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Archives de Tag: Crédit Agricole

Apres Deutsche Bank , Le « Cartel bancaire « JPMorgan, HSBC, Crédit Agricole écope d’une amende de 521 millions $ pour manipulation de l’Euribor

Crédit Agricole et deux autres banques pourraient payer une amende allant jusqu'à 10% de leur chiffre d'affaires.
Apres Deutsche Bank qui vient de prendre 60 millions pour la Manipulation des cours de l’or  – La Commission européenne a infligé une amende au Crédit Agricole, a HSBC et a JPMorgan Chase, pour un total de € 485 millions $ pour avoir participer à une entente concernant la fixation des prix des produits dérivés de taux d’intérêt libellés en euros. « Le but de l’entente était de fausser » l’Euribor, a déclaré Vestager, le chef de la politique de concurrence de l’UE. Les traders impliqués « ont essayé de présenter des devis pour manipuler le taux Euribor vers le haut ou le bas. »

Amende de 485 millions d’euros à 3 banques – Crédit Agricole, HSBC, JPMorgan Chase – pour avoir participé à l’entente sur les dérivés de taux d’intérêt en euros . – Margrethe Vestager (@vestager) 7 Décembre, 2016

Le Crédit Agricole a finalement écopé d’une amende de 114,65 millions d’euros au terme de l’enquête de la Commission européenne sur des manipulations des taux Euribor. La sanction a été annoncée à 11h00. HSBC devra pour sa part verser 33,6 ME et JP Morgan 337,2 ME. Les trois banques avaient refusé, en 2013, de participer à un compromis qui avait vu Société Générale, Barclays, Deutsche Bank et Royal Bank of Scotland verser environ 1 milliard d’euros en échange de l’arrêt de l’enquête.

Le régulateur a donc aujourd’hui infligé 485 ME de punitions additionnelles, en estimant les trois établissements coupables de s’être entendus sur des éléments de la fixation du prix des produits dérivés de taux d’intérêt en euro et d’avoir échangé des informations sensibles. L’enquête portait sur la période comprise entre septembre 2005 et mai 2008. Les traders impliqués au sein des banques concernées entretenaient des contacts réguliers au moyen de forums de discussion ou de services de messagerie instantanée. Leur objectif était de fausser le cours normal des éléments constitutifs des prix des produits dérivés de taux d’intérêt en euro, souligne les services antitrust.

La banque verte a réagi dans un bref communiqué en faisant part de son intention d’interjeter appel. L’établissement se dit « convaincu » de ne pas avoir commis d’infraction au droit de la concurrence. Il signale par ailleurs que la sanction n’aura pas d’impact sur ses comptes, au regard des provisions déjà constituées. (source)

 
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Publié par le 7 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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Faillite bancaire au Portugal : le deuxième domino est tombé !!

Attention au Crédit agricole , qui est très exposé : cela pourrait catalyser la chute des dominos … en France, puis en Europe ; Revue de presse 2013-2014 Z@laresistance (spécial été)

Lisbonne (AFP) – Dans le collimateur des marchés depuis un mois, la pression s’est encore accrue mardi sur la banque portugaise BES, après l’annonce du dépôt de bilan d’une autre holding de son principal actionnaire, la famille Espirito Santo.

La chute de la dynastie bancaire la plus puissante du Portugal s’est accélérée, avec l’annonce, coup sur coup, des demandes de deux de ses holdings à être placées sous le régime de gestion contrôlée auprès des autorités luxembourgeoises.

Rioforte a emboîté mardi soir le pas à la holding de tête Espirito Santo International (ESI), qui a été mise quelques heures auparavant sous le régime de gestion contrôlée par le tribunal de commerce de Luxembourg où les deux holdings ont leur siège.

La holding Rioforte « n’est pas en mesure de remplir ses obligations sur une partie de ses titres de dette », a-t-elle reconnu dans un communiqué avant de demander à bénéficier, elle aussi, du régime de protection des créanciers.

Rioforte avait échoué la semaine dernière à régler 897 millions d’euros de dette au groupe Portugal Telecom. L’opérateur historique a aussitôt menacé d’avoir recours à la justice pour obtenir le remboursement du prêt controversé, qui lui a attiré les foudres de ses actionnaires.

A l’instar d’ESI, Rioforte devrait présenter un plan de restructuration censé lui permettre de vendre des actifs et lever des fonds, à l’abri des demandes de ses créanciers.

Rioforte possède 49% du capital de Espirito Santo Financial Group (ESFG), à son tour premier actionnaire de la banque BES avec une participation de 20,1%, aux côtés de la banque française Crédit agricole (14,6%).

– Risques pour l’économie –

La crise de la BES, dont les actifs pèsent plus de la moitié du produit intérieur brut du Portugal, est devenue une affaire d’Etat: le gouvernement commence à s’inquiéter de ses conséquences sur l’économie du pays, tout juste sorti de son plan d’assistance financière.

Si des détenteurs de titres de dette du groupe « devaient subir des pertes importantes, ils pourraient reporter des investissements, voire être confrontés à de fortes difficultés », s’est inquiété ainsi lundi le président de la République Anibal Cavaco Silva.

Les ennuis financiers de la famille Espirito Santo avaient éclaté au grand jour avec la découverte en mai d’irrégularités comptables au sein de la holding ESI qui a précipité le départ du PDG de la BES Ricardo Salgado, remplacé par l’économiste réputé Vitor Bento.

Si la solvabilité de la première banque cotée du pays n’est pas remise en cause, à en croire le gouvernement et la Banque du Portugal, elle a cependant vendu de nombreux titres de dette des deux holdings à ses clients.

La BES a assuré « garantir le remboursement » de tous les titres de dette de Rioforte et ESI acquis par des particuliers dans son réseau bancaire, dont le montant total a été chiffré à près de 600 millions d’euros.

– Clients suisses lésés –

La banque, qui a vu fondre sa capitalisation boursière de plus de moitié en un mois, a annoncé mardi le report de cinq jours, au 30 juillet, de ses résultats semestriels qui s’annoncent désastreux.

Les investisseurs guettent de près l’estimation des pertes de la banque dues à son exposition à la dette du groupe Espirito Santo.

Si la BES a évalué son exposition à 1,2 milliard d’euros, elle a dit attendre la publication du plan de restructuration du groupe avant de pouvoir chiffrer des pertes potentielles.

Les déboires d’ESI ont aussi eu des répercussions en Suisse où la holding n’a pas remboursé à temps des échéances de titres de dette à court terme détenus par des clients de Banque Privée Espirito Santo.

Hasard du calendrier, la banque suisse du groupe, spécialisée dans la gestion de patrimoine, a annoncé mardi la vente d’une majeure partie de son activité de gestion privée à la Compagnie Bancaire Helvétique.

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20140722.AFP2444/empire-espirito-santo-le-deuxieme-domino-est-tombe.html

 
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Publié par le 24 juillet 2014 dans économie, général

 

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BANQUES EUROPEENNES EN FAILLITE : LE PILLAGE DES COFFRES BULGARES + LE CREDIT AGRICOLE EN FEU

Le Crédit Agricole détient 14,6 % banque portugaise.

J’ajouterais cette news des echos (à mettre en lien avec le papier plus bas)

Espirito Santo : le Crédit Agricole en première ligne en France

Le CA est vraiment à surveiller …  Revue de presse spéciale été  2013-2014 Z@laresistance

LE CREDIT AGRICOLE EMPETRE DANS LE SAINT ESPRIT QUI VIENT DE FAIRE UN DEFAUT DE PAIEMENT + NOMURA BANK 
du 15 au 19 juillet 2014 : J’adore car je trouve que Dieu a vraiment de l’humour. La Banque du saint Esprit en faillite, on se croirait en plein 777. Bref, « Espirito Santo International Portugal’s Largest Bank Misses Bond Payment, Bonds Collapse » ! Traduisez, la banque n’a pas été capable de payer ses obligations, et elle est en faillite, sans parler des credit default swaps qui ont été déclenchés sur son compte, en raison de son « default ». Par exemple, elle a emprunté 100 millions à Nomura bank.. « Espirito Santo Financial Group borrowed more than 100 million euros from Nomura to buy shares in Banco Espirito Santo, Portuguese newspaper Expresso reported, without saying how it got the information« , lire ici Bloomberg.

Du coup, le CA sera obligée de mettre la main dans sa caisse, puisqu’elle en est actionnaire… Zero Hedge souligne qu’à un moment donné, la BCE va devoir intervenir, et là aussi en pompant les citoyens européens. Rappelons que si KPMG a parlé d’irrégularités, cela veut dire que les banquiers portugais ont gravement tapé dans la caisse et maquillé encore plus les comptes. Attendez-vous à encore plus de pertes, à mon humble avis à multiplier par dix, au moins. Cela va faire très mal au Crédit Agricole. Lire ici ZH

BANQUES EUROPEENNES EN FAILLITE: LE PILLAGE DES COFFRES BULGARES + LE CREDIT AGRICOLE EN FEU
du 15 au 19 juillet 2014  :
 Pendant que le Néron qu’on a l’Elysée gesticule dans son fauteuil, le système bancaire européen brûle également, il n’y a pas d’autres mots. Deux banques bulgares, une italienne, deux autrichiennes et une portugaise ont fait techniquement faillite (voir plus bas), mais tout va bien. Le vampire BCE leur a injecté juste assez de sang pour qu’elles puissent faire semblant de tenir debout, mais la réalité est que tous ces prêts sont pompés du dos du peuple européen, et bien sûr les plus riches, dont évidemment la France.

« The European Banking Authority is proposing giving national authorities the clout to require certain banks to hold a specific amount of bail-in-able assets to ensure institutions can be resolved without using taxpayer money.« . Traduisez: le régulateur demande un autre régulateur juste pour gérer les faillites… lire ici Reuters pour le croire, merci à Mr Stanczyk qui ajoute: « Global bank meltdown: Germany approves bank bail-in plans« . En effet, les Allemands, vous le savez, ont déjà calculé la chute des dominos, et du coup ils ont préparé les textes comme vous le savez: « Global bank meltdown September 2015? Germany approves bank bail-in plans. Germany’s cabinet Wednesday approved plans to force creditors into propping up struggling banks beginning in 2015, one year earlier than required under European-wide plans that set rules for failing financial institutions. The new bail-in rules are part of a package of German legislation on the European banking union–an ambitious project to centralize bank supervision in the euro zone and, when banks fail, to organize their rescue or winding-up at a European level.« , lire ici True news.

A Sofia, la grande escroquerie continue: non seulement il manque 1,5 milliard d’euros dans les comptes, mais en plus, resez assis, les coffres forts des clients ont été ouverts!!! « Millions of euros go missing from vaults. Fears of Bulgarian bank crisis ease Bulgaria’s leaders hold talks on banks. Second Bulgarian bank under threat Bulgaria raises 1.5bn in eurobond issue« . Il va de soi que la BCE leur a envoyé 2 milliards pour sauvegarder les apparences vis à vis des médias occidentaux,lire ici le FT pour le croire: « One of Bulgaria’s biggest banks faces bankruptcy proceedings after the country’s central bank reported that documentation covering the bulk of its loan portfolio was missing, while sacks of cash containing millions of lev had been removed from its vaults. » Quand je vous dis que les banquiers braquent leur banque!

La chute des banques bulgares a entraîné le transfert des responsabilités sur l’ancienne filiale du Crédit Agricole que celle-ci a vendu en catastrophe quelques semaines seulement avant l’effondrement… »On June 12th, 2014, Corporate Commercial Bank AD acquired 100% of the voting shares of Crédit Agricole Bulgaria EAD. CCB Executive Directors Georgi Hristov and Ilian Zafirov signed the transfer papers on behalf of the bank, together with outgoing proprietors Crédit Agricole represented by Marc Oppenheim« … Quelqu’un au CA (lien) a vu venir la chute, n’est-ce pas: « La 4e banque bulgare, Corporate Commercial Bank (CCB), va être fermée et ses actifs vont être transférés vers sa filiale Crédit Agricole Bulgaria, qui sera elle-même nationalisée, a annoncé le gouverneur de la Banque centrale bulgare Ivan Iskrov … Les dossiers d’un portefeuille de 3,5 milliards de leva (1,8 milliard d’euros) de crédits accordés par la CCB manquent. Ils ont probablement été détruits, ce qui fait penser à des abus prémédités, a-t-il expliqué« , lire ici Romandie. Prémédités ? Vous avez dit prémédité ? comme par exemple un crime prémédité ??? Nooooooon, on n’y croit pas. On a des gens très intelligents au Crédit Agricole… Mais cela leur explosera à la figure quand même. Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©www.jovanovic.com 2008-2014

http://www.jovanovic.com/blog.htm

 
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Publié par le 17 juillet 2014 dans général

 

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Systemically Important Financial Institutions real leverage

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Voici le tableau fatal du « leverage » (taux de levier) des banques dont parle simone : on vous le traduira : jetez un oeil en attendant !  Tout est là !

Revue de presse 2013 Z@laresistance

Like all companies, banks finance their assets by equity and liabilities. Alan Grenspan enacted in the 80’s Tier 1 ratio Rule for the banking system: the amount of capital must be greater than 8% of the total debt, its inverse is the leverage to be less than 12.5.

After the financial turmoil he increased this ratio to 10%, i.e. a leverage of up to 10.

After the bursting of the Internet bubble, Alan Grenspan dictated to companies to recognize any goodwill in losses and in full instead of amortizing it over 20 years, which restored fundamentals and GDP growth.

These two rules must be applied to determine the current real leverage of real capital: tangible assets (excluding minority interests).

Table of real leverage ratio and Tier 1 for 28 Systemically Important Financial Institutions (SIFIs),

Document 1:

Rank Banks 2013 Q2 Liabilities Tangible equity Leverage Core Tier 1
1 Citigroup 1 721,61 162,382 10,6 9,4
2 Wells Fargo 1 317,77 122,796 10,7 9,3
3 Goldman Sachs 871,651 66,349 13,1 7,6
4 Bank of America 1 976,46 146,861 13,5 7,4
5 Bank of China 12 406,23 849,978 14,6 6,9
6 Morgan Stanley 754,178 146,861 14,7 6,8
7 JP Morgan Chase 2 289,77 149,977 15,3 6,5
8 State Street 213,633 13,667 15,6 6,4
9 Standard Chartered 611,289 38,668 15,8 6,3
10 Unicredit Group 837,918 51,714 16,2 6,2
11 BBVA Bilbao 583,177 35,326 16,5 6,1
12 HSBC 2 501,10 144,217 17,3 5,8
13 Royal Bk of Scotland 1 160,05 56,183 20,6 4,84
14 Bk New York Mellon 343,486 16,336 21 4,76
15 Mitsubishi UFJ FG 223 921 10 578 21,2 4,724
16 Sumitomo Mitsui FG 140 069 6 608 21,2 4,718
17 ING Bank 1 093,72 49,881 21,9 4,6
18 Nordea 596,629 25,267 23,6 4,2
19 Santander 1 175,70 47,421 24,79 4
20 Banque Populaire CE 1 647,67 63,923 25,8 3,9
21 Credit Suisse 886,055 33,848 26,2 3,82
22 BNP Paribas 1 837,63 69,657 26,4 3,79
23 UBS 1 088,65 40,426 26,9 3,7
24 Mizuho FG 168 803,10 5 889,71 28,7 3,5
25 Société Générale 1 209,68 36,618 33 3
26 Barclays PLC 1 495,70 37,034 40,4 2,5
27 Deutsche Bank 1 867,29 42,592 43,8 2,3
28 Crédit Agricole SA 1 758,74 26,164 67,2 1,5

None of these major banks respects the rules of a real Tier 1 ratio above 10% but U.S. banks are those that are closest, Citigroup and Wells Fargo are the most reliable,

Document 2:

Banks in the United States in blue, French Gos banks in red, Switzerland’s banks in orange, banks under Bank Of England in light green, other European bank in dark green s, Asian banks in… yellow.

The graph shows that European banks leverage is the most dangerous, especially Crédit Agricole (CASA) and Deutsche Bank,

Document 3:

Major European banks do not follow the rules of prudential borrowing. The interbank market in the euro zone does not work. The ECB has to replace the market to avoid a banking tsunami that threatens the world.

 http://chevallier.biz/2013/11/systemically-important-financial-institutions-real-leverage-2/

 
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Publié par le 12 décembre 2013 dans général

 

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Superbe Simone Wapler : La crise de l’euro va se réveiller !

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Superbe papier de Simone Wapler : On enlèvera plus vos liens de vos articles ; promis  !  » L’éclatement de l’euro ne fait plus partie des fictions mais de leurs hypothèses de travail. Les bulles des marchés obligataires et actions ne sont qu’une seule et même bulle : une bulle de confiance. » rien à ajouter …, si : aller Simone !!! Et bravo à Bill et aux publications Agora , du superbe travail !

 Revue de presse 2013 Z@laresistance

L’Italie devient de jour en jour plus dangereuse ; l’Espagne ne s’en sort pas ; la Grèce voudra à nouveau qu’on efface son ardoise et la France s’enfonce dans la dette et la récession. L’Allemagne montre un certain Gereiztheit (agacement). Angela Merkel boucle son programme de coalition et va s’attaquer à nouveau aux questions de politique étrangère.

La montée des partis extrémistes ou populistes, largement anti-euro, est surveillée par les prêteurs étrangers qui subventionnent les déficits des pays de l’Europe du Sud.

L’éclatement de l’euro ne fait plus partie des fictions mais de leurs hypothèses de travail. Les bulles des marchés obligataires et actions ne sont qu’une seule et même bulle : une bulle de confiance.

Aujourd’hui, la majorité des gens et des décideurs politiques pensent que la rigueur budgétaire est malvenue compte tenu de la faible croissance, mais que les taux bas sont éternels. Ils oublient que ce sont les prêteurs qui décident.

Voilà pour notre volière de Cygnes Noirs ; gardons modestement à l’esprit que le danger ne viendra pas d’une “communication”, d’un événement programmé (élection, Livre Beige de la Fed, publication de statistiques), mais plutôt de l’imprévisible (émeute, accident de trading d’une grosse banque, krach immobilier dans un des pays où la bulle résiste).

Les stratégies et conseils que je vous donne chaque mois, chaque jour, dans ma Stratégie sont autant de petites pierres apportées à l’édifice de la protection de votre patrimoine. Prenez le temps de réfléchir aux solutions que je vous propose, considérez-les à la lumière de votre situation, mais ne restez pas sans rien faire. Agissez — un peu sera toujours mieux que rien.

Quelques dates et éléments à surveiller
Les partis europhobes sont une menace pour les budgets des Etats cigales. Chaque pays de l’Eurozone a désormais son parti (ou même ses partis) europhobe. En France, nous avons le Front national et le Front de gauche.

N’importe quel zinzin (investisseur institutionnel) hors Zone euro a lu leurs programmes de politique économique et a compris : plus un sou en obligations en euro si ces partis gagnent des voix, l’investissement en Europe du Sud sera trop dangereux.

L’Allemagne n’émet plus assez de dette en euro puisqu’elle n’a plus de déficit.

Premières dates clés qui pourraient marquer un tournant : les élections municipales des 23 et 30 mars en France. Tout gros score de l’un des deux fronts pourrait entraîner une hausse des rendements obligataires.

Deuxièmes dates clés : les élections européennes qui s’étaleront du jeudi 22 mai (pour les Britanniques) au dimanche 25 mai (pour les Français). Là encore le marché obligataire pourrait prendre peur si les partis europhobes progressent.

Deux dangereuses cigales : l’Italie et l’Espagne
L’Italie a besoin de lever 470 milliards d’euros en 2014 et l’Espagne 210 milliards d’euros. La dette publique espagnole devrait atteindre 96% du PIB à fin 2014 et la dette publique italienne 131% du PIB.

Le risque politique est plus important en Italie où la coalition d’Enrico Letta est instable.

Les banques toujours en crise de solvabilité, faute de croissance, BNP Paribas et le Crédit Agricole sont les deux banques françaises les plus vulnérables au risque italien via leurs filiales respectives BNL et Cariparma. Elles ont d’ailleurs déjà provisionné pour risque 878 millions d’euros (BNP) et 295 millions d’euros (Crédit Agricole).

La “revue de qualité des actifs” (AQR) commence et les manigances aussi. La banque italienne Monte Paschi se dépêche de lever 3 milliards d’euros. La Portugaise Banco Espirito Santo vient d’émettre pour 750 millions d’euros de dettes prévoyant une participation aux pertes si la banque n’est plus jugée solvable.

La France craint de devoir recapitaliser Dexia, la Deutsche Bank est jugée “horriblement sous-capitalisée” par les Américains… Beaucoup de questions agitent la finance : faut-il comptabiliser les pertes avérées comme l’admet l’approche comptable actuelle, ou bien les pertes attendues comme l’exige la norme comptable à venir ?

Nous nous en tiendrons au brutal effet de levier qui consiste à mettre en regard les fonds propres et les engagements des établissements bancaires.

Je vous propose de vous rendre sur cette page pour consulter les leviers et ratios de solvabilité des 28 premières banques “trop grosses pour faire faillite“.

Sur ce tableau, compilé par Jean-Pierre Chevallier, plus le levier est petit, mieux c’est. Inversement, plus il est gros, plus la banque est potentiellement dangereuse. L’inverse de l’effet de levier donne une mesure de la solvabilité. M. Chevallier exclut des actifs tangibles les goodwill, ces “survaleurs” mythiques qui ont autant de chance de se matérialiser que des dents dans un bec de poule vivant dans un élevage intensif.
[Que signifient ces risques pour la survie de l’euro ? Et pour votre épargne ou votre patrimoine ? Quels sont les scénarios de faillite de l’euro sur lesquels sont en train de travailler grandes banques et institutions ? Comment vous préparer à cette éventualité de plus en plus probable ? Toutes les réponses sont dans la Stratégie de ce mois-ci…]

– See more at: http://quotidienne-agora.fr/2013/12/11/crise-euro-simone-wapler/#sthash.OfosjwlB.dpuf

 
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Publié par le 12 décembre 2013 dans général

 

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Les banques françaises présentent le plus important risque systémique en Europe !

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Les bonnes nouvelles s’accumulent décidément ! Et la banque postale dans tout ça ? Je pense pas que ce soit la plus sure…..Revue de presse 2013 Z@laresistance 

Après des déficits publics à la dérive, dont nous avons parlé la semaine dernière, la France doit aussi s’inquiéter pour son secteur bancaire. En effet, selon Euromoney, d’après une étude du Center for Risk Management de Lausanne, les banques françaises présentent le plus important risque systémique en Europe !

Pour évaluer ce risque systémique, l’institut de Lausanne a mesuré le besoin en capital dont a besoin une banque s’il survient une crise financière mondiale. Cette crise est définie par une chute de 40% des indices boursiers mondiaux sur un semestre. Et c’est le Crédit Agricole qui arrive en première position, avec 86 milliards d’euros, suivi de la Deutsche Bank (82 milliards d’euros), Barclays (71 milliards d’euros), BNP Paribas (68 milliards d’euros). La Société Générale arrive en 6e position, Natixis et l’assureur AXA en 13e et 14e position. Et encore Dexia est-elle considérée comme une banque belge alors qu’en réalité la France intervient en garantie à hauteur de 45,5%. Au total, c’est 271 milliards d’euros qu’il faudrait apporter aux banques françaises dans une telle situation ! Viennent ensuite le Royaume-Uni (206 milliards d’euros), l’Allemagne (135 milliards d’euros), l’Italie (90 milliards d’euros).

Cette inquiétante première position s’explique notamment par l’effet de levier qui est en France le plus élevé d’Europe selon le Center for Risk Management de Lausanne avec un chiffre de 31 (donc 31 euros d’engagements pour 1 euro de cash)… On trouve ensuite les Pays-Bas (29), l’Italie (27), l’Allemagne (25). Les bons élèves sont le Royaume-Uni (16), la Suisse (14), la Suède (10).

Ce risque systémique élevé s’explique également par la forte concentration du secteur puisque trois banques monopolisent l’essentiel de l’activité : le Crédit Agricole (qui a racheté le Crédit Lyonnais en 2002), BNP Paribas (né de la fusion de la BNP et de Paribas en 2000, et qui a racheté Fortis en 2009) et la Société Générale. L’édifice est d’autant plus fragile. On signale juste au passage que le total du bilan de BNP Paribas est égal au PIB de la France. Nous avons ainsi trois mastodontes que l’Etat est condamné à aider quoi qu’il arrive : les banques françaises ont parfaitement théorisé et appliqué le « too big to fail » !

Ceci dit cette fragilité est celle de l’ensemble des banques européennes, la France est la plus concernée mais les autres pays ne sont pas à l’abri. D’ailleurs le fait que les bilans bancaires soient si dépendants des places boursières traduit un dérèglement de la finance, une dérive des banques vers la finance de marché (plus rémunératrice mais plus risquée, justement) au détriment de leur activité de base, le crédit (moins rémunérateur mais plus stable).

Surtout, l’hypothèse de l’étude, on le rappelle une chute de 40% des marchés boursiers mondiaux en l’espace de six mois, n’a absolument rien d’improbable, au contraire. Avec les planches à billets qui tournent à plein régime aux Etats-Unis, au Japon et dans une moindre mesure en Europe, chacun comprend que les indices boursiers sont artificiellement dopés. La question n’est même pas de savoir si une telle chute des cours peut arriver mais quand. A ce moment-là le risque systémique ne sera plus un objet d’étude mais une réalité très concrète.

https://fr.goldbroker.com/news/banque-francaises-presentent-plus-important-risque-systemique-europe-272.html

 
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Publié par le 21 juin 2013 dans général

 

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Les banques systémiques : vue d’ensemble

Les banques systémiques

Voici une vue d’ensemble des banques too big to fail plutot interessante ; Revue de presse 2013 Z@laresistance

Le G20 a dressé en 2011 une liste des banques qu’il considérait comme systémiques – à savoir des banques dont la faillite pouvait causer d’énormes dommages au système bancaire mondial :

Avec BNP, Société Générale, Crédit Agricole et BPCE + Dexia, la France était bien représentée…

En 2012, la liste a été remise à jour, avec un classement des banques les plus problématiques :

Nous allons ici les étudier plus en détail.

Les normes comptables

Quelques sites internet réalisent périodiquement un classement de ces banques  par taille de bilan ou par solvabilité.

Ils montrent souvent que les banques américaines sont bien plus solvables que les autres.

C’est en fait totalement erroné.

En effet, il n’est pas possible de comparer directement les banques entre elles, car elles n’utilisent pas les mêmes normes comptables, ce qui a de lourdes conséquences, en particulier sur les produits dérivés.

Simplifions un exemple pour comprendre le problème (oui, c’est fictif, c’est juste pour illustrer le principe…).

Supposons qu’un trader de la Société Générale ait vendu un contrat à BPCE pour 500 €, qui consiste à ce que la Société Générale lui donne 1 000 € si le yen baisse de plus de 5 % d’ici 3 mois.

Supposons qu’un autre trader de la Société Générale ait acheté un contrat au Crédit Agricole pour 505 €, qui consiste à ce que le Crédit Agricole lui donne 1 000 € si le yen monte ou baisse de moins de 5 % d’ici 3 mois.

Rappelons qu’on l’espèce les 1 000 € sont le montant notionnel des contrats (la base du “pari”).

Les flux sont donc de 500 et 505 €.

Dans les normes européennes (et mondiales) IFRS, on va comptabiliser 505 à l’actif et 500 au passif.

Dans les normes américaines, on va faire un “netting” (compensation), et ne retenir que la différence, donc compter uniquement 5 à l’actif.

Si vous trouvez ça normal, demander vous ce qu’il va se passer si le yen monte de 15 % et si le Crédit Agricole fait alors faillite…

Bref, les normes américaines diminuent énormément la taille de l’actif – vu que les volumes des produits dérivés sont très élevés. Illustration avec JP Morgan :

Le bilan indique que les produits dérivés représentent 75 Md$ sur les 2 359 Md$ de l’actif total. Ce qui semble faible – chez BNP Paribas c’est 411 Md€ sur 1 907 Md€.

Mais quand on creuse, on trouve le montant avant netting :

1 662 Md$ au lieu de 75 Md$ – une paille !

Il faut donc réintégrer 1 587 Md$ à l’actif pour pouvoir comparer avec les banques européennes…

Idem pour Morgan Stanley par exemple :

Les dérivés représentent 36 Md$ sur 781 Md$ en normes américaine, mais le vrai chiffre est de :

1 004 Md$ sur 1 749 Md$ (781 + 1004 – 36) – cela change un peu…

Dernier exemple, Deutsche Bank, qui publie aussi ses comptes en normes américaines – et va nous renvoyer en prime sur le problème de la pondération des actifs, étudié précédemment :

On ne rêve pas : on part d’un bilan en norme européenne de 2 012 Md€.

On réalise un netting, et magie, on arrive à 1 199 Md€ de bilan en norme américaine.

On pondère joyeusement ce bilan par les risques, et zou, on arrive à… 334 Md€ pour établir le ratio de liquidité.

On a 56,5 Md€ de capital, dont 51 Md€ dit de “Tier 1″ (le plus solide).

Et donc un ratio de solvabilité Bâle 3 de : 15,3 %, = 51/334 !

Bon, le vrai ratio est donc plutôt de 2,5 % = 51 / 2012, mais shuuuuuuuut…

Le bilan

Voici donc un travail exceptionnel (merci à Surya !) : le bilan des 28 banques systémiques mondiales, corrigé pour être proche d’un bilan en normes européennes. L’actif et les fonds propres sont également retravaillés pour ne conserver que les valeurs tangibles, les plus solides (évacuation des écarts d’amortissement / goodwills,  des actifs incorporels…, pour retrouver une “valeur à la casse”) :

Voici leur classement par la taille de l’actif dur, en norme IFRS reconstituée :

banques systemiques mondiales  classement

Le classement en fonction de la solvabilité

On peut calculer le pourcentage de couverture de l’actif par les fonds propres et son inverse, le levier.

Ainsi, Crédit Agricole SA n’a que 21 Md€ de fonds propres durs pour 1 824 Md€ d’actif dur, soit 1,2 %.

Rappelons que l’OCDE a réalisé la même recommandation que la banque centrale d’Angleterre, à savoir d’utiliser ce ratio (plutôt que le ratio pondéré), en visant un niveau de 5 %comme vous avez pu le lire sur ce blog.

Voici donc le classement :

Pas très glorieux… Voici la synthèse par pays :

Cocorico : nous avons donc les banques les moins capitalisées du monde !

Il leur faudrait en moyenne presque doubler leurs capitaux propres pour être dans les clous de la recommandation OCDE…

Voici d’ailleurs les résultats d’une étude OCDE de fin 2012, qui vise à déterminer le besoin en fonds propres pour arriver à cet objectif, exprimé en % du PIB :

Flûte, on manque la première marche du podium :( . Il ne nous manque “que” 7,4 % du PIB pour arriver au niveau requis – soit 150 Md€ quand même…

Bien évidemment, laissées à elles-mêmes, les banques ne vont pas se recapitaliser autant : elles vont plutôt tenter de diminuer leurs bilans, et donc aussi le niveau des prêts qu’elles accordent.

Alors qu’il faudrait les obliger à fermer plutôt une partie du casino, qui ne sert presque à rien pour l’économie réelle (on s’en passait parfaitement il y a 15 ans !).

NB : NOS BANQUES SONT EN FAIT TRÈS ”PAUVRES” (bien que relativement rentables). Comme elles ont très peu de capitaux propres, il est bien évident qu’elles parient très peu avec (car le volume est petit et car ce serait trop dangereux pour elles). Seuls les ignorants de ce sujet s’étonneront donc que, quand le projet de non-séparation des activités bancaires leur demande filialiser leur trading pour compte propre, les banques indiquent que cela représentent moins de 1 % de l’activité (ce qui les ferait jouer spéculer avec le tiers de leurs capitaux propres, ce qui laisse penser que le chiffre est encore bien exagéré). Bref, le projet de loi gouvernemental est bien une escroquerie, demandant de filialiser une activité qui n’existe presque pas.

 

 
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Publié par le 4 juin 2013 dans général

 

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