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Dans 40 ans, Israël devrait avoir la plus forte densité de population du monde occidental

(Photo Flickr/ amira_a)
(Photo Flickr/ amira_a)

Et le territoire actuel de l’entité sioniste sera devenu bien trop petit … Si la déstabilisation du moyen orient continue, notamment via des groupes comme DAESH, cela devrait ouvrir certaines perspectives territoriales … (vers le grand Israël et la pax Judaica)

À en croire les projections commanditées par le gouvernement israélien, la population du pays du Proche-Orient devrait atteindre les 18 millions d’ici 40 ans, soit plus du double d’aujourd’hui. Parmi ces Israëliens, 29% devraient être des haredim (NDLR, Juifs ultra-orthodoxes). Ce groupe connu pour rejeter partiellement la « modernité », qui ne constitue à l’heure actuelle que 9% de la population israélienne, pourrait bien dépasser les Arabes israéliens pour devenir la première minorité du pays.

La population de l’État d’Israël devrait doubler en l’espace de 40 ans. C’est du moins ce que supposent les dernières projections du Bureau central israélien de statistique, commanditées par le gouvernement israélien. « Israël aura la densité démographique la plus élevée du monde occidental », a ainsi expliqué le démographe Sergio DellaPergola, l’un des auteurs de l’étude, au Jerusalem Post.

Comme le souligne le journal, le Bureau central israélien de statistique a donc revu à la hausse de précédentes projections établies en 2012. À l’époque, le Bureau considérait en effet que la population atteindrait les 15,5 millions en 2059. Cette différence importante s’expliquerait par le fait que le Bureau avait, visiblement à tort, considéré que le taux de fécondité continuerait de baisser.

Résultat : si ces nouvelles projections venaient à se vérifier, Israël, petit État du Proche-Orient de 20 770 km2, pourrait devenir le pays avec la plus forte densité de population du monde occidental — plus densément peuplé que la Cisjordanie et la bande de Gaza de 2017 réunies. De plus, Sergio DellaPergola n’hésite pas cette fois-ci à affirmer que sauf bouleversement majeur ces projections devraient se révéler justes à quelques centaines de milliers de personnes près.

Étant donné l’important taux d’urbanisation (92%), et l’existence d’une situation géographico-politique extrêmement complexe avec la Palestine, certains experts mettent en garde le pays contre une catastrophe démographique imminente. Cependant, d’autres, à l’instar de DellaPergola, considèrent que le pays a encore les moyens de s’étendre en dehors de son centre géographique, la région Tel Aviv-Jérusalem, en installant ces nouveaux Israéliens vers ce que le pays appelle la périphérie. « Israël possède une énorme aire qui est très sous-peuplée. Si vous répartissez la population de façon plus égale dans la périphérie, la densité n’est pas un problème. Néanmoins, je n’ai observé aucune stratégie [allant dans ce sens] de la part du gouvernement », conclut le démographe.

Optimiste, Gilad Malach, un analyste du think tank Israel Democracy, interrogé par le Jerusalem Post, note qu’ailleurs dans le monde d’autres sociétés se sont montrées capables de s’adapter à de fortes densités de population : « Ce n’est pas nécessairement un désastre. Singapour et Hong Kong sont encore plus peuplées, et ce sont des États prospères. ».

Autre point d’intérêt de l’étude, le fait que la société israélienne devrait devenir encore plus religieuse. « Il est intéressant de noter que les haredim vont dépasser les Arabes et devenir la plus importante minorité », commente ainsi Sergio DellaPergola.

À l’heure actuelle, on compte 9% de haredim (NDLR, les « Craignant-Dieu », en hébreu, forment un ensemble hétéroclite de Juifs orthodoxes ayant pour point commun une pratique religieuse particulièrement forte) dans le pays. Pourtant, d’ici 2040 ces derniers pourraient bien représenter 20% de la population du pays et même 29% dans 40 ans, atteignant les 5,25 millions, explique Jerusalem Online. De leur côté, les Arabes israéliens qui représentent actuellement 21% de la population totale, pourraient compter pour environ 20% d’ici 40 ans.

À noter que cette croissance rapide n’a rien de bien étonnant. En effet, si le pays peut se prévaloir d’un taux de fécondité record (3,13 enfants par femme), c’est en grande partie grâce aux haredim qui enregistrent actuellement un taux de fécondité de 6,9 enfants par femme, résultat des politiques familiales et natalistes de l’État d’Israël. (source)

 

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Des chercheurs prouvent mathématiquement que le voyage dans le temps est possible

Des chercheurs prouvent mathématiquement, que le voyage dans le temps est possible

Le rêve de voyager dans le temps fait partie des derniers que l’homme n’est pas parvenu à réaliser, pourtant des chercheurs ont réussi à concevoir un modèle mathématique de machine à voyager dans le temps.

David Tsang, astrophysicien à l’Université du Maryland (Etats-Unis) et Ben Tippet, un éminent spécialiste de la théorie de la relativité d’Einstein à l’université de Colombie Britannique (Canada) sont les premiers chercheurs à avoir conçu un modèle mathématique du voyage dans le temps.

Pour deux chercheurs, voyager dans le temps, c’est possible !

Les deux spécialistes ont baptisé ce modèle « Traversable Acausal Retrograde Domain in Space-time » et si vous êtes un amateur de science-fiction, vous n’aurez pas raté l’acronyme qui se forme avec les premières lettres : TARDIS. Le nom du vaisseau du Dr Who pour voyager dans le temps, dans la série du même nom.

Tippett et Tsang ont expliqué : « La direction du temps à la surface de l’espace-temps présente une courbure elle aussi. On a la preuve que plus on se rapproche d’un trou noir, plus le temps s’écoule lentement. Bien que ce soit mathématiquement faisable, il n’est pas encore possible de construire une machine à voyager dans le temps car nous avons besoin pour cela de matériaux – que nous appelons “matière exotique” – pour courber l’espace-temps de ces façons impossibles. Mais on doit encore les découvrir… ».

Grosso modo, ce modèle explique qu’une structure construite en matière exotique pourrait plier l’espace-temps dans une sorte de bulle et que si cette dernière se déplace à la vitesse de la lumière, il serait possible de voyager dans le temps. En dehors de l’élaboration d’un modèle mathématique stable, il est très peu probable que nous puissions concrétiser un jour ce dernier.

Mes notions de la théorie de la relativité étant ce qu’elles sont, pour mieux comprendre, le mieux est encore d’aller consulter leurs travaux à cet endroit.

 
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Publié par le 22 mai 2017 dans général, Insolite, Sciences

 

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Des superbactéries inconnues retrouvées chez un patient sur trois dans les hôpitaux US

Des superbactéries inconnues retrouvées chez un patient sur trois d'hôpitaux US
Inquiétant, c’est pourquoi il faut éviter au maximum les antibiotiques : ça crée des « résistances », alors que notre organisme sait parfaitement se défendre … (une fièvre est provoquée par l’organisme qui se défend, une douleur est une alerte de l’organisme, etc ..)

Une équipe de scientifiques américains a découvert une souche bactérienne inconnue chez un patient sur trois des hôpitaux d’une ville dans l’État du Texas. Surprise terrifiante, car les bactéries s’avèrent résistantes à presque tous les antibiotiques.

Des superbactéries capables de résister à presque tous les antibiotiques ont été retrouvées chez un patient sur trois des hôpitaux de la ville américaine de Houston, dans l’État du Texas, révèle une étude parue dans la revue scientifique mBio.

« La découverte de cette souche rare de superbactéries dans notre ville a été une grande surprise », a confié James Musser du Houston Methodist Hospital. « Les pneumocoques sont des bactéries répandues provoquant souvent des maladies, et il nous faut comprendre en urgence comment combattre son invulnérabilité et créer de nouveaux vaccins, ainsi que de nouvelles méthodes pour traiter et pour diagnostiquer l’infection. »

M. Musser et ses collègues ont examiné les génomes de plus de 1 700 types de klebsiella pneumoniae, découverts chez les patients du Texas ces quatre dernières années, et ont tiré une conclusion inquiétante : environ un tiers des patients des hôpitaux de Houston sont porteurs d’une souche de pneumocoques extrêmement dangereuse, dont le nombre ne cesse d’augmenter.

La souche CG307 est mal connue et techniquement invulnérable aux médicaments. Les scientifiques n’ont pas encore trouvé de moyens efficaces de la combattre et essayent de déterminer quels antibiotiques influencent la souche CG307 au moins partiellement pour éviter son éventuelle évolution.

Le problème des soi-disant superbactéries, microbes résistants aux antibiotiques, se pose de plus en plus crûment ces dernières années. Il s’agit d’agents infectieux qui peuvent être rares comme répandus mais qui sont tous dangereux, tels que les staphilococcus aureus ou les klebsiella pneumoniae. Selon les scientifiques, les hôpitaux et les fermes d’éleveurs peuvent servir d’« incubateurs » pour ces agents.

Source

 

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Tout est truqué : la médecine, la politique, la finance… Vous vivez dans un conte de fées fabriqué

Tout est truquéLe fait que ce que vous vivez est peut-être un mensonge ne peut être ignoré. En fait, les choses devraient toujours faire l’objet d’un examen minutieux de votre intellect et de vos capacités de raisonnement au lieu de l’acceptation et de la soumission aveugles.

Ces mensonges peuvent surgir n’importe où, de vos proches qui racontent des mensonges afin que vous ne vous sentiez pas mal à l’égard du gouvernement et des médias qui vous posent des problèmes de changement de vie tels que la santé, l’éducation, la politique et le terrorisme.

La principale chose sur laquelle nous allons nous concentrer est le grand mensonge qu’on vous raconte. Ces mensonges peuvent causer des dommages irréparables à certaines personnes et ils ne doivent pas être ignorés et pardonnés.

1. Les médias (biais médiatique et fausses informations)

Il n’est pas rare que la plupart des mensonges que vous entendez soient ceux présentés par les médias. Bien que l’un des cinq principes fondamentaux du journalisme soit «la vérité et la précision», vous ne trouverez pas les histoires de dissimulation des médias, la désinformation et l’abus d’informations hors contexte sont rares.

Beaucoup d’histoires que vous avez lues se sont révélées être des mensonges qui n’avaient rien à voir avec l’équité et l’honnêteté. L’année dernière, on pouvait voir un sondage de Reuters qui a nettement trompé beaucoup de lecteurs, et si vous décidez d’explorer des contes de fées similaires, nous vous donnerons quelques liens ci-dessous.

Les histoires fabriquées par les médias de masse sont le plus souvent le résultat d’un biais médiatique. Quand une telle chose se produit, vous pouvez mettre ces six types de biais médiatiques dans votre base de connaissances. Parfois, la connaissance de cette information vous aidera à reconnaître le biais sans utiliser un site de vérification des faits.

De plus, vous devrez voir si l’histoire que vous lisez est écrite par un média qui utilise un vérificateur de faits, le plus populaire étant le Pinocchio Test. Le Washington Post, par exemple, déclare qu’ils utilisent un vérificateur de faits conformément au International Fact-Checking Network.

Vous pouvez également consulter des sites Web tels que FactCheck et Media Bias/Fact Check.

Cependant, parfois, vous ne pouvez rien faire. Bien que les médias puissent fabriquer des histoires, dans de nombreux cas, les histoires ne sont que des déclarations faites par d’autres personnes qui ont choisi de mentir.

2. Alimentation, santé et environnement

Comment réagiriez-vous en apprenant que vous avez été nourris avec du poison au travers de la nourriture, la médecine et l’air ? Comme les médias de masse sont le seul moyen par lequel les informations peuvent vous être transmises, il est juste de les mentionner ici.

Les médias ne vous diront pas ces choses, car dans ces cas, ils choisissent de s’appuyer sur les mots «déclarations officielles» ou «recherches et rapports scientifiques» ou simplement ignorer certaines découvertes et vérités.

C’était le cas du cannabis et des histoires déclarant «les effets mortels de la marijuana». À titre d’exemple, un article du DailyMail s’appuie sur des réclamations faites par une personne ayant un fond anti-cannabis.

Un autre indice pour constater que cela pourrait être un article biaisé est qu’il n’y a pas de sources indiquées, même si cela ne fait pas état d’une entrevue, mais sur une «étude dévastatrice de 20 ans» de l’expert.

Cependant, les médias traditionnels ne vous racontent pas les propriétés curatives du cannabis et leur utilité pour la société dans de nombreux aspects, pas seulement la santé. Ils ne sont pas payés pour cela.

Avez-vous déjà entendu un grand rapport d’organisation de nouvelles sur les effets destructeurs des OGM ? Essayez !

Allez sur Google et écrivez «GMO Harms bees» ou «Destructive effects of GMO» et dites-nous quelle importante organisation de presse apparaît dans les résultats.

La réponse est : aucune.

Beaucoup de ces histoires ne proviennent pas des médias traditionnels, mais peuvent apparaître dans différents sites Web. Notez que vous devrez vérifier si l’histoire est bien prise en charge par des faits et des arguments. La chose est que les faits sont présents et tous ceux qui souhaitent les trouver réussiront.

Le grand public, cependant, ne devrait pas être accusé d’avoir accepté des notions aussi plausibles et normales, et ce n’est pas grâce à l’éducation.

3. Education

Il y a un dicton : Si vous voulez détruire un pays, détruisez son éducation. L’éducation est le fondement de toute société, car elle enseigne aux gens à faire partie de la société. L’éducation peut être dirigée de telle sorte que les gens ignorent totalement ce qui est vraiment important.

L’éducation forme la société. Cela signifie que sa forme dictera la forme de la société. Vous pouvez voir des exemples de sociétés prospères qui ont décidé de transformer leurs systèmes éducatifs en paradis pour la connaissance et le développement individuel. Les sociétés les plus intelligentes et les plus avancées investissent dans une éducation appropriée, ce qui est aujourd’hui loin de ce que l’éducation peut sembler dans beaucoup d’autres pays.

Alors, comment est l’éducation comme dans la plupart des pays ? Une classe avec un ordre précis de l’armée dans les sièges, l’enseignement et les tests produiront les mêmes personnes qui tentent de se conformer à une société qui leur dit quoi faire, les instruit sur ce qui est bon et mauvais et mène leur vie alors qu’ils ne sont pas au courant de tout cela.

Ces salles de classe ne fournissent aucun espace libre pour la pensée critique, à l’exception des formes contrôlées de la pensée critique qui est instruite contre une certaine vérité (de sorte qu’elle reste cachée).

En parlant de la présentation de la vérité, de nombreux pays décident de façonner leur matériel pédagogique selon leurs préférences. Vous n’avez pas appris les génocides sur les autochtones américains à l’école, et vous n’avez rien appris sur Nikola Tesla.

4. Le gouvernement et les sociétés

Les gouvernements sont ceux qui représentent le peuple. Une chance pour eux ou pas, certaines de ces personnes ont des poches très profondes. La racine des problèmes ne commence pas par le gouvernement. Pour qu’une personne devienne une partie du gouvernement, elle a besoin de beaucoup de financement, et cela ne proviendra pas des gens ordinaires.

Les plus fidèles partisans des politiciens sont les entreprises les plus riches, comme les compagnies pharmaceutiques, les compagnies électriques, pétrolières et les géants similaires de leurs industries.

Ce que le soumissionnaire demande en retour, c’est une protection complète et une autorisation pour tous les crimes contre l’humanité qu’ils ont l’intention de commettre. Tel était le cas avec le cannabis, qui a été évité pendant tant d’années malgré la vérité. Un autre cas est la vérité cachée sur l’idée de Nikola Tesla pour l’électricité sans fil. La liste se rallonge de plus en plus. Monsanto, le pétrole, le terrorisme et bien d’autres thèmes sont des sujets que vous devriez reconsidérer.

Ces mensonges sont imprégnés sur le tissu de la société au quotidien. Le gouvernement choisit l’éducation, les médias, les médias sociaux, la science et tout ce que vous pouvez penser.

Bien que vous ne puissiez pas modifier certaines choses du jour au lendemain, la seule chose que vous pouvez changer est de savoir à quoi faire confiance. Toujours regarder les choses avec un examen minutieux. Cela ne signifie pas que vous ne devriez pas faire confiance à tout ce que vous entendez, mais vous devriez toujours commencer par un esprit neutre et construire votre attitude à l’égard de l’information lorsque vous découvrirez de nouvelles informations sur le chemin.

Source : Educate Inspire Change

 
 

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F. Asselineau: L’Oligarchie financière et industrielle vient de faire main basse sur la démocratie dans notre pays

Déclaration de François Asselineau à l’issue du second tour de l’élection présidentielle

Au lendemain des résultats de l’élection, le réveil risque d’être violent. Je vous conseille de bien écouter l’intervention de François Asselineau consultable en lien plus bas dont une petite partie a été retranscrite sur cette page. Accrochez-vous !

François Asselineau: « Les résultats du second tour de l’élection présidentielle constituent une très grande victoire. Oh certes pas une victoire pour les français, mais une victoire pour l’oligarchie économique, financière et industrielle qui a fait main basse sur la démocratie dans notre pays en asservissant à son profit la quasi totalité des médias de masse.

Avec une outrecuidance sans précédent, c’est Jacques Attali en personne qui nous avait prévenu de la manipulation à venir lorsqu’il avait annoncé sur BFM TV le 27 Août 2014, qu’Emmanuel Macron alors totalement inconnu du grand public avait paraît-il l’étoffe d’un présidentiable. Cette déclaration donna le coup d’envoi à une gigantesque entreprise de manipulation de l’opinion publique qui s’est étalée sur plus d’un an et demi afin d’imposer dans la tête des français, l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la république.

Rien qu’au cours de l’année 2016, plus de 17.000 articles de journaux, 75 couvertures de magazines, et des centaines d’heures de passages dans les plus grands médias audiovisuels du pays ont été consacrées à ce personnage et ont été assorties des commentaires les plus ridiculement dithyrambiques. Cette promotion organisée comme celle du lancement d’une nouvelle lessive s’est faite plus insistante encore depuis le début de l’année 2017. L’application de la loi Urvoas et les relevés du CSA ont conduit à un scandale absolu d’inégalité médiatique entre les candidats.

La bonne compréhension des forces qui imposaient Monsieur Macron a incité tous les opportunistes de la politique française à se rallier de façon pathétique et burlesque à ce candidat. De Robert Hue à Alain Madelin, de Nicolas Sarkozy à Jean-Pierre Chevènement, de François Bayrou à Benoit Hamon, de Pierre Laurent à François Fillon, de Ségolène Royal à Dominique De Villepin, tous ces carriéristes avides d’obtenir une miette du festin à venir ont trahi la France et leurs électeurs au premier coup de sifflet de l’oligarchie. Le résultat est là, Emmanuel Macron est hélas élu pour 5 ans. Il va pouvoir appliquer servilement les grandes orientations des politiques économiques (gope) de la commission européenne dont j’ai été le seul a alerté les électeurs pendant la campagne présidentielle.

Au cours des mois et des années qui viennent, les français vont pouvoir constater avec effroi que tout ce que j’ai dit, va se révéler exact.

En dépit d’une opposition massive des français, Mr Macron augmentera la TVA et baissera l’impôt sur les grandes sociétés, ce qui revient à faire payer les pauvres et à enrichir les plus riches. Mr Macron mettra en oeuvre à marche forcée, la déréglementation des professions réglementées, l’ubérisation généralisée de la société française, la fin des CDI, la baisse des prestations chômage, le démantèlement du droit du travail, la remise en cause du SMIC, la braderie des industries françaises au profit des Etats-Unis et de l’Allemagne, les fusions forcées de communes, la disparition programmée des départements et l’alignement de plus en plus complet de la France sur les positions géopolitiques agressives et belliqueuses de Washington et de l’OTAN.

Oui, c’est une victoire éclatante aujourd’hui, des forces qui ont décidé de la dislocation de la France et de l’assujettissement collectif du peuple français !

François Asselineau

Source: upr.fr

 
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Publié par le 9 mai 2017 dans économie, général, Politique

 

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La Turquie et l’Inde veulent se passer du dollar dans leurs échanges

La Turquie et l’Inde veulent se passer du dollar dans leurs échanges

Dédollarisation – de plus en plus de grands pays privilégient des accords bilatéraux en devises nationales pour les échanges commerciaux, au détriment du king Dollar  .

La Turquie et l’Inde pourraient renoncer au billet vert dans leurs règlements réciproques au profit des monnaies nationales.

La Turquie et l’Inde pourraient renoncer au dollar et passer aux devises nationales dans les règlements réciproques, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’un forum commercial indo-turc à New Delhi au cours de sa visite en Inde.

« Les opérations d’import et d’export pourraient être effectuées en monnaies nationales, ce qui réduirait l’impact négatif des fluctuations monétaires », a assuré le président turc.

D’après lui, le passage aux paiements en livres turques et en roupies indiennes aurait une influence positive sur les économies des deux pays.

Selon le président turc, le potentiel de la coopération commerciale entre la Turquie et l’Inde n’est pas pleinement réalisé et il est temps de discuter du projet d’un accord sur la coopération économique à grande échelle entre les deux pays. Il a précisé que les sessions des commissions intergouvernementales contribueraient au renforcement de la coopération bilatérale dans la sphère économique.

M. Erdogan a également ajouté que le nucléaire pourrait devenir un des axes de coopération entre la Turquie et l’Inde.

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Publié par le 2 mai 2017 dans économie, général, International

 

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«Dans une guerre nucléaire entre les États-Unis et la Russie, toute la population mourrait». Des experts du nucléaire abordent les dangers d’une guerre entre les États-Unis et la Russie

«Dans une guerre nucléaire entre les États-Unis et la Russie, toute la population mourrait». Des experts du nucléaire abordent les dangers d'une guerre entre les États-Unis et la Russie (WSWS)

Depuis la frappe de missiles du 6 avril par l’administration Trump contre une base aérienne syrienne, les tensions entre les États-Unis et les puissances européennes et la Russie sont à leur plus haut niveau depuis la guerre froide. Dans leur rhétorique, les États-Unis et leurs cherchent surtout à défendre l’attaque non provoquée, tandis que la Russie répond en augmentant son appui militaire pour le régime de Bashar al-Assad.

La plus récente escalade de ces tensions est le largage d’une bombe à effet de souffle d’artillerie lourde (MOAB) GBU-43/B par l’armée américaine en Afghanistan. Une MOAB est une bombe de 10 tonnes, la plus puissante arme non nucléaire dans l’arsenal de l’armée américaine. Elle n’avait jamais encore été utilisée au combat.

Bien que la cible officielle soit un complexe de grottes et de tunnels de l’État islamique dans la province de Nangarhar, le réel objectif était de démontrer à l’Iran, la Russie, la Syrie, la Corée du Nord, la Chine et à toutes autres nations qui se mettent dans le chemin des intérêts mondiaux de l’impérialisme américain qu’il n’y a aucune limite à la violence que l’armée américaine est prête à infliger à ceux qu’elle considère comme ses ennemis.

Ce qui est frappant à propos de la couverture médiatique de la crise géopolitique actuelle est l’absence de discussion, que ça soit de la part du New York Times, du Washington Post, de Fox News, de MSNBC ou CNN, des conséquences d’un échange nucléaire. La prochaine étape après une MOAB est une ogive thermonucléaire tactique de faible puissance, une arme dont le pouvoir de destruction est bien plus grand. Néanmoins, personne dans les médias corporatifs n’a demandé: qu’arriverait-il si de telles armes étaient utilisées en Syrie, en Iran ou en Corée du Nord ou encore contre la Russie ou la Chine?

Cela soulève deux autres questions: la situation actuelle est-elle proche d’un conflit direct et d’une escalade militaire entre les États-Unis et la Russie qui mèneraient à une guerre nucléaire? Combien de personnes mourraient dans un tel conflit?

Pour faire la lumière sur ces questions, le World Socialist Web Site s’est entretenu séparément avec deux experts sur les dangers d’une guerre nucléaire, Steven Starr et Greg Mello.

Steven Starr

Steven Starr est scientifique principal à Physicians for Social Responsibility (Médecins pour la responsabilité sociale) et associé de la Nuclear Age Peace Foundation (Fondation pour la paix à l’ère nucléaire). Ses articles sur les dangers environnementaux d’une guerre nucléaire ont été publiés dans le Bulletin of Atomic Scientists et dans la publication du Centre pour le contrôle des armes, l’énergie et les études environnementales de l’Institut de physique et de technologie de Moscou.

World Socialist Web Site: Selon vous, combien grand est le risque d’un conflit militaire entre les États-Unis et la Russie sur la Syrie ou avec la Chine sur la Corée du Nord?

Steven Starr: Je crois qu’il y a un très grand danger que cela se produise. Les Russes sont alliés avec [le président syrien Bashar al-]Assad et font reculer l’ÉI. Ils ont repris Alep et cela a rendu les médias et l’establishment politique hystériques, puisque ce n’est pas de cette façon qu’ils voulaient que la guerre finisse. Trump a fait campagne pour une détente avec la Russie, pour une politique non interventionniste. Lorsque [le secrétaire d’État Rex] Tillerson était en Turquie, il a dit qu’Assad pouvait rester. Mais cinq jours plus tard, les États-Unis lançaient des missiles de croisière sur la Syrie.

En raison de l’attaque de 59 missiles des États-Unis contre une base aérienne syrienne, nous avons essentiellement détruit les relations avec la Russie. Nous avons franchi le Rubicon. La Russie a suspendu le protocole de sécurité aérienne qui fournissait des canaux de communication visant à prévenir des contacts dangereux entre les aéronefs américains et russes. Cela donnera le droit à la Russie et à la Syrie de choisir de tirer ou non sur les avions américains. Les Russes ont déjà l’espace aérien syrien et ils ont mentionné qu’ils allaient augmenter la capacité de la défense aérienne syrienne. Qu’arrivera-t-il quand les avions américains vont se faire abattre par les Russes?

WSWS: Une chose qui vaut la peine d’être mise en contraste est les reportages faux et complètement malhonnêtes des grands médias et l’ampleur des conséquences des politiques qui sont mises en oeuvre. Cela est déjà grave de diffuser de la propagande au nom de l’establishment politique américain, mais lorsqu’il est question d’une politique qui entraînera la destruction de la planète, cela prend une toute nouvelle dimension.

SS: D’après ce que je vois, les «nouvelles» internationales publiées par les journaux d’importance sont en grande partie devenues de la propagande, particulièrement après les événements en Ukraine et en Crimée en 2014. Bien qu’on s’attende toujours à un biais dans les reportages de chaque pays, les médias occidentaux ne semblent plus contraints par le besoin de fournir des faits pour appuyer leurs arguments et allégations. Il n’y a eu aucune investigation à propos de l’attaque chimique en Syrie; Trump a lancé la frappe de missiles avant qu’une quelconque enquête puisse être menée.

La CIA est profondément impliquée dans ce processus. Il n’y a que six mégasociétés qui possèdent 90% des médias américains et occidentaux, et ils ne publient aucune histoire qui serait contraire à la ligne de parti officielle de Washington. La censure par omission où aucune dissidence n’est permise est la caractéristique centrale de ce qu’on entend aujourd’hui. L’usage de «sources officielles» sans preuve concrète crée un faux récit qui est utilisé pour appuyer les actions de l’armée américaine.

Ainsi, il y a un silence total dans les médias à propos des conséquences possibles d’une guerre avec la Russie. Quand avez-vous entendu des médias traditionnels parler des conséquences d’une guerre nucléaire avec la Russie?

WSWS: Qu’arriverait-il s’il y avait une autre attaque des États-Unis sur la Syrie, peut-être suivant une autre attaque fabriquée à l’arme chimique?

SS: La situation pourrait s’intensifier très rapidement, particulièrement depuis que les relations entre les États-Unis et Moscou se sont détériorées jusqu’à leur pire état dans l’histoire. J’ai lu dans un article qu’il y a des plans pour déployer 150.000 soldats américains en Syrie. Étant donné qu’il y a des troupes russes et iraniennes en Syrie (à la demande du gouvernement syrien), cela serait une décision incroyablement stupide pour les États-Unis d’envoyer des forces militaires d’envergure en Syrie. Cela serait très difficile d’éviter la troisième guerre mondiale.

Si les États-Unis et la Russie entrent dans un conflit militaire direct, éventuellement un côté ou l’autre commencera à perdre. Alors, soit il admet sa défaite, soit il intensifie la situation. Et quand ceci arrive, la possibilité d’utiliser l’arme atomique devient plus grande. Dès que les bombes nucléaires commenceront à être lancées, l’escalade à grande échelle d’une guerre nucléaire pourrait avoir lieu très rapidement.

WSWS: À quel point cela serait-il catastrophique?

SS: Les États-Unis et la Russie ont chacun environ 1000 armes nucléaires stratégiques d’au moins 100 kilotonnes, toutes prêtes à être lancées dans l’espace de 2 à 15 minutes. Puisque cela prend environ 9 minutes à un missile d’un sous-marin américain pour frapper Moscou, cela veut dire que le gouvernement russe pourrait riposter. Et ceux-ci ne sont que les missiles qui sont prêts à être lancés immédiatement.

Les États-Unis et la Russie ont 3500 armes nucléaires stratégiques opérationnelles et déployées (chacune avec une puissance explosive minimale de 100.000 tonnes de TNT) qu’ils peuvent faire exploser en moins d’une heure. Ils ont 4600 autres armes nucléaires en réserve, prêtes à être utilisées. Il y a environ 300 villes aux États-Unis et 200 villes en Russie avec une population supérieure à 100.000 personnes. Étant donnée la quantité d’armes nucléaires, la plupart des grandes villes risquent fort d’être touchées.

Probablement que 30% de la population américaine et russe périraient dans la première heure. Quelques semaines après l’attaque, les retombées radioactives tueraient un autre 50% ou plus.

L’hiver nucléaire, l’une des conséquences environnementales à long terme d’une guerre nucléaire, entraînerait probablement la famine et la mort pour la plupart des gens sur la planète en l’espace de quelques années d’une guerre nucléaire d’envergure par les États-Unis et la Russie. La couche de fumée stratosphérique mondiale produite par l’incinération nucléaire empêcherait la plupart des rayons du soleil d’atteindre la surface de la Terre, produisant les conditions météorologiques d’une ère glaciaire qui durerait au moins 10 ans.

Une autre conséquence rarement discutée d’une guerre nucléaire est une impulsion électromagnétique en haute altitude, ou IEM. L’explosion d’une arme nucléaire considérable à haute altitude (150 à 300 km d’altitude) produira une énorme impulsion d’énergie électrique qui détruira les circuits électroniques sur une zone de dizaines de milliers de kilomètres carrés sous l’explosion. Une seule détonation au-dessus de la côte Est américaine détruirait le réseau et causerait la fusion du cœur de toutes les centrales nucléaires touchées par l’IEM. Imaginez 60 Fukushima arrivant en même temps aux États-Unis.

Greg Mello

Greg Mello est secrétaire et directeur général du Groupe d’étude de Los Alamos, une organisation qui a fait des recherches sur les dangers d’une guerre nucléaire et qui prône le désarmement depuis 1989. Ses recherches et analyses ont été publiées dans le New York Times, le Washington Post, le Bulletin of Atomic Scientists et dans Issues in Science and Technology.

WSWS: Quel rôle ont joué les démocrates dans les tensions accrues entre les États-Unis et la Russie sur la Syrie?

Gregg Mello: Aussi récemment qu’en 2013, lorsqu’il y a eu une fausse attaque à l’arme chimique en Syrie, je ne crois pas que les démocrates appuyaient autant la guerre qu’ils le font aujourd’hui. Mais maintenant, en raison de la candidature d’Hillary Clinton, l’attisement des tensions avec la Russie et l’hyperbole néo-maccarthyste ont vraiment augmenté, marginalisant même ceux à l’intérieur du parti qui osent exprimer le moindre scepticisme à propos de l’histoire officielle, comme la membre du Congrès Tulsi Gabbard. Et c’est une personne qui est allée en Syrie pour découvrir ce qui se passait réellement. Elle a découvert que la majorité des gens en Syrie veulent que les États-Unis arrêtent de financer les rebelles et qu’ils sont satisfaits avec les efforts du gouvernement Assad pour chasser Al-Qaïda et l’ÉI. Mais elle se fait réduire au silence.

WSWS: Pourriez-vous nous parler des intérêts corporatifs en jeu?

GM: Cinquante-neuf missiles de croisière coûtent beaucoup d’argent. Chaque missile utilisé coûte, je suppose, entre 1 et 1,6 million $, donc la frappe au total a coûté entre 60 et 100 millions de dollars. Ceci n’inclut pas les coûts de déploiement des navires et d’autres éléments qui composent une frappe. C’est probablement le double, si vous incluez ces éléments. En termes des missiles, s’ils sont remplacés, ceci est un revenu pour n’importe quelle compagnie qui les remplace.

Les compagnies reçoivent également de la publicité gratuite de telles frappes. J’ai vu le vidéo de la part de Brian Williams de MSNBC, qui a louangé les missiles utilisant les paroles de Leonard Cohen, «Je suis guidé par la beauté de nos armes» (I’m guided by the beauty of our weapons). Ceci est un clip publicitaire inestimable, surtout lorsque les mêmes images et vidéos des missiles sont aux bulletins télévisés et partout sur le NET. Je suis persuadé que leurs valeurs boursières ont, littéralement et figurativement, explosé.

Mais ce ne sont que des broutilles comparées aux très grosses sommes qui proviennent des tensions continues avec la Russie et le besoin du gouvernement américain de dominer le monde. Nous ne parlons pas de millions de dollars, mais des milliards; vraiment, des billions. Pour maintenir l’idée que nous devrions être dans toutes les parties du monde, les États-Unis dépensent sur toutes les composantes de la défense nationale environ un billion par année. Donc, cela augmente vraiment rapidement.

Et l’armée américaine vient de recevoir une augmentation à son budget de base qui est comparable au budget de défense entier de la Russie. Aux États-Unis, nous dépensons plus d’argent sur l’armée que tous nos adversaires potentiels combinés. C’est là que se trouve l’argent.

On pousse NATO à acheter l’équipement militaire de point, compatible avec le nôtre. Toutes ces ventes d’armes avec nos propres achats nationaux valent des billions. C’est ce que ces frappes cherchent à maintenir. Un modèle de dépenses militaires à une échelle colossale.

Cela va de pair avec les questions géopolitiques que vous avez mentionnées.

WSWS: Pourriez-vous parler davantage des questions géopolitiques?

GM: Trump a dit qu’il n’irait pas en Syrie, mais il n’y a aucune politique cohérente là-dessus. Supposons qu’il y ait une autre frappe, est-ce que cela impliquera la Russie? Est-ce que cela tuera des Russes? Qu’est-ce que Poutine ou tout autre dirigeant russe sentira le besoin de faire alors?

Stephen Cohen, professeur émérite en études russes à l’Université de Princeton et l’Université de New York, a noté que le premier ministre russe Dmitri Medvedev a qualifié les relations américano-russes de «ruinées». Et Medvedev n’est pas un partisan de la ligne dure contre l’Occident. Pour qu’il dise ça, vous pouvez juste imaginer ce que les généraux et les autres qui ont des positions plus radicales murmurent dans l’autre oreille de Poutine.

Si nous faisons une autre frappe, soit avec un avion américain ou un de la «coalition», il pourrait facilement être abattu par les armes antiaériennes de pointe qu’ont déployées la Syrie et la Russie. Cela provoquerait un tollé dans l’establishment politique américain pour en faire plus, pour doubler la mise sur notre erreur. Finalement, c’est difficile de voir comment une campagne aérienne pourrait avoir un effet décisif sur la guerre en Syrie sans créer un risque extrême d’escalade entre les États-Unis et la Russie.

En termes géopolitiques, la situation en Syrie a tellement évolué vers le maintien d’Assad au pouvoir et le recul des terroristes qu’une attaque américaine sur la Syrie serait inefficace, ou bien endommagerait considérablement les intérêts russes, humilierait la Russie et tuerait ses soldats ainsi que ceux d’Assad. Cela ferait pencher la balance vers une Troisième Guerre mondiale.

L’idée que l’empoisonnement à Khan Sheikhoun ait été causé par des armes chimiques ou des précurseurs relâchés par une attaque conventionnelle contre un entrepôt ou un atelier d’armes d’Al-Qaïda, soit le rapport qui a été produit par le gouvernement russe, fait le plus de sens étant donné tout ce que l’on sait. La notion qu’Assad ou certains éléments rebelles dans son armée ont largué des armes chimiques sur leur propre peuple, au moment où Assad gagnait militairement et politiquement, est ridicule.

Maintenant nous voyons que les États-Unis ne veulent pas que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques mène une enquête sur l’attaque. Vraiment?

L’OIAC est la police du monde pour les armes chimiques, une entité que les États-Unis ont aidé à créer. Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 2013 pour avoir vérifié que toutes les armes chimiques en Syrie avaient été détruites. Elle les a détruites sur un navire américain. Dans ce cas et dans tous les autres, l’OIAC étudierait soigneusement dans un laboratoire agréé les preuves amassées dans la chaîne de possession. Toutes ces mesures sont essentielles lorsqu’il est question de guerre et de paix. On collecterait les preuves de la même façon que dans le cas d’un meurtre très médiatisé.

Ceci n’est pas arrivé dans la plus récente attaque à l’arme chimique; et les États-Unis ne veulent pas que cela se produise. Au lieu de cela, les États-Unis ont récemment publié un communiqué des «faits», un bout de papier rédigé supposément par toutes les 17 agences de renseignement, mais sans en-tête ou signature, qui utilise des termes ambigus comme «nous sommes confiants». Rien n’indique quelle agence a signé ni quelles preuves ont été réellement fournies. En plus, une attaque comme celle-ci prend quelques semaines à investiguer, pas quelques jours.

Tout ceci arrive parce que la Syrie est l’un des plus importants carrefours entre les hydrocarbures du Moyen-Orient et les consommateurs européens. Si vous voulez avoir du pétrole et du gaz naturel du Qatar jusqu’en Europe sans passer par l’Iran, vous devez avoir des oléoducs qui passent par la Syrie. Ceci est particulièrement important si vous ne voulez pas que l’Europe soit dépendante du gaz naturel russe, si vous voulez prévenir l’Allemagne et la Russie et le reste de l’Asie d’être encore plus intégrés économiquement. Le gouvernement américain ne veut pas que l’Europe soit dépendante des hydrocarbures fournis par la Russie ou l’Iran.

Donc, réellement, la Syrie est une guerre par procuration entre les États-Unis et les autres puissances régionales – l’Iran allié avec la Russie – pour le contrôle sur le gaz et le pétrole qui va vers l’Europe. De plus, Israël veut le contrôle du plateau du Golan afin de pouvoir forer dans cette région.

Il faut aussi considérer que la production pétrolière chinoise semble avoir plafonné. L’exportation nette de pétrole dans le monde, qui est le pétrole qui peut être acheté sur le marché international, commence très tranquillement à diminuer.

Puisqu’un baril de pétrole produira plus de valeurs dans des pays comme la Chine et l’Inde, car les travailleurs sont payés beaucoup moins, la Chine peut toujours surenchérir sur les États-Unis et l’Europe pour le pétrole. Considérant le libre marché, ils le feront. Avec ce problème, les pays producteurs de pétrole utilisent eux-mêmes plus de pétrole avec l’augmentation de leur population et de leur économie, ce qui produira inévitablement une crise dans l’accessibilité et la disponibilité du pétrole. Cette crise éclatera dans les années 2020 et cela implique un potentiel conflit entre les grandes puissances pour ces ressources.

Ce n’était pas comme ça durant la guerre froide parce que les États-Unis et la Russie, ainsi que nos alliés, avaient assez de ressources. Mais maintenant, le pétrole bon marché s’écoule et il n’y a pas de remplaçant abordable. Le risque d’un conflit, incluant un conflit entre les grandes puissances nucléaires, augmente.

WSWS: Combien de personnes perdraient la vie durant la première journée d’une telle guerre?

GM: À première vue, dans une guerre nucléaire entre les États-Unis et la Russie, toute la population mourrait. Quelques personnes dans l’hémisphère sud pourraient survivre, mais probablement même pas.

Même seulement quelques armes nucléaires pourraient mettre fin au gouvernement et à l’économie américaine. Cela ne prendrait pas grand-chose pour détruire la chaîne d’approvisionnement «juste à temps», les marchés financiers et l’Internet. Le système entier est très fragile, surtout en ce qui concerne les armes nucléaires. Même dans une guerre nucléaire en quelque sorte limitée, disons une guerre où seuls les silos et les bases aériennes ICBM étaient ciblés, il y aurait tellement de retombées des champs d’ICBM à eux seuls que la majeure partie du Midwest serait rasée, incluant des villes comme Chicago.

Et il y a ensuite le problème des centrales nucléaires dans lesquelles sont entreposées, dans les piscines de stockage du combustible irradié et leurs zones d’entreposage, de très grandes concentrations de radioactivité. Si leur approvisionnement en électricité est interrompu, ces centrales risquent fort de prendre feu et de voir leur cœur entrer en fusion, comme nous l’avons vu à Fukushima.

Comprenez bien qu’une guerre nucléaire n’est pas une ou deux bombes de l’ampleur de celle d’Hiroshima. On ne peut pas imaginer la guerre nucléaire. Une guerre nucléaire veut dire un hiver nucléaire. Cela veut dire l’effondrement des systèmes administratifs très fragiles au niveau électrique, financier et gouvernemental qui garde tout le monde en vie. Nous serions chanceux de recommencer au début du 19e siècle. Et si suffisamment d’armes explosent, la disparition de la couche d’ozone voudrait dire que toute forme de vie ayant des yeux pourrait être aveuglée. Les effets combinés d’une guerre nucléaire entre les États-Unis et la Russie voudraient dire qu’essentiellement tous les mammifères terrestres et de nombreuses plantes disparaîtraient. Il y aurait une extinction dramatique dans le monde biologique.

Je crois que de nombreuses sections de l’armée américaine n’y comprennent rien. J’ai parlé à des gens du Conseil de sécurité nationale et ils pensent que la Russie va reculer. Je les ai suppliés, il y a environ 18 mois, d’emmener quelques diplomates vétérans de l’ère de la guerre froide de l’école réaliste, des gens comme l’ancien ambassadeur en Russie Jack Matlock, qui avait été nommé par Ronald Reagan, de tenter de les convaincre que la Russie ne fera pas simplement ce que l’on veut, qu’elle a également ses propres intérêts légitimes que nous ferions mieux de comprendre et de prendre en considération.

WSWS: Comment pensez-vous que l’on doive aborder le problème de la guerre nucléaire?

Je dirais que les efforts pour diminuer les inégalités dans le monde sont au cœur de la gestion de la menace de guerre nucléaire. Nous devons nous débarrasser de l’influence du complexe militaire, industriel et financier. Si tant de pouvoir est concentré entre si peu de mains, et que les inégalités sont si élevées, les gens au pouvoir sont aveuglés par leur position. Ils sont isolés des problèmes de la société. De telles inégalités – économiques et surtout politiques – mènent à une certaine stupidité politique. Cela pourrait causer notre destruction. Les masses ignorantes ne sont pas le problème. C’est l’ignorance et l’arrogance de ceux au sommet. C’est toujours ça le problème. (source)

 

 

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