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Le programme de surveillance généralisée de la CIA (qui transforme vos portables et téléviseurs en microphones) dévoilé par Wikileaks : Les allemands déterminés à enquêter dessus ..

Il s’agit, selon WikiLeaks, du plus important lot jamais publié. On y apprend notamment, annonce le lanceur d’alerte, que la CIA expérimenterait le piratage de téléphones portables et de téléviseurs ainsi transformés en microphones. C’est le programme Weeping Angel .

(Cf Ce logiciel de la CIA qui transforme le Wi-Fi des smartphones Android en outil d’espionnage)

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Alors que Wikileaks vient de révéler l’ampleur du programme de surveillance et de piratage télécommandé par la CIA, les réactions sont d’un calme … anormal. L’inquiétude porte principalement sur le fait que ce programme soit si mal protégé et que sa divulgation risque d’entraver le bon fonctionnement du renseignement américain.

Mais pas de sursaut d’une société civile muette, de politiques soumis, d’individus blasés. Rien. L’humanité a-t-elle déjà été transformée en une cohorte de moutons acceptant leur sort et se mobilisant sur commande pour défendre les intérêts d’un système manipulateur et liberticide ?

Wikileaks vient de divulguer un système de surveillance généralisé mis en place par la CIA contre n’importe quel citoyen dans le monde dont l’ampleur dépasse l’imaginable et rejoint les plus grands fantasmes des oeuvres de sciences fictions.

Ainsi, la CIA peut s’immiscer dans n’importe quel objet utilisant IOS, le système d’exploitation d’Apple (IPhone, Ipad etc), mais aussi Androïd avec les smartphones. Sont également concernées les applications WhatsApp, Telegram, Signal, puisque les messages peuvent être interceptés avant d’être codés. Les téléviseurs connectés à internet sont transformés en micro ambiant. La CIA utilise des cyber-armes qui permettent de pénétrer n’importe quel ordinateur utilisant Windows, IOS ou Linux sous couverts de hackers situés en dehors du territoire. Et les ordinateurs n’ayant jamais été connecté à internet ne sont pas protégés pour autant, ils peuvent être infectés avec des programmes.

Cette armée de 5000 hackers utilisant un millier de cyber-armes est basée à Francfort. Ce mécanisme présente, en plus, un problème de sécurité évident, au minimum parce que ces hackers sont fréquemment approchés pour vendre ces cyber-armes, mais le point inquiétant pointé par Wikileaks est que tout ce programme n’est pas classé confidentiel. Selon ces sources, la CIA aurait perdu le contrôle sur son programme de surveillance.

Hé bien justemment – Le parquet allemand veut maintenant enquêter sur une possible base de hackers de la CIA à Francfort

Peu après la publication du nouveau lot de révélations intitulé «Year Zero», la justice allemande s’est dite déterminée à ouvrir une enquête face notamment aux informations sur une possible «base de hackers» de la CIA dans la ville de Francfort.

Un jour après la nouvelle série de fuites de WikiLeaks, un représentant du parquet fédéral allemand à Karlsruhe a affirmé qu’une enquête sur une possible base de la CIA à Francfort pourrait être ouverte si des preuves d’actions criminelles étaient apportées.

« Nous allons ouvrir une enquête afin de déterminer s’il y a des preuves d’agissements criminels et afin d’identifier les auteurs », peut-on lire dans Reuters, qui cite les propos du représentant.

Auparavant, un des documents de WikiLeask a affirmé que le Consulat américain à Francfort était une « base secrète de hackers » de la CIA.

Le site de Julian Assange, WikiLeaks, a annoncé le 7 mars la publication d’une nouvelle série de fuites sur la CIA sous le code « Vault 7 » qui sera, d’après le communiqué de l’organisation, la plus importante publication de documents confidentiels sur l’agence.La première partie des fuites, intitulée « Year Zero », comprend 8 761 documents et fichiers qui ont été collectés sur un réseau isolé de haute sécurité du Centre Cyber Intelligence (département de la CIA) à Langley, dans l’État de Virginie.

Les fuites de « Year Zero » révèlent les capacités de piratage de la CIA contre un large éventail de produits américains et européens, notamment Windows, iPhone, Android et même les téléviseurs Samsung, qui ont été transformés en microphones cachés par le programme Weeping Angel.

 
 

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Trump accuse le renseignement américain de donner illégalement de l’information aux médias

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 Trump et les liens avec la Russie

Depuis l’élection de Donald Trump, les fuites d’informations se multiplient depuis la Maison Blanche .

Après les exclamations du président Trump aujourd’hui en ce qui concerne les fuites des dossiers classés par l’intelligence, il semble qu’il y a un plus gros problème plus grave. Comme le Rapporte le WSJ , les responsables de l’Intelligence américaine ont retenu l’ information du président Trump en raison de préoccupations qu’elles soient divulguées ou compromises.

La méfiance règne au sein de l’administration US …. Du jamais vu .

Voici plus :

 
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Publié par le 16 février 2017 dans général, International, Politique

 

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Taxis volants : à Dubaï, il sera possible de se déplacer par drone dès juillet

Taxis volants : à Dubaï, il sera possible de se déplacer par drone dès juillet

Dubaï veut mettre en place des Taxis volants – on aura tout vu ! Incroyable la môôôdernité ….

Via RT

La capitale des Emirats arabes unis, qui souhaite développer les transports autonomes, mise sur les drones. Elle s’est attachée les services d’une entreprise chinoise pour développer un véhicule aérien autonome capable de transporter une personne.

Dubaï a l’intention d’être la première ville au monde où il sera possible de prendre un taxi volant. La capitale des Emirats arabes unis a choisi pour ce faire de s’appuyer sur la technologie des drones. Lors d’un sommet du World Government Summit le 13 février, l’Autorité des routes et des transports de l’émirat (RTA) a annoncé que le premier vol pourrait avoir lieu dès juillet. C’est une entreprise chinoise, EHang, qui a développé le véhicule aérien autonome (VAA) qui transportera les passagers dans le ciel du Dubaï.

 

«Cela va dans le sens de la stratégie de transport autonome que souhaite développer Dubaï», a expliqué Mattar Al Tayer, le directeur exécutif de la RTA. «Le but est de transformer 25% des trajets individuels en « trajets autonomes », en utilisant différents moyens de transport d’ici 2030», a t-il ajouté.

«Cela va dans le sens de la stratégie de transport autonome que souhaite développer Dubaï», a expliqué Mattar Al Tayer, le directeur exécutif de la RTA. «Le but est de transformer 25% des trajets individuels en « trajets autonomes », en utilisant différents moyens de transport d’ici 2030», a t-il ajouté.

Le véhicule peut se déplacer d’un point à un autre à 300 mètres du sol et à une vitesse de 100 km/h selon un parcours déjà programmé, a expliqué la RTA. Le passager n’a qu’à sélectionner sa destination pour que le véhicule décolle, et vole jusqu’à l’endroit choisi. Un centre de contrôle au sol permettra de coordonner les mouvements de l’appareil. Doté de moteurs électriques, l’appareil, capable de transporter une personne, peut se recharger en deux heures pour une autonomie de vol de près de 30 minutes.

 
 

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Découverte en Israël d’une grotte ayant abrité « les plus anciens manuscrits connus » de l’Ancien Testament

Pus de soixante-ans après les premières fouilles à Qumrân, des chercheurs ont trouvé une douzième caverne dans l'une des falaises du désert de Judée.

L’Université Hébraïque de Jérusalem a annoncé jeudi la découverte d’une nouvelle grotte ayant abrité des manuscrits de la mer Morte, l’une des « plus importantes trouvailles » concernant ces célèbres écrits depuis leur découverte il y une soixantaine d’années.

Ces textes, datant du 3e siècle avant JC au 1er siècle après JC, sont un ensemble de près d’un millier de parchemins principalement en hébreu, mais aussi en araméen et en grec parmi lesquels figurent de nombreux livres de l’Ancien Testament (ou « bible hébraïque« ). Ils constituent les plus anciens manuscrits connus de la Bible hébraïque.

Jusqu’à présent, les archéologues avaient établi que les manuscrits, retrouvés par un berger bédouin au nord ouest de la mer Morte entre 1947 et 1956, à proximité du site archéologique de Qumran, avaient été entreposés dans 11 grottes.

« Cette découverte d’une 12eme grotte pourrait révolutionner les informations dont nous disposons sur les manuscrits de la mer Morte », a déclaré à l’AFP Oren Gutfeld, archéologue à l’Institut d’archéologie de l’Université hébraïque de Jérusalem, responsable des fouilles.

Quelques précisions :

Plus de soixante ans après les premières fouilles à Qumrân, des chercheurs ont trouvé une douzième caverne dans l’une des falaises du désert de Judée. À l’intérieur, ils ont déterré un parchemin vierge ainsi que des restes de pots, de tissu et un bracelet en cuir.

«C’est extraordinaire, il s’agit de la plus importante découverte sur le site archéologique de Qumrân depuis des années», a estimé Oren Gutfeld, directeur des fouilles. Pus de soixante ans après les premières fouilles, des chercheurs de l’université hébraïque ont déclaré mercredi 8 février qu’ils avaient identifié une douzième grotte dans l’une des falaises du désert de Judée. Selon eux, la caverne aurait pu contenir des manuscrits de la mer Morte jusqu’à ce que celle-ci ne soit pillée par les Bédouins au milieu du XXe siècle.

«Jusqu’à présent, il était estimé que les manuscrits de la mer Morte ne se trouvaient que dans onze grottes à Qûmran, mais avec cette découverte, il est certain qu’il s’agit ici d’une douzième caverne», a déclaré l’archéologue américain Randall Price.

Des morceaux de poterie, une cordelette en cuir et des tissus, qui auraient servi à envelopper des manuscrits, ont été déterrés dans des niches situées le long des murs de la grotte, ainsi que dans un tunnel de quatre à six mètres de long. L’équipe de recherche a aussi mis la main sur un sceau fabriqué en cornaline, une pierre semi-précieuse. Au fond de la grotte, les archéologues ont retrouvé une pioche de fer datant des années 1950 laissée à l’abandon.

Mais ce n’est pas tout. Si l’Université hébraïque d’Israël regrette de n’avoir trouvé aucun des manuscrits dans la grotte, elle a tout de même déterré un bout de parchemin vierge attestant leur hypothèse. Pour les chercheurs, cela ne fait aucun doute que l’endroit contenait des manuscrits de la mer Morte qui ont été par la suite dérobés.

Un parchemin vierge retrouvé

Une découverte qui enthousiasme particulièrement le directeur général de l’Autorité des antiquités d’Israël. «La mise au jour de cette nouvelle grotte atteste du fait qu’il reste beaucoup de travail à effectuer dans le désert de Judée. Des découvertes d’une importance considérable peuvent encore avoir lieu», a déclaré Israël Hasson.

Avant d’ajouter: «Nous sommes dans une course contre le temps. Des voleurs saisissent des biens patrimoniaux à l’échelle mondiale pour un gain financier. L’État d’Israël doit mobiliser et allouer les ressources nécessaires pour lancer une opération historique avec le public afin d’effectuer une étude systématique de toutes les grottes du désert de Judée».

 

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Le pire scandale de la transition Trump

Cerveau et empreinte | Dimitris Agorastos via Flickr CC License by
Cerveau et empreinte | Dimitris Agorastos via Flickr CC License by

Lisez bien ce papier, vous aller continuer à comprendre beaucoup de choses (cf « ondes cérébrales » dans le menu recherche) …. Z .

Le pire scandale de la transition Trump –vous savez, les électrodes posées sur le cerveau, les espions russes, le serveur e-mail d’Hillary Clinton et l’expert en kung-fu– aurait probablement dû faire davantage de bruit. Mais je ne peux hélas que constater que l’offrande des deux reporters de Bloomberg (David Kocieniewski et Peter Robinson) au journalisme, publiée au matin du 23 décembre, a été à peine remarquée avant de disparaître derrière les guirlandes de Noël.

Leur incroyable scoop, titré «Le conseiller de Trump associé à une société dont le patron aurait des liens avec le KGB», décrit le lien entre Michael Flynn, le conseiller à la Sécurité national de Donald Trump, et une mystérieuse start-up des biotechnologies, Brainwave science. En février, Brainwave, qui vend «une sorte de casque avec des senseurs» comme un outil de détection des mensonges à destination de ceux qui luttent contre le crime et le terrorisme a ainsi embauché Flynn comme conseiller. Subu Kota, entrepreneur en biotechnologie, fait alors partie de la direction de Brainwave.

Comme Kocieniewski et Robinson le racontent, Kota (dont le nom a depuis disparu du site internet de la compagnie) avait été mis en examen pour avoir vendu pour plusieurs centaines de milliers de dollars de micro-organismes volés ainsi que des informations classifiées sur les systèmes de défense anti-missiles et les bombardiers furtifs à des agents du KGB durant la Guerre froide. (Il a signé en 1996 un protocole de négociation de peine où il admettait la vente de matériel de biotechnologie.) Flynn, déjà critiqué pour sa proximité avec des dirigeants russes, aurait promis d’aider la compagnie de Kota à vendre son casque à des agences fédérales.

Des mensonges sur des mensonges

Voilà un article qui semblait résumer la nouvelle ère de Trump, réunissant dans le même panier un triste mélange d’espionnage étranger, d’accords commerciaux douteux et de pseudoscience. Mais si l’on se penche un peu plus sur ce scandale Brainwave, il apparaît encore davantage résonner avec notre présent post-factuel. Voilà une histoire où des mensonges s’empilent sur des mensonges qui, à leur tout s’empilent sur d’autres mensonges: des mensonges peuvent-ils être détectés dans les ondes cérébrales d’une personne? Des personnes mentent-elles à propos de cette méthode de détection des mensonges? D’autres personnes mentent-elles sur la tenue de ces mensonges? Et finalement, inévitablement –bizarrement– que signifie l’idée même du mensonge, puisque selon les dires du neuroscientifique au cœur de tout ce bazar, chacun d’entre nous a la capacité mentale de plier la réalité selon sa volonté?

Farwell a montré que les électrodes peuvent être utilisées pour lire les pensées d’une personne –à condition qu’elles aient été énoncées volontairement

Ce papier de Bloomberg se concentre sur Subu Kota, mais le «Braingate» a vraiment commencé avec Larry Farwell, un neuroscientifique de Seattle. Farwell vient d’une grande famille de professeurs et de marins: son grand-père Raymond, était un expert en transport naval et en commerce qui a écrit un grand classique sur la manière d’éviter les collisions en mer. Son père, George, fut un physicien qui étudia sous la direction d’Enrico Fermi et travailla sur le Projet Manhattan; sa sœur Jacqueline est pédiatre neurologue.

Comme George, Jacqueline et l’oncle de Farwell, Raymond Jr. (autre marin de renom), a obtenu son diplôme à l’université de Harvard. Au cours des dix années qui ont suivi, il a investi dans l’immobilier et étudié la méditation transcendantale, entre autres activités. (Il est également danseur swing semi-professionnel, escrimeur et ceinture noire de Kung-fu avec un penchant pour le coup de pied sauté.) Enfin, en 1984, Farwell a repris ses études et décroché un doctorat en neuroscience dans le laboratoire d’Emanuel Donchin, pionnier des électrodes sur le cerveau.

Le pouvoir de l’esprit

Farwell a produit des travaux extraordinaires comme étudiant au sein du laboratoire de Donchin. En 1988, quatre ans avant de décrocher son diplôme, lui et Donchin conçoivent une des premières interfaces ordinateur-cerveau, qui permet de convertir les pensées en paroles. Leur système fonctionne par le biais d’une électroencéphalographie (EEG) –qui mesure les oscillations de l’activité électrique du cerveau par le biais d’électrodesimplantées sur le cuir chevelu.

Donchin est un expert dans un potentiel particulier d’EEG, la «P300», un bref changement de voltage qui met en lumière des traces neuronales une demi-seconde environ après que des personnes soient confrontées à un stimulus surprenant ou signifiant. (Le terme de P300 fait référence au fait que ce signal positif (P) peut apparaître dès 300 millisecondes après le déclenchement du son ou de l’image.)

En travaillant de son côté, Farwell trouve, dit-il, un moyen d’utiliser la P300 pour aider des personnes à communiquer entre elles en se concentrant sur une grille de lettres, sur un écran. Il demande alors à ses sujets de se concentrer sur une seule lettre et enregistre les réactions sur leur cerveau. Chaque ligne et chaque colonne de la grille est allumée tour à tour. Quand la lettre cible est éclairée, les ondes cérébrales du sujet affichent la hausse de voltage de la P300.

En répétant ce processus, Farwell réalise qu’il est capable d’identifier une suite de lettres à l’intérieur de la tête de ses sujets puis une phrase à deux mots. «Nous disons que la P300 peut servir de crayon, et que ce crayon est très aiguisé», écrivent Donchin et Farwell quand ils publient les résultats de leurs recherches. Mais ils ajoutent une importante mise en garde: «L’esprit, cependant, conserve le contrôle du crayon.»

Test d’information dissimulée

Farwell a montré que les électrodes peuvent être utilisées pour lire les pensées d’une personne –à condition qu’elles aient été énoncées volontairement. Le signal P300 peut-il révéler des informations que la personne souhaite dissimuler? Farwell a dans ses cartons un autre projet avec ce but précis. Il fonde son travail sur une forme de détection du mensonge baptisée «Test de Culpabilité» ou «Test d’Information Dissimulée» dans lesquels les suspects se voient posées une série de questions à réponses multiples en liaison avec un crime, par exemple: «La voiture avec laquelle ils ont pris la fuite était-elle une Ford rouge, une Toyota jaune, une Chevrolet grise ou une Plymouth blanche?»

Farwell ne signe pas des contrats de recherche avec la seule CIA, mais aussi avec le FBI et l’U.S. Navy

L’interrogateur scrute les réponses physiologiques du suspect à chacun des réponses potentielles. Selon la théorie du test, une personne coupable –et seulement une personne coupable– connaîtra la bonne réponse à cette question et peut se trahir en répondant à cette réponse d’une manière subtile ou inconsciente. Le battement de son cœur peut s’accélérer, ses paumes devenir moites. Si de telles mesures sont largement utilisées pour détecter des mensonges par le FBI, la DEA (qui lutte contre le trafic de drogues) et d’autres agences gouvernementales, ils ne sont pas très fiables.

En 1986, Farwell et Donchin annoncent qu’ils ont adapté ce Test de culpabilité avec des électrodes. Dans leur nouvelle version du test, la réponse correcte à une question –c’est-à-dire la couleur et le constructeur de la voiture –servirait de stimulus signifiant induisant une réponse P300, au moins pour ceux ayant une connaissance intime d’un crime. Pour les autres, la même stimulation n’aurait aucune signification et n’entraînerait donc aucun stimulus. Avec des financements de la CIA, Farwell et Donchin poursuivent cette idée durant plusieurs années et publient leur premiers –maigres– résultats en 1991. Il faudra encore beaucoup de recherches sur ce test pour que les résultats soient plus probants, écrivent-ils, mais cette approche est prometteuse. Les électrodes cérébrales pourraient être utilisées un jour «comme un aide lors des interrogatoires.»

Scanner en quête d’indice

Mais au moment où cette étude est publiée, Farwell a déjà été embauché comme consultant à temps plein par la CIA. (L’agence va lui octroyer près d’un million de dollars de subventions pour ses recherches entre 1991 et 1993). Il décide de monter sa propre société, Human Brain Research Laboratory Inc., fondée sur sa connaissance du Test de Culpabilité et la notion que la présence d’un suspect sur une scène de crime laisse des traces indélébiles, comparables à des empreintes digitales, dans les circuits de son cortex. Si un enquêteur était en mesure de poser les bonnes questions lors d’une session d’enregistrement des réactions du cerveau, il ou elle pourrait être en mesure de scanner le cerveau du suspect en quête d’indice. Toute connaissance dissimulée du crime serait révélée par le biais d’une P300.

Farwell ne signe pas des contrats de recherche avec la seule CIA, mais aussi avec le FBI et l’U.S. Navy. Il affirme bientôt avoir découvert un autre modèle d’ondes cérébrales –une version plus élaborée de la P300 qui dure une seconde voir plus– et qu’il dépose sous le nom de «Réponse électroencéphalographique multifacette de mémorisation et d’encodage» ou MERMER. En analysant toutes ces données, Farwell affirme qu’il a pu atteindre une impressionnante précision de 100% avec son détecteur de mensonge: pas de faux positifs, pas de faux négatifs et pas de résultats indéterminés. En 2012, dans un article résumant ses recherches, Farwell cite les conclusions de 10 études expérimentales de sa méthode, sur plus de 130 sujets. Utilisé correctement, dit-il, le système marche presque toujours –Farwell estime que le taux d’erreur de la méthode «est inférieur à 1%» car rien, dans la science n’est vérifiable à 100%.

«Le cerveau ne ment jamais»

La mémoire humaine peut être imparfaite et limitée, comme le concède Farwell dans son article, mais si une information fiable s’y cache, son système permet de la trouver. «Des témoins peuvent mentir, dit-il, mais le cerveau ne ment jamais.» Sa méthode pourrait même permettre d’éviter des crimes qui n’ont pas été commis: un membre de Daech, qui se fait passer pour un migrant innocent en provenance d’un pays ravagé par la guerre comme la Syrie pourrait être démasqué grâce à un test P300-MESMER écrit Farwell en 2015.

«Les terroristes savent qui ils sont, dit-il. Ils connaissent leur entraînement de terroriste. Ils connaissent leurs compétences dans certains domaines comme l’utilisation des armes à feu ou la fabrication des bombes… Toutes ces informations sont enregistrées dans leurs cerveaux.»

Pendant un temps, les théories de Farwell sont chaleureusement accueillies par la presse – Time le décrit comme «un des Picasso ou des Einstein du XXIe siècle», quant à CNN et à “60 Minutes”, ils l’invitent sur leur plateau pour une interview. Mais ceux qui s’intéressent en profondeur à ses travaux les regardent depuis longtemps avec scepticisme. Une étude fédérale de 2001 rapporte ainsi que les représentants de la CIA, du FBI, des Services Secrets et du département de la Défense ne sont pas intéressés par le système de Farwell. Selon cette étude, la CIA en particulier a abandonné la méthode dès 1993 quand Farwell a refusé de révéler son fonctionnement scientifique devant un panel d’experts qui avait été convié pour évaluer ses mérites. «C’est tout simplement faux, a récemment déclaré Farwell dans une interview début janvier 2017. J’ai fourni mes algorithmes, tous mes calculs et le code source.»

Risques de détournement?

Parallèlement, d’autres chercheurs en électroencéphalographie –dont le docteur Donchin, qui a concouru à l’élaboration du test–, ont suggéré que la méthode de détection des mensonges par la P300 n’était pas aussi fiable que ce que Farwell voulait bien le dire et certainement pas utilisable dans le monde réel. Parmi d’autres problèmes potentiels, le signal P300 semble davantage lié aux croyances du sujets qu’à des faits véritables –même des souvenirs erronés produisent des résultats positifs.

L’autre gros problème est que le test ne vaut pas plus que les questions qui sont posées pour établir la culpabilité. Comment un enquêteur pourrait-il savoir exactement de quels détails spécifiques une personne donnée peut se souvenir, surtout si le test a lieu des semaines, des mois voire des années après le crime? D’autres, enfin, affirment que ce test cérébral, comme le test plus classique de polygraphie, peut être totalement détourné par un sujet malin ou bien faussé par un sujet qui n’a rien à voir avec l’affaire en question.

Donchin a fait part de ses préoccupations dans un article aussi désagréable que personnelconsacré à l’article publié par Farwell en 2012, cosigné par de nombreux chercheurs et publié dans la même revue scientifique. Il y accuse son ancien étudiant d’utiliser un «langage grandiloquent», pour distordre et donner une idée fausse des empreintes cérébrales. La technique P-300 MERMER déposée par Farwell n’a jamais été décrite dans une autre revue scientifique, poursuit le papier de Donchin et il n’y a donc aucun moyen de savoir si le MERMER ajoute quoique ce soit à la P-300.

Sur les 13 études que Farwell cite pour appuyer son score de 100%, seules trois ont été publiées par des journaux scientifiques, et elles ne portaient que 30 participants en tout

Enfin, sur les 13 études que Farwell cite pour appuyer son score de 100%, seules trois ont été publiées par des journaux scientifiques, et elles ne portaient que 30 participants en tout. Pour faire court, disent Donchin et ses camarades, l’article de Farwell «viole certains des canons les mieux acceptés de la science… et il devrait se sentir obligé d’infirmer ses propres conclusions».

Échantillons biaisés

Farwell répond dans une lettre où l’indignation le dispute à l’étalage de références universitaires, accusant Donchin et les autres auteurs de distordre les faits et en insistant sur le fait que les données peuvent être utiles quand bien même elles n’ont pas fait l’objet d’une critique par des pairs. (Farwell remarque que certaines données ont été entretemps publiées. Les études originales étaient classifiées, ce qui a entraîné des délais de parution.) Ce dernier point est véridique, sans aucun doute; les données publiées ne contiennent que de petits échantillons biaisés de toutes les recherches scientifiques et il est parfois très utile d’examiner des travaux qui n’ont pas encore été publiés.

Mais cela ne change rien au caractère pour le moins contestable des affirmations de Farwell, à commencer par celle que son détecteur de mensonge serait d’une précision quasi-parfaite –une conclusion totalement à contre-courant de toutes les recherches dans ce domaine. Une analyse récente des recherches de détections de mensonge avec la méthode P-300 estiment le taux de réussite du modèle à 88% environ. C’est certes un plutôt bon score, mais pas meilleur que le genre de résultats que l’on obtient en utilisant un détecteur de mensonges plus conventionnel qui mesure la moiteur des paumes des suspects et leur pression artérielle. En fait, une version du test de reconnaissance de culpabilité qui s’appuie sur la polygraphie est couramment utilisée par la police au Japon. Farwell répond que ces méta-analyses portent sur toutes les versions du P300 et pas seulement sur la sienne. Quand le test est effectué avec sa méthode –selon sa liste de vingt standards en la matière–, il affirme que la marge d’erreur est quasi-égale à zéro.

Farwell a par ailleurs tiré des conclusions pour le moins audacieuses d’autres travaux qui n’ont jamais fait l’objet d’une revue par des pairs. Dans les années 1990, alors qu’il vient de perdre ses contrats de recherches avec la CIA et le FBI, Farwell fait une pause et travaille un an dans un institut de santé mental fermé –«pour parfaire mon expérience», m’a-t-il déclaré, «et aussi pour avoir une meilleure connaissance des personnes sérieusement dérangées». Il dit qu’il a également utilisé l’argent qui lui restait des contrats gouvernementaux pour des travaux personnels sur la nature de la réalité.

Contrôle du clavier à distance

En 1999, Farwell écrit le résultat de ces expériences sous a forme d’un traité scientifique sur la théorie quantique et la puissance de l’esprit, baptisé «Comment la conscience commande à la matière: la nouvelle révolution scientifique et la preuve que tout est possible.»L’ouvrage débute avec une description de l’interface ordinateur-cerveau inventée par lui et Donchin dans les années 1980 –cet outil qui permettait à des gens de contrôler un clavier avec leur esprit, en envoyant des signaux par le biais d’électrodes et d’un électroencéphalogramme. Mais Farwell commence à se demander si les électrodes ne sont pas superflus. Que se passerait-il si l’on pouvait contrôler le monde, en partant du niveau quantique, en pensant juste assez fort?

 

Voilà comment il se met donc à élaborer ce qu’il appelle l’Hypothèse Expérimentale de Conscience Unifiée, selon laquelle l’esprit humain peut affecter la réalité de manières tangibles et apparemment impossibles. Son père, physicien nucléaire, l’aide à préparer sa principale expérience: Farwell place un échantillon de Plutonium dans un détecteur à particules et s’assit à côté.

«Ma tâche était de commande à la matière par la conscience, écrit-il, pour mettre de l’ordre dans le processus autrement aléatoire de l’émission quantique de particules, en n’utilisant que l’influence seule de la conscience.»

Et devinez quoi…

Le livre décrit la suite: Farwell s’assied dans le silence le plus total et tente d’affecter les particules avec son esprit. Une suite de graphiques fluctue sur un moniteur, qui indique le laps de temps entre chaque émission de particules alphas du plutonium. S’il peut affecter ces intervalles avec son esprit –c’est-à-dire exercer sa volonté sur le ralentissement de la désintégration radioactive– alors il aura prouvé sa théorie. «Et devinez quoi: les intervalles comment à se décaler», me dit-il. L’esprit de Farwell a suffisamment influence les intervalles pour lui permettre de conclure «avec une certitude de 99,98%», pas moins, que «la conscience peut commander et commande la matière au niveau de la mécanique quantique».

Ce que nous avons pris pour l’ensemble de la réalité au cours des derniers millénaires n’est en fait qu’une infime portion de la réalité

Selon les propres mots de Farwell, il vient donc de prouver que «ce que nous avons pris pour l’ensemble de la réalité au cours des derniers millénaires n’est en fait qu’une infime portion de la réalité». Cela signifie que nous pouvons être les pionniers de l’exploration s’autres états plus élevés de la conscience, dit-il. «Vous pouvez créer la vie que vous voulez… Les ressources à votre disposition sont réellement infinies.»

Hélas, malgré cette révélation et les ressources infinies à sa disposition, Farwell n’a jamais pu faire accepter sa technologie de détection de mensonges. (Il n’a par ailleurs pas davantage trouvé de soutien à sa théorie sur le contrôle de la matière.) L’intérêt pour la P-300 a pourtant ressurgi après le 11-Septembre et Farwell a réorganisé sa société pour devenir prestataire de service. Il affirme en vivre, mais refuse de parler de ses clients. («Dans le domaine dans lequel je travaille, il y a des choses dont je ne peux pas parler», dit-il. OK.)

Le génie incompris

Malgré cela, ses affaires ne sont pas aussi florissantes qu’il avait pu l’espérer –un phénomène qu’il impute au conservatisme de la communauté scientifique. Sur son site personnel, il compare sa découverte des empreintes cérébrales à l’invention de l’avion, en affirmant qu’il peut s’écouler des décennies avant que des gens ne comprennent la signification d’une telle innovation. «Ceux dont le statut ou les finances dépendent des vieilles manières de faire les choses» s’opposeront toujours au progrès scientifique, dit-il et les empreintes cérébrales ne font pas exception à la règle. Malgré cela, «la science va toujours de l’avant et ne recule jamais, ajoute-t-il. Et la vérité triomphe toujours à la fin.»

Farwell croit donc probablement son heure venue lorsqu’il entend parler de Krishna Ika en 2012. Un précepteur indien réputé et ami mutuel a présenté à Krishna Ika les travaux de Farwell sur la P300. Ika le contacte pour lui proposer un partenariat: il va améliorer et tenter d’automatiser la technologie de détection des mensonges –en simplifiant l’interface utilisateur, par exemple et transformant les senseurs en un casque sans fil –afin que lui et Farwell puissent plus facilement vendre les empreintes cérébrales à une clientèle internationale.

Farwell accepte et prend le poste de «directeur et responsable scientifique» d’une nouvelle compagnie, Brainwave Science. Selon Ika, Farwell revend les brevets de sa technologie en échange de 45% des parts de Brainwave et un salaire de consultant de 10.000 dollars par mois. Ika rafraîchit par ailleurs le matériel marketing de Farwell en y saupoudrant du jargon d’école de commerce, en indiquant par exemple que l’empreinte cérébrale peut aider un client à «maximiser les disciplines de collecte de renseignement à travers plusieurs verticales de sécurité», mais aussi «d’influencer les capacités d’enquête à des degrés jamais atteints».

Controverses à Washington

Subu Kota, le fameux homme d’affaire lié à de l’espionnage, a rejoint le conseil d’administration de Brainwave en 2013 en 2014, Ika annonce le lancement mondial de Brainwave, et affirme avoir vendu la technologie de Farwell à la police de Singapour et à un département de police en Floride. En février 2016, Brainwave ajoute Michael Flynn –qui vient d’etre viré de son poste à la tête de la Defense Intelligence Agency au moment où la compagnie était lancée– à son conseil consultatif. Deux mois plus tard, un ami de Flynn, Brian McCauley, qui vient juste de quitter le FBI, rejoint le même conseil.

Le détecteur de mensonges de Brainwave n’est pas seulement une version contrefaite de son invention, affirme Farwell, mais en plus, un matériel qu’Ika «n’est jamais parvenu à vendre… à qui que ce soit»

La présence de McCauley au sein du conseil va bientôt démonter les nombreuses interconnexions de ce dossier et tout particulièrement avec toutes les magouilles alors en cours à Washington. Mi-octobre, le Washington Post rapporte les liens entre McCaulay et l’affaire des serveurs d’e-mails de Hillary Clinton et des documents liés à l’attaque de Benghazi. En 2015, alors qu’il travaillait encore au FBI, McCauley a proposé un accord avec contreparties au Département d’État, le FBI acceptant de ne pas classifier un message lié à Benghazi sur le serveur de Hillary Clinton. (Il dit qu’il a rapidement retiré son offre quand il a eu vent du contenu de l’e-mail en question.) Les noms de McCauley et de Flynn ont récemment disparu du site de Brainwave. Ika dit qu’il a dû couper les liens car les deux viennent d’accepter des postes dans l’administration Trump.

Farwell, pour sa part, affirme désormais qu’il a été trompé par Brainwave. Ika lui a menti, dit-il, il lui a affirmé que Brainwave allait vendre sa technologie d’empreintes cérébrales autour du monde, mais que la compagnie a proposé quelque chose d’autre –«une contrefaçon de sa technologie, qui ne remplit pas les standards scientifiques et universitaires de la prise d’empreintes cérébrales». Le détecteur de mensonges de Brainwave n’est pas seulement une version contrefaite de son invention, affirme Farwell, mais en plus, un matériel qu’Ika «n’est jamais parvenu à vendre… à qui que ce soit.»

Nouvelles accusations

En septembre, il a envoyé un e-mail à Flynn, encore conseiller de Brainwave, afin de l’avertir que les faux détecteurs de mensonges de la compagnie pouvaient présenter un danger pour la sécurité nationale. Il tente de quitter la compagnie en 2014, ajoute-t-il, mais n’est «pas parvenu à s’en extraire complètement» jusqu’à l’été dernier. Malgré ses efforts pour couper les ponts, le site de Brainwave présente toujours une série de publications de Farwell ainsi que certaines de ses présentations presse dont une qui présente le P-300 MEMER et «son degré presque infaillible de précision».

Selon Ika, cette histoire a été racontée à l’envers: c’est Farwell qui a menti. Ika déclare dit que la plupart des brevets de Farwell avaient expiré quand leur accord a été signé –et que Farwell le lui a dissimulé. En octobre 2013, Farwell a réaffecté les brevets (quasi expirés) octroyés à Brainwave Science à leur propriétaire original, une compagnie appelée American Scientific Innovations, dirigées par un de ses anciens camarades d’université de Seattle. (Ces brevets ont été depuis récupérés par une autre compagnie affiliée à Farwell.)

Ika affirme que Farwell n’avait pas la moindre autorité pour effectuer ce transfert et qu’il s’est faussement présenté eu bureau fédéral des brevets comme «un membre de la direction de la compagnie», afin de dérober de la propriété intellectuelle de Brainwave. Après avoir découvert ce transfert de brevets au mois de juillet, Ika déclare avoir appelé le FBI et mis un terme au contrat de consultant de Farwell.

Ika continue par ailleurs d’affirmer avoir signé des contrats d’empreintes cérébrales avec la police de Singapour et des policiers en Floride –même si ce dernier accord, au moins, s’est finalement terminé par une période de test gratuit. Aucune transaction financière n’a eu lieu et la technologie n’a jamais été utilisée. «Je vous ai dit la vérité sur M. Ika, et n’ai vraiment aucun intérêt à vous dire autre chose», m’a dit Farwell quand je lui ai fait part de ces accusations.

La réalité qui échappe

Les propos d’Ika sont des allégations mensongères, selon lui. L’accord original de 2012 n’aurait jamais été signé, dit-il, le transfert original des brevets n’était donc qu’une tentative frauduleuse de mettre la main sur ses inventions. Lui et sa société auraient par ailleurs reçu 49% et pas 45% comme le dit Ika, des parts de Brainwave; son contrat s’élevait à 11.000 dollars et pas 10.000 dollars.

À ce stade de mon enquête, ce que je croyais avoir compris de la vérité ne s’avérait plus, comme le dit Farwell, «qu’une petite portion de la réalité». Je n’avais absolument aucune idée de qui me mentait et jusqu’à quel point. Brainwave avait-il vraiment vendu sa technologie à Singapour? Le détecteur de mensonges de Brainwave fonctionnait-il réellement de la manière dont il était présenté dans les publicités? Et celui de Farwell? Qui détient ces brevets et en quoi le fait qu’ils ont expiré change-t-il la donne? Quel a été le rôle de Michael Flynn? Subu Kota a t’il vendu des secrets au KGB? Et tant qu’on y est, d’ailleurs, que savait vraiment Hillary Clinton de Benghazi?

Il serait en fait vraiment pas mal de poser des électrodes sur le cerveau de tous ces gens et de déterminer qui ment sur quoi grâce à cette fameuse technologie et d’ailleurs, c’est ce que Farwell a fini par me proposer. «On pourrait résoudre tout cela, me dit-il. Si chacun acceptait de passer un test d’empreintes cérébrales.» Un jour, peut-être. Quoi que l’on pense des inventions de Farwell, les récentes recherches universitaires sur la détection de mensonges par la P300 sont prometteuses. Une version du test développé à la Northwest University a par exemple obtenu une précision supérieure à 90% en laboratoire. En octobre 2016, un groupe de chercheurs indépendants en Hongrie est parvenu à reproduire cette expérience avec succès. Il est donc possible que nous trouvions le moyen d’utiliser nos ondes cérébrales pour trouver des indices.

Mais avant que cela soit possible, nous sommes tous ici, sur notre petit plan de conscience –où nous avons souvent l’impression que chacun peut construire sa réalité et même remporter de grands succès en s’appuyant sur ce qui se passe dans son cerveau.

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Publié par le 10 février 2017 dans général, Insolite, International, Politique, Sciences

 

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La baisse de l’offre d’or est inéluctable

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Comme je vous l’ai toujours duis, une pénurie d’or se développe – La semaine dernière, nous avons vu comment l’offre d’argent pourrait être fortement mise à mal si les Indiens poursuivaient leur rotation de l’or vers l’argent. Cette semaine, nous allons continuer de nous pencher sur l’offre, mais cette fois de l’or.

Le facteur inquiétant à propos de la crise de l’offre d’or qui arrive est qu’elle n’a pas besoin d’une force extérieure pour se produire. Elle est inscrite dans le marbre. Je déteste utiliser le mot « garanti », mais peu importe les développements du secteur à venir, la production d’or est en berne et peu de choses peuvent être faites pour renverser la tendance.

La première raison pour laquelle l’offre d’or tombera est que la production des mines est mûre pour une baisse. Les sociétés minières ne peuvent aisément ou rapidement augmenter la production même si le cours de l’or bondit, comme nous allons le voir. C’est quelque chose que je maîtrise assez bien, vu que j’ai travaillé dans le secteur minier en tant qu’analyste pendant un bon nombre d’années.

Si vous réduisez vos dépenses pour chercher de l’or, quelles sont les conséquences à votre avis ?

Les graphiques suivants dressent un tableau clair de ce qui s’est passé dans le secteur minier de l’or.

Lorsque le cours de l’or grimpait, les producteurs ont dépensé beaucoup d’argent pour l’exploration. Mais lorsque le cours s’est effondré, devinez quel poste a vu son budget baisser ? L’exploration fut l’un de ceux qui fut le plus réduit, car il s’agit d’une méthode simple pour abaisser rapidement les coûts lorsque vous gagnez moins d’argent.

exploration-ot-evolutionDepuis 2012, les sommes dépensées pour l’exploration et la recherche d’or ont baissé de 2/3. Il s’agit d’une baisse incroyable. Car évidemment, si vous dépensez moins de temps et d’argent pour trouver de l’or… vous en trouverez moins.

Voici la preuve. Même avant le massacre du cours de l’or, voyez la tendance des découvertes de gisements d’or durant la décennie précédente.

or-depots-decouvertesC’est incroyable, mais le nombre d’onces d’or découvertes pour les marchés par l’industrie minière a plongé de 85 % en seulement 10 ans.

Mais c’est encore pire que cela. Non seulement de nombreux producteurs ont baissé leur budget d’exploration, mais ils ont aussi dépensé moins pour le développement de nouveaux projets. En bref, cela signifie qu’ils n’ont pas construit l’infrastructure nécessaire pour produire plus de minerai, que ce soit sur des projets existants ou à venir. Même si le cours de l’or devait exploser demain, il leur faudra des années pour augmenter la production et être capable d’offrir davantage de métal au marché.

En raison de tout ceci, ainsi qu’un cours de l’or assez bas, la quantité de métal dont la production est rentable a chuté. Le mot « réserve » a des critères légaux bien définis, mais inutile de préciser qu’il se réfère à du minerai dont tout porte à croire qu’il contient la quantité d’or… estimée par la société qui possède ces réserves.

Soit, voyons ce qui s’est passé avec les réserves depuis 2011 :

reserves-orLes quantités d’onces qui peuvent être extraites à travers le monde ont chuté de plus d’un tiers depuis 2011. Clairement, dépenser moins d’argent pour trouver de l’or mène à une baisse de la production.

Cette tendance est également due en partie à ce qu’on appelle le « high grading »… la plupart des dépôts ont des filons qui possèdent une densité plus ou moins importante d’or. Habituellement, les gestionnaires mélangent les minerais afin d’obtenir un rendement à la tonne constant. Mais lorsque le cours de l’or a chuté comme une pierre d’une falaise, que pensez-vous que les gestionnaires ont fait ? Ils furent nombreux à exploiter les filons les plus riches des dépôts. Cela leur a permis de rester profitables malgré des prix en berne. La conséquence de cette pratique fut également d’épuiser plus rapidement les réserves, mais aussi de laisser sur le carreau les filons les moins riches en or, dont beaucoup sont devenus non rentables. Mélangés à des filons riches, ils étaient exploitables, mais maintenant que ces filons ont été épuisés, il ne sera pas intéressant de les exploiter. Une grande quantité de ce minerai ne sera pas rentable même à des prix plus élevés. Et même si c’était le cas, les sociétés minières seront très réticentes à l’idée d’investir pour récupérer du « low grade ».

On ne peut tout simplement pas échapper au fait que…

La production minière est en train d’atteindre un pic

Les chiffres définitifs pour 2016 ne sont pas encore sortis, mais la plupart des analystes s’accordent à dire que la production 2016 sera inférieure à celle de 2015. Si cette baisse devait se confirmer, le début de la baisse de la production d’or des mines aura démarré.

En admettant que ce ne soit pas le cas, il est virtuellement inévitable pour que cela démarre bientôt, comme le montrent les graphiques ci-dessus.

Tous les rapports des analystes que j’ai lus sur le sujet anticipent une baisse de la production d’or des mines dans les années à venir. Le moment auquel cela se produira est le seul point de désaccord. Ils mettent tous en exergue que les sous-investissements du secteur auront des conséquences durables.

Combien de temps cette pénurie durera ? Crédit Suisse estime que même si le cours de l’or rebondit, l’offre en 2022 sera, au mieux, inférieure de 4 % par rapport à 2015. BMO Capital Markets pense que l’offre des mines continuera de baisser au moins jusqu’en 2025. (…)

  • Voici un point intéressant à éclaircir : des cours de l’or plus élevés ne mettront-ils pas un terme à ces problèmes ? Non, pour plusieurs raisons :
  • Il faut des années pour lancer un projet de production. Même les projets sur une voie de garage ne peuvent reprendre la production rapidement. Il faut du temps et de l’argent, ainsi qu’une main-d’œuvre conséquente, pour augmenter l’exploration, trouver des dépôts rentables, les développer et démarrer la production commerciale.
  • Les dirigeants seront très hésitants à accroître significativement l’exploration et les coûts de développement. Pour ce faire, il faudra que le cours de l’or soit significativement plus élevé, et que cette hausse soit durable. Ils se sont brûlés durant ces dernières années, si bien qu’ils ne seront pas enclins à ouvrir le robinet jusqu’à ce que le cours de l’or soit plus élevé, et susceptible de le rester.
  • Même à un prix moyen de l’or à 1300 $ l’once, l’offre continuera de baisser. Chaque analyste propose en guise de coût moyen pour produire une once d’or un chiffre différent, mais les plus réputés parlent de 1200 $ l’once (ce chiffre inclut l’ensemble des coûts opérationnels des mines, il est donc plus élevé que les chiffres cités dans les rapports des sociétés minières). Quand on voit le cours actuel de l’or, quel profit pensez-vous que les sociétés minières dégagent ? Si la plupart des mines ne peuvent générer de profits lorsque l’or est au-dessus de 1200 $ l’once, combien pensez-vous qu’elles dépensent pour le développement de nouveaux projets et l’exploration ? Le secteur ne sera pas au point mort, mais on ne risque pas d’assister à une croissance digne de ce nom aux cours actuels.
  • Ceci est également vrai pour le recyclage. En général, cette source de l’offre a besoin de cours élevés pour encourager les recycleurs à travailler au maximum de leurs capacités. De nouveau, le secteur du recyclage de l’or ne mourra pas, mais il ne se développera pas sans un cours de l’or significativement plus élevé.

Le seul scénario qui pourrait renverser cette tendance est celui d’un monde qui atteindrait une véritable croissance économique et la stabilité. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je ne retiens pas ma respiration dans l’attente d’une telle éventualité. La dette mondiale, les problèmes des devises et de la fiscalité doivent être d’abord résolus. Difficile de voir comment cela pourrait être le cas sans une crise majeure (ou plutôt des crises, comme c’est plus probable).

Tout ceci nous mène donc à une conclusion inévitable :

Dites bonjour à la crise de l’offre

La baisse de l’offre minière est un facteur important, car il s’agit, et de loin, de la source la plus importante de métal frais arrivant sur le marché. Donc, si votre source numéro 1 baisse abruptement, et que l’on s’attend à ce qu’elle reste réduite pendant des années, cela aura évidemment des implications sur le métal disponible.

Et je ne pense pas que les arguments à propos de la quantité totale d’or disponible en surface changent quoi que ce soit. Oui, il y a une grande quantité d’or disponible en surface, oui la majorité de l’or produit durant l’histoire de l’humanité existe toujours, et il est aussi vrai que l’offre croît d’environ 1,5 % par an.

Mais lorsqu’il s’agit, pour vous et moi, d’acheter une pièce d’or, ces faits n’ont pas beaucoup d’importance. La majorité de cet « or à la surface » n’est simplement pas disponible.

  • Va-t-on démonter la chapelle Sixtine afin de pouvoir recycler son or en pièces ?
  • Va-t-on réduire le nombre d’ordinateurs et de téléphones que l’on fabrique ?
  • Va-t-on déterrer les cadavres des défunts qui avaient des dents en or ?

Rappelez-vous, les pièces et les lingots pour les investisseurs (cela exclut les achats des banques centrales et les bijoux en or en Inde) sont fabriqués avec environ 15 % seulement d’or « existant à la surface ». Le reste provient de la production minière, soit la grande majorité.

Et ne pensez pas que vous pourrez simplement acheter des lingots et des pièces produits auparavant. En toute logique, ils ne seront pas disponibles. Si les cours de l’or grimpent, les investisseurs ne vendront pas, ils achèteront. Cela réduira encore plus l’or d’investissement disponible.

Quel sera l’impact de cette crise de l’offre de l’or ?

L’offre d’or étant mûre pour décliner durant de nombreuses années, il y aura des conséquences. Bonnes ou mauvaises, cela dépend de si vous possédez déjà de l’or ou si vous souhaitez en acheter.

1. Le cours de l’or sera dopé rien que par ce fait, peu importe ce qui se passe à ce moment. En conjonction avec une crise financière, cette crise de l’offre aurait les conséquences que vous pouvez imaginer.

2. Les pièces et les lingots d’or seront de plus en plus difficiles à trouver, et de plus en plus chers. Les primes seront sans conteste plus élevées, les délais de livraison allongés tandis que le rationnement n’est pas à exclure.

3. Vendre son or durant une crise de l’offre permettra aux acheteurs de la première heure de maximiser leurs profits. Nous obtiendrons un magnifique prix de revente, nous récupérerons une grande partie de la prime que nous avons payée tandis que les acheteurs se bousculeront au portillon.

Vendre durant une ruée ? C’est la seule chose dans la vie qui me donne la chair de poule. Il est clair que si la crise de l’offre se matérialise telle que prédite par les analystes, vous serez récompensés si vous êtes déjà positionné ou vous aurez de gros regrets si vous ne l’avez pas fait. (…)

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Publié par le 1 février 2017 dans général, or et argent métal

 

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« Monnaicide » , la destruction programmée planifiée de vos épargnes et de votre liberté

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Bonjour à tous ! Comme je vous l’ai expliqué , Le « Deep state » n’est pas « l’establishment »  (bien que tous les deux soient liés) . Oui, nous subissons une forme de « monnaicide » (cf par exemple mon dernier papier : À Davos, les élites poussent encore et toujours pour le bannissement du cash (Infographie)  – j’en parle souvent .   

« Monnaicide » , la destruction programmée planifiée de vos épargnes et de votre liberté :

Stewart Dougherty est de retour comme contributeur, et je crois qu’il s’agit, à date, de son meilleur travail. Je veux partager avec vous quelques-unes de ses pensées, exprimées à travers nos échanges de mails :

Je suis d’accord avec ce que vous m’avez écrit au sujet de l’or qui devrait exploser à la hausse cette année. Les conditions n’ont jamais été aussi bonnes, pour plusieurs raisons. J’espère qu’il triomphera enfin, et une fois pour toutes, des manipulateurs qui s’efforcent de garder son prix bas. 

Je continue de penser que l’élimination du cash (l’argent liquide) est la question la plus importante. Il s’agit d’une fraude aux proportions épiques, et ses répercussions sont sombres et troublantes. Je reviens souvent sur ce sujet, mais c’est parce que cela me semble être très, très important. Parfois, il faut répéter les choses cinq fois avant que les gens ne disent « oui, c’est important, je devrais y faire quelque chose. » Si les gens décident d’y « faire quelque chose », ils vont réaliser que leurs options sont limitées. L’or en est une des rares. La demande pour l’or exploserait si les gens comprenaient enfin pourquoi il faut s’en procurer dès maintenant. Je me sens un peu comme Don Quichotte, mais je crois aussi que la digue qui empêche cette prise de conscience va bientôt céder, ce qui pourrait provoquer un déluge de nouvelles consciences populaires et d’actions.

Après une décennie d’analyses très détaillées et psychologiquement difficiles, le Dr. Rudolph Rummel a déterminé que les gouvernements, au 20ème siècle, avaient tué 262 millions de leurs propres citoyens. Cela s’additionne au près de 40 millions de soldats tués au combat au cours du même siècle, dans des guerres menées par les gouvernements. En tout, les gouvernements sont responsables des meurtres de 300 millions de personnes, rien que dans les années 1900.

Rummel a inventé un terme pour ce massacre : « démocide », qu’il a défini comme « le meurtre d’une personne ou d’une population par un gouvernement, y compris le génocide, le politicide, et les exécutions de masse ».

Il a conclu que la cause première de cette tuerie « démocidale » était l’accoutumance au pouvoir et l’abus de pouvoir. En reformulant la célèbre citation de Lord Acton (« Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument »), Rummel a dit : « Le pouvoir tue; le pouvoir absolu tue absolument. »

En résumant ce qu’il avait appris de sa recherche sur le problème récurrent des massacres commis par les gouvernements, il a écrit : « Le problème, c’est le pouvoir. La solution, c’est la démocratie. Le chemin à suivre est de favoriser la liberté. »

La semaine dernière, à Davos, en Suisse, une petite clique de gens riches et puissants se sont réunis pour affiner et faire progresser leur plan de commandement, de contrôle et d’exploitation de l’humanité, dont l’objectif premier est de détruire la liberté humaine.

Malgré les coups de semonce d’une populace de plus en plus pillée et dégoûtée, il était clair que l’élite de Davos n’a pas entendu ou ressenti quoi que ce soit. Ils mettent les pleins gaz dans la mise en œuvre du projet visant à augmenter leur contrôle et leurs profits au détriment des pauvres citoyens du monde.

Un des principes au cœur de l’analyse inférentielle, une méthodologie de prévision que nous avons développée et que nous utilisons, est que tous les événements représentent des forces vitales en action. Toutes les forces vitales cherchent constamment à devenir plus fortes, à élargir leur portée et à atteindre des positions dominantes. Ces forces ne veulent pas seulement survivre – elles cherchent à prévaloir.

Pour illustrer, l’avarice n’est pas qu’une soif insatiable pour l’argent affichée par certaines personnes; il s’agit d’une force vitale fondamentale qui anime ces personnes, qui en sont les hôtes. L’avarice recherche constamment de nouveaux ambassadeurs qui la transporteront vers de nouveaux sommets de réussite. Occasionnellement, l’avarice touche le gros lot en tombant sur des hôtes particulièrement talentueux, capables d’élargir considérablement son domaine. Par exemple les gens qui créent des caisses noires, qu’ils appellent « fondations », afin de voler l’argent destiné aux plus pauvres de la planète, comme les Haïtiens. Les fous criminels sont d’excellents véhicules pour les forces vitales du mal, comme l’avarice.

Le Dr. Rummel a prouvé que le génocide est une autre force vitale qui cherche constamment à gravir de nouveaux échelons et à s’emparer de nouveaux territoires. Le génocide, qui est loin d’être fait avec humanité, sait instinctivement, comme toutes les forces vitales, qu’il doit s’adapter, se moderniser et se transformer, pour avoir encore plus de succès, avec le temps.

Le génocide sait qu’il a de grands souliers à chausser au 21ème siècle s’il veut dépasser les réussites remarquables du siècle dernier – plus de 262 millions de personnes assassinées. Tandis qu’Obama a fait tout son possible pour détruire les relations des États-Unis et déclencher des hostilités avec la Russie et la Chine, et que Merkel fait de son mieux pour orchestrer le massacre de la civilisation en Allemagne et à travers l’Europe, Xi n’est pas Mao, et Poutine n’est pas Staline. Le génocide se demande : « D’où tous les morts sont-ils supposés venir dans les 83 prochaines années, si je veux dépasser le record du siècle dernier ? »

Les forces vitales feront tout ce qu’elles doivent pour inventer de nouvelles stratégies, créer de nouvelles formes, conquérir de nouveaux territoires et établir de nouveaux records. Elles sont des modèles d’évolution. Fidèle à son instinct pour l’excellence, le génocide évolue actuellement sous nos yeux, et il n’y a qu’à regarder pour s’en rendre compte.

Le génocide a réalisé que ses opportunités destructrices dans ce monde sont bien plus grandes qu’il ne l’avait imaginé. Il comprend maintenant que l’extermination des humains ne constitue pas sa seule forme d’expression. Il peut annihiler quelque chose de mieux, encore : la liberté humaine, une cible plus grosse, plus facile à détruire. Il en est arrivé à la conviction profonde qu’il est impossible pour les gens d’être libres s’ils sont des esclaves financiers. Cet esclavage financier peut se déployer à grande échelle si les gens croulent sous les dettes, dépendent entièrement des banquiers et sont systématiquement appauvris, sans aucun moyen d’y échapper. Le génocide a compris que l’esclavage du 21ème siècle sera numérique, et il se montre très enthousiaste quant à son avenir.

À Davos, les oligarques de l’État profond (Deep State) ont intensifié leurs efforts en vue de l’élimination du cash. Ils ont recruté de nouveaux complices pour promouvoir leur plan, incluant Dan Schulman, président de PayPal, et Joseph Stiglitz, de la Columbia University et prix Nobel. Ils ont rejoints d’autres membres de l’État profond qui promeuvent une société sans-cash depuis un certain temps, comme Lawrence Summers et Kenneth Rogoff, du Groupe des 30, qui étaient tous les deux à Davos.

Un système de paiement numérique international, oligopolistique, constitue la clé de voûte du plan mondialiste du Deep State, et est une condition préalable à la mise en œuvre d’une gouvernance transnationale et d’un contrôle total, avec profits à la clé. Les oligarques réalisent que s’ils peuvent prendre le contrôle de la monnaie, ils pourront alors contrôler les gens. Ainsi, ils s’évertuent encore plus qu’avant à promouvoir leur plan, avant que les gens n’en réalisent l’intention extraordinairement malsaine et les implications, et ne se soulèvent pour le rejeter.

À nos yeux, le plan visant à éliminer le cash, c’est le génocide qui souhaite s’approprier le 21ème siècle, en utilisant un hôte encore plus puissant que les gouvernements : les oligarques de l’État profond qui les ont achetés et qui les contrôlent. C’est comme si le génocide lançait un nouveau produit. Nous l’avons nommé « monnaicide » (« currecide » en anglais), pour meurtre de masse des monnaies. Mais cela ne s’arrêtera pas là. Le « monnaicide » provoquera la destruction de l’épargne des gens et avec, de leur liberté.

Ce « monnaicide » est la fraude la plus néfaste, étendue et potentiellement profitable jamais commise contre les peuples. Le plan est simple, et s’il réussit, il génèrera des rendements astronomiques pour les membres du Deep State qui le mettent en place : piéger l’argent des gens dans leurs institutions financières, puis les piller systématiquement avec des taux d’intérêt négatifs, des frais de transactions, et des coûts bancaires mensuels et annuels en constante augmentation. Lorsque les gens auront vu leur épargne disparaître, ils seront forcés de se tourner vers les banques pour des prêts, et les frais d’intérêt ajoutés à leurs dettes les appauvriront encore plus, dans un cercle vicieux qui se nourrit lui-même.

Le timing de ce « monnaicide » est mortel, financièrement, pour les gens, parce qu’il arrive au moment où les fonds de pension et les programmes sociaux gouvernementaux se dirigent vers la faillite. Ainsi, les épargnes des gens seront attaquées au moment où ils en auront le plus besoin pour survivre.

Le « monnaicide » aboutira à l’instauration d’une forme de taxation entièrement nouvelle et progressive : la taxe financière. L’argent généré par ces taxes financières ne coulera pas vers les gouvernements; il ira vers les propriétaires de ces gouvernements : les banquiers et les oligarques de l’État profond. En plus de  « rendre à César », les gens devront « rendre à Mammon ».

L’intérêt financier personnel des promoteurs de l’élimination du cash est évident. PayPal est dans les paiements numériques, donc un système de paiement oligopole enrichira Schulman personnellement. Summers, lui, est directeur de Lending Club (monnaie numérique), ainsi qu’un « consultant senior » pour Digital Currency Group (monnaie numérique). Lui aussi s’attend à profiter du « monnaicide ». Presque tous ceux qui militent pour l’élimination du cash font du conseil pour les banques, ou sont financés par elles, les orchestratrices et bénéficiaires de la fraude. Toute cette promotion est tissée d’intérêts personnels, d’avarice et, surtout, de soif de pouvoir, ce contre quoi Rummel nous a si bien averti.

Il n’a fallu que sept jours après l’annonce surprise du premier ministre indien, Narendra Modi, de démonétiser 86% du cash de l’Inde, avant que Bill Gates, l’homme le plus riche de la planète avec 92 milliards $, ne se pointe à New Delhi. Il rencontra Modi et le félicita pour son acte, malgré le fait que cela créa une catastrophe financière sans précédent et de la misère pour des centaines de millions d’Indiens. Gates parla d’une « initiative courageuse du gouvernement ».

Selon la BBC, Gates a pressé Modi de laisser les compagnies de téléphonie mobile pénétrer le marché du financement à la consommation. Dans un discours, Bill Gate a dit : « … ces services (numériques financiers) peuvent transformer votre téléphone mobile en une sorte d’agence bancaire numérique, vous permettant de payer pour des biens et services, de transférer de l’argent et même d’obtenir un prêt en un simple clic… Un mouvement vers le domaine numérique (en d’autres mots, l’élimination ultime du cash, une mine d’or potentielle pour Microsoft, que Bill Gates défend depuis longtemps) coupera les coûts de transactions, permettra aux gouvernements de payer les bénéfices directement aux personnes qui en ont besoin, et rendra le crédit plus facile et moins coûteux pour tout le monde. »

Grâce à Bill Gates, le plan du Deep State est clair : premièrement, rendre des centaines de millions de citoyens supplémentaires accros à la drogue dispendieuse et toxique qu’ils vendent : la dette. C’est ce qu’il voulait dire quand il dit qu’un système financier numérique, sans cash, permettrait aux gens « d’obtenir un prêt en un simple clic, » et de « rendre le crédit plus accessible et moins coûteux pour tout le monde. » Avec les citoyens occidentaux étouffés par la dette, l’État profond doit élargir ses horizons, et Gates apporte sa contribution. Deuxièmement : piéger l’argent des gens dans le système bancaire, sans possibilité de retirer du cash. Troisièmement : numériser les besoins vitaux de l’humanité (comme l’argent) afin de s’octroyer un contrôle maximal et rendre possible la « désactivation » des fauteurs de troubles qui n’adhèrent pas au projet mondialiste qui leur est imposé.

Ce « monnaicide » planifié constitue la preuve irréfutable que ce sont les oligarques de l’État profond, et non les gouvernements, qui ont le contrôle. Il n’y a pas un seul représentant élu au Congrès, à ce que l’on sache, qui a fait campagne pour l’élimination du cash. À notre connaissance, les membres du Congrès ont été silencieux sur ce sujet. Le plan d’une société sans argent liquide ne vient pas du peuple ou de leurs représentants. Il vient des banquiers du Deep State qui entendent bien faire fortune avec lui, aux dépens de l’indépendance financière des gens et de leur liberté personnelle.

Pour protéger votre argent et votre liberté, vous devez posséder des actifs réels qui ont traversé le temps. Il existe très peu de façons de le faire, et vos options actuelles n’existeront pas toujours. L’offre pour les choses qui pourront vous protéger est largement insuffisante pour satisfaire la forte demande qui se profile. Nous le disons et le redisons, parce que c’est tellement important. À travers nos recherches, nous ne voyons pas de menace plus sérieuse pour les gens que ce « monnaicide », étant donné sa conception foncièrement malsaine et ses répercussions destructives, s’il se concrétisait. Selon nous, l’or et l’argent peuvent vous protéger comme peu d’autres choses le peuvent. Nous vous prions de faire attention au biais de normalité, qui nous dit qu’il n’y a pas urgence à agir, parce que le système, dans le fond, tient toujours, jusqu’à présent, et qu’il tiendra donc toujours. Le biais de normalité, une force psychologique puissante, peut nous mettre en situation de risque extrême. Nous espérons que vous envisagerez sérieusement d’agir maintenant, tant que vous le pouvez, et ignorerez les sirènes du biais de la normalité. Nous écrivons pour informer et, nous l’espérons, aider les gens. Nous ne sommes pas des vendeurs de métaux précieux, des courtiers en valeurs mobilières ou des conseillers financiers, et nous ne recevons aucune compensation, quelle qu’elle soit, pour ce nous vous rapportons ou vous suggérons.

 
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Publié par le 30 janvier 2017 dans économie, général, International, or et argent métal

 

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