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La BCE a acheté plus de 1.000 milliards d’euros de dette, et ce n’est pas fini ..

Un billion d’Euro de plus qui rapproche le bilan de la BCE de celui de la FED 

Selon Zero Hedge – Ça fait 16 mois que la Banque centrale européenne a commencé son voyage dans l’inconnaissable en Mars 2015, et comme le note le FT , cette semaine marque une étape – ce a acheté plus  de 1 billion d’ obligations en euros auprés des gouvernements (et des entreprises) depuis le début du QE .

La BCE achète des obligations par l’intermédiaire des banques centrales nationales de la zone euro et en ligne avec la contribution globale d’un Etat membre au PIB de la zone euro.

 

Parmi les trois plus grandes économies, la BCE a happé un total de € 238 milliards en Bunds allemands, 189 milliards € en papier français et 164 milliards € en obligations italiennes depuis Mars dernier.

 

Les décideurs politiques ont annoncé qu’ils ont commencé à acheter de la dette non bancaire des entreprises plus tôt cette année. Le Total des achats d’obligations d’entreprise par la BCE  se tient maintenant à € 20,5 milliards, avec des titres adossés à des actifs frappant € 19.91 milliards.

 

La BCE se réunira jeudi et est prête à annoncer une prolongation de six mois de son programme d’assouplissement quantitatif jusqu’en Septembre 2017.

 

Selon les estimations du Crédit Agricole, la BCE aura avalé plus de la moitié de l’univers éligible de la dette publique d’ ici la fin de l’année, ce qui oblige les décideurs à modifier leurs règles du QE dans le but de continuer à frapper la cible de € 80 milliards par mois d’ achat.

Le gros problème est que cela n’aide pas du tout le monde réel …

 

Mais ne vous attendez pas à que ça s’arrête de sitôt. Comme les mots complètement fous suivants d’un membre de la BCE le montrent …

  • * NOWOTNY: LA POLITIQUE DE LA BCE PROUVE ETRE  `PLUS PUISSANTE ‘QUE LA PENSÉE
  • * NOWOTNY: L’EUROSYSTEME A MONTRE QU’IL PEUT TOUJOURS FAIRE PLUS

C’est juste des conneries …

Autrement dit – ce sont soit des mensonges ou de la pur propagande où les personnes qui tirent les ficelles sont aveuglés par la foi et visent le record du monde de dissonance cognitive.

Les échos rapportent la nouvelle avec un autre son de cloche :

Le seuil symbolique de 1.000 milliards d’euros de dette acquise par la Banque centrale européenne vient d’être franchi. Mais il n’est pas sûr que l’institution puisse poursuivre son action au même rythme. (non ça risque d’être pire, ndlr)

C’était l’objectif implicite affiché par la Banque centrale européenne (BCE) lorsqu’elle avait présenté, en janvier 2015, son programme de rachat de dette (ou assouplissement quantitatif). Le montant des emprunts d’Etats détenus par la Banque centrale européenne a dépassé lundi le seuil symbolique des 1.000 milliards d’euros. Avec un bilan mitigé.

Reprise du crédit bancaire

Le lancement de ce « bazooka » monétaire par la BCE, qui prévoyait un rythme mensuel d’achats de 60 milliards d’euros , devait permettre de relancer la croissance et l’inflation dans la zone euro. 18 mois plus tard, si l’on constate bien une légère reprise du crédit bancaire et un début de hausse des prix, on est encore bien loin des espérances de l’institution monétaire. L’inflation atteignait péniblement 0,2 % sur un an en août. Et ce alors que la BCE a augmenté en mars dernier son enveloppe mensuelle d’achats à 80 milliards d’euros et s’est mise également à ramasser la dette des entreprises bien notées.

La situation aurait pu être bien pire

Du côté des défenseurs de l’action de la BCE, on souligne que sans cet assouplissement quantitatif, la situation aurait pu être bien pire. Celui-ci aurait permis de contre-balancer en partie l’effet des faibles prix du pétrole sur l’inflation et aurait empêché de nouvelles crises de la dette d’Etats de la zone euro dans un contexte parfois très chahuté.

Néanmoins, des doutes subsistent sur la capacité de la BCE à atteindre in fine son but. Officiellement, le programme est censé s’achever en mars 2017, mais les marchés s’attendent à une prolongation. Ce qui posera la question des ressources disponibles. La Banque centrale détient déjà un septième de la dette des Etats européens. Dont 10% de la dette française. Il n’est pas sûr qu’elle trouve facilement du papier à acheter. D’autant qu’avec l’explosion des taux négatifs, une majorité de la dette allemande , par exemple, offre un rendement inférieur au plancher en dessous duquel les titres sont éligibles.

La BCE pourrait donc bien annoncer des modifications des modalités de son assouplissement quantitatif lors de sa réunion de jeudi.

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Publié par le 6 septembre 2016 dans économie, général, International

 

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Bill Bonner – Il faut faire éclater la bulle de dette

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Un boom économique qui n’est basé sur rien d’autre que de l’air chaud (du crédit factice sans ressources réelles) est frauduleux. Il ne nous mènera jamais à une croissance réelle — bien au contraire.

Les actions grimpent partout dans le monde. Parallèlement, il semble que l’économie américaine soit en baisse. Allez comprendre.

Par exemple, un indice de l’emploi créé par des économistes de la Fed… et surveillé de près par Janet Yellen… est en baisse depuis trois mois consécutifs. C’est la première fois depuis 2009. La Fed d’Atlanta ajoute que la croissance du PIB US au premier trimestre 2016 n’était que de 0,3%.

On n’est pas tout à fait en récession (généralement définie par deux trimestres consécutifs de croissance négative)… mais on n’en est pas loin.

Préparations

Si la récession ne se manifeste pas cette année, ce ne sera pas la première fois que nous nous serons trompé… ou que nous serons arrivé trop tôt. Mais malgré les affirmations que les autorités maîtrisent le cycle économique, une récession ne peut que se produire un jour ou l’autre.

Quand ce sera le cas, nous serons prêt… du moins ici, au ranch. Nous avons encore 700 têtes de bétail — coriace, mais mangeable. Nous avons quelques centaines de bouteilles de Malbec dans le depósito (la réserve). Nous avons du maïs et des tomates dans le jardin.

Que nous faut-il d’autre ?

Nous n’en savons rien — mais nous préférerions ne pas avoir à le découvrir.

Personne ne le veut. Mais parfois, de mauvaises choses arrivent. Et il est peu probable que les récessions aient été entièrement abolies.

Ceci étant dit, les récessions ne sont pas de mauvaises choses — pas selon nous.

C’est ainsi que la nature élimine les erreurs.

C’est lors des récessions que la partie « destruction » de la fameuse « destruction créatrice » de Joseph Schumpeter entre en jeu.

La partie « créatrice » suit, mais on ne peut pas avoir l’un sans l’autre. Les entreprises à la marge… les mauvais investissements… les concurrents qui ne sont pas à la hauteur — tous doivent céder la place à de meilleures utilisations du capital à l’oeuvre.

Pourquoi ?

Croyez-le ou non, le capital est limité. Si on l’utilise pour de mauvais projets, on devient plus pauvre et non plus riche. Quels projets sont bons ? Quels projets sont mauvais ? Généralement une augmentation des taux d’intérêt réels (augmentant le coût de financement) est un bon moyen de vérifier. Une hausse des taux fait souffrir les finances des entreprises. Celles qui ne sont pas à la hauteur doivent s’effacer.

Les récessions ne sont pas nécessairement agréables. Mais elles sont aussi nécessaires que la puberté et les discussions sur le budget familial.

Bulle de dette

Nous faisons partie d’une minorité. La plupart des économistes craignent les récessions ; ils veulent les éviter de la pire des manières possibles.

Quelle est la pire manière possible d’éviter une récession ?

L’inonder d’argent !

La majorité des économistes sérieux réalisent que nous avons un problème sur les bras. La dette grimpe et grimpe… bien plus rapidement que l’économie qui doit la rembourser.

C’est une « bulle de dette » flottant dans une coutellerie.

Ces huit dernières années, par exemple, le gouvernement fédéral américain a ajouté 9 000 milliards de dollars à sa dette publique — plus qu’il n’en avait amassé lors des 246 années précédentes.

La dette totale a augmenté de 1 900 milliards de dollars aux Etats-Unis l’an dernier… alors que le PIB n’a augmenté que de 599 milliards. Cela a été pire encore pour le secteur privé : les entreprises ont contracté 793 milliards de dollars d’emprunts supplémentaires pour seulement 161 milliards de dollars de production additionnelle — cinq fois plus de dette que de croissance.

Certains analystes comme notre ami Richard Duncan, de MacroWatch, pense que nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à gonfler la bulle du crédit.

Il compare notre situation à celle d’un homme qui ferait un voyage en montgolfière. Soudain, il réalise que l’air chaud ne l’amène pas là où il souhaite aller.

Que peut-il faire ?

S’il chasse l’air chaud, la montgolfière tombera et il mourra. Pour survivre, il doit continuer à injecter de l’air.

D’autres économistes, comme Paul Krugman, croient aussi à l’air chaud. Ils appellent ça de la « demande ». Ils s’accrochent à la montgolfière, espérant que les injections de crédit augmenteront la croissance et rendront la dette plus supportable.

Plus d’air chaud

Nous sommes d’avis que tant Duncan que Krugman se trompent.

Un boom économique qui n’est basé sur rien d’autre que de l’air chaud (du crédit factice sans ressources réelles) est frauduleux. Il ne nous mènera jamais à une croissance réelle — bien au contraire.

La meilleure solution serait de faire éclater la bulle… puis de ramasser les morceaux. De toute façon, elle éclatera que nous le voulions ou non.

Nous croyons autant à la magie que le premier venu.

Mais le numéro commence à se faire vieux. La fumée se disperse. Les lapins ont disparu. Les paillettes et le glamour, le choc et l’étonnement, les beaux discours et les grands gestes — tous cèdent le pas à la réalité économique.

Nous commençons à y voir plus clair : la théorie de la Fed n’est rien d’autre que de l’air chaud. A présent, son argent bizarre fait une chose encore plus bizarre que la Fed l’imaginait : l’exact contraire que ce que les planificateurs centraux souhaitaient.

La vélocité de la devise est en chute libre. C’est grave. La vélocité suit le nombre de fois où chaque dollar est utilisé pour acheter quelque chose dans l’économie. La chute de la vélocité montre que les consommateurs et les entreprises réduisent leur train de vie… hésitent plus à investir… et conservent leurs dollars au lieu de les dépenser.

Ceci a un effet similaire à une réduction de la masse monétaire circulant pour les biens et les services. Les prix chutent. La déflation, en d’autres termes.

La bulle a une fuite. L’air chaud s’échappe.

Attention dessous…

Plus d’infos sur : http://la-chronique-agora.com/bulle-dette-2/
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Publié par le 21 avril 2016 dans économie, général, International

 

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Le désastre des 200.000 milliards de dollars de dette publique mondiale

graphique ZH

Avec le dollar qui progresse à la hausse en même temps que la plupart des marchés financiers mondiaux, aujourd’hui, Art Cashin, une légende du monde des affaires a envoyé à kingworldnews une superbe note qui traite de l’énorme problème des 200.000 milliards de dette mondiale et de ses graves répercussions économiques.

Tiré de la note d’Art Cashin: Non, il ne faut pas se fier aux apparences – Nous avons tous entendu dire que les gens se servent de leurs économies réalisées sur la baisse des prix du gaz afin de rembourser leur dette et donc de se désendetter.

En fait, on nous explique que partout dans le monde les gens sont en train de rembourser l’énorme fardeau de dette qui avait provoqué la crise de2008 et 2009.

Avec cela à l’esprit, vous pouvez comprendre ma surprise lorsque j’ai lu les dernières prévisions d’Aden:

Comme vous le savez, les taux d’intérêt sont restés proches de zéro aux États-Unis lors de ces sept dernières années. Cette situation est totalement inédite, et ce n’est pas seulement le cas aux États-Unis.

Au Japon, les taux d’intérêt sont restés à zéro depuis plus d’une décennie. Ils sont à zéro dans la zone euro et voire dans certains cas, ils sont même en dessous de zéro et donc négatifs. Autrement dit, dans ce cas, vous auriez à payer la banque pour faire garder votre argent.

En fin de compte… près de 90% des pays développés sont aux prises avec des taux d’intérêt à zéro. Et près de la moitié de toutes les obligations dans le monde sont en train de se négocier à moins de 1%.

La conséquence est qu’il n’y a pas d’incitation à économiser de l’argent. Au contraire, ces faibles taux d’intérêt incitent les gens et les entreprises à emprunter et dans de nombreux cas beaucoup plus que ce qu’ils ne le devraient.

Ainsi, même si trop de mauvaises créances ont déclenché la crise financière de 2008, cette montagne de dette n’a pas été réduite. Il n’y a eu aucun désendettement.

En fait, c’est même le contraire qui s’est produit. La dette publique mondiale a progressé et est maintenant à plus de 200.000 milliards de dollars. Étonnamment, elle est 40% supérieure à ce qu’elle était avant le début de la crise financière en juillet 2007.

En d’autres termes, la dette ne cesse d’enfler, et rien n’a été fait à ce sujet ce qui ne fait qu’aggraver la situation. Cela a mis l’économie mondiale en terrain glissant, rendant l’environnement plus vulnérable qu’avant à un choc.

Toute cette dette a également des effets très déflationnistes. Et si vous avez le moindre doute à ce sujet, ne cherchez pas plus loin que l’exemple du Japon. Comme nous l’avons souvent souligné, ils ont le plus haut ratio dette-PIB dans les pays développés et ils ont été aux prises avec la déflation, les récessions, la croissance lente, et les programmes de Quantitative Easing(planche à billets) afin d’essayer de maintenir l’économie à flot pendant près de 20 ans. (Lors des quantitative esaing, une banque centrale crée de ” l’argent papier ” et l’injecte dans le système financier.)

Le reste du monde suit les traces du Japon. Et mis à part les éventuelles répercussions économiques mondiales, tout ceci a également mené à de grands bouleversements dans le monde de l’investissement.

Nous allons faire un peu plus de recherches sur ces chiffres, mais, si cela s’avère vraie, ils ne présagent rien de bon si une autre crise de liquidité venait à frapper.

KWN 

 
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Publié par le 20 octobre 2015 dans économie, général, International

 

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La BCE demande aux banques grecques de ne plus acheter de dette d’Athènes !

La BCE a arrêté début février d'accepter de la part des banques leurs obligations souveraines grecques comme garanties dans ses opérations hebdomadaires de prêts, importante source de financement pour elles.

La BCE a arrêté début février d’accepter de la part des banques leurs obligations souveraines grecques comme garanties dans ses opérations hebdomadaires de prêts, importante source de financement pour elles. (Crédits : Reuters)

Mais non puisqu’on vous dit que Draghi ne fait pas pression sur la Grèce … : cette dernière va-t-elle enfin se tourner vers les Russes ? Il faut Avouer que ça doit etre tentant  pour TSIPRAS, sachant que les caisses sont VIDES . Z .

« FRANCFORT-La Banque centrale européenne a demandé Aux plus grandes banques de la Grèce de s’abstenir d’augmenter leur exposition à la dette du gouvernement grec, selon des personnes familières avec le sujet. » précise le  Wall Street Journal

La Banque centrale européenne estime que la dette du pays fait peser un risque sur les établissements financiers grecs, a indiqué mercredi à l’AFP une source au fait du dossier. Or, ces derniers permettent à Athènes de se maintenir à flot financièrement…

La BCE, chargée depuis novembre 2014 de la supervision des banques européennes en sus de son mandat de politique monétaire, met désormais la pression sur les établissements financiers grecs.

Elle s’émeut du « risque que le bilan (des banques grecques) soit plombé par des actifs de mauvaise qualité », a expliqué une source au fait du dossier à l’AFP, mercredi 25 mars. L’institution a intimé aux banques « de ne pas augmenter leur risque » dans une « communication » cette semaine. Elle leur demande notamment d’arrêter d’acheter de la dette d’Athènes.« C’est quelque chose à prendre au sérieux », de la part des banques, a précisé la source, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat.

Le Financial Times et le Wall Street Journal avaient auparavant fait état d’une lettre envoyée mardi 24 mars aux banques hellènes. La BCE n’a pas commenté ces informations.

Athènes écoule ses bons du trésors auprès des banques grecques

C’est principalement auprès des banques grecques qu’Athènes écoule les bons du trésor émis à intervalles réguliers, qui lui servent à rembourser les précédents et à se maintenir à flot financièrement, alors que les caisses de l’Etat sont presque à sec. Mais la dette grecque est considérée comme un investissement « pourri » par les agences de notation.

Par ailleurs, la BCE a arrêté début février d’accepter de la part des banques leurs obligations souveraines grecques comme garanties dans ses opérations hebdomadaires de prêts, importante source de financement pour elles. Avant cette date, les banques grecques bénéficiaient d’un régime de faveur leur permettant d’apporter ces titres en garantie, mais les incertitudes entourant l’avancement d’Athènes dans ses réformes depuis l’arrivée au pouvoir fin janvier du gouvernement d’Alexis Tsipras ont conduit l’institution à faire sauter ce dispositif.

Les banques grecques se refinancent à l’heure actuelle auprès de la banque centrale du pays, avec des prêts d’urgence, plus chers pour elles, dans le cadre d’un mécanisme appelé ELA et approuvé par la BCE.

source

 
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Publié par le 25 mars 2015 dans économie, général, International

 

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Bill BONNER : « Ce que nous attendons : L’éclatement de la plus grosse bulle de dette de tous les temps. »

leadimg
Et c’est le revue de presse avec Bill BONNER  qui s’attend toujours à un crash, qui, si je résume bien, commencera par  » une vague de ventes sur les actions » dit bill ; « L’implosion de la bulle de dette et l’effondrement des prix des actifs ne signeront probablement pas la fin de l’histoire, cependant » : Rassurant ! Merci Bill ! Donc ce sera peut être en 2014 , mais en tout cas, l’excellent économiste Bill BONNER, attend le crash …. imminent ; Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance 

« J’ai parfois le sentiment que, quelque part au-delà de cette gigantesque mare, aux Etats-Unis, des gens sont assis dans un laboratoire et font des expériences, comme avec des rats, sans comprendre réellement les conséquences de leurs actes ».
— Vladimir Poutine, 4 mars 2014

▪ Nous avons promis d’expliquer comment il finira. Le monde, bien sûr. Le monde dans lequel nous vivons actuellement.

C’est un monde dans lequel les banquiers centraux jouent un rôle qui oscille entre escroc, savant fou et Dieu Lui-même

D’abord, il faut comprendre que nous vivons dans un monde bien différent de celui du 19ème et du début du 20ème siècle. C’est un monde dans lequel les banquiers centraux jouent un rôle qui oscille entre escroc, savant fou et Dieu Lui-même. Ils trompent et trichent. Ils conduisent leurs expériences sans savoir vraiment de quelle manière elles affecteront les gens. Et ils manipulent quasiment tous les prix… envoyant les investisseurs, les ménages et les entrepreneurs courir tous dans la même direction.

Leur influence ne change pas seulement les prix cités sur les marchés et dans les supermarchés. Elle modifie aussi le monde physique. Des emplois sont perdus au profit de machines qui — sans des taux d’intérêt très bas — n’auraient jamais été construites. Les « 1% » ne seraient pas aussi riches sans les manipulations de la Fed. Les méga-maisons qu’on trouve aux Etats-Unis sont elles aussi largement le résultat de la bulle immobilière de 2002-2007 nourrie par la Fed ; et bon nombre de villas ont été construites dans des lieux huppés grâce aux bonus de Wall Street, ce qui n’aurait pas été possible sans l’aide du gouvernement. Quant à la Chine, elle est comme elle est aujourd’hui — avec ses tours luisantes, ses gigantesques usines, ses villes vides et ses routes encombrées — en majeure partie parce que les autorités US ont aidé les Américains à acheter des choses dont ils n’ont pas besoin avec de l’argent qu’ils n’ont pas.

Les banquiers centraux — avec l’aide des gouvernements — ont créé une sorte de fantasme monétaire… qui dépend de quantités croissantes de cash et de crédit. Mais où peut aller tout ce nouvel argent ? La production réelle ne peut pas tenir le rythme. Les prix doivent donc s’ajuster. En l’occurrence, ils entrent en ébullition… d’abord un marché, puis un autre… d’abord un secteur, puis un autre…

▪ Et après la bulle ?
Le krach ! C’est ce que nous attendons. L’éclatement de la plus grosse bulle de dette  tous les temps.

Lorsque la balle de l’inflation du crédit se heurte à un mur, elle produit une réaction égale et opposée. Les prix des actifs chutent. C’est la déflation : elle commence avec les prix des actifs… puis se fraie un chemin jusqu’aux prix à la consommation.

La plupart des investisseurs pensent qu’ils doivent se protéger de cette sorte de « volatilité ».

Il existe des études universitaires démontrant que les valeurs les plus volatiles tendent à sous-performer les valeurs plus stables. Et il est évident que si votre action baisse de 50%, il vous faut 100% de hausse pour revenir à votre point de départ.

Ce n’est pas la volatilité elle-même, le problème. Le véritable problème, c’est le risque

En ce qui nous concerne, nous avons un principe : il faut « faire de la volatilité votre amie ». Parce que ce n’est pas la volatilité elle-même, le problème. Le véritable problème, c’est le risque. Ce dernier existe lorsqu’on achète le mauvais investissement au mauvais prix. Ensuite, on se prend une raclée.

Les politiques d’argent facile — les taux bas, le QE, la monnaie papier — produisent une stabilité apparente. Tant que l’argent coule librement, même les pires entreprises et les pires spéculateurs peuvent emprunter pour couvrir leurs pertes. Les valeurs grimpent, grimpent, grimpent… La situation semble positive — mais elle masque un vrai risque. A mesure que la bulle du crédit augmente, il en va de même pour le risque d’un effondrement majeur… jusqu’à ce que ce risque devienne une certitude.

C’est là que la volatilité peut être votre ennemie et votre amie. Tout comme les politiques de la Fed ont rendu les actions trop chères… la réaction égale et opposée des marchés financiers sera de les rendre trop bon marché.

Et voilà. La première étape de « la fin » sera une vague de ventes sur les actions. Aux prix actuels, de toute façon, c’est ce qu’elles méritent.

L’implosion de la bulle de dette et l’effondrement des prix des actifs ne signeront probablement pas la fin de l’histoire, cependant. Pas tant que nous avons des fous activistes aux commandes des banques centrales et des gouvernements.

Rendez-vous demain pour la deuxième étape de « la fin »…

http://la-chronique-agora.com/bulle-dette-hausse-actions/

 
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Publié par le 25 mars 2014 dans économie

 

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Bill BONNER : Mais jusqu’où la bulle de dette ira-t-elle ?

leadimg

 

C’est mercredi, bienvenu dans le revue de presse, avec Bill BONNER  » Mais jusqu’où la bulle de dette ira-t-elle ? » : selon les lois de la physique quantique, la bulle de la dette explosera tôt ou tard !

Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

▪ La fin arrivera — tôt ou tard — pour le grand marché haussier des actions américaines… et pour la bulle de la dette. Elle n’est pas arrivée hier, toutefois. Est-ce que ce sera pour aujourd’hui ou pour demain ?

Aujourd’hui, nous explorons le temps que le pays a oublié. Cette phrase n’a pas vraiment de sens, mais nous voulions lui donner une chance malgré tout. Nous parlons de l’espace sur le calendrier rempli par des termes comme « à un moment ou à un autre » et « tôt ou tard » — cette partie de l’avenir où les choses qui ne peuvent durer éternellement finissent par s’arrêter.

Plus spécifiquement, nous nous demandons quand et comment la plus grande bulle de l’histoire explosera. Rappelez-vous que la planète Dette a alourdi son fardeau de 30 000 milliards de dollars ces six dernières années — une augmentation de 40%. Cela ne peut continuer éternellement. Mais comment est-ce que ça s’arrête ?

En deux mots, une bulle ne peut pas exploser sans une grande quantité de « flation » d’une sorte ou d’une autre

L’inflation… la déflation… l’hyperinflation… l’hyperdéflation ? En deux mots, une bulle ne peut pas exploser sans une grande quantité de « flation » d’une sorte ou d’une autre. Avec une bulle de cette taille, ça ne peut qu’être sans précédent. Très probablement, nous verrons la « flation » dans toutes ses formes connues — et peut-être dans des formes encore inédites.

On peut débattre de l’effet qu’a eu l’assouplissement quantitatif sur l’économie… et l’effet qu’il aura quand il sera retiré. Mais il n’y a pas de doute que les taux d’intérêt microscopiques ont fait leur travail.

▪ Avidité ou idiotie ?
Les gens qui pouvaient emprunter aux taux bas de la Fed l’ont fait. Les gouvernements ont emprunté plus lourdement que jamais — simplement pour couvrir leurs frais de fonctionnement. Les entreprises ont emprunté pour se développer, pour acheter de nouvelles usines et pour racheter leurs actions (faisant grimper le cours et — par pure coïncidence bien entendu — fournissant aux dirigeants des bonus encore plus énormes).

Les chiffres les plus récents que nous ayons proviennent du troisième trimestre 2013. Sur ces trois mois, on a constaté 123 milliards de dollars de rachats d’actions — une hausse de 32% par rapport à la même période un an auparavant. Si les choses continuaient à ce rythme en 2014, près d’un demi-millier de milliards de dollars seraient consacrés à faire grimper les prix des actions des entreprises, provenant des entreprises elles-mêmes.

Les dirigeants sont-ils idiots… ou simplement avides ? Le sage conseil « vendez au plus bas, achetez au plus haut » ne semble pas les avoir atteint. Au plus bas du krach de 2008-2009, rapporte le Grant’s Interest Rate Observer, c’est à peine si les entreprises américains ont profité d’une telle occasion de racheter leurs propres actions à un prix cassé. A présent que les prix sont à nouveau élevés, elles semblent quasiment toutes vouloir acheter.

Là aussi, ça doit sûrement prendre fin. Il ne faut pas non plus beaucoup d’imagination pour prévoir ce qui arrivera lorsque ce sera le cas : les prix des actions s’effondreront.

▪ L’effet pauvreté
Pour commencer, le crédit se développe et les prix des actifs grimpent. Ensuite, le crédit se contracte et les prix des actifs chutent. Les prix des actifs anticipent généralement les prix à la consommation.

Après une telle inflation du crédit… nous nous attendrions à voir une sacrée déflation lorsque la bulle éclate. Tout à coup, « l’effet richesse » deviendrait « l’effet pauvreté », les gens réduisant leurs dépenses, leurs investissements, leurs luxes de tous les jours.

Une déflation de la dette ne crée pas de mauvaises dettes ou de mauvais investissements… elle force simplement les gens à reconnaître leurs erreurs

Ce serait normal, naturel et sain. Une déflation de la dette ne crée pas de mauvaises dettes ou de mauvais investissements… elle force simplement les gens à reconnaître leurs erreurs. Les entreprises font faillite ; elles ne peuvent plus emprunter des fonds quasi-illimités à des rendements quasi-invisibles. Les gens peuvent à nouveau faire défaut… et ils ont de la compagnie. Les 5 000 milliards de dollars qui sont apparus — de manière quasi-magique — à mesure que les marchés grimpaient… disparaissent soudain, retournant là d’où ils sont venus.

Il n’y a pas de mystère au sujet du cycle du crédit. La richesse créée « à crédit » s’en va lorsque le crédit est supprimé. Ensuite, on voit qui a fait les erreurs les plus graves.

Les questions en cours sont les suivantes : jusqu’où cette bulle peut-elle enfler avant d’exploser ? Comment les manoeuvres des banques centrales affecteront-elles l’issue de cette situation ?

La première question amène une réponse évidente : qui sait ? Les banques centrales sont encore à l’oeuvre — Etats-Unis et Japon en tête. Les secteurs privé et public sont encore prêts à emprunter. Les entreprises rachètent encore leurs actions. Et les prix des actifs, pour autant que nous puissions en juger, grimpent encore. Cela pourrait perdurer. Personne ne sait combien de temps.

Demain, nous aborderons la deuxième question : lorsque la fin viendra, quelle forme prendra cette nouvelle « flation » ?

http://la-chronique-agora.com/bulle-dette/

 
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Publié par le 19 mars 2014 dans économie

 

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Aux Etats-Unis, les prêts étudiants sont une forme de dette dangereuse…

leadimg
Vendredi, revue de presse et bill Bonner qui nous rappel la bombe à retardement que sont les prêts étudiants ; Ensuite , j’ai une petite dizaine d’articles sur les métaux et je ne sais lesquels choisir : je pense qu’on fera une mini revue des métaux tout à l’heure !  Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance

▪ Alléluia. Les Américains s’endettent plus profondément… et recommencent à divorcer.

Vraiment. Bloomberg nous en dit plus :

« Le nombre d’Américains demandant le divorce a grimpé pour la troisième année consécutive, atteignant environ 2,4 millions en 2012, après un plongeon durant la récession de 18 mois qui a pris fin en juin 2009, selon les données du bureau du recensement américain.

‘A mesure que l’économie se normalise, il en va de même pour la dynamique familiale’, a déclaré Mark Zandi, économiste en chef chez Moddy’s Analytics Inc. à West Chester, en Pennsylvanie. ‘Les taux de natalité et de divorce sont en hausse. Nous pourrions même les voir grimper fortement au cours des prochaines années, à mesure que les ménages qui repoussaient ces décisions de fond passent à l’action’.

Les divorces étaient à un plus bas de 40 ans en 2009, selon Jessamny Schaller, professeur d’économie à l’Université d’Arizona à Tucson, citant des données du Centre national pour les statistiques de santé (NCHS) du gouvernement fédéral. Le taux de divorce a plus que doublé entre 1940 et 1980 avant de chuter d’un tiers en 2009, selon des chiffres du NCHS, basé à Hyattsville dans le Maryland ».

Voilà d’excellentes nouvelles, non ? Les choses reviennent à la normale. Et si la Grande correction est bien terminée, vous pouvez vous attendre à une hausse des prix à la consommation, plus d’emplois, une baisse des prix obligtaires et un taux de croissance en hausse. Une vraie reprise, enfin.

Si la Grande correction n’est pas terminée, en revanche, attendez-vous à une nouvelle dose de ce que nous avons subi ces cinq dernières années — un IPC bas (1,5% seulement officiellement sur les 12 derniers mois aux Etats-Unis), des rendements obligataires bas (prix élevés), plus de QE et une croissance paresseuse.

▪ Les banques doivent jouer le jeu
Le Wall Street Journal : « la dette des ménages augmente à mesure que les banques s’assouplissent ».

Dommage pour le malheureux qui a dû rester avec sa femme parce qu’il ne pouvait pas se permettre de se débarrasser d’elle. Voilà sa chance : la Fed a tout essayé pour stimuler le crédit, l’emprunt, les dépenses, les prix à la consommation et les divorces. Mais les banques ont resserré les cordons de la bourse contenant leurs réserves, au lieu de les prêter. Résultat : stagnation. Sauf qu’à présent… pour la première fois depuis 2008, d’une année sur l’autre, les ménages américains empruntent plus qu’ils ne remboursent.

« Les gens veulent vraiment accélérer et s’endetter plus encore », a déclaré un analyste cité par le Wall Street Journal. Durant les cinq dernières années, les ménages ont remboursé leurs dettes. C’est pour cette raison que le programme d’assouplissement quantitatif de 3 200 milliards de dollars a été un tel four. Le QE de la Fed doit passer par le système bancaire pour arriver au consommateur. Les banques doivent prêter l’argent. Si elles ne le font pas, le cash reste dans les réserves.

Le génie des réserves bancaires fractionnelles, c’est qu’elles permettent aux banques de prêter un même dépôt jusqu’à 10 fois. De sorte que si l’appétit des ménages pour l’emprunt se creuse soudainement… et si les banques s’y mettent… il pourrait bientôt y avoir des augmentations substantielles de la quantité d’argent en circulation.

Cela donnerait aux prix à la consommation la poussée que la Fed avait en tête. Qui sait, elle pourrait même obtenir plus qu’elle ne l’espérait. La hausse de l’inflation pourrait faire peur aux détenteurs de dollars à l’étranger… les poussant à retourner à l’envoyeur leurs billets verts fripés et déchirés.

▪ Parlons un peu des prêts étudiants…
Si l’on regarde les choses de plus près, toutefois, il nous apparaît que ni les statistiques des divorces ni celles de la dette ne sont des signes certains de bonne santé économique pour les Etats-Unis. Après cinq ans de chiffres inférieurs à la normale, on pourrait s’attendre à ce qu’ils reviennent à la moyenne quoi que fasse l’économie. Quant à la dette, la plus grande avancée provient des prêts étudiants (financés par l’Etat américain), qui ont grimpé de 12%. En fait, ils ont grimpé de manière quasi-identique à celle du nombre d’emprunteurs qui ne paient pas : les défauts sont également à 12% environ.

Pourquoi les gens veulent-ils aller à l’école plutôt que travailler ? Parce qu’ils ne peuvent pas trouver de bons emplois. Pourquoi empruntent-ils au lieu de payer avec leur épargne ? Parce qu’ils n’ont pas d’épargne. Pourquoi empruntent-ils au gouvernement fédéral ? Parce que ce prêteur ne vérifie pas leur historique bancaire.

Une fois que le diable de la dette fédérale vous a entre ses griffes, il est très difficile de s’échapper. On est peut-être prêt pour un emploi, mais ça ne signifie pas pour autant qu’un emploi est prêt pour vous. Le seul moyen de repousser le remboursement de votre dette est d’emprunter plus et de rester à l’école. C’est ainsi qu’on s’enfonce encore plus profondément dans l’enfer de la dette.

C’est pour cette raison que les défauts de paiement sur les prêts étudiants américains augmentent si rapidement. Près d’un emprunteur sur huit n’a pas versé ses mensualités sur les 90 derniers jours — le taux de défaut le plus élevé, toutes formes de dettes confondues. Et il grimpe. Il a augmenté de 40% au cours des trois dernières années. Quelle quantité de cette dette ne sera jamais remboursée ? Sans oublier le fait que quand les dettes restent impayées, la masse monétaire s’en trouve réduite.

La catégorie de dette enregistrant la croissance la plus rapide le doit à l’échec de l’économie, non à son succès. La correction est-elle vraiment terminée ? Peut-être pas.

http://la-chronique-agora.com/etats-unis-prets-etudiants/

 
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Publié par le 21 février 2014 dans économie

 

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