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Des perturbateurs endocriniens retrouvés dans les cheveux de tous les enfants !

Le magazine presse les pouvoirs publics d’interdir ces substances nocives pour la santé

Ils sont partout et cette fois, ce « ils  » n’est pas la cible d’une théorie complotiste. Eux, ce sont « le bisphénol A, les phtalates, les pyréthrinoïdes (famille d’insecticides), les dioxines, les furanes, les PCB, les retardateurs de flamme et les composés perfluorés « . En bref, des perturbateurs endocriniens, des molécules qui interfèrent avec le système hormonal et qui se retrouvent actuellement au coeur d’une bataille européenne pour déterminer exactement leur risque sur la santé.

La dernière étude en date de Santé publique France, l’ancienne Agence nationale de santé (ANS), publiée fin 2016, révélait déjà que des traces de perturbateurs endocriniens avaient été retrouvées chez quasiment toutes les femmes enceintes testées.

Maintenant, au tour des enfants ..

Le magazine « 60 millions de consommateurs » a détecté des substances nocives chez tous les enfants ayant participé à une étude.

Bisphénol A, phtalates, pesticides… Des traces de dizaines de perturbateurs endocriniens ont été retrouvés dans les cheveux d’enfants de 10 à 15 ans, selon une étude publiée jeudi par « 60 millions de consommateurs », qui appelle autorités et consommateurs à réagir.

« Aux très hautes autorités d’arrêter de jouer les poules mouillées et d’imposer des règles. (…) Et rappelons que la meilleure pression vient des consommateurs, capables de refuser d’acheter des produits non vertueux », interpelle la rédactrice en chef du magazine Sylvie Metzelard dans son éditorial, évoquant les risques de ces substances pour le développement et la fertilité.

« Tous contaminés »

L’association de consommateurs a fait analyser par un laboratoire indépendant une mèche de cheveux d’un panel de 43 enfants et adolescents de 10 à 15 ans, habitant « sur tout le territoire » français, tant en ville qu’en milieu rural, pour y rechercher 254 substances « répertoriées comme des perturbateurs endocriniens potentiels ou avérés ».

Les résultats, publiés dans son magazine en kiosques ce jeudi, montrent que des polluants ont été détectés dans les cheveux de tous les jeunes participants : 23 à 54 molécules ont été retrouvées selon les enfants (34 en moyenne). Des résultats qui « suggèrent fortement » que les petits Français sont « tous contaminés », s’alarme le magazine.

Perturbation du système hormonal

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances présentes dans de nombreux produits du quotidien (cosmétiques, jouets, peintures, contenants alimentaires…), qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies.

Parmi les sept grandes familles de polluants recherchées, des phtalates et des pesticides étaient présents dans tous les échantillons analysés, tandis que bisphénols, PCB (interdits depuis 1987), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), métaux lourds et retardateurs de flamme bromés (PBDE) ont été retrouvés chez une partie des enfants.

Le débat sur les perturbateurs endoctriniens s’est invité dans la campagne présidentielle : le candidat socialiste Benoît Hamon, qui a fait de l’environnement un thème majeur de son projet, a promis de les interdir s’il est élu, mettant en avant le « principe de précaution ».

 
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Publié par le 20 avril 2017 dans général, Santé - nutrition, société

 

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Dans l’Arctique aussi, les déchets plastiques s’accumulent

La goélette « Tara » dans l’archipel François-Joseph, dans le nord de la Russie, en janvier 2013.

Jusqu’à 1 200 tonnes de fragments provenant d’Europe de l’Ouest et des Etats-Unis contaminent la surface de l’océan.

C’est désormais une certitude : on trouve des débris plastiques flottants sur tous les océans. On connaissait les grandes zones d’accumulation, en Méditerranée et au cœur des cinq gyres océaniques – Atlantique nord, Atlantique sud, Pacifique nord, Pacifique sud, océan Indien –, mais une équipe internationale menée par Andrès Cozar (université de Cadix, Espagne) publie, mercredi 19 avril dans la revue Science Advances, les résultats d’une campagne de mesures montrant l’existence d’une nouvelle zone d’accumulation dans l’océan Arctique. Loin, très loin des grandes sources de rejet de plastique en mer.

« Nos résultats portent néanmoins une bonne nouvelle, puisque dans de vastes zones de l’Arctique, on ne trouve pas ou très peu de plastique flottant, explique Erik van Sebille (université d’Utrecht, Pays-Bas), coauteur de ces travaux. Cependant, en mer du Groenland et en mer de Barents, on en trouve des concentrations élevées, beaucoup plus hautes que quiconque l’aurait imaginé. » Dans certaines zones, on ramasse jusqu’à « plusieurs centaines de milliers de débris par kilomètre carré », écrivent les chercheurs, qui fondent leur analyse sur les relevés effectués par la goélette Tara. Celle-ci a laissé traîner ses filets dans de larges secteurs de l’Arctique entre juin et octobre 2013, récupérant les fragments de taille supérieure à 0,5 millimètre.

La quantité totale de débris découverte demeure toutefois marginale par rapport à ce qui pollue la Méditerranée et les gyres océaniques. Dans l’océan glacial, les chercheurs estiment la quantité totale de fragments entre 100 tonnes et 1 200 tonnes. Et ce, alors que leur masse totale, à l’échelle des océans du globe, est généralement évaluée entre quelques dizaines de milliers de tonnes et plus de 200 000 tonnes – là encore avec une grande marge d’erreur.

Cul-de-sac

Selon les auteurs, les débris qui s’accumulent là, dans les mers glacées septentrionales, sont portés par un bras de la circulation dite « thermohaline » – ce lent courant marin qui transporte les eaux chaudes de l’Atlantique tropical vers l’Europe du Nord. Les zones où ces eaux de surface chaudes se refroidissent et plongent en profondeur seraient, écrivent les chercheurs, comme un cul-de-sac propice à l’accumulation des débris flottant. « Un modèle de circulation océanique que nous avions utilisé en 2012 anticipait que ce serait le cas, mais nous n’avions pas les données pour le vérifier, dit Erik van Sebille. C’est désormais chose faite. »

En 2015, une étude publiée dans la revue Science avait fait grand bruit en estimant à 8 millions de tonnes la quantité de plastique déversée chaque année dans les océans, ajoutant que 80 % environ des rejets ne provenaient que de quelques pays d’Asie (Chine, Indonésie, Philippines, Vietnam, Sri Lanka, etc.). « Certains se sont alors demandé s’il était bien utile que les pays européens et les Etats-Unis fassent un effort dans la mesure où l’essentiel de la contamination de l’océan par le plastique ne provient pas de ces pays, raconte Erik van Sebille. Or, nos travaux montrent que les rejets de plastiques provenant d’Europe de l’Ouest et des Etats-Unis sont importants, car ils finissent en partie dans l’Arctique, une zone à la fois biologiquement très productive et d’une grande fragilité car tous les stress qu’elle subit s’ajoutent au changement climatique. »

En outre, la contamination des eaux de surface de l’Arctique n’est sans doute que la partie émergée du problème : une part, pour l’heure impossible à chiffrer, a coulé et gît sans doute sur le plancher océanique. De fait, les débris flottant sur l’océan ne représentent qu’une minuscule fraction, inférieure à 1 %, de la masse totale de plastique introduite dans les mers du globe. Où se trouve cette matière manquante ? A-t-elle coulé au fond des mers ? Est-elle stockée dans la chaîne alimentaire ? Est-elle présente en trop petits fragments pour être ramassée dans les filets des missions d’échantillonnage ? A-t-elle été dégradée par des communautés bactériennes ? Ces multiples questions demeurent largement ouvertes.

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Publié par le 19 avril 2017 dans Climat - Environnement, général

 

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Des centaines de victimes dans un raid de la «Coalition internationale» sur un dépôt d’armes chimiques de «Daech» à Deir Ezzor

Syrie: frappe de la coalition contre un dépôt d'armes chimiques de l'EI. 18 morts, des centaines de blessés

La coalition internationale a porté mercredi une frappe contre un dépôt d’armes chimiques appartenant à Daech à Deir ez-Zor, faisant des centaines de victimes, a annoncé l’État-major syrien. L’incident prouve que les terroristes possèdent des armes chimiques, affirme l’armée syrienne.

Une frappe portée mercredi par la coalition menée par les États-Unis contre un dépôt d’armes chimiques appartenant à Daech dans la région de Djalta, près de la ville de Deir ez-Zor, a provoqué l’intoxication de centaines de personnes, a annoncé le commandement des forces armées syriennes dans un communiqué diffusé par l’agence syrienne Sana :

Damas/ Le commandement général de l’armée et des forces armées a affirmé que des centaines de personnes, dont un grand nombre de civils,  avaient été tuées dans un raid mené par les avions de combat de la soi-disant «Coalition internationale», conduite par les Etats-Unis, sur un grand dépôt des terroristes de «Daech», qui inclut des substances toxiques dans le village de Hathla dans la banlieue est de Deir Ezzor.

Dans un communiqué, dont une copie est parvenue à SANA, le commandement a indiqué que les avions de combat de la soi-disant «Coalition internationale»  avaient mené hier entre 17h:30 et 17h:50 une frappes aérienne contre un QG des terroristes de «Daech» dans le village de Hathla à l’est de Deir Ezzor, ce qui a abouti à l’explosion d’un grand dépôt qui inclut d’importantes quantités de substances toxiques.

Le commandement général a fait savoir que la frappe aérienne de la soi-disant «Coalition internationale» contre la zone de Hathla à Deir Ezzor avait fait des centaines de cas d’asphyxie, dont parmi de nombreux civils, et provoqué un incendie qui a duré jusqu’à 22h :30.

«La frappe aérienne confirme la collaboration entre les réseaux terroristes et les forces qui les soutiennent afin de trouver des prétextes et d’accuser l’armée arabe syrienne d’avoir utilisé les armes chimiques», a dit le commandement qui a ajouté que cette frappe confirme également que les réseaux terroristes, notamment les deux réseaux terroristes de «Daech» et du «Front Nosra», possèdent des armes chimiques et ont la possibilité de les stocker et les utiliser avec l’aide de pays connus dans la région.

Le commandement a réaffirmé qu’il ne possède aucun genre d’armes chimiques, mettant en garde contre les risques de l’usage par les groupes terroristes des armes chimiques contre les civils.

 

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La Bundesbank appelle à la fin du rachat de dette publique

​La Bundesbank veut siffler la fin de la stratégie par laquelle la BCE a sauvé l’économie européenne et tout le monde s’en moque dans la campagne électorale française

La Bundesbank appelle à la fin du rachat de dette publique :

Le président de la Bundesbank Jens Weidmann a de nouveau appelé à une sortie prochaine des rachats de dette publique par la Banque Centrale Européenne, plus de deux ans après le lancement de cette mesure controversée pour soutenir l’inflation. « Le moment se rapproche, de mon point de vue, de ne plus appuyer sur la pédale d’accélérateur mais de lever le pied » en matière de politique monétaire expansionniste, déclare M. Weidmann dans une interview à l’hebdomadaire « Die Zeit » paraissant jeudi. « Je saluerais le fait qu’il n’y ait plus du tout d’achats d’obligations d’ici un an », poursuit-il.

La Bundesbank veut siffler la fin de la stratégie par laquelle la BCE a « sauvé » l’économie européenne et tout le monde s’en moque dans la campagne électorale française

Si Mario Draghi tient bon face aux dernières attaques de la Bundesbank, il serait peut être temps que les candidats à la présidentielle française s’intéressent un peu plus aux questions économiques européennes.

Ce qui se joue dans les coulisses depuis quelques temps c’est l’avenir de la pseudo-reprise pour 2018 en Europe, et un « Game of Trones » en anticipation du moment où notre suzerain, le boomerang Mario Draghi, reviendra chez Goldman Sachs ou ailleurs (à partir d’octobre 2019). Les enjeux sont titanesques parce que les gens dont je vais parler ici traitent tous les mois d’affaires qui dépassent d’un facteur 10 la marge de manœuvre éventuelle dont disposera peut-être annuellement Macron s’il obtient une majorité (ce dont je doute) et s’il fait mine de vouloir bouger quelques lignes concrètes (ce dont je doute) au-delà d’un service-citoyen de 30 jours et 30 nuits pour les garçons et les filles.

Il y a quelques jours, sans que cela ne fasse beaucoup de bruit dans le paysage médiatique occupé à des histoires bien plus sérieuses (les justificatifs de travail de Penelope pour 1991, l’élimination de Didier dans Koh-Lanta), les banques de la zone euro ont récolté plus de 200 milliards au guichet de la BCE, à des taux négatifs, pour des durées jusqu’à 3 ans : ce qui en dit long au passage sur le non-rétablissement du marché interbancaire quasi-mort il y a bientôt 10 ans et remplacé par des intraveineuses (de la taille de pipelines) que l’on nous présente toujours comme temporaires et techniques ; ce qui en dit long aussi sur les jérémiades de certains banquiers qui se plaignent des effets des « taux trop bas » sur leur activité, confondant au passage cause et symptôme. Ce biberonnage intense, pas du tout infantilisant et pas du tout zombifiant, effectué par l’instance en charge de superviser le secteur (hum hum…) ne fait pas les gros titres, rien que le nom de code du dispositif (TLTRO2) effraie, c’est d’ailleurs un peu fait pour. Allez voter au mois de mai pendant que les choses sérieuses se déroulent sans vous !?!

Imaginez que vous votiez pour une fois en faveur d’un candidat sympathique, propre sur lui et pas trop hostile à un petit retour de la croissance en France. Vous êtes très content de vous : vous avez fait votre devoir citoyen, vous avez mis Mélenchon à la retraite et Le Pen sur la touche, c’est le bonheur dans le vivre-ensemble et les congés à peu près payés. Mais voilà, votre Président n’a jamais connu concrètement les effets d’une crise de la demande agrégée, il n’a vu cela que de loin ou il ne fait pas bien le lien avec la BCE. Il y nomme un de ses anciens camarades de l’inspection des finances ou un de ses futurs employeurs dans une banque, persuadé au fond de lui que tout cela n’a pas une si grande importance (Obama a fait grosso modo la même erreur et cela lui a coûté très cher : deux des trois activistes anti-QE3 à la FED vers 2013 avaient été nommés par un Président que l’on dit pro-relance).

Et puis, patatra : à Francfort, en 2019, par un de ces coups tordus dont les élites franco-allemandes à majorité allemandes ont le secret, ils remplacent Draghi-les-bons-tuyaux par un tonton-macoute des taux-qui-remontent, un pote louche de Weidmann, un élève d’Axel Weber (qui a bien failli récupérer le poste en 2011, vous imaginez !), un membre de la secte apocalyptique de saint Trichet des derniers jours, un autodidacte monétaire diplômé de la BRI, que sais-je. Votre beau Président tout propre qui a à peine servit se retrouve aussitôt démonétisé, japonisé et sarkoïsé : parce qu’une baisse d’impôt de 30 milliards ou des réformettes structurelles ne pèsent pas lourd en face d’un arrêt du QE de la BCE et d’une envolée artificielle de l’euro, en face d’une programmation de remontée des taux et d’un retour des spreads périphériques, en face d’une jolie correction des actions et de l’immobilier, en face de banques en panne ou qui doivent recapitaliser. Et si votre Président s’acharne, il risque le scénario Berlusconi 2011, il le sait et ils savent qu’il le sait et il sait qu’ils le savent.

Combien pariez-vous que votre Président préférera convoquer une commission pour la croissance et la solidarité et la lutte contre le CO2 (commission confiée à Bayrou, Attali ou Minc) plutôt que de ruer dans les brancards, plutôt que de suivre une stratégie du bord du gouffre ou un « chicken game » face à des gens qui ont plus de moyens et de temps que lui, et qui n’ont pas à répondre de leurs actes ?

Suite et fin

 
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Publié par le 9 avril 2017 dans économie, général, International

 

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Du sang de primate découvert dans un fossile …. vieux de 30 millions d’années !!

Tique fossilisée

Cette tique fossilisée dans de l’ambre contient du sang de mammifère.

L’histoire débute comme le scénario de Jurassic Park : un chercheur américain a découvert, piégé dans de l’ambre, un arthropode rempli de sang. Sauf que le spécimen fossilisé n’est pas un moustique mais une tique (donc un arachnide) et que le sang découvert n’est pas celui d’un dinosaure mais d’un mammifère. George Poinar, chercheur au département de biologie intégrative de l’université d’Etat de l’Oregon (Etats-Unis), a présenté dans un article paru le 20 mars 2017 dans la revue Journal of Medical Entomology, ce qui semblent être les premières cellules sanguines de mammifères découvertes fossilisées.

Des cellules sanguines de mammifères incroyablement bien conservées

Après avoir étudié méticuleusement l’échantillon découvert dans une mine située en République Dominicaine, le chercheur a pu voir que la tique piégée, correspondant au genre Ambylomma, contenait plusieurs cellules sanguines de mammifères (photo ci-dessous), celles de son hôte. Ces dernières sont facilement reconnaissables grâce à leur forme de disque biconcave et à l’absence de noyau. Leur observation a permis au scientifique américain de découvrir un pathogène nommé Piroplasmida à l’intérieur de certaines de ces cellules. Cet organisme est un parasite eucaryote (possédant un noyau) connu pour se transmettre aux mammifères par une morsure de tique.

Crédit : Journal of Medical Entomology / George Poinar

La tique et son hôte ont vécu il y a plusieurs dizaines de millions d’années

Depuis les années 40, les scientifiques savent que la taille des cellules sanguines peut varier d’une espèce à l’autre. Ainsi, celles des ongulés, des chauves-souris et des rongeurs ont un diamètre compris entre 2,7 et 6,6 micromètres alors que les cellules sanguines des lagomorphes (lièvre, lapin…), des canidés et des primates ont un diamètre compris entre 6,9 et 7,3 micromètres. La taille des cellules découvertes correspond à la seconde catégorie. Or, aucun fossile de canidé ou de lagomorphes n’a été découvert sur l’île d’Hispaniola (qui abrite la République Dominicaine et Haïti).

Cependant, des restes de primates ont déjà été mis au jour. En analysant la composition de l’ambre, le chercheur en a déduit que la tique, tout comme son hôte, avait vécu il y a 20 à 30 millions d’années, c’est-à-dire au milieu de l’ère Tertiaire. Pour le scientifique, le mammifère en question était donc probablement un primate, « une sorte de Platyrhinien (aussi appelés « Singes du Nouveau Monde », NDLR) qui vivait dans une forêt de l’île« . Mais à la différence des dinosaures, ces animaux occupent toujours notre planète : l’analogie avec Jurassic Park s’arrête donc là. (source)

 
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Publié par le 5 avril 2017 dans général, Histoire et Paléontologie, Sciences

 

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Egon Von Greyerz : Les Etats-Unis doivent au monde trois fois l’or produit dans l’histoire

Le spectaculaire déclin des mines d’or en Afrique du Sud

Les États-Unis doivent au monde 453 000 tonnes d’or, soit près de trois fois la quantité d’or produite au cours de l’histoire.

Tandis que les observateurs du marché s’inquiètent de ce que fera la Fed ou du sort de l’Obamacare, personne ne semble voir que les États-Unis se dirigent vers la ruine totale en accumulant des déficits budgétaires depuis un-demi siècle et des déficits commerciaux depuis 40 ans. L’économie américaine semble marcher sur l’eau, et cette opinion est alimentée par des observateurs chevronnés comme Ambrose Evans-Pritchard, du Telegraph. Dans un récent article, il utilise des données sélectives pour démontrer que « le déclin stratégique des États-Unis est un mythe ».

Encore un journaliste qui tombe dans le panneau des statistiques manipulées et va dans la mauvaise direction. Par exemple, le fait que les Américains achètent un nombre considérable de voitures neuves dont ils n’ont pas besoin n’est pas le signe d’une économie forte. Surtout qu’ils le font à l’aide de prêts subventionnés, ce qui engendre de mauvaises créances qui ne seront jamais remboursées. Les déficits, la baisse des salaires, un taux réel de chômage de 23% et la chute du PIB réel ne sont cependant pas des mythes.

LE DOLLAR A PERDU 80% DEPUIS 1999

Il n’y a qu’une chose qui puisse expliquer que les États-Unis aient pu vivre au-dessus de leurs moyens pendant plus de 50 ans : leur dollar, faible, est la devise de réserve internationale. Mais comment le monde peut-il faire confiance à une devise de réserve basée sur une création illimitée de dette et d’impression monétaire ? Depuis que Nixon a aboli l’adossement du dollar à l’or le 15 août 1971, la devise américaine a entamé une longue glissade. Mesuré au franc suisse, par exemple, le dollar a perdu 71% depuis 1971. Contre la seule monnaie qui ait survécu dans l’histoire et qui représente un pouvoir d’achat stable, c’est-à-dire l’or, le dollar a décliné de 80%.

 

Dollars vs Gold 1999-2017

 

L’Américain moyen n’a aucune idée de ce qu’il arrive à sa monnaie, vu qu’il ne voyage pas hors de son pays. Il ne réalise pas combien les prix montent chaque année, surtout que les chiffres officiels de l’inflation n’ont rien à voir avec l’inflation réelle.

La seule raison pour laquelle le dollar tient toujours debout est qu’il est utilisé comme devise pour les transactions commerciales, et surtout pour le pétrole. Au début des années 1970, les États-Unis se sont entendus avec l’Arabie saoudite qui était, à l’époque, le plus grand producteur pétrolier, et de loin. En échange d’armes américaines et de protection, l’Arabie saoudite a accepté de vendre son pétrole en dollars US, ce qui signifiait que le monde entier échangerait le pétrole en dollars US. Ce fut le début du pétrodollar. Il existe toujours, mais ce n’est qu’une question de temps avant que de nombreux pays ne commencent à échanger le pétrole dans leurs propres devises. C’est déjà le cas de la Russie, la Chine et l’Iran, par exemple.

CELA FAIT 44 ANS QUE LES ÉTATS-UNIS DÉPENSENT DE L’ARGENT QU’ILS N’ONT PAS

Regardons les conséquences d’une « monnaie adossée sur rien d’autre que la dette et l’impression monétaire ». Jusqu’à 1970, les États-Unis enregistraient un solide excédent commercial annuel. Puis, à cause d’un ralentissement de l’économie et d’une escalade des coûts pour la Guerre du Vietnam, le dollar se mit à chuter. Le président français, Charles de Gaulle, avait pointé depuis longtemps les problèmes économiques des États-Unis et avait exigé que les dettes du pays soient payées en or. L’adossement du dollar à l’or par les États-Unis signifiait que tout pays souverain pouvait demander des paiements en or. Mais Nixon a réalisé que l’or des États-Unis pourrait disparaître rapidement et a donc abandonné le système de Bretton Woods, qui était en place depuis 1944. Ainsi, les États-Unis ne régleraient plus leurs dettes souveraines en or, mais en dollars qui se déprécient.

Depuis ce sombre jour d’août 1971, les États-Unis ont entamé un déclin continu avec des dettes grandissantes, une devise qui s’effondre, et un niveau de vie qui n’est plus basé sur la créativité, mais sur le crédit. Laissez-moi vous montrer la preuve la plus évidente que les États-Unis sont en faillite.

Depuis 1970, les États-Unis ont enregistré un déficit commercial chaque année, sauf en 1972 et 1974. Cela a engendré un déficit cumulatif de 20 000 milliards $, sur vingt ans, jusqu’à 1999. Les choses ont ensuite explosé. Entre 1999 et 2017, le déficit commercial cumulatif a été de 12 000 milliards $.

Très peu de gens réalisent ce que 12 000 milliards $ de déficit signifie réellement. Alors revenons à l’or. Dans un monde honnête avec de la monnaie honnête, les dettes se règlent avec de la monnaie véritable. Une monnaie véritable n’est pas imprimée à souhait, mais elle représente la valeur de biens et de services. Disons que la population américaine travaille durant un mois et produit 1 500 milliards $ de biens et de services… si, en même temps, le gouvernement presse un bouton pour produire en une milliseconde la même quantité de monnaie, cette monnaie ne vaut, bien sûr, absolument rien, vu que le gouvernement n’a pas réellement livré de biens ou de services. C’est pourquoi les États-Unis et le reste du monde sont en sursis.

Intéressons-nous aux conséquences d’un système monétaire sain, où les dettes se règlent avec de la monnaie véritable. Le déficit commercial a débuté son escalade en 1999, au même moment où l’or connaissait son bas, à 250 $ l’once. Il est bien plus facile de comprendre le déficit commercial de 12 000 milliards $ si on le mesure en or. Parce que, jusqu’en 1971, ce déficit devait être réglé en or. Le prix moyen de l’or depuis 1999 est de 819 $ l’once : 12 000 milliards $, à 819 $ l’once, équivaut à 453 000 tonnes d’or.

 

Cumulative US Trade Deficit between 1999 and 2017

 

LES DÉTENTEURS DE DOLLARS AMÉRICAINS OU DE BONS DU TRÉSOR VONT TOUT PERDRE

Les États-Unis détiennent prétendument 8 000 tonnes d’or, mais la quantité réelle est probablement inférieure à la moitié. On estime à 170 000 tonnes l’or produit durant toute l’histoire. Si les États-Unis devaient régler leurs folles dépenses dans le monde avec de l’or, ils auraient besoin de 2,7 fois tout l’or jamais produit. À la place, le gouvernement américain a concocté une méthode bien plus pratique : il n’a qu’à imprimer des morceaux de papier sans valeur, qu’il s’agisse de billets de banque ou de bons du Trésor, et à appeller cela de la monnaie. C’est un système de Ponzi, une fraude. Tous ceux qui détiennent des dollars ou des bons du Trésor auront entre les mains des morceaux de papier sans valeur, parce que c’est ainsi que toutes les systèmes de Ponzi se terminent. Cette issue est garantie à l’avance pour notre soi-disant système monétaire actuel. Les gouvernements, les banques centrales et les banquiers ont, par leurs actions, détruit l’économie mondiale des cent dernières années. Les gens n’en sont pas du tout conscients, parce qu’ils ne comprennent pas que leur automobile ou leur iPhone est le fruit d’un système de Ponzi, plutôt que d’un véritable travail.

Donc, ce n’est pas une question de si, mais de quand cela se terminera. Les déclencheurs seront probablement le dollar et le marché des obligations, surtout celles à long terme. Les bons du Trésor à dix ans ont atteint leur bas en juillet dernier et sont maintenant dans une forte tendance à la hausse qui atteindra au moins les 13-19%, comme dans les années 1970 et début 1980. Il est encore plus probable que la dette gouvernementale américaine devienne sans valeur, et les rendements infinis.

Le dollar est dans une tendance baissière depuis le début des années 1970. Il a repris un peu de force ces dernières années, mais il semble maintenant que cette correction à la hausse soit terminée et que nous observerons une forte tendance baissière au cours de 2017.

LA TENDANCE À LA HAUSSE DE L’OR ET DE L’ARGENT EST REVENUE

L’or a, partiellement, reflété l’impression monétaire et la dépréciation en étant multiplié par 35 – et l’argent par 10 seulement – depuis 1971. La principale raison qui explique cette montée relativement faible de l’or, et surtout de l’argent, est la manipulation et la suppression constantes de leur prix sur le marché papier. Sans cela, les prix de l’or et de l’argent seraient bien plus élevés. Mais ce marché papier pourrait s’effondrer à tout moment et, une fois qu’il le fera, il y aura une explosion des prix de l’or et l’argent physique, tandis que les métaux « papier » n’auront plus aucune valeur.

Le prochaine hausse des métaux a sans doute débuté, et nous pourrions voir l’or atteindre 1 350 $ et l’argent dépasser 20 $ dans un délai relativement court. Je ne serais pas surpris de voir des sommets historiques en 2017.

Mais les investisseurs qui comprennent la nature de l’or et de l’argent n’en achètent pas pour réaliser des gains de placements. Dans une période où les risques à travers le système financier mondial sont plus grands qu’ils ne l’ont jamais été, il faut acheter des métaux précieux pour protéger son patrimoine et détenir une assurance.

L’or à 1 250 $ et l’argent à 18 $ sont des aubaines absolues que l’on risque de ne jamais revoir.

Source

XAUUSD H4

 
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Publié par le 5 avril 2017 dans général, or et argent métal

 

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Vladimir Poutine remet en cause l’impact de l’homme dans « le changement climatique »

Tout comme Trump, Poutine confirme ce que nous disons depuis le début : comme si l’homme pouvait avoir une quelconque impact sur le « le changement climatique » (notez que Poutine parle de  » réchauffement climatique » mais que les médias ne s’y hasardent pas, ils parlent désormais de  « changement climatique ») Ce changement est permanent, et il est du à des cycles climatiques …

D’ailleurs Poutine ne doit pas ignorer que aprés avoir stagné, la tendance s’est inversée depuis l’année dernière (Les températures terrestres globales ont déjà chuté d’un degré Celsius depuis le milieu de 2016) : La terre se refroidit désormais …

Le président russe Vladimir Poutine a remis en cause, ce jeudi, la part de l’homme dans le changement climatique, en affirmant que le réchauffement global n’était pas provoqué par les émissions de gaz à effet de serre.

Selon le président russe, il est « impossible » d’empêcher le réchauffement climatique qui pourrait être lié notamment selon lui « à des cycles globaux sur Terre ».

Un peu plus d’un an après la COP21, le changement climatique ne semble toujours pas être pris au sérieux par certaines grandes puissances. Côté russe, Vladimir Poutine a remis en cause, jeudi 30 mars, la responsabilité de l’homme dans le changement climatique. Au même moment, côté américain, Donald Trump promet de prendre position « d’ici fin mai » sur l’accord de Paris sur le climat qu’il a vivement critiqué pendant la campagne présidentielle américaine.

« Le réchauffement, il a commencé dans les années 1930, a déclaré Vladimir Poutine, lors d’un Forum sur l’Arctique à Arkhangelsk, dans le Grand nord russe. A l’époque, il n’y avait pas encore de tels facteurs anthropologiques comme les émissions (de gaz à effet de serre) mais le réchauffement avait déjà commencé ».

Donald Trump prendra position « d’ici fin mai » sur l’accord de Paris

Selon le président russe, il est « impossible » d’empêcher le réchauffement climatique qui pourrait être lié notamment selon lui « à des cycles globaux sur Terre ». « La question est de s’y adapter », a estimé Vladimir Poutine.

Ces déclarations interviennent alors que la Maison Blanche a annoncé jeudi que Donald Trump prendrait position « d’ici fin mai » sur l’accord de Paris sur le climat, signé fin 2015 par plus de 190 pays, dont les Etats-Unis. Pendant la campagne électorale, Donald Trump avait promis de se retirer de cet accord et de cesser tout paiement « des contribuables américains » aux programmes de l’ONU sur le changement climatique.

Vladimir Poutine fait l’éloge du réchauffement climatique

Vladimir Poutine, qui s’était rendu mercredi sur l’Archipel François-Joseph, dans l’Arctique russe, a fait par ailleurs l’éloge du réchauffement climatique, relevant que la fonte des glaces facilitait notamment la navigation dans cette région, ainsi que son « exploitation à des fins économiques », tout comme l’extraction des ressources naturelles.

Ces propos du président russe tranchent singulièrement avec ses déclarations lors de l’ouverture de la conférence mondiale sur le climat de Paris en novembre 2015.

En parlant de Vlad Vladimirovich, voyez ce qu’il vient de déclarer sur « l’ingérence russe » dans les élections US : 

 
 

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