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Le monde menacé par une nouvelle crise financière ?

C’est la mise en garde de Jean-Michel Naulot dans son livre « Eviter l’effondrement« , (éd. Seuil). L’ex banquier et ancien régulateur à l’AMF estime qu’une nouvelle crise est sur le point d’éclater. En cause selon lui : la dérégulation financière.

 

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Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe (Les Pays-Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’euro)

Les choses vont très vite, il s’est passé beaucoup de choses en à peine un mois . D’abord, une fois élu et intronisé, Donald Trump a annoncé un changement « radical » de doctrine face à l’Europe , déstabilisant les élites du vieux continent. Au même moment, Schäuble a mis un coup de pression exhortant la BCE à relever ses taux . Par ce coup de pression Wolfgang Schäuble envoyait un message fort : « nous ne voulons PLUS de cette Europe » : les Allemands, qui avaient déjà cette idée derrière la tête avant l’élection de Trump – veulent créer leur propre Euro-zone .  

Ensuite, dans la continuité Mario Draghi avait validé et l’élite Européenne en panique a entamé « le Processus » à Davos  . Mario Draghi avait admis pour la 1ère fois qu’un pays pouvait sortir de l’euro et il a même expliqué comment –  « Tout pays quittant la zone euro devrait solder son compte » avait-t-affirmé . Dans la foulée, le ministre italien des Finances avait déclaré que le problème de l’Europe c’est l’euro . Le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, s’en était pris vertement à l’UE, et plus particulièrement à la monnaie unique. Il avait affirmé à Davos que le problème de l’Europe «c’est l’euro» , en appelant à «prendre au sérieux le populisme». 

Mi février, nous avons appris que selon l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE , la Grèce pourrait enfin «rompre les liens avec l’Allemagne et sortir de L’Euro » En effet , Ted Malloch, l’ambassadeur proposé par Trump à l’Union européenne, avait jeté le doute sur la survie de la zone euro et demandé à Athènes de revenir à la drachme.

Dans Le Monde post-Trump : Du Grexit à la Naissance d’une nouvelle Europe , je résumais , expliquant que suite à l’élection de Trump, un nouveau monde était en train de naître . Avec une nouvelle Europe qui est d’ores et déjà en gestation .

Maintenant, on apprend que les Pays Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’Euro

Les autorités néerlandaises ont approuvé le lancement d’une étude sur s’il était possible et raisonnable pour les Pays-Bas, l’un des pays phares de l’UE, de quitter la zone euro.

Charles SANNAT résume :

Dans les médias français ? Silence radio. Tout va bien. Le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière. Vous avez, comme à chaque fois, les sources tout en bas de cet article, tout à la fin, pour les incrédules qui pensent encore que la presse et les médias les « informent » pour leur « plus grand bien ». Vous avez même trois sources étrangères différentes.

C’est un véritable coup de tonnerre symbolique parce qu’à ce stade, évidemment, rien n’est fait, mais c’est tout de même explosif. Pour la première fois de l’histoire qui sera vraisemblablement assez courte de l’euro, un pays du tout premier cercle et à la rigueur relativement exemplaire et ayant toujours eu une « monnaie forte », les Pays-Bas, se pose le plus sérieusement du monde la question de savoir s’ils vont ou pas rester dans l’euro.

Officiellement donc, ils enquêtent désormais sur la possibilité d’abandonner l’euro !! Rien que cela mes amis.

L’idée de quitter la zone euro a été soulevée dans le contexte de la vague montante d’euroscepticisme en Europe, y compris aux Pays-Bas, où les partis politiques ne ratent pas une occasion de jouer cette carte en leur faveur avant les élections législatives qui auront lieu le 15 mars.

Donc dans tous les cas, c’en est terminé de cette Europe qui est en train de littéralement exploser – question de temps, et le mouvement s’accélère vite , très vite !

Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe. Les banques centrales de la zone euro sont-elles encore solvables ?

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je vous propose en exclusivité pour vous, mes chers lecteurs, un article du très brillant journaliste Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph de Londres dont vous savez que j’apprécie très grandement la qualité du travail et… les informations !!

Ambrose Evans-Pritchard est le journaliste certainement le mieux informé d’Europe sur l’Europe et ses vicissitudes. Suivre ce qu’il dit dans les colonnes du Telegraph est plutôt une bonne idée.

Je ne me suis pas foulé. Son titre, c’est le mien. En clair, le titre de cet article c’est le sien, et il juge que nous sommes rentrés dans une crise existentielle pour l’euro. Encore une fois, et comme pour mon édito d’hier, vous remarquerez le silence assourdissant des médias censés nous informer.

Il s’intéresse à un sujet complexe « Target 2 » et sous cet acronyme barbare se cache en réalité un système de compensation des flux financiers entre pays européens. Bref, en réalité, et on ne vous le dit pas, la situation est grave. Très grave. Préparez-vous à assister à l’explosion dans le pire des cas et au détricotage de la zone euro dans le meilleur des cas.

Ce n’est pas de la fiction.

Cela se passe maintenant.

Cela se passe actuellement.

D’énormes dettes sont en train d’être transférées, en catimini, de banques privées et de fonds d’investissement vers les épaules des contribuables du sud de l’Europe.

Il s’agit d’une variante du tragique épisode grec mais cette fois à bien plus grande échelle et avec des conséquences systémiques mondiales.

Notre pays, la France, est évidemment concerné.

Hier, je publiais et j’ai laissé volontairement cet édito dans l’édition d’aujourd’hui un article sur l’enquête que les Pays-Bas lançaient pour savoir s’il fallait quitter l’euro et comment le faire.

Je laisse la parole à Ambrose Evans-Pritchard, traduit en exclusivité pour vous !!

Il n’y a eu aucune décision démocratique d’aucun parlement pour le transfert de ces dettes, qui approchent rapidement le trillion d’euros. Elles sont l’effet secondaire non-désiré du QE de la BCE, qui a dégénéré en une voie de secours pour la fuite des capitaux des pays du Club Med vers l’Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Cette « socialisation du risque » a lieu furtivement, en tant qu’effet mécanique du système de paiement de la BCE Target 2. Si une fronde politique en France ou en Italie déclenche une crise existentielle de l’euro dans les mois à venir, les citoyens des pays créditeurs comme débiteurs de la zone euro découvriront avec horreur ce qu’on leur a fait.

Un tel risque est plausible. Alors que j’écris ce papier, quatre articles sur cinq du fil du quotidien français financier Les Échos abordent des scénarios de désintégration de l’euro. Je n’ai pas souvenir d’un tel débat ouvert dans la presse continentale, à aucun moment du projet de l’euro.

Comme toujours, les marchés de la dette sont le baromètre du stress. Les taux sur les obligations allemandes à deux ans ont atteint un plus bas historique de -0,92 % mercredi, signe que quelque chose de très curieux est en train d’avoir lieu. « Les sonnettes d’alarme résonnent à nouveau. Nos données indiquent de sérieuses fuites des capitaux vers les valeurs refuges allemandes. On se croirait comme au début de la crise de la zone euro en 2011 », a déclaré Simon Derrick de BNY Mellon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le système Target2 est conçu pour ajuster automatiquement les comptes des branches de la famille des banques centrales de la BCE, qui se corrige tout seul avec chaque entrée et sortie. En réalité, il est devenu un rideau de dissimulation de flux chroniques de capitaux à sens unique.

Les investisseurs privés vendent à la BCE les obligations italiennes ou portugaises qu’ils possèdent, en empochant un bénéfice, et redéploient le produit de la vente dans des fonds mutuels en Allemagne ou au Luxembourg. « Cela montre simplement que l’union monétaire est doucement en train de se désintégrer malgré les meilleurs efforts de Mario Draghi », a déclaré un ancien gouverneur de la BCE.

« CELA MONTRE SIMPLEMENT QUE L’UNION MONÉTAIRE EST DOUCEMENT EN TRAIN DE SE DÉSINTÉGRER MALGRÉ LES MEILLEURS EFFORTS DE MARIO DRAGHI » – UN ANCIEN GOUVERNEUR DE LA BCE

Rien que la Banque centrale italienne doit désormais une somme record de 364 milliards d’euros à la BCE, 22 % du PIB italien, et le montant ne cesse de grimper. Mediobanca estime que 220 milliards d’euros ont quitté l’Italie depuis le lancement du QE de la BCE. Les sorties de capitaux correspondent presque à l’euro près aux achats d’obligations de la BCE.

Le professeur Marcello Minenna, de l’université Bocconi de Milan, a déclaré que le basculement implicite du risque privé vers le secteur public, largement ignoré dans les médias italiens, fait courir à la banque centrale italienne le risque de la faillite si l’euro se désintègre ou si l’Italie se fait bouter de l’union monétaire. « Franchement, ces montants deviennent impayables » a-t-il déclaré.

Les déséquilibres Target2 sous le système de la BCE

déséquilibres target2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant des années, la BCE a affirmé que ces déséquilibres Target2 sont une fiction de comptabilité qui n’a pas d’importance dans une union monétaire. Plus maintenant. Mario Draghi a écrit une lettre aux députés européens italiens en janvier, les avertissant que la dette devra être « remboursée totalement » si l’Italie sortait de l’euro et restaurait la lire.

Il s’agit d’un message fort. Monsieur Draghi l’a écrit noir sur blanc, confirmant ainsi que les en-cours Target2 sont extrêmement sérieux, tout comme les critiques l’affirment depuis le début. D’une certaine manière, il a révélé que la dette publique italienne est significativement plus élevée que les chiffres officiels. La Banca d’Italia a des actifs de compensation, mais ceux-ci seraient fortement dévalués.

Les dettes Target2 de l’Espagne s’élèvent à 328 milliards de dollars, presque 30 % du PIB. Celles du Portugal et de la Grèce à 72 milliards chacune. Toutes les banques centrales de ces pays sont soit insolvables, ou dangereusement près de l’être si ces dettes se cristallisent.

Willem Buiter, de Citigroup, affirme que les banques centrales au sein de la structure inachevée de la zone euro ne sont pas vraiment des banques centrales. Il s’agit plus de comités de devise. Elles peuvent faire faillite, et plusieurs feront probablement banqueroute. En bref, elles ne sont pas « une contrepartie crédible » pour le reste du système euro.

Il est étonnant que les agences de notation refusent toujours de considérer les en-cours Target2 en tant que dettes réelles, même après la lettre de Draghi et malgré le risque politique qui coule de source. Elles ne peuvent peut-être pas le faire vu qu’elles sont régulées par les autorités européennes, et de temps en temps sujettes au harcèlement judiciaire de pays qui n’apprécient guère leurs verdicts. Quelle que soit la cause de cette tolérance, elle pourrait leur revenir à la figure un jour.

De l’autre côté du grand livre comptable, la Bundesbank a accumulé des crédits Target2 de 796 milliards d’euros. Le Luxembourg de 187 milliards, reflétant son statut de plate-forme financière. Cela représente environ 350 % du PIB du minuscule Duché, ainsi que 14 fois son budget annuel.

Mais que se passera-t-il si l’euro éclate ? On peut supposer qu’il y aurait un tsunami de flux de capitaux bien avant le moment fatidique, poussant les déséquilibres Target2 vers les 1,5 trillion. M. Buiter affirme que la BCE devrait alors couper le robinet aux banques centrales « irrémédiablement insolvables » afin de se protéger.

La réaction en chaîne commencerait avec un défaut du sud envers la BCE, qui en retour aurait du mal à assumer ses obligations Target2 envers le nord du bloc, si elle devait encore être une institution en état de fonctionnement arrivée à ce point. La BCE ne dispose d’aucune entité souveraine pour la soutenir. Il s’agit d’une orpheline.

Les banques centrales d’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg perdraient une partie de leurs crédits Target2. Mais elles devraient, en contrepartie, légalement rembourser des banques de leur juridiction. Simplement parce que c’est la méthode utilisée par les banques centrales créditrices pour stériliser les flux entrants Target2.

Simplifions avec un exemple : la banque centrale du Luxembourg devrait subitement 350 % de son PIB à des contreparties privées, impliquant des obligations émises sous des termes juridiques variés et principalement libellées en euros. Le pays pourrait essayer d’imprimer des francs luxembourgeois et voir si cela fonctionne.

Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch attribuent toutes un solide AAA au Luxembourg, bien sûr, mais cela ne fait que démontrer les dangers de l’emprise intellectuelle et idéologique.

Que l’édifice de l’union économique et monétaire européenne soit bâti sur du sable n’avait aucune importance tant que le projet donnait l’impression d’être inévitable. Aujourd’hui, c’est important. La candidate jurant de restaurer le franc français est donnée gagnante à trois contre 1 à la présidentielle de mai.

Ce qui est frappant n’est pas le bon de 28 % en un sondage du Front National de Marine Le Pen, mais le fait qu’elle a réduit l’écart à 44:56 en cas de finale contre l’ancien Premier ministre François Fillon.

L’institut de sondage Elabe affirme n’avoir jamais vu de tels chiffres en faveur de Madame Le Pen. Environ 44 % des ouvriers affirment qu’ils voteront pour elle, montrant à quel point elle a envahi les bastions industriels du parti socialiste. Le plafond de verre se fissure.

Le joker est que la gauche divisée française pourrait mettre de côté ses différends amers et se rassembler derrière le candidat socialiste Benoît Hamon et son projet ultra radical, lui garantissant ainsi une finale contre Madame Le Pen. Les Français se retrouveraient face à un choix entre la gauche dure et la droite dure, deux factions bien décidées à détruire l’ordre établi. Ce duel serait trop serré pour se risquer à des pronostics.

Tout peut arriver dans les mois à venir en France, ainsi qu’en Italie, où le parti démocratique est en train de s’entre-déchirer. Le président du parti, Matteo Renzi, qualifie la mutinerie de « cadeau pour Beppe Grillo », dont le mouvement eurosceptique Cinq Etoiles mène la danse dans les sondages italiens, avec 31 % des intentions de vote.

À l’heure actuelle, quatre partis italiens possédant la moitié des sièges du parlement flirtent avec un retour de la lire et se rapprochent d’une alliance de circonstance.

Tout cela a lieu alors que les marchés commencent à se faire du mouron concernant la baisse des achats d’obligations de la BCE. Plus les données économiques de la zone euro s’améliorent, pire c’est, alors que les pressions grimpent en Allemagne pour mettre un terme au QE.

La question de savoir si l’Italie peut survivre à la perte du bouclier offert par la BCE est ouverte. Mediobanca affirme que le Trésor italien doit lever ou faire rouler 200 milliards d’euros par an alors que Francfort est quasi le seul acheteur.

La Grèce pourrait être contrainte à la soumission en cas de crise. Il s’agit d’un petit pays, psychologiquement vulnérable, coincé entre la périphérie des Balkans et la Turquie. Les montants sont trop petits pour vraiment importer.

C’est la France et l’Italie qui menacent de soumettre l’expérience de l’euro à l’épreuve du feu. Si le système s’effondre, les dettes Target2 deviendront trop réelles et cela ne s’arrêtera pas là. Des trillions de contrats de dette seront remis en question.

Il s’agit d’une bien plus grande menace à la City de Londres et aux interconnexions bancaires de Square Mile que le sujet secondaire du clearing en euros, ou n’importe laquelle des prises de tête gérables découlant du Brexit. D’ailleurs, dans un tel scénario, qui parlerait encore du Brexit ?

Fin de l’article et de la traduction anglaise. Vous avez la source comme à chaque fois tout en bas en annexe.

Que dois-je faire?

Vous préparer et préparer votre patrimoine ! Cela peut sembler fou, mais non, l’euro peut ne pas être éternel. Oui l’euro peut mourir en quelques heures. Oui vous pouvez être ruiné dans un laps de temps aussi court, et non, mes amis, le nuage de Tchernobyl ne s’est pas arrêté à la frontière ! Il a bien déclenché, chez nous, une épidémie de cancers plus ou moins graves et les conséquences aujourd’hui se font encore sentir.

Franchement, lorsque j’ai écrit le mois dernier mon dossier spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse », je ne pensais pas que l’actualité deviendrait aussi brûlante sur le sujet. Pourtant, c’est le cas.

Personne, ni vous ni moi, l’avons choisi.

Nous le subissons.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 
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Publié par le 28 février 2017 dans économie, général, International

 

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Jim Rickards sur les détonateurs possibles de la prochaine crise : Les options de la Fed et du FMI face à Trump

Variation des devises majeures vs le dollar – fin 2016

L’élément le plus déterminant dans la mise en oeuvre du programme économique de Trump est la réaction de la Réserve Fédérale. Alors qu’une hausse des taux par la Fed en décembre était pratiquement certaine, la direction des taux en 2017 à la suite de cette hausse sera cruciale pour la réussite ou l’échec du programme de Trump. La Fed peut choisir de se montrer très conciliante face aux importants déficits de Trump.

Dans les faits, elle n’anticipera pas l’inflation mais attendra jusqu’à ce que cette dernière soit réellement là. L’inflation est encore très en dessous du taux cible de la Fed, qui est de 2%. Puisque la Fed vise une inflation moyenne de 2%, elle pourrait autoriser que l’inflation dépasse les 2% pendant un moment, ce qui serait cohérent avec une moyenne de 2%, au vu des niveaux bas actuels.

Pour la Fed, les taux réels négatifs sont également un type de stimulus. Les taux réels négatifs existent lorsque le taux d’inflation est plus élevé que le taux d’intérêt nominal. Cette condition peut exister à n’importe quel niveau de taux.

Par exemple, une inflation de 3% avec un taux nominal de 2,5% donne un taux réel négatif de 0,5%. De même, une inflation de 4% avec un taux nominal de 3,5% produit le même taux réel négatif de 0,5%.

Nul doute que la Fed ne veut pas d’une inflation à 3,5%. Toutefois, elle peut atteindre des taux réels négatifs à n’importe quel niveau, en utilisant la répression financière pour contenir les taux d’intérêt nominaux.

Un nouveau QE furtif pour continuer la répression financière

Comment ? En obligeant les banques à acheter des bons du Trésor même si le bilan de la Fed n’est pas reluisant. Cela revient à une sorte de « QE caché » qui utilise les bilans des banques pour y fourguer des obligations au lieu de les porter sur le bilan de la Fed.

Ce type de compromis face à des déficits plus élevés est également appelé « dominance budgétaire, » une idée élaborée par l’ancien gouverneur de la Fed, Rick Mishkin, et ses collègues théoriciens. L’idée est que l’indépendance de la Fed est surtout un mirage et que la Fed fera ce qui est nécessaire pour faciliter les desiderata budgétaires du Congrès, tout en protestant du contraire.

Sous la dominance budgétaire, on permet qu’une inflation faible perdure pendant une longue période. Elle rongera petit à petit la valeur du dollar et la dette du Trésor libellée en dollars. C’est de cette manière que les Etats-Unis ont réduit leur ratio dette/PIB entre 1946 et 1970.

L’inconvénient de cette méthode ? L’inflation n’est pas un pur phénomène monétaire mais également un phénomène comportemental. A elle seule, la planche à billets ne produit pas de l’inflation. Elle doit se combiner à la volonté des individus à emprunter, dépenser et investir.

Une telle volonté est principalement psychologique — elle dépend des « esprits animaux » décrits par Keynes. Toutefois, une fois que les anticipations passent de déflationnistes à inflationnistes, elles s’inversent difficilement. Cela pourrait mener à une situation où les anticipations d’inflation passent de 1% à 3%, puis passent rapidement à 5% ou plus.

L’ascendant psychologique de la Fed reste à prouver

La Fed croit qu’elle peut faire baisser les anticipations inflationnistes par exemple, de 3% à 2%. Mais elle pourrait bien prendre ses désirs pour des réalités. Un effort pour relever les taux et traiter une hausse des anticipations d’inflation pourrait avoir l’inverse de l’effet escompté car les consommateurs considèrent des taux plus élevés comme une validation que l’inflation est devenue hors de contrôle.

C’est exactement ce qui est arrivé en 1974–1981. La Fed a pris du retard par rapport à l’inflation dès le départ et n’a plus bougé jusqu’aux mesures extrêmes du président de la Fed en exercice, Paul Volcker, en 1980–1981.

Autre scénario, la Fed pourrait choisir de s’appuyer sur le potentiel d’inflation de la politique de Trump et remonter brusquement les taux en 2017. Cette politique pourrait se fonder sur la lecture par Janet Yellen de la courbe de Phillips et la notion largement acceptée selon laquelle la politique monétaire agit avec un certain décalage.

Le chômage enregistre son plus bas niveau depuis la récession ; en outre, les demandes initiales de prestation chômage enregistrent un plus bas record. Par conséquent, l’analyse de Yellen est que la manifestation des pressions inflationnistes liées aux revendications salariales n’est qu’une question de temps. Puisque le resserrement monétaire fonctionne avec un décalage de six à douze mois, il est important de relever les taux aujourd’hui pour garder une longueur d’avance sur cette inflation.

Relever les taux pour mieux les baisser ?

Indépendamment de l’état du marché du travail aujourd’hui, la Fed est prête à tout pour relever les taux autant que possible. Cela devrait lui permettre d’avoir un peu plus de munitions pour réduire les taux lors de la prochaine récession.

Pour la Fed, l’euphorie qui a régné sur le marché boursier après l’élection de Trump compte pour un assouplissement des conditions financières. Un tel assouplissement est le prétexte parfait pour un resserrement en compensation par la Fed. Cette dernière recherchera un équilibre délicat entre assouplissement (des actions) et resserrement (des taux) qui lui permettra d’atteindre son objectif de normalisation des taux sans faire entrer l’économie en récession.

Le dernier joker est le dollar. Un cycle de resserrement par la Fed renforcera le dollar. Ceci est déflationniste parce que les Etats-Unis sont un importateur net et qu’un dollar plus fort rend les marchandises importées meilleur marché pour les consommateurs américains et les autres participants à la chaîne d’approvisionnement mondiale.

La combinaison d’un dollar plus fort, d’une déflation importée et de taux plus élevés dans une économie déjà faible pourrait faire entrer les Etats-Unis en récession.

Il faut envisager également le pire résultat économique : la stagflation. Il s’agit de la combinaison malheureuse d’une inflation plus forte et d’une croissance réelle faible ou en récession.

Les grands plans de dépenses de Trump et les esprits animaux pourraient produire de l’inflation tandis que la hausse des taux et le resserrement monétaire par Yellen favoriseraient une récession. Les Etats-Unis ont déjà connu cette situation entre 1976 et 1981

Une situation rendue de plus en plus périlleuse par le gonflement de la bulle de crédit

En plus des risques macroéconomiques, le risque systémique est plus dangereux que jamais. Il pourrait jouer un rôle important et inattendu dans les plans économiques de Trump. Les banques « trop-grosses-pour-faire-faillites » n’ont jamais été aussi grosses, elles possèdent une part plus élevée des actifs totaux du système financier et elles ont en portefeuille bien plus de produits dérivés.

Dans des systèmes à la dynamique complexe comme le sont les marchés de capitaux, le risque est une fonction exponentielle de la taille du système. Cela signifie qu’un système plus grand implique une crise de liquidité mondiale future et une panique de marché bien plus importantes que celle de 2008.

La capacité des banques centrales à traiter une nouvelle crise de liquidité est fortement limitée par des taux d’intérêt bas et des bilans surgonflés qui n’ont pas été normalisés depuis la dernière crise. Dans la prochaine panique, qui pourrait éclater n’importe quand, les banques centrales se tourneront vers le FMI pour leur fournir la liquidité nécessaire.

Cette liquidité prendra la forme d’émissions de milliers de milliards de droits de tirage spéciaux ou DTS (monnaie mondiale). Cette émission de DTS de secours sera hautement inflationniste et mettra fin au rôle du dollar US comme monnaie de réserve mondiale.

Les détonateurs possibles de la prochaine crise

Il existe de nombreux catalyseurs potentiels qui pourraient déclencher une telle crise : la Deutsche Bank, des défauts de livraison d’or, une crise de la dette libellée en dollars des marchés émergents, une catastrophe naturelle, etc. Le catalyseur d’une telle panique est sans importance — ce qui compte, c’est l’instabilité du système dans son ensemble.

Lorsque le catalyseur déclenchera la panique, des dynamiques impersonnelles se développeront de façon incontrôlée. Ces dynamiques sont indifférentes à l’idéologie politique ou à la politique publique des responsables politiques.

Une administration Trump pourrait rapidement être submergée par une crise mondiale de liquidité comme l’a été l’administration Bush en 2007-2008. Dans un tel cas, les élites mondiales qui opèrent via le FMI, la BRI et le G20 imposeront leurs solutions puisqu’elles contrôlent les leviers de liquidité restants, en particulier les DTS.

Trump pourrait accepter la solution des élites, ce qui impliquerait une coopération avec la Chine ; ou alors il pourrait lutter contre les élites, auquel cas une nouvelle grande crise comme celle de 1929 pourrait en résulter.

En résumé, l’économie mondiale est sur la corde raide entre inflation et déflation.

Le vecteur inflationniste pourrait rapidement dominer, si les déficits de Trump trouvent un compromis à la Fed. A l’inverse, le vecteur déflationniste pourrait dominer sur la base de facteurs fondamentaux comme un dollar fort, le désendettement, la démographie et la technologie combinées avec un resserrement prématuré de la part de la Fed.

A l’horizon, plane le spectre d’une crise systémique, qui pourrait entraîner une inflation (due à une émission massive de DTS) ou une déflation (due à l’absence d’une réponse mondiale coordonnée).

Plus d’infos sur : http://la-chronique-agora.com/fed-fmi-trump/
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USA : La prochaine crise économique, privera instantanément de cash les 2/3 de la population

Pour rappel, 33% des Américains n’arrivent même plus à subvenir à leurs besoins élémentaires …

Saviez-vous qu’environ 70% de la population américaine vit d’un chèque de paie à l’autre ? Comme vous le constaterez ci-dessous, une nouvelle enquête vient de montrer que 69% des américains ont moins de 1000 dollars d’économies.

Bien sûr, l’une des principales raisons qui expliquent cette triste réalité, c’est que la plupart des américains croulent littéralement sous les dettes. En fait, le montant total de la dette des ménages américains dépasse maintenant les 12.000 milliards de dollars. Du coup, beaucoup d’Américains sont tellement occupés à essayer de rembourser leurs dettes existantes qu’ils n’ont pas le temps de penser à épargner pour leur avenir. Si les conditions économiques continuent de rester relativement stables et ce même si beaucoup d’américains vivent au bord de la pauvreté, cela ne les tuera probablement pas. Mais le jour où l’économie américaine plongera dans une nouvelle crise du type de 2008 voire pire, les deux tiers des Etats-Unis pourraient se retrouver quasi instantanément dans une grave pénurie de liquidités.

Si vous vivez d’un chèque de paie à l’autre aux Etats-Unis, vous vivez sous la menace permanente de voir votre vie basculer totalement et à tout moment si ce salaire ne vous était plus versé. Durant la dernière crise, des millions d’Américains ont perdu leur emploi très rapidement, et parce que beaucoup d’entre eux vivaient d’un chèque de paie à l’autre, tout d’un coup un grand nombre d’entre eux se sont retrouvés dans l’incapacité de rembourser leurs prêts immobiliers. En conséquence, une multitude de familles américaines ont vécu cette douloureuse vague de saisies immobilières.

Malheureusement, il semble que nous n’ayons tiré aucune leçon de nos erreurs passées. Selon la dernière enquête que j’ai mentionné précédemment, 69% des Américains ont moins de 1000 dollars d’économies

L’an dernier, le site de finance personnelle GoBankingRates avait interrogé plus de 5000 Américains et il avait découvert que 62% d’entre eux avaient moins de 1000 dollars d’économies. Le site GoBankingRates a une nouvelle fois posé cette question le mois dernier auprès de 7052 américains. Le résultat ? Près de sept Américains sur 10 (69%) ont déclaré avoir moins de 1000 dollars d’économies sur leur compte en banque.(69% = 34% qui n’ont rien + les 35% qui ont entre 0,01 et 999,99 dollars)

Si l’on rentre un peu plus dans les détails de cette enquête, nous constatons que 34% des Américains n’ont plus un seul sou sur leur compte en banque, tandis que 35% ont moins de 1000 dollars. Parmi les autres résultats de cette enquête, 11% des américains ont entre 1000 dollars et 4999 dollars, 4% ont entre 5000 dollars et 9999 dollars, et 15% ont plus de 10 000 dollars d’économies.

Probablement que le fait le plus inquiétant de cette enquête, c’est que 62% des Américains avaient moins de 1000 d’économies l’année dernière. Cela signifie donc que le chiffre de cette année est bien pire que celui de l’an passé puisqu’il a malheureusement progressé 7 % au cours des 12 derniers mois.

Comment cela a t-il pu arriver ? Je pensais que les médias nous expliquaient que l’économie se portait bien mieux…

Regardez, si vous n’avez pas eu l’idée de mettre de l’argent de côté pour parer à un imprévu ou à une situation d’urgence, vous risquez de vous retrouver dans une situation très compliquée voire de tout perdre. j’ai alerté à maintes reprises à ce sujet et ce depuis des années, et dans un article toujours en lien avec cette dernière enquête, le quotidien national américain USA Today a lui aussi très fortement souligné ce point

Ces données sont particulièrement inquiétantes car on recommande aux américains d’avoir l’équivalent de six mois de dépenses mis de côté en cas d’urgence, comme dans le cas d’importantes dépenses médicales, de frais pour la réparation d’un véhicule, ou pour un licenciement. Sans ce fonds d’urgence qui sert de coussin, des millions d’Américains pourraient se retrouver dans une situation financière désastreuse.

En tant que rédacteur en chef du site The Economic Collapse Blog, les gens me demandent constamment ce qu’ils doivent faire afin de se préparer au mieux face aux difficultés qui se profilent à l’horizon.

Le tout premier conseil que je donne, c’est de se constituer un fonds d’urgence et donc de mettre de l’argent de côté.

Dans une situation chaotique, il est toujours difficile de prévoir avec précision ce qui va se passer, mais de toute façon, nous devrons continuer à payer nos factures et acheter divers produits à nos familles au cours de la prochaine crise.

Oui, un jour, le dollar américain n’aura plus aucune valeur, mais avant que cela n’arrive, vous aurez toujours besoin d’un toit pour votre famille et à qu’il y ait de la nourriture sur la table.

Et vous aurez besoin d’argent pour cela.

Il y a quelque temps, la Réserve fédérale américaine avait également constaté qu’un grand pourcentage d’Américains vivaient au bord de la pauvreté. La Fed a découvert récemment que 47 % des Américains sont incapables de sortir 400 dollars pour couvrir un imprévu sans devoir emprunter ou vendre quelque chose qu’il possède à quelqu’un.

Si vous n’êtes même pas capable de sortir 400 dollars pour couvrir un imprévu comme une visite aux urgences, alors c’est que vous devez déjà vraiment avoir du mal à joindre les deux bouts financièrement chaque mois. Malheureusement, près de la moitié des américains se trouvent actuellement dans cette situation.

on nous répète inlassablement que l’économie se porte mieux, mais c’est totalement faux !

En réalité, il se trouve que l’intervalle d’années allant de 2005 à 2015 a été la pire période de croissance du PIB par habitant de toute l’histoire moderne des Etats-Unis. Ce qui suit provient du site zerohedge

  1. La croissance était particulièrement forte dans les années 1960 et ce jusqu’au début des années 1970. Chaque année, de 1966 à 1973, le revenu par habitant augmentait entre 30 % et 40 % par rapport à la même période une décennie plus tôt. Ainsi, il n’est donc pas surprenant que de nombreux Américains se rappellent de cette période comme étant la meilleure qu’ait connu l’économie américaine.
  2. Chaque année de 1984 à 2007 – une période que les économistes appellent la Grande Modération, en raison du taux de croissance moins dynamique et de la faiblesse des taux d’intérêt -. Le revenu par habitant augmentait entre 20 % et 30 % par rapport à la même période une décennie plus tôt. Voilà la raison pour laquelle les américains se rappellent de cette période qui fut bonne pour l’économie américaine.
  3. La croissance du revenu par habitant de 2005 à 2015 a été inférieur chaque année à celle qui avait été relevée une décennie plus tôt. C’est certainement ce qui explique pourquoi beaucoup d’américains sont mécontents des récentes performances économiques de leur pays.

Et comme je l’ai répété à maintes reprises, Barack Obama est en passe de devenir le seul président de toute l’histoire des États-Unis à n’avoir jamais fait progresser le Pib américain de plus de 3% sur une année et ce durant ces deux mandats soit 8 ans. Tous les autres présidents dans l’histoire des Etats-Unis, et même les plus mauvais, avaient au moins réussi à faire progresser le Pib d’au moins 3% ne serait-ce qu’une année. Mais cela n’est pas arrivé sous Obama, et ce même si il a eu deux mandats à la Maison Blanche.

Pourquoi Donald Trump n’a pas soulevé ce point ? Je pense qu’il pourrait faire mal avec ce fait établi.

Actuellement, personne ne peut nier que la classe moyenne ne cesse de rétrécir.  Nous avons appris pour la première fois que la classe moyenne américaine constituait une minorité au sein de la population.Alors qu’en 1971, 61 % de l’ensemble des ménages américains faisaient partie de la classe moyenne.

En 1970, la classe moyenne américaine ramenait au foyer environ 62 % de l’ensemble des revenus. Aujourd’hui, ce nombre a chuté et atteint dorénavant 43%.

Ceux qui rejettent encore les arguments que je viens d’exposer et qui sortiront des phrases du type: « Trouve toi un travail » ne comprennent pas qu’il devient de plus en plus difficile de trouver un bon emploi actuellement.

Les statistiques les plus récentes montrent qu’il y a 7,9 millions d’américains déclarés comme étant officiellement au chômage. Lorsque vous ajoutez à ce nombre les  94,1 millions d’américains en âge de travailler et sans emploi, qui sont comptabilisés comme étant en dehors de la population active, vous obtenez plus de 102 millions d’américains sans emploi actuellement.

Et avoir un emploi ne signifie pas forcément que tout va bien. Selon les derniers chiffres de l’administration américaine en charge de la sécurité sociale (The Social Security Administration), 51 % de l’ensemble des travailleurs américains gagnent moins de 30.000 dollars par an.

Partout où l’on peut regarder, les choses se détériorent. Il y a quelques temps, j’avais expliqué que les villages de tentes pour sans-abri poussent comme des champignons aux Etats-Unis et que la pauvreté continue de progresser, et que du coup, de plus en plus d’adolescents se prostituent pour se nourrir.

Malheureusement, ce que nous venons d’évoquer se banalise un peu partout à travers les Etats-Unis. Même dans des régions où tout semble bien se passer, nous constatons que la pauvreté progresse à des niveaux records. Par exemple, il a été récemment rapporté que le nombre de sans-abri New-Yorkais vient d’atteindre« un niveau record » le week-end dernier, et le nombre de familles vivant en permanence dans des refuges pour sans-abri a bondi de 60 % au cours des cinq dernières années.

Si les choses vont aussi mal alors que nous sommes normalement en pleine période de « reprise économique », on est en droit de se demander à quoi ressembleront les choses lorsque l’économie implosera…

Et compte tenu du fait que près de 70% de la population américaine n’a pratiquement pas d’économies, comment l’Amérique fera pour gérer un ralentissement économique prolongé qui pourrait être encore pire que ce que nous avions vécu en 2008 et 2009 ?

Le décor est déjà planté pour la prochaine grande crise économique mondiale, et il n’en faudra pas beaucoup pour que les Etats-Unis basculent dans le précipice.

Source, via BB

 
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Publié par le 12 octobre 2016 dans économie, général, International

 

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Deutsche Bank : La nouvelle crise de l’euro commence

Le cours de ces obligations s'est effondré

Les COCO de DB s’effondrent

L’Allemagne a indiqué qu’elle ne soutiendrait pas Deutsche Bank qui devra se débrouiller toute seule. Les Allemands semblent préférer le déclenchement des “armes de destruction financière massive” plutôt que le financement sans fin des déficits de la Zone euro.

Deutsche Bank est un monstre trop gros pour faire faillite, donc trop gros pour exister. Son existence même prouve que le système financier dans lequel nous vivons n’a rien à voir avec le capitalisme qui élimine naturellement ce qui n’est pas viable par la faillite.

Mais Deutsche Bank existe…

Donc il va falloir “faire avec”, comme on dit en mauvais français. – 12,5 milliards d’euros d’amende – La banque la plus “systémique” du monde – Des pertes de 6,8 milliards d’euros – Une capitalisation qui a fondu de moitié depuis le début de l’année – Un cours revenu à son niveau de 1992 ou même 1983 avant l’euro… – … Malgré 20 milliards d’euros de recapitalisation en 2010 et 2014 en émettant entre autres des CoCos (Contingent Convertible Bonds), des obligations convertibles en actions dès que le ratio de fonds propres de la banque descend en dessous d’un certain seuil. – Et une montagne de produits dérivés — 72 800 milliards de dollars — qualifiés par Warren Buffett “d’armes de destruction financière massive”.

Tout cela, Angela Merkel a indiqué qu’elle s’en moquait, que les contribuables allemands ne paieraient pas et que Deutsche Bank n’avait qu’à se débrouiller toute seule sans aide de l’Etat pour se recapitaliser.

Ne vous y trompez pas. Les Allemands sont moins naïfs que les cigales de l’Europe du sud en matière financière. Ils savent ce qu’ils risquent en ne faisant rien. Ils sont prêts à endosser le risque.

La nouvelle crise de l’euro commence :

Deutsche Bank entrainera le système financier dans son naufrage. Il faut s’y préparer maintenant : la fin de l’euro est probable.

Se préparer au pire tout en espérant le meilleur, telle a toujours été notre devise. Le pire semble se matérialiser sous nos yeux : Deutsche Bank (DB) coule, Commerzbank prend l’eau. Les assureurs agrippent une bouée de sauvetage législative pour ne pas mourir asphyxiés par les taux bas ou noyés par une remontée des taux.

DB, le monstre teuton des produits dérivés sombre. Bien sûr, son président John Cryan indique ce matin dans le magazine Bild que tout va bien. (Si vous voulez vraiment lire l’actualité autrement, je vous conseille L’histoire de la désinformation de Vladimir Volkoff et La Langue des médias : Destruction du langage et fabrication du consentement d’Ingrid Rocrieux).

Deutsche Bank a émis des obligations CoCo. Ce sont des obligations dont le remboursement est soumis à certaines conditions, notamment de fonds propres de la banque.

Le cours de ces obligations s’est effondré.

Le cours de ces obligations s'est effondré

Mais quittons les banques allemandes pour une autre épave en devenir, l’assurance-vie en euro. Comme nous le répétons inlassablement depuis deux ans, les assureurs ne peuvent pas supporter indéfiniment des taux nuls ou négatifs. Mais personne, ni même les assureurs, ne peut supporter une hausse des taux.

Donc comment faire ? Vite, fabriquons une loi ! La Loi Sapin 2 contient donc des dispositions pour assurer la survie des assureurs qui pourront bloquer les remboursements, et ne seront plus tenus de rembourser l’intégralité du capital versé sur les contrats dits en euro. Ce que nous prévoyions depuis deux ans fait l’éditorial du jour des Echos. Sombre satisfaction…

Les Echos

Evidemment, cher lecteur fidèle, rien de tout cela ne doit vous surprendre. Vous êtes préparé.*

Mais il nous faut désormais préparer l’étape suivante : la fin de l’euro. Deutsche Bank et Commerzbank sont des banques systémiques. Les contribuables allemands ne les sauveront pas. Ils n’ont jamais été convaincus par le fait qu’on pouvait maquiller une crise d’insolvabilité en baissant les taux et en créant de la fausse monnaie pour racheter des obligations pourries.

L’euro n’y survivra pas.

L’Europe n’est pas l’Italie où le nord paie pour le sud.

Inutile de se voiler la face.

Sautons maintenant l’Atlantique pour nous intéresser à Trump.

Les medias lui reprochent beaucoup de choses.

Il est vulgaire (chacun son mauvais goût). Il ne paie pas d’impôts (une pointe d’envie ?). Il a fait faillite (au moins, il a pâti et appris de ses erreurs). Il est trop riche (il sera moins tenté de voler). …

Je constate toutefois que Trump a fait preuve de plus de bon sens que tous les gouverneurs de la Fed, passés et présents réunis en déclarant :

“La vue selon laquelle les choses s’améliorent est un mirage […] La seule chose qui paraisse en forme est le marché actions, mais si vous augmentez les taux d’intérêt, ne serait-ce que d’un petit peu, le marché s’effondrera […]Nous sommes dans une bulle énorme, obèse, hideuse.”

Se préparer au pire et espérer le meilleur.

Espérons que les futurs gouverneurs de la Fed auront autant de bon sens que Trump !

Source

 
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Publié par le 28 septembre 2016 dans économie, général, International

 

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Les cours de l’or touchent les 1 320 $ l’once : “Gold is back!”

On repart avec l’or qui continue sur sa lancée avec une tendance toujours haussière à moyen – long terme, et un retournement du marché fin 2015 qui se (re)reconfirme . Prochain objectif comme je l’ai prédis il y a longtemps à 1400 $. Z . 

Pas de changement de politique monétaire de la BCE.

Aujourd’hui, 21/07/2016, à 14H03 : Les cours de l’or dans toutes les devises majeures ont grimpé jeudi par rapport à des plus bas de trois semaines mais ont eu du mal à maintenir des gains. Les marchés boursiers mondiaux ont reculé à partir de nouveaux pics historiques alors que le Japon et la zone euro n’ont pour le moment pas pour projet d’ajouter des stimuli monétaires supplémentaires.

[Pourquoi ces éléments sont importants et impactent les cours de l’or ?]

Touchant brièvement les 1 320 dollars l’once, les 1 200 euros l’once et les 1 000 livres l’once, le métal jaune a reculé à midi à Londres, alors que la BCE a annoncé qu’il n’y aurait pas de changement concernant son QE et les taux de refinancement à zéro, ni de diminution supplémentaire de ses taux d’intérêt sur les dépôts des banques commerciales à -0,4%.

Les actions européennes ont reculé pour la première séance sur cinq alors que les prix des commodités ont affiché des hausses tout comme les rendements des bons souverains majeurs.

Le prix de l’or en yens japonais a déjà diminué de 1,1%, chutant brièvement vers les 4 500 yens par gramme alors que la devise du pays a bondi suite à l’annonce sur la BBC par le dirigeant de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, qu’il n’y aura pas d’impression de monnaie ou d’helicopter money pour tenter de mettre un terme à 27 ans de déflation des prix des actifs, du PIB et des prix à la consommation.

Le yen a ensuite re-glissé et l’or a rebondi après que la BBC ait indiqué que l’entretien était un enregistrement datant de la mi-juin, avant le Brexit. (source)

Pour poursuivre, Voici un papier intéressant auquel j’adhère : 2016 : 3 raisons pour lesquelles “Gold is back!” (Stöferle)

Les deux plus chevronnés analystes européens de l’or viennent de publier leur rapport annuel. Ils examinent les principales raisons de sa hausse en 2016 et prévoient un cours de 2 300 dollars en 2018.

On ne présente plus Ronald-Peter Stöferle, rédacteur depuis 2007 du rapport annuel “In GOLD we TRUST” qui en est donc à sa dixième mouture. Pour marquer le coup, Stöferle, en collaboration avec son collègue Mark J. Valek de chez Incrementum Liechtenstein AG, nous offrait le 28 juin un nouveau pavé de 144 pages aussi intéressant que les précédents.

Ce document* aborde plusieurs sujets sur lesquels on attendait que les auteurs prennent position, en particulier l’or en tant que classe d’actif anti-fragile et le “portefeuille permanent” d’Harry Browne.

Comme chaque année, Soeferle et Valek reviennent avec un regard critique sur leurs prévisions de l’année précédente et confirment ou réajustent leurs objectifs au vu des évènements, tout cela agrémenté de citations éclectiques allant cette année de Rocky Balboa à Janet Yellen, en passant par l’acteur Ned Stark of Winterfell, de la série à succès Game of Thrones.

Nous avions quitté les auteurs le 25 juin 2015 avec une once à 1 172 dollars (et à 1 047 euros) et un objectif de prix pour juin 2018 à 2 300 dollars. Depuis 2008, Stoeferle reconduit cet objectif que d’aucuns qualifiaient à l’époque d’“excentrique”.

Entre temps, la correction du prix de l’once entamée en septembre 2011 en dollars a été plus longue que prévu par les auteurs et a finalement “évolué en un marché baissier à part entière en 2013” avec “à peu près la même structure et profondeur que celui de 1974-76 […].

Mais l’once a finalement enregistré au cours du premier trimestre 2016 “sa plus forte performance trimestrielle en 30 ans” et “est sortie du marché baissier en vigueur depuis 2013.” Le 28 juin 2016 (sortie du rapport), l’or clôturait à 1 309 dollars (1 185 euros).

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1- Le facteur principal de baisse du cours du gold (et des matières premières) avant son (leur) réveil du premier trimestre 2016

Le renforcement du dollar, non seulement du fait de “la prétendue sortie à venir de la Fed de ses programmes monétaires d’urgence”, légende entretenue depuis plusieurs années, mais également à cause de “la perception d’une reprise de l’économie américaine”.

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NDLR : le dollar index est la valeur du dollar mesurée contre les principales devises du commerce mondial

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2- Les facteurs ayant joué un rôle décisif dans cette hausse historique du gold :

  • L’accroissement de l’incertitude à propos de la reprise économique, et en particulier vis-à-vis du prétendu pouvoir** des banques centrales à provoquer cette reprise à hautes doses d’“analgésiques monétaires”(** les auteurs nous rappellent que Karl Deutsch défini le pouvoir comme “la capacité à ne pas avoir à apprendre”), “incertitude accrue après les résultats du referendum sur le Brexit”. Les marchés commencent à prendre conscience du fait qu’en cas d’échec, les banques centrales se retrouveront confrontées à une“situation perdant-perdant”: qu’elles poursuivent la politique de taux d’intérêts bas ou qu’elles l’interrompent, elles confronteront l’économie à “des risques considérables”.
  • Le franchissement du “Rubicon monétaire”dans plusieurs zones monétaires avec l’imposition de taux d’intérêts négatifs. Les auteurs font remarquer à ce propos : “Il est assez surprenant que les économistes soient largement opposés au contrôle des prix mais qu’ils fassent une exception en ce qui concerne les taux d’intérêt”. On ne saurait mieux dire.
  • La prise en considération par les marchés d’un possible recours à l’helicopter money, mesure “de dernier recours” dont “il semble réaliste de penser qu’elle déclencherait la très convoitée inflation”.

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La hausse de l’or a été concomitante de :

  • “L’affaiblissement du dollar ;
  • La hausse du prix des matières premières ;
  • Un retournement dans la tendance de l’inflation (ré-inflation) ;
  • Une diminution des taux d’intérêt réels ;
  • Un élargissement des écarts de taux d’intérêt ;
  • Un affaiblissement des marchés actions américains et européens.”

Nous verrons la semaine prochaine sur quoi se fondent nos deux analystes pour leurs prévisions de cours.

* accessible ici en langue anglaise

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Nicolas Perrin, des Editions Agora.

 
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Publié par le 22 juillet 2016 dans général, or et argent métal

 

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Voici les 8 grands déclencheurs potentiels d’une nouvelle crise financière

Il y a un certain nombre de déclencheurs potentiels d’une nouvelle crise.

Le premier déclencheur potentiel peut être le cours des actions.

Le marché boursier américain est en difficulté. Une appréciation du dollar américain affecte les exportations et les recettes en devises.La faiblesse du marché des Émergents affecte les entreprises dans la technologie, l’aérospatial, l’automobile, les produits de consommation et les industries de produits de luxe. Les dévaluations monétaires combinées avec une capacité excédentaire, tirée par la dette alimenté par un sur-investissement en Chine, maintient les pressions déflationnistes en réduisant le pouvoir de fixation des prix. La baisse des prix du pétrole réduisent le bénéfice, les flux de trésorerie et la valeur des actifs des producteurs d’énergie. la technologie et la bio-technologie des actions surgonflées déçoivent.

Gains et pressions sur les liquidités réduisent l’activité de fusions et de rachats d’actions qui ont soutenu la valeur des actions. la faiblesse des actions américaines reflux sur les marchés boursiers mondiaux.

Le second déclencheur potentiel peut être les marchés de la dette. Les Compagnies d’énergie très endettés et les emprunteurs des marchés émergents font face à un risque accru de détresse financier.

Selon la Banque des règlements internationaux, le total des emprunts par l’industrie mondiale du pétrole et du gaz a atteint 2,5 billions $ en 2014, en hausse de 250 pour cent vs1 billion $ US en 2008.

La contrainte initiale sera concentrée dans l’industrie du pétrole et du gaz  de schiste aux États-Unis qui sont fortement endettées avec des emprunts qui représentent plus de trois fois les bénéfices bruts d’exploitation. De nombreuses entreprises ont des flux de trésorerie négatifs même lorsque les prix étaient élevés, et ont besoin de lever constamment du capital pour forer de nouveaux puits pour maintenir la production. Si les entreprises ont des difficultés à respecter les engagements existants, la diminution des fonds disponibles et des coûts plus élevés va créer une spirale négative toxique.

Un certain nombre de grands emprunteurs des marchés émergents, comme le Brésilien Petrobras, Pemex au Mexique et les russes Gazprom et Rosneft, sont également vulnérables. Ces entreprises ont augmenté l’effet de levier au cours des dernières années, en partie en raison de faibles taux d’intérêt pour financer l’expansion opérationnelle importante sur une hypothèse des prix du pétrole plus élevés .

Ces emprunteurs ont, ces dernières années, utilisé les marchés financiers plutôt que des prêts bancaires pour lever des fonds, encaissant sur la demande de rendement des investisseurs affamés. Depuis 2009, Petrobras, Pemex et Gazprom (avec sa banque éponyme) ont émis 140 milliards US $ en dette. Petrobras US seul a emis 170 milliards $ en dette. Les entreprises russes telles que Gazprom, Rosneft et les grandes banques des États-Unis ont vendu 244 milliards $ d’obligations. Le risque de contagion est élevé et les investisseurs obligataires institutionnels et de détail dans le monde entier sont exposés.

Un troisième déclencheur possible est qu’il peut y avoir des problèmes dans le système bancaire alimenté par la baisse des prix des actifs et des prêts non performants. Les banques européennes ont environ € 1,2 billion de prêts en difficulté. Les Prêts à problèmes bancaires chinois et indiens sont également élevés.

Un quatrième déclencheur potentiel peut être des changements dans les conditions de liquidité exacerbent le stress. Depuis 2009, les prix des actifs ont été touchés par la tentative de reflation des banques centrales. Aujourd’hui, autant que US 200-250 milliards $ en nouvelles liquidités peuvent être nécessaire chaque trimestre pour simplement maintenir les prix des actifs. Cependant, le monde est entré dans une période de politique monétaire asynchrone, avec des divergences entre les différentes banques centrales.

La Réserve fédérale américaine n’ajoute plus la liquidité comme elle l’avait fait entre 2009 et 2014. Bien que la Banque du Japon et les banques centrales européennes continuent d’étendre leurs bilans, ça peut ne pas être suffisant pour soutenir les prix des actifs.

La baisse des prix des produits de base permet également de réduire la liquidité mondiale. Depuis le premier choc pétrolier, le recyclage des pétrodollars, les recettes excédentaires provenant des exportateurs de pétrole, ont été une composante essentielle du flux de capitaux mondiaux fournissant le financement, le renforcement des prix des actifs et pour maintenir les taux d’intérêt bas. Une période prolongée de bas prix du pétrole réduira la liquidité en pétrodollars et peut nécessiter la vente de placements étrangers.

La baisse des liquidités mondiales entraînées par la baisse des liquidités en pétrodollar et des réserves de change du marché des émergents affectent les prix des actifs et les taux d’intérêt à l’échelle mondiale.

Un cinquième déclencheur potentiel sera la volatilité des devises et les guerres des monnaies qui ne sont pas, du moins selon les décideurs, en cours. Un dollar plus fort peut affaiblir la croissance des États – Unis. Mais un dollar plus faible signifie un Euro plus fort et un yen fort qui affecte les perspectives de la zone euro et du Japon.

Un sixième déclencheur potentiel peut être la faiblesse de l’activité économique mondiale. Un facteur sera le secteur de l’énergie plus faible. La croyance que les prix du pétrole vont conduire à une augmentation de la croissance peut être déplacée, avec les problèmes des producteurs compensant les avantages pour les consommateurs. Environ 1 billion $ US de nouveaux investissements peuvent être non rentables avec ces prix du pétrole, surtout si ils se poursuivent pendant une période de temps prolongée. Lorsqu’il est combiné avec la réduction des investissements prévus dans d’ autres secteurs en raison de la baisse des prix, l’effet sur les économies seront importantes.

Il y a aussi des problèmes croissants dans les marchés émergents. La croissance ralentit en raison du ralentissement de la demande à l’exportation sur les marchés développés, la dette insoutenable et les faiblesses structurelles non réglées. Pour les pays producteurs de produits de base, la baisse des revenus va affaiblir la performance économique déclenchant une revalorisation. Les problèmes seront répartis sur les marchés émergents.

Le ralentissement de la croissance, une inflation faible et des problèmes financiers vont recentrer l’attention sur le niveau et la viabilité de la dette souveraine. Les problèmes de la dette publique non résolus du Japon et des États-Unis attirent l’examen des investisseurs. En Europe, les problèmes de dette souveraine affecteront les nations fondamentales comme l’Italie et la France.

Un septième déclencheur potentiel peut être une perte de confiance dans les responsables politiques. Par Une évaluation critique des politiques du gouvernement et de la banque centrale . La stabilité financière artificielle conçu par des taux d’intérêt bas et le QE est minée par l’ inquiétude sur les effets à long terme des politiques et l’absence de reprise auto-entretenue.

Le déclencheur final est la contrainte politique. Avec les élites politiques qui ont été capturés par les entreprises, les banques et les riches, les électeurs se tournent vers les extrêmes politiques à la recherche de représentation et de solutions. L’incertitude et l’incohérence en outre de la politique résultante supprime la récupération. La situation géopolitique s’est également fortement dégradée.

En réalité, ce ne sera pas un facteur unique mais une concaténation inattendue des événements, qui se traduiront par une crise financière, une contagion mondiale, et un ralentissement économique.

Zero Hedge – resistanceauthentique

 
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Publié par le 9 mai 2016 dans économie, général, International

 

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