C’est par communiqué sans fioritures que Silvan Shalom, 58 ans, vice-Premier ministre israélien chargé des négociations avec les Palestiniens, ministre de l’Intérieur, et baron du Likoud, a annoncé dimanche soir son retrait de la vie politique. Après vingt-trois années de bons et loyaux services, on aurait pourtant pu s’attendre à mieux de la part d’un homme qui n’a jamais caché son ambition de remplacer Benyamin Nétanyahou à la tête gouvernement ou d’occuper un jour la fonction honorifique de chef de l’Etat. Mais c’est fichu. Parce qu’au moins dix femmes – dont l’une vient de déposer plainte – accusent l’ex-ministre d’avoir eu des «comportements inappropriés». En clair, de les avoir harcelées sexuellement.

Silvan Shalom, le 11 décembre.

Silvan Shalom, le 11 décembre. Photo Remo Casilli. Reuters

De ce fait, celui qui passait jusqu’à ces dernières heures pour l’un des hommes forts du Likoud a changé de statut. La procédure judiciaire étant lancée, il n’évitera pas les interrogatoires humiliants et les fuites dans la presse. Et si sa culpabilité est établie, il risque à moyen terme de retrouver en prison l’ex-président de l’Etat Moshé Katzav, condamné pour viol à sept ans de prison en 2011.

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