RSS

Archives de Tag: de nouveaux

« L’indice de la spéculation » atteint de nouveaux records

dette sur marge vs PIB

« Même l’ami le plus circonspect des marchés concédera que les marges accordées par les bourses d’échange sont un bon indice de la spéculation. » – John Kenneth Galbraith, le grand krach de 1929.

En ce qui concerne l’humeur des marchés actions, je préfère me concentrer davantage sur les indicateurs qui mettent en exergue le positionnement des investisseurs plutôt que les enquêtes de sentiment. Je préfère savoir ce que les investisseurs font, ce qu’ils disent qu’ils font n’est pas vraiment important. Selon moi, le niveau de la dette de marge met en exergue l’offre et la demande potentielle pour les actifs risqués. Lorsque la dette de marge baisse, il y a beaucoup de demande potentielle, et lorsqu’elle est élevée, il y a beaucoup d’offre potentielle. La dette de marge nominale a récemment dépassé les 600 milliards de dollars pour la première fois de l’histoire. C’est environ 2 fois plus qu’au pic de la bulle Internet.

Même en mettant en perspective les montants avec la taille de l’économie, la dette de marge a récemment atteint de nouveaux records. Observez sur le graphique ci-dessous que pendant longtemps, plusieurs décennies en fait, les investisseurs se satisfaisaient de spéculer en utilisant des effets de levier modestes. Même le pic de la dette de marge de 1987 est négligeable par rapport à ce que l’on a connu avant l’éclatement de la bulle Internet. Il n’y a peut-être pas de meilleure représentation du risque moral qui a été créé par les politiques monétaires interventionnistes. Depuis le « Greenspan put », juste après le krach de 1987, les investisseurs ont pris des risques comme jamais auparavant. Aujourd’hui, cette habitude a atteint des niveaux extrêmes.

Une caractéristique intéressante de la dette de marge par rapport au PIB est que vu que la spéculation avec effet de levier a progressé plus rapidement que la taille de l’économie, à partir de la moitié des années 90 environ une corrélation négative intéressante s’est manifestée entre ce ratio et les rendements sur 3 ans des actions. Pendant longtemps, lorsque la dette de marge représentait une infime fraction de l’économie, il n’y avait pas vraiment de relation entre les 2. Mais depuis la bulle Internet, lorsque la dette de marge a bondi pour atteindre presque 3 % du PIB, elle a régulièrement mené à des tendances baissières de 50 % dans les années suivantes. La dette de marge a atteint ce niveau en 2015, et tandis que les actions semblaient être prêtes à s’engager dans une correction, elles sont reparties à la hausse si bien que cette relation doit à nouveau s’établir. Il n’empêche que les liquidations forcées potentielles permettent d’imaginer à quoi pourrait ressembler le prochain marché baissier. Durant la moitié du siècle précédent, nous n’avons jamais connu de tels niveaux de dette de marge, donc il est difficile de prédire quelles pourraient être les conséquences.

Si on remonte un peu plus dans le temps, la dette de marge avait atteint environ 6 % du PIB juste avant le grand krach de 1929.

suite et fin

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 28 février 2018 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , ,

De nouveaux documents de la CIA déclassifiés

Ils montrent que la CIA travaille en étroite collaboration avec les propriétaires et journalistes des grands médias. Et cela depuis des décennies.

Des documents nouvellement déclassifiés montrent qu’un agent de la CIA et un directeur adjoint à la Direction du renseignement ont travaillé en étroite collaboration avec les propriétaires et les journalistes des plus grands médias :

La Commission spéciale du Sénat des États-Unis pour étudier les opérations gouvernementales en matière d’activités de renseignement a révélé, en 1975, que la CIA avait soumis des articles à la presse américaine.

Wikipedia ajoute des détails :

Après 1953, le réseau a été supervisé par Allen W. Dulles, le directeur de la CIA. À cette époque, l’Opération Mockingbird avait une influence majeure sur 25 journaux et agences de presse. La méthodologie habituelle consistait à fournir des articles rédigés à partir de renseignements fournis par la CIA à des journalistes, volontaires ou pas. Ces articles seraient alors répétés ou cités par les autres journalistes, qui seraient à leur tour cités dans tous les services de presse.

Le Bureau de la coordination des politiques (OPC) a été financé par des prélèvements sur les fonds destinés au Plan Marshall [c.-à-d. La reconstruction de l’Europe par les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale]. Une partie de cet argent servait à corrompre journalistes et éditeurs.

En 2008, le New York Times écrivait :

« Pendant les premières années de la guerre froide, [des écrivains et artistes éminents, d’Arthur Schlesinger Jr. à Jackson Pollock] ont été financés, quelquefois somptueusement, toujours secrètement, par la C.I.A. dans le cadre de sa campagne de propagande contre l’Union soviétique. C’est peut-être l’utilisation la plus réussie dusoft power dans l’histoire américaine. »

Un agent de la CIA a déclaré au propriétaire du Washington Post, Philip Graham […] dans une conversation sur la volonté des journalistes de vendre la propagande de la CIA et ses histoires montées de toutes pièces : « Vous pouvez vous payez un journaliste pour moins cher qu’une escort girl, juste pour quelques centaines de dollars par mois. »

***

Le célèbre journaliste du Watergate, Carl Bernstein, écrivait en 1977 :

« Plus de 400 journalistes américains […] au cours des vingt dernières années, ont secrètement effectué des missions pour la CIA, selon des documents provenant du siège de la CIA. »

***

Dans de nombreux cas, selon des documents de la CIA, des journalistes ont été engagés pour accomplir des tâches pour la CIA avec le consentement des directions des principales organisations médiatiques américaines.

***

Parmi les cadres qui ont prêté leur concours à l’Agence figuraient les dirigeants de CBS, de Time, du New York Times, du Journal de Louisville Courier, et de Copley News Service. Parmi les autres organisations qui ont collaboré avec la CIA, citons ABC, NBC, AP, UPI, Reuters, Hearst Newspapers, Scripps Howard, le magazine Newsweek, leMutual Broadcasting System, le Miami Herald,  l’ancienSaturday Evening Post et le New York Herald Tribune.

***

Il est amplement prouvé que les principaux éditeurs américains et les dirigeants de médias se sont autorisés, à eux-mêmes et à leurs organisations, à servir les services de renseignement. « Ne nous contentons pas de mauvais journalistes, pour l’amour de Dieu », s’écriait William Colby à un moment donné aux enquêteurs du Church Comittee,« montons directement à la direction ».

***

La CIA a même dirigé un programme de formation officiel dans les années 1950 pour enseigner à ses agents à être journalistes. Les officiers de renseignement ont été « entraînés à faire du bruit, comme des journalistes », a expliqué un haut fonctionnaire de la CIA, et ont ensuite été placés dans les principales organisations médiatiques, avec l’aide de la direction.

***

Une fois par an, pendant les années 1950 et le début des années 1960, les correspondants de CBS se réunissaient avec la hiérarchie de la CIA pour des dîners privés et des séances d’information.

***

Allen Dulles entretenait de fréquents contacts avec son bon ami, le regretté Henry Luce, fondateur des magazinesTime et Life, ce qui a facilement permis à certains membres de son personnel de travailler pour l’Agence. Il a aussi accepté de fournir des emplois et des lettres de recommandation à d’autres agents de la CIA qui manquaient d’expérience journalistique.

***

Dans les années 1950 et au début des années 1960, les correspondants étrangers du magazine Time ont assisté à des dîners d’information de la CIA semblables à ceux que la CIA tenait pour CBS.

***

Lorsque Newsweek a été acheté par la Washington Post Company, l’éditeur Philip L. Graham a été informé par les représentants de l’Agence que la CIA utilisait parfois le journal à des fins de couverture, selon des sources de la CIA. « Il était largement reconnu que Phil Graham était quelqu’un toujours prêt à vous aider », a déclaré un ancien directeur adjoint de l’Agence. « C’est Franck Wisner qui s’arrangeait avec lui ». (Wisner, directeur adjoint de la CIA de 1950 à peu de temps avant son suicide en 1965, était le premier organisateur des « opérations noires » de l’Agence, dont nombreuses impliquaient des journalistes. Wisner aimait se vanter de son « tout puissant Wurlitzer », un instrument de propagande merveilleux qu’il a construit, et utilisé, avec l’aide de la presse).

***

En novembre 1973 − après que la CIA a prétendu avoir mis fin à ce programme − Colby a déclaré aux journalistes et éditeurs du New York Times et du Washington Star que l’Agence avait « environ trois douzaines » de journalistes américains « dans le fichier des salaires de la CIA », dont cinq qui travaillaient aussi pour des « organismes de presse à diffusion générale ». Pourtant, au moment même où le Comité sénatorial de renseignement tenait ses audiences en 1976, selon des sources de haut niveau de la CIA, la CIA continuait de maintenir des liens avec soixante-quinze à quatre-vingt dix journalistes de toutes fonctions, des cadres, des reporters, des pigistes, des photographes, des chroniqueurs, des commis de bureau et des membres des équipes techniques de radiodiffusion. Plus de la moitié d’entre eux avaient été retirés des contrats de la CIA et de la masse salariale, mais ils étaient encore liés par d’autres accords secrets avec l’Agence. Selon un rapport inédit de la commission parlementaire sur le renseignement, présidé par le représentant Otis Pike, encore au moins une quinzaine d’organismes de presse continuaient à fournir une couverture pour les agents de la CIA en 1976.

***

Les responsables les plus compétents sur le sujet disent que le chiffre de 400 journalistes américains est une estimation faible.

Beaucoup de gens pensaient que si que si ce fait était connu, quelques-uns des plus grands noms du journalisme seraient foutus  […]

Un expert sur la propagande a témoigné sous serment pendant un procès que la CIA emploie maintenant des milliers de journalistes et possède ses propres organisations médiatiques. Que son estimation soit exacte ou non, il est clair que de nombreux journalistes éminents font toujours un rapport à la CIA.

Un documentaire de la BBC en 4 parties intitulé Century of the Self montre qu’un américain, Edward Bernays, le neveu de Freud, a créé la technique moderne de manipulation des perceptions du public et que le gouvernement américain a largement utilisé ses techniques.

John Pilger est un journaliste très réputé (John Simpson, rédacteur en chef des affaires mondiales de la BBC, a déclaré: « Un pays qui n’a pas de John Pilger dans son journalisme est un pays très faible »). Pilger a déclaré en 2007 :

Nous savons maintenant que la BBC et d’autres médias britanniques ont été utilisés par un service secret britannique, le MI-6. Dans ce qu’ils appelaient Operation Mass Appeal, les agents du MI-6 ont fabriqué des histoires au sujet des armes de destruction massive de Saddam, telles que les armes cachées dans ses palais et dans des bunkers souterrains secrets. Toutes ces histoires étaient fausses.

***

Une de mes histoires préférées au sujet de la guerre froide concerne un groupe de journalistes russes qui faisaient un tour des États-Unis. Le dernier jour de leur visite, ils ont été invités par l’hôte pour faire part de leurs impressions. « Je dois vous dire, a dit le porte-parole, que nous sommes étonnés de constater, après avoir lu tous les journaux et regardé la télévision jour après jour, que toutes les opinions sur tous les points importants sont les mêmes. Pour obtenir ce résultat dans notre pays, nous envoyons des journalistes au goulag. Nous arrachons même leurs ongles. Ici, vous n’avez rien à faire. Quel est votre secret ? »

En 2008, Nick Davies écrit dans The Independent :

« Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il existe une stratégie concertée pour manipuler la perception des masses. Et les mass media fonctionnent comme des assistants complaisants, négligeant de résister en révélant ce fait.

La facilité avec laquelle ce système peut établir son emprise reflète une faiblesse structurelle rampante qui afflige maintenant la production de nos informations. J’ai passé les deux dernières années à la recherche d’un livre sur le mensonge, la distorsion et la propagande dans les médias globalistes.

La « lettre de Zarqawi », qui fut publiée en première page du New York Times en février 2004, faisait partie d’une série de documents hautement suspects qui auraient été écrits par, ou à, Zarqawi et qui ont alimentés les médias.

Ce matériel est produit, en partie, par des agences de renseignement qui continuent de travailler sans surveillance efficace ; Et aussi par une structure nouvelle de « communications stratégiques » qui a été initialement conçue par des colombes du Pentagone et de l’Otan qui voulaient utiliser des tactiques subtiles et non violentes pour faire face au terrorisme islamiste mais dont les efforts sont mal réglementés et mal supervisés, entraînant comme résultat que certains de ses pratiquants se déchaînent et s’engagent dans les arts noirs de la propagande.

***

Le Pentagone a maintenant désigné les « opérations d’information » comme sa cinquième « compétence de base » aux côtés des forces terrestres, maritimes, aériennes et spéciales. Depuis octobre 2006, chaque brigade, division et corps de l’armée américaine possède sa propre unité « psyop » produisant des « informations »pour les médias. Cette activité militaire est liée à la campagne de « diplomatie publique » du Département d’État qui comprend le financement de stations de radio et de sites Web d’actualités. En Grande-Bretagne, la Direction du ciblage et des opérations d’information du ministère de la Défense collabore avec des spécialistes de 15 psyops britanniques, basés à l’école de sécurité et de renseignement de la défense de Chicksands, dans le Bedfordshire.

Dans le cas du renseignement britannique, on a pu voir cette combinaison de propagande imprudente et d’échec de surveillance du travail dans le cas de l’opération Mass Appeal. L’ancien inspecteur des armements de l’ONU, Scott Ritter, a expliqué dans son livre Iraq Confidentialcomment, à Londres en juin 1998, il a été présenté à deux« spécialistes de la propagande noire » du MI6 qui voulaient qu’il leur donne des documents qu’ils pourraient disséminer grâce aux « éditeurs et auteurs qui travaillent avec nous de temps en temps ».

Le gouvernement continue de payer des journalistes pour répandre la désinformation. Et les médias d’entreprise agissent comme des « services d’escorte » virtuels pour les élites, vendant leur disponibilité  à un certain prix aux puissants fonctionnaires du gouvernement, au lieu d’enquêter et d’écrire un article sur ce que font ces fonctionnaires.

L’une des façons dont le gouvernement des États-Unis diffuse la propagande consiste à s’assurer que sa version soit diffusée en premier. Par exemple, le chef de la division de la télévision et du cinéma de l’Agence américaine de l’information – Alvin A. Snyder – écrivait dans son livre Warriors of Disinformation : How Lies, Videotape et USIA Won the Cold War :

« Tous les gouvernements, y compris le nôtre, mentent quand cela sert leurs objectifs. Le truc est de mentir le premier. »

***

Une autre victime, toujours de la guerre, est la vérité. Tout le monde se souviendra de l’histoire du « tir accidentel russe sur un avion de ligne coréen », à peu près comme on nous l’a raconté en 1983, et non pas comme cela s’est réellement passé.

En 2013, le Congrès américain a abrogé l’interdiction formelle d’utiliser de la propagande contre les citoyens américains vivant sur le sol américain. Il y a donc encore moins de contrainte à la propagande qu’auparavant.

L’un des usages les plus courants de la propagande est de vendre des guerres inutiles et contre-productives. Étant donné que les médias américains sont toujours pro-guerre, les éditeurs, les producteurs et les reporters traditionnels sont des participants volontaires.

Il ne s’agit pas seulement de mentir sur les armes de destruction massive inexistantes de Saddam […] les médias d’entreprise vendent encore des mensonges pour promouvoir la guerre.

L’ancien journaliste de Newsweek et d’Associated Press, Robert Parry, souligne que Ronald Reagan et la CIA ont lancé une campagne de propagande dans les années 1980 pour vendre au public américain le soutien aux rebelles Contras, en utilisant des personnes du privé comme Rupert Murdoch pour diffuser la désinformation. Parry note que beaucoup des mêmes personnes qui ont mené l’effort de propagande nationale de Reagan dans les années 1980 sont encore au pouvoir aujourd’hui :

« Alors que la génération plus âgée, qui a été la pionnière de ces techniques de propagande domestique est sortie de scène, beaucoup de leurs protégés sont encore là de même que certaines organisations. La National Endowment for Democracy (NED), fondé en 1983 à la demande du directeur de la CIA, Casey, et sous la supervision de Walter Raymond, est toujours dirigée par le même néoconservateur, Carl Gershman, et a un budget encore plus important, dépassant actuellement les cent millions de dollars par an.

Gershman et sa NED ont joué un rôle important, bien qu’en coulisse, dans la crise ukrainienne en finançant des militants, des journalistes et d’autres agents qui ont soutenu le coup d’État contre le président élu Ianoukovitch. La Freedom House, affiliée à la NED, a également fait sonner les sirènes de la propagande. [Voir Consortiumnews.com « A Shadow Foreign Policy. »].

Deux autres anciens combattants de l’ère Reagan, Elliott Abrams et Robert Kagan, ont tous deux apporté un soutien intellectuel important à la poursuite de l’interventionnisme des États-Unis dans le monde. Plus tôt cette année, l’article de Kagan pour The New Republic, intitulé Les superpuissances ne peuvent se permettre la retraite, a touché un tel nerf chez le président Obama qu’il a accueilli Kagan à un déjeuner à la Maison Blanche et celui-ci a conçu le début du discours présidentiel de West Point pour montrer une partie de la critique de Kagan envers l’hésitation d’Obama à utiliser la force militaire.

***

L’empire médiatique de Rupert Murdoch est plus grand que jamais… »

Une autre clé de la propagande américaine est la répétition constante. Comme l’a indiqué Business Insider en 2013 :

Le lieutenant-colonel Daniel Davis, un officier très respecté qui a publié un rapport critique sur la déformation de la vérité par les hauts responsables militaires en Irak et en Afghanistan […].

Du lieutenant-colonel Davis :

« Dans le contexte, le colonel Leap suggère que nous devrions changer la loi pour permettre aux agents des affaires publiques d’influencer l’opinion publique américaine quand ils jugent nécessaire de ‘protéger un centre de gravité amical important, ou renforcer la volonté nationale des États-Unis’. »

La Loi sur la modernisation de Smith-Mundt de 2012 semble servir à cette fin en permettant que le public américain soit la cible de campagnes d’information financées par le gouvernement des États-Unis.

Davis cite également le général de brigade Ralph O. Baker – l’officier du Pentagone chargé du développement des forces interarmées au ministère de la Défense – qui définit les opérations d’information comme des activités entreprises pour « façonner le récit essentiel d’un conflit ou d’une situation et affecter ainsi les attitudes et comportements du public ciblé ».

Le général de brigade Baker continue en comparant les descriptions des opérations de combat avec la stratégie de marketing standard qui consiste à répéter une information jusqu’à ce qu’elle soit acceptée :

« Pendant des années, les annonceurs commerciaux ont fondé leurs stratégies publicitaires sur l’hypothèse qu’il existe une corrélation positive entre le nombre de fois qu’un consommateur est exposé à la publicité du produit et l’envie d’essayer ce nouveau produit. Le même principe s’applique à la façon dont nous influençons nos publics cibles lorsque nous menons une COIN. »

Et ces « milliers d’heures par semaine de programmes de radio et de télévision financés par le gouvernement »semblent servir la stratégie de Baker, qui explique : « La répétition est un principe clé de l’exécution des OI et l’échec à répéter constamment un message cohérent en dilue l’impact sur les publics cibles. »

Le gouvernement manipule massivement le Web, les médias sociaux et les autres formes de communication.

Bien sûr, le Web et les médias sociaux sont devenus une énorme plate-forme médiatique, et le Pentagone et d’autres agences gouvernementales manipulentmassivement les deux.

Les documents publiés par Snowden montrent que les espions manipulent les sondages, la popularité des sites Web et le nombre de pages vues, censurent les vidéos qu’ils n’aiment pas et amplifient les messages qu’ils aiment.

La CIA et d’autres organismes gouvernementaux ont également mis énormément d’énergie à propager la propagande par le biais de films, de la télévision et de jeux vidéo.

Propagande transfrontalière

La propagande ne se limite pas à nos frontières…

Parfois, le gouvernement sème la désinformation dans les médias américains pour tromper les étrangers. Par exemple, un résumé officiel du gouvernement américain sur le renversement du président démocratiquement élu de l’Iran dans les années 1950, dit : « En collaboration avec le Département d’État, la CIA avait transmis plusieurs articles aux principaux journaux et magazines américains qui, une fois republiés dans les journaux iraniens, ont eu l’effet psychologique désiré sur la population iranienne et ont contribué à la guerre des nerfs contre Mossadegh. »

La CIA a également soudoyé des journalistes étrangers de premier plan.

Et CNN a accepté de l’argent du dictateur Bahrani pour mener une propagande pro-monarchique.

Et quiconque conteste le statu quo est étiqueté comme fournisseur de « fausses nouvelles »… ou pire.

Le premier amendement de la Constitution américaine protège la liberté de la presse contre la censure du gouvernement.

En fait, la raison pour laquelle il est illégal pour le gouvernement d’empêcher les histoires d’être imprimées est parce que cela punirait ceux qui critiquent ceux au pouvoir.

Pourquoi ? Parce que les Pères fondateurs savaient que les gouvernements (comme la monarchie britannique) vont toujours sévir contre ceux qui soulignent que l’empereur est nu.

Mais la liberté de la presse est soumise à une attaque massive en Amérique aujourd’hui…

Par exemple, les puissances en place prétendent que seules les entreprises médiatiques reconnues et qui agissent comme sténographes pour les grosses huiles devraient bénéficier des protections constitutionnelles garantissant la liberté de la presse.

Un professeur d’école de droit de Harvard soutient que le Premier Amendement est dépassé et devrait être abandonné.

Quand les blogueurs qui s’occupent de finance contestent la politique de la Réserve fédérale, un fonctionnaire de la Fed dit que tous les blogueurs sont stupides et manquent de qualifications pour commenter.

Et le gouvernement traite les vrais journalistes d’investigation comme des criminels… ou même des terroristes :

  • Obama s’en est pris à des journalistes reconnus. Son ministère de la Justice a qualifié le correspondant de Fox News à Washington, James Rosen, de « co-conspirateur criminel » dans un cas de fuite et menacé pendant de nombreuses années de poursuivre le journaliste du New York Times, ayant reçu un prix Pulitzer, James Risen.
  • L’administration Obama a également espionné Risen, Rosen, l’Associated Press, la journaliste CBS Cheryl Atkinson et d’autres médias.
  • En fait, les principaux dénonciateurs de la NSA ont dit au Washington’s blog que la NSA a espionné les journalistes pendant plus d’une décennie… pour s’assurer qu’ils ne révèlent pas les programmes gouvernementaux illégaux.
  • Le Pentagone a dénigré les journalistes d’USA Today parce qu’ils ont enquêté sur la propagande illégale du Pentagone.
  • Des journalistes couvrant les manifestations d’Occupy Wall Street ont été menacés d’arrestation.
  • Le gouvernement admet que les journalistes pourraient être visés par les lois antiterrorisme (et ici). Par exemple, après que le journaliste Chris Hedges, autre journaliste ayant reçu un Prix Pulitzer, la journaliste Naomi Wolf, le lanceur d’alerte des Pentagon Papers Daniel Ellsberg et d’autres ont poursuivi le gouvernement en justice pour s’opposer à la détention illimitée d’Étasuniens – le juge a demandé cinq fois aux procureurs du gouvernement si des journalistes comme Hedges pouvaient être indéfiniment détenus simplement pour avoir interviewé et écrit sur les pourris du gouvernement. Le gouvernement a refusé de promettre que des journalistes comme Hedges ne seront jamais mis au cachot pour le reste de leur vie sans aucun droit de parler à un juge.
  • Dans un effort pour protéger la Bank of America de la menace de Wikileaks d’exposer les actes répréhensibles de la banque, le ministère de la Justice a conseillé à la banque d’embaucher un cabinet d’avocats spécialisé afin de réunir une équipe pouvant faire fermer WikiLeaks (et voir ceci)
  • La NSA et son homologue britannique ont traité Wikileaks comme une organisation terroriste, allant jusqu’à cibler politiquement ses employés et espionner les visiteurs de son site Web

 George Washington via Zero Hedge

Source

 

Étiquettes : , , ,

Le marché de l’or pourrait avoir 100 millions de nouveaux investisseurs

Le marché de l’or a vraiment un potentiel énorme, entre la finance islamique au sens large  et L’inde qui vit un choc monétaire , DAECH d’un autre coté qui frappe des pièces d’or depuis quelques années maintenant et qui a réintroduit le dinar et le dirham dans une application strict de la Charia …

Les musulmans sont potentiellement de trés gros consommateurs d’or, autant que les Chinois ou les Indiens .

Pendent ce temps l’or en Dollars test le support critique des 1200 $ …. Le prix actuel de l’or est inconpréhensible si on exclu la manipulation …

Le marché de l’or pourrait avoir 100 millions de nouveaux investisseurs

Une nouvelle source de demande pour l’or, équivalente aux achats d’or de la Chine en 2015, devrait prochainement inonder les marchés. Cette demande additionnelle pourrait faire grimper le prix de l’or bien plus haut.

Les investisseurs musulmans ne détiennent pas beaucoup d’investissements liés à l’or, même s’ils peuvent détenir de l’or comme monnaie ou bijoux. Cela est dû au statut de l’or sous la Charia, la loi islamique, dont je parlerai plus tard. À cause de cela, les 2 000 milliards $ détenus dans les institutions financières islamiques sont très peu exposés au métal précieux.

Cependant, un « étalon-or islamique » sera probablement instauré d’ici la fin de l’année. Cela clarifiera et simplifiera les règles d’investissement dans l’or pour la finance islamique. Par conséquent, l’or pourrait bientôt devenir une option d’investissement viable pour les 100 millions d’investisseurs actifs du monde musulman.

Lorsque ce standard or sera adopté, il y a de fortes chances que les gestionnaires de fortune dans des pays comme le Bahrain, le Qatar, l’Indonésie, l’Arabie saoudite et la Malaisie – tous des grands centres financiers islamiques – commenceront à offrir à leurs clients des produits d’investissement dans l’or, comme les ETF.

Le marché de l’or traverse actuellement une période de recul dans son marché haussier. Même si seulement une petite portion des 2 000 milliards $ d’actifs musulmans était allouée à des produits liés à l’or, cela supporterait les prix à court terme. Encore plus important, cette nouvelle source de demande créera un support durable pour les prix de l’or.

Ce nouvel étalon-or est en cours d’élaboration par l’Accounting and Auditing Organisation for Islamic Financial Institutions (AAOIFI), basée à Bahrain, et leWorld Gold Council (WGC), basé à Londres. Le mois dernier, ils ont publié un communiqué qui annonçait un ‘’exposé-sondage’’ du standard. Après avoir reçu les réactions et suggestions du public, le groupe envisage de se réunir à nouveau ce mois-ci pour finaliser le projet. Le calendrier de mise en œuvre de l’étalon-or devrait être annoncé d’ici la fin de l’année.

LES INVESTISSEURS MUSULMANS DANS L’OR POURRAIENT DEVENIR UNE FORCE IMPORTANTE

En 2015, la Chine a acheté beaucoup d’or. Peu de gens savent exactement combien, parce que le gouvernement ne publie pas de chiffres exacts. Mais en se basant sur la quantité d’importations d’or qui passe par Hong Kong, en direction de la Chine, elle aurait acheté environ 1 000 tonnes d’or en 2015.

En se basant sur les prix actuels, si seulement 2% des actifs gérés par les institutions financières islamiques étaient alloués à l’or, cela équivaudrait à une demande additionnelle de 1 000 tonnes, l’équivalent d’une autre frénésie d’achat de la Chine.

Toute première allocation importante à l’or constitue un événement ponctuel. Mais la finance islamique est en croissance rapide, et elle fournirait une source constante de demande pour l’or. Standard & Poor’s indique que l’industrie de la finance islamique pourrait peser 5 000 milliards $ d’ici 2020. D’autres prédisent que ce chiffre pourrait atteindre 6 500 milliards $ d’ici quatre ans.

 

Total Islamic Finance asset

 

Selon la loi islamique, l’or est considéré comme un produit « Ribawi »*. Cela signifie qu’il ne peut être échangé pour spéculer sur sa valeur future.

Par contre, il peut être détenu comme monnaie ou bijoux. Un débat est en cours entre érudits islamiques, à savoir si l’or peut être échangé comme une matière première. Le nouvel étalon-or devrait renforcer le débat entre ces spécialistes.

En juillet, Yusuf DeLorenzo, de l’AAOIFI, a déclaré : « La réticence à investir dans l’or, alors qu’il n’existe pas encore d’étalon islamique crédible, est quasi générale dans le monde islamique. D’un autre côté, les Musulmans souhaitant préserver leur richesse ont toujours opté pour l’or ».

Étant donné que l’or a une longue histoire avec les Musulmans – soit comme monnaie ou comme outil de préservation de richesse – on s’attend à ce que les investisseurs se ruent sur les produits d’investissement dans l’or. Ceci inclurait des plans d’épargne en or, des ETF or, certains contrats à terme sur l’or et actions minières aurifères.

LE RECUL DE L’OR CONSTITUE UN BON POINT D’ENTRÉE

Cette demande attendue des investisseurs musulmans coïncide avec le récent recul de l’or dans son rally de 2016. Il a perdu 12% par rapport à son haut du mois d’août (et a perdu 5% depuis que Donald Trump a gagné les élections présidentielles américaines), mais il est toujours en hausse de 14% sur l’année.

Plusieurs catalyseurs sont toujours en place pour faire grimper le prix de l’or : les politiques de taux d’intérêt zéro des banques centrales, l’instabilité des devises mondiales et l’incertitude politique mondiale – sans oublier le « Brexit » et les répercussions de l’élection américaine. Tout cela est positif pour l’or.

 

Gold Price Performance

 

La récente faiblesse du prix de l’or n’est qu’une correction dans un marché haussier séculaire.

Environ 100 millions d’investisseurs musulmans, avec des milliers de milliards de dollars d’actifs, sont sur le point de débarquer sur le marché de l’or. Donc, c’est maintenant qu’il faut acheter de l’or à bas prix.

 

* La Tradition relative aux six produits ribawi constitue un des socles du régime juridique de la prohibition de l’intérêt : « Or contre or, argent contre argent, blé contre blé, orge contre orge, datte contre datte, sel contre sel, en même quantité, de même qualité et de la main à la main ; s’il y a surplus, c’est du ribâ. Si les choses (échangées) sont de nature différente, vendez comme il vous plaira, mais de la main à la main »

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 23 novembre 2016 dans général, or et argent métal

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

Démasqués – De Nouveaux Documents du FBI Exposent un complot du « Gouvernement de l’Ombre » Protégeant Hillary

Hillary Clinton

Hillary Clinton   PHOTO : RICK WILKING/REUTERS

Les médias américains ont dévoilé le complot organisé par le Département d’État et le FBI en faveur d’Hillary Clinton lors d’une enquête sur la correspondance électronique d’Hillary Clinton quand elle occupait le poste de secrétaire d’État.

Vendredi, le FBI a présenté au Comité du renseignement et au Comité de surveillance du congrès américain des extraits du rapport contenant les données sur le complot impliquant des hauts représentants et des agents secrets, indique la chaîne Fox News.

Le département d’État américain aurait effectué un échange de bons procédés avec la police fédérale en 2015 pour rabaisser la classification d’un courriel confidentiel d’Hillary Clinton, révèlent des documents du FBI publiés lundi. Une allégation que nient fermement la diplomatie américaine et le FBI.

Selon ZH, Il semble que «L’État profond» a été repéré. De nouveaux documents du FBI parlent « d’un groupe de fonctionnaires de très haut rang que certains dénomment « Le groupe du 7ème  étage» ( ‘The 7th Floor Group’) ou « Le Gouvernement de l’ Ombre. «  Selon le rapport du FBI, « [t] ce groupe se rencontré tous les mercredis après – midi pour discuter du processus FOIA (la Loi sur la liberté d’information ), des documents du Congrès, et de toutes les enquêtes liées à la FOIA /au Congrès concernant CLINTON « .

Le FBI a publié lundi près d’une centaine de nouveaux documents, pages de notes et résumés d’entretiens rédigés au cours de son enquête d’un an sur l’utilisation d’un serveur de messagerie privé par la candidate présidentielle démocrate Hillary Clinton.

Ces archives pourraient jeter un éclairage nouveau sur la mauvaise gestion potentielle de certaines informations confidentielles par Hillary Clinton au cours de son mandat au sein du Département d’Etat.

Les nouveaux documents comprennent notamment un entretien avec un individu dont l’identité n’est pas précisée, qui suggère que les demandes d’application de la Loi sur la liberté d’information (FOIA) au cas de Mme Clinton auraient été filtrées par un groupe appelé « Gouvernement de l’Ombre » (Shadow Government), selon un reportage de CNBC.

« Il s’agissait d’un puissant groupe de responsables hauts placés au sein de l’Etat, appelé par certains le Groupe du 7e étage, ou encore le Gouvernement de l’Ombre. Ce groupe se rencontrait tous les mercredis après-midi pour discuter de la procédure FOIA, des archives du Congrès, et de tout ce qui avait trait à Mme Clinton, à la FOIA et aux enquêtes du Congrès », selon le résumé d’entretien du FBI.

shadow-gouvernement

Le document de 100 pages contient des résumés d’entrevues menées par le FBI ainsi que des notes de ses agents, qui peuvent offrir au public un aperçu de l’enquête officielle du gouvernement.sur le courriel de Clinton

La version la plus récente  contient également des allégations concernant une demande de « quid pro quo » (échange de bons procédés) de Patrick F. Kennedy, le sous – secrétaire d’Etat pour la gestion des revendications, entre autres .

Dans une lettre adressée au secrétaire Kerry , deux membres du Congrès, Chaffetz et Nunes ont ajouté que les membres du Gouvernement de l’Ombre incluent Kennedy et « plusieurs anciens avocats du cabinet d’avocats qui ont représenté [Clinton] dans cette enquête, Williams & Connolly LLP » , suggérant que des représentants légaux de Clinton peuvent avoir influencé le FBI une peu comme Kennedy a tenté de le faire.

Les deux membres du Congrès exhortent maintenant Kerry à retirer Kennedy de son poste jusqu’à ce qu’une nouvelle enquête prouve que le sous – secrétaire n’a rien à voir avec la décision du FBI de ne pas poursuivre Clinton.

Dans le résumé du FBI, le Gouvernement de l’ Ombre est aurait demandé au FBI de déposer tous les documents d’enquête à la fois  » pour des fins de coordination . » Cette information provient d’une personne non identifiée, prétendent les documents du FBI  .

Les propres notes du FBI semblent faire valoir que Clinton et ses sbires du Département d’ Etat peuvent avoir été impliqués dans des actes criminels autres que la négligence grave .

Aucun médias rapportant cette affaire ne parle de ce gouvernement de l’ombre qui serait derrière tout ça .

Voici des précisions sur cette affaire :

 
Poster un commentaire

Publié par le 18 octobre 2016 dans général

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

L’endettement mondial gravit de nouveaux sommets

Différents indices permettent de détecter l’approche imminente d’une résurgence de la crise systémique du mode de production capitaliste. L’un d’entre eux est l’endettement des ménages, des entreprises et des États. Un autre indice est la baisse du taux de profit des entreprises et un troisième indice est l’accroissement soudain du nombre de faillites. Enfin, un quatrième indice est l’activité de fusion-concentration des entreprises oligopolistiques. Les plus grandes devenant encore plus gigantesques, ce qui ne réduit pas la concurrence, mais au contraire l’exacerbe, la guerre commerciale qui en résulte mettant aux prises des monstres financiers gargantuesques. Dans une série d’articles, nous ferons la présentation et l’analyse des statistiques récentes pour chacun de ces indices.

 

L’endettement croissant

 

Ainsi, récemment le Fonds monétaire international (FMI) a sonné l’alarme à propos de la croissance de l’endettement des ménages, des entreprises et des gouvernements.

 

« Alors qu’en début d’année 2016 de nombreux analystes prévoyaient une année horrible, s’alarmant de possibles cataclysmes, le Fonds monétaire international a indiqué mercredi (5.10.2016) que la dette mondiale – tant publique que privée – avait atteint un montant sans précédent.  Elle est désormais plus de deux fois supérieure à la richesse économique créée sur le globe. Selon un nouveau rapport publié par le Fonds, l’endettement global s’élevait à la fin 2015 à 152.000 milliards de dollars en dehors du secteur financier, soit 255% du produit intérieur mondial exprimé en nominal » (1).

 

La traduction de ce texte donne ceci : le produit intérieur mondial (la somme des marchandises* ou des valeurs d’échange produites dans tous les pays capitalistes pendant une année), que l’auteur appel « la richesse économique créée sur le globe » est sous financé pendant que des masses de capitaux sont pourtant disponibles dans les canaux de circulation et d’enrichissement évanescents et chimériques. L’économiste appelle le capital financier « la dette mondiale ou l’endettement global ». On aura compris que ce crédit-dette constitue un emprunt sur la valeur d’échange (la valeur des marchandises) qui sera éventuellement produite par le prolétariat mondial. C’est justement là où le bât blesse, la crise de surproduction entraine la réduction de la production, le chômage et la diminution des revenus des consommateurs, retardant d’autant leurs remboursements.

 

Pour les économistes le capital financier est la différence entre ce crédit-dette (public et privé) et le produit intérieur mondial. Ce qu’ils appellent aussi l’économie « irréelle » qu’ils opposent à l’économie commerciale et industrielle « réelle ». Pour les économistes léninistes, le capital financier est la somme de ce crédit-dette (que Lénine appelait capital bancaire) ajouté au capital productif représenté par les actifs des entreprises productrices de marchandises (que Lénine appelait le capital industriel). Pour les économistes léninistes, le capital financier est donc la somme du capital réel productif et du soi-disant capital irréel-non productif. Trouvez l’erreur ?

 

Chacun l’aura compris, dans un cas comme dans l’autre les concepts de capital financier – de « financiarisation » de l’économie – d’économie irréelle sont des métaphores pour indiquer qu’étant donné qu’une portion de plus en plus grande du capital argent circulant ne représente plus aucune valeur d’usage, ni donc aucune valeur d’échange (aucune marchandise en somme), une portion de plus en plus forte de la circulation capitalistique (toutes formes de monnaies* confondues) est désormais financière et spéculative, anciennement sous forme de billets au porteur – billets à ordre – obligation et actions (que Lénine appelait les tondeurs de coupons) – aujourd’hui, sous forme de fichiers numériques, transitant sur les réseaux de télécommunications. La technologie pour l’échange et la spéculation est nouvelle, mais pas l’objet de l’échange. Cette spéculation sur la valeur existait au tout début du capitalisme, la phase impérialiste ne fait que l’accentuer (2).

 

Le cycle des récessions économiques

 

L’économiste écrit : « De hauts niveaux de dette sont couteux parce qu’ils conduisent souvent à desrécessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé pour sa part Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement est la conséquence de la véritable boulimie d’emprunt qui a frappé le secteur privé, ce dernier surfant royalement sur la vague de « l’argent pas cher », courant alimenté par les politiques monétaires ultra accommodantes des grandes banques centrales » (3).

 

Il est superflue de distinguer ainsi les récessions « financières » des récessions « normales ». En apparence, toute récession débute par la sphère financière, puis transfert dans la sphère de la consommation, puis se transporte dans la sphère de la production, c’est-à-dire que l’économie productive tombe en panne sous le poids de l’économie parasitaire (boursière) qui accapare une part croissante de la plus-value. En apparence seulement, car dans la réalité concrète, une crise économique commence toujours dans la sphère de la production – c’est une crise de surproduction de marchandises – une crise de surproduction relative, car les besoins sociaux humains sont loin d’être comblé et pourtant les prolétaires, devenus soudainement des clients, n’ont pas l’argent requis pour consommer, le banquier leur prête donc de l’argent, collectant au passage sa livre de chair d’intérêt, augmentant d’autant sa ponction sur la masse de plus-value jusqu’à ce qu’il « saigne » son client que le surendettement des ménages, des entreprises et des gouvernements ne fait que rendre apparent.  

 

Toutefois, nous acceptons l’aveu non sollicité du directeur du FMI à l’effet que sous le mode de production capitaliste les sociétés passent d’une crise à une autre, quelle qu’en soit l’apparence. La boulimie d’emprunt n’est pas réservée aux ménages ni au secteur privé – elle frappe également le secteur public étatique (États + entreprises gouvernementaux) démontrant ainsi que sous le mode de production capitaliste entreprises privées et corporations publiques leurs empreintes économiques sont identiques (voilà pour les réformistes qui préconisent la nationalisation-socialisation des entreprises). Cette boulimie d’emprunt-crédit-dette est inévitable puisqu’elle vise à combler le manque à gagner pour la réalisation de la plus-value auprès des clients-consommateurs. En d’autres termes, ces emprunts-dettes visent pour les entreprises à encaisser aujourd’hui la plus-value qui ne sera peut-être jamais produite demain. En réalité, cette boulimie de capital « gagé » emprunte non pas de l’argent, mais du temps, un sursis, avant le grand effondrement de l’économie capitaliste. Et le plus terrible c’est que personne n’y peut rien, ni les banquiers, ni les spéculateurs boursiers, ni les politiciens contrairement à ce que prétendent les réformistes et les opportunistes qui aiment bien présenter les banquiers et les milliardaires comme des sanguinaires faisant la guerre pour satisfaire leur désir morbide. Savez-vous pourquoi les réformistes et les opportunistes répandent ce mythe des politiciens et des milliardaires mortifères ? C’est pour se proposer comme alternative pour la gouvernance de l’État des riches et la gestion de l’économie capitaliste. Pour notre part nous affirmons qu’il est inutile de substituer à l’État-major capitaliste une nouvelle équipe « socialiste », c’est le mode de production et ses institutions qu’il faut abattre sans rémission.

 

L’économie de la circulation contre l’économie de la production !

 

L’économiste poursuit : « Mais désormais, à l’heure d’une croissance atone, cet endettement constitue un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine où la situation devient de plus en plus préoccupante. Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé quant à lui M. Gaspar » (4).

 

Comment espérer la stabilité monétaire et financière au milieu de la crise de surproduction planétaire ? L’économiste tente ici d’accréditer le mythe qu’il y aurait l’économie industrielle et primaire productive réelle d’un côté et l’économie financière monétaire bancaire boursière irréelle de l’autre et qu’il faudrait s’organiser pour qu’une forme de l’économie ne déstabilise pas l’autre forme de l’économie. Ces soi-disant « deux économies » (bancaires et industrielles comme les appelaient Lénine) n’en forment qu’une seule – inextricablement et dialectiquement – liée et « l’économie financière des emprunts, des dettes et de la spéculation » n’est que le reflet de l’économie réelle en cavale. L’économie de la circulation du capital « ou sphère de la circulation » ne peut être que l’image de l’économie de la production du capital « ou sphère de la valorisation » puisqu’il ne se produit aucune valeur nouvelle pendant la phase de circulation du capital contrairement à ce que laissent penser le système de prêt avec intérêt et le système de spéculation boursière et de fusion d’actifs. La Deutsche Bank l’apprendra bientôt à ses dépens comme toutes les autres banques incidemment.

 

Vous savez qu’elle est la preuve et la conséquence de cette imbrication entre ces deux sphères de l’économie ? C’est qu’au moment où l’économie de la valorisation-production du capital s’effondre, les acquisitions, les fusions et la concentration monopolistique sont en pleine expansion (5). C’est que le capital financier est soudainement trop abondant pour le capital productif circulant (industriel, primaire, construction, transport) qu’il est censé représenter. Ceux qui contrôlent ce capital financier – en profite pour s’emparer d’entreprises qui demain feront faillites, ce que les économistes bourgeois appelleront une « correction boursière ».

 

Les États capitalistes en faillite

 

L’économiste ajoute : « Le FMI souligne par ailleurs que les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, ce qui restreint leur capacité à réduire ce fardeau. Selon les nouvelles projections du FMI, la dette du Japon devrait atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%. À la fin de l’année 2015, la dette publique de la Grèce atteignait d’ores et déjà 176% du PIB, tandis que le ratio d’endettement du Japon s’élevait à 248%. De quoi rendre quasiment impossible un remboursement » (6).

 

À des degrés divers, c’est la situation de tous les pays sur Terre. Aucun remboursement conséquent n’est envisageable ni de la part des entreprises privées ni de la part des gouvernements, d’où la conséquence assurée d’une débandade (correction) boursière et bancaire suivit d’une dévaluation monétaire, l’or devenant la valeur refuge, et la misère le lot des prolétaires de la planète toute entière. C’est essentiellement cela la phase impérialiste ultime du mode de production capitaliste. Nous verrons la semaine prochaine comment se déroule ce phénomène à partir de l’analyse de la faillite appréhendée de la Deutsche Bank. Puis nous analyserons le phénomène de fusions-acquisitions de titres boursiers surévalués avant de dévaluer.

 

Les fonds « vautours » menacent les « requins » de la finance

 

L’analyste persiste : « On comprend d’autant mieux pourquoi, lors des soixante ans du Club de Paris, le 1er juillet dernier, la directrice du FMI, Christine Lagarde a appelé tous les acteurs officiels à se mobiliser pouraméliorer les dispositifs de faillite des États. La dirigeante a pointé le problème posé par le volume monstrueux de dette souveraine ne contenant aucun bouclier contre des créanciers agressifs. Dès le début des années 2000, l’idée de clauses d’action collective (CAC)* a commencé à germer. Les instances internationales cherchaient alors des moyens pour mieux protéger les États surendettés contre des créanciers procéduriers du type fonds « vautours », capables d’échapper à toute initiative collective d’effacement de dette » (7).

 

Que faut-il comprendre de ce galimatias ésotérique ?  Que les vautours financiers ont commencé à se cannibaliser. La dame Lagarde signale à un clan capitaliste qu’un autre clan capitaliste se prépare à se jeter sur certaines proies (États) déjà dépecées par un clan concurrent sans respecter l’ordre de préséance dans le carnage. C’est le sauve-qui-peut financier anticipé. Ces fameuses clauses d’action collective sont des mesures visant à répartir les impayées entre les différents créanciers afin que l’un d’entre eux ne s’effondre pas emportant les autres dans sa chute. Ces clauses ne sont qu’un palliatif servant à retarder l’effondrement sans pouvoir l’empêcher comme va le démontrer le démantèlement de la Deutsche Bank allemande (8). Il faut comprendre que cette faillite pourrait être le premier acte « financier – bancaire – monétaire » résultant de la présente crise économique systémique du mode de production capitaliste (9).

 

Le directeur du FMI renchérit : « Fin 2014, le directeur juridique du FMI insistait d’ores et déjà quant à lui sur la nécessité d’agir également sur la dette plus ancienne. « Nous avons un stock d’obligations souveraines (d’une valeur de 900 milliards de dollars) qui ne contient pas les nouvelles clauses (CAC renforcé), dont une grande part ne va pas expirer avant 10 ans », s’alarmait alors Sean Hagan, dans une note, mettant en garde contre les risques liés à cette dette « héritée » (legacy bonds) dans le cas où des restructurations s’imposeraient » (10).

 

Qu’est-ce donc que ces restructurations qui s’imposent selon le directeur juridique du FMI ? Ce sont des renégociations – rééchelonnement de vieilles dettes souveraines, surtout si l’État débiteur tente de s’esquiver et de ne pas rembourser. Les autres États capitalistes sont intimés de se saisir des avoirs de ces États insolvables – ou des avoirs de ses ressortissants sur leur sol national et dans les paradis fiscaux offshore – afin de rembourser les créanciers vautours floués.  Bienvenue dans l’insoutenable monde des requins de la finance.

 

En définitive cet article du FMI illustre le branlebas de combat qui présage d’une intensification extrême de la crise systémique du mode de production capitaliste dont l’expansion du « capital financier » ne constitue qu’un miroir aux alouettes mystifiant les « économistes » en goguette.

 

NOTES

 

* Marchandise, tout bien ou service offert sur le marché, que ce soit une machine-outil, du pétrole ou du pain.

* Monnaie, tout document sur quelque support que ce soit servant à représenter une valeur d’échange. Argent, or, papier à ordre, papier-monnaie, fichier numérique, etc.  

Une clause d’action collective (collective action clause en Anglais) permet à une majorité qualifiée des détenteurs d’une émission obligataire d’accepter une restructuration de la dette qui sera juridiquement contraignante pour l’ensemble des détenteurs. La clause doit être stipulée dans le prospectus d’émission de l’obligation et utilisée dans le cas de la dette souveraine de certains pays émergents.

 
Poster un commentaire

Publié par le 12 octobre 2016 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , ,

Moyen-Orient – Téhéran annonce avoir procédé à de nouveaux tests de missiles balistiques

© Atta Kenare, AFP, Archives | Des missiles de fabrication iranienne exhibés lors d’une parade militaire à Téhéran, en septembre 2013.

L’Iran a annoncé avoir effectué, mardi, des tests de missiles balistiques au cours de manœuvres militaires. Le 17 janvier les États-Unis avaient pris une série de sanctions liées au programme iranien de missiles de ce type.

La République islamique d’Iran a procédé, mardi 8 mars, à une série de tests de missiles balistiques à titre « dissuasif », a annoncé l’agence de presse officielle Irna.

Ces essais, effectués en différents endroits de son territoire à partir de bases souterraines et dans le cadre de manœuvres militaires, sont destinés à montrer que l’Iran est prêt à « affronter toute menace contre la révolution, le régime et l’intégrité territoriale du pays », selon Irna.

Ces tests de missiles, dont le type et la portée n’ont pas été précisés, ont été confirmés sur le site officiel des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du pays, qui étaient en charge des exercices.

La résolution 2231 du Conseil de sécurité, qui a entériné l’accord sur le nucléaire iranien, demande à Téhéran de ne pas développer pendant huit ans des missiles balistiques ayant la capacité de transporter une tête nucléaire.

Washington avait édicté le 17 janvier de nouvelles sanctions liées au programme de missiles balistiques de Téhéran. Une annonce intervenue juste après la levée de la plupart des sanctions internationales, conformément à l’accord conclu en juillet 2015 entre l’Iran et les grandes puissances – dont les États-Unis – sur le programme nucléaire iranien.

Le ministère iranien des Affaires étrangères avait dénoncé ces nouvelles sanctions américaines en les jugeant « illégitimes, car le programme balistique de l’Iran n’est pas conçu pour avoir la capacité de transporter des têtes nucléaires ».

Début janvier, la télévision iranienne avait montré les images d’une base souterraine contenant des missiles d’une portée de 1 700 kilomètres.

L’Iran avait effectué au moins un essai réussi de ce type de missile en octobre et, selon des experts de l’ONU, cela constituait une violation d’une résolution datant de 2010 interdisant l’utilisation par les Iraniens de missiles balistiques de peur qu’ils ne soient dotés d’une tête nucléaire.

Source, avec AFP

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

De nouveaux e-mails d’Hillary Clinton révèlent les raisons de la guerre menée par la France contre la Libye de Khadafi

A voir , trés intéressant : Les dessous de la guerre en Libye menée par Sarkozy contre Mouammar Kadhafi 

Selon un article paru dans Antiwar.com, de nouveaux e-mails confidentiels d’Hillary Clinton révéleraient les véritables raisons de la guerre menée par Sarkozy contre la Libye de Kadhafi. L’enjeu essentiel serait une volonté d’annihiler complètement l’influence de Kadhafi en Afrique francophone alors que celui-ci avait prévu de supplanter le Franc CFA par une monnaie or fabriquée en Libye dans le cadre d’un plan panafricain.

Les menaces que constituaient le pétrole et l’or libyens face aux intérêts français en Afrique

Bien que la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies proposée par la France selon la zone d’interdiction de vol mis en œuvre sur la Libye prétendait protéger les civils, un e-mail envoyé à Hillary Clinton en avril 2011 avec pour objet « les client de la France et l’or de Kadhafi » révèle des ambitions beaucoup moins nobles.

L’e-mail identifie le président français Nicolas Sarkozy en tant que leader de l’attaque sur la Libye avec cinq objectifs précis en tête : obtenir le pétrole libyen, assurer l’influence française dans la région, accroître la réputation de Sarkozy au niveau national, affirmer la puissance militaire française, et éviter l’influence de Kadhafi dans ce qui est considéré comme « l’Afrique francophone. »

Le plus étonnant est la longue section relatant l’énorme menace que l’or et l’argent des réserves de Kadhafi, estimées à « 143 tonnes d’or, et un montant similaire en argent » pourraient posé au « franc français » (CFA) en circulation comme monnaie africaine en Afrique francophone. En lieu et place de la noble « responsabilité de protéger » (R2P), il y a cette explication «confidentielle» de ce qui a été le véritable moteur de la guerre : cet or a été accumulé avant la rébellion et était destiné à être utilisé pour établir une monnaie panafricaine basée sur le dinar libyen or. Ce plan a été conçu pour fournir aux pays africains francophones une alternative au franc (CFA).

(Commentaire : selon des personnes bien informées, cette quantité d’or et d’argent fut évaluée à plus de 7 milliards $, des officiers de renseignement français ont découvert ce plan peu après que la rébellion ait commencé, et ce fut l’un des facteurs qui ont influencé la décision du président Nicolas Sarkozy pour la soutenir)…

source

 

Étiquettes : , , , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :