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Expulsions de diplomates russes : Moscou dénonce une «provocation» et promet « une réponse symétrique »

Expulsions de diplomates russes : Moscou dénonce une «provocation» et promet une réponse symétrique 
Une fois de plus la tension n’en fini pas de monter entre les Russes et l’occident . La confrontation s’étend sur tout les terrains possibles et imaginables . Où et comment est ce que ça va se terminer ??? Poutine est déterminé à aller au bout et à gagner cette nouvelle guerre froide. L’arrivée de Trump,empêtré dans le scandale de l’influence Russe sur les élections US, n’aura finalement rien changé  . Bien au contraire ……. Z 

Après l’annonce par 21 Etats de l’expulsion de plus de 100 diplomates russes, Moscou n’a pas tardé à réagir, regrettant un signal inamical envoyé par l’Occident. Des mesures russes de rétorsion sont prévues.

La Russie regrette la décision de gouvernements occidentaux, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, d’expulser des diplomates russes, en raison de l’empoisonnement de l’ex agent-double russe Sergueï Skripal sur le sol britannique. Réaffirmant son innocence dans cette affaire, Moscou a déclaré le 26 mars par la voix du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, que la réponse russe à ces décisions serait basée sur le principe de la réciprocité. «Nous regrettons cette décision qu’ils expliquent par la prétendue affaire Skripal. Nous l’avons déjà dit et nous le répétons : la Russie n’a jamais eu et n’a rien à voir avec cette affaire», a ainsi fait savoir le porte-parole du Kremlin.

Il a également fait savoir que ce serait le président Vladimir Poutine qui prendrait une décision définitive, quant à la forme précise des mesures de rétorsion.

Le ministère russe des Affaires étrangères a en outre qualifié de «provocation» ces expulsions de diplomates, les décrivant comme une décision inamicale de la part des Occidentaux. Dans un communiqué, la diplomatie russe a affirmé que les pays en question faisaient ainsi le jeu de Londres, qui «a pris de facto une position fondée sur des préjugés, biaisée et hypocrite, produisant des accusations infondées contre la Fédération de Russie, sans explications sur ce qui s’est passé et en refusant la coopération». La «solidarité» exprimée par les pays occidentaux vis-à-vis de Londres «nuit à l’enquête» sur l’affaire Skripal et contredit le droit international, selon le ministère russe.

La Russie réaffirme par ailleurs qu’elle souhaite «connaître la vérité sur l’empoisonnement des citoyens russes [l’ex-agent double et sa fille] sur le sol britannique». «Malgré nos demandes répétées à Londres, la partie russe n’a obtenu [du Royaume-Uni] aucune information sur l’affaire. Les alliés des Britanniques ont agi sans disposer de données objectives et exhaustives, et suivent aveuglément les principes de l’unité euro-atlantique, défiant le bon sens, les principes du dialogue civilisé entre les Etats et le droit international», a enfin regretté la diplomatie russe, ajoutant qu’un «mouvement aussi hostile» de la part de ces pays ne resterait pas sans réponse.

Ambassadeur russe à Paris : «Nous sommes profondément déçus»

En ce qui concerne le cas précis de la France, l’ambassadeur de Russie à Paris, Alexeï Mechkov, a déclaré que les Russes étaient «profondément déçus de cette initiative de la part de [leurs] collègues français ». Cette décision d’expulser des diplomates a été prise, selon lui, «sans avoir attendu les résultats de l’enquête» sur l’affaire Skripal. Qualifiant l’accusation britannique, sur laquelle se fondent les pays occidentaux, de «provocation sale», l’ambassadeur a affirmé que la Fédération de Russie se réservait le droit de répondre de façon adéquate.

Les relations russo-américaines au plus bas

Concernant le cas des diplomates russes expulsés des Etats-Unis, une source du ministère des Affaires étrangères russes citée par l’agence RIA a déclaré, plus tôt dans la journée : «La réponse sera symétrique, nous y travaillerons dans les prochains jours et nous répondrons tour à tour à chaque pays.»

En outre,à Washington, l’ambassadeur de Russie, a déclaré que la décision américaine d’expulser des diplomates russes était «injustifiée» et qu’elle aggravait, encore, les relations russo-américaines. Anatoly Antonov a également regretté que les Etats-Unis ne semblent comprendre que la force, selon l’agence RIA.

19 Etats occidentaux ont décidé le 26 mars d’expulser plus de 100 diplomates russes, en lien avec l’affaire Skripal. Londres a désigné Moscou le 14 mars comme étant responsable de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal le 4 mars, à Salisbury. Le Royaume-Uni avait alors décidé d’expulser 23 diplomates russes et annoncé le gel des relations bilatérales. La Russie, qui clame son innocence et accuse Londres de ne «pas vouloir entendre les réponses», avait ordonné en représailles l’expulsion de diplomates britanniques et la fin des activités du British Council sur son territoire. Le 23 mars, les 28 pays de l’Union Européenne, emboîtant le pas au Royaume-Uni, avaient à leur tour jugé «très probable» la culpabilité de la Russie, bien que certains pays comme l’Italie ou la Grèce ont tenu à exprimer une position plus tempérée.

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Publié par le 27 mars 2018 dans général, International, Politique

 

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Des espions de la DGSE identifiés à cause de l’appli sportive Strava

Un officier de sécurité au QG de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), à Paris le 4 juin 2015

L’application, qui géolocalise les parcours des courses de ses utilisateurs, a permis d’identifier des espions français, leur lieu de travail et leurs planques en opération.

L’état-major français des armées avait déjà pris le « problème Strava » au sérieux, mais il n’avait peut-être pas mesuré l’étendue des dégâts. En janvier dernier, les cartes issues des données de l’application de course à pied ou vélo, Strava, qui permet notamment de géolocaliser les courses des joggeurs, ont été mises en ligne. Depuis, ces données ont révélé que des soldats américains en zone de conflit, mais aussi des soldats français, faisaient leurs footings autour de leurs bases, parfois secrètes, révélant ainsi leur position.

L’armée française, si elle s’était montrée rassurante en affirmant « qu’aucune installation secrète n’a été révélée », avait tout de même rappelé à ses soldats imprudents que la « désactivation des fonctions de géolocalisation et de GPS » était une règle de sécurité élémentaire. Mais selon le Canard enchaîné, dans son édition du 21 février, l’état-major n’a apparemment pas été assez clair.

La course du pied nickelé

Certains militaires auraient choisi d’ignorer ces avertissements. Parmi eux, certains agents de la très secrète Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), qui ont pu être identifiés et suivis à la trace, rapporte l’hebdomadaire satirique. « Certains espions sont benoîtement restés branchés » après les avertissements du ministère de la Défense, et « vu les tracés cartographiques ultra-précis de l’application, il était alors facile de repérer les joggeurs qui, le midi, quittaient et regagnaient en petites foules des sites appartenant à la DGSE », écrit le Canard.

Et si ces espions ont cru qu’utiliser un pseudo sur Strava protégerait, ils ont fait preuve d’une naïveté incompréhensible de la part d’agents dont la paranoïa est normalement un art. Comme l’explique l’hebdomadaire, certains enregistraient tous leurs footings, même ceux accomplis lors de compétitions officielles, comme le marathon de Paris, auxquelles ils s’inscrivaient sous… Leur vrai nom.

La planque irakienne (et secrète) de l’espion joggeur

Et comme les résultats de ces épreuves sont disponibles sur Internet, il suffisait de les comparer avec les données publiques de Strava pour découvrir qui se cache derrière quel pseudo. « Ce n’est pas Le bureau des légendes, mais OSS 117« , se moque Le Canard Enchaîné, qui a pu identifier « un agent qui a pris comme couverture le nom d’un personnage de dessin animé ».

Grâce à l’exploitation des informations laissées en ligne -notamment sur Facebook- sous son vrai nom et ses informations géolocalisées laissées en ligne par Strava, les journalistes du Canard ont pu reconstituer « l’environnement familial et professionnel » de cet espion imprudent. L’identité de sa femme, très loquace sur Facebook, a été trouvée, le footing autour du domicile de sa mère a permis d’identifier son adresse, comme ceux effectués le week-end à laisser deviner son domicile en Île-de-France.

Pire encore, l’agent en question, visiblement avide de suivre ses performances sportives en toutes circonstances, s’est servi de son application Strava alors qu’il était en mission en Irak. « Un mois durant, sa planque dans un bâtiment en Irak était aisément géo-localisable », alerte l’hebdomadaireHeureusement pour lui, les terroristes de Daech n’ont apparemment pas été aussi assidus que le Canard.

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Publié par le 23 février 2018 dans général, Insolite

 

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Qui sera le premier producteur de ressources énergétiques en 2040 ?

Qui sera le premier producteur de ressources énergétiques en 2040 ?

Et le vainqueur sera… roulement de tambour… la Russie, largement devant l’Arabie Saoudite dont les puits sont presque tous à sec et qui seront définitivement vides en 2030.

Selon les évaluations des analystes de BP, la Russie restera le premier producteur mondial de ressources énergétiques à l’horizon 2040, alors que l’Europe sera davantage dépendante des livraisons de gaz russe.

En dépit d’une certaine diminution de sa part dans la production mondiale de ressources énergétiques prévue pour 2040, la Russie conservera sa première place dans le domaine, estiment les analystes du groupe BP dans un rapport publié mardi.

Selon leurs évaluations, d’ici 2040, la consommation de gaz en Europe augmentera, ce qui entraînera également une hausse des importations. Le vieux continent sera ainsi davantage dépendant des livraisons de gaz russe, dont la part dans l’ensemble des importations européennes passera d’un tiers à 50 %.

À l’horizon 2040, la Russie devrait détenir 14 % du marché mondial des hydrocarbures, estiment les analystes de BP. Malgré une hausse de la production d’énergie alternative, le gaz naturel restera le principal combustible dans le monde (près de 50 %), alors que la part du pétrole augmentera de 22 % actuellement à 26 %, et que celle du charbon baissera jusqu’à 8 %.

Selon les derniers rapports du Service fédéral russe des statistiques (Rosstat), en janvier 2018, la Russie a produit près de 58 milliards de mètres cubes de gaz et 46,7 millions de tonnes de pétrole.

Charles SANNAT

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Publié par le 23 février 2018 dans économie, Climat - Environnement, général, International

 

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Des scientifiques sonnent l’alarme : Le champ magnétique de la Terre se déplace, le retournement de pôle pourrait être imminent…

Le champ magnétique de la Terre se déplace, les pôles peuvent basculer: « Ça pourrait mal tourner ».
« Le bouclier qui protège la Terre du rayonnement solaire est attaqué de l’intérieur, nous ne pouvons pas l’empêcher, mais nous devons nous préparer … » est le sous-titre sinistre d’un nouveau rapport inquiétant qui montre que les scientifiques du monde entier craignent que le champ magnétique terrestre se déplace, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour l’humanité.

« Quand les pôles changent de place, les conséquences pour l’infrastructure électrique et électronique qui gère la civilisation seront désastreuses. La question est: quand cela arrivera-t-il? »

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Comme le note Mac Slavo de SHTFplan.com, des scientifiques de l’Université du Colorado à Boulder sonnent l’alarme que les pôles magnétiques de la Terre montrent des signes d’inversion. Bien que l’inversion des pôles, en soi, ne soit pas sans précédent, les vents solaires qui feraient disparaître le réseau électrique et rendraient certaines parties du globe inhabitables pourraient causer des désastres généralisés.

La Terre a un noyau en fusion intense qui génère un champ magnétique capable de défendre notre planète contre les vents solaires dévastateurs. Ce champ magnétique est vital pour la vie sur Terre et s’est affaibli de 15% au cours des 200 dernières années. Ce champ de protection agit comme un bouclier contre le rayonnement solaire nocif et s’étend sur des milliers de kilomètres dans l’espace et son magnétisme affecte tout, de la communication mondiale aux réseaux électriques.

Historiquement, les pôles magnétiques Nord et Sud de la Terre ont basculé tous les 200 000 ou 300 000 ans. Cependant, la dernière fois c’était il y a environ 780 000 ans, ce qui signifie que notre planète est en retard.  Les dernières données satellitaires, issues du trio Swarm de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), qui surveille le champ magnétique de la Terre, suggèrent qu’un retournement de pôle pourrait être imminent.   Les satellites permettent aux chercheurs d’étudier les changements qui se produisent au cœur de la Terre, là où le champ magnétique est généré. Leurs observations suggèrent que le fer fondu et le nickel drainent l’énergie du noyau de la Terre près de l’endroit où le champ magnétique est généré. Bien que les scientifiques ne sachent pas exactement pourquoi cela se produit, ils le décrivent comme une «activité agitée» qui suggère que le champ magnétique se prépare à s’inverser.

Les signes d’inversion des pôles de la Terre sont également évidents pour Daniel Baker, qui dit que cela dévasterait le réseau électrique. Si un changement se produit, nous serions probablement exposés à des vents solaires capables de percer des trous dans la couche d’ozoneDans un nouveau rapport, Baker, qui est le directeur du Laboratoire de physique atmosphérique et spatiale à l’Université du Colorado à Boulder, affirme que si ce renversement se produit, il est susceptible de rendre certaines régions de la planète « inhabitables » par destruction du réseau électrique.

Les commentaires de Baker ont été faits dans un rapport détaillé d’Undark  écrit par Alanna Mitchell, qui a publié un nouveau livre sur le sujet intitulé « L’aimant rotatif: la force électromagnétique qui a créé le monde moderne et pourrait le détruire. »

«Les dangers: des flux dévastateurs de particules du soleil, des rayons cosmiques galactiques et des rayons ultraviolets B, rajoutés à une couche d’ozone endommagée par les radiations, pour ne citer que quelques-unes des forces invisibles qui pourraient blesser ou tuer des créatures vivantes ».

 « C’est une affaire sérieuse », a déclaré Richard Holme, professeur des sciences de la terre, de l’océan et de l’écologie à l’université de Liverpool, à MailOnline.

« Imaginez un instant que votre alimentation électrique tombe en panne pendant quelques mois – il y a très peu de travaux sans électricité de nos jours. »

« Pas de lumière. Pas d’ordinateurs. Pas de portable. Même tirer la chasse d’eau des toilettes ou remplir le réservoir d’essence d’une voiture serait impossible. Et ce ne serait que le début. »

Les chercheurs prédisent que dans le cas d’une inversion, chaque année, cent mille personnes mourraient des niveaux accrus de rayonnement spatial. Le rayonnement au niveau du sol augmenterait tellement que certaines estimations suggèrent que l’exposition globale au rayonnement cosmique doublerait, provoquant plus de décès dus au cancer. « La radiation pourrait être 3-5 fois plus grande que celle des trous d’ozone artificiels. En outre, les trous d’ozone seraient plus grands et plus durables « , a déclaré D. Colin Forsyth du Mullard Space Science Laboratory à l’UCL.

 Zero hedge  via RI

 
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Publié par le 4 février 2018 dans Climat - Environnement, général, Sciences

 

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Documentaire accablant sur l’aluminium vaccinal de l’association E3M

L’aluminium utilisé comme adjuvant dans les vaccins est toxique. Il peut provoquer des maladies graves et invalidantes. Le film « L’ALUMINIUM, LES VACCINS ET LES 2 LAPINS… », réalisé par Marie-Ange Poyet, donne pour la première fois la parole aux victimes, à des scientifiques, des journalistes, des politiques et une historienne.

Ce film est co-produit par l’association E3M et Entre2Prises. Il a fait l’objet d’un financement participatif grâce au soutien de 400 donateurs.

 

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Les États-Unis vont mettre sur pied une «force frontalière» de 30.000 soldats en Syrie

Les États-Unis vont mettre sur pied une «force frontalière» de 30.000 soldats en Syrie (WSWS)

Dans un geste provocateur qui a immédiatement alimenté les tensions avec la Turquie et la Russie, les États-Unis ont annoncé le week-end dernier la mise sur pied d’une Force de sécurité frontalière (FSF) (Border Security Force – BSF) de 30.000 soldats qui sera déployée depuis les enclaves sous le contrôle des forces par procuration qu’ils appuient en Syrie pour renverser le gouvernement syrien de Bachar al-Assad. La FSF sera dominée par les combattants des unités de protection du peuple kurde (YPG) qui auront à leurs côtés des éléments de diverses milices islamistes.

 

Après avoir proclamé la défaite de l’État islamique en Irak et en Syrie (EIIS), Washington n’a pas l’intention de quitter la Syrie. Les États-Unis sont déterminés à se tailler une part du territoire à partir duquel poursuivre leur objectif d’éviction d’Assad. Ce geste va non seulement intensifier la guerre civile en Syrie, mais va aussi amener les États-Unis en conflit direct avec la Russie et l’Iran, qui soutiennent le régime d’Assad, ainsi que la Turquie, qui considère les YPG comme une menace militaire directe.

Le colonel Thomas Veale, porte-parole de la coalition dirigée par les États-Unis contre l’État islamique, a annoncé que les 15.000 soldats des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis formeraient le noyau de la nouvelle armée: «Actuellement, il y a environ 230 recrues qui s’entraînent dans la classe inaugurale de la FSF, et notre objectif est de mettre sur pied une force finale d’environ 30.000 soldats.»

Témoignant devant le Comité des relations extérieures du Sénat jeudi dernier, le secrétaire d’État américain par intérim pour les Affaires du Proche-Orient, David Satterfield, a révélé que les objectifs de l’administration Trump, au-delà de la suppression de l’État islamique, sont de renforcer les FDS au nord et au nord-est de la Syrie afin de continuer de contrer l’influence de l’Iran.

La guerre contre l’EI a toujours été un prétexte pour faire avancer les plans américains de changement de régime à Damas en tant que moyen de combattre l’influence iranienne et russe en Syrie. Loin de détruire l’EI, les États-Unis, avec leurs 2000 soldats en Syrie et leurs forces de procuration locales, ont en fait protégé des milliers de combattants armés de l’État islamique. Selon la Russie, ces combattants de l’État islamique sont maintenant entrainés et intégrés dans les forces anti-Assad.

Pressé d’expliquer pourquoi la présence des forces américaines est maintenue en Syrie, Satterfield s’est échappé: «Nous sommes profondément préoccupés par les activités de l’Iran et la capacité de ce pays de renforcer ses activités grâce à une plus grande capacité de transport de matériel en Syrie.» Autrement dit, l’administration Trump se prépare à mener une guerre en Syrie pour évincer Assad, qui est allié de Téhéran – une guerre qui pourrait facilement déborder en un conflit plus vaste avec l’Iran, et potentiellement même la Russie.

Parallèlement, les États-Unis sont confrontés à une éventuelle action militaire turque qui pourrait faire voler en éclat tout plan d’établissement d’une zone proaméricaine en Syrie. Leur allié de l’OTAN qu’est la Turquie est profondément préoccupé par les liens entre les YPG et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) séparatiste, un parti qu’elle qualifie de groupe terroriste et qu’elle cherche depuis longtemps à réprimer. Il y a trois mois, les troupes turques ont franchi la frontière syrienne à proximité de l’enclave d’Idlib, contrôlée par les YPG, dans le nord de la Syrie.

Ibrahim Kalin, porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan, a accusé les États-Unis ce week-end de «prendre des mesures inquiétantes pour légitimer cette organisation [les YPG] afin qu’elle puisse prendre racine dans la région». Il a lancé comme mise en garde: «C’est absolument hors de question.» La Turquie «va continuer sa lutte contre toute organisation terroriste, quels que soient son nom et sa forme, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.»

M. Erdogan a condamné le soutien américain aux YPG en déclarant ce week-end: «Les États-Unis ont envoyé 4900 camions d’armes en Syrie. Nous le savons. Des alliés, ça n’agit pas ainsi.» Lors d’un rassemblement lundi, il a réitéré sa détermination à «vaincre» la milice kurde. «Nous avons terminé nos préparatifs, a-t-il déclaré. Des opérations peuvent commencer n’importe quand.» Erdogan a accusé les États-Unis de «créer une armée terroriste à nos frontières, ajoutant: ce que nous devons faire, c’est étouffer cette armée terroriste dans l’œuf.»

Le gouvernement syrien pour sa part a dénoncé le projet de mise sur pied d’une force frontalière proaméricaine comme une «attaque flagrante» contre la souveraineté de son pays. L’agence de presse officielle syrienne SANA a cité un porte-parole du ministère des Affaires étrangères insistant sur le fait que l’Armée syrienne était déterminée à déjouer la conspiration américaine et à mettre fin à la présence des États-Unis, de leurs agents et de leurs pions en Syrie, en vue de préserver la souveraineté du pays.»

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a quant à lui accusé hier les États-Unis de vouloir diviser la Syrie, déclarant qu’ils «ne veulent pas garder la Syrie en tant qu’État avec ses frontières actuelles», et que Washington aidait «les Forces démocratiques syriennes à établir des zones de sécurité frontalière.»
Lavrov a déclaré: «Cela veut dire que de vastes étendues de territoire le long de la frontière avec la Turquie et l’Irak se retrouveraient isolées. On parle ici des territoires à l’est de l’Euphrate, où les relations sont déjà tendues entre les Kurdes et les Arabes. Il est à craindre que les États-Unis poursuivent une politique de morcellement visant à démanteler la Syrie.»

Vladimir Chmanov, président de la commission de la défense à la Douma d’État russe, a annoncé que la Russie comptait réagir à la mise sur pied de cette force frontalière prévue en Syrie. Celle-ci «est en confrontation directe [avec les intérêts de la Russie] et nous et nos collègues prendrons certainement des mesures pour stabiliser la situation en Syrie», a-t-il dit.

L’annonce par les États-Unis de mettre sur pied et d’armer une force militaire de 30.000 soldats est une tentative désespérée de consolider leur position en Syrie. Sur le plan diplomatique, c’est Moscou, et non Washington, qui semble dicter les termes des négociations sur la Syrie. Une conférence devrait se tenir à Sotchi plus tard ce mois-ci pour discuter de l’avenir du pays.

Sur le plan militaire, les milices anti-Assad soutenues par les États-Unis ont subi une défaite, non seulement en raison du soutien russe et iranien à l’Armée syrienne, mais aussi à cause d’une hostilité généralisée qui règne dans la population, notamment envers les éléments réactionnaires d’Al-Qaïda soutenus par Washington.

La dernière grande enclave d’opposition en Syrie se trouve à Idlib et fait l’objet d’une offensive majeure du gouvernement depuis le début de l’année. Dans un tel mélange volatil, les États-Unis ont déclaré qu’ils avaient l’intention de revendiquer ce territoire en finançant, en entrainant et en armant une nouvelle grande armée par procuration, ce qui ne ferait qu’aggraver encore plus le danger d’une guerre beaucoup plus vaste.

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La révolution de l’intelligence artificielle commence – Pour la 1ere fois des machines lisent et comprennent mieux que les humains !!

Encore un domaine dans lequel l’intelligence artificielle s’en sort mieux que les humains : la compréhension et la lecture. Deux I.A. développées par Microsoft et Alibaba viennent de réussir cet exploit presque au même moment. Étrange coïncidence.

L’intelligence artificielle poursuit inexorablement sa marche vers la suprématie sur l’être humain dans tous les domaines. Une récente étude de 352 experts en machine learning indique d’ailleurs que cela pourrait arriver dans moins de 50 ans. De quoi donner raison à Stephen Hawking ou à Elon Musk qui ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur le danger que représente le développement non contrôlé de l’I.A.

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Des réseaux de neurones artificiels développés et entraînés par le chinois Alibaba d’un côté et par l’américain Microsoft de l’autre ont obtenu de meilleurs scores que les humains au test de compréhension de l’université Stanford. Une première.

“Alors que les ordinateurs ont battu les humains à des jeux complexes comme les échecs, où la puissance de calcul brute et une mémoire infaillible ont donné un avantage non négligeable aux robots, les langages sont généralement perçus comme plus difficiles à maîtriser par les machines. Jusqu’à maintenant”,dévoile le South China Morning Post (SCMP).

Le 15 janvier, le géant de l’informatique chinois Alibaba (qui possède le South China Morning Post) a annoncé dans un communiqué qu’une intelligence artificielle qu’il a développée avait obtenu un score de 82,44 au SQuAD (un test de lecture de l’université Stanford consistant à répondre à plus de 100 000 questions basées sur 500 articles de Wikipédia), surpassant le score de 82,304 de ses rivaux humains.

Le même jour, Microsoft annonçait que son propre réseau de neurones profonds avait quant à lui obtenu 82,65 à ce même test, marquant ainsi “la première fois que des machines battent des êtres de chair [dans le domaine de la lecture et de la compréhension]”, insiste The Inquirer.

Des réponses précises pour un fonctionnement optimal

Les résultats obtenus suite aux derniers tests démontrent que « des questions objectives telles que ‘qu’est-ce qui cause la pluie ?’ peuvent désormais donner lieu à des réponses extrêmement précises de la part des machines », comme l’explique Luo Si, l’un des scientifiques travaillant sur l’IA d’Alibaba. Mais quelles pourraient être les implications d’une telle avancée ?

Cette victoire pourrait avoir de larges implications sur la façon dont les entreprises déploient l’apprentissage automatique tel que celui développé par Alibaba et Microsoft. “Nous estimons que la technologie mise en œuvre pourra avoir de nombreuses applications, notamment dans le service à la clientèle, les didacticiels de musées ou pour répondre aux questions des patients, ce qui libérera les hommes comme jamais”, indique, au site hongkongais du SCMP, Si Luo, responsable du traitement du langage naturel à la branche de recherche d’Alibaba.

Pour autant, les scientifiques d’Alibaba soulignent que leur système actuel “n’offre un fonctionnement optimal qu’avec des questions qui appellent des réponses précises.” Si les expressions sont trop vagues, pas correctes d’un point de vue grammatical ou qu’il n’y a pas de “bonne réponse”, la machine ne fonctionnera pas correctement.

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Et c’est sans compter les assistants personnels qui se trouvent dans les smartphones, ordinateurs, et autres objets connectés. Vous pouvez déjà admirer les progrès de l’I.A. en matière de compréhension et de lecture en posant toutes sortes de questions à votre assistant préféré : Google Assistant, Siri, Cortana, ou encore Alexa (Amazon) s’en sortent déjà plutôt pas mal. Ils pourraient bientôt avoir réponse à tout.

Médias 

 
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Publié par le 17 janvier 2018 dans général, Sciences

 

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