosse, et mener des opérations d’espionnage aux frontières de la Fédération de Russie. Mais à quoi peut bien servir la base allemande de Ramstein aujourd’hui ?

Dans une interview accordée en septembre 2016 à l’agence de presse Sputnik, Willy Wimmer, ex-vice-président de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et ex-secrétaire du ministère allemand de la Défense, indique que « la base légale de la présence des troupes américaines sur le territoire allemand, c’est toujours l’OTAN. Cependant, après la réunification de l’Allemagne, la nécessité même de l’existence de l’OTAN a été remise en cause, en absence de menace du côté oriental ». Et de rappeler qu’« il est d’autant plus important que les accords concernés ont été signés alors que l’OTAN se situait à un millier de kilomètres de la frontière russe ».

L’Allemagne n’ayant jamais été menacée en aucune manière ni par l’URSS ni par la Fédération de Russie, « dès lors, l’OTAN a changé son principe d’une alliance défensive, intentionnellement et sans accord des parlements des pays membres, de telle sorte que cette organisation est devenue une machine agressive qui s’appuie sur sa nouvelle doctrine militaire datant de 1999 », souligne-t-il. Il ne s’agit plus d’une fonction défensive de l’OTAN : « Cela signifie que les structures américaines sont utilisées en dehors de tout lien avec l’Allemagne pour réaliser et appuyer les missions meurtrières des troupes américaines à travers le monde. Ainsi, nous n’avons pas affaire à des forces armées qui nous défendent d’après les accords, mais sommes plutôt confrontés à la capacité d’agression internationale des États-Unis », précise-t-il.

Les États-Unis se servent ainsi de bases militaires du continent européen pour mener leurs actions de guerre (enlèvements, assassinats, bombardements, espionnage, etc.) vers d’autres pays et espionner non seulement des pays européens, mais également la Fédération de Russie et son environnement. Plusieurs avions-espions seront interceptés par la chasse russe lors de leurs missions ou raccompagnés vigoureusement hors de l’espace aérien qu’ils avaient violé. L’espionnage régulier de la Fédération de Russie et de l’Europe occidentale, le positionnement de troupes importantes étasuniennes sous couvert de l’OTAN aux frontières de la Fédération de Russie, le déploiement de nouvelles bases militaires comme les tentatives répétées de violations de son espace aérien traduisent la volonté de Washington de préparer un conflit majeur et de rechercher un incident déclencheur.

Ces faits sont d’autant plus graves que Washington utilise ses bases en Europe pour des actes de guerre, indique l’ex-Secrétaire du ministère allemand de la Défense : « Des missions meurtrières de drones américains à travers le monde sont aussi menées depuis la base de Ramstein. Le gouvernement fédéral le sait, mais il le cache à son peuple. C’est une honte ! », déclare-t-il[2].

Jean-Loup Izambert

[1] L’Italie, base US pour l’Afrique, par Manilo Dinucci, « Il Manifesto », 4 octobre 2016, traduit par Marie-Ange Patrizio.

[2] « C’est une honte ! » : les bases militaires allemandes au service des USA, http://www.fr.sputnik.com, 21 septembre 2016.

Source

 

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12 raisons de croire que la FED a peut-être commis sa plus grosse erreur depuis la crise financière

Le marché obligataire s’effondre : ça vend du treasury ! (ici le 10 ans)

La FED a-t-elle complètement perdu les pédales ? Mercredi, elle a relevé son taux directeur pour la seconde fois en trois mois tout en indiquant que de nouvelles hausses sont prévues dans les mois à venir.

12 raisons de croire que la FED s’est trompée

Lorsque la FED baisse son taux directeur, le loyer de l’argent devient moins cher, emprunter est meilleur marché, ce qui a tendance à stimuler l’activité. Et lorsqu’elle fait le contraire, le crédit coûte plus cher, ce qui a tendance à ralentir l’activité économique. Pourquoi, malgré ces évidences, la FED a relevé son taux directeur alors que l’économie américaine montre déjà des signes majeurs de ralentissement ? Voici 12 raisons de croire que la FED a peut-être commis sa plus grosse erreur depuis la crise financière :

1. Croissance en berne

Quelques heures avant l’annonce du relèvement du taux directeur de la FED, la FED d’Atlanta a abaissé ses projections de croissance pour le T1 à seulement de 0,9 %. Si cette projection devait être exacte, il s’agira du taux de croissance trimestriel le plus bas de ces 37 dernières années durant lequel un relèvement des taux a eu lieu.

2. Coût du crédit

Plus que jamais, le crédit joue un rôle crucial dans l’activité économique. Des taux plus élevés signifient des remboursements plus élevés sur les crédits hypothécaires à taux variable, les crédits auto à taux variable et les en-cours des cartes de crédit. Inutile de dire que cela va ralentir substantiellement l’économie :

« (…) Les consommateurs ayant un encours carte de crédit, un crédit hypothécaire à taux variable ou des lignes de crédit sont les plus susceptibles d’être impactés par la hausse des taux, a déclaré Greg McBride, analyste en chef de Bankrate.com. (…) »

3. Retards de paiement en hausse sur les crédits auto

En parlant des crédits auto, le nombre d’Américains qui font défaut sur leur crédit avait déjà commencé à augmenter, même avant la hausse du taux directeur de la FED :

« Le nombre d’Américains qui ont cessé de rembourser leurs crédits auto augmente, une nouvelle ayant le potentiel d’avoir des conséquences sur l’économie américaine.

Les pertes sur les crédits auto subprime ont fortement grimpé durant ces derniers mois d’après Steven Ricchiuto, économiste en chef de Mizuho États-Unis. Ils ont grimpé jusqu’à 9,1 % en janvier, contre 7,9 % en janvier 2016.

«Les recouvrements sur les crédits auto subprime ont également chuté jusqu’à seulement 34,8 %, la plus mauvaise performance de 7 dernières années», a-t-il écrit dans une note. »

4. Catastrophe pour le commerce de détail

Des taux plus élevés vont probablement accélérer la « catastrophe du commerce du détail ». Nous avons récemment appris que les ventes des grandes surfaces n’ont jamais autant chuté depuis que ces statistiques sont compilées.

5. Les commerçants sont en difficulté

Nous avons également appris que le nombre de commerçants en difficulté aux États-Unis est désormais à son niveau le plus élevé depuis la dernière récession.

6. La pire reprise économique

Nous venons de vivre « la pire reprise économique de ces 65 dernières années », et désormais les actions de la FED menacent de nous précipiter dans une nouvelle crise.

7. Les consommateurs américains ont une marge de manœuvre très faible

Les consommateurs américains ne prospèrent pas. En cas de ralentissement économique, ils seront nombreux à être touchés de plein fouet. En fait, environ la moitié des Américains sont dans l’incapacité de signer un chèque de 500 $ pour faire face à une dépense d’urgence.

8. Le marché obligataire est déjà en difficulté

Le marché obligataire s’effondre déjà. Les observateurs distraits des marchés se focalisent sur les actions, mais la vérité est que le marché obligataire s’effondre toujours avant les marchés actions. Depuis l’élection de Donald Trump, les obligations tombent comme une pierre, nous ne sommes déjà pas loin d’une crise en bonne et due forme. Si vous suivez régulièrement mon travail, vous savez qu’il s’agit de l’un de mes chevaux de bataille. Si les obligations continuent de baisser, je vais beaucoup écrire à leur sujet dans les semaines à venir.

9. Nouvelle crise du plafond de la dette

Cerise sur le gâteau, nous pourrions assister à une nouvelle crise du plafond de la dette. Sa suspension a expiré, Donald Trump pourrait bien éprouver les pires difficultés à rassembler les votes nécessaires pour le relever. (…)

10. Des rentrées fiscales en baisse

Et même si le plafond de la dette devait être relevé, cela ne signifie pas que tout est réglé. Les rentrées fiscales du gouvernement américain viennent juste de connaître leur plus grosse baisse depuis la dernière crise financière.

11. Les CEO pas optimistes en ce qui concerne leurs propres titres

Que savent les CEO que nous ignorons ? Les achats d’actions par les initiés des entreprises concernées sont à leur plus bas niveau de ces trois dernières décennies.

Suite et fin 

Le marché obligataire s’effondre :

 
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Publié par le 20 mars 2017 dans économie, général, International

 

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Animation – Où ont frappé les plus grands séismes de ces 100 dernieres années – Evolution de la terre depuis 600 Millions d’années

 

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Le plus grand jour pour l’or depuis le Brexit, en dépit d’un contexte défavorable …

Malgré, du jour au lendemain : la victoire de Rutte aux Pays bas en dépit de la flambée des populismes en Europe, et les actions de la Fed, la BoJ, et la BoE qui ont expédiés les marchés actions mondiaux à des niveaux records, on pourrait être pardonné de ne pas remarquer que l’ or est en pleine progression (la plus grande depuis le Brexit) après la décision de Janet de relever les taux pour la 3ème fois en 11 ans – surpassant de loin les autres classes d’actifs.

Le dollar a continué à se faire pilonner la nuit alors que la Chine a resserré de façon inattendue sa politique …

 

L’Or est le grand gagnant (le WTI se mobilise également sur les talons de la chute du dollar)

 

Ceci est le plus grand jour pour l’or depuis le Brexit …

 

L’or est au-dessus de ses moyennes mobiles à 50 et 100 jours à 1225 $, et l’argent est au-dessus des 17 $ …

 

Aidé par le dollar et les nouvelles du vote sur le Brexit (le 1er en 8 mois) à la BoE, le cable (la livre, ndlr) est en pleine progression aussi …

Via Zero Hedge

 
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Publié par le 16 mars 2017 dans général, or et argent métal

 

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La pause dans le réchauffement a bien eu lieu depuis (environ) 20 ans !

Ces dernières années nous sommes passés du réchauffement climatique au changement climatique. Peut-être… parce qu’il n’y a pas vraiment de réchauffement .  

Depuis 18 ans pour être précis, le GIEC reconnait lui-même qu’il n’y a pas de réchauffement… incroyable n’est ce pas.

Voici un petit rappel utile – De Huxley à la COP21 – L’oligarchie Britannique, l’imposture climatique, et l’eugénisme :

En 1982, l’Assemblée générale de l’ONU adopte la Charte pour la nature, préparée par l’UIPN. En 1987, le rapport « Notre destin commun » est publié par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, mandatée par le secrétaire général de l’ONU Pérez De Cuéllar. Ce rapport, connu comme le« rapport Brundtland » (du nom de son président, Gro Harlem Brundtland), va populariser le terme de développement « durable » en promouvant des méthodes rétrogrades de production d’énergie, d’agriculture ou d’autres pratiques économiques, en vérité pas du tout soutenables.

En 1988, l’ONU met sur pied le GIEC (Panel intergouvernemental d’experts sur le climat), qui clame partout que le « réchauffement climatique » est dû aux émissions de CO2 causées par l’activité productive de l’homme. Entre 1990 et 2014, le GIEC publie plus de 40 rapports jurant que le ciel va nous tomber sur la tête. 

N’hésitez pas à relire mes papiers sur le réchauffement climatique pour avoir plus de précision .

Voici une analyse pertinente qui (re)confirme mon analyse et mon point de vue (c’est un fait)  – La pause dans le réchauffement a bien eu lieu depuis environ 20 ans

Alors que l’accord de Paris, signé suite à une COP21 tonitruante et forcément, évidemment réussie, semble se faire sauvagement détricoter par un Trump fraîchement arrivé à la Maison Blanche, déclenchant les petits cris stridents de la presse, c’est un autre pan des théories réchauffistes qui se retrouve dans une bien fâcheuse position.

Certes, vous ne l’avez pas lu dans la presse francophone.

Entièrement et absolument accaparée par les frasques, réelles ou supposées, du candidat républicain à l’élection présidentielle française ou par les frasques, réelles ou supposées, du président américain, cette presse n’a absolument pas eu le temps ni la place de traiter cette nouvelle.

C’est commode, reconnaissons-le, puisque l’enquiquinant développement dans ce qui ressemble de plus en plus à un scandale vient frontalement badigeonner du doute le plus gras tout ce qui a pu être écrit récemment concernant le réchauffement climatique, son côté anthropique, et surtout, sur l’absence de pause dans le réchauffement constatée depuis près de 20 ans. (environ, ndlr)

Avant d’aller plus loin, rappelons qu’en 2012, plusieurs articles paraissaient, y compris dans la presse nationale très embêtée d’avoir à admettre que plusieurs sources concordaient pour aboutir à la conclusion que le réchauffement climatique semblait malencontreusement en pause depuis 16 ans.

À l’époque, c’était le Meteorological Office du Royaume-Uni qui parvenait le premier à ce résultat qu’on pouvait résumer par ce graphique :

Autrement dit, depuis 1997, les variations de températures observées ne permettaient pas de constater de réchauffement climatique, et encore moins dans les proportions pourtant prévues par les douzaines de modèles climatiques utilisés pour établir les prédictions toutes plus alarmistes les unes que les autres à base d’océans montants, de tempêtes rugissantes, de maladies tropicales un peu partout et de mort du petit cheval en prime.

Prévision du Giec !!!!

La presse avait fort mollement relayé l’information, en l’entourant de mille et une précautions rhétoriques.
L’active communauté des réchauffistes mit un peu de temps à se ressaisir pour tenter non de comprendre ce qu’on observait, mais d’enrober les faits dans des explications permettant de préserver le consensus (pas le scientifique, qui n’a jamais existé, mais médiatique et politique, bien plus simple à bidonner).

Néanmoins, à l’approche du sommet de Paris sur le climat, la fameuse COP21 qui englua Paris dans les bons sentiments et les bouchons automobiles, un article scientifique de Karl et al. parvint juste à temps à démontrer que le fameux plateau de températures (ces fameux seize années sans réchauffement global)… n’existait pas.

Soupir de soulagement de toute la communauté des effervescents écologistes politiques qui entendaient profiter de la COP21 pour redonner un coup de fouet aux dépenses « écologiques » diverses et variées, relâchement de sphincters de la part de toute la clique politique absolument ravie de retrouver avec cet article une raison scientifique de claquer les thunes du contribuable par paquet de milliards, sourires détendus des industriels du capitalisme de connivence trop heureux de retrouver des débouchées pour leurs moulins à vent et autres routes photovoltaïques : l’article « PauseBuster » représentait le retour à la normale et un nouveau coup porté aux méchants sceptiques et autres réalistes qui n’entendaient malgré tout pas se taire devant gabegies, exagérations et stupidités anti-scientifiques.

http://extremecentre.org/wp-content/uploads/2013/01/lutter-contre-le-rechauffement-climatique.jpg

Malheureusement, tout indique à présent que cet article de Karl et al. ne remplit pas le contrat.
Et c’est un euphémisme.

Non seulement les conclusions qu’il atteint semblent pour le moins hardies, mais il semble en plus que les données et calculs soient plus que sujettes à caution, tout comme la façon dont on aura poussé la publication de l’article en amont de la COP21.

Comme l’explique un récent article (en anglais) du DailyMail, un lanceur d’alerte haut placé au sein de la NOAA, la National Oceanic and Atmospheric Administration américaine, le docteur John Bates, à la réputation impeccable, a déclaré que cet article n’était basé sur aucune donnée solide et n’a jamais été soumis aux règles d’évaluation rigoureuses normalement imposées pour les papiers du NOAA.

Pire, Bates explique en outre que ses objections véhémentes à sa publication ont été ignorées par ses supérieurs dans ce qu’il décrira ensuite comme une « tentative flagrante d’intensifier l’impact » du papier.

Le Docteur Bates a même accusé l’auteur de la recherche, Thomas Karl, jusqu’à l’année dernière directeur de la section en charge des données climatiques à la NOAA, d’avoir « insisté sur les décisions et les choix scientifiques qui maximisent le réchauffement et minimisent la documentation » ainsi que d’avoir déployé « des efforts pour discréditer la notion de pause dans le réchauffement et pousser la publication de son papier à temps pour influencer les délibérations internationales sur les politiques climatiques ».

Menant sa propre enquête dans les semaines qui suivirent la publication du fameux papier « PauseBuster », Bates parvient à la conclusion que Karl et ses collègues n’ont suivi aucune des procédures formelles requises pour approuver et archiver leurs données, ont utilisé la première version, particulièrement jeune et peu fiable, du programme GHCN pour essayer de combiner deux ensembles de données auparavant séparées, alors que ce processus impose des vérifications extensives et soigneuses de ces données qui n’en étaient à ce moment qu’à leur début : les données de base n’étaient donc absolument pas prêtes pour l’utilisation qui en a été faite.

https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/imgscan-contrepoints905-r%C3%A9chauffement-climatique-991x1024.jpg

Pour résumer, les résultats obtenus dans le papier « PauseBuster » de Karl et al. ne peuvent ni être reproduits ni être vérifiées, ce qui lui assure normalement une place définitive à la poubelle.

Non seulement, la NOAA a échoué à conserver son intégrité et sa qualité scientifique, mais en plus elle a été l’instrument d’une manipulation amenant les leaders de plusieurs grands pays de la planète à prendre des décisions sur des faits biaisés.

Enfin, cette administration a même été jusqu’à faire de l’obstruction lorsqu’elle a été assignée par la Chambre des Représentants à produire ses données publiques, et a menti en affirmant que personne n’avait soulevé d’observations internes concernant ce papier (alors que Bates l’avait fait).

Bref, la pause a bel et bien eu lieu.

Et cette pause, absolument imprévue dans les modèles, nous force à admettre que nous ne savons pas ce qui a déclenché le réchauffement climatique observé depuis le courant des années 80.

Elle force aussi a ne surtout pas se précipiter sur les explications faciles qui nous ont été servies jusqu’à présent et qui, toutes, aboutissent à accroître unilatéralement le pouvoir des États, notamment pour décider des dépenses pharaoniques et des orientations énergétiques dont tout indique maintenant qu’elles ne sont pas optimales.

Cela fait donc 20 ans qu’on nous bassine avec un réchauffement climatique qui n’est plus constaté.

Après la pause du réchauffement, il est plus que temps de faire une pause dans les politiques écologiques sans queue ni tête.

 

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