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Archives de Tag: DÉMOCRATIE

UE contre Démocratie…

 
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Publié par le 20 avril 2017 dans général, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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Dans cette civilisation, une véritable démocratie est impossible.

Dans cette civilisation, une véritable démocratie est impossible.

Je n’ai que quelques minutes pour vous convaincre de l’utilité d’un nouveau terme : un terme qui nous aidera à comprendre l’époque dangereuse dans laquelle nous vivons ainsi que les luttes associées d’un niveau plus profond, c’est-à dire, les racines
.

Le temps pour des plaisanteries légères et les incertitudes est passé. La « tempête » prédite par les Zapatistes s’approchent plus vite qu’on ne s’y attendait. Notre confusion doit s’arrêter.

Le système mondial qui nous menace tous est basé sur un étrange phénomène. Je n’ai été capable de le saisir complètement que récemment, notamment une « haine de la vie ». (2) Cette haine est devenue, en effet, un système, une société, une civilisation globale. Elle est enracinée dans toutes les institutions de la civilisation moderne : dans l’économie autant que dans la politique, dans la science autant que dans les relations de genre, et, spécialement, dans la technologie moderne. Il n’existe plus un endroit où la haine de la vie n’a pas littéralement été versée dans le réel comme l’idée fondamentale et la sensation de notre existence. La haine de la vie n’est pas une émotion fugace ou une simple expérience individuelle ou personnelle d’une certaine situation ou d’un moment. Ce n’est rien de moins que l’hostilité envers la vie elle-même qui – et ceci est ma thèse – est devenue le fondement principal, la force motrice, et le critère définissant une civilisation patriarcale qui remonte à presque 5.000 ans.

Après un interdit virtuel de 30 ans, le terme « patriarcat » ré-émerge maintenant. Il était généralement utilisé par des féministes radicales dont le mouvement était destiné à être détruit avec l’arrivée du néo-libéralisme.

L’apparition des dites « études de genre » en a été la conséquence. Le terme « patriarcat » a été évité et les porte-paroles des études de genre se sont rapidement ralliées aux revendications pour « l’égalité » à l’intérieur du présent système. L’objectif était l’intégration et un partage du pouvoir – quelque chose que la gauche avait propagé depuis longtemps.

Mais la contestation réside à sortir au-delà d’un système animé par la haine de la vie au lieu de se transformer (volontairement !) en un complice toujours plus loyal dans les massacres dont il est responsable.

On a suggéré à maintes reprises ici que le système patriarcal est un système de mort. Ce n’est pas entièrement correct. Le système patriarcal est un système d’assassinats, c”est-à-dire. de mort artificielle : l’écocide, le matricide, l’homicide en général, et finalement « l’omnicide », le meurtre de « tout ».

L’omnicide apparaît déjà à l’horizon sous la forme de la dite « géo-ingénierie ». La géo-ingénierie a commencé avec la destruction de la planète elle-même, de Mère-Terre et de son ordre vivant. La géo-ingénierie a l’intention de transformer la planète en une arme de guerre gigantesque. (3) Elle utilise de nouvelles technologies  de destruction de masse « post-nucléaires » destinée à prendre le contrôle de la planète et de ses énergies pour employer « une guerre du temps » et des « armes plasma » parmi d’autres.

La géo-ingénierie militaire à laquelle on est confronté est un « art de la guerre contre la terre » qui a été développé pendant 70 ans d’expérimentation avec la planète. Elle se cache elle-même dans des habits « civils » et «  scientifiques » et prétend nous protéger du « changement climatique » et du « réchauffement global ». Néanmoins, le changement climatique et le réchauffement global sont les résultats de l’expérimentation citée et pas d’émissions de gaz par effet de serre, qu’on nous conduit faussement à croire afin de cacher les crimes de l’armée. (4)

Dans ce contexte je voudrais annoncer la publication  de Planeta Tierra – la Nueva Guerra, l’édition espagnole du livre de la Dr. Rosalie Bertell, Planet Earth: The Latest Weapon of War, (La planète Terre : La dernière arme de guerre) qui sera délivré par La casa del mago, basée à Guadalajara. (5)

On a toujours su que l’armée n’était pas une institution exprimant l’amour de la vie. Mais jusqu’à récemment nous ne savions pas que nos institutions civiles étaient empoisonnées par la même haine de la vie perverse, illogique, et avec les mots de Ivan Illich, « contre-productive ».

Comment peut-on haïr la vie, quand on en fait partie ? Comment peut-on se haïr soi-même ? Et pourquoi ?

C’est ce secret scandaleux qui mérite d’être révélé. Il va de soi que la haine de la vie ne peut pas être reconnue ou nommée ouvertement, soutenue ou propagée. Ce n’est jamais mentionné. Pratiquement, personne ne voudrait prendre part à un projet motivé par la haine de la vie. L’amour de la vie est encore nôtre ; il est profondément humain. Il est encore avec nous depuis la période de la civilisation non-patriarcale, le dit « matriarcat ». La civilisation matriarcale est basée sur l’amour de la vie. C’est une civilisation qui coopère avec la vie, qui célèbre la vie et qui tient à la « bonne vie » des communautés, sans l’état et des hiérarchies, sans police et sans banques. (6)

Le motif sinistre pour haïr la vie doit être caché. Les crimes épouvantables que tous les patriarcats ont commis contre la vie elle-même, contre les enfants, les femmes et tous les êtres humains, contre la terre, les animaux et les plantes ne doivent pas être révélés. La haine de la vie est la raison et la justification rationnelle pour la violence contre cela ; une violence qui veut prévenir toute rébellion ou tout soulèvement de ceux qui ne croient pas dans le système qu’elle défend ; un système que beaucoup considéreraient comme une attaque grave de leur dignité, s’ils la reconnaissaient seulement.

On nous dit est que cette violence est nécessaire pour le développement, le progrès, et une meilleure vie pour tous. Elle est généralement comprise et reconnue seulement par ceux qui en sont directement affectés. Même alors, la promesse d’une vie meilleure est supposée être une consolation, bien que toute chance pour une vie meilleure a, en fait, été sacrifiée !

Pourquoi reconnaissons-nous si rarement combien cette logique est faillible ? Pourquoi reconnaissons-nous si rarement la contradiction flagrante de sacrifier la vie afin de l’améliorer ?

La raison en est le projet utopique du patriarcat. Ceci avait déjà été conçu dans des textes anciens, pendant l’époque du début des patriarcats. Le but du projet est de renverser l’ordre naturel sens dessus dessous et d’établir à la place un ordre non naturel et antinaturel. (7)

On peut en trouver l’origine dans les guerres de conquête contre les civilisations matriarcales du monde. Etablir le contrôle sur ceux qui ont été conquis, requiert un système capable d’administrer le contrôle : l’état. Il s’est mis à contrôler la vie elle-même : les humains, la nature et la culture matriarcale. (8) Le système basé sur une haine de la vie a été développé afin de prévenir toute contestation de la règle patriarcale. Il s’est terminé par le désir de remplacer l’ordre naturel par un ordre artificiel pour disposer du « problème de la vie » une fois pour toute. Toute la dépendance à la nature, aux femmes et aux mères devait être surmontée. Un système de création masculine patriarcal a été inventé qui n’avait pas de place pour les cycles, les réseaux et les mouvements de la nature. La Déesse était remplacée par « Dieu, le Créateur » et finalement, par les « dieux terrestres » d’aujourd’hui, les gestionnaires d’une vie artificielle, supposée être « post-humaine et « trans-humaine », une vie de cybers, de robots, d’utérus artificiels, de tubes de tests, et d’industrie globales de reproduction. (9)

Le projet de remplacer la vie par la non-vie pouvait seulement être réalisé avec l’aide de la civilisation moderne patriarcal-capitaliste et sa technologie, la machine. Tous les tentatives des « alchimistes » d’avant de produire des formes meilleures, plus élevées et plus divines ont échoué. Seule la technologie moderne a permis la manifestation monstrueuse du projet patriarcal dont on est témoin aujourd’hui. C’est pourquoi j’appelle le patriarcat moderne « le Monstre ! ».

Le Monstre n’est pas seulement caractérisé par l’exploitation, l’extraction et l’appropriation. Il est d’abord, et avant tout caractérisé en transformant ses possessions en leurs opposés, en tout ce que nous appelons « le capital » la valeur, la monnaie, les machines et les structures hiérarchiques (à la suite de Marx).

Dans cette civilisation, la démocratie véritable est impossible.  Nous sommes face à un système totalitaire qui ne se soucie pas de ses sujets, qui ne peut pas (ou plus longtemps) être stoppé et qui devient constamment plus rapide et plus efficient dans sa tentative de mettre fin à la vie sur cette planète – tout en transformant même ce processus lui-même en un instrument pour continuer l’accumulation de profits et de pouvoir…

Soi-disant, tout ce qui existe aujourd’hui dérive de soi-disant pères ; chaque origine est patriarcale et non plus maternelle, dérivant d’une mère, de la Mère-Terre, matri-archale. Le patriarcat est une nouvelle « formation technologique » qui produit e transforme tout ce qui existe violemment. Il nes’arrêtera pas avant que tout ne soit annihilé.

Le capitalisme est la forme moderne de matérialisation de ce projet utopique de transformation totale. Quand le patriarcat « pur » arrive et que même les plus petits restes matriarcaux ont disparus, nous serons tous morts.

J’espère que les hommes parmi vous, qui avant avaient des difficultés avec le terme « patriarcat » peuvent voir maintenant que cela les concerne aussi. J’espère que vous déciderez de changer de côté et rejoindrez la nature et les femmes. Les femmes sont (encore) plus proches de la vie, puisque la vie émerge d’elles. Elles sont toujours les premières victimes de la haine de la vie, mais elles sont aussi plus proches de la vérité de la vie.

patriarcat_fc3a9minismeQuand des femmes se lèvent, elles se lèvent pour défendre la vie. Cela a toujours été ainsi. Aujourd’hui, les femmes se lèvent contre la violence et pour la vie, massivement et dans le monde entier. Tout le monde devrait les suivre, les étreindre et les aimer pour cette raison. Ce ne sont pas elles qui sont la menace, c’est le Monstre, « le hydre » patriarcal, une combinaison englobant le capitalisme, le néo-libéralisme, le colonialisme, la mondialisation et le militarisme.

Le patriarcat est un projet historique qui a atteint son sommet avec le capitalisme. A cause de sa haine de la vie il s’effondrera inévitablement. Il ne sait pas remplacer la vie qu’il détruit continuellement. Le capital ne sait rien retourner vers la vie. Le processus de « patriacalisation » est irréversible. C’est une religion. Et les patriarches ne peuvent pas stopper d’y croire parce qu’ils seraient alors forcés de retourner au matriarcat…

Quelle idée formidable ce serait ! Quelle joie cela apporterait ! On pourrait abandonner derrière nous la duperie patriarcale et revivre la dignité humaine en rejetant ce système monstrueux. Sans notre participation et coopération, il ne peut pas être maintenu.

La Mère-Terre ou la mort ! C’est l’alternative à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui (10) D’une maison commune à une cause commune : nous libérer nous-mêmes de la haine de la vie absurde, une maladie collective enterrée dans notre inconscient collectif.

La vie n’est pas ici pour être tuée ; elle est ici pour être aimée et défendue !

 Claudia von Werlhof (1)

Article en anglais (traduit de l’allemand) : The “Hatred of Life”: The World System which is Threatening All of Us

Traduction en français : Edith Rubinstein

Notes :

  1. Claudia von Werlhof: El „odio a la vida“ como característica central del patriarcado, Mex. Nov 20, 2015a
  2. El secreto inefable de la civilización moderna, man. Mex. 2015b
  3. Cf. Rosalie Bertell: Planet Earth: The latest weapon of war. London 2000, Women’s Press
  4. Cf. Planetare Bewegung für Mutter Erde, www.pbme-online.org; Claudia von Werlhof: La destrucción de la Madre Tierra como último y máximo crimen de la civilización patriarcal, Mex. 2015c, in: DEP, no. 30, Venice, Feb 2016
  5. Rosalie Betell: Planeta Tierra – la Nueva Guerra, Guadalajara 2016, La casa del mago
  6. Heide Göttner-Abendroth: Das Matriarchat, several volumes, Stuttgart, from 1988, Kohlhammer
  7. Cf. BUMERANG – Zeitschrift für Patriarchatskritik, no. 0, 2015, www.fipaz.at
  8. Cf., for example, Doris Wolf: Was war vor den Pharaonen?, Zurich 1994, Kreuz
  9. Cf. Claudia von Werlhof: Der unerkannte Kern der Krise. Die Moderne als Er-Schöpfung der Welt, Arun 2012, Uhlstädt-Kirchhasel; BUMERANG, no. 1: Mutterschaft im Patriarchat, 2015, www.fipaz.at
  10. Claudia von Werlhof: Madre Tierra o Muerte! Reflexiones para una Teoría Crítica del Patriarcado, Oaxaca 2015d, El Rebozo

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Publié par le 23 août 2016 dans général, Nouvel ordre mondial, société

 

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« Tirage au sort et démocratie » – Conférence d’Étienne Chouard et Jacques Testart

Vidéo en quatre parties de la conférence « Tirage au sort et démocratie » donnée le vendredi 11 mars 2016 par Étienne Chouard et Jacques Testart.

Autres parties sur Youtube .

 

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Démocratie : Comment la France veut nationaliser Internet

Des députés ont proposé qu’on ne parle plus d’Internet mais de l’Internet. Il faudrait aller plus loin et parler de l’Internet français : nos dirigeants sont lentement mais sûrement en train de nationaliser Internet, qu’ils jugent incompatibles avec leur agenda économique et sécuritaire.

Rétablir des barrières économiques


Du point de vue économique, Internet fait tomber les barrières. En ouvrant le champ de la concurrence, il bénéfice du plus grand nombre – au détriment des acteurs établis et de l’État lui-même, qui n’entendent pas laisser avancer le progrès.

AirBnB ouvre l’hébergement de courte durée à la concurrence. UberPop et BlaBlaCar, le transport de personnes. Ils ne proposent pas ce service eux-mêmes : ils créent une plateforme, un marché où peuvent se rencontrer l’offre et la demande et où chacun d’entre nous peut être l’un, ou l’autre, et souvent les deux à la fois.

Tout le monde est content, sauf ceux dont les activités étaient protégées par des barrières à l’entrée. Les hôtels et les taxis, certes, mais pas seulement : l’Etat lui aussi a besoin de frontières pour exercer son pouvoir. Entre les intérêts des citoyens d’une part, et ceux des lobbies (tourisme, taxis, presse, culture…) et de l’État d’autre part, devinez lesquels seront les mieux défendus par nos politiciens ? Si Internet efface les frontières, l’Etat les rétablira coûte que coûte :

  • En interdisant purement et simplement certains services : hier Netflix, aujourd’hui UberPop et le coavionnage ;
  • En imposant ses conditions : une limite au nombre de nuitées, l’interdiction de la livraison gratuite de livres, des quotas de production française, l’interdiction de liens hypertexte et le filtrage automatique des contenus soumis au droit d’auteur ;
  • En rançonnant les acteurs : Google est ainsi obligé de financer la presse française.

Sur Internet, la souveraineté perdue de l’État n’est pas transférée aux géants du web : Internet donne plus de liberté aux citoyens, qui n’ont plus besoin d’une autorisation pour proposer leurs services ou d’un employeur pour exercer une activité. Ces bouleversements remettent profondément en cause un modèle social inadapté.

Et bien entendu, non content de restreindre l’usage d’Internet sur le territoire français, l’État veut sa part du gâteau. Internet est un réseau mondial ; un internaute français peut découvrir un livre via une publicité sur un forum allemand et l’acheter à un libraire anglais sur un site américain. Où ont été générés les revenus ? et les profits ? L’État a tranché : s’il y a une activité quelque part, il veut sa part.

Un contrôle parental étendu à l’ensemble de la population

Mais pour nationaliser Internet, contrôler les transactions ne suffit pas. Il faut tout contrôler. L’État s’est donc doté des moyens législatifs et opérationnels lui permettant :

  • de surveiller Internet, via une loi renseignement l’autorisant à surveiller le trafic de l’ensemble des Français ;
  • de censurer les contenus en ligne, en faisant porter la responsabilité des contenus par les hébergeurs et fournisseurs d’accès pour restreindre la liberté d’expression sur Internet autant qu’ailleurs.

Et parce qu’un contrôle parental étendu à l’ensemble de la population laisse encore à désirer, certains voudraientcontrôler jusqu’aux outils que nous utilisons :

  • les systèmes d’exploitation, en développant un « système d’exploitation souverain » sur le modèle de la Corée du Nord (Redstar OS) ;
  • les services de messagerie, en imposant à leurs développeurs de créer volontairement des failles de sécurité que les Etats pourraient exploiter.

L’Internet mondial et l’Internet français

Internet Surveillance – Credits Mike Licht (CC BY 2.0)

Internet Surveillance – Credits Mike Licht (CC BY 2.0)

Internet permet aux individus d’interagir et de s’organiser librement, sans intermédiaire. Ce qui n’est pas du goût de l’État, qui entend demeurer incontournable – quitte à fermer la porte aux promesses d’un monde ouvert. Il y aura donc deux Internet : l’Internet mondial, et l’Internet français. Un village mondial, un village gaulois.

En dernière analyse, les efforts des politiciens français pour que l’Internet libre s’arrête aux frontières de la France ne révèlent pas que leur préférence systématique des intérêts des lobbies et de l’État à ceux des citoyens, ni jusqu’où ils sont prêts à aller pour garder le contrôle sur l’argent et le pouvoir. Ils montrent surtout à quel point nos dirigeants sont mal à l’aise avec la liberté et ce qu’elle implique : que chacun puisse choisir, et qu’ils ne choisissent pas pour tous les autres.

 
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Publié par le 25 janvier 2016 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique, société

 

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Comparaison entre la France et la Russie sur la « démocratie » (A voir)

Par ‘exemple , voici ce que les Russes font pour leur citoyens :

En 2013, I. V. Lebedev, Ya. E. Nilov, A. N. Svintsov et S. M. Katasonov, les députés de la Duma D’état (Parti Démocrate libéral de la ), ont présentée un Projet de No 269542-6 Sur les dans le gouvernement d’état de la .

Le projet de loi No 269545-6 d’Amendements aux Lois Individuelles de la Fédération de Russie en lien avec l’Adoption de la Loi Fédérale sur les domaines familiaux a été présentée dans la Duma D’état de la Fédération de Russie en même temps comme le projet de la loi Fédérale sur les Domaines Familiaux.

Conformément au projet de loi en question, on accordera des terres :

  • À chaque citoyen ou famille de le La Fédération de Russie qui veut;
  1. -Une terre de non moins d’un hectare ;
  2. -Ce gratuitement;
  3. -pour utilisation à vie avec le droit de transfert par legs (comme propriété héréditaire pour vie ou comme propriété privée, à l’option du citoyen lui-même ou elle-même);
  4. -sans le droit de vente, de louer, etc (seulement le transfert par le legs après la mort ou le transfert à un parent proche pendant sa durée de vie );
  5. -avec une exemption de trois types d’impôts — foncière, sur les bâtiments et sur les produits du dit domaine;
  6. -avec le droit de construire une habitation sur un domaine sur des terres à vocation agricole, dans des régions peuplé et dans des zones forestières ;
  7. -sans possibilité de confiscation ou d’expropriation des domaines pour des exigences gouvernementales ou municipales;
  8. -avec le droit de s’unir avec d’autres domaines familiaux dans des écovillages et autre rassemblements de domaines familiaux;
  9. -avec la possibilité de recevoir l’appui de l’état conformément aux lois fédérales actuelles.

La date prévue d’entrée en vigueur de la loi est le 1 juillet 2014.

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Source : www.aiglebleu.net
 

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Tirage au Sort et Démocratie

Après l’excellent documentaire « Au nom de la terre », Gabriel Rabhi revient avec un second projet d’envergure sur la démocratie, vous savez, cette promesse qui ne correspond plus à rien puisque le pouvoir de décision est complètement biaisé.

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Le constat est là : une fracture existe entre les élites et le peuple, et ne cesse de s’agrandir. Elle se cristallise dans une contestation de l’aspect démocratique de nos institutions. Nous sommes dans des états de droits qui sont de moins en moins démocratiques.

Certains font la promotion du tirage au sort comme processus de désignation de nos représentants. Cela permettrait d’inclure le peuple dans les processus de gouvernance et donc de redonner toute leur légitimité à nos institutions politiques. Ceci n’a rien de novateur, car de l’antiquité jusqu’à la révolution, le tirage au sort était employé pour attribuer certains mandats ou former des assemblées. Cette pratique disparut durant les révolutions Francaise et Américaine, jugée trop démocratique par les fondateurs de nos républiques, et ne fut conservée que dans certaines procédures judiciaires.

Après plus de deux siècles d’existence, le gouvernement représentatif électif est à bout de souffle. De nombreuses dérives sont constatées et appellent une refondation de nos institutions.

Par beaucoup incompris, vu comme une curieuse utopie, le tirage au sort en politique a pourtant des qualités remarquables. Il faut pour cela en exposer les vertus en le comparant aux dérives électoralistes et aux inconvénients de la professionnalisation de la sphère politique. C’est ce que je vous propose dans un film d’animation de 50 minutes.

Ce film d’animation d’éducation populaire aura comme principale débouché l’internet, en accès libre. Il sera repris par toute la blogosphère et les sites d’information alternatifs. Il pourra aussi être employé comme support de cours par des professeurs.

 

SYNOPSIS

Après un rappel du principe de la séparation des pouvoirs et l’importance de la constitution, le scénario réalise la comparaison de 3 modèles de gouvernement représentatif :

– La démocratie représentative élective, ou ce sont des représentants élus qui rédigent et votent les lois.

– La démocratie directe, ou ce sont des représentants élus qui rédigent les lois, mais où c’est principalement le peuple qui les vote lors de fréquentes votations.

– La démocratie représentative par tirage au sort, ou ce sont des représentants tirés au sort dans la population qui rédigent et votent les lois.

Ces trois modèles sont comparés selon 4 critères de qualité :

– Moyen de légiférer : les représentants du peuple ont-ils le temps et les moyens de correctement étudier chaque projet de loi ?

– Représentativité : les représentants du peuple sont-ils représentatifs du peuple ?

– Compétence : les représentants du peuple sont-ils compétents pour étudier, amender et débattre des projets de lois ?

– Incorruptibilité : les représentants du peuple subissent-ils des contraintes les déviants de leur mission d’intérêt générale ?

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Pas à pas, par l’analyse de chaque modèle de gouvernement en fonction de chaque qualité attendue, la supériorité démocratique du tirage au sort est démontrée, contrastant avec les limites d’une représentation basée sur l’élection au suffrage universel. C’est l’occasion de décrire des phénomènes que tout un chacun peut retrouver dans notre vie politique.

Le tirage au sort n’est pas une nouveauté : nombre de sociétés, organisations et pouvoirs en ont exploité les vertus. Indépendance, incorruptibilité, absence de jeux d’influence, de conflit d’intérêt et de pression, sont les bénéfices d’une désignation par le sort.

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Le Klérotèrion (grec ancien : κληρωτήριον) est une machine à tirage au sort utilisée dans la démocratie athénienne antique pour choisir les jurées de l’Héliée et de la Boulè parmi les citoyens athéniens.

Il se termine par une ouverture vers les expériences réelles de tirage au sort et d’assemblées citoyennes, et propose deux processus possibles permettant l’instauration du tirage au sort dans nos institutions actuelles.

Ce film d’animation permettra aux promoteurs du tirage au sort de gagner du temps, en réalisant une mise au point nécessaire à des discussions constructives. Le public est fortement demandeur de documents didactiques de vulgarisation sur un sujet aussi délicat, car vues comme un principe saugrenus ou irréaliste par les non initiés. Cette vidéo répondra aux objections les plus fréquentes, et apportera la contradiction à ceux qui, nombreux, ballaient d’un revers de main les innovations remettant en cause les pratiques établies.

 

BIBLIOGRAPHIE

Un des livres les plus abordables sur la question du tirage au sort en politique est celui de David Van Reybrouck, scientifique, historien de la culture, archéologue et écrivain belge d’expression néerlandaise.

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A PROPOS DU PORTEUR DE PROJET

Gabriel RABHI, 40 ans, est développeur informatique et infographiste depuis 1995. Il a pratiqué la programmation et la gestion de projet durant des années. Il a travaillé pour de nombreuses entreprises, petites et grandes, dans la communication, la publicité, le développement de logiciels spécifiques et le multimédia. En 2013 il réalise et diffuse le film « Dette, crise, chômage : qui créé l’argent ? » sur internet, une initiative personnelle et militante décrivant l’origine de la monnaie, le fonctionnement du système bancaire et ses risques et dérives. Deux experts du domaine ont validé l’aspect scientifique du film, tous deux auteurs de plusieurs livres sur le sujet. A cette occasion, il ouvre un site spécifique : www.inter-agir.fr  Il totalise plus de 400 000 vues sur sa chaine Youtube. Relayé par un grand nombre de blogs, l’ensemble des déclinaisons de sa vidéo atteindra bientôt le million de vues.

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A partir de 2013, il entame le développement d’un réseau social « pour l’action concrète » – une véritable alternative aux grands réseaux sociaux, dont le but est de faire des citoyens les acteurs pacifiques du changement par la multiplication d’actions concrètes solidaires, militantes, politiques et alternatives.

En parallèle, sensibilisé aux thèses d’Etienne CHOUARD et confronté au scepticisme de son entourage, il travaille sur un scénario d’une nouvelle vidéo intitulée « Tirage au sort & démocratie ». Bien que parfois controversé, Etienne CHOUARD est l’un des vulgarisateurs les plus connus de l’importance du tirage au sort en politique. A ce titre, il fut présent à l’ouverture de la plateforme des Colibris.

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Sur le modèle de la vidéo « Dette, crise, chômage : qui créé l’argent ? » et de ses extraits tel que « Sommes-nous en démocratie ? », cette nouvelle vidéo sera avant tout pédagogique, didactique, schématique, percutante. Analytique, elle donnera aux promoteurs du Tirage au sort un outil de vulgarisation, et de solides arguments pour défendre cette procédure par essence démocratique.

 

Gabriel RABHI met toutes ses compétences au service de projets progressistes et militants, et la réalisation de vidéo d’éducation populaire fait partie de ses actions. Fils de l’agriculteur, philosophe et écrivain Pierre RABHI, il est fortement sensibilisé aux grands enjeux du monde d’aujourd’hui, et est en contact régulier avec des inventeurs d’alternatives, des militants ou des leaders d’opinion qui dans leur quotidien incarnent le changement.

Source du projet: Kisskissbankbank.com via http://lesmoutonsenrages.fr/2015/05/14/tirage-au-sort-democratie/

 
 

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Multinationales et démocratie ne font pas bon ménage

« La politique tout entière est aujourd’hui soumise à ces entités supranationales. : Ces entreprises peuvent exercer leur pouvoir en influençant les décisions des gouvernements par le biais des groupes de pression (lobbies) et en finançant les partis politiques (comme aux États-Unis). Il leur arrive même parfois de corrompre directement les agents publics pour parvenir directement à leurs fins.  »

Comprenez vous pourquoi nous ne sommes pas dans une démocratie ?? Comme l’a expliqué jon perkins, il y a une porosité totale et un va et vient constant entre la corporatocratie (multinationales, complexe militaro-industtriel) et le monde politique ;

Il y a aussi d’autres aspects :

 

 

Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

On ne peut que constater dans le monde d’aujourd’hui la détérioration croissante des identités nationales. La mondialisation culturelle, ce phénomène du XXIème siècle, se traduit dans les faits par la diffusion d’un modèle culturel global : le modèle occidental, et plus particulièrement « étasunien ». On parle ainsi d’occidentalisation ou d’américanisation de la culture. Du fait de la superpuissance des idées culturelles occidentales et surtout américaines, ce sont essentiellement ces modèles-là qui servent à toute une partie de l’humanité. Un jeune Japonais portera ainsi le même jean qu’un Français tandis qu’un Indien et un Brésilien acquerront simultanément le même téléphone dernier cri. Les exemples ne manquent pas.

 

Comment s’opère cette « vulgarisation », cette diffusion à l’échelle globale de la culture occidentale ? Les multinationales ont joué un grand rôle, en contribuant à répandre dans le monde l’organisation et les méthodes de gestion utilisées dans leur pays respectif. Elles diffusent leurs produits par le biais de campagnes publicitaires ciblées. C’est ainsi que l’on peut uniformiser les règles de fonctionnement d’un McDonald’s dans n’importe quel endroit du monde où il est implanté. Les produits sont en effet strictement standardisés et similaires avec un cahier des charges précis imposant aux producteurs locaux des exigences particulièrement contraignantes.

Les entreprises multinationales ont largement bénéficié au cours des trois dernières décennies des politiques de libéralisation du commerce mondial et de la déréglementation opérée sur la circulation des marchandises et des capitaux. Les décisions prises par ces entreprises concernent des dizaines de milliers de salariés et parfois des millions de consommateurs. Elles ont une telle puissance que pour les mesurer, on compare leurs chiffres d’affaires à celui du produit intérieur brut de pays relativement importants. Une comparaison qui se révèle parfois plus éloquente que de longs discours. Exxon Mobil était en 2013 la cinquième plus grande entreprise mondiale. Le pétrolier étasunien avait généré en 2013 un chiffre d’affaires de 438 milliards de dollars. Comparé aux performances économiques des pays, cela représente presque dix milliards de dollars de plus que le PIB autrichien. Avec quelques milliards de plus, Exxon Mobil dépasserait même l’activité de Taïwan ou de l’Argentine.

Le problème aujourd’hui est que le pouvoir des multinationales est non seulement économique, mais aussi politique. Ces entreprises peuvent exercer leur pouvoir en influençant les décisions des gouvernements par le biais des groupes de pression (lobbies) et en finançant les partis politiques (comme aux États-Unis). Il leur arrive même parfois de corrompre directement les agents publics pour parvenir directement à leurs fins. Tout ceci aboutit bien évidemment à rendre de moins en moins transparentes aux yeux des électeurs les décisions prises en politique. On peut même se demander si ces dernières ont été adoptées dans l’intérêt du bien public (ce qui devrait être la norme) ou si elles l’ont été pour satisfaire les volontés de telle ou telle entreprise dont les intérêts, bien évidemment, se trouvent aux antipodes de ceux des citoyens.

Les médias ne sont pas en reste et jouent également un rôle primordial dans la légitimation de ces entreprises. La télévision est accessible à tous grâce aux satellites et les informations circulent dans le monde entier quasiment en temps réel. Les images proviennent essentiellement des États-Unis ou, à tout le moins, du monde occidental. Elles ne sont globalement pas neutres dans la mesure où elles traduisent les perceptions propres de ceux qui font les reportages. Quant à Internet, son développement renforce la dépendance technologique vis-à-vis de l’Occident en même temps qu’il contribue à généraliser l’usage de l’anglais comme moyen de communication universelle.

La politique tout entière est aujourd’hui soumise à ces entités supranationales. Les partis politiques traditionnels dits de gouvernement ne représentent plus une alternative car ils sont contraints, une fois aux manettes, de se plier aux exigences des multinationales. Ils ne détiennent plus le pouvoir de décision qui leur a échappé depuis bien longtemps. Ceux qui tentent de s’opposer à l’hégémonie néolibérale ne manqueront pas en revanche d’être taxés d’antidémocratisme et seront immanquablement perçus comme un obstacle au bon fonctionnement du marché. Pour avoir mis à jour les contradictions du monde capitaliste, on les traitera indistinctement de communistes, voire de fascistes. Malgré toutes les évidences, nos représentants semblent croire que les individus sont conduits à leur insu par cette fameuse « main invisible » grâce à laquelle le marché s’autorégulerait. Surtout, ils ne prennent jamais véritablement position contre la financiarisation de l’économie dont on sait qu’elle a favorisé la spéculation à l’échelle internationale sur les monnaies mais aussi sur les matières premières et alimentaires, entraînant un développement rapide et effrayant de toutes les inégalités sur la planète.

La dichotomie entre la gauche et la droite est bel et bien dépassée, et la démocratie représentative n’est plus démocratique qu’en apparence. Aujourd’hui, le pouvoir est entre les mains d’entreprises privées qui régissent l’ensemble des aspects politiques, économiques et sociaux de notre société et de nos vies. S’inscrire dans ce système, c’est perpétuer la primauté de l’économie sur la politique et entretenir l’illusion de l’alternance démocratique. Méditons cette phrase de l’auteur italien Lampedusa dans le Guépard : « il faut que tout change pour que rien ne change ». En l’occurrence, il a fallu que l’aristocratie italienne acceptât une forme de révolution, acceptât de perdre apparemment son pouvoir pour conserver la réalité de celui-ci. Et l’histoire lui a donné raison.

http://www.resistance-politique.fr/article-multinationales-et-democratie-ne-font-pas-bon-menage-124460877.html

 
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Publié par le 11 septembre 2014 dans général, Nouvel ordre mondial, Politique, société

 

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