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Archives de Tag: de “richesse”

Simone Wapler – La monnaie des banques centrales n’est pas synonyme de richesse

Et même la FED elle même prévoit une croissance du PIB annualisée de 0.1 % : mais on vous répète que c’est la reprise … Une hausse des taux ? Impossible à tenir sans croissance forte et durable, elle ne peut etre au mieux que symbolique (un 10e de point, soit 0.1) Z .

▪ Les banquiers centraux ont échoué. Il n’y a ni croissance véritable, ni inflation, et l’une ou l’autre serait cependant indispensable pour ronger les dettes.

Les maquillages statistiques américains trompent de moins en moins de monde ; en Europe les perspectives restent moroses. Le Fonds monétaire international prévient que la croissance ne reviendra pas car la population vieillit et les investissements productifs diminuent.

La hausse des taux américains sera probablement repoussée au moment où les poules auront des dents en or (pour reprendre l’expression de ma collègue Cécile Chevré). Elle est impossible.

La monnaie ne fait pas la richesse, contrairement à une illusion d’optique toujours trop répandue

L’explication de cet échec des politiques monétaires est très simple : la monnaie ne fait pas la richesse, contrairement à une illusion d’optique toujours trop répandue.

En revanche qui contrôle la monnaie peut capter la richesse à son profit. Aristote, Oresme, Cantillon, Baudin et d’autres l’ont expliqué avec talent. Les banquiers centraux de nos démocraties actuelles arrivent cependant à défendre que cette captation des richesses s’effectue aujourd’hui pour le bien commun. Le génie du keynésianisme consiste à faire croire que les tours de passe-passe monétaire profitent au peuple.

▪ Allons faire quelques courses…
Imaginez un supermarché et des clients. Ce supermarché est un peu spécial : les clients en approvisionnent eux-mêmes les rayons. Ils y apportent les marchandises ou les offres de service qu’ils souhaitent vendre aux autres clients. On y paye la marchandise avec des bons d’achats.

Des chefs de rayon, qui ne fournissent rien eux-mêmes, disposent la marchandise ; ils décident des taxes qu’ils vont prélever pour se payer et financer le supermarché (bâtiment, électricité, nettoyage, sécurité et système de caisse). Ils décident aussi quels produits ou services vont être plus ou moins mis en valeur sur les rayons.

Malheureusement, ces choix ne sont pas toujours judicieux car ils ne se fondent pas sur le succès rencontré auprès d’une clientèle totalement libre de choisir. Plutôt que de laisser jouer la concurrence et de s’assurer qu’elle

soit loyale, les chefs de rayon préfèrent orienter les choix des clients. Petit à petit, les produits correspondent de moins en moins aux goûts véritables des chalands. Un chef de rayon a un cousin boulanger et souhaite promouvoir la viennoiserie au détriment de la charcuterie. Un autre déteste le bricolage et pense que la couture est une activité à promouvoir…

Plus il y a de chefs de rayon, moins il y a de clients approvisionneurs

Chacun continue d’approvisionner le supermarché mais en essayant d’optimiser son apport en fonction des diktats des chefs de rayon plutôt qu’en recherchant à fournir des biens et services qui plaisent aux autres clients. Petit à petit, les gondoles deviennent moins bien garnies. On multiplie les postes de chefs de rayon, les règles de sélection, de contrôle et de mise en valeur, les offres promotionnelles pour enrayer le déclin, mais rien n’y fait. Il est vrai aussi que plus il y a de chefs de rayon, moins il y a de clients approvisionneurs. Mais les chefs de rayon sont si gentils, si empressés, si désireux de bien faire, les clients n’y voient aucun mal…

La situation de notre supermarché empire. Les frais de fonctionnement gonflent et grèvent les prix. Les caissiers ont beau faire crédit de bons d’achat, rien n’y fait. Dans le cadre d’une opération commerciale choc, le directeur du supermarché décide alors d’une distribution de bons d’achats. Cette opération vise à insuffler de l’optimisme aux clients. Avec plus de bons d’achat, les rayons se videront et voyant ceci, les clients s’empresseront de les remplir à nouveau.

▪ Un raisonnement imparable, n’est-ce pas ?
Non, bien entendu. Ce n’est pas parce que les bons d’achat ont été multipliés que les produits en rayon vont eux aussi se multiplier par magie. Les rayons ne se vidaient pas par manque de bons d’achat. Ils ne se rempliront pas parce qu’il y a plus de bons d’achat.

Les opérations des banquiers centraux ont consisté jusqu’à présent à distribuer des bons d’achat, mais pas aux clients-approvisionneurs de notre supermarché. Ces bons ont été donnés aux chefs de rayon (les gouvernements) et aux caissiers (le système bancaire). Ces opérations se soldent par un échec, sauf pour les intéressés évidemment.

Les gouvernements ont ainsi trouvé à financer leurs promesses électorales stupides et à payer encore plus de postes de chefs de rayon. Les investissements ralentissent car on ne peut à la fois financer l’augmentation des frais de fonctionnement du supermarché et le développement de nouveaux produits.

Les banques font croire qu’elles sont assainies. Elles ne le sont évidemment pas puisque nous avons des taux négatifs. Ceci signifie que les gens qui ont de grosses sommes d’argent préfèrent payer pour avoir une créance signée d’un Etat ou d’une multinationale, plutôt que de laisser leur argent dans une banque (car un compte au solde créditeur est en réalité une créance que vous détenez sur votre banque).

L’helicopter money de Ben Bernanke décollera bientôt

Bien sûr, gouvernements et banquiers centraux ne vont pas crier sur les toits qu’ils se sont enrichis sur votre dos avec leurs opérations de création monétaire. Pas vu, pas pris. Ils vont continuer à profiter de l’ignorance. Si nécessaire, ils seront prêts à distribuer des bons d’achat à la foule. L’helicopter money de Ben Bernanke décollera bientôt.

Cela ne marchera pas mieux puisque la création de monnaie n’a rien à voir avec la création de richesse. Mais cela prolongera l’illusion. Les prévaricateurs continueront à s’enrichir car — comme Richard Cantillon l’a démontré il y a trois siècles — ceux qui sont au plus près de la source de création monétaire en profitent toujours. Les malheurs sont pour ceux qui en sont éloignés. Les faux-monnayeurs officiels ont encore de beaux jours devant eux puisque le peuple n’a pas de mémoire. Donnez-lui des bons d’achat et il se croit plus riche. Ca ne coûte rien, c’est l’Etat qui paie, pour paraphraser notre président.
[NDLR : Retrouvez toutes les analyses et explications de Simone Wapler jour après jour — avec en plus, des recommandations concrètes pour vos investissements : il suffit de cliquer ici…]

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Publié par le 9 avril 2015 dans économie, général

 

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Mike Maloney : « Le transfert de richesse qui arrive » – John Williams « l’Amérique et le Dollar au bord du gouffre « 

Mike Maloney : The Coming Wealth Transfer

 

L’Histoire se répète . Mike Maloney a étudié les crises monétaires et financières à travers l’histoire et conclut que il n’y a rien de nouveau ou différent qui se passe cette fois , à l’exception du fait que c’est mondial et beaucoup plus massif que tout autre moment dans l’histoire.

Pire encore, il y a des relents de 1911,  où une série de bévues diplomatiques , la fierté nationale et l’intransigeance combinés, ont créés le début encore largement inexplicable de WW I.

Chris Martenson:  Eh bien c’est mondial cette fois, non ? il n’y a nulle part où se cacher. (…) Qu’est ce qui est arrivé quand nous avons essayé d’imprimer notre chemin vers la prospérité avant ? Qu’est ce qui est arrivé ? Pourquoi est-ce arrivé et quelles ont toujours été les conséquences ?

 

Mike Maloney:  Chaque fois que vous essayez d’imprimer votre chemin vers la prospérité , celle ci se transfère des masses vers les quelques-uns. Les quelques-uns étant les gens qui dirigent le jeu , ceux qui sont très agiles, les escrocs et ainsi de suite. Vous avez vu ces personnes s’ enrichir au cours de l’hyperinflation de Weimar . Il y avait un bon nombre de ces vendeurs de fantaisie qui se sont enrichis; ils ne le sont pas restés une fois que les choses se sont stabilisés à nouveau.

 

Mais ça crée un monde sens dessus dessous où la personne normale qui ne sait pas comment opérer dans ces conditions économiques étranges , ne peut éventuellement faire face ;  Et la richesse est transférée loin de ces gens vers les gens qui sont très bons pour observer ce qui se passe .

Mais la seule chose que je vois comme une constante de l’histoire, c’est que l’or et l’argent finissent par faire le décompte de tout cela – de la politique financière – vous savez ce peaufinage financier que les gouvernements font.

 

Et quand ça arrive  – il y a toujours un transfert de richesse vers les gens qui possèdent l’or et l’argent. Et donc – ce sont de très rares moments de l’histoire. Cela ne arrive pas souvent. Mais c’ est une grande opportunité – vous savez, si vous regardez l’or en ce moment l’opinion publique sur l’or est assez négative parce qu’il a été en baisse depuis trois ans.

 

Mais si vous regardez sur une période  plus longue et je ai commencé à investir dans l’or en 2002 et au début de 2003, j’ ai commencé à investir dans l’argent , et si vous regardez depuis l’année 2000, c’est toujours le plus performant des actifs,.mieux que le Dow Jones , le S & P et l’immobilier.

 

Et je vais continuer, moi-même, à accumuler pendant la baisse, je vois cela comme une opportunité. Et  même si ça descend encore plus bas qu’il est en ce moment, personne n’a de boule de cristal . Donc, on a peut-être déjà vu les plus bas Mais j’accumule chaque mois et je vais continuer à le faire parce que je vois que c’est la seule chose sure dans ce monde fou de création monétaire.

http://www.zerohedge.com/news/2014-12-07/mike-maloney-coming-wealth-transfer-where-hide – resistanceauthentique

John Williams – America and Dollar in Trouble

 
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Publié par le 8 décembre 2014 dans économie, général, or et argent métal

 

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Bill Bonner : Plus 20 000 milliards de dollars de “richesse” aux Etats-Unis… grâce à la Fed !

leadimg

Connaissez vous le principe de causalité : il n’y a pas de fumée sans feu : pareil pour DIEU : quelle est la cause des causes des causes etc = dieu ! Si on nie l’existence de dieu on nie le principe de causalité , donc on dit qu’il peut y avoir de la fumée …. sans feuce qui est stupide , non ? 

« Soit la Fed mettra le tapering en place… soit elle finira par perdre le contrôle des taux d’intérêt  » ah bein on est d’accord ! 
Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

 Ex nihilo nihil fit. Rien ne vient de rien. St Thomas d’Aquin et St Augustin ont utilisé cet axiome pour démontrer que l’univers avait eu besoin d’un « déclencheur » pour lancer les choses.

Même si tout a commencé avec un Big Bang, disaient-ils, il a pourtant fallu quelqu’un pour faire ce fameux bang. Qui donc ? Dieu.

Nous n’en savons rien. Mais notre mâchoire s’est décrochée quand nous avons vu que les champions de la Réserve fédérale ont ajouté 20 000 milliards de dollars à la richesse des ménages américains depuis 2009 — battant un record de plus. Le Wall Street Journal :

« La richesse des Américains a atteint sont plus haut niveau l’année dernière, selon des données publiées jeudi, reflétant une hausse de la valeur des actions et des maisons qui a profité aux ménages américains les plus affluents.

La valeur nette des ménages et des institutions à but non lucratif a grimpé de 10 000 milliards de dollars en 2013 aux Etats-Unis, pour atteindre un total de plus de 80 000 milliards de dollars. Depuis le creux de la crise de 2008-2009, les ménages américains ont engrangé 20 000 milliards de dollars ».

Ex nihilo ? Qui s’en soucie : cet argent est là ; il peut être dépensé.

Quelle sorte de richesse provient de rien ? Est-elle solide et réelle, comme la terre, la lune et les étoiles ?

Pourtant… quelle sorte de richesse provient de rien ? Est-elle solide et réelle, comme la terre, la lune et les étoiles ? Ou bien est-ce autre chose ?

C’est clairement autre chose. Mais quoi ?

▪ D’où vient tout cet argent ?
Commençons par voir d’où vient cette richesse. Non de la main du Tout-Puissant, bien entendu… On nous pousse à croire que les politiques de la Fed sont conçues pour produire une prospérité généralisée ; la Fed maintient les taux proches de zéro pour que toute l’économie en profite. Sauf que ce n’est pas vrai. Seuls quelques-uns prospèrent. Le Wall Street Journal le dit lui-même dans son titre : « la richesse augmente aux Etats-Unis, mais tout le monde n’en profite pas ».

Les politiques activistes de la Fed déforment et corrompent l’économie. D’abord, les prix sont pervertis. Ensuite, puisqu’on suit de mauvaises indications de prix, on prend de mauvaises décisions. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, toute est faussé dans une direction ou une autre.

Comme nous l’avons noté hier, la Fed est en très grande partie à l’origine des « dinosaures immobiliers » que l’on peut voir dans tous les Etats-Unis. Les taux bas et la hausse des prix ont poussé les gens à croire que plus la maison était grande, plus on gagnerait d’argent.

Nous n’en avons pas parlé, mais les usines de Chine peuvent elles aussi retracer leur genèse aux politiques de taux bas de la Fed. Les Américains ont été poussés à emprunter et dépenser ; les fabricants chinois sont sortis gagnants. Les bénéfices record, les marges record, les émissions record de junk bonds, la hausse record de la richesse des ménages — tout ça n’est que le produit des politiques de la Fed.

▪ Plus riches, les Américains ? Pas tous…
Voici une citation extraite d’un livre à paraître prochainement, Paper Money Collapse [« L’effondrement de la monnaie papier », ndlr.]. L’auteur, Detlev Schlichter, a eu la bonté de nous en envoyer un exemplaire en avant-première :

« [Les autorités financières] ne peuvent jamais améliorer toute l’activité économie en même temps ou ‘stimuler’ l’économie de manière généralisée, dans sa totalité. Toute injection de nouvelle monnaie doit mener à des changements dans l’utilisation des ressources, à une redirection de l’activité économique de certains domaines vers d’autres et à des changements dans la distribution des revenus et de la richesse. Les afflux de nouvelle monnaie modifient inévitablement l’économie et doivent créer des gagnants et des perdants ».

Les propriétaires d’actions et de maisons se sont enrichis. Les salariés et les épargnants se sont appauvris.

Cet excédent de 20 000 milliards de dollars est aux mains des gagnants. Ce n’est pas de la nouvelle richesse réelle. Le PIB réel n’a pas vraiment augmenté… et les salaires réels ont baissé. Cela n’a été qu’un simple transfert de richesse. Les propriétaires d’actions et de maisons se sont enrichis. Les salariés et les épargnants se sont appauvris.

Nous avons un conseil à donner à ceux qui se trouvent du bon côté de l’aubaine boursière : encaissez vos profits avant qu’ils ne disparaissent. Après tout, ils ne sont jamais qu’un droit sur la richesse réelle — non la richesse réelle elle-même. Et ce droit expirera sans aucune valeur lorsque la Fed changera de politique. La Fed donne ; la Fed reprend.

Soit la Fed mettra le tapering en place… soit elle finira par perdre le contrôle des taux d’intérêt. Lorsque ces derniers grimperont, tous les records que nous avons cités ces derniers jours ressembleront à des bouteilles brisées lors d’une rixe. Quelqu’un va souffrir.

Pour l’instant, les gouverneurs de la Fed sont plus puissants que Dieu. Depuis les débuts de l’univers, il a fallu approximativement 13 798 000 000 années avant que la valeur de tous les actifs du monde atteigne les 20 000 milliards de dollars. Le Big Bang de la Fed a réussi à faire la même chose en seulement six ans, du début à la fin.

Il ne nous en faut pas plus. Fini d’adorer quelqu’un qui est mort depuis 2 000 ans… ou son père, d’ailleurs. En cette saison de Carême, nous ne nous inclinons devant personne. Mais en ce qui concerne la dame aux commandes de la Fed, toute l’économie se penche dans la direction qu’Elle ordonne.

http://la-chronique-agora.com/richesse-etats-unis-fed/

 
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Publié par le 11 mars 2014 dans économie

 

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