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Selon Elon Musk l’IA pourrait déclencher une troisième guerre mondiale

D’abord, Le PDG de Tesla, Elon Musk, a encore mis en garde  sur Twitter des dangers de l’intelligence artificielle (IA), suite aux déclarations du président russe Poutine. Ce dernier avait précédemment affirmé que le pays qui dispose de la meilleure IA dominerait le monde. Selon Elon Musk, la lutte pour ce leadership déclenchera la troisième guerre mondiale.

Selon Musk, la course que les pays se livreront pour se doter de la meilleure intelligence artificielle sera probablement le déclencheur de la troisième guerre mondiale.

Le développement de l’intelligence artificielle est devenue une vraie question de sécurité nationale ces dernières années. En ce moment, c’est la Chine et les Etats-Unis qui sont les plus avancés dans le domaine. La Chine a même annoncé récemment qu’elle comptait devenir le leader mondial en IA d’ici 2030.

Cette technologie de pointe aura des avantages. Elle permettra l’amélioration de l’économie dans certains pays, que ce soit dans le secteur industriel mais aussi au sein de la recherche médicale. Mais certaines personnes en ont aussi terriblement peur, et c’est le cas du président russe Vladimir Poutine.

“L’IA est le futur”

Vendredi, il a expliqué à des étudiants que le pays qui dominera le secteur de l’intelligence artificielle dominera aussi l’économie mondiale. “L’intelligence artificielle est le futur, pas seulement pour la Russie, mais pour l’humanité entière (…) Elle présente des opportunités colossales, mais également des menaces qui sont difficiles à prévoir. Quiconque devient le leader de ce secteur deviendra le maître du monde” a-t-il dit dans des propos relayés par Russia Today.

Car oui, l’intelligence artificielle peut mener à de grands dangers. Elle peut être utilisée pour créer des armes digitales et contrôler des drones… Et c’est-ce que Poutine a voulu souligner vendredi.

Pour lui, les guerres du futur se feront entre les pays qui utiliseront des drones. Et Elon Musk partage son avis. Il a récemment posté un message sur Twitter dans lequel il affirmait que “la compétition pour l’intelligence artificielle au niveau national va probablement causer la troisième guerre mondiale”.

Une lettre ouverte d’Elon Musk et 116 experts des technologies

Récemment, Elon Musk et 116 autres personnes ayant un rôle important dans le développement des technologies ont envoyé une pétition aux Nations Unies afin d’appeler les Etats à imposer des règles sur le développement des armes IA. Le groupe a déclaré que l’introduction d’une technologie autonome mènerait à une “troisième révolution de la guerre” après l’invention de la poudre à canon et les armes nucléaires.

Il est peut-être sage de se référer aux propos du célèbre physicien Stephen Hawking qui a déclaré en octobre 2016 que l’IA serait “soit la meilleure, soit la pire chose qui ne soit jamais arrivée à l’humanité”.  

En  effet, il y a quelques jours on apprenais que Vladimir Poutine voit dans l’intelligence artificielle un moyen de dominer le monde : 

Poutine a déclaré lors d’un discours devant un parterre d’étudiants que le développement de l’intelligence artificielle serait déterminant pour qu’une Nation prenne la tête du globe.

Vendredi dernier, devant des étudiants russes, le président de la Fédération de Russie s’est exprimé sur les sujets d’avenir qu’il identifie. Parmi ceux-ci, l’intelligence artificielle est en bonne place.

Mère de fantasmes belliqueux pour le chef d’État, la technologie apparaît dans sa politique  comme un combat à mener au même titre que sa difficile politique d’expansion et d’influence. Mi-arme, mi-promesse, l’IA serait pour Poutine le prochain enjeu de la domination du globe.

PROMESSE DE GUERRES TECHNOLOGIQUES

Le président a prédit que l’intelligence artificielle apporterait « des opportunités colossales et des menaces difficiles à prédire aujourd’hui, avant d’enchaîner, pour galvaniser la jeune Russie : celui qui deviendra le leader de cette sphère sera celui qui dominera le monde.  »

Sans parler de l’Occident redouté, Poutine a néanmoins indiqué ses craintes : « Cela serait particulièrement regrettable que quelqu’un gagne une position de monopole [dans le développement de l’IA]. » En outre, le dirigeant ne dissocie pas ces avancées technologiques d’une future force de frappe des armes robotiques. Il s’est notamment étendu sur les drones, qu’il considère comme les armées de demain : « Quand les drones d’un parti seront détruits par ceux d’un autre, celui-ci n’aura pas d’autres choix que de se rendre. »

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Un bombardement attribué à la Russie pourrait-il déclencher la grande guerre ?

Les avions US déguisés en Sukhoï pour quelle fin?
Les avions US déguisés en Sukhoï pour quelle fin?

Un déguisement à grande échelle est en train d’être mis en place au sein des troupes aériennes des États-Unis: ils changent la panoplie de couleurs de leurs chasseurs F-18 en celles que portent les appareils russes Su-34. Dorénavant, seuls les spécialistes pourront distinguer les aéronefs américains des russes…

Un avion de combats des États-Unis en Syrie a été repeint aux couleurs de camouflage typique russe. C’est le journaliste canadien Christian Borys qui a publié les images du chasseur américain « rénové » et coloré en camouflage russe. Il se demande ce que veut dire ce déguisement inattendu : une pratique ordinaire au sein de l’armée, une simple coïncidence ou un moyen de comploter ?

« Les États-Unis utilisent « des appareils de l’agresseur » pour entraîner leurs pilotes. Les couleurs utilisées font que les chasseurs ressemblent à leurs équivalents russes. Arrêter avec les complots », écrit le journaliste canadien qui a remarqué ce « jeu de couleurs » à l’américaine. « Les États-Unis repeignent leurs F/A-18 afin que leurs couleurs coïncident avec celles des avions russes en Syrie. La formation standard, mais quand même intéressante », note-il.

Des bombardiers russes Su-34 imitent un combat dans la stratosphère Le fait est que l’on peut voir les ailes repliables de l’aéronef américain seulement quand il est au sol, et les bouts verticaux de la queue du F-18 diffèrent de l’appareil russe par leur pente sur les côtés. Ainsi, si l’on enregistre l’appareil américain à l’aide d’une caméra semi-professionnelle alors qu’il nous survole, il sera impossible de le distinguer du Su-34.

Le seul signe distinctif que le F-18 « rénové » a gardé est l’étoile blanche sur fond sombre. Pourtant, sur sa queue on trouve aussi une étoile rouge, la même que portent les avions russes. Il est à noter que « les travaux de peinture » ont commencé justement après que le chef de la diplomatie américaine John Kerry a demandé à l’opposition syrienne de fournir des vidéos prouvant les « crimes russes contre la population civile (syrienne, ndlr) ».

Cette information est apparue suite à une « fuite » de la conversation audio entre le secrétaire d’Etat américain et des opposants (les casques blancs). Y aurait-il un lien de causalité, se demande M.Borys… Un utilisateur de Twitter a déjà une réponse assez claire à cette question: « les Américains peuvent frapper les convois d’aide et en accuser la Russie », affirme-il.

Source : Sputnik

 

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Bill Bonner – Ceci pourrait déclencher une nouvelle Grande dépression

Le dernier rapport du CNUCED dresse un sombre bilan de la dette des pays émergents et des surcapacités de production. De quoi faire exploser les produits dérivés de Deutsche Bank.

Clinton – Trump ?

“De mauvais éléments”, c’est peut-être la meilleure façon de décrire la scène : deux vauriens qui se donnent en spectacle… discutant de choses presque dénuées d’importance… prenant des poses, des attitudes, faisant semblant.

Si nous avions le choix, les deux candidats perdraient. C’est peu probable. Alors, the show must go on : que le spectacle continue…

La presse rapporte qu’Hillary “a gagné”. Nous n’en sommes pas si sûr. Elle semblait calme. Sensée. Posée.

Elle a une grande maîtrise des “faits”. Elle est intelligente. Elle connaît bien ce jeu, également ; elle a vécu sur l’argent public presque toute sa vie, et elle a bien l’intention que cela continue.

Le problème, c’est qu’une bonne partie de la population adulte en a ras-le-bol du jeu auquel elle joue.

Il s’agit des “Américains invisibles”, qui ont été dupés par le système… envoyés sur le théâtre de guerres truquées qu’ils ne devaient jamais gagner…

… les gens dont les emplois sont partis à l’étranger… dont l’épargne a été dépouillée de ses rendements par les taux d’intérêt bidon de la Fed… et dont les enfants voient leur avenir s’appauvrir sous l’effet d’une économie non moins truquée.

Ils préfèreraient voter pour un orang-outan plutôt que pour Hillary. Les singes se respectant trop pour se lancer dans la politique, les républicains se sont retrouvés avec Donald Trump.

Pauvre Donald. Il a quelques bonnes idées, quelques mauvaises idées et quelques idées immondes. S’il possédait ne serait-ce que la moitié de la dignité du président Reagan, il serait sûrement notre prochain président.

Et tandis que le public contemple les clowns dans l’arène du Colisée, l’empire flanche.

Une nouvelle crise nous guette

Hier, les actions de la Deutsche Bank — la banque allemande “trop grosse pour faire faillite” — ont à nouveau baissé de 7%.

Le cours de son action a été divisé par deux dans le courant de l’année dernière, et les investisseurs se demandent si elle va survivre.

Un de nos analystes formule les remarques suivantes :

Cela fait peur. La plus grande accumulation de dérivés au monde. Et l’effet de levier de la banque est déjà de 1 sur 25. Cela signifie que si la valeur des actifs baisse de 4%, le titre sera anéanti… de même que plus de 2 000 obligations non garanties.

C’est la faillite d’une petite banque autrichienne, qui a déclenché le Krach de 1929 et la Grande dépression. L’envergure de Deutsche Bank est supérieure à celle de Lehman Brothers. Ses produits dérivés représentent 20 fois le PIB allemand.

Une nouvelle crise nous guette. C’est certain. Car les problèmes à l’origine de la crise de 2008 – l’argent falsifié, les faux taux d’intérêt, l’économie truquée – n’ont pas été corrigés.

Au contraire, l’Etat les a aggravés. L’endettement excessif s’est déplacé du secteur des crédits immobiliers vers celui des entreprises, notamment au sein des marchés émergents. (Nous en dirons plus, ci-dessous).

10 ans se sont écoulés depuis la publication de notre livre : L’Empire des Dettes : A l’aube d’une crise économique épique.

A l’époque, nous n’avions pas totalement cerné la monnaie. Enormément de choses se sont produites, depuis. Mais nous avions raison sur un point : le rôle de la dette.

L’empire de la malhonnêteté

La plupart des empires sont financés par le vol. A notre connaissance, les Etats-Unis sont les premiers à diriger un empire en se fondant sur la malhonnêteté.

Le business plan traditionnel consiste à conquérir d’autres nations, à leur dérober leurs richesses et à exiger une rançon en contrepartie de leur protection.

Au lieu de cela, les Etats-Unis financent leur empire avec de l’argent falsifié.

A présent, Hillary Clinton et ses partisans – notamment ceux de Wall Street et de Washington intra-muros… mais pratiquement toute l’économie mondiale, également – dépendent de ce financement bidon.

Au cours des années 1980, l’entreprise Japon a montré à la Terre entière comment devenir riche : profitez de l’Empire des dettes américain, vendez vos produits à des gens à qui vous avez pris leurs emplois.

Le reste des économies émergentes a bien reçu le message : la croissance “tirée par les exportations”, quelle bonne idée !

Au sein des Nations Unies, il existe un organisme, la CNUCED, qui se focalise sur le commerce et le développement.

Certes, l’ONU est l’une des pierres angulaires du Deep State international. Elle est censée porter les valeurs de l’élite mondiale : les écoles de commerce, les ONG, la financiarisation, les économies dirigées, le capitalisme contrôlé… et diverses campagnes bidon en faveur de l’installation d’éoliennes, et visant à promouvoir les droits des transgenres, entre autres.

Mais elle compte également certains économistes qui n’ont pas été filtrés correctement, ni copieusement endoctrinés. Or ces gars disent des choses sensées.

Selon le dernier rapport annuel de la CNUCED :

“La situation est alarmante, notamment si l’on en juge par l’explosion de la dette des entreprises dans les pays émergents, qui dépasse actuellement 25 000 milliards de dollars.Il subsiste un risque de spirales déflationnistes“.

Endettement et destruction

Nous savons déjà que l’un des effets nocifs de la politique du taux d’intérêt à zéro et des QE pratiquée aux Etats-Unis, en Europe et au Japon a été d’inonder de crédits bon marché les pays en voie de développement, ce qui a perturbé leur chimie interne et les a attirés dans un piège.

Ce que l’on comprend moins, c’est à quel point cela s’est révélé destructeur.

La plupart de cet argent a été gaspillé, détourné vers ce que le rapport de la CNUCED désigne comme “des secteurs de rente, extrêmement cycliques et d’un intérêt stratégique limité”.

Pire encore, ces pays ont importé les déviances financières occidentales avant même d’être prêts à en assumer les conséquences. Cela a altéré ce que la CNUCED appelle les “ratios investissement/bénéfices” qui, en définitive, sont des moteurs de croissance et de prospérité.

Le dollar post-1971 a permis aux Américains d’acheter à crédit comme ils n’avaient jamais pu le faire auparavant.
Ce nouveau dollar n’était plus relié à l’or. Donc, les crédits en dollars pouvaient quasiment augmenter à l’infini, de même que la capacité de production des économies “tirées par les exportations”.

Cela a abouti à un endettement excessif et à une surcapacité.

Cela a également provoqué une succession de phases d’expansion et de bulles : celles des actions et de l’immobilier au Japon en 1989 ; celle de la dette en Asie en 1997, puis en Russie en 1998 ; et ensuite, celle des dot.com en 2000 et celle du crédit subprime en 2008.

Et à présent… il semblerait que celle de la dette des marchés émergents soit, peut-être, la prochaine.

Les banques détiennent l’essentiel de cet endettement… ainsi que les dérivés qui y sont rattachés. Une légère baisse de la valeur de cette montagne de papier suffirait à placer la plus grande banque européenne, Deutsche Bank, en faillite.

Elle pourrait entraîner dans sa chute le reste du système bancaire… du secteur financier… des marchés… et des économies mondiales, également.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

Source

Le pound se crash ce qui fait chuter les marchés  .

Deutsche Bank « Choqué » par un « Dramatique » flash krach du Pound

 
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Publié par le 7 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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L’invasion saoudienne de la Syrie : Un bluff qui pourrait déclencher la Troisième Guerre mondiale

Soldats saoudiens

© Fahad Shadeed Source: Reuters

Suite aux menaces saoudiennes de lancer une opération au sol en Syrie, le journaliste britannique Finian Cunningham réfléchit sur les vraies raisons de cette initiative «anti-terroriste» et le danger que peut représenter une telle manœuvre.

Le projet saoudien d’envoyer des troupes au sol en Syrie semble n’être qu’une ruse. Mais c’est précisément le genre de tentative d’intimidation imprudente qui pourrait provoquer une guerre totale, impliquant les Etats-Unis et la Russie.

Les dirigeants saoudiens auraient rassemblé une armée de 150 000 hommes pour envahir la Syrie sous le prétexte de « lutte contre le terrorisme » et, soi-disant, afin de vaincre Daesh. Les autorités saoudiennes ont déclaré à CNN, que leurs propres troupes seraient rejointes par des forces terrestres de l’Egypte, de la Turquie, du Soudan, du Maroc, de la Jordanie, du Qatar, du Bahreïn et des Émirats arabes unis. Le ministre des Affaires étrangères de Syrie, Walid al-Mouallem, a donné une réponse catégorique, en affirmant que ce mouvement serait considéré comme un acte d’agression et que n’importe quelle force d’invasion quelles que soient ses raisons déclarées pour entrer en Syrie, serait renvoyée dans des «cercueils en bois».

Néanmoins, le président américain Barack Obama s’est réjoui du plan saoudien d’intervenir en Syrie.

Son secrétaire à la Défense, Ashton Carter, doit rencontrer cette semaine à Bruxelles ses homologues de la soi-disant coalition «anti-terroriste» américaine afin de décider si le plan saoudien sera ou non mis à exécution. Un porte-parole de l’armée saoudienne a déjà dit que si la coalition dirigée par les Américains donnait son consentement, son pays procéderait à l’intervention. Au cours des dernières semaines, Carter et d’autres hauts responsables américains, y compris le vice-président Joe Biden, ont appelé à une action militaire arabe renforcée dans la région, contre Daesh en Syrie et en Irak. Carter et Biden ont également dit que les États-Unis étaient prêts à envoyer leurs propres troupes au sol en masse, si les pourparlers de paix de Genève échouaient.

Les americains ont dit que les États-Unis étaient prêts à envoyer leurs troupes au sol en Syrie, si les pourparlers de Genève échouaient

Toutefois ces discussions semblent ne pas avancer. Donc, cela veut dire qu’on n’est pas loin d’une invasion à grande échelle d’armées étrangères en Syrie sous la direction américaine ?

Revenons en arrière un instant et évaluons ce qui se passe réellement. L’avertissement de l’Arabie Saoudite – ou la «menace» plus précisément – d’une intervention militaire en Syrie n’est pas annoncé pour la première fois. Déjà, à la mi-décembre, lorsque Riyad avait annoncé la formation d’une alliance islamique de 34 pays pour « combattre le terrorisme », les Saoudiens avaient dit que l’alliance militaire se réservait le droit d’envahir tout pays où elle verrait une menace terroriste présumée, y compris la Syrie.

Un autre facteur : la maison des Saoud ne se réjouit pas des efforts diplomatiques entrepris sous la direction américaine pour trouver une solution au conflit syrien. La volonté du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, d’organiser les négociations de Genève – soi-disant pour trouver un règlement pacifique au conflit qui dure depuis cinq ans – est considérée par les Saoudiens comme faisant trop de concessions au gouvernement syrien du président Bachar al-Assad et à ses alliés étrangers, la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais.

Les pourparlers de Genève, qui ont échoué la semaine dernière, peuvent sans doute être considérés comme sans rapport avec le véritable processus de règlement du conflit en Syrie. Ils représentent plutôt une tentative politique cynique de Washington et de ses alliés de saper le gouvernement syrien pour remplir leur objectif de longue date qui est le changement de régime. L’inclusion à Genève dans l’opposition politique des militants d’Al-Qaïda, Jaish al-Islam et Ahrar al-Sham, avec le soutien de l’Ouest, illustre ce but ultime.

Le Washington Post a vendu la mèche en racontant ce week-end : « L’administration d’Obama s’est retrouvée de plus en plus coincée par les bombardements russes en Syrie, que sa diplomatie a paru jusqu’à présent impuissante à arrêter. »

En d’autres termes, la diplomatie de Genève, organisée en grande partie par Kerry, était vraiment destinée à mettre fin à la gênante campagne aérienne russe. L’intervention de quatre mois ordonnée par le président russe Vladimir Poutine a changé la donne en Syrie, permettant à l’armée arabe syrienne de regagner du terrain stratégiquement important.

Le fait que les opérations militaires russes n’ont pas cessé – en effet, elles se sont intensifiées – a causé beaucoup de consternation à Washington et parmi ses alliés.

Tout le monde en Arabie Saoudite sait que la maison des Saoud n’a aucune légitimité, qu’elle se fonde uniquement sur la force et la manipulation

La Russie et la Syrie peuvent raisonnablement affirmer que les résolutions de l’ONU adoptées en novembre et en décembre leur donnent la prérogative de continuer leur campagne pour vaincre Daesh et tous les autres groupes terroristes, parmi lesquels Al-Qaïda. Mais il semble maintenant clair que Kerry espérait que les pourparlers de Genève seraient un moyen de bloquer les attaques russo-syriennes contre les mercenaires visant le changement de régime.

Kerry a déclaré aux journalistes, ce week-end, qu’il fallait faire une tentative in extremis de convaincre la Russie de faire une trêve en Syrie. En indiquant la difficulté de ses discussions avec son homologue russe Sergueï Lavrov, Kerry a déclaré : « Même les modalités d’un cessez-le feu sont examinés… Mais s’il s’agit seulement de discuter pour discuter, en vue de poursuivre les bombardements, personne ne l’acceptera, et nous le saurons dans les jours à venir ». La semaine dernière Moscou a été catégorique : les opérations de bombardement se poursuivront jusqu’à ce que « tous les terroristes » en Syrie soient vaincus. Le ministre des Affaires étrangères de Syrie, Walid Mouallem, a réaffirmé ce week-end qu’il n’y aurait pas de cessez-le-feu tant que des groupes armés illégaux resteraient en Syrie. Nous pouvons supposer que puisque les moyens militaires secrets pour le changement de régime en Syrie menés par les USA sont contrecarrés et qu’en même temps les moyens politiques alternatifs pour un changement de régime ne permettent pas d’avancée – en raison de l’habilité de la Russie et de la Syrie concernant l’agenda ultime – la réaction de l’axe « Washington » est aujourd’hui le fruit de sa frustration.

Les Saoudiens n’ont pas la capacité de mener une campagne en Syrie

Les menaces de l’Arabie Saoudite, de la Turquie et d’autres régimes régionaux – avec l’approbation tacite des États-Unis – de procéder à une intervention militaire directe, constituent une partie de cette réaction.

En bref, c’est un bluff visant à faire pression sur la Syrie et la Russie pour obtenir un cessez-le-feu, qui serait en réalité une bouffée d’air frais pour les terroristes « mandataires » soutenus par les puissances étrangères.

D’un point de vue militaire, l’invasion par des troupes saoudiennes ne peut pas être vraiment prise au sérieux et envisagée comme un déploiement efficace.

Il suffit de regarder comment le régime saoudien a été tenu en échec au Yémen au cours des dix derniers mois, dans le pays le plus pauvre de la région arabe, pour comprendre que les Saoudiens n’ont pas la capacité de mener une campagne en Syrie.

Comme le professeur américain Colin Cavell l’a fait remarquer à l’auteur : « L’intervention saoudienne en Syrie aura autant de succès que son intervention au Yémen. L’histoire a clairement montré que les forces mercenaires ne pourront jamais mener des guerres externes avec succès ou avec entrain, et aucun soldat saoudien sensé ne soutient vraiment la monarchie saoudienne. Tout le monde en Arabie Saoudite sait que la maison des Saoud n’a aucune légitimité, qu’elle se fonde uniquement sur la force et la manipulation, soutenue par les Etats-Unis et par le Royaume-Uni et que ce serait une blague faite par des imbéciles, si elle n’avait pas autant d’argent. »

Ainsi, alors qu’une manœuvre militaire est décidément peu réaliste, le vrai danger est que les dirigeants saoudiens et leurs mécènes américains soient tellement en rupture avec la réalité qu’ils puissent se tromper dans leurs calculs et décider d’aller en Syrie. Ce serait comme une étincelle dans un baril de poudre. Ce serait considéré comme un acte de guerre contre la Syrie et ses alliés, la Russie, l’Iran et le Hezbollah. Les États-Unis seraient inévitablement et pleinement entraînés dans la spirale d’une guerre mondiale.

L’histoire a montré que les guerres étaient souvent le résultat, non pas d’une seule décision délibérée – mais plutôt le résultat d’un processus de folie, à rythme de plus en plus élevé.

La Syrie est seulement un cataclysme potentiel.

Source

 

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Erdogan est imprévisible et peut déclencher une opération militaire en Syrie

Un jeune manifestant portant un drapeau turc devant une bannière avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, présenté comme Adolf Hitler dans Gezi parc près de la place Taksim à Istanbul, le vendredi 7 Juin, 2013

© AP Photo/ Kostas Tsironis

A noter cette autre info liée : La Turquie ordonne à son aviation d' »être prête à tout » :

Le commandement de l’armée de l’air turque a ordonné à ses unités de passer à un type exceptionnel de service en raison de l’alerte dite « orange » déclenchée dans le pays.

Des bases aériennes subordonnées au commandement de l’armée de l’air turque sont passées au niveau d’alerte « orange », annonce l’agence turque Anadolu Ajansi référant à des sources militaires.

« Ce haut niveau d’alerte sur les bases aériennes de l’aviation militaire turque signifie qu’il faut +être prêt à tout+, y compris à une riposte immédiate des pilotes sans aucun accord avec le commandement », prévient le média turc.

Erdogan est imprévisible et peut déclencher une opération militaire en Syrie 

L’armée gouvernementale syrienne en coopération avec la milice kurde défont, sur tous les fronts, l’opposition anti-Assad, soutenue par l’Arabie saoudite et la Turquie. Ankara, déplu par ce scénario, pourrait se décider à une intervention militaire.

Actuellement, la Turquie fait face à des actions militaires dans le nord de la Syrie qui font reposer une grave menace sur ses intérêts et elle pourrait se risquer à s’engager plus profondément dans la guerre en Syrie pour les protéger.

« Dans les prochains mois, l’évolution de la situation dans la région va déterminer les gagnants et les perdants. Les forces du président syrien Bachar el-Assad avancent sur plusieurs fronts sous le couvert de l’armée de l’air russe. La campagne de cinq ans pour renverser M. Assad, menée par le président turc Recep Tayyip Erdogan, en soutenant l’opposition armée, semblerait se conclure par une défaite », rapporte le journal britannique The Independent.

La guerre en Syrie en est à une étape cruciale. Depuis l’année dernière, les Unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde syrienne, se battent très efficacement et ont repris plus de la moitié de la frontière turco-syrienne. L’axe principal d’approvisionnement du groupe terroriste Daech a été capturé par les YPG en juin dernier. Les Kurdes ont également progressé dans toutes les directions, en contrôlant le nord syrien allant de la Turquie et compris entre le Tigre et l’Euphrate.

Les YPG n’ont plus que 90km à parcourir, à l’ouest de Jarablus sur l’Euphrate, pour qu’elles puissent fermer les axes d’approvisionnement de Daech et de l’opposition dite « modérée ». La Turquie avait déclaré que c’était la « ligne rouge » à ne pas franchir pour les Kurdes.

Omar Sheikhmous, un vétéran kurde qui habite en Europe, a appelé les Kurdes syriens à « se rendre compte que les Russes et le gouvernement syrien ne vont pas aller à la guerre contre l’armée turque pour les Kurdes ». Il a également prévenu le parti politique kurde, le Parti de l’union démocratique (PYD), à ne pas exagérer sa propre force, car les réactions du président Erdogan sont imprévisibles.

La Turquie pourrait accepter cette situation comme un fait accompli et admettre que ce serait difficile d’envoyer son armée dans le nord de la Syrie en faisant face à des objections fortes de la part des États-Unis et de la Russie. Mais, si Ankara l’interprétait comme une humiliation, la Turquie pourrait se décider à une opération militaire, explique The Independent.

Gérard Chaliand, un analyste français spécialisé sur les guerres asymétriques et la politique au Proche-Orient, a déclaré à Erbil (Kurdistan irakien) la semaine dernière: « sans Erdogan en tant que leader, je dirais que les Turcs n’interviendront pas (dans le nord de la Syrie, ndlr), mais, depuis qu’il est président, je pense qu’ils vont le faire ».

Recep Erdogan a la réputation de leader qui « soulève les enjeux ». Une intervention militaire directe en Syrie est risquée, mais selon Gérard Chaliand, le président turc y est tout à fait capable, et même la Russie ne pourra pas l’arrêter. Toutefois, certains leaders kurdes estiment que si M. Erdogan voulait intervenir en Syrie, il aurait dû le faire avant d’abattre le bombardier russe Su-24, note le journal britannique.

En ce moment, ce sont M. Assad et ses alliés qui sont les grands gagnants, car l’aide des forces aérospatiales russes, l’intervention iranienne et le Hezbollah libanais ont fait pencher la balance du côté du président syrien. Par contre, la troïka des Etats sunnites régionales — l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie — a échoué à renverser Bachar el-Assad en soutenant l’opposition armée syrienne.

La Turquie est la dernière puissance régionale qui pourrait bouleverser la situation en Syrie en déclenchant une intervention militaire directe. A l’heure actuelle, le conflit est devenu tellement internationalisé que seuls les Etats-Unis et la Russie sont capables de lui mettre un terme.

Source

 

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Comment la Chine pourrait déclencher la troisième guerre mondiale

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ENTRETIEN – Dans un ouvrage de prospective des experts américains prédisent une troisième guerre mondiale contre la chine. Un scénario jugé crédible par Antoine Brunet qui explique les causes et les conséquences d’un tel conflit.

 Au moment où la Chine est « entrée en guerre » en Syrie aux cotés des russes comme je l’ai largement rapporté (en exclusivité) la semaine dernière, la question est plus que jamais pertinente . Outre Soros qui a déclaré que c’était possible et même probable, est ce que la Chine pourrait déclencher la troisième guerre mondiale ?

La réponse est terrifiante : c’est OUI .

C’est ce que j’expliquais semaine dernière : Pékin est un régime totalitaire de psychopathes capables d’absolument TOUT pour se maintenir au pouvoir .

Voici des précisions dans ce papier qui date de cet été, mais plus que jamais pertinent (le pire c’est que c’est une analyse « mainstream ») :

Pour des experts américains, la prochaine guerre mondiale sera contre la Chine. Quelles pourraient être les causes et les conséquences d’un tel conflit?

Antoine BRUNET. – La première cause, c’est qu’à nouveau, comme dans les années 60 et 70, on se retrouve dans une configuration géopolitique globale où, tous critères pris en compte, deux superpuissances font globalement jeu égal. La superpuissance montante, la Chine, ne supporte plus d’être encore dominée par la superpuissance déclinante, les Etats-Unis et les Etats-Unis refusent de céder leur statut de puissance dominante à la Chine. De ce fait, on est dans un scénario de confrontation, latente mais permanente, entre la Chine et les Etats-Unis comme cela fut le cas entre les Etats-Unis et l’URSS dans les années 60 et 70. Et une confrontation multidimensionnelle risque à tout moment de dégénérer en guerre ouverte.

La deuxième cause, c’est que la rivalité entre deux superpuissances d’un poids géopolitique global équivalent coïncide avec un clivage majeur quant à la forme de gouvernance politique. Si après les Etats-Unis, la Chine a adopté il y a 40 ans le capitalisme en remplacement du collectivisme, la Chine s’attache à maintenir absolument un mode de gouvernance totalitaire tandis que les Etats-Unis maintiennent un mode de gouvernace démocratique. De ce fait il est pratiquement exclu que les deux superpuissances puissent s’entendre sur un condominium conjoint sur la planète. La Chine veut triompher et obtenir l’hégémonie sur la planète pour être assurée que son mode de gouvernance totalitaire ne sera plus inquiété par les forces démocratiques qui existent en Chine et hors de Chine. Des copies d’un tel scénario circulerait au Pentagone.

Cela peut-il se se produire dans un futur proche?

La Chine a été longtemps très patiente. Depuis 1989 et Tiananmen, elle a construit, lentement mais sûrement, un rapport de forces pour parvenir en 2015 à un équilibre géopolitique global avec les Etats-Unis. Pékin anticipe maintenant d’infliger très prochainement une défaite monétaire majeure aux Etats-Unis en retirant au dollar son privilège de monnaie du monde pour l’attribuer très vite ensuite au yuan. Cela ferait basculer irrémédiablement et irréversiblement le rapport de forces en faveur de Pékin. Depuis que Pékin a ce scénario en tête, il se montre sûr de lui et il a jugé qu’il pouvait désormais se permettre de précipiter les confrontations territoriales, tant en Mer de Chine de l’est qu’en Mer de Chine du sud en même temps qu’il encourage Moscou à prolonger les confrontations territoriales en Ukraine et demain peut-être en Moldavie et dans les pays baltes. C’est en bonne part si les pays démocratiques se coalisent et se mobilisent pour faire échec à la stratégie monétaire de Pékin que Pékin renoncera à précipiter l’affrontement territorial qu’il a amorcé. De ce point de vue les réunions internationales qui sont programmées au sein du FMI en octobre 2015 constitueront une échéance décisive. Si les pays européens jouent alors le jeu de Pékin et de Moscou pour détrôner le dollar, on peut craindre le pire. Si au contraire, ils se portent en bouclier du dollar, Pékin en déduira qu’il est encore trop tôt pour engager l’affrontement territorial.

La menace de l’islam radical n’est-elle pas plus réelle?

Il est vrai que les pays démocratiques sont désormais menacés simultanément sur deux fronts, le totalitarisme islamiste et le totalitarisme sino-russe. Il est toujours difficile de se battre sur deux fronts en même temps mais il est inéluctable de répondre à ces deux défis. Cela suppose de renforcer les liens, qui s’étaient beaucoup trop relâchés, entre pays démocratiques au sein du G7. Cela suppose aussi que les Etats-Unis cessent d’imposer des diktats en toute matière aux pays qui sont leurs alliés naturels.

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La ruée vers l’or noir iranien pourrait déclencher une nouvelle chute des cours du pétrole

Croissance de la consommation en 2014https://i1.wp.com/www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user92183/imageroot/2015/06/OilConsumption.jpg

  • États-Unis: + 0,5%
  • Chine: + 3,3%

Le monde s’adapte à la baisse des prix du pétrole et à la fin attendue du système des pétrodollars qui a sous-tendu des décennies de dominance du dollar. Celui-ci, grâce à la géopolitique, à la demande atone et à une surabondance de l’offre mondiale assistée par les QE (Quantitative Easing), voit son sort désormais réglé par un effondrement, avec un coût pour les marchés financiers de l’ordre de quelques 24 milliards de dollars mensuels de liquidités en pétrodollars. C’est le moment de vous proposer les graphiques ci-dessous, qui indiquent qui consomme le plus, et où est la croissance.

Consommation totale en 2014

De Bloomberg :

L’Arabie saoudite, septième plus grand consommateur de pétrole au monde, est classée au sixième rang parmi les pays ayant la plus forte augmentation de la consommation de pétrole en 2014, selon le BP Statistical Review of World Energy 2015. L’Ukraine a utilisé 14,29% de pétrole de moins en 2014 par rapport à 2013, la plus grand baisse parmi les 65 pays inclus dans les statistiques de la consommation d’énergie de BP.

Ce sont les États-Unis qui ont consommé le plus de pétrole parmi toutes les nations en 2014. La Chine, qui vient au deuxième rang pour la consommation de pétrole, a utilisé environ quatre fois plus de charbon que les États-Unis et produit environ trois fois plus d’hydro-électricité, ce qui en fait le plus grand consommateur d’énergie dans le monde.

Bonus : tableau des mouvements du commerce mondial

Traduit par Hervé, relu par Diane pour le Saker francophone – http://www.express.be/business/fr/economy/la-ruee-vers-lor-noir-iranien-pourrait-declencher-une-nouvelle-chute-des-cours-du-ptrole/214280.htm

 
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Publié par le 30 juin 2015 dans économie, général, International

 

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