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La prochaine crise mondiale des retraites en vue

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La Banque des règlements internationaux estime que les politiques monétaires menacent les assureurs et qu’une sortie de ces politiques met en danger les banques.

Les compagnies d’assurance et les fonds de pension sont menacés par les taux maintenus trop bas trop longtemps. Ce n’est pas moi qui le dis mais la très respectable Banque des règlements internationaux (BRI, ou BIS en anglais).

« Tandis qu’un scénario de taux maintenus trop bas durant très longtemps présente un risque considérable pour les compagnies d’assurance et les fonds de pension et des risques limités pour les banques, un revirement modifierait l’équilibre des vulnérabilités.* 

Philip Lowe, président du Comité du système financier mondial

En réalité, la présentation non technocratique de cette situation est que l’euthanasie des retraités – pour paraphraser Keynes – présente quelques inconvénients pour la Parasitocratie déterminée à les sacrifier pour survivre.

Prolonger encore les taux bas, c’est tuer l’industrie de l’assurance et des fonds de pension. Qui va aller, en vue de sa retraite, « placer » de l’argent qui ne rapportera rien ? Remonter les taux, c’est tuer l’industrie bancaire qui devrait affronter des défauts sur une montagne de prêts non-performants. Il n’y aurait donc pas d’issue heureuse à la situation créée par les banquiers centraux.

Un risque supplémentaire: les fonds de pension sont devenus vulnérables aux marchés action

Il existe un autre risque que n’évoque pas la BRI mais dont a récemment parlé Wilshire Consulting. Les fonds de pension et les assureurs ont déjà pris des risques très importants pour contourner le problème de l’absence de rendements. Ils ont dû spéculer sur les marchés actions au lieu de rester très majoritairement investis en obligataires. Donc assureurs et fonds de pension sont très vulnérables à un krach sur les marchés actions.

Selon Wilshire Consulting, qui conseille plus de 600 investisseurs institutionnels dans le monde, certains états et fonds de pension de collectivités locales américains détenaient 65% de leurs actifs en actions en 2016. C’est énorme. Traditionnellement, les fonds de retraite sont investis à plus de 50% en obligataires.

Ces fonds doivent 4 000 milliards de dollars et ont pour 1 400 milliards de dollars (soit 35%) d’engagements non-couverts (des promesses de servir des rentes mais rien qui le leur permette).

Leurs gérants tablent sur une performance de 7% par an. Un marché baissier conduisant à une rentabilité inférieure durant plusieurs années mettrait en grand danger les finances des Etats les moins couverts : Illinois, Kentucky, Connecticut, New Jersey.

Sur ces graphiques extraits de la note de la BRI, vous constatez que les rendements des fonds de pension sont en moyenne inférieurs à 4% et qu’ils sont sous-capitalisés, sauf en Suisse et aux Pays-Bas.

En France et en Allemagne, le même problème se retrouve chez les assureurs qui, traditionnellement, assurent le rôle de fonds de pension.

Cela fait 10 ans – depuis la « grande crise financière mondiale » – que des épargnants supportent des taux d’intérêt réels nuls ou négatifs.

Pour servir les pensions promises à ceux qui sont déjà en retraite, fonds et assureurs ont pris des risques, d’abord sur les marchés obligataires en souscrivant à des emprunts plus risqués puis sur les marchés actions en spéculant sur la montée de titres achetés déjà chers.

En Europe comme aux Etats-Unis, un krach des actions ou une remontée des taux longs provoquera une crise des retraites.

La « retraite par répartition » est la solution habituelle, adoptée à titre transitoire, dans des pays où les habitants ont été ruinés par une crise financière.

Mais dans des pays où la population est vieillissante, avec un fort taux de chômage des jeunes, déjà criblés de dettes publiques, quelle sera la réponse politique possible ?

Il n’y en a pas de satisfaisante et même le rapport de la BRI ne donne pas de solution.

Donc vous devez vous débrouillez vous-même pour assurer vos vieux jours et ne pas compter sur la parole de l’Etat, ou les assurances de votre assureur. Refusez l’euthanasie.

Achetez un peu d’or et même un peu de bitcoin pour devenir votre propre assureur en cas de krach obligataire. L’or est le seul actif financier qui ne dépende pas de quelqu’un d’autre pour exister et ne soit la dette de personne.

Prenez aussi quelques précautions indispensables pour minimiser vos risques côté assurance-vie et sur les marchés actions et rendre votre patrimoine robuste. Par exemple, si vous vous servez d’ETF, ces trackers indiciels, sachez qu’ils sont vulnérables en cas de krach et soyez prêts à les vendre rapidement.

C’est quand il fait encore beau qu’on vérifie son armement de sécurité (canot de sauvetage, fusées de détresse, rations de survie) et pas quand la tempête est là.

Encore, une fois, relisez la fameuse phrase de la BRI et soyez convaincus : il n’y a pas de bonne sortie possible d’un demi-siècle de gabegie (nous allons bientôt « fêter » l’anniversaire de la fin des accords de Bretton Woods qui a supprimé le lien de toutes les monnaies avec une richesse tangible). Il n’y a pas de bonne sortie possible de 10 ans de triche éhontée sur les marchés de taux ont le seul motif était de prolonger le système précédent.

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Publié par le 10 août 2018 dans économie, général, International

 

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En cas de crise bancaire massive, seuls 1% des dépôts seront couverts

En cas de crise bancaire massive, seuls 1% des dépôts seront couverts

Et encore …. c’est voir grand !  « Créé après la crise financière, le Fonds de résolution unique (FRU ou SRF en anglais), doit monter en puissance sur 8 ans pour atteindre au moins 1% des dépôts de la zone euro fin 2023. »  1% fin 2023 ! LOL Z

Intéressant article de la Tribune publié ce… 25 juillet : – ) vu par notre lecteur Spartacus, et qu’on peut analyser autrement :

« Créé après la crise financière, le Fonds de Résolution Unique (FRU ou SRF en anglais), doit monter en puissance sur 8 ans pour atteindre au moins 1% des dépôts de la zone euro fin 2023. Les établissements de crédit des 19 pays de la zone euro doivent y contribuer en fonction de leur taille, de facteurs de risque, etc. Les banques de la zone euro, surtout les plus grosses, ont dû verser 7,5 milliards de plus depuis un an à ce dispositif de réserves en cas de faillite d’un établissement. Les Françaises râlent contre l’opacité des calculs et leur contribution trop lourde : plus de 30% du total …

il doit monter en puissance sur 8 ans jusqu’en 2023 pour atteindre un montant estimé à 55 milliards d’euros. Les établissements de crédit, et certaines entreprises d’investissements, des 19 pays de la zone euro sont tenus d’y contribuer. »

A ce jour le fonds n’a que 25 milliards d’euros, disponibles pour être prêtés à une ou plusieurs banques en difficultés

(c’est dingue)

Le souci est qu’elles sont TOUTES ou presque en difficultés aujourd’hui.

Cela vous donne une bonne idée de la mascarade mise en place par Bruxelles et Francfort. Et vous comprenez pourquoi les banques french râlent, elles doivent sortir 300 à 400 millions chaque année pour le mettre dans ce « pot commun »

Regardez cette ligne de la Tribune : « Le Crédit Agricole s’était d’ailleurs plaint en mai dernier de la forte augmentation de sa contribution au Fonds de résolution unique. Au premier trimestre, le groupe bancaire mutualiste a dû verser 359 millions d’euros au titre de sa contribution au FRU, en hausse de 29,5%. Le directeur général de Crédit Agricole S.A., l’entité cotée en Bourse, Philippe Brassac, avait alors dénoncé « une certaine opacité des factures par pays » dans la fixation des contributions versées ».

Bref les banques françaises sont obligées de raser les clients encore plus. Techniquement, elles vont prendre 1% sur les comptes pour les mettre au pot commun. En effet, ne pensez pas qu’elles prennent cet argent sur leurs bénéfices… Lire ici La Tribune pour le croire.

 

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Publié par le 6 août 2018 dans économie, général, International

 

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L’Amérique se dirige droit vers la plus grande crise d’endettement de l’histoire !

Le graph ci dessus est trés intéressant : nous sommes arrivés à un tel niveau de dette qu’un bref ralentissement de l’expansion du crédit a failli faire exploser le système en 2008 . Or il se trouve que les banques centrales sont en train de fermer le robinet de l’argent gratuit … Sans toujours et toujours plus de dette, le système s’effondre net. Nous sommes dans une gigantesque pyramide de Ponzi, qui peut s’effondrer à tout moment . Manque juste la mèche qui fera exploser cet énorme baril sur lequel nous somme tous assis, et les catalyseurs potentiels ne manquent pas ! Z

Aujourd’hui, l’Amérique comptabilise au total près de 70.000 milliards de dollars d’endettement, et cette dette continue de croître à un rythme exponentiel. Habituellement, l’accent est surtout mis sur la dette publique américaine, qui s’élève dorénavant à plus de 21.000 milliards de dollars et qui ne cesse d’augmenter, mais lorsque l’on cumule l’ensemble des dettes aux Etats-Unis, on arrive à un total de 70.000 milliards de dollars. Beaucoup de gens pensent que ces problèmes d’endettement qui existaient avant la grande crise financière de 2008 ont été résolus depuis, mais ce n’est absolument pas le cas. Nous sommes en train de vivre les derniers instants de la plus grande bulle d’endettement de toute l’histoire, et jour après jour, cette montagne de dettes ne cesse d’enfler. Vous comprenez bien que pour que ce jeu puisse continuer, il faut que l’Amérique parvienne à s’endetter beaucoup plus vite que ne croit son Pib. Or c’est mathématiquement impossible ! Bien entendu, cette situation est intenable, et lorsque cette gigantesque bulle d’endettement finira par éclater, tout s’effondrera. Donc, tous ceux qui pensent qu’on est parti pour de nombreuses années de prospérité sont tout simplement en plein délire. Notre train de vie actuel est très fortement alimenté par toujours davantage d’endettement, et à un moment donné, ça finira par très mal se terminer.

Parlons d’abord de la dette à la consommation. En excluant la dette hypothécaire, la dette à la consommation devrait atteindre le seuil des 4 000 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année 2018

Les Américains n’arrêtent pas d’emprunter, et leur dette totale à la consommation pourrait atteindre le niveau record de 4 000 milliards de dollars d’ici la fin de l’année 2018.

C’est ce qu’a déterminé le comparateur de crédits en ligne américain LendingTree, qui a analysé les données de la Réserve fédérale sur les dettes non hypothécaires, incluant l’endettement sur les cartes de crédit, sur les prêts automobiles, étudiants et aux particuliers.

Pour les Américains, 26% de leur revenu annuel passe dans le remboursement de cette dette. C’est en forte progression par rapport aux 22% qui avaient été enregistrés en 2010. C’est également plus élevé que les niveaux d’endettement compilés au milieu des années 2000, lorsque l’accessibilité au crédit avait explosé.

On a jamais vu une dette à la consommation aussi élevée de toute l’histoire des Etats-Unis. Il y a quelques jours, je rédigeais un article qui expliquait que les américains avaient du mal à joindre les deux bouts financièrement, ce qui devient encore plus facile à argumenter avec cette dernière information.

Actuellement, les Américains doivent plus de 1.000 milliards de dollars sur les prêts automobiles, et l’Amérique n’a jamais connu une bulle aussi énorme en matière de prêts automobiles. C’est du jamais vu !

L’endettement des ménages sur les cartes de crédit se situe également à plus de 1.000 milliards de dollars, et le taux de défaut sur cartes de crédit augmente. En fait, à certains égards, ce que nous avons observé sur le premier trimestre de 2018 nous rappelle clairement la dernière crise financière

Durant le premier trimestre 2018, le taux d’impayés sur les dettes de type carte de crédit des banques commerciales américaines qui ne font pas partie du top 100 (donc les 4788 plus petites banques américaines) a grimpé pour atteindre 5,9 %, ce qui est supérieur au pic enregistré durant la crise financière. Les montants estimés non récupérables de ces banques ont grimpé jusqu’à 8 %. Nous ne sommes plus très loin du plus haut de la crise financière.

La bulle sur les prêts étudiants a également dépassé le seuil des 1.000 milliards de dollars, et le jeune américain moyen démarre sa vie d’adulte en étant fortement endetté

Malgré la reprise économique et boursière de ces neuf dernières années, de nombreux jeunes adultes ont encore du mal à s’en sortir financièrement dans leur vie de tous les jours, et d’une certaine manière, les choses ont sans doute empiré.

Les Américains de 25-34 ans diplômés de l’université ayant une dette étudiante ont une richesse nette médiane négative de 1900 $ (ce qui signifie que la valeur de leurs dettes excède la valeur de leurs actifs de 1900 $), selon un rapport publié jeudi par Young Invincibles (organisation qui représente les intérêts des 18 à 34 ans) qui a analysé les données de la Réserve fédérale. C’est une baisse de 9 000 $ par rapport à 2013, selon l’analyse de Young Invincibles.

Parallèlement, la dette des entreprises a doublé depuis la dernière crise financière. Des milliers d’entreprises sont tellement endettées que même un léger ralentissement économique pourrait les balayer.

Les niveaux d’endettement des états et des administrations locales américaines atteignent également des niveaux record, mais personne ne semble s’en soucier. Et espérons qu’aucune récession n’arrive, ainsi tout ira bien.

Bien entendu, l’institution qui a le plus gaspillé d’argent, c’est le gouvernement fédéral des États-Unis. Depuis que Barack Obama est arrivé à la Maison Blanche, l’Amérique a vu sa dette publique augmenté de plus de 1.000 milliards de dollars par an, et Goldman Sachs prévoit que ce montant dépassera les 2.000 milliards d’ici 2028…

Selon la Goldman Sachs, les perspectives financières pour les Etats-Unis “ne sont pas bonnes” et pourraient constituer une menace pour la sécurité économique du pays lors de la prochaine récession.

Selon les prévisions du chef économiste de la banque d’affaires Goldman Sachs, le déficit budgétaire américain passera de 825 milliards de dollars (soit 4,1% du produit intérieur brut ) à 1250 milliards de dollars (5,5% du PIB) d’ici 2021. D’ici 2028, la banque s’attend à ce que le déficit budgétaire américain passe à 2050 milliards de dollars (7% du PIB ).

La dette publique américaine augmente à un rythme exponentiel depuis des décennies, et étant donné qu’il n’y a pas encore eu de désastre, beaucoup de gens semblent penser que cette situation peut durer encore longtemps.

Mais en réalité, ce n’est tout simplement pas possible. L’endettement est tel que le système ne peut qu’imploser.

Alors, sommes-nous proches de ce point ?

Le graphique ci-dessous provient du site du blogueur et auteur américain Charles Hugh Smith, et il montre l’augmentation exponentielle de la dette totale des états-unis qui tutoie désormais les 70.000 milliards de dollars…

Et le graphique ci-dessous tiré du site SRSRocco Report nous montre à quel point le ratio de dette totale américaine par rapport au PIB des Etats-Unis augmente…Nous sommes littéralement sur la voie du suicide national.

Que ce soit le mois prochain, l’année prochaine ou dans cinq ans, c’est inévitable, l’Amérique va tout droit dans le mur !

L’Amérique devra continuer de s’endetter à un rythme exponentiel si elle souhaite conserver son niveau de vie actuel.

Mais cela ne pourra pas durer éternellement, et lorsque cette plaisanterie prendra fin, les Etats-Unis connaîtrons la plus grande crise d’endettement de l’histoire.

Aujourd’hui, L’endettement d’un ménage U.S moyen tutoie les 140 000 $, ce qui représente plus du double du revenu médian des ménages américains. Et si nous devions prendre en compte la dette des entreprises, la dette des administrations locales, la dette publique et la dette des états fédérés, ce montant serait beaucoup plus élevé.

Toute cette dette ne sera jamais remboursée. En fin de compte, il arrivera un jour où le système s’effondrera complètement sous le poids de cette montagne d’endettement, et la plupart des Américains ignorent complètement que cette tragédie se rapproche à grands pas.

Source: theeconomiccollapseblog

 
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Publié par le 17 juillet 2018 dans général, International, économie

 

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La prochaine crise majeure sera monétaire

 
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Publié par le 6 juillet 2018 dans économie, général, Vidéos (Toutes)

 

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« L’euro pourrait connaître une nouvelle crise » selon Stiglitz (prix Nobel d’économie)

money cash, euro

« L’euro pourrait connaître une nouvelle crise » selon Stiglitz (prix Nobel d’économie), qui a écrit ce papier très intéressant  à lire jusqu’au bout .  Selon lui « L’euro semble avoir été conçu pour échouer » et  provoque « la discorde plutôt que la prospérité » . Il confirme ce que j’ai déjà rapporté, et que le gouvernement Italien a dans ses cartons , à savoir que  »  La taille de l’Italie est suffisante, et elle compte suffisamment d’économistes créatifs pour gérer un abandon de facto de l’euro en établissant un système souple à double devise »  . 

D’ailleurs, dans ce papier, j’ai donné une news importante, les Italiens seraient déjà en train de mettre en place cette monnaie parallèle : 

« Quant à la monnaie parallèle que veulent mettre en place les nouveaux dirigeants populistes eurosceptiques Italiens, qui leur permettraient de sortir en douceur de l’Euro, on apprend ici que deux institutions financières parapubliques italiennes se sont d’ores et déjà mises à racheter systématiquement des bons du Trésor italien . » Z 

Les promoteurs de la monnaie unique promettaient la prospérité, mais ils ont refusé de donner aux pays membres les outils qui leur permettaient de traverser les crises. L’impatience des populations grandit face à l’intransigeance d’une Allemagne qui continue d’imposer à tous l’austérité. Et si l’Italie faisait tout craquer ? 

L’euro pourrait connaître une nouvelle crise. La troisième puissance économique de la zone euro, l’Italie, vient de choisir un gouvernement que l’on peut qualifier au mieux d’eurosceptique. C’est la répétition attendue du début d’un scénario déjà vu. Dans la longue histoire d’une monnaie commune mal conçue, la puissance dominante, l’Allemagne, bloque les réformes nécessaires et appelle à des mesures qui ne font qu’exacerber les problèmes en utilisant une rhétorique qui semble destinée à enflammer les passions.

Mauvaise posture

L’Italie est en mauvaise posture économique depuis le lancement de l’euro. Son PIB réel (ajusté en fonction de l’inflation) stagne depuis 2001. Mais la zone euro elle-même n’a guère fait mieux. Ainsi entre 2008 et 2016 son PIB réel n’a augmenté que de 3 % au total. En 2000, un an après l’introduction de l’euro, la taille de l’économie américaine ne dépassait que de 13 % celle de la zone euro, or en 2016 elle la dépassait de 26 %. Après le redressement de l’année dernière marqué par un taux de croissance de 2,4 % – ce qui est insuffisant pour rattraper une décennie de ralentissement -, l’économie de la zone euro donne à nouveau des signes d’essoufflement.

la discorde plutôt que la prospérité

L’euro semble avoir été conçu pour échouer. Du fait de son existence, les Etats membres ont perdu les principaux mécanismes d’ajustement dont ils disposaient (le taux d’intérêt et le taux de change). Mais, plutôt que de créer de nouvelles institutions pour aider les pays en cas de difficultés, l’UE a imposé de nouvelles structures (souvent basées sur des théories économiques et politiques fumeuses) concernant le déficit, la dette et même les mesures structurelles.

L’euro devait apporter la prospérité à tous les pays membres, ce qui devait renforcer leur solidarité et encourager l’intégration européenne. Mais il s’est produit exactement le contraire, car il a freiné la croissance et semé la discorde.

Le problème ne tient pas à un manque d’idées sur la manière de progresser. Dans deux discours ( l’un en septembre dernier à la Sorbonne et l’ autre en mai en Allemagne à l’occasion de la remise du prix Charlemagne qu’il a reçu pour son action en faveur de l’unité européenne), le président français, Emmanuel Macron, a présenté une vision claire pour l’avenir de l’Europe. Mais la chancelière allemande Angela Merkel a jeté un froid en suggérant un financement ridiculement insuffisant des investissements nécessaires dès maintenant.

Inadéquation du taux de change

Le problème essentiel d’une zone monétaire est de trouver le moyen de corriger l’inadéquation du taux de change, ce dont souffre l’Italie actuellement. La réponse allemande consiste à faire porter tout le poids de cette correction par les pays les plus faibles qui connaissent un chômage de masse et une croissance anémique. Nous savons où cela mène : plus de souffrance, plus de chômage et une croissance encore plus faible. Et même si la croissance revient, le PIB ne peut atteindre le niveau qu’il aurait eu avec une politique adéquate. Il faudrait au contraire que les pays les plus forts (où les salaires sont plus élevés et la demande plus importante grâce aux investissements publics) acceptent de financer une plus grande partie de l’ajustement nécessaire.

A travers la zone euro, les dirigeants politiques sont de plus en plus paralysés : les électeurs veulent rester dans l’UE, mais ils veulent aussi la fin de l’austérité et le retour de la prospérité. Les dirigeants leur disent qu’ils ne peuvent avoir les deux. Espérant toujours un changement d’état d’esprit dans les pays du nord de l’Europe, ils restent inflexibles, et la souffrance de la population augmente.

Le Portugal, avec à sa tête Premier ministre socialiste António Costa, constitue une exception . Son gouvernement a ramené le pays sur la voie de la croissance (elle était de 2,7 % l’année dernière) et il est très populaire. En avril 44 % des Portugais estimaient que sa politique donne de meilleurs résultats que ce à quoi ils s’attendaient.

Double devise

L’Italie pourrait devenir une autre exception, mais dans un sens très différent. L’hostilité à l’euro vient tant de la droite que de la gauche. Un parti d’extrême droite, la Ligue, est maintenant au pouvoir. Son dirigeant, Matteo Salvini, un politicien expérimenté, pourrait mettre à exécution les menaces que des dirigeants néophytes ont hésité à mettre en œuvre dans d’autres pays. La taille de l’Italie est suffisante, et elle compte suffisamment d’économistes créatifs pour gérer un abandon de facto de l’euro en établissant un système souple à double devise qui aiderait à rétablir la prospérité. Ce serait une violation des règles de la zone euro, mais c’est Bruxelles et Francfort qui auraient alors à supporter le poids d’un départ de jure de l’Italie qui compterait sur la paralysie de l’UE pour empêcher une rupture définitive. Quel que soit l’aboutissement de cette manœuvre, la zone euro se retrouverait en lambeaux.

Les choses pourraient se passer autrement. L’Allemagne et les autres pays du nord du continent peuvent encore sauver l’euro en faisant preuve de davantage d’humanité et de souplesse. Mais, ayant vu si souvent le début du scénario qui se joue, je ne pense pas qu’ils vont changer d’attitude.

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Publié par le 5 juillet 2018 dans économie, général, International, Politique

 

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Un rapport de la Banque de France prédit une nouvelle crise

Les révélations contenues dans cette publication sont très importantes pour comprendre tout le jeu politique et économique des prochaines années.

Si l’on sait lire entre les lignes, il ressort deux grandes idées de ce rapport : premièrement, une nouvelle crise se prépare ; deuxièmement, les banquiers ont déjà inventé une narration pour se dédouanner de toute responsabilité

Tous les 6 mois, la Banque de France émet une publication qui évalue les risques du système financier français. Nous allons parler du document publié le 18 juin.

Les révélations contenues dans cette publication sont très importantes pour comprendre tout le jeu politique et économique des prochaines années.

Si l’on sait lire entre les lignes, il ressort deux grandes idées de ce rapport : premièrement, une nouvelle crise se prépare ; deuxièmement, les banquiers ont déjà inventé une narration pour se dédouanner de toute responsabilité.

Depuis plus d’un an, la réserve fédérale américaine remonte ses taux directeurs. Or, la baisse des taux directeurs des banques centrales du monde entier avait été l’une des mesures prises après la crise de 2008 pour empêcher un effondrement économique mondial.

Le fait est qu’à chaque fois que les banques centrales augmentent leur taux directeurs, une crise se produit peu de temps après.

« Si la survalorisation des marchés d’actions américains semble être davantage la conséquence des taux d’intérêt anormalement bas que de comportements spéculatifs de la part des investisseurs comme lors des précédents épisodes de bulles spéculatives, il n’en reste pas moins qu’un faisceau d’indicateurs semble indiquer qu’un retournement ou une correction de la valorisation du marché d’actions américain apparaît de plus en plus probable. »

 

« Notre indicateur avancé de retournement du marché d’actions, qui a pour objectif de signaler le risque d’entrée dans une phase de retournement ou de correction, agrège un ensemble de variables macroéconomiques (taux d’utilisation des capacités de production), de prévisions d’activité (PMI manufacturier), de variables monétaires (pente de la courbe destaux), de variables macrofinancières (croissance cumulée sur trois ans des prix immobiliers et du crédit bancaire) et de variables financières (PER ajusté du cycle). L’indicateur Indicateur de retournement du marché boursier américain est calculé depuis 1955 comme la moyenne des centiles de chaque variable. Depuis 1955, nous identifions six épisodes de retournement (bear market) du marché boursier (partie rouge de la courbe S&P sur le Graphique 1), lesquels se caractérisent par 18 mois de baisse continue (indépendamment de l’amplitude de la baisse), ainsi que six épisodes de correction (partie jaune), lesquelles se caractérisent par des baisses d’une durée inférieure à 18 mois. Les phases de retournement et de correction sont reconnaissables aux bandes bleues sur le Graphique 1.

Depuis 2009, la probabilité de retournement est passée de 10 % à 60 %, soit un niveau d’alerte élevé. Une révision Indicateur de probabilité de retournement (échelle de droite) des anticipations quant à la vitesse de la normalisation de la politique monétaire américaine ou une réévaluation brutale de la maturité du cycle économique américain pourraient impliquer une correction des primes de risques et donc augmenter la probabilité de correction. Ainsi, une hausse du taux sans risque de 100 pb impliquerait un potentiel de baisse d’environ 15 % 1 du marché boursier américain, toutes choses égales par ailleurs. Au vu de la récente hausse du niveau des interconnexions financières (cf. supra), cette correction aurait certainement des effets de débordements sur les marchés mondiaux. Ainsi, selon nos estimations, la correction sur le marché américain pourrait entraîner une baisse du CAC40 2 comprise entre – 8,0 % et – 12 % 3 , toutes choses égales par ailleurs.

1 : Estimations à partir du modèle de Gordon-Shapiro utilisé dans la section 3.1 b pour l’indicateur de rendement relatif (IRR). 2 : En prenant en compte le niveau de l’indice DY au 20 avril 2018. Estimations à partir du modèle SVAR présenté dans la partie précédente. 3 : Somme de l’ impulse response function sur deux semaines d’un choc affectant le marché boursier américain sur le marché français pour les parties supérieures et inférieures de l’intervalle de confiance à 95 %. »

Mais cette publication ne nous apprend pas seulement que nous sommes à la veille d’une nouvelle crise (dont il est loin de dévoiler l’ampleur). Il nous donne également quelques indices sur la narration que les banquiers nous serviront à travers les médias pour expliquer la crise, et surtout, ne pas apparaître comme les responsables.

Il était une fois une économie en pleine reprise après la crise de 2008. Soudain, la méchante menace populiste déstabilise cette fragile petite reprise et déclenche une nouvelle crise économique.

Voilà à peu près quel genre de narration sera servi au peuple pour détourner l’attention des banquiers.

« La reprise de l’activité mondiale semble se confirmer, avec une croissance de 3,8 % en 2017 puis de 3,9 % en 2018 et en 2019, selon les projections du Fonds monétaire international (FMI). Les perspectives d’activité pour la zone euro dans son ensemble demeurent également favorables. La croissance pour 2018 est prévue à 2,1 % après avoir atteint 2,6 % en 2017, dans un contexte de nette amélioration du marché du travail et de demande mondiale soutenue.

Dans ce contexte international mieux orienté, la croissance française est repartie et s’est établie à 2,3 % en 2017. Selon les projections de la Banque de France finalisées fin mai 2018, la croissance du PIB français resterait robuste en 2018, à 1,8 %. Elle se réduirait ensuite légèrement à 1,7 % en 2019 et 1,6 % en 2020, tout en demeurant au-dessus des estimations actuelles de croissance potentielle. L’inflation augmenterait temporairement à 2,0 % en moyenne annuelle en 2018, avant de se replier à 1,5 % en 2019. Elle se situerait en 2020 à 1,8 %.

Les aléas semblent équilibrés pour la projection du PIB réel. Les réformes en cours et à venir en France pourraient se traduire par un supplément de croissance potentielle avant la fin de la période de projection. À l’inverse, la situation politique internationale constitue un aléa négatif. En particulier, les incertitudes politiques ont très significativement augmenté en Italie. La politique commerciale des États-Unis pourrait aussi affecter la demande adressée à l’Europe et la France en particulier, et donc la capacité de rebond de nos exportations. Ces risques seraient en partie contrebalancés par la possibilité d’une politique budgétaire expansionniste dans certains pays de la zone euro ayant des excédents budgétaires, comme l’Allemagne, qui n’est pas intégrée dans nos projections à ce stade. Cependant, à moyen terme, les risques pesant sur la croissance économique sont alimentés par des poches de vulnérabilités financières observables à un niveau global y compris en Europe, telles que la hausse de l’endettement privé et l’appétit pour le risque, la persistance des incertitudes politiques et économiques au niveau mondial et par la montée du protectionnisme. »

Le mensonge de ce scénario est évident pour quiconque est un peu informé de la situation réelle. En réalité, la reprise économique mondiale est très largement surévaluée. Il ne serait pas étonnant que les chiffres de la croissance soient complètement faussés.

De la même manière, ceux qui suivent un peu l’actualité économique savent que le chômage américain n’est pas de 5% mais de 20%, si on sait lire entre les lignes des statistiques officielles, ce qui signifie que les Etats-Unis ne se sont pas remis de la crise de 2008. La classe moyenne américaine a été lessivée.

Au final, l’élection de Trump et la montée du populisme est bien la preuve que la reprise est un mensonge.

Quelle est l’utilité de ce mensonge ? Premièrement il sert à faire oublier la crise économique. Deuxièmement il servira à créer un contraste entre les résultats des gouvernements passés et ceux des gouvernements populistes, qu’on désignera comme responsables de la prochaine crise.

Les responsables sont déjà désignés : Trump avec sa guerre commerciale et l’Italie avec son opposition à l’UE.

Conclusion : une nouvelle crise économique mondiale se prépare, et tout sera fait pour faire diversion sur les responsables de cette crise.

Source : http://proletaire.altervista.org/marxisme/actualite/6-jui-2018.php

D’autres analyses : http://proletaire.altervista.org

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Publié par le 2 juillet 2018 dans économie, général

 

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Crise politique en Allemagne : Merkel pourrait être évincée dès la fin de la semaine

Le gouvernement allemand est au bord du chaos. Angela Merkela refusé l’ultimatum que son ministre de l’Intérieur venait de lui formuler. Dirigeant de la CSU -l’allié bavarois de son parti la CDU- Horst Seehofer avait donné deux semaines à la Chancelière pour trouver une solution européenne à la crise migratoire sans quoi il prendrait un décret pour fermer les frontières de l’Allemagne.

« Nous nous en tenons à notre position, dans le cas où ça ne réussirait pas (le sommet européen de Bruxelles, ndlr), qu’il soit possible de refouler immédiatement (les migrants) à la frontière », a affirmé le ministre. Angela Merkel a assuré pour sa part qu’il n’y aurait aucune fermeture « automatique » de l’Allemagne aux demandeurs d’asile, même en cas d’échec au niveau européen.

Cette crise politique qui pourrait déboucher sur un limogeage du ministre allemande et une explosion de la coalition qui dirige le pays depuis quelques mois intervient à la veille d’un conseil des ministres franco-allemand lors duquel la question migratoire sera une priorité.

Dimanche, un nouveau palier avait été été atteint. « Je ne peux plus travailler avec cette femme », avait déclaré le ministre de l’Intérieur allemand, Horst Seehofer, à propos d’Angela Merkel .

Lundi 18 juin En début d’après-midi, l’aile droite de la coalition gouvernementale allemande, réunie à Munich, avait fixé un ultimatum de deux semaines à Angela Merkel pour négocier une solution européenne au défi migratoire.

Faute d’accord européen, le président de l’Union chrétienne-démocrate (CSU) et ministre de l’intérieur, Horst Seehofer, menace de fermer les frontières de l’Allemagne, au risque de provoquer une crise nationale et en Europe.

Le parti bavarois souhaite refouler à la frontière tous les migrants qui ont déjà été enregistrés dans un autre pays de l’Union européenne, le plus souvent l’Italie ou la Grèce. Cela correspondrait à la quasi-totalité des demandeurs d’asile arrivant en Allemagne.

La chancelière centriste s’y oppose, redoutant que procéder tel un cavalier seul ne crée le chaos et n’obère toute chance d’une solution européenne négociée et d’un système d’asile partagé. « Il s’agit d’un défi européen qui nécessite une réponse européenne », a-t-elle dit ce week-end, prévenant que la « cohésion de l’Europe » était en jeu.

Mais la CSU, qui se prépare à de difficiles élections régionales en Bavière en octobre, perd patience. Elle accuse la chancelière et son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), avec lequel elle est alliée depuis 1949, de laxisme.

Le Monde, Huff post

La fin de Merkel ? Un député de la CDU admet que l’Allemagne pourrait avoir un nouveau chancelier « d’ici la fin de la semaine prochaine »

Il semble de plus en plus probable que la chancelière allemande Angela Merkel ait assisté à sa dernière conférence du G-7.

Un jour après que l’euro s’est réveillé sur des rapports contradictoires vantant l’effondrement de la coalition gouvernementale de Merkel, un législateur du propre parti de Merkel a déclaré, lors d’une apparition sur BBC World at One (via Express), que la chancelière pourrait être évincée à la fin de la semaine prochaine. Vendredi, les médias allemands ont rapporté que le partenaire junior de la coalition de Merkel, le CSU, avait annoncé la fin de son alliance avec la CDU de Merkel – bien que cette information ait été rapidement démentie.

Alors que la colère de l’opinion publique allemande à l’égard de la politique de « porte ouverte » de Merkel couve depuis des années, l’instabilité au sein de la coalition au pouvoir – qui comprend une alliance politique vieille de plusieurs décennies entre la CDU et la CSU – s’est intensifiée quand Merkel a décidé ce week-end d’opposer son veto à un plan du ministre de l’Intérieur Horst Seehofer visant à contrôler et à réduire l’immigration clandestine. Le refus de la ministre de reculer a déjà brisé une trêve difficile entre les partisans conservateurs et les opposants à sa politique libérale en matière d’asile.

Le député allemand Kai Whittaker, membre de la CDU, a déclaré que les affrontements de Merkel avec Seehofer – qui exige que la police des frontières allemande ait le droit de refouler les migrants sans papiers d’identité ou qui sont déjà enregistrés ailleurs dans l’Union Européenne – menacent de créer  » une nouvelle situation politique « . Et probablement un nouveau chancelier. »

Comme le souligne astucieusement Whittaker, la crise politique découle du fait que la question de l’immigration est devenue  » une question de pouvoir « .  L’AfD, qui a surpassé les attentes lors des élections d’automne en Allemagne, doit en grande partie son ascension à sa position anti-asile. Et alors que le chaos s’installe, Whittaker a expliqué que les législateurs allemands sont largement dans l’ignorance quant à ce qui se passe avec les dirigeants.

« Nous sommes dans une situation grave parce que la question de la crise migratoire s’est transformée en une question de pouvoir…. la question est de savoir qui dirige le gouvernement ? Angela Merkel ou Horst Seehofer ? Tout le monde semble tenir bon et c’est le problème.« 

 […]

Il existe un plan directeur pour résoudre la crise migratoire, qui consiste en 63 idées de Horst Seehofer.

Wittaker a également souligné que les affrontements entre Seehofer et Merkel pourraient être liés aux prochaines élections locales en Bavière, où le parti conservateur est soucieux de conserver une majorité.

« Cela doit être lié à la prochaine élection en Bavière, car il est vital pour les conservateurs de remporter une majorité globale, parce que c’est grâce à ça qu’ils ont une importance nationale. »

« Ce genre d’épisodes a le potentiel de diminuer l’autorité de Merkel et de Horst Seehofer et il se pourrait bien qu’à la fin de la semaine prochaine nous ayons une nouvelle situation, probablement un nouveau chancelier. « 

Merkel est opposée à ce qu’elle considère comme une approche autoritaire de Seehofer envers l’immigration, et a tenu des réunions avec les membres de son parti à la recherche de soutien pour sa politique d’asile défaillante, qui a amené plus de 1 million de migrants en Allemagne en 2015, conduisant à une hausse des agressions violentesCependant, beaucoup d’alliés de Merkel exigent même des changements à sa politique de « porte ouverte » concernant les migrants. Le plan de M. Seehofer remplacerait une règle existante de l’UE, qui permettrait à l’Allemagne de renvoyer les demandeurs d’asile dans le premier pays de l’UE dans lequel ils sont entrés. Pour l’instant, l’accord de coalition est toujours en place. Mais si le gouvernement allemand s’effondre, ou semble se diriger vers cette voie, attendez-vous à une plus grande volatilité de l’euro – et par extension, à un renforcement du dollar américain (et à des difficultés pour les marchés émergents ).

Source:https://www.zerohedge.com/news/2018-06-16/cdu-lawmaker-says-germany-could-have-new-chancellor-end-next-week

Via RI

 
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Publié par le 18 juin 2018 dans général, International, Politique

 

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